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  • SI : un nouveau guide « Mener un achat de solutions numériques complexes en santé » publié par l’ANAP

    Parce que l’amélioration des coordinations dans une logique de parcours s’appuie sur des outils et des services numériques dédiés mais que ceux-ci ne peuvent être satisfaits qu’au terme d’une stratégie d’achat répondant à certaines exigences, l’Agence nationale d’appui à la performance des établissements de santé et médicaux sociaux (ANAP) a publié le 13 décembre 2017 le guide « Mener un achat de solutions numériques complexes en santé ».

    Destiné à toute structure porteuse d’un projet d’achat de système d’information territorial, ce document s’appuie sur les retours d’expériences des 5 régions TSN et le témoignage d’industriels.

    L’ANAP y met en évidence les six étapes principales d’une stratégie d’achat et identifie un certain nombre de facteurs de succès pour sa mise en œuvre et pour l’exécution du contrat d’achat en résultant.

    Par ailleurs, des fiches pratiques élaborées par le groupement d’achat Resah complètent ce document pour accompagner la mise en œuvre de projets d’achat de SI complexes.

    Ce document a quatre objectifs :

    • présenter les éléments structurants de la définition d’une stratégie d’achat d’un système d’information complexe en santé ;
    • identifier les étapes de mise en œuvre de la procédure d’achat sous la forme d’un dialogue compétitif ;
    • souligner des points de vigilance dans le cadre de l’exécution d’un contrat d’achat de solutions numériques complexes ;
    • formuler un certain nombre de facteurs de succès d’ordre organisationnel pour la conduite d’un tel projet.

    Il est consultable ou téléchargeable sur le site web de l’ANAP.

  • Health & Tech for People – Thank you !

    Care Insight’s team was very pleased to welcome you at Health& Tech for People in Paris. The event was a great moment to share experiences, insights and to meet with international experts.

    Presentations

    The speakers’ presentations will be available on January 8th on the website of the event. https://www.healthandtech.fr/fr/htifp/

    Save the date 2018

    Please save the date for Health & Tech for People – Digital value on December 18th, 2018 !

  • Etude : un jeu vidéo aide les urgentistes à prendre les bonnes décisions (BMJ)

    Apprendre à trier les patients arrivant aux urgences et reconnaître ceux qui ont besoin de soins en priorité, c’est le but d’un jeu vidéo (serious game) créé pour aider à prendre des décisions rapides.

    Une étude* publiée le 13 décembre dans le British Medical Journal (BMJ) montre que cet apprentissage est plus efficace qu’une formation traditionnelle.

    Se former au triage des patients 

    Près d’un tiers des personnes grièvement blessées ne sont pas transférées dans de bonnes conditions. Résultat : « Chaque année, 30 000 décès évitables surviennent après une blessure, en partie parce que les patients gravement touchés qui se présentent dans des hôpitaux n’ayant pas le matériel nécessaire, ne sont pas rapidement transférés », a déclaré le Dr Deepika Mohan, urgentiste à Pittsburgh (États-Unis). Ces chiffres s’expliquent aussi par le fait que les médecins qui exercent dans des centres non spécialisés ne sont que rarement confrontés à certaines blessures graves. Ils sont donc peu entraînés au processus cognitif dit « heuristique », qui permet d’intégrer des informations complexes et incertaines provenant de sources multiples.

    Un serious game pour urgentistes

    Des chercheurs américains ont donc mis au point un jeu vidéo, appelé « Night Shift », en collaboration avec la société Shell Games. Ce jeu d’aventure en deux dimensions met en scène des « histoires convaincantes pour promouvoir le changement de comportement ». Les joueurs se mettent dans la peau d’Andy Jordan, un jeune urgentiste qui est confronté à des situations plus ou moins graves. Quand il n’oriente pas correctement les blessés, l’urgentiste virtuel doit trouver des solutions à des situations qui se dégradent mais aussi expliquer ce qui se passe à l’entourage du patient. Les conséquences d’un « sous-tri » sont clairement mises en lumière.

