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  • Assurance santé en ligne : la banque singapourienne OCBC se lance avec Early Cancer Care

    La banque singapourienne OCBC Bank a annoncé en novembre 2017 que les consommateurs pourront acquérir des plans d’assurance santé via ses canaux bancaires mobiles et internet.

    « Habituellement, les régimes d’assurance-maladie concernant les maladies graves, l’invalidité, l’hospitalisation et les opérations chirurgicales ne sont pas vendus en ligne car ils nécessitent un bilan de santé pour évaluer l’état de santé du demandeur. (…) Avec [le service] « Early Cancer Care », les clients admissibles de la banque OCBC ont simplement besoin de faire une déclaration de santé en cliquant sur un bouton », a déclaré l’organisme.

    « Le début de « la démocratisation de l’assurance » » (OCBC)

    Early Cancer Care est le premier produit d’assurance maladie à être déployé sur les canaux bancaires mobiles et Internet d’OCBC. Il proposera davantage de contrats d’assurance, qui seront ajoutés progressivement au dispositif.

    Il s’agit d’un « changement de stratégie » et « le début de ce que j’appelle « la démocratisation de l’assurance » », a déclaré Aditya Gupta, responsable de la division « e-business » à Singapour à OCBC (source : Bankingtech.com).

    Adopté par la compagnie d’assurance singapourienne Great Eastern Life, le programme d’assurance contre le cancer offre au consommateur une couverture en cas de diagnostic précoce ou si un cancer est détecté à un stade avancé.

    Un environnement sécurisé

    La question de la protection des données personnelles des usagers est prise très au sérieux. Le processus sera « privé et confidentiel » et mis en place « dans un environnement sécurisé », assure le groupe bancaire.

    Une fois que le client se sera connecté à la plateforme par le biais d’une double authentification, ses informations personnelles seront pré-remplies sur le formulaire de demande de produit d’assurance et il pourra effectuer le paiement à partir de ses comptes bancaires ou de ses cartes de crédit OCBC.

    OCBC mise sur l’high tech pour renforcer la sécurité de ses services

    La banque singapourienne a récemment montré un fort intérêt pour les nouvelles technologies afin de moderniser et d’améliorer ses services.

    Elle a notamment investi dans l’intelligence artificielle et l’apprentissage automatique (machine learning) dans l’optique de mettre en place des systèmes plus efficaces pour mieux lutter contre les crimes financiers.

    Par ailleurs, les clients des services bancaires aux particuliers et aux entreprises d’OCBC peuvent désormais se connecter à l’application de la banque via un selfie s’ils utilisent l’iPhone X. La banque affirme qu’elle est la première à offrir une telle technologie biométrique à Singapour.

  • OpenHealth Institute : soutien à la recherche et à la formation en analyse des données de santé

    OpenHealth Institute, l’organisme à but non lucratif créé à l’initiative d’OpenHealth Company, soutient financièrement les projets de recherche innovants centrés sur l’analyse des données de santé. Il fait le bilan ce 11 décembre 2017 de ses deux années de travail avec 20 projets soutenus.

    En 2018, sur proposition de son Conseil scientifique, l’Institut attribuera 8 bourses dont 7 visant à soutenir des travaux de doctorants sur des thématiques innovantes dans le domaine de l’analyse des données de santé et une à encourager la réalisation d’un projet post-doctoral au sein d’un laboratoire nord-américain.

    En parallèle, des formations à distance sont proposées, notamment dans le domaine du deep learning et l’analyse des données issues des dossiers patients.

    Viser l’efficience des systèmes de santé grâce à l’analyse des données et à la formation

    L’OpenHealth Institute soutient des travaux de recherche axés sur l’analyse des données de santé au service de la santé publique et de l’évaluation des systèmes de santé.

    Ces recherches doivent apporter un éclairage sur la façon dont les données peuvent contribuer à améliorer l’efficience des systèmes de santé.

    Sa deuxième vocation est la diffusion des connaissances sous forme de formation en ligne depuis 2016. En 2018, trois thèmes principaux sont au programme :

    • «L’épidémiologie moderne à l’ère du digital. Utilisation des objets connectés et des réseaux sociaux dans les études de cohorte» (Guy Fagherazzi, INSERM Paris);
    • «Deep learning et applications en santé » ;
    • «Analyse visuelle de motifs temporels dans les données des dossiers patients».

