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  • Australia: Agreement to More Patient-Centered Digital Health Solutions

    The Australian Digital Health Agency and Consumers Health Forum of Australia (CHF) signed a memorandum of understanding end-November 2017 to ensure that digital health solutions developed in Australia are consumer-centric.

    « [This] unique partnership (…) will ensure health consumers have a real voice in developing Australia’s digital health capability, » said Leanne Wells, CHF CEO (source: Technologydecisions.com.au). « [This] MoU supports the national effort to promote increased use of the My Health Record system by consumers and carers. »

    To encourage patient engagement in the healthcare system

    The purpose of this alliance will also be to set up a secure digital health system and encourage digitally enabled healthcare innovation to advance the efficiency, quality and delivery of healthcare in Australia in order to improve health outcomes of consumers.

    The document states that both parties expect to further their purpose through the encouragement and support of:

    • full engagement, participation and empowerment of consumers within the healthcare system;
    • informed, coordinated care decisions based on sharing relevant information and data;
    •  improved health literacy, experiences of care and health outcomes achieved through better access to, and control over, a consumer’s consolidated healthcare information;
    • innovation in digital health technologies to deliver more efficient and effective healthcare services.

    To promote awareness of the benefits of a secure digitally enabled healthcare future

    • The Australian Digital Health Agency will ensure the educational approach to achieve the purpose is adaptive and sustainable. It will also provide overview and supporting materials for consumers and community organizations.
    • The CHF will have to lead and support communications to members of the CHF, CHF network, Primary Health Network and the wider community sector and also « to support and encourage the meaningful uptake of the My Health Record system by consumers and community organizations ». It will also collaborate with the Agency on educational resources, collateral, events and activities, « to promote awareness of the benefits of a secure digitally enabled healthcare future as well as the benefits to be realized from [MyHR] where appropriate ».

    « My Health Record will significantly transform the health system »

    Tim Kelsey, CEO of the Digital Health Agency, said the agency’s ongoing commitment to consumer and community partnerships is critical to helping improve health outcomes for all Australians.

    « With the support of CHF and our other stakeholders, My Health Record will significantly transform the health system, » he added. « It will improve efficiency, quality and delivery of health care [in the country]. »

  • Australie : un accord vise à centrer davantage les solutions de santé numériques sur le patient

    L’Agence de la santé numérique australienne et le Consumers Health Forum of Australia (CHF) ont signé fin novembre 2017 un protocole d’accord pour garantir que les solutions de santé numériques développées en Australie soient centrées sur le patient.

    « [Ce] partenariat unique (…) permettra aux consommateurs de santé de bénéficier d’une voix réelle dans le développement des capacités de l’Australie en matière de santé numérique, a déclaré Leanne Wells, P.-D.G. du CHF, (source : Technologydecisions.com.au). (…) [Ce] MoU soutient l’effort national visant à promouvoir l’utilisation accrue du système My Health Record par les consommateurs et les soignants. »

    Encourager l’engagement des patients dans le système de santé

    Le but de cette alliance sera aussi de mettre en place un système d’e-santé sécurisé et d’encourager les innovations dans le secteur de la santé numérique afin de renforcer l’efficacité et la qualité des soins mais aussi l’accès aux services de santé dans l’optique d’améliorer les résultats des patients.

    Le document précise que les deux parties poursuivront leur objectif en encourageant et en soutenant :

    • l’engagement total, la participation et la responsabilisation des consommateurs dans le système de santé ;
    • les décisions médicales coordonnées basées sur le partage d’informations et de données pertinentes ;
    • l’amélioration des connaissances, de l’expérience du patient et des résultats en matière de santé grâce à un meilleur accès aux informations solides relatives à la santé du consommateur et à un meilleur contrôle de celles-ci ;
    • l’innovation dans le secteur des technologies de la e-santé afin d’offrir des services de soins plus efficaces.

    Sensibiliser aux avantages d’un avenir numérique sécurisé dans le domaine de la santé

    • L’Agence de la santé numérique australienne devra s’assurer que l’approche pédagogique visant à atteindre les objectifs annoncés soit à la fois personnalisable et durable. Elle devra également fournir un aperçu du projet et le matériel adéquat aux consommateurs et aux différentes organisations communautaires pour que les innovations souhaitées puissent être mises en place.
    • Le CHF devra quant à lui gérer la communication des différents projets auprès des organisations membres du CHF, du réseau CHF, du réseau de santé primaire et du secteur communautaire au sens large afin de « soutenir et d’encourager l’adoption significative du système My Health Record par les consommateurs et les organisations communautaires ». Il collaborera également avec l’agence australienne sur la mise en place des ressources pédagogiques, des événements et des activités visant à sensibiliser la population et l’industrie « aux avantages d’un avenir numérique sécurisé en matière de santé ainsi qu’aux avantages à tirer du système MyHR ».

    « My Health Record va transformer de manière significative le système de santé »

    Tim Kelsey, P.-D.G. de l’Agence de la santé numérique, a déclaré que l’engagement continu de l’agence envers les partenariats noués avec les consommateurs et la communauté est essentiel pour soutenir l’amélioration des résultats de santé pour tous les Australiens.

    « Avec le soutien du CHF et des autres parties prenantes, My Health Record va transformer de manière significative le système de santé, assure-t-il. Cela améliorera l’efficacité, la qualité et la prestation des soins [au sein du pays]. »

  • Appel à projets UE : Flagships finance 2 projets de « technologie émergente » à hauteur de 1 Md€

    La Délégation à la Recherche Clinique et à l’Innovation de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris et HORIZON 2020 – Future & Emerging Technologies (FET) proposent aux porteurs de projets de candidater pour un « projet phare de technologie émergente », appelé projet Flagships.

    Deux projets Flaghships dans le domaine de la santé, des objets connectés ou de l’environnement, seront financés par l’Union européenne à hauteur d’1 milliard d’euros chacun pour une durée de 10 ans.

    Les porteurs de projet devront prouver en quoi celui-ci va véritablement « changer la donne » et impacter positivement l’économie et la société européenne.

    Le précédent appel à projets Flagships a financé pour une durée de 10 ans Human Brain Project et Graphene Flagship.

    Date limite des dépôts de projets : 20 février 2018 via le lien ci-contre

    Un axe important, la santé et les sciences humaines

    Le dossier pourra concerner les thématiques suivantes :

    • Les technologies innovantes révolutionnant la santé en matière de prévention, de prédiction et de traitement des maladies;

    • L’études du génome et des cellules, notamment pour développer des dispositifs issus des biotechnologies, des méthodes de dépistage, des thérapies de pointe, etc.

    Les TIC, la société connectée et le changement climatique

    Parmi les autres thématiques concernées par l’appel à projets Flagships, on trouve :

    •  Les matériaux intelligents et l’ingénierie à l’échelle nanométrique ;
    • La robotique et l’IA ;
    • L’usage des TIC dans le domaine des interactions sociales et la culture ;
    • L’énergie, l’environnement et le changement