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  • Données de santé : le nouveau projet de loi sur les données personnelles laisse la CNIL dubitative

    Nicole Belloubet, ministre de la Justice, a présenté au Conseil des ministres du 13 décembre 2017 au soir le projet de loi relatif à la protection des données personnelles.

    Le projet vise à transposer la réglementation européenne (Règlement 216/679 et Directive 2016/680) dans la loi du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés, qui doit entrer en vigueur avant le 25 mai 2018. Il porte modification à la loi en :
    • précisant les modes d’accès aux données ;
    • instaurant un contrôle a posteriori tout en renforçant les sanctions en cas d’infraction ;
    • renforçant la protection des données sensibles telles les données biométriques.

    La ministre a également fait savoir que les modifications annoncées seront codifiées, par voie d’ordonnance, dans la loi fondatrice de 1978 afin d’offrir un cadre juridique lisible à chaque citoyen et acteur économique.

    Le Conseil d’Etat et la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL) ont émis leurs avis encourageants, mais avec des observations en vue d’optimiser le processus de la transposition.

    Les principaux points de modification

    Lors du Conseil des ministres, la ministre de la Justice a exposé les modifications à la loi fondatrice sur l’informatique et les libertés :

    • instauration de nouveaux droits pour les citoyens, comme le droit à la portabilité des données personnelles afin de renforcer la confiance des citoyens dans l’utilisation qui est faite de leurs données personnelles ;

    • remplacement du système de contrôle a priori, basé sur les régimes de déclaration et d’autorisation préalables, par un système de contrôle a posteriori ;

    • renforcement des pouvoirs de la CNIL et augmentation considérable des sanctions encourues par les acteurs économiques pouvant aller jusqu’à 20 millions d’euros ou 4 % du chiffre d’affaires annuel mondial consolidé ;

    • maintien de certaines formalités préalables pour l’utilisation des données les plus sensibles, à savoir les données biométriques nécessaires à l’identification ou au contrôle de l’identité des personnes ou le numéro d’inscription au répertoire national d’identification des personnes physique ;

    • protection renforcée des mineurs de moins de 16 ans dont les données personnelles pourront être traitées par les services de la société de l’information (réseaux sociaux) à condition de disposer du consentement des titulaires de l’autorité parentale ;

    • création d’un droit à l’information et d’un droit d’accès, de rectification et d’effacement des données à caractère personnel en matière pénale.

    Chapitre IX, « Traitements de données à caractère personnel dans le domaine de la santé »

    La Section 1 énonce les traitements des données personnelles de santé qui peuvent être mis en œuvre sans l’autorisation expresse de la CNIL et de l’INDS, comme étant les traitements :

    • permettant d’effectuer des études à partir des données recueillies, lorsque ces études sont réalisées par les personnels assurant ce suivi et destinées à leur usage exclusif ;
    • effectués à des fins de remboursement ou de contrôle par les organismes chargés de la gestion d’un régime de base d’assurance maladie ;
    • effectués au sein des établissements de santé par les médecins responsables de l’information médicale ;
    • effectués par les agences régionales de santé, par l’État et par la personne publique désignée par lui.

    La condition à satisfaire est l’établissement d’une attestation justifiant de la conformité à la réglementation en vigueur.

    • Tout autre traitement est soumis à autorisation expresse par la CNIL qui peut à cet effet saisir l’INDS. La décision doit être notifié dans un délai de 2 mois, délai renouvelable si besoin est. Une fois le délai écoulé, la demande est réputée acceptée.

    • Une dérogation existe pour une situation d’urgence, mais qui ne peur excéder un an de mise en oeuve depuis la création du traitement.