    Pour évaluer la pertinence de ce serious game, les chercheurs ont mené une étude dans laquelle 368 médecins urgentistes n’exerçant pas dans des centres de référence ont été recrutés. Ils ont été randomisés en deux groupes : la moitié était formée pendant une heure grâce à une application mobile didactique classique et l’autre moitié a joué à « Night Shift ». À l’issue de cette « formation », les participants ont répondu à des questionnaires et effectué des simulations afin de mesurer leurs capacités de triage. En 42 minutes, ils devaient prendre en charge 10 patients (4 avec des blessures graves, 2 avec des blessures légères et 4 sans plaintes traumatiques). Une centaine de participants a été à nouveau évaluée six mois plus tard. Les résultats de cette expérimentation ont été publiés dans le BMJ le 13 décembre 2017. 

    Résultats

    • Les médecins formés au jeu vidéo ne triaient pas correctement les patients dans 53% des cas contre 64% dans le groupe contrôle.
    • Six mois plus tard, la supériorité du jeu vidéo se confirme : 57% de sous-triage contre 74%.

    Jouer pour « recalibrer » le cerveau

    Pourtant, de nombreux urgentistes ayant utilisé le serious game se sont plaints de l’inutilité et de la perte de temps que représentait le fait de jouer à Night Shift. Les membres du groupe contrôle ont quant à eux apprécié le matériel de formation et souvent passé plus de temps que nécessaire à l’utiliser.

    La principale auteure de l’étude, le Dr Deepika Mohan s’est dit très étonnée de ses résultats. « Une heure de jeu vidéo a permis de recalibrer le cerveau des médecins à tel point que, six mois plus tard, ils surpassaient leurs confrères en reconnaissant un grave traumatisme plus rapidement ». Cependant, l’urgentiste de Pittsburgh ne se leurre pas. « Le recalibrage heuristique ne résoudra pas toutes les erreurs de sous-triage. » En effet, elle précise que les compétences des professionnels ne sont pas la seule origine du problème. Le manque d’ambulance et d’outils diagnostics peuvent aussi occasionner une prise en charge inappropriée aux urgences.

  • Stratégie numérique du Québec : 100 % citoyens pourront interagir à distance avec les médecins

    Le 13 décembre 2017, le gouvernement québécois a révélé la « Stratégie numérique du Québec », un plan régional visant à accompagner la population et les entreprises vers une transformation numérique globale de la société afin de positionner la province comme leader du secteur d’ici cinq ans.

    La stratégie s’articule autour de sept orientations clés, dont l’une d’entre elles concerne « la santé connectée sur le citoyen ». Mission : « que 100 % des citoyens puissent interagir de façon numérique avec le réseau de la santé et des services sociaux et ses professionnels ».

    Deux objectifs vont définir les priorités d’actions dans le domaine de la santé :
    • déployer des services numériques offrant aux patients une meilleure prise en charge, ce qui inclut des dispositifs dédiés à la prévention et à la mise en place d’une expérience simplifiée, intuitive et efficace pour les patients ;
    • favoriser l’accès des citoyens à des services numériques évolutifs.

    Le projet comprend un axe dédié au développement de la e-santé

    Parmi les sept domaines sur lesquels se concentrera le gouvernement dans le cadre de ce programme figure celui de la santé. Le projet est résumé par l’intitulé suivant : « La santé connectée sur le citoyen : que 100 % des citoyens puissent interagir de façon numérique avec le réseau de la santé et des services sociaux et ses professionnels ».

    Deux objectifs définissent les priorités d’action dans le secteur pour les prochaines années :

    • déployer des services numériques permettant une meilleure prise en charge;

    • favoriser l’accès des citoyens à des services numériques évolutifs.

    Déployer des services numériques permettant une meilleure prise en charge

    Ce développement inclut le déploiement d’outils dédiés à la prévention et à la mise en place d’une expérience simplifiée, intuitive et efficace pour les patients.

    La transformation numérique du système de santé sera renforcée par l’instauration de services numériques évolutifs qui faciliteront l’accès aux informations de santé, amélioreront la communication entre les acteurs de l’industrie et favoriseront l’autonomie du citoyen et de ses proches aidants.

