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  • Etude : des bracelets connectés pour évaluer le risque de réadmission hospitalière

    Compter le nombre de pas grâce à un bracelet Fitbit permet de prédire le risque de réadmission après une chirurgie du cancer. Plus le nombre de pas est élevé, moins le patient retourne à l’hôpital dans les 60 jours. Les bracelets connectés seraient donc des outils pertinents dans le suivi post-opératoire, selon une étude* publiée le 6 décembre 2017 dans les Annals of Behavioral Medicine.

    Marcher pour diminuer les réadmissions hospitalières

    Après une chirurgie carcinologique de l’abdomen, les taux de réadmission hospitalière dans les 30 jours varie entre 15 et 50%. Les réadmissions évitables représentent un coût pour le système de santé, du stress pour le patient et ses proches, et à terme elles sont associées à une mortalité précoce. Les autorités sanitaires américaines ont donc élaboré des programmes visant à réduire ces taux de réadmission, allant jusqu’à pénaliser les hôpitaux ayant des indicateurs dans le rouge.

    La reprise rapide de la marche est reconnue comme un facteur clé de la récupération post-opératoire. Mais, cette déambulation précoce est rarement surveillée et elle a même été peu mesurée dans le but de savoir à quel point elle influait sur les résultats cliniques.

    Suivre la convalescence avec Fitbit

    Des chercheurs de l’Université de Pittsburg ont donc mené une étude avec des bracelets électroniques. « L’émergence récente et la popularité croissante de dispositifs portables fiables et disponibles dans le commerce – tels que Fitbit- permettent une quantification simple, objective et continue de l’activité physique et un suivi en temps réel de la déambulation des patients, estiment les auteurs. Mais, la capacité de ces données détectées passivement à prédire des résultats cliniques importants n’est pas claire pour le moment. »

    Ils ont donc enrôlé 71 patients atteints d’un cancer du péritoine de stade IV qui venaient de subir une intervention chirurgicale. Au moment de leur sortie de l’unité de soins intensifs, ils se sont vus remettre un bracelet connecté Fitbit et devaient le porter en permanence au poignet. Le nombre de pas effectués par chaque patient a ainsi pu être calculé dans la phase post-opératoire. Le taux de réadmission dans les 30 à 60 jours après la sortie de l’hôpital a ensuite été recherché. Les auteurs de l’étude ont bien évidemment tenu compte de plusieurs facteurs pouvant influencer les résultats, tels que l’âge, l’IMC, le sexe mais aussi le niveau d’activité physique avant l’opération.

    Résultats

    • Les patients ont effectué une moyenne de 968 pas par jour pendant la convalescence ;
    • Dans les 30 jours, le taux de réadmission a été de 34% ;
    • Dans les 60 jours, le taux de réadmission a été de 39% ;
    • Plus le nombre de pas augmentait, plus le taux de réadmission baissait ;
    • 100 pas de plus par jour était associé à un risque de réadmission inférieur de 17% après 30 jours, et de 18% après 60 jours.

    Des bracelets pour améliorer le suivi postopératoire

    Cette amélioration de l’état de santé était perceptible quel que soit l’âge, le diagnostic initial et la durée du séjour post-opératoire. Les auteurs estiment donc que « les moniteurs d’activité peuvent fournir des informations cliniquement significatives et que la surveillance passive de la mobilité péri-opératoire permet d’identifier les patients à risque de résultats post-opératoires médiocres. » Grâce aux données fournies par les bracelets connectés, les équipes soignantes pourraient accroitre la surveillance de certains malades. 

    Cette étude présente cependant quelques limitations, et notamment le petit effectif de patients inclus, mais aussi le manque de fiabilité des bracelets électroniques pour enregistrer la marche lente, voire assistée.

  • La CNIL pose les bases d’une éthique de l’IA : « Comment permettre à l’homme de garder la main ? »

    La Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés a présenté le 15 décembre 2017 à Mounir Mahjoubi, Secrétaire d’Etat chargé du Numérique et Cédric Villani, chargé par le gouvernement d’une mission sur l’intelligence artificielle, les résultats d’une vaste consultation lancée au mois de janvier 2017 sur la question de l’IA.

    Le rapport sur « Les enjeux éthiques des algorithmes et de l’intelligence artificielle : Comment permettre à l’homme de garder la main » pose deux principes fondamentaux – loyauté et vigilance – et six recommandations opérationnelles à destination tant des pouvoirs publics que des diverses catégories de la société civile.