  • « Mon génome », « Mon corps réparé » et le numérique au cœur des 3e Journées de l’innovation en santé

    Implanter un dispositif cardiaque sous une fausse peau, manipuler un bistouri électrique, tester un casque de réalité virtuelle servant à la chirurgie de l’obésité sont les innovations qui seront mises en démonstration pour le grand public lors des Journées de l’innovation en santé qui se tiendront du 26 au 28 janvier 2017 à la Cité des Science, à Paris.

    Cette 3ème édition a été présentée aux journalistes lors d’une conférence de presse, le 11 décembre 2017, au Ministère des affaires sociales et de la santé par le Pr Jean-Yves Fagon, délégué ministériel à l’innovation en santé. Alors que le programme et la liste des intervenants ne sont pas encore finalisés, le Ministère a souhaité communiquer autour de cette manifestation qui est amenée à être renouvelée jusqu’en 2022 à Paris et – éventuellement – à sillonner en régions.

    L’an dernier, la Cité des Sciences avait accueilli 25 000 visiteurs dans le cadre de ces journées dont l’objectif premier est de faciliter la rencontre de chercheurs, porteurs de projets et industriels avec le public, mais aussi de susciter des vocations scientifiques et démonter les préjugés de genre dans les sciences.

    Des villages dédiés à l’innovation en santé quotidienne

    Mon génome est une exposition produite par l’INSERM pour présenter la médecine génomique et ce qu’elle va changer dans le parcours de soins.

    Mes deux cerveaux est le village coordonné par le CNRS. Il présentera les avancées scientifiques autour du cerveau cérébral grâce à la présence du robot Pepper ou de la démonstration de l’application Stop-cannabis. Une quinzaine d’autres innovations seront en lien avec le second cerveau : le ventre.

    Mon corps réparé, coordonné par le Snitem, présentera des dispositifs médicaux de haute technologie et tentera de prouver au public que, grâce au digital ou à la miniaturisation, l’homme aura une meilleure qualité de vie.

    Ma santé numérique, mon bien-être dans mon environnement est un village coordonné par le ministère de la Santé. Y seront présentés des Living Labs autour du diabète ou encore des innovations organisationnelles comme celle du réseau de santé RevesDiab et sa télésurveillance des patients diabétiques ayant du mal à se déplacer. Seront également présentés les apports des technologies spatiales dans le domaine de la santé.

    Dans ce village des travaux de télé-épidémiologie – croisement de données d’observation de l’environnement par satellites avec des données sanitaires recueillies au sol qui permet d’établir des modèles de prédiction des risques d’épidémies  – seront présentés. 
    Kappa Santé fera une démonstration de son boîtier connecté Connect’Inh pour les patients asthmatiques et des solutions d’analyse des réseaux sociaux destinés à améliorer le parcours de soins.

  • Diabetes: Health2Sync (Taiwan) raises US$6 million and seeks to expand in Japan

    Taiwanese diabetes management company Health2Sync raised US$6 million (€5 million) in early December in Series B investments led by Sompo Holdings, one of Japan’s largest insurance companies .

    The company said the new fund will be used to expand its business in Japan, but also to improve its data-driven services and to create features specifically for health insurance partnerships.

    Diabetes management: Japan is one of the most attractive markets in the world

    « Japan is one of the world’s largest markets in diabetes-related spending, » Ed Deng, co-founder and CEO of Health2Sync, said in a statement. It is crucial to have a local partner as it can also be viewed as a difficult market to penetrate. »

    Favorable policies

    « From our observation, the Japanese government has created [policies] and made funding available for diabetes care and prevention of complications », Mr Deng told MobiHealthNews.com.

    Health2Sync plans to expand in Japan since 2016

    Health2Sync was founded in 2013. In August 2016, it raised US$3 million(€2,5 M) in funding from a combination of firms in Silicon Valley and Asia. At that time, the firm said the funding would be used to expand its program outside of Taiwan, specifically into surrounding markets.

    The company explained it will focus on the Japanese market because of the high penetration rate of smartphones and health literacy in the country. It is also interested in the Chinese market but not in the immediate future.

