Le 13 décembre 2017, le gouvernement québécois a révélé la « Stratégie numérique du Québec », un plan régional visant à accompagner la population et les entreprises vers une transformation numérique globale de la société afin de positionner la province comme leader du secteur d’ici cinq ans.
La stratégie s’articule autour de sept orientations clés, dont l’une d’entre elles concerne « la santé connectée sur le citoyen ». Mission : « que 100 % des citoyens puissent interagir de façon numérique avec le réseau de la santé et des services sociaux et ses professionnels ».
Deux objectifs vont définir les priorités d’actions dans le domaine de la santé :
• déployer des services numériques offrant aux patients une meilleure prise en charge, ce qui inclut des dispositifs dédiés à la prévention et à la mise en place d’une expérience simplifiée, intuitive et efficace pour les patients ;
• favoriser l’accès des citoyens à des services numériques évolutifs.
Le projet comprend un axe dédié au développement de la e-santé
Parmi les sept domaines sur lesquels se concentrera le gouvernement dans le cadre de ce programme figure celui de la santé. Le projet est résumé par l’intitulé suivant : « La santé connectée sur le citoyen : que 100 % des citoyens puissent interagir de façon numérique avec le réseau de la santé et des services sociaux et ses professionnels ».
Deux objectifs définissent les priorités d’action dans le secteur pour les prochaines années :
• déployer des services numériques permettant une meilleure prise en charge;
• favoriser l’accès des citoyens à des services numériques évolutifs.
Déployer des services numériques permettant une meilleure prise en charge
Ce développement inclut le déploiement d’outils dédiés à la prévention et à la mise en place d’une expérience simplifiée, intuitive et efficace pour les patients.
La transformation numérique du système de santé sera renforcée par l’instauration de services numériques évolutifs qui faciliteront l’accès aux informations de santé, amélioreront la communication entre les acteurs de l’industrie et favoriseront l’autonomie du citoyen et de ses proches aidants.
Les services de soins développés seront optimisés grâce au numérique pour répondre aux différents besoins et conditions de vie des citoyens dans l’optique d’améliorer la qualité de vie, le bien-être physique, mental et social, le soutien, le suivi et la prise en charge de la santé de tous les Québécois.
Vers l’adoption progressive d’une nouvelle culture de collaboration
Le succès de cette transformation repose sur plusieurs facteurs :
- la mobilisation et l’engagement de tous les intervenants du secteur de la santé et de tous les citoyens ;
- le développement en continu de nouvelles connaissances et compétences ;
- la mise en place progressive de nouveaux modèles de soins conditionnés par le numérique ;
- l’adoption progressive d’une nouvelle culture de collaboration et de partage afin de faciliter les échanges entre les citoyens et les différents acteurs de l’industrie de la santé.
L’analyse de données, l’IA et l’IoT font partie des domaines à développer
Une grande majorité de médecins de famille du Québec utilisent un dossier médical électronique certifié par le ministère de la Santé et des Services sociaux grâce auquel est rendu possible un partage sécurisé des informations avec plusieurs systèmes centralisés du secteur de la santé et des services sociaux tels que le « dossier santé Québec », la « prise de rendez-vous en ligne avec un médecin de famille » et la « prise de rendez-vous en ligne avec un médecin spécialisé ».
Selon le gouvernement, les nouvelles technologies serviront de leviers pour accélérer cette transformation numérique. Les efforts seront notamment concentrés sur l’analyse des données, l’intelligence artificielle et l’Internet des objets. Grâce à des capteurs, à des applications mobiles et à une surveillance à distance, « le numérique pourra notamment fournir de l’information clinique en continu et permettre à tous les citoyens de bénéficier de services de santé à distance (télé-santé) ».
Une numérisation des services de prévention du suicide
Le plan prévoit également une numérisation des services de prévention du suicide dès le printemps 2018. Parmi les moyens via lesquels les professionnels de la santé pourraient se reposer afin de joindre plus facilement les personnes en détresse et mieux « équiper » leurs proches figurent les appareils intelligents, les moteurs de recherche, les réseaux sociaux et les plateformes de jeu en ligne.
Favoriser l’accès des citoyens à des services numériques évolutifs
Les services de santé numérique devront être accessibles à n’importe quel endroit et à n’importe quel moment de manière à n’isoler aucun citoyen.
Une démocratisation des services de télémédecine
La démocratisation des services de télémédecine permettra de rendre accessible à un maximum de personnes l’offre de soins, et ce, à moindre coût. « Ces services devraient se positionner graduellement comme alternatifs aux services dispensés de manière traditionnelle en raison de leur accessibilité et de leur capacité à rapprocher les citoyens de leurs intervenants de santé », précise le gouvernement québécois.
Des services qui favoriseront la prévention et le suivi à domicile des patients
Les services de santé numériques devront à terme évoluer de manière à soutenir les citoyens au niveau :
- de la sensibilisation et de la prévention à l’adoption d’un mode de vie sain ;
- de l’adoption et de l’utilisation de dispositifs facilitant le suivi de l’état de santé des patients, l’établissement de diagnostics et la prise en charge des malades ;
- de l’utilisation de moyens pour compenser l’isolement et la perte d’autonomie d’une population vieillissante, tels que les projets de communautés connectées.
L’analyse des big data au centre de la stratégie
Tous ces services reposent sur des données accessibles, fiables et de qualité. « C’est pourquoi le gouvernement du Québec investit dans la « Stratégie québécoise des sciences de la vie » pour encourager l’exploitation et la valorisation des [big data] en santé, qui favoriseront l’innovation provenant des différentes parties prenantes impliquées dans le domaine de la santé, tels que les chercheurs, les entreprises et les startup ».
L’exploitation des big data en santé est l’un des secteurs visant à être développés dans le cadre de la « Stratégie québécoise des sciences de la vie ». L’objectif du gouvernement est de valoriser certaines données afin de faciliter l’analyse de situations complexes et la prise de décision. Il comprend plusieurs spécialités, telles que la science des données, l’apprentissage profond (deep learning) et l’IA.
La gestion des big data dans le secteur de la santé permettra notamment de mettre en place des technologies visant à améliorer la détection et l’établissement de diagnostics pour des maladies comme le cancer, mais aussi d’optimiser l’utilisation des ressources dans l’ensemble du système de santé et d’accélérer la découverte de nouveaux traitements.
Action structurante : mise en place de services principalement centrés sur le citoyen
Un premier ensemble de services numériques de santé sera prochainement proposé aux citoyens québécois.
Dans un deuxième temps, ces services seront progressivement améliorés et complétés par d’autres fonctionnalités au cours des cinq prochaines années, puis d’autres services viendront s’ajouter à l’offre initiale afin de soutenir l’amélioration de la santé et du bien-être de la population.