    Des champs d’exploration variés

    Le rapport s’appuie sur les résultats d’un débat public ouvert et décentralisé que la CNIL a animé de janvier à octobre 2017. 3 000 personnes ont participé à 45 manifestations tenues à l’initiative de 60 partenaires en France et aux États-Unis. Une concertation citoyenne a également été organisée à Montpellier le 14 octobre 2017 pour compléter la démarche.

    Médias, vie publique et politique, éducation, culture, santé, justice, sécurité et défense, banque et finance, emploi et recrutement ont été abordés comme champs d’exploration des algorithmes et de l’intelligence artificielle par les partenaires : des instituts de recherches, des institutions publiques, des fédérations professionnelles, des syndicats, des ordres d’avocat, des hôpitaux, des think tanks, des entreprises, etc.

    Deux principes pourraient s’inscrire dans une nouvelle génération de garanties et de droits fondamentaux à l’ère numérique

    Le principe de loyauté

    La CNIL estime que tout algorithme, qu’il traite ou non des données personnelles, doit être loyal envers ses utilisateurs, non pas seulement en tant que consommateurs, mais également en tant que citoyens, voire envers des communautés ou de grands intérêts collectifs dont l’existence pourrait être directement affectée.

    Le principe de vigilance/réflexivité

    Il s’agit d’organiser une forme de questionnement régulier, méthodique et délibératif à l’égard de ces objets mouvants. Ce principe constitue une réponse directe aux exigences qu’imposent ces objets technologiques du fait de leur nature imprévisible (inhérente au machine learning), du caractère très compartimenté des chaînes algorithmiques au sein desquels ils s’insèrent et, enfin, de la confiance excessive à laquelle ils donnent souvent lieu. C’est l’ensemble des maillons de la chaîne algorithmique (concepteurs, entreprises, citoyens) qui doivent être mobilisés pour donner corps à ce principe, au moyen de procédures concrètes – par exemple, des comités d’éthique assurant un dialogue systématique et continu entre les différentes parties-prenantes.

    Les 6 recommandations opérationnelles

    Former à l’éthique tous les acteurs-maillons de la « chaîne algorithmique » (concepteurs, professionnels, citoyens)

    L’alphabétisation au numérique doit permettre à chaque humain de comprendre les ressorts de la machine. 

    Rendre les systèmes algorithmiques compréhensibles

    En renforçant les droits existants et en organisant la médiation avec les utilisateurs.

    Travailler le design des systèmes algorithmiques au service de la liberté humaine

    Pour contrer l’effet « boîtes noires ».

    Constituer une plateforme nationale sur les enjeux éthiques des algorithmes et de l’intelligence artificielle d’audit des algorithmes

    Encourager la recherche sur l’IA éthique et lancer une grande cause nationale participative autour d’un projet de recherche d’intérêt général

    Renforcer la fonction éthique au sein des entreprises

    Par exemple, l’élaboration de comités d’éthique, la diffusion de bonnes pratiques sectorielles ou la révision de chartes de déontologie peuvent être envisagées.

    Le rapport complet est disponible via ce lien.

  • Asip Santé 2018 : généraliser les usages innovants du numérique en santé, Paris le 30 janvier 2018

    L’Agence des Systèmes d’information partagés de Santé organise le 30 janvier 2018 sa conférence annuelle.

    De grands témoins, des experts, des acteurs de terrain débattront des défis à relever pour généraliser les usages innovants du numérique en santé dans un cadre commun d’urbanisation, de sécurité et d’interopérabilité.

    Inscriptions gratuites via ce lien.

  • Catel Visio 2018 : des bonnes pratiques aux succès en e-santé, jeudi 22 mars 2018

    Le Club des Acteurs de la TELésanté propose une viosoconférence sur les bonnes pratiques en e-santé avec 25 témoignages concrets réalisés en direct depuis les villes participantes.