    Les services de soins développés seront optimisés grâce au numérique pour répondre aux différents besoins et conditions de vie des citoyens dans l’optique d’améliorer la qualité de vie, le bien-être physique, mental et social, le soutien, le suivi et la prise en charge de la santé de tous les Québécois.

    Vers l’adoption progressive d’une nouvelle culture de collaboration

    Le succès de cette transformation repose sur plusieurs facteurs :

    • la mobilisation et l’engagement de tous les intervenants du secteur de la santé et de tous les citoyens ;
    • le développement en continu de nouvelles connaissances et compétences ;
    • la mise en place progressive de nouveaux modèles de soins conditionnés par le numérique ;
    • l’adoption progressive d’une nouvelle culture de collaboration et de partage afin de faciliter les échanges entre les citoyens et les différents acteurs de l’industrie de la santé.

    L’analyse de données, l’IA et l’IoT font partie des domaines à développer

    Une grande majorité de médecins de famille du Québec utilisent un dossier médical électronique certifié par le ministère de la Santé et des Services sociaux grâce auquel est rendu possible un partage sécurisé des informations avec plusieurs systèmes centralisés du secteur de la santé et des services sociaux tels que le « dossier santé Québec », la « prise de rendez-vous en ligne avec un médecin de famille » et la « prise de rendez-vous en ligne avec un médecin spécialisé ».

    Selon le gouvernement, les nouvelles technologies serviront de leviers pour accélérer cette transformation numérique. Les efforts seront notamment concentrés sur l’analyse des données, l’intelligence artificielle et l’Internet des objets. Grâce à des capteurs, à des applications mobiles et à une surveillance à distance, « le numérique pourra notamment fournir de l’information clinique en continu et permettre à tous les citoyens de bénéficier de services de santé à distance (télé-santé) ».

    Une numérisation des services de prévention du suicide

    Le plan prévoit également une numérisation des services de prévention du suicide dès le printemps 2018. Parmi les moyens via lesquels les professionnels de la santé pourraient se reposer afin de joindre plus facilement les personnes en détresse et mieux « équiper » leurs proches figurent les appareils intelligents, les moteurs de recherche, les réseaux sociaux et les plateformes de jeu en ligne.

    Favoriser l’accès des citoyens à des services numériques évolutifs

    Les services de santé numérique devront être accessibles à n’importe quel endroit et à n’importe quel moment de manière à n’isoler aucun citoyen.

    Une démocratisation des services de télémédecine

    La démocratisation des services de télémédecine permettra de rendre accessible à un maximum de personnes l’offre de soins, et ce, à moindre coût. « Ces services devraient se positionner graduellement comme alternatifs aux services dispensés de manière traditionnelle en raison de leur accessibilité et de leur capacité à rapprocher les citoyens de leurs intervenants de santé », précise le gouvernement québécois.

    Des services qui favoriseront la prévention et le suivi à domicile des patients

    Les services de santé numériques devront à terme évoluer de manière à soutenir les citoyens au niveau :

    • de la sensibilisation et de la prévention à l’adoption d’un mode de vie sain ;
    • de l’adoption et de l’utilisation de dispositifs facilitant le suivi de l’état de santé des patients, l’établissement de diagnostics et la prise en charge des malades ;
    • de l’utilisation de moyens pour compenser l’isolement et la perte d’autonomie d’une population vieillissante, tels que les projets de communautés connectées.

    L’analyse des big data au centre de la stratégie

    Tous ces services reposent sur des données accessibles, fiables et de qualité. « C’est pourquoi le gouvernement du Québec investit dans la « Stratégie québécoise des sciences de la vie » pour encourager l’exploitation et la valorisation des [big data] en santé, qui favoriseront l’innovation provenant des différentes parties prenantes impliquées dans le domaine de la santé, tels que les chercheurs, les entreprises et les startup ».

    L’exploitation des big data en santé est l’un des secteurs visant à être développés dans le cadre de la « Stratégie québécoise des sciences de la vie ». L’objectif du gouvernement est de valoriser certaines données afin de faciliter l’analyse de situations complexes et la prise de décision. Il comprend plusieurs spécialités, telles que la science des données, l’apprentissage profond (deep learning) et l’IA.

