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    The European Space Agencynull

  • Etude : des algorithmes détectent mieux des métastases que des pathologistes (Jama)

    La détection automatique de métastases chez des femmes souffrant de cancer du sein s’est révélée parfois plus efficace que le dépistage humain. Les résultats d’une étude* publiée le 12 décembre dans le Jama montrent que certains algorithmes affichent des taux inférieurs de faux-négatifs et de faux-positifs par rapport à ceux des pathologistes.

    L’anatomopathologie à l’heure de l’intelligence artificielle

    Evaluer la propagation d’un cancer fait partie des examens essentiels pour décider du protocole de soins. Or, dans le cancer du sein, l’analyse histologique des ganglions sentinelles par les pathologistes n’est pas fiable à 100%. En outre, elle est très consommatrice de temps. C’est pourquoi le recours à l’intelligence artificielle suscite de l’espoir. La numérisation complète de l’évaluation microscopique des coupes histologiques de ganglions lymphatiques est aujourd’hui possible techniquement.

    Algorithme contre humain

    Des chercheurs néerlandais ont donc mis sur pied le « Cancer Metastases in Lymph Nodes Challenge ». Les résultats de cette expérimentation ont été publiés dans le Jama du 12 décembre. Concrètement, un ensemble d’images avec et sans métastases a été confié à différentes équipes internationales afin qu’elles puissent construire des algorithmes. Ensuite, ces algorithmes ont été évalués sur 129 images (49 avec et 80 sans métastases). Afin de comparer leur efficacité, ces coupes histologiques ont aussi été analysées par un panel de 11 pathologistes qui avaient deux heures pour analyser ces images et enfin avec un pathologiste qui n’avait aucune contrainte horaire. Les machines comme les hommes devaient repérer dans un premier temps des foyers métastatiques et dans un second temps l’absence ou la présence de métastases ganglionnaires dans une lame ou une image.

    Résultats

    • Sur les 32 algorithmes évalués, 7 d’entre eux sont parvenus à une meilleure discrimination des métastases que les 11 pathologistes sous contrainte horaire
    • Le meilleur algorithme a obtenu un résultat similaire au pathologiste qui n’avait pas de contrainte de temps
    • Les meilleurs pathologistes sont passés à côté de 37,1% des micrométastases

    Une étude à relativiser

    « A notre connaissance, c’est la première étude qui montre que l’interprétation d’images pathologiques peut être réalisées par des algorithmes d’apprentissage à un niveau de précision qui rivalise avec les performances humaines », ont déclaré les auteurs de ce challenge. Ils concèdent cependant des limites à l’exercice, notamment parce qu’il s’agit d’un exercice de simulation. Les conditions ne sont donc pas comparables à celles de la pratique clinique.

    Un éditorial critique

    Dans un éditorial**, Jeffrey Alan Golden, pathologiste au Brigham and Women’s Hospital de Boston, souligne quant à lui que deux heures représente « un laps de temps irréaliste pour l’évaluation des 129 lames ». Cependant, le fait que l’intelligence artificielle permette de détecter les micrométastases aussi bien, voire mieux que les pathologistes est « excitant ». A ses yeux, cette étude montre que l’intelligence artificielle pourrait, en quelque sorte, « seconder » les spécialistes. Des étapes restent malgré tout à franchir. L’auteur de l’éditorial cite notamment deux obstacles majeures : la formation des professionnels et l’évaluation économique de l’IA.

  • DHS

    Digital Health Societynull

  • Bilan des levées de fonds des start-ups françaises de la e-santé : 38,7 millions d’€ en novembre 2017

    38,7 millions d’euros : c’est le montant levé par les start-ups françaises de la e-santé en novembre 2017. Le chiffre est en forte baisse par rapport au mois d’octobre 2017.

    La levée de fonds la plus importante est réalisée par Doctolib, avec 35 millions d’euros, les autres levées de fonds se situant entre 400 000 et 2 millions d’euros.