    Avec le soutien et l’allocution officielle d’Agnès BUZYN, Ministre des Solidarités et de la Santé 

     9h30 : accueil du public 
     10h : ouverture officielle des sites participants
     10h30 : Allocutions officielles
     11h15 : sessions du matin
     12h30 : allocution officielle du Catel
     12h45 : déjeuner
     14h : sessions de l’après-midi 
     15h30 : Synthèse des sites participants 
     16h : Clôture de Catel Visio 2019

    Programme librement inspiré de la stratégie du collectif France Assos Santé

    • DESERTS MEDICAUX : Quelles solutions apportées par la e-santé?
    • PREVENTION &SANTE PUBLIQUE : La e-santé faite pour et avec la population
    • QUALITE, SECURITE, PERTINENCE DES SOINS : Comment agir pour améliorer la prise en charge des patients grâce à l’usage du numérique ?
    • MODELE ET EFFICIENCE ECONOMIQUE : Améliorer l’efficience économique de notre système de santé pour réduire les restes àcharge pesant sur les personnes malades ?

    Inscription gratuite mais obligatoire via ce lien.

  • Appel à candidatures : l’incubateur Tech Care Paris recrute sa promotion 2018

    Tech Care Paris, plateforme d’innovation de Paris and Co dédiée à la e-santé et au bien-être, lance son appel à candidatures destiné à recruter la promotion 2018 de son programme d’incubation. Il porte sur les domaines stratégiques définis avec ses partenaires : Assistance Publique – Hôpitaux de Paris, BPI France, Carrefour, Covéa, Docapost, Elior Group, Humanis, Mairie de Paris, La Caisse des dépôts et consignations, Groupe La poste, Sanofi et Philips Healthcare.

    Les start-ups intéressées sont invitées à candidater jusqu’au 30 janvier 2018 pour intégrer ce programme offrant un large panel de services : accompagnement, accès au programme sectoriel « Tech Care Academy », à des financements privilégiés, à des espaces de conférence et de co-working, à un important réseau d’experts en santé et de partenaires industriels.

    Les entreprises sélectionnées pourront intégrer Tech Care Paris à partir de mars 2018 en fonction des places disponibles. L’an dernier, l’incubateur a reçu 93 candidatures et a intégré 6 start-ups de la e-santé.

    L’appel à candidatures s’adresse aux entreprises innovantes de moins de 4 ans, françaises ou non-françaises :

    • En phase d’amorçage : en cours de développement d’une première offre ou l’ayant déjà finalisée, ayant validé le besoin marché au travers d’une étude préalable ou auprès d’au moins de bêta testeurs ou client. Les sociétés en cours de création sont éligibles (mais elles devront être créées avant leur entrée en incubation) ;
    • En phase de décollage : disposant d’une première offre industrialisée et commercialisée, déjà vendue à un ou plusieurs clients.

    Des critères d’éligibilité

    • le caractère innovant du projet, du concept ou du service ;
    • le potentiel économique de l’entreprise et la capacité à créer des emplois à Paris ;
    • la crédibilité et le sérieux du business plan ;
    • la contribution à l’attractivité touristique de Paris ;
    • le potentiel de diffusion de l’innovation à l’échelle internationale ;
    • la complémentarité des porteurs de projet.

    Délai et prix de consolation

    Les candidatures peuvent être soumises jusqu’au 30 janvier 2018 à minuit via ce lien.

    Les entreprises présélectionnées, mais non retenues pourront accéder à un programme d’animations mis en place par Tech Care Paris à l’intention de l’ensemble des acteurs des secteurs considérés.

  • Appel à candidatures : 5e Trophées de la Santé Mobile lancés

    Les Trophées de la Santé Mobile ont pour objectif de promouvoir les applications mobiles de santé et les objets de santé connectés de l’année, mais surtout de mettre en avant les usages qui y sont liés.
    La 5e édition des Trophées, organisée par DMD Santé, se déroulera vendredi 9 février 2018.

    L’appel à candidature est ouvert du 19 décembre 2017 au 14 janvier 2018 via le lien ci-contre.

    Plus de 150 000 € de conseils, campagnes de communication et labellisations mHealth Quality seront dédiés aux 7 vainqueurs de cette édition pour pérenniser leurs développements industriels et leurs visibilités.

    Sept catégories distinctes et récompenses :

    • Le Trophée de l’application mobile de santé destinée aux professionnels de santé
    • Le Trophée de l’application mobile de santé destinée au grand public ou aux patients
    • Le Trophée de l’application mobile de santé de suivi
    • Le Trophée de l’objet connecté dédié à la cardiologie et/ou la pneumologie
    • Le Trophée de l’objet connecté dédié au diabète
    • Le Trophée de l’objet connecté dédié au sommeil
    • Le Grand Trophée

  • Smart City : Vinci Immobilier livre 20 maisons connectées à Blagnac

    Vinci Immobilier a livré, le 12 décembre 2017, un immeuble de 78 logements collectifs à Blagnac (Haute-Garonne) dont 20 sont des « villas connectées » pilotables avec Docapost, le Hub Numérique de La Poste.