    La gestion des big data dans le secteur de la santé permettra notamment de mettre en place des technologies visant à améliorer la détection et l’établissement de diagnostics pour des maladies comme le cancer, mais aussi d’optimiser l’utilisation des ressources dans l’ensemble du système de santé et d’accélérer la découverte de nouveaux traitements.

    Action structurante : mise en place de services principalement centrés sur le citoyen

    Un premier ensemble de services numériques de santé sera prochainement proposé aux citoyens québécois.

    Dans un deuxième temps, ces services seront progressivement améliorés et complétés par d’autres fonctionnalités au cours des cinq prochaines années, puis d’autres services viendront s’ajouter à l’offre initiale afin de soutenir l’amélioration de la santé et du bien-être de la population.

  • La blockchain : naissance d’un nouveau modèle économique ? (Livre blanc de Healthcare Data institute)

    Healthcare Data Institute, think tank sur l’apport des big data dans la santé, a publié, mi-novembre 2017, un Livre blanc sur la Blockchain, en anglais, intitulé « Blockchain for better care ».

    Ce document apporte un cadre méthodologique pour en faciliter la décision. Au moyen d’un canevas dédié, le lecteur est amené à clarifier son besoin et à prendre conscience de la pertinence (ou non) de cette solution face à son problème.

    Le livre blanc fait le point sur l’utilisation des différentes types de Blockchain – dont Bitcoin, Ethereum et Hyperledger – et liste une série de recommandations pour qu’elles puissent se généraliser, notamment dans le domaine de la santé.

    4 recommandations pour passer du buzz à la réalité

    David Manset, qui a dirigé le groupe de travail du livre blanc« Blockchain for better care », en livre une synthèse en 4 points :

    •   La blockchain : naissance d’un nouveau modèle économique

    La blockchain étant par essence décentralisée, son utilisation implique une refonte du modèle économique. En effet, par-delà le changement de paradigme technologique, la blockchain nous invite à redéfinir la chaîne de valeur et le rôle des parties prenantes. Bien qu’elle remplisse certains des besoins techniques d’actualité (traçabilité, transactions sécurisées etc.), elle ne peut être utilisée que pour ces seules finalités. C’est d’ailleurs ce qui la rend si difficile à généraliser, puisque dans tous les domaines d’application, ses protagonistes font rapidement face à la refonte du modèle économique sous-jacent à la filière.

    • La blockchain est-elle toujours pertinente ? Réflexions sur les cas d’usage

    La blockchain n’est pas un remède à tous nos maux, encore moins une baguette magique. Elle peut être prise en considération dès lors que des problématiques de traçabilité, de confiance, de transactions sécurisées ou encore de décentralisation de l’information dans une configuration multi-centre sont recensées. Elle n’en devient pas pour autant comparable à une vraie base de données, notamment en termes de performances. Son procédé de signatures chainées des transactions n’en garantit pas l’absolue inviolabilité, mais il permet un gain de temps face à des hackers de plus en plus équipés.

    La blockchain n’affranchit pas ses utilisateurs des problématiques d’intégration des systèmes d’informations (SI) et d’interopérabilité. Enfin, son immuabilité pourrait de prime abord la rendre incompatible avec le cadre réglementaire, notamment vis-à-vis des données sensibles à caractère personnel. 

    • Blockchain et industrialisation : deux philosophies antagonistes

    La blockchain est née d’un courant de pensée libertaire, qui consistait à déconstruire notre société pour aller vers un modèle transactionnel, décentralisé et anonyme, garantissant ainsi la liberté des marchés et des individus. Elle a depuis convaincu futuristes et technologistes sur la puissance de son protocole dans la gestion de transactions d’objets digitaux. Elle est ainsi devenue un élément technologique de première importance pour l’industrie, en pleine recherche de leviers de transformation. Or, notre monde a peu évolué sur ces aspects. Nous sommes toujours dans un mode plutôt centralisé en termes juridiques, politiques et d’autorités. C’est ainsi que depuis quelques années fleurissent nombre de blockchains privées ou de consortium, qui (ré)introduisent la notion d’identité des acteurs dans la chaîne. Si cela va à l’encontre du principe même de la blockchain, ça n’en reste pas moins indispensable à la recevabilité juridique d’un tel système.