    • Concernant la transmission de données par les professionnels de santé:

    • « lorsque ces données permettent l’identification des personnes, leur transmission doit être effectuée dans des conditions de nature à garantir leur confidentialité » ;
    • « lorsque le résultat du traitement de données est rendu public, l’identification directe ou indirecte des personnes concernées doit être impossible » ;
    • « les personnes appelées à mettre en œuvre le traitement de données ainsi que celles qui ont accès aux données sur lesquelles il porte sont astreintes au secret professionnel sous les peines prévues à l’article 226-13 du code pénal » ;
    • le citoyen a le droit de s’opposer à la levée du secret professionnel concernant ses données ;
    • dans le cas où des données recueillies émanent de prélèvements biologiques identifiants, le consentement éclairé et exprès des personnes concernées doit être obtenu au préalable ;
    • les personnes délivrant des données et celles concernées par ces doonnées doivent être informés de l’usage qui en est fait ;
    • tout établissement où s’exercent des activités de prévention, de diagnostic et de soins donnant lieu à la transmission de données à caractère personnel doit mettre en place des actions d’information sur les obligations réglementaires en vigueur.

    La Section 2 régit les traitements des données à des fins de recherche et d’étude ou d’évaluation dans le domaine de la santé.

    Les règles précédentes s’appliquent également aux traitements automatisés de données à caractère personnel dont la finalité est ou devient la recherche ou les études dans le domaine de la santé ainsi que l’évaluation ou l’analyse des pratiques ou des activités de soins ou de prévention.

    En outre :

    • la CNIL, en concertation avec l’INDS ou autre organisme compétent, doit établir des méthodologies de référence ;
    • l’autorisation de la CNIL est soumise à l’émission préalable d’un avis du :
      • comité compétent de protection des personnes ;
      • comité d’expertise pour les recherches, les études et les évaluations dans le domaine de la santé, pour les demandes d’autorisation relatives à des études ou à des évaluations ainsi qu’à des recherches n’impliquant pas la personne humaine, dont la composition reste à être fixée par décret.

    La loi du 6 janvier 1978 amendée et non abrogée

    Alors que le Gouvernement affirme avoir décidé la préservation de l’architecture de la loi fondatrice sur l’informatique et la liberté de 1978 « dans un souci d’intelligibilité » et afin d’éviter la surtransposition des textes européens, aussi bien le Conseil d’État que le CNIL regrettent cette décision et craignent un manque de lisibilité du texte.

    L’avis du Conseil d’État pour « un code du numérique et des libertés »

    Selon le Conseil d’État, cette décision nuit à la lisibilité du droit positif et propose qu’une fois la loi publiée on procède à une remise en forme et en cohérence de la loi de 1978, mais aussi de textes voisins et liés de façon à garantir une meilleure accessibilité de l’ensemble du droit applicable au traitement des données personnelles.

    Il souligne par ailleurs l’absence de considération de réflexions éthiques, sans que celles-ci ne constituent une entrave à la compétition économique de la France sur la scène internationale, traduites en choix politiques et qui seraient susceptibles de structurer des normes juridiques robustes au regard des évolutions informatiques telles :

    • le traitement massif des données ;

    • la propriété (ou l’inappropriabilité) et la valorisation des données détenues ou élaborées ;

    • la maîtrise et le contrôle des algorithmes ;

    • la place de l’intelligence artificielle ;

    • les modalités d’assistance aux activités humaines procurées par les moyens informatiques, y compris en portant atteinte à l’intégrité du corps humain ou en modifiant ses capacités.

    Le Conseil suggère par ailleurs que le fruit de ces réflexions sous formes de règles applicables soit rassemblé dans un futur « code du numérique et des libertés ».

    La CNIL

    La CNIL confirme que l’objectif de l’harmonisation avec la réglementaire européenne est atteint et que ne sont maintenues que des dérogations nationales réellement justifiées, notamment en matière de données de santé. Elle salue par ailleurs:

    • la définition des pouvoirs de contrôle et les modalités de réalisation d’opérations conjointes avec d’autres autorités européennes ;
    • la clarification des conditions de traitement des données biométriques.