  • Merck & Co. et Wayra UK continuent à investir dans les start-ups de la e-santé

    Le groupe pharmaceutique américain Merck Sharp & Dohme (MSD), connu sous le nom de « Merck & Co. Inc. », a révélé le 4 décembre 2017 qu’il allait de nouveau collaborer avec Wayra UK pour soutenir les start-ups de santé numérique du Royaume-Uni.

    MSD travaille depuis deux ans avec Wayra UK, une filiale de l’entreprise espagnole de télécommunications Telefonica, dans le cadre du programme d’accélération « Velocity Health ».

    Velocity Health 2018 aidera 2 sociétés utilisant l’IA et le machine learning

    Le projet Velocity Health vise à accélérer le développement des start-ups health tech pour qu’elles puissent répondre au plus vite aux défis de santé auxquels doit actuellement faire face le NHS.

    Pour cette deuxième édition du programme, Merck & Co. et Wayra UK recherchent des entreprises dont l’objectif est d’améliorer la prévention des maladies et qui utilisent des dispositifs basés sur l’intelligence artificielle et/ou l’apprentissage automatique (machine learning).

    « Les [récentes] percées dans l’intelligence artificielle et l’apprentissage automatique changent nos vies d’une manière jusqu’alors impossible, a déclaré Gary Stewart (source : Pharmaphorum.com), directeur de Wayra UK et de Telefónica Open Future (Royaume-Uni). Il est logique de rechercher des entrepreneurs capables d’exploiter la puissance des données [dont nous disposons] pour améliorer le NHS et les services de santé à l’échelle mondiale, transformant potentiellement la vie de milliards de personnes. »

    Un investissement total de 77 000 euros offert à chaque entreprise

    Deux start-ups seront sélectionnées pour suivre le programme d’accélération, d’une durée de dix mois.

    Un investissement total de 68 000 £ (77 000 €) sera offert à chacune d’entre elles. Cette somme comprend 50 % de fonds, le reste étant consacré à la mise en place de services d’accélération spécifiques, tels que l’accès à un réseau de mentors, de coachs et d’investisseurs influents.

    Les deux entreprises disposeront également de bureaux au sein de l’accélérateur de Wayra UK, situé dans le centre de Londres, mais surtout d’un accès à la clientèle potentielle de Telefónica (plus de 300 millions de personnes) et aux réseaux locaux et mondiaux de Merck & Co. et Wayra UK.

    Le programme débutera en février 2018

    Les candidatures ont ouvert le 4 décembre 2017. La date limite de dépôt des dossiers a été fixée au 4 janvier 2018.

    La finale aura lieu le 12 janvier 2018 et le programme débutera le mois suivant.

    Velocity Health a été créé pour soutenir l’innovation numérique en santé

    Le premier programme s’était concentré sur des sociétés spécialisées dans la prévention du diabète et du cancer.

    Velocity Health a été créé en 2015 pour renforcer les investissements dans l’innovation numérique en santé et aider l’industrie à surmonter les défis présentés dans le NHS Five Year Forward View, un rapport national qui a identifié la numérisation du système de santé comme un moyen clé permettant au NHS d’améliorer ses services délivrés aux patients et de réaliser des économies.

    D’autres rapports majeurs récemment publiés, dont Life Science Strategy and the government response to the Accelerated Access Review, considèrent également la technologie numérique comme essentielle à la viabilité future du service de santé.

    Merk & Co. mise sur la technologie numérique

    Merk & Co. fait partie des nombreuses sociétés pharmaceutiques majeures disposant d’un fonds d’accélérateur numérique, une stratégie nécessaire au vu du développement croissant de la technologie numérique dans le domaine des soins.

    Ces fonds permettent aux entreprises de se rapprocher des entrepreneurs numériques les plus prometteurs avec l’idée d’intégrer leurs solutions au sein de leur offre de services. L’un des exemples les plus notables en la matière est celui de Roche (Suisse), qui a racheté en juin 2017 la société de gestion numérique du diabète mySugr. Cette acquisition va permettre au groupe de créer un écosystème du diabète numérique.