    Health2Sync: real-time analysis of health data

    Health2Sync provides a diabetes management platform that includes a patient-facing app, a cable that connects different types of glucose meters to a smartphone, and a data analytics engine that uses patient’ data to make personalized recommendations.

    The application sends users automated alerts, allows behavioral data analysis and the use of a chatbot to perform real-time analysis and provides access to web-based support that allows care providers to remotely monitor patients efficiently.

    Health2Sync: the average blood glucose of users decreased by 22% after 3 months of use

    According to the company, the average blood glucose of high-risk users decreased by 22% after using Health2Sync for three months.

    Diabetes is widespread in Asia. The continent accounts for nearly 50% of all cases in the world, Health2Sync said. In 2013, China had the highest total number of people with diabetes of any country, according to an analysis of the American Diabetes Association. The study also reveals that the number of people affected by the disease in Japan has increased significantly since 1997, especially among the male population.

    Partnerships with Asian public and private investors

    The company, based in Taipei, noted that it was advantageous to settle in Taiwan because the government provides financial incentives to hospitals and clinics to help them manage diabetes effectively. It has partnered with the country’s Ministry of Health and Welfare to design diabetes care online.

    In 2016, Health2Sync also worked with public and private investors in Taiwan but also in Hong Kong, Malaysia and Singapore to reduce the medical costs associated with diabetes complications.

    Health2Sync works closely with insurance companies

    The company is currently working with US insurance companies MetLife and Cigna and re-insurers to provide protection and digital engagement to diabetics, and has also worked with various Asian governments.

    « As national health insurance is the largest payer in some [Asian] countries where cost and efficiency is critical, our system enables healthcare providers with more real-time and more efficient patient management, » Mr Deng said (source : MobiHealthNews.com). Being able to have direct touch point with the population for risk identification is of huge value to public payers. »

    In late November, Health2Sync announced an agreement with Ascensia Diabetes Care (Switzerland), a global company dedicated to improving the health and lives of people with diabetes. The partnership will combine offers for people with diabetes, including the Contour Plus or Contour TS blood glucose monitoring system from Ascensia and the Health2Sync application.

  • Diabète : Health2Sync (Taïwan) lève 6 M. USD et cherche à se développer au Japon

    La société de gestion du diabète taïwanaise Health2Sync a levé 6 millions de dollars (5 M. €) début décembre dans le cadre d’un ronde de financement de série B menée par Sompo Holdings, l’une des plus grandes compagnies d’assurance japonaises.

    L’entreprise a déclaré que ce nouveau fonds servira à développer ses activités au Japon mais aussi à améliorer ses services axés sur l’analyse de données et à créer des fonctionnalités spécifiques dédiées à ses partenariats avec les groupes d’assurance santé.

    Gestion du diabète : le Japon est l’un des marchés les plus attractifs au monde

    « Le Japon est l’un des plus grands marchés mondiaux pour les dépenses liées au diabète, a déclaré dans un communiqué Ed Deng, cofondateur et P.-D.G. de Health2Sync. Il est crucial d’avoir un partenaire local car il peut être perçu comme un marché difficile à pénétrer. »

    Des politiques favorables

    « D’après nos observations, le gouvernement japonais a mis en place des politiques et accordé des fonds pour les soins du diabète et la prévention des complications [de la maladie] », a précisé M. Deng au site MobiHealthNews.com.

    Health2Sync cible le Japon depuis 2016

    Health2Sync a été fondée en 2013. En août 2016, l’entreprise a recueilli 3 millions de dollars (2,5 M. €) dans le cadre d’un tour de table mené par un groupement d’entreprises de la Silicon Valley et d’Asie. Elle avait alors déclaré que cette somme serait utilisée pour étendre son programme en dehors de Taïwan et plus précisément dans les marchés environnants.

    La société avait anoncé qu’elle se concentrerait sur le marché japonais en raison du taux de pénétration élevé des smartphones et de l’importance des connaissances en matière de santé au sein du pays. La Chine l’intéresse également mais pas dans l’immédiat, avait-elle ajouté à l’époque.

    Health2Sync : une analyse des données de santé en temps réel

    Health2Sync fournit une plateforme de gestion du diabète comprenant une application pour les patients, un câble qui relie différents types de glucomètres à un smartphone et un moteur d’analyse de données qui utilise les données des patients pour établir des recommandations personnalisées.