    Elle regrette néanmoins :

    • la non inclusion d’ajout de garanties supplémentaires lors de l’utilisation de traitements algorithmiques débouchant sur l’adoption de décisions administratives et l’adaptation de ses procédures pour lui permettre de faire face à l’augmentation d’activité liée au nouveau cadre européen et à l’élaboration de référentiels inscrits dans le projet de loi. Une observation que partage le Conseil d’État ;

    • le calendrier trop tardif retenu pour l’examen de ce texte et rappelle que ce projet de loi, ainsi que ses décrets d’application, devront impérativement entrer en vigueur avant le 25 mai 2018 ;

    • à l’instar du Conseil d’État, le risque important de manque de lisibilité des nouvelles dispositions du fait de modifications apportées « a minima » pour permettre la mise en œuvre du Règlement et de la Directive, en suggérant de renvoyer la réécriture d’ensemble de la loi du 6 janvier 1978 à une ordonnance ultérieure le plus rapidement possible.

  • Patient-monitoring :Japanese Murata to buy health tech start-up Vios Medical (US) for US$102 million

    Vios Medical, a health tech start-up that makes patient-monitoring sensors and software, has reached a deal in October 2017 to be sold for about US$102 million (€86m) by the Japanese electronics giant Murata Manufacturing, which already owns a 3.6% stake in the company.

    Vios’ solutions makes it easy to track patients remotely

    Founded in 2012 in Saint Paul, USA, Vios designs chest sensors that track vital signs like heart and breathing rates. The company has also developed software that lets healthcare providers monitor patient data in real time.

    The solution created by the American start-up allows hospitals to use standard tablets and computers to track patients, avoiding them to invest in specialized equipment, said Murata in a statement announcing the deal.

    Tests are being conducted in U.S. hospitals and in India

    The system received a U.S. regulatory clearance in late 2015, allowing the company to conduct clinical trials. Vios is currently testing its technology at U.S. hospitals and in India, where it has a subsidiary.

    This purchase will allow Murata to develop its health activities abroad

    Vios CEO Amit Patel worked for medical technology companies such as Ireland-based Medtronic and Heartflow Inc. (USA) before taking over the direction of Vios. 

    This summer, the company said it has raised nearly $4 million (€3.4m) in a round that kicked off in 2015. It also recently participated in Texas Medical Center’s TMCx accelerator for eHealth start-ups.

    An increasing interest in the health tech sector

    Murata generated approximately US$10 billion (€8.5bn) in annual revenue for its fiscal year ended March 2017. It manufactures products for a wide range of industries, including medical sensors for the healthcare market.

    The Japanese group said in a statement that the deal would give it a « foothold for expanding its health care and medical business abroad. »

    Vios is not the first health tech company to have attracted the attention of the Japanese giant. Murata also recently led a $6 million (€5m) round of funding for Edina-based Prevent Biometrics, which is developing a concussion-detecting mouth guard.

  • Suivi à distance des patients : le japonais Murata acquiert la start-up Vios Medical pour 86 M€

    Vios Medical, start-up health tech qui fabrique des capteurs et des logiciels dédiés au suivi à distance des patients, va être racheté environ 102 millions de dollars US (86 M. €) dans le cadre d’un accord conclu en octobre 2017 avec le géant japonais de l’électronique Murata Manufacturing, qui détenait déjà une participation de 3,6 % dans la société.

    Vios facilite le suivi des patients à distance

    Fondé en 2012 à Saint Paul, aux États-Unis, Vios conçoit des capteurs à positionner sur le torse du patient pour contrôler ses signes vitaux, tels que son rythme cardiaque et son rythme respiratoire. L’entreprise a également développé un logiciel, connecté à ces trackers, par le biais duquel les fournisseurs de soins peuvent surveiller à distance et en temps réel les données de santé de leurs patients.

    La solution élaborée par la société américaine permet aux hôpitaux d’utiliser des tablettes et des ordinateurs standards pour suivre les malades, leur évitant ainsi d’investir dans du matériel spécialisé, a précisé Murata dans un communiqué annonçant l’accord.

    Des tests menés dans des hôpitaux américains et en Inde

    Le système a reçu fin 2015 une autorisation réglementaire américaine pour que la société puisse mener des essais cliniques. Vios teste depuis sa technologie dans des hôpitaux américains et en Inde, où elle possède une filiale.