    • La création d’un standard

    Au rythme auquel la blockchain se répand dans les strates de nos SI et de notre société, il devient important d’en normaliser le cœur, à minima. Plusieurs initiatives sont aujourd’hui à l’œuvre, notamment l’ISO groupe TC 307 et l’UIT SG17 aux Nations Unies, qui de concert travaillent à la définition des concepts, de l’architecture et plus globalement aux problématiques de gouvernance, confidentialité etc. La normalisation permet d’accompagner et d’organiser le marché.

     

     

     

  • Thales acquiert Gemalto pour 4,8 milliards d’euros en vue de devenir leader de la sécurité numérique

    Après l’OPA d’Atos sur Gemalto avortée, une offre « amicale » a été faite à Gemalto par Thales, spécialisé dans l’aérospatial, la défense et la sécurité et annoncée le 17 décembre 2017. Cette offre d’acquisition a été acceptée et confirmée par Gemalto devant la presse lundi 18 décembre 2017.

    Cette acquisition permet à Thales d’accélérer sa stratégie numérique et les deux sociétés comptent devenir les leaders du traitement et de la protection des données. Leur union leur confère la capacité à couvrir la totalité des besoins numériques de leurs clients.

    Le partenariat permet à Thales d’augmenter de 3 milliards d’euros son chiffre d’affaires dans le numérique. La R&D reste au cœur des activités de sécurité numérique de Thales et Gemalto, puisque Thales affirme vouloir investir plus de 1 milliard d’euros en R&D autofinancée pour tirer parti des compétences d’une équipe de 28 000 ingénieurs et 3 000 chercheurs.

    Création d’un leader mondial dans la sécurité numérique et le cybersecurité

    Thales renforce ses activités dans les technologies numériques depuis 3 ans en investissant plus d’un milliard d’euros dans la connectivité, la cybersécurité, le big data et l’intelligence artificielle avec l’acquisition de Sysgo (systèmes intégrés), Vormetric (protection des données) et Guavus (big data).

    Par l’acquisition de Gemalto qui est leader mondial de l’identification et de la sécurité des données, Thales augmente de plus de 3 milliards d’euros le chiffre d’affaires de ses activités numériques et acquiert un éventail de technologies et de compétences qui s’applique à l’ensemble de ses marchés.

    Le nouveau portefeuille de solutions intègre:

    • des logiciels de sécurité ;
    • une expertise en biométrie, en authentification multi-facteurs et dans l’émission de titres physiques et numériques sécurisés

    Thales et Gemalto peuvent répondre aux besoins des clients les plus exigeants confrontés à des enjeux de sécurité de données, notamment les Opérateurs d’Infrastructures Vitales tels que les banques, les opérateurs télécom, les administrations, les entreprises de service public et l’industrie.

    Thales apportera son activité numérique à Gemalto, qui continuera d’opérer sous sa propre marque, en tant qu’une des sept activités mondiales de Thales. Les équipes de direction de Thales et de Gemalto partagent une vision industrielle commune et portent le projet de croissance de ce nouvel acteur mondial de la sécurité numérique. Philippe Vallée prendra la tête de cette nouvelle activité.

  • GIANT Health Event : l’IA et les technologies vocales peuvent révolutionner les services de soins

    L’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) et des technologies vocales a été explorée du 28 au 30 novembre 2017 à Londres lors du GIANT Health, un événement centré sur le secteur de la health tech.

    À l’occasion de ce rendez-vous à la portée internationale, la solution développée par Accenture avec Amazon Web Services (AWS) a notamment pu être présentée. Il s’agit d’un dispositif reposant sur l’IA et la reconnaissance vocale dédié aux personnes âgées dans l’optique de permettre à leurs proches et au personnel soignant de suivre à distance leur état de santé.