    L’application envoie aux utilisateurs des alertes automatisées, permet d’effectuer une analyse des données comportementales du patient mais aussi d’utiliser un chatbot afin d’effectuer une analyse en temps réel de l’état de santé de l’utilisateur et donne accès à un support basé sur le web via lequel les fournisseurs de soins peuvent surveiller à distance leurs patients de manière efficace.

    Health2Sync : la glycémie moyenne des patients diminue de 22 % après trois mois d’utilisation

    Selon Health2Sync, la glycémie moyenne des utilisateurs présentant un haut risque de développer le diabète diminue de 22 % après une utilisation de son service pendant trois mois.

    Le diabète est très répandu en Asie. Le continent représente près de 50 % des cas du monde entier, note Health2Sync. En 2013, la Chine comptait le plus grand nombre de personnes atteintes de diabète au monde, selon une analyse réalisée par l’American Diabetes Association. L’étude révèle également que le nombre de personnes touchées par la maladie au Japon avait augmenté de manière significative depuis 1997, en particulier parmi la population masculine.

    Des partenariats avec des investisseurs publics et privés asiatiques

    Health2Sync, basée à Taipei, explique qu’il était avantageux pour elle de débuter ses activités à Taïwan car le gouvernement délivre des aides financières aux hôpitaux et aux cliniques pour leur permettre de lutter de manière efficace contre le diabète. Elle s’est associée avec le ministère de la Santé et du Bien-être du pays pour concevoir des services de soins en ligne dédiée à la gestion de la maladie.

    En 2016, l’entreprise a également travaillé avec des investisseurs publics et privés locaux mais aussi basés à Hong Kong, en Malaisie et à Singapour dans le but de réduire les coûts médicaux associés au développement de complications chez les personnes diabétiques.

    Health2Sync travaille de près avec les compagnies d’assurance

    La société travaille actuellement avec les compagnies d’assurance américaines MetLife et Cigna et d’autres assureurs pour offrir une protection et un engagement numérique aux diabétiques. Elle a également collaboré avec divers gouvernements asiatiques.

    « Comme l’assurance maladie nationale est le principal payeur dans certains pays [asiatiques] où le coût et l’efficacité [des soins] est critiques, notre système permet aux prestataires de soins de bénéficier d’une gestion [de la maladie] plus efficace et en temps réel, explique M. Deng (source : MobiHealthNews.com). Avoir un lien direct avec la population pour l’identification des risques est [primordial] pour les payeurs publics. »

    Fin novembre, Health2Sync a annoncé un accord avec Ascensia Diabetes Care (Suisse), une entreprise mondiale dédiée à l’amélioration de la santé et de la vie des personnes atteintes de diabète. Le partenariat combinera des offres pour les personnes atteintes de diabète, dont l’accès à un système de surveillance de la glycémie (Contour Plus ou Contour TS) et à l’application Health2Sync.

  • Amgen lance le Bulb, sa cellule d’innovation interne

    Amgen, entreprise spécialisée dans les biotechnologies, a lancé en septembre 2017 le Bulb, sa cellule d’innovation interne dont l’objectif est de stimuler la créativité entre équipes pour développer de nouveaux services à destination des patients et/ou d’améliorer le fonctionnement interne d’Amgen.

    Les salariés de l’entreprise se sont lancés en octobre 2017 dans une course aux idées innovantes : en un mois, 38 idées ont été soumises et 3 sont aujourd’hui en cours d’élaboration.

    Faire germer les idées

    « Nous avions déjà lancé une plateforme d’innovation pour recueillir les idées des collaborateurs en 2015 mais sans cadre précis. Cette initiative avait recueilli beaucoup d’idées et nous avons voulu faire perdurer cette démarche en la structurant davantage », explique Sandrine Ragot, Chef de Projets Communication Interne et une des 8 membres du Bulb.

    En effet, l’équipe Bulb est composée de 8 personnes aux compétences diverses qui lui permettent d’appréhender les projets sous différents angles : ressources humaines, communication, innovation, multicanal ou marketing.