    L’achat va permettre à Murata de développer ses activités de santé à l’étranger

    Le P.-D.G. de Vios, Amit Patel, a travaillé pour des sociétés de technologie médicale telles que Medtronic, basé en Irlande, et Heartflow Inc. (États-Unis) avant de prendre la direction de Vios.

    Cet été, l’entreprise a déclaré avoir recueilli près de 4 millions de dollars US (3,4 M. €) dans un tour de table débuté en 2015. Elle a par ailleurs récemment participé à l’accélérateur TMCx du Texas Medical Center, dédié aux start-ups spécialisées dans la e-santé.

    Un intérêt de plus en plus prononcé pour le secteur de la health tech

    Murata a généré un chiffre d’affaires annuel d’environ 10 milliards USD (8,5 Mds €) pour l’exercice clos en mars 2017. La société fabrique des produits pour un vaste panel d’industries, y compris des capteurs médicaux pour le marché des soins.

    Le groupe japonais a déclaré que cet accord était un « point de départ pour étendre ses activités [dans le domaine de la santé] à l’étranger ».

    Vios n’est pas la première entreprise health tech à avoir attiré l’attention du géant asiatique. Murata a également mené récemment un tour de table de 6 millions de dollars US (5 M. €) pour Prevent Biometrics, une entreprise américaine (Edina, Minnesota) à l’origine d’un protège-dents anti-commotion.

  • Ping An Good Doctor, a digital healthcare platform is working on its stock exchange listing (US$1bn)

    Ping An Good Doctor, China’s leading online healthcare platform, is working with JPMorgan Chase (USA) and Citi Group (USA) on its Initial Public Offering (IPO) that could close in 2018 for up to US$ 1 billion (€849 million), unveiled Thomson Reuters in an announcement published end-November 2017.

    High tech: the Hong Kong market is becoming more attractive

    The deal could launch in Hong Kong in the first half of next year, said Reuters, quoting sources close to the case. « Good Doctor’s plans to list as Hong Kong has hosted a series of “hot” tech stocks whose first-day gains have been among the best in the world this year, boosting the city’s reputation for tech listings. »

    Good Doctor: a US$3 billion company

    In 2016, Good Doctor raised US$500 million (€424 million) in an initial funding round, valuing the company at $3 billion (€ 2.5 billion).

    China’s growing appetite for digital health

    Ping An Good Doctor platform allows patients to consult with doctors and set up appointments online. After its launch in 2015, the platform has rapidly gathered more than 77 million Chinese users.

    Chinese show strong interest in connected health devices

    This growth reflects the country’s interest in digital health services. According to a recent Ipsos survey that involved over 18,000 individuals in 23 countries, Chinese residents were found to be the most likely to use a connected health device. This interest is expected to increase as the number of people with internet access increases.

    Digital health: the Chinese market is expected to reach US$110 billion in 2020

    According to analysts, China is expected to become an increasingly important market in the coming years for online health service providers. China’s digital health market is expected to expand from US$3 billion (€2,5 Mds) in 2014 to US$110 billion (€93 Mds) by 2020, according to a study conducted by the consulting firm Boston Consulting Group.

  • Ping An Good Doctor, plateforme de santé numérique chinoise, cherche à entrer en bourse (849 M€)

    Ping An Good Doctor, la principale plateforme de santé en ligne de Chine revendiquant 77 millions d’utilisateurs, travaille avec JPMorgan Chase (États-Unis) et Citi Group (États-Unis) sur une introduction en bourse (IPO) d’une valeur d’un milliard de dollars américains (soit 849 millions d’euros) qui pourrait avoir lieu en 2018, indique Thomson Reuters dans une dépêche publiée fin novembre 2017.

    High tech : le marché d’Hong Kong gagne en réputation

    Le deal pourrait être concrétisé à Hong Kong dans la première moitié de l’année prochaine, précise Reuters, citant des sources proches du dossier. Ce projet a émergé en raison du fait qu’Hong Kong fait aujourd’hui partie des marchés les plus efficients au monde en matière de nouvelles technologies, renforçant ainsi la réputation de la région.