    IA : Accenture et AWS s’intéressent à la silver tech

    Accenture explore actuellement l’utilisation de la technologie vocale dans le secteur des soins sociaux. Il a récemment achevé un programme pilote basé sur l’IA pour aider les personnes de plus de 70 ans à améliorer leur état de santé et leur bien-être.

    Des services pour améliorer l’observance thérapeutique

    La plateforme Accenture, qui utilise le service de cloud computing d’Amazon Web Services (AWS), enregistre les comportements et les préférences des utilisateurs puis leur suggère des activités visant à soutenir leur bien-être physique et mental.

    Le dispositif, qui peut être téléchargé sur l’Echo Show d’Amazon, comporte un portail « Family and Carer » sur lequel la famille et les soignants peuvent s’enregistrer pour s’assurer que le patient concerné a bien pris ses médicaments.

    La technologie peut également identifier d’éventuelles anomalies dans le comportement de la personne et alerter si besoin les membres de la famille.

    Les autres services d’Accenture développés dans le cadre de ce projet permettent notamment de rechercher des événements locaux mais aussi du matériel de lecture et d’apprentissage et de recevoir des rappels de rendez-vous médicaux par voie électronique.

    Un programme pilote mené à Londres

    Soixante personnes, âgées de plus de 70 ans et vivant de façon autonome, ont participé au programme pilote qui s’est déroulé à Londres d’août à octobre 2017. Vingt d’entre elles ont décidé de s’abonner à la plateforme à l’issue de l’expérience.

    Laetitia Cailleteau, responsable d’Accenture Liquid Studio London, où l’application a été développée, a déclaré que ce test avait permis de mettre en avant les effets positifs que pouvait entraîner l’emploi des nouvelles technologies dans le domaine des soins.

    Les seniors de plus en plus enclins à utiliser des services et produits health tech

    Par ailleurs, les personnes âgées semblent s’intéresser de plus en plus aux solutions health tech. Une enquête récemment publiée par Ieso Digital Health a révélé que de plus en plus d’hommes et de femmes de plus de 65 ans avaient accès à la thérapie cognitive en ligne (IECBT) au Royaume-Uni. L’IECBT est une technologie qui permet aux patients de parler au sein d’une salle de thérapie virtuelle. Une tendance intéressante pour les acteurs de l’industrie souhaitant investir le marché de la silver tech.

    AWS s’inquiète des conséquences économiques du Brexit sur l’innovation

    Parmi les conférenciers du GIANT Health figuraient le chef des libéraux-démocrates britanniques, Vince Cable, et le directeur du secteur public mondial d’AWS, Wayne Philips, qui ont discuté de la façon dont les technologies en développement dans les domaines de l’IA et de la reconnaissance vocale pouvaient améliorer les services de soins.

    « Nous avons atteint un stade étonnant dans l’utilisation de la technologie, dans le domaine vocal en particulier, et dans la manière de les proposer aux patients, a déclaré M. Philips. L’innovation est ce qui fait avancer ce marché. »

    M. Cable a concentré son intervention sur la façon dont les nouvelles sociétés high tech, à même d’explorer l’IA et la technologie vocale dans le secteur de la santé, pourraient être financées.

    Il craint que le Brexit ait un effet négatif sur le marché, en particulier sur le Fonds européen d’investissement (FEI) qui soutient les technologies d’innovation en Europe. L’homme politique a précisé sa pensé dans un tweet après la conférence pour expliquer que, selon lui, cette perte du FEI « nuirait » au secteur médical, qui représente une « grosse part » de l’économie britannique.

  • Data : ministres de la Santé UE d’accord pour promouvoir la libre circulation des données de santé

    Réunis le 8 décembre 2017 à Bruxelles, les ministres de la Santé européens ont approuvé les conclusions du Conseil de l’Union européenne, qui appelle la Commission européenne et les États membres à promouvoir la libre circulation des données de santé dans l’UE afin d’accélérer l’innovation numérique.