    La cellule d’innovation, le Bulb, est à la fois :

    • un incubateur pour libérer et faire germer les idées innovantes en les transformant en projets portés par les collaborateurs ;
    • un accélérateur grâce à une équipe pluridisciplinaire formée et certifiée à la méthodologie des start-ups pour accompagner ces innovations.

    Les membres du Bulb, chargés de recueillir et choisir les idées innovantes, ont été accompagnés par deux start-ups spécialisés dans l’accompagnement de projets innovants. C’est dès juillet 2017 qu’ont été définis la mission de cette équipe, son identité et son rôle au sein d’Amgen. En octobre 2017 était lancé le premier appel à projets auprès des 350 salariés d’Amgen, autour de deux thématiques :

    • pour l’interne, l’amélioration de l’organisation ;
    • pour l’externe, des solutions pour améliorer le parcours de soins du patient.

    Les salariés avaient un mois pour trouver l’idée, la soumettre sur une plateforme de discussions, échanger autour des propositions et faire naître les projets.

    Un challenge relevé par les collaborateurs

    Cet incubateur interne a motivé les collaborateurs : 105 personnes se sont connectées sur le site web interne du Bulb et 38 idées ont été postées en un mois. « On avait demandé cette fois que des projets précis – avec les ressources nécessaires pour les mettre en place – soient proposées, pas de simples idées », précise Sandrine Ragot. Les projets sont venus autant du siège que du terrain et ont été analysés selon la grille UFI (Utiles, Faisables, Innovants), puis classés – les projets « NOW » pouvaient être rapidement implantés, les projets « SMART » nécessitaient un peu plus de temps, mais avaient un impact important et les projets « WOW » pouvaient révolutionner Amgen.

    Trois projets ont été retenus :

    • projet « NOW » : création d’une plateforme collaborative mettant en relation des services hospitaliers et des start-ups autour de besoins, d’initiatives ou de solutions innovantes ;
    • projet « SMART » : création une plateforme de formation collaborative au sein d’Amgen pour des formations aux outils ou process internes permettant à chaque collaborateur de se former individuellement en ligne ;
    • projet « WOW » : création d’un « advicebot », compagnon virtuel qui répondra aux questions des collaborateurs sur des problématiques récurrentes.

    Des start-ups pour inspirer les amgéniens

    Par ailleurs, depuis septembre 2017 toutes les semaines, Bulb propose aux collaborateurs de rencontrer régulièrement des start-ups du domaine de la santé ou d’autres secteurs, afin de s’inspirer de leurs expériences et se lancer à leur tour dans des projets innovants. Parmi celles-ci :

    Honestica

    Franck Le Ouay, spécialiste en big data, a cofondé la start-up qui a pour conviction d’améliorer le suivi thérapeutique des patients à travers la centralisation des données relatifs à la santé à destination des hôpitaux, des médecins et de l’écosystème de partenaires.

    Sensome

    Sensome est une solution qui, via les capteurs, détecte la nature des caillots sanguins dans le cerveau lors d’un AVC. Très peu invasive, cette innovation est pensée pour la médecine neuro-vasculaire et pourra être développée avec le temps dans d’autres domaines thérapeutiques.

    Concilio

    Créée il y a 2 ans, la solution couvre déjà plus de 5 000 pathologies et rassemble plus de 15 000 médecins. Cette solution est à la fois un coach de santé personnalisé, une base de données de médecins spécialistes et un service de contact de médecins.

    Dataiku

    La start-up a la volonté de développer des méthodes prédictives grâce au Big Data.

    Qynapse

    Startup dans le domaine de la e-santé (neurologie) qui permet, grâce à un cloud, d’avoir accès aux données du patient. Cela favorise le suivi du diagnostic, du pronostic et l’efficacité de suivi du traitement.

    Wefight

    Cette intelligence artificielle dédiée à la lutte contre le cancer permet de rassurer les patients, par le biais d’échanges avec un chatbot, et de traiter les données afin de les délivrer aux médecins.

    Invivox

    Plateforme qui met en relation les médecins, chirurgiens et experts pour les formations au bloc opératoire.

    Inato

    Système de mise en relation des entreprises des sciences de la vie et des patients. Grâce à sa base de données, la société permet de faire converger la demande de l’entreprise et les besoins des patients.