    Good Doctor : une société à 3Mds USD (2,5 milliards d’euros)

    En 2016, Good Doctor a levé 500 millions de dollars US (424 millions d’euros) lors d’un premier tour de table, valorisant la société à 3 milliards de dollars (2,5 milliards d’euros).

    L’appétit croissant de la Chine pour la santé numérique

    L’application Ping An Good Doctor permet aux patients de consulter des médecins et de fixer des rendez-vous en ligne. Après son lancement en 2015, la plateforme a rapidement comptabilisé plus de 77 millions d’utilisateurs chinois.

    Les Chinois montrent un fort intérêt pour les appareils de santé connectés

    Cette croissance reflète l’intérêt du pays pour les services de santé numériques. Selon une récente étude d’Ipsos reposant sur un questionnaire auquel ont répondu plus de 18 000 personnes provenant de 23 pays, les résidents chinois seraient les plus susceptibles à utiliser un appareil de santé connecté. Cet attrait pour la e-santé devrait s’intensifier à mesure que le nombre de personnes ayant accès à internet augmentera.

    Santé numérique : le marché chinois devrait atteindre les 110 Mds USD en 2020

    Selon les experts du secteur, la Chine devrait devenir un marché encore plus important dans les années à venir pour les fournisseurs de services de santé en ligne. Le marché de la santé numérique chinois devrait passer de 3 milliards de dollars US (2,5 milliards d’euros) en 2014 à 110 milliards (93 milliards d’euros) en 2020, indique une étude menée par la société de conseil Boston Consulting Group.

  • Lancement d’un accélérateur d’e-santé au Cap en Afrique du Sud

    L’accélérateur d’e-santé Digital Health Cape Town (DHCT), dont le lancement est prévu en janvier 2018, a ouvert les candidatures pour son premier programme, conçu pour aider les entreprises à forte croissance et à fort impact social dans le domaine de la santé à percer sur le marché.

    Les dossiers pouvaient être envoyés entre le le 14 novembre 2017 et le 5 décembre 2017. Dix start-ups seront sélectionnées. Elles recevront un financement de 9 000 euros et participeront à un programme de dix semaines au cours desquelles différents acteurs du marché expérimentés les aideront à développer leurs idées en produits viables et à élargir leur réseau dans le secteur de la e-santé.

    Soutenir les start-up health tech pour transformer numériquement le secteur

    L’accélérateur a été mis en place en réponse aux besoins changeants des fournisseurs de soins et des patients dans le but de transformer numériquement le secteur en soutenant le développement des start-up de santé numérique novatrices.

    Un programme visant à stimuler la croissance locales des jeunes entreprises en e-santé

    « Le programme accélérateur du DHCT est l’occasion de découvrir un talent et une innovation exceptionnels en Afrique du Sud, a déclaré Karen Eksteen, responsable du développement des compétences à la Technology Innovation Agency (TIA), une société sud-africaine. La TIA a pris la décision de rejoindre le jury [du concours] parce que la stimulation de l’innovation technologique fait partie de notre mission et parce qu’il est important de contribuer à la croissance des start-ups locales de la e-santé. »

    Un mentorat en personne et en ligne

    Les participants disposeront d’un soutien aussi bien financier que stratégique. Ils bénéficieront :

    • d’un financement de 150 000 ZAR (9 340 € ; 11 086 US$) pour soutenir le développement de leur entreprise ;
    • d’un mentorat en personne et en ligne avec des entrepreneurs chevronnés, des leaders d’opinion dans le domaine de la santé et des universitaires dans l’optique d’améliorer leurs connaissances et leurs sens des affaires, des prémisses de la société à la mise en place concrète de ses activités, en passant par le déploiement de sa stratégie de développement ;
    • d’un accès à des ateliers spécifiques et à des réunions de réseautage pour échanger avec des acteurs clés de l’industrie et nouer des contacts avec des partenaires et investisseurs locaux.
  • Déserts médicaux : le CESE préconise une série de mesures pratiques et laisse la CSMF insatisfaite

    Le CESE a rendu, le 13 décembre 2017, pour la première fois un avis sur les déserts médicaux.