    L’excellence numérique, « pierre angulaire du futur modèle du NHS »

    « Le NHS a fait de l’excellence numérique la pierre angulaire de son futur modèle et nous devons l’adopter si nous voulons avoir un système de santé adapté au XXIe siècle », a déclaré le Dr. Junaid Bajwa, directeur des services de soins de santé à MSD.

  • Roche lance un programme anti-diabète au Royaume-Uni pour inciter les patients à mener une vie saine

    L’entreprise pharmaceutique Roche (Suisse) va renforcer ses services de santé numérique axés sur la lutte contre le diabète en lançant un programme de gestion du mode de vie pour les patients situés au Royaume-Uni et en Irlande par le biais de sa filiale régionale Roche Diabetes Care UK & Ireland.

    Le programme, baptisé « OurPath », a été développé par deux diplômés des universités de Cambridge et d’Oxford (Royaume-Uni) pour aider la population à mener une vie plus saine afin de prévenir ou réduire les symptômes du diabète de type 2.

    Une réduction de 50 % du risque de développer le diabète de type 2

    Le dispositif OurPath a déjà été mis en place par la start-up éponyme soit par le biais du site web du programme, soit via des essais menés à petite échelle par le NHS (système de santé britannique) dans des cabinets de médecins généralistes situés à Londres. Ces derniers ont vu les participants perdre en moyenne 7 kilos, une perte de poids qui a été associée à une réduction de 50 % du risque de développer le diabète de type 2.

    Trackers d’activités, balances sans fil, applications mobiles et coaching

    Le programme offre aux participants les dernières technologies disponibles sur le marché, comme des trackers d’activité, des balances sans fil et des applications mobiles, le tout combiné à un soutien apportée par un coach santé et à un accès aux connaissances nécessaires pour mettre en place un changement de comportement durable parmi la population.

    Roche combinera ce service à son dispositif de surveillance du taux de glycémie, Accu-Chek, et en assurera le déploiement.

    Le NHS pourrait économiser 525 millions de livres sterling

    La société a déclaré vouloir venir en aide à plus de 750 000 personnes au Royaume-Uni dans le cadre de ce projet, ce qui pourrait permettre au NHS d’économiser 525 millions de livres sterling (596 M. €).

    « Le défi du XXIe siècle est [d’encourager les populations] à changer leurs comportement, a déclaré Mike Gibbs, président d’OurPath (source : Pmlive.com). Les maladies qui nous affectent le plus et qui paralysent les économies mondiales dans le secteur de la santé sont celles causées par nos modes de vie malsains. »

    Ce partenariat permettra à Roche Diabetes Care d’embaucher et de former des coachs santé spécialement pour OurPath mais aussi de commercialiser le programme à travers tout le pays.

    Un développement à échelle mondial envisagé

    L’entreprise pharmaceutique va également chercher des solutions pour améliorer l’accès au programme à travers l’ensemble du NHS. Elle prévoit également de déployer le dispositif à échelle mondiale si les premiers essais sont concluants.

    Cet accord dans le secteur de la e-santé fait suite à l’acquisition début 2017 de la plateforme de gestion du diabète MySugr par Roche. Le groupe suisse a intégré le dispositif à ses nouveaux services de santé centrés sur la lutte contre le diabète.

    Les applications et services de MySugr reposent sur le coaching, la gestion de la maladie à distance et le suivi automatisé des données des utilisateurs. Ils peuvent être intégrés à un certain nombre de dispositifs médicaux. Roche assure qu’il continuera à proposer une plate-forme ouverte pour tous les dispositifs et services relatifs à la gestion du diabète, quel que soit leur fabricant.

  • Douleur chronique : déploiement du programme numérique de l’Institut Analgesia prévu en 2018

    L’Institut Analgesia qui participe à l’émergence d’innovations dans le domaine de la douleur, a annoncé le lancement de la phase pilote de sa solution numérique pour la prise en charge de la douleur chronique à l’occasion de la journée mondiale contre la douleur, fin octobre 2017.