  • Le programme « NHS Innovation Accelerator » soutient une série de solutions de santé numérique

    Onze projets sont soutenus dans le dernier cycle du programme du NHS England, le NHS Innovation Accelerator, visant à développer et à diffuser des solutions innovantes permettant au système de santé anglais de sauver davantage de vies et d’économiser des millions de livres sterling, révèle l’organisme dans un communiqué publié le 22 novembre 2017.

    Parmi les technologies ayant retenu l’attention du NHS England, se solutions de e-santé :
    • une application pour aider les femmes enceintes à surveiller leur hypertension ;
    • un service mobile guidant les patients atteints de blessures mineures vers les centres de soins où le temps d’attente est le plus réduit au moment où ils sollicitent le service.

    Des solutions de santé mobiles pour mieux surveiller les patients à distance

    Les 15 réseaux universitaires des sciences de la santé du NHS (AHSN) vont promouvoir l’adoption des ces solutions à travers l’ensemble du NHS (système de santé publique).

    Cette troisième édition du programme NHS Innovation Accelerator (NIA) met notamment à l’honneur les dispositifs suivants :

    HaMpton : une appli smartphone pour les femmes enceintes

    La solution se présente sous la forme d’une application mobile facilitant la surveillance à domicile de l’hypertension pendant la grossesse. Grâce à elle, les femmes enceintes présentant un risque de pré-éclampsie peuvent mesurer leur pression artérielle et effectuer des tests d’urine à domicile, par l’intermédiaire d’une même application mobile.

    Elles ont ensuite la possibilité de répondre à un questionnaire pour affiner les résultats et mieux connaître l’évolution de leur état.

    L’application est reliée à un système informatique hospitalier où les données peuvent être surveillées en temps réel par les cliniciens, qui peuvent ainsi intervenir rapidement en cas de besoin.

    RespiraSense : mieux détecter les problèmes respiratoires

    Il s’agit d’un appareil sans fil capable de mesurer la respiration en analysant les mouvements de la poitrine et de l’abdomen, fournissant ainsi aux médecins des données continues et très précises.

    RespiraSense aidera à détecter de manière précoce d’éventuels problèmes respiratoires et ainsi à proposer un traitement plus efficace aux patients atteints de sepsis (septicémie), souffrant de pneumonie ou ayant été victimes d’un arrêt cardiaque.

    WaitLess : un dispositif pour éviter une attente trop longue avant une prise en charge

    WaitLess est une application mobile qui indique aux patients présentant des blessures mineures où ils peuvent se rendre pour bénéficier de soins le plus rapidement possible.

    L’outil analyse en temps réel des informations diverses, telles que le temps d’attente actuel des différents centres de soins et la progression des séjours hospitaliers (entrées, sorties).

    Dip.io : réaliser un test d’urine très précis à domicile

    Le dispositif permet aux patients de réaliser une analyse d’urine précise à domicile en quelques minutes afin d’identifier une maladie rénale chronique, une infection urinaire ou un risque de pré-éclampsie chez les femmes enceintes.

    L’utilisateur doit effectuer le test à l’aide d’une bandelette puis, en utilisant l’application, prendre une photo de la jauge contre un support spécial. L’analyse est ensuite envoyée via l’application directement au médecin du patient pour qu’il puisse établir un diagnostic.

    Vers une médecine mobile

    « La médecine moderne est sur le point de connaître un énorme changement dans la manière dont les soins sont dispensés, a déclaré Simon Stevens, directeur général du NHS England (source : communiqué). Des innovations pratiques comme celles-ci montrent comment les patients du NHS bénéficieront directement [de cette évolution]. Davantage de tests et de suivis médicaux seront effectués à domicile ou lorsque le patient est en déplacement, sans qu’il ait besoin de consulter [physiquement] un médecin ou de se rendre à l’hôpital. »

    Des soins plus sûrs et des créations d’emplois

    « Depuis son lancement, [le programme] NHS Innovation Accelerator n’a cessé de fournir des services aux patients et aux contribuables. (…) Grâce à [ce] petit investissement, nous constatons déjà de très grands avantages, soit la délivrance de soins plus sûrs pour les patients, l’émergence d’une plus-value pour les contribuables, la création de nouveaux emplois et des exportations gagnantes », se réjouit de son côté Ian Dodge, directeur national de la stratégie et de l’innovation au NHS England.