    L’avis, rapporté par Sylvie Castaigne (groupe des personnalités qualifiées) et Yann Lasnier (groupe des associations) pour la commission temporaire « Déserts médicaux », présidée par Marie-Andrée Blanc (groupe UNAF), a été présenté lors de l’assemblée plénière et adopté avec 131 voix pour, 21 abstentions et 10 voix contre.

    Des mesures comme réguler l’installation, redéfinir les périmètres d’exercice des professionnels de santé, œuvrer pour une meilleure appropriation des parcours de soins ou développer la télémédecine ont été proposées. Mais, elles ne sont pas du gout de la Confédération des Syndicats Médicaux Français qui juge que le CESE « n’a pas vraiment pris toute la mesure du problème ».

    Selon une estimation de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques du Ministère de la santé (DRESS), 8% de la population se situe dans un désert médical en 2017, soit 5,3 millions de Français.

    Le sujet des déserts médicaux avait été identifié grâce au comité de veille des pétitions en ligne mis en place par le CESE en septembre 2017. En effet, de nombreux Français se sentent aujourd’hui à la marge de notre système de santé et s’inquiètent de l’aggravation des inégalités territoriales.

    Une série de mesures à destination des pouvoirs publics, des professionnels de santé et des patients  

    L’avis présente deux mesures à effet immédiat :  

    • réguler l’installation des spécialistes de 2e recours en secteur 2 dans les zones sur-denses en conditionnant leur conventionnement à la réalisation de consultations « avancées » régulières en zones sous-denses ;
    • augmenter par des mesures financières à effet immédiat le temps médical disponible dans les zones sous-denses en aidant les médecins de secteur 1 à disposer d’un(e) secrétaire médical(e) mutualisé(e) et en rendant plus attractif le cumul emploi-retraite. 

    Deux mesures sur le moyen terme : 

    • mieux répartir les tâches entre les professionnels de santé : 
      • en concevant des modèles simplifiés et nationaux de protocole de coopération ;  
      • en redéfinissant les périmètres d’exercice des professionnels de santé, ce qui permettrait à des professionnels paramédicaux.ales d’exercer de nouveaux métiers de niveau intermédiaire. 
    • développer la télémédecine en conventionnant ces actes via des mécanismes innovants de rémunération forfaitaire et transversale et en finançant ces nouvelles dépenses par une baisse du nombre, voire des tarifs, des séjours hospitaliers, des consultations et des transports sanitaires auxquels la télémédecine peut se substituer.

    Une mesure sur le long terme :

    • renforcer les soins primaires en changeant le regard sur la médecine générale, en sensibilisant et en associant les usagers et les patients à l’organisation du système de santé pour une meilleure appropriation des parcours de soins. 

    Pour la CSMF, le CESE manque la cible

    Si certaines mesures vont dans le bon sens, et reprennent les propositions de la CSMF, cette dernière déplore le « recours à de vieilles recettes éculées sur la régulation de l’installation et le conventionnement sélectif. Cela prouve que le CESE n’a pas pris toute la mesure du problème ».

    Dr Jean-Paul Ortiz, président de la confédération, s’exprime : « Comment imaginer un conventionnement sélectif dans les zones dites sur-denses alors qu’on manque aujourd’hui de médecins partout, tant en médecine générale qu’en médecine spécialisée ? »

    Il poursuit : « La situation démographique des médecins libéraux est sans commune mesure avec d’autres professions, comme les infirmiers, qui ont eu recours au conventionnement sélectif. Proposer un tel mécanisme revient à ouvrir largement la porte à l’exercice hors convention et donc à mettre en place une médecine à deux vitesses. Or, les mesures incitatives commencent à donner des résultats probants dans les zones rurales de certains départements particulièrement proactifs (Aveyron, Lozère, Mayenne…). Il faut donc laisser du temps à ces mesures pour pouvoir juger de leur efficacité. »

    Au lieu de contraindre ou de stigmatiser, l’heure est au soutien manifeste de la médecine libérale, générale et spécialisée, selon la CSMF. « Ce n’est qu’à cette condition que les problèmes d’accès aux soins dans les territoires pourront être résolus ».