    Vers une mise en œuvre plus étendue des services de santé en ligne en Europe

    « (…) Nous avons poussé les États membres à coopérer afin de créer de meilleures conditions pour l’innovation fondée sur [l’analyse de] données et la mise en œuvre plus étendue des services de santé en ligne dans toute l’Europe », a déclaré le ministre estonien de la Santé et du Travail Jevgeni Ossinovski, cité par un porte-parole (source : Baltictimes.com). À la tête de la présidence [actuelle du Conseil], l’Estonie a été ouverte aux propositions des différentes parties. Cela nous a permis d’obtenir un large soutien, permettant l’établissement des conditions préalables à la réalisation des activités validées pendant la présidence estonienne au cours des prochaines années. »

    L’analyse de données permet aux médecins de prendre des décisions plus précises

    Dans leurs conclusions, les différents ministres de la Santé européens soulignent que la technologie numérique et l’analyse des données favorisent le développement de nouveaux services de santé et simplifie la communication entre les différents acteurs de l’industrie.

    Grâce à l’analyse des données médicales, il est possible de prendre des décisions plus précises lors de l’établissement d’un diagnostic et la délivrance d’un traitement mais aussi d’utiliser de manière plus économique qu’auparavant les ressources de santé.

    Cette évolution garantit aux patients un meilleur accès à leurs informations de santé, un meilleur contrôle de l’utilisation de leurs données et la possibilité d’assumer une plus grande part de responsabilité dans la gestion de leur santé.

    La Commission invitée à créer des systèmes d’information transfrontaliers

    Le Conseil encourage les États membres à augmenter leurs investissements pour le déploiement de solutions numériques soutenant la qualité des services de santé et à éliminer les obstacles injustifiés à la circulation des informations de santé.

    Pour assurer la libre circulation des données, la Commission européenne a été invitée à soutenir la création de systèmes d’information transfrontaliers en utilisant des fonds de l’UE.

    Améliorer l’accès aux informations de santé

    La mise en place des principes convenus dans les conclusions crée de nouvelles possibilités aussi bien pour les patients que pour les entreprises proposant des services de santé.

    « Par exemple, grâce aux plateformes d’échange et de coopération transfrontalières, il est possible d’offrir aux personnes souffrant de maladies rares un accès aux meilleures connaissances médicales en Europe, ce qui permet de diagnostiquer plus rapidement la maladie et de mieux la traiter, souligne M. Ossinovski. Les 35 millions de personnes souffrant de maladies rares en Europe pourraient potentiellement bénéficier [de cette avancée], sans parler des millions d’Européens qui voyagent et qui peuvent avoir besoin d’utiliser leurs données de santé et leurs prescriptions numériques dans une autre nation européenne [que leur pays de résidence]. »

    En dehors des avantages pour la santé qu’un tel investissement représente, la création de conditions idéales pour le domaine de la recherche et du développement scientifiques améliore la compétitivité des entreprises offrant des services de santé numériques sur le marché européen et l’accessibilité aux services de soins personnalisés.

    Accentuer la coopération entre les États pour renforcer la sécurité des données

    La question de la protection des données personnelles a également été abordée par les ministres de la Santé européens lors d’une réunion informelle organisée en juillet à Tallinn, en Estonie. Ont plus précisément été traitées les questions relatives à l’accès des populations à leurs données de santé, au droit des personnes à décider de l’utilisation de leurs informations et à l’usage des données personnelles visant à développer des services de santé et à mener des recherches.

    Les ministres ont notamment estimé qu’il était nécessaire de renforcer la coopération entre les États membres pour améliorer la sécurité des données de santé et l’interopérabilité des systèmes d’information.

    L’innovation numérique dans le domaine de la santé au sein de l’Union européenne est soutenue par la Digital Health Society (DHS), un mouvement créé par le ministère des Affaires sociales d’Estonie et l’European Connected Health Alliance (ECHAlliance) qui a rassemblé les contributions de tous les acteurs intéressés par le développement de la e-santé dans l’optique d’instaurer des stratégies et des actions solides afin de mener à bien la transformation numérique des systèmes de santé européens.