    Des innovations prochainement déployées au niveau national

    Le réseau universitaire de sciences de la santé du NHS (AHSN) est déterminé « à soutenir le NIA pour que le plus grand nombre possible de résidents, de patients et de membres du personnel de la santé puissent accéder à ces innovations, qui renforcent les services de soins primaires et d’urgence, assure Mike Hannay, président du AHSN. Nous avons hâte de travailler avec de nouveaux collègues au cours des prochains mois afin de livrer ces innovations à l’échelle du pays. »

    NHS England multiplie les initiatives pour favoriser le développement de la health tech

    En plus du développement du NIA, NHS England a récemment ouvert un système de paiement centré sur l’innovation technologique pour aider les organismes du système de santé national à développer rapidement des solutions novatrices.

    La liste des premières technologies soutenues par cette initiative sera dévoilé en 2018.

  • 3e Journées nationales de l’innovation en santé du 26 au 28/01/2018 à la Cité des sciences à Paris

    La 3ème édition des Journées nationales de l’innovation en santé auront lieu vendredi 26, samedi 27 et dimanche 28 janvier 2018 à la Cité des sciences et de l’industrie à Paris.

    Organisé par le Ministère des Affaires sociales et de la Santé et Universcience, cet événement grand public se déroulera autour de 4 villages thématiques :
    • mon génome ;
    • mes deux cerveaux ;
    • mon corps réparé ;
    • ma santé numérique, mon bien-être dans mon environnement.

    Pré-programme

    • Vendredi 26 janvier 2018: journée réservée aux scolaires et aux étudiants sur le thème « Du geek au chirurgien 3D – Les nouveaux métiers de la santé » ;
    • Samedi 27 et dimanche 28 janvier 2018 : « Ma santé, aujourd’hui et demain ».

    Stands, ateliers, tables rondes, présentation de start-ups, vote du public sur les innovations les plus marquantes, quizz, rencontre avec des innovateurs lauréats des Journées de l’innovation en Santé 2016 et 2017, conférences et expositions seront proposés pour faire découvrir les derniers progrès scientifiques et technologiques dans le domaine de la santé.

    L’événement accueillera des invités d’honneur, dont des athlètes olympiques.

    L’accès est libre et gratuit.

    Informations sur ce lien

  • Astrazeneca lance REALIZE, programme d’accompagnement pour les start-ups spécialisées en oncologie

    Le laboratoire Astrazeneca a lancé le 24 novembre 2017 l’appel à projets REALIZE. Il s’agit d’un programme d’accompagnement personnalisé pour des start-ups françaises spécialisées en oncologie afin de les aider à développer leur activité.

    Les start-ups seront sélectionnées par un jury composé d’experts extérieurs, acteurs de l’écosystème de l’innovation en santé. Trois domaines d’activités seront privilégiés :
    • le data management ;
    • l’innovation thérapeutique ;
    • le parcours patient.

    Les entreprises lauréates bénéficieront d’un suivi individuel pendant 3 années, au cours duquel les besoins de chaque entreprise seront évalués et une aide adaptée lui sera apportée.

    L’appel à candidature est ouvert jusqu’au 15 janvier 2018 sur le site ci-contre.

    Les lauréats seront annoncés au mois de mars 2018.

    Innovation, parcours patient et gestion de données avant tout

    Les projets des candidats doivent obligatoirement répondre à l’une des thématiques suivantes : parcours patient, data management ou innovation scientifique.

    Le projet présenté sera évalué en fonction des trois critères suivants :

    • cohérence avec le thème de l’appel à projets impliquant que la start-up doit intervenir dans l’un des trois domaines suivants en oncologie :
      • innovation scientifique ;
      • parcours/expérience patients ;
      • gestion des données/data management;
    • solidité du projet ;
    • innovation.

    Un soutien matériel de la part d’Astrazeneca

    AstraZeneca apportera son soutien matériel aux projets sélectionnés sous la forme d’un programme d’accompagnement personnalisé pendant une période de trois ans. Il pourra prendre les formes suivantes :

    • aide marketing (étude de marché, commercialisation, communication) ;
    • soutien à la levée de fonds et recherche d’investisseurs;
    • hébergement;
    • accès à des laboratoires et moyens techniques ;
    • aide aux ressources humaines, constitution de l’équipe ;
    • mise en relation avec des entreprises partenaires ;
    • recherche de partenaires industriels ;
    • conseils juridiques (propriété intellectuelle, cadre réglementaire, etc.).