  • TEP-scans numériques : le centre de lutte contre le cancer de Dijon et le CHRU de Nancy s’équipent

    Le premier TEP-scan numérique de France a été installé à Dijon, dans les locaux du Centre Georges-François Leclerc (CGFL) début septembre 2017. Cet équipement de pointe, acquis auprès de Discovery MI et développé par GE Healthcare, a fait l’objet d’une co-acquisition – l’investissement global est de 4,5 millions d’euros – de la part du Centre Hospitalier Universitaire de Dijon Bourgogne et du CGFL, tous deux pleinement associés dans l’exploitation du service de médecine nucléaire.

    En octobre 2017, c’est le TEP-Scan Vereos de Philips Healthcare qui a été installé au Centre Hospitalier Régional Universitaire de Nancy. Un second appareil de même type sera installé d’ici fin décembre 2017. L’appareil seul coûte plus de 2 millions d’euros hors taxes, selon le fabricant.

    La technologie TEP-scan combine l’imagerie anatomique du scanner et l’imagerie fonctionnelle de la TEP. Plus précis, plus sûr et plus confortable, le TEP-scan numérique doit permettre aux médecins de visualiser différentes activités du métabolisme humain avec un gain important par rapport aux tech­nologies jusque-là existantes. Particulièrement intéressant dans le domaine de la cancérologie, il est aussi utilisé en cardiologie, en neurologie ou dans le cas de maladies inflammatoires.
    Cette technologie contribue à l’amélioration le diagnostic et éclairer la prise de décision thérapeutique pour évaluer l’efficacité des traitements.

  • e-Parcours : second appel à projet de l’ARS IDF pour étendre les territoires couverts par Terr-eSanté

    L’Agence Régionale de Santé Ile-de-France a lancé le 8 décembre 2017 un nouvel appel à projets pour étendre les territoires couverts par la plateforme de services numériques de sa plateforme territoriale d’appui Terr-eSanté, qui couvrait dans un premier temps l’ouest du 13e arrondissement de Paris et le nord-ouest du Val-de-Marne.

    Un financement pluriannuel national de 150 M€, dont 20 M€ pour 2017, est proposé pour accompagner les ARS au déploiement progressif des services numériques auprès des acteurs sanitaires, médico-sociaux et sociaux participant à la coordination des parcours, sur l’ensemble du territoire.

    Les territoires souhaitant candidater doivent déposer une lettre d’intention au plus tard le 31 décembre 2017 et les projets doivent parvenir à la Direction générale de l’offre de soins au plus tard pour le 31 janvier 2018 en respectant les critères suivants :
    • un portage par un ensemble d’acteurs représentant les secteurs sanitaires ;
    • un dispositif territorial d’appui assuré par et pour les professionnels de santé libéraux ;
    • les populations et les parcours doivent tenir compte des inégalités sociales et territoriales de santé ;
    • services prioritaires de la plateforme numérique régionale.

    Cet appel à projets lancé par l’ARS s’inscrit dans le cadre du programme e-Parcours, programme de financement du Ministère des affaires sociales et de la santé qui prolongé le programme TSN pour la période 2017-2021.