    Une centaine d’organisations européennes ont rejoint le mouvement DHS en coopération avec des institutions étatiques afin de mettre en place des accords de coopération transfrontalière pour accélérer la numérisation des systèmes de santé dans l’ensemble de l’Europe. Une déclaration commune a été publiée.

  • #FASN2017 : les 7 starts-ups ayant participé au challenge des rencontres interrégionales IDF

    La 11e étape de la campagne « Faire avancer la santé numérique » s’est tenue le 14 décembre 2017 à Paris. Pour clore une année de campagnes régionales, FASN a proposé les 36 heures chrono Ile-de-France, une rencontre interrégionale autour des enjeux et perspectives 2020 de la santé numérique en Ile-de-France.

    La journée a également accueilli un challenge pour donner l’occasion à 7 start-ups de pitcher devant l’audience : Dr Warehouse, VirtualiSurg, Medelse, Calmedica, Medhub, Drepacare et Mediveille.

    7 start-ups ont pitché leur produit phare

    • Dr Warehouse

    Cette start-up développe un entrepôt de données orienté document, qui tente de répondre à 3 cas d’usage : la recherche clinique et le recrutement des patients, le data mining permettant de tester les hypothèses de recherche et la recherche translationnelle. Dr Warehouse est installé à l’hôpital Necker-Enfants Malades et contient aujourd’hui 445 000 patients, 3,4 millions de comptes rendus / documents médicaux, 19 millions de résultats codés (biologie, PMSI). 

    • VirtualiSurg 

    Cette start-up développe des modules de formation en réalité virtuelle qui incluent à la fois les dernières innovations technologiques et pédagogiques ainsi que les dernières pratiques chirurgicales.

    • Medelse

    Il s’agit d’une plateforme web pour faciliter le recrutement de médecins. Lancé fin 2016, 15 000 professionnels se sont inscrits (+ 2 000 par mois) et la strat-up vise 45 000 utilisateurs pour l’été 2018.

    • Calmedica

    Fondé en 2013, l’entreprise développe des solutions de prise en charge et de suivi médical reposant sur les nouvelles technologies de communication, notamment le sms, pour une meilleure observance des patients et une meilleure efficience du système de soins.

    • Medhub

    Créé il y a 6 mois MedHub a pour mission de construire une infrastructure de données collaborative, sécurisée et centrée sur le patient, afin de proposer un parcours de soins fluide et connecté. Son premier produit est une plateforme d’hébergement de données de santé en cloud entièrement contrôlée par le patient qui devrait être lancé en février 2018.

    • Drepacare

    L’appli qui informe et accompagne les personnes atteintes de drépanocytose. Parmi les fonctionnalités : le suivi des traitements, de la douleur, des conseils pour mieux se nourrir et s’hydrater ou des témoignages de malades du monde entier.

    • Mediveille

    Cette application permet de localiser et de contacter au plus vite les médecins généralistes libéraux de garde dans une zone géographique. L’innovation réside dans la visibilité en temps réel de leur disponibilité. L’objectif est de faire diminuer la fréquentation des services d’urgence. 

  • Aménagement numérique des territoires : Edouard Philippe promet le haut débit pour tous en 2020 

    « Le cap est clair : tous les Français doivent avoir «au moins 8 mégabits en 2020 et le très haut débit, soit 30 mégabits d’ici 2022», a annoncé Edouard Philippe, Premier Ministre, lors de la deuxième édition de la Conférence nationale des territoires le 14 novembre 2017 à Cahors.

    Selon le plan d’Aménagement numérique des territoires annonce, une nouvelle enveloppe de 100 millions d’euros servira à financer un chèque de 150 euros destinés à près d’1,5 million de ménages, les plus isolés géographiquement, pour qu’ils puissent avoir accès aux technologies de très haut débit autre que la fibre optique (boucles radio, satellite, 4G fixe…).

    Le plan comprend aussi un volet « couverture mobile » pour le million de Français réparti sur 15 % du territoire
    qui n’ont pas la 4G. De « nouvelles obligations pour les opérateurs dans les zones d’habitation, les principaux axes de transport et les zones touristiques » vont être annoncées.

    Le panorama de l’aménagement numérique des territoires est disponible sur ce lien.