    Ces logements sont équipés des solutions connectées de Legrand et de Netatmo.

    L’immeuble Cérés trouve sa place au sein du quartier Andromède, premier éco-quartier d’Occitanie, région pilote de la Silver éco.

    Le Hub numérique Docapost facilite le pilotage et l’interaction des équipements

    Dans ces nouveaux logements, les interactions entre les objets connectés de la maison permettent de simplifier le quotidien des résidents. Ainsi, depuis l’App du Hub Numérique installée sur leur smartphone, ils pilotent leur logement équipé de Céliane, une gamme de prises et d’interrupteurs connectés, conçue par Legrand et Netatmo. 

    Développé par Docapost, le Hub Numérique de La Poste est proposé aux particuliers sous la forme d’une application mobile qui facilite le pilotage et l’interaction des équipements connectés grâce à 5 scénarios d’usage prédéfinis (vacances tranquilles, mode nuit, mode entrée, mode sortie et suivi de consommation d’eau) ou à personnaliser, et l’accès à des services autour du domicile, de son quartier et de sa ville.

    Concrètement, cette solution de pilotage de la maison connectée permet de :

    • disposer d’une commande générale sans fil via un interrupteur pour activer et personnaliser des scénarios : « Départ », «  Arrivée  ». Ainsi, lorsqu’il quitte la maison, le résident active en un seul geste le scénario « Départ » qui éteint toutes les lumières, ferme les volets et active la simulation de présence ;
    • positionner ou repositionner ses interrupteurs sans fil selon ses besoins ;
    • recevoir sur son smartphone des notifications déjà paramétrées pour être alerté en cas de fonctionnement anormal de ses appareils électriques. 

    Silver eco : un Living lab au cœur de la résidence pour s’informer sur les problématiques de vieillissement

    Le concept Evolio, solution développée par Vinci Immobilier, a été intégré aux logements connectés. Ceux-ci sont pré-équipés pour rendre le quotidien plus confortable et s’adapter aux évolutions de la vie, grâce à des solutions techniques, liées à l’âge ou au handicap : portes d’entrée motorisables ou serrures connectables, monte-escaliers motorisés, chemins lumineux et barres d’appui.

    En outre, au cœur de la résidence, un Living lab permet à chacun de s’informer sur les problématiques de vieillissement et sur les solutions possibles en termes de logements.

    Des économies d’énergie pour chauffer les habitations sans faire de compromis sur le confort

    Netatmo a équipé les logements de la résidence avec un Thermostat Connecté, qui permet aux utilisateurs de réaliser des économies d’énergie. Il définit un programme en fonction des habitudes de vie des membres de la famille pour chauffer à la bonne température au bon moment. La fonction Auto-adapt du thermostat analyse l’isolation de la maison et la température extérieure. Elle détermine automatiquement le temps nécessaire pour atteindre la température souhaitée et offre ainsi un confort optimal au moment voulu, sans surconsommation d’énergie.

  • Le déploiement de la e-santé en Allemagne et en Espagne : état des lieux

    Health&Tech Intelligence vous propose une veille sur les stratégies de e-santé dans les pays d’Europe.

    Cette semaine (20 décembre 2017), l’analyse porte sur celles de l’Allemagne et de l’Espagne.

  • Une application de télémédecine pour pallier le manque de personnel médical au Cameroun

    La start-up That Health Again (Thea) a annoncé en novembre 2017 qu’elle recherchait 13 millions de francs CFA (20 000 €) pour surmonter ses difficultés de financements et assurer le développement de son application mobile, Thea, lancée en 2017 au Cameroun par le Dr. Eloi Hermann Monkam Tsokam, médecin généraliste à la clinique du quartier de Logpom, à Douala.

    Le dispositif permet aux patients d’obtenir des consultations en ligne via une plateforme unique. L’objectif du Dr. Tsokam est de proposer une alternative au modèle de médecine traditionnelle afin de faire face à l’insuffisance de médecins et d’infrastructures médicales au sein du pays. Il souhaite, à terme, lancer son application à échelle internationale.