    Des critères d’éligibilité précis

    La plateforme numérique régionale permettra l’accès sécurisé à l’information nécessaire à la prise en charge coordonnée et à la prise décision ainsi qu’à un ensemble de services à valeur ajoutée facilitant l’analyse de l’information et l’organisation du parcours. Elle devra comprendre :

    • un portage par un ensemble d’acteurs représentant les secteurs sanitaires, sociaux et médico-sociaux du territoire concerné comprenant nécessairement des professionnels libéraux, des établissements sanitaires et médico-sociaux. La proposition doit décrire la composition de l’équipe projet et la gouvernance de la coordination proposée ;
    • l’existence ou la proposition d’un dispositif territorial d’appui assuré par et pour les professionnels de santé libéraux et s’appuyant sur les ressources existantes dans le territoire (MAIA et services de gestion de cas, Clic, réseaux, etc.), dans une logique de regroupement et d’intégration des fonctions d’appui sur un territoire;
    • les populations et les parcours à prioriser, notamment en tenant compte des enjeux de réduction des inégalités sociales et territoriales de santé ;
    • les services prioritaires de la plateforme numérique régionale au regard des objectifs et de l’organisation proposée et l’engagement de leur usage selon les critères.

    Outre les indicateurs d’usage définis par la DGOS, une évaluation de l’impact de cette nouvelle organisation sera menée sous le pilotage de l’ARS Ile-de-France.

    Le déploiement des services numériques sera assuré par le GCS Sesan.

    Les territoires financés suite au premier appel à projets de l’ARS

    L’ARS Île-de-France avait publié en juin 2017 un premier appel à projets pour étendre la zone géographique et le nombre d’acteurs sanitaires, médico-sociaux sociaux couverts par ces services. Huit projets (Paris 13-14, Terr-esanté 95, 91 Nord, 78 Saint-Germain Rives de Seine, 92 Sud, 78 Grand Versailles, 92 Nord, 91 Sud) ont été retenus par le comité d’orientation des systèmes d’information en santé (COSSIS).

    Les projets des quatre premiers territoires ont été financés par le niveau national dans le cadre de la seconde circulaire FIR. En parallèle, l’extension de Terr-esanté au territoire du 94 Ouest est prévue de même que l’intégration du territoire Paris 9 et 10 (Projet Paerpa).

  • AG2R La Mondiale et l’IoT Valley lancent un appel aux projets autour de l’observance et du diabète

    AG2R La Mondiale, via sa mutuelle Viasanté, en partenariat avec l’IoT Valley lance pour la 3 année consécutive leur appel aux projets innovants et ayant recours aux objets connectés, annonce AG2R sur son site web ce 13 décembre 2017.

    Dans le cadre de l’édition 2018, le groupe recherche des projets pouvant :
    • améliorer l’observance des traitements médicaux ;
    • faciliter la vie quotidienne des diabétiques.

    À la clé, un contrat d’expérimentation et un accompagnement de 9 mois au sein de l’accélérateur de l’IoT Valley – Connected Camp, pour les start-ups lauréates.

    Les solutions retenues doivent aider à faire pénétrer l’innovation au sein d’un grand groupe

    AG2R LA MONDIALE et sa mutuelle ViaSanté souhaitent favoriser l’émergence de nouveaux services et solutions en matière de e-santé, issus des nouvelles technologies de l’Internet des Objets (IoT),

    Intégrer des solutions innovantes est une tâche difficile, c’est pourquoi AG2R LA MONDIALE fait appel à un tiers de confiance, l’IoT Valley et son accélérateur le Connected Camp, qui fournit son expertise et accompagne l’exécution du projet pilote en vue d’un déploiement à plus grande échelle.

    Combattre la non observance

    Avec cet appel à projet le groupe souhaite traiter le problème de l’observance médicamenteuse et notamment les coûts liés à la non observance et aux complications induites, qui s’élèverait à 9 milliards d’euros en France.

    L’auteur de l’appel à projets spécifie néanmoins ne pas prendre en compte les solutions de piluliers connectés.

    Un parcours pour bien vivre son diabète

    Des projets éligibles au titre de cette thématique doivent proposer des services autour de :

    • la nutrition ;
    • l’auto-mesure (ou quantified self);
    • exercices physiques ;
    • l’agrégation de données issues des différents objets connectés.

    Date limite de candidature

    Les start-ups souhaitant candidater sont invitées à remplir le formulaire dédié avant le 31 décembre 2017 via le site ci-contre.