  • Le Leem crée son comité Cancer en faveur des innovations techno et organisationelles en oncologie

    Le nouveau comité Cancer du Leem, présenté jeudi 7 décembre 2017, a pour mission de favoriser l’arrivée des innovations en oncologie et leur accès rapide aux patients.

    Ce comité, constitué de 19 entreprises engagées dans la lutte contre le cancer, parmi lesquelles Roche, Astrazeneca ou Novartis, est constitué alors que le champ de l’oncologie connaît une vague d’innovations : nouvelles générations d’immunothérapies, thérapies ciblées, séquençage du génome, influence croissante du Big Data dans la recherche, évolution du parcours et de l’organisation des soins sous l’effet de la transformation numérique, etc.

    Les trois grands axes de cette plateforme – accompagnés de 15 objectifs ciblés – sont :
    • stimuler la R & D ;
    • favoriser l’accès précoce des patients aux médicaments innovants ;
    • améliorer le parcours de soins.

    15 objectifs pour permettre aux innovations de devenir des réalités thérapeutiques pour le patient 

    Plusieurs objectifs de la nouvelle plateforme concernent purement la recherche (optimiser le recrutement de patients pour réaliser des essais cliniques, pérenniser le crédit impôts recherche, etc.), mais d’autres concernent l’innovation et le parcours de soin, comme les objectifs suivants :

    Anticiper l’arrivée des innovations

    • état des lieux : Quelques outils ont été mis en place sur la base d’un partage d’informations entre les laboratoires pharmaceutiques et les pouvoirs publics concernant les innovations à venir. Dans le plan cancer 3, il est prévu de créer un comité de veille technologique piloté par l’INCa. Un comité de prospective des innovations médicamenteuses a été mis en place au CEPS. Par ailleurs, le plan France Médecine génomique 2025 devrait permettre de réaliser un premier niveau d’analyse prospective sur l’impact des nouveaux outils de test diagnostic dans le système et sur la manière dont il va falloir s’organiser pour optimiser leurs bénéfices.
    • propositions : 
      • mettre en place un outil de prévision de type « Horizon Scanning » en France, en lien avec les autres pays européens, sous le pilotage d’un comité stratégique incluant notamment l’ANSM et la HAS. Ce comité aurait pour missions de revoir périodiquement l’ensemble des technologies impactant la prise en charge par type de cancer dans ses dimensions cliniques, organisationnelles et budgétaires et de prioriser les travaux d’évaluation de la HAS sur les technologies les plus prometteuses en termes de santé publique ;
      • anticiper les adaptations/transformations générées par les innovations identifiées, au niveau des méthodologies d’évaluation – notamment pour les objets connectés, la télémédecine, les médicaments de thérapies innovantes combinées -, des besoins de formations pour les professionnels de santé et les évaluateurs, de l’organisation du parcours de soins, etc.

    Améliorer le parcours de soin notamment grâce à l’ambulatoire

    Les évolutions thérapeutiques et organisationnelles nécessitent de restructurer le parcours de soins pour assurer un égal accès aux soins et aux innovations à tous les patients.

    • Propositions :
      • faciliter le virage ambulatoire notamment pour les chimiothérapies orales, les traitements à domicile par chimiothérapies intraveineuses et les chirurgies ambulatoires ;
      • proposer un accompagnement et une prise en charge du patient sous thérapie orale articulés entre l’hôpital et la ville ;
      • matérialiser le potentiel de transformation induit par les traitements portables en ville, le développement des chimiothérapies IV à domicile et la chirurgie ambulatoire et organiser une préférence pour la prise en charge en ville ;
      • favoriser le développement d’organisations adaptées au virage ambulatoire ;
      • évaluer en continu les économies budgétaires réalisées grâce au virage ambulatoire et mobiliser tout ou partie de ces économies pour le financement de l’innovation.

    À noter que le nombre de nouveaux cas de cancer diagnostiqués chaque jour en France est de 1 053.