    Sa route est jonchée d’obstacles, notamment pour cause d’absence d’un cadre légal défini en matière de téléconsultation.

    Thea : une application gratuite pour faciliter l’accès aux soins

    Cameroun : 1,1 médecin pour 10 000 habitants (OMS)

    Selon l’Organisation mondiale de la santé, le Cameroun fait partie des nombreux pays africains à être touchés par une crise des ressources humaines dans le secteur de la santé.

    Le pays compte environ 1,1 médecin et 7,8 infirmières et sages-femmes pour 10 000 habitants. Par ailleurs, le système de santé camerounais a été pointé du doigt a plusieurs reprises ces dernières années en raison de scandales sanitaires, pour certains directement liés à ce manque important de soignants mais aussi à la corruption de plusieurs acteurs de l’industrie.

    15 médecins généralistes disponibles à temps plein pour l’appli

    That Health Again (Thea) pourrait permettre au Cameroun de résoudre une partie des problèmes actuellement vécus par l’industrie de santé.

    L’application (9 Mo) est pour l’instant disponible gratuitement, uniquement sur les terminaux Android. Elle dispose d’une vingtaines de fonctionnalités via lesquelles les utilisateurs peuvent avoir accès à une liste de médecins, à des conseils pratiques sur la santé, à des informations sur les horaires d’ouverture des pharmacies de garde mais aussi à des podcasts, via lesquels certains médecins apportent aux citoyens des recommandations sur diverses maladies.

    Le service central de la plateforme est « choisissez votre médecin », une option qui permet au patient d’entrer en contact avec le médecin de son choix par voie numérique. « Quinze médecins généralistes sont disponibles à temps plein pour l’application Thea », précise le Dr. Eloi Hermann Monkam Tsokam (source : Camerounweb.fr).

    Par l’intermédiaire de l’outil numérique, « les malades peuvent obtenir des avis médicaux de professionnels de la santé, qui peuvent les orienter vers des médicaments adaptés à leur pathologie », précise le concepteur du dispositif.

    Une présence en Afrique mais aussi en France et aux États-Unis

    Depuis sa création en avril 2017, l’application a été téléchargée entre 500 et 1 000, indique Google Play Store, mais son créateur assure que 8 000 personnes y sont abonnées.

    Malgré ses difficultés de financement, l’outil connaît une croissance rapide, au niveau africain mais aussi mondial. En plus de son traditionnel marché camerounais, That Health again aurait conquis des milliers d’utilisateurs au Bénin, en Côte d’Ivoire, au Togo, en Angola, en France et même aux États-Unis, indique la start-up.

    Thea est accessible dans les pays d’Afrique francophones et anglophones (Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Congo, Côte d’ivoire, Gabon, Ghana, Guinée, Kenya, Lesotho, Liberia, Madagascar, Malawi, Mali, Mozambique, Niger, Nigeria, République démocratique du Congo, Rwanda, Sénégal, Sierra Leone, Tanzanie, Tchad , Ouganda, Zambie) et dans tous les autres pays francophones et anglophones du monde.

    Bientôt une version en espagnol et en mandarin ?

    Si l’entreprise parvient à récolter suffisamment de fonds, elle devrait prochainement traduire sa solution dans de nouvelles langues, notamment en espagnol et en mandarin.

    Thea séduit l’industrie, mais doit encore surmonter des obstacles d’ordre législatif

    Les autorités sont ravies du développement du dispositif

    Du côté des pouvoirs publics, les avis sont positifs. La délégation régionale du ministère de la Santé publique pour le département du Wouri (région du Littoral) se réjouit de la mise en place d’une telle solution. « Nous avons besoin de telles initiatives pour renforcer le secteur de la médecine au Cameroun », souligne Jean II Dissongo, délégué régional du ministère dans la région du Littoral, à Douala.

    L’Ordre des médecins du Cameroun émet quelques réserves

    L’Ordre des médecins du Cameroun estime que le produit est une avancée intéressante, mais il émet tout de même quelques réserves. « Une consultation par voie électronique ne sera jamais comparable à une consultation classique, commente Gervais Atedjoe, chirurgien de formation en service à la clinique Marie O, à Douala, et secrétaire général de l’organisation (source : Scidev.net). Le médecin a besoin de voir son patient et de le toucher. »

    La protection des données privées pose question

    La protection des données personnelles fait également partie des sujets de préoccupation des acteurs de l’industrie. Le fondateur de la start-up affirme cependant avoir pris très au sérieux la question, précisant que le serveur de son application repose sur une infrastructure totalement sécurisée.