    Fruit de son partenariat avec bepatient conclu à l’été 2017, l’Institut Analgesia a mis au point un dispositif de e-santé innovant pour l’évaluation et la gestion de la douleur chronique au cœur duquel elle place le patient.

    L’outil en développement fait appel à la gamification et intègre une communauté de spécialiste gravitant autour du patient. La phase pilote est entamée et l’outil sera testé tout au long de la première moitié de 2018 avant d’être déployé à plus grande échelle.

    Selon la directrice opérationnelle de l’Institut Analgesia, Alice Corteval, l’objectif du programme consiste à :

    • caractériser la douleur ;
    • établir un lien entre l’ensemble des acteurs du parcours patient ;
    • permettre une gestion de la douleur par le patient lui-même.

    Gamification et réseau social pour in fine améliorer le parcours de soins

    Le programme numérique développé doit faciliter la gestion quotidienne de sa douleur par le patient lui-même. Pour cela, le programme a recours à la gamification qui embarque le patient dans différents challenges visant à diminuer son appréhension face à la douleur et le motiver à agir de façon à diminuer le ressenti de la douleur.

    Par le biais de l’application dédiée, le patient pourra avoir accès à une communauté réunie sous forme de réseau social incluant l’ensemble des patients recourant au programme et la communauté scientifique (généralistes, algologues, soignants et autres spécialistes).

    Actuellement en phase pilote, le programme sera testé en 2018 au sein d’une dizaine de centres antidouleur. Cette seconde phase de tests contribuera à amélioration de l’outil avant qu’il ne soit déployé à plus large échelle au deuxième semestre de 2018.

  • E-santé et IA : quelles perspectives pour l’avenir ? (Etude Terra Nova)

    Terra Nova a publié le 5 décembre 2017 une note sur « La santé à l’heure de l’intelligence artificielle ». Les experts du think tank esquissent des perspectives pour l’avenir en partant des systèmes, programmes et algorithmes déjà existants dans le champ de la santé.

    L’idée est aussi de proposer une réflexion sur les politiques publiques à mettre en oeuvre pour faire émerger une stratégie française de santé en intelligence artificielle, et ainsi permettre la transformation du secteur médical à moyen et long terme dans les meilleures conditions.

    H&TI a résumé les grandes lignes de cette note.

    Les impacts envisageables dès à présent sur les métiers médicaux

    L’AI pourrait contribuer à hauteur de 15 700 milliards de dollars à l’économie mondiale en 2030, selon le cabinet de consultants Pricewaterhouse-Coopers, soit une hausse respective de 26 %, de 14,5 % et de 9,9 % des PIB de la Chine, des États-Unis et de l’Europe du Nord. Le monde de la santé est  l’un des secteurs où ces enjeux sont les plus forts. « Comme beaucoup d’autres innovations numériques, va transformer, déplacer les métiers du monde médical, au risque de bouleverser certains schémas qui semblaient acquis, pointe Terra Nova. Mais elle le fera aussi en améliorant les conditions de vie des patients, voire en contribuant à sauver des vies, ce qui donnera de ces nouveaux moyens techniques une perception moins impersonnelle ou menaçante ». Quelques exemples :

    • L’imagerie médicale : Mammographie, dermatologie, rétinopathie diabétique… sont autant de domaines où l’IA accélère le travail médical et fournit des résultats plus affinés que ceux apportés par le seul regard expert du clinicien. On peut citer en exemples ce qui est déjà développé par Aidoc Medical, Zebra Medical Vision, Therapixel, MedyMatch, le programme dédié aux diabétique de Google, programme dédié aux diabétiques ou encore Tilak Healthcare.
    • Le diagnostic : L’analyse, à un moment « t » ou de façon constante, de données de santé facilite l’émergence d’alertes en temps réel aux fins d’établir des diagnostics de plus en plus précis ou d’assurer un suivi exhaustif des patients, notamment ceux qui souffrent de pathologies chroniques. Parmi les avancées celles de Your.MD, chatbot de prédiagnostic, Clustaar, experte sémantique, Syllabs, qui propose de rédiger certains documents à la place du praticien grâce à une IA. DreamQuark, propose des solutions d’analyse de données pour détecter des phénomènes rares et invisibles pour l’homme, ou encore Cardiologs, solution web de lecture des électrocardiogrammes. On peut encore citer Implicity, dont la solution doit permettre de gérer à distance les pacemakers et WinterLight Labs, programme de diagnostic de maladies mentales et cognitives.
    • La recherche : Si l’on a accès à la totalité de la littérature scientifique, aux résultats des centaines de milliers de recherches existantes, aux comptes rendus cliniques mais aussi aux données génétiques des patients… il ne faut que quelques jours, voire quelques heures à des IA pour mettre en évidence de premiers résultats, détecter une pathologie, proposer une molécule utile ou sortir des médicaments du circuit au regard de leurs dangers potentiels ou avérés. Travaillent sur ce créneau, le programme Watson d’IBM qui s’est illustré en diagnostiquant en dix minutes un cas rare de leucémie. La CNAM et l’École polytechnique se sont quant à elles alliées dans l’objectif de développer, d’ici 3 ans, des technologies autour du Big Data dans le champ de la santé.

    Ces quelques exemples montrent à quel point les IA semblent déjà supérieures à la capacité technique humaine ou tendent à la dépasser dans certains domaines spécifiques. 

    Une articulation du médecin avec les autres professionnels de santé bouleversée

    Au-delà du médecin dans sa propre activité, les IA pourraient bouleverser la gradation des réponses apportées aux patients, à travers les rapports entre le médecin et les autres professionnels de santé.

    Terra Nova estime que, dans  dans la perspective d’une démographie médicale qui se contracte, avec la persistance des déserts médicaux et de contraintes budgétaires lourdes, une éventualité serait d’évoluer, pour les tâches les plus simples, souvent chronophages, vers un duo pole infirmiers praticiens/cliniciens et IA, y compris dans le cas de pathologies lourdes ou chroniques.

    Le médecin serait alors plus attendu sur d’autres champs d’activité, les taches les moins automatisables, l’écoute et le conseil et la maîtrise des machines complexes. 

    Cette délégation de tâches pourrait aussi se faire envers une autre IA, experte cette fois-ci : les chatbots qui collaborent avec les médecins pour se charger des premières questions à poser lors d’un rendez-vous médical. Ces même chatbots peuvent aussi aider à poser les premiers diagnostics pour aiguiller un patient vers tel ou tel spécialiste ou hôpital ou service hospitalier.

    Vers une stratégie française de santé en intelligence artificielle

    Afin de mieux appréhender les transformations à venir des métiers de la santé et préparer les évolutions futures, il est nécessaire de développer des politiques publiques adaptées.

    L’anticipation et la réactivité comme philosophie de régulation

    La France doit dès aujourd’hui, selon Terra Nova, affirmer son ambition au niveau européen en matière d’IA et en faire un facteur d’attractivité grâce à une meilleure compétitivité de ses entreprises. Cet objectif doit guider l’action des pouvoirs publics comme des acteurs économiques : il s’agit de permettre à la France d’être connue et reconnue comme l’un des pays les plus en pointe en matière d’IA et offrant les meilleures conditions à son développement.

    Anticipation et réactivité doivent être par ailleurs au fondement de notre modèle de régulation. Il est indispensable de pouvoir questionner en permanence la manière dont les hommes et leurs pratiques vont évoluer au contact de cette « espèce inorganique » que sont l’IA et ses diverses incarnations robotiques.

    Les évolutions technologiques et techniques vont nous imposer de renégocier, collectivement et progressivement, un compromis entre nos valeurs et le surcroît de puissance que nous apportent ces nouveaux outils.