    La nécessité d’instaurer un cadre légal de l’exercice de la télémédecine

    Reste également un problème à régler au niveau législatif. Le cadre légal de l’exercice de la télémédecine n’a en effet pas encore été défini par les autorités camerounaises. « Nos lois ne suivent pas l’évolution de la technologie. Notre pays est lent, commente Mr. Atedjoe . La seule loi qui s’impose maintenant, c’est celle qui encadre l’exercice de la médecine en ligne. »

  • Le prix dédié à l’informatique en soins infirmiers remis à un professeur britannique

    Le Dr. Hardiker Nicholas, professeur d’informatique en soins infirmiers à l’University of Salford (Angleterre), a reçu fin novembre 2017 le prix Virginia K. Saba Informatics à Washington pour avoir participé au développement de solutions visant à améliorer la communication et la gestion de l’information dans le domaine des soins infirmiers et ainsi l’efficacité des soins délivrées aux patients.

    Le Dr Hardiker est le premier non-Américain à recevoir le prix.

    Nicholas Hardiker : des soins infirmiers à l’informatique

    Nick Hardiker travaille dans le domaine des soins infirmiers depuis près de vingt-cinq ans. Il a fortement contribué à l’avancée de la représentation des données sur les soins infirmiers et sur les soins en général.

    « Le résultat [des avancées en informatique infirmière] est une meilleure utilisation de l’information au niveau de technologies telles que les dossiers de santé électroniques, l’analyse des données et, plus récemment, les dispositifs d’analyse de big data pour aider à prédire l’évolution des maladies », a expliqué le spécialiste (source : Quaysnews.net).

    Informatique infirmière : l’union prometteuse de deux disciplines

    Le Pr. Hardiker a obtenu son diplôme d’infirmier en 1987 puis s’est ensuite orienté vers l’informatique avant d’obtenir un doctorat en la matière en 2002. Pour lui, l’informatique infirmière est une combinaison des deux domaines. « J’ai soigné pendant un certain nombre d’années et je cherchais un changement complet. C’est en faisant mes études de premier cycle en informatique que j’ai pensé pouvoir réunir les deux. »

    L’expert décrit les nouvelles technologies comme étant « transformatrices » dans l’industrie de santé, précisant qu’elles peuvent aider à relever les défis auxquels fait face le métier d’infirmier-ère, comme le manque de certaines compétences particulières.

    Mieux utiliser les nouvelles technologies au profit des soins

    Le lauréat a déclaré nourrir de grands espoirs pour l’avenir des soins et des nouvelles technologies au Royaume-Uni. « (…) Malgré ce que vous avez pu lire, les soins sont actuellement soutenus par l’high tech. L’avenir [dans ce domaine] sera brillant, il s’agit simplement de savoir comment nous pouvons utiliser au mieux ces technologies. »

    Royaume-Uni : vers un langage électronique partagé dans le secteur infirmier

    Anne Cooper, infirmière en chef à NHS Digital (Royaule-Uni), réclame la mise en place d’un langage électronique partagé pour permettre une meilleure circulation des informations et s’assurer que tous les acteurs de l’industrie des soins infirmiers utilisent les mêmes termes pour désigner telle action ou tel équipement afin de permettre des échanges clairs et précis entre professionnels issus de différents organismes de santé.

    L’importance d’une adoption universelle de normes solides

    Interrogé sur le sujet par Digitalhealth.net, le Pr. Hardiker explique que pour y parvenir, des normes solides dans le domaine des soins infirmiers doivent être adoptées par tous. Il estime que si un tel dispositif était instauré, les professionnels de la santé seraient alors à même d’offrir des soins de meilleure qualité.

    Au mois de novembre 2017, le Professional Record Standards Body (PRSB) a déclaré qu’il demandait lui aussi la mise en œuvre d’un langage électronique partagé pour les infirmiers-ères. L’organisation, financée par NHS Digital dans l’optique de développer des normes cliniques pour les dossiers médicaux, a laissé entendre qu’elle travaillait déjà sur le sujet avec les acteurs du secteur.