    Vie privée et secret médical : les lignes rouges à ne pas franchir

    Être volontariste sur le développement des IA ne signifie pas suspendre toute forme d’interdiction : respect de la vie privée et du secret médical, droit individuel d’accès, de rectification et de suppression des données personnelles, limitations dans l’accès aux données non anonymisées de santé pour les assureurs et les industries pharmaceutiques… sont autant de principes qui méritent d’être affirmés et défendus.

    Il faudra envisager de travailler notamment au plan technique à la définition de solutions sécurisées et respectueuses de la vie privée, en renforçant la compréhension de ce que font réellement les systèmes reposant sur l’IA, et en améliorant la transparence sur les traitements réalisés par ces derniers. Mais trouver un équilibre entre précaution et progrès ne doit pas conduire à des réglementations trop rigides. Il faut au contraire demeurer pragmatique.

    L’éducation, un levier de développement

    Pour développer ce nouveau domaine technologique en France , il est nécessaire de s’appuyer sur :

    • La formation initiale et continue des professionnels de santé ;
    • Une action éducative plus globale auprès du grand public pour favoriser dès le plus jeune âge l’acquisition de certaine compétences.

    Faciliter le transfert des travaux de recherche vers l’industrie

    La stratégie #FranceIA a fait de nombreuses propositions jugées intéressantes par Terra Nova :

    • Étudier la possibilité et l’intérêt de favoriser, via une défiscalisation, le rachat de start-ups de l’IA par les grands groupes français afin qu’ils s’approprient plus rapidement des technologies innovantes et pointues pour garder leur avantage compétitif.
    • En prolongement de l’action de la BPI, soutenir la mise en place de fonds pour des investissements unitaires en capital supérieurs à 25 millions d’euros pour aider à la transformation des start-ups de l’IA en futurs champions.
    • Faciliter les transferts recherche-entreprises grâce à des démarches d’open innovation.
    • Attribuer un financement de recherche, sur une période de cinq ans, pour des projets innovants.
    • Détecter, soutenir et accompagner les talents entrepreneuriaux.
    • L’investissement dans l’innovation directe pour produire de nouvelles machines.
    • L’investissement en équipement.

  • MIME

    Managing Information in Medical Emergenciesnull

  • Online health insurance : OCBC Bank (Singapore) launches Early Cancer Care

    Singapore’s OCBC Bank announced in November 2017 the possibilty for users to purchase health insurance plans via its mobile and internet banking channels.

    « Typically, health insurance plans like critical illness, disability, hospitalization and surgical are not sold via online channels as they require a health check-up to evaluate the applicant’s medical condition. (…) With [the] « Early Cancer Care » [service], eligible OCBC Bank customers simply need to make a health declaration with the click of a button, » the group said.

    « The start of ‘democratization of insurance’ » (OCBC)

    Early Cancer Care is the first health insurance product to be deployed on OCBC’s mobile and internet banking channels. It will offer more non-general insurance plans, which will be added gradually to the device.

    This is a « game changer » and « the start of what I call ‘democratization of insurance’, » said Aditya Gupta, head of e-business Singapore at OCBC (source: Bankingtech.com).

    Adopted by the Singaporean insurance company Great Eastern Life, the cancer insurance plan provides coverage in the event early or major cancer is detected.

    A secured environment

    Personal data protection is taken very seriously by OCBC. The process will be « private and confidential » and set up « in a secured environment », the banking group assures.

    Once the customer has logged into the platform via two-factor authentication, his/her personal information will be pre-populated on the insurance product application form, and he/she will be able to make the payment from his/her OCBC Bank accounts or credit card.

    OCBC invests on high tech to enhance the security of its services

    The bank recently showed a strong interest in the field of new technologies in order to modernize and improve its services.

    The company has recently invested in artificial intelligence and machine learning to put in place more effective systems in order to fight against financial crime.

    Moreover, OCBC’s retail and business banking customers can now log in to the bank’s app via a selfie if they use the iPhone X. The bank says it’s the first to offer such a biometric technology in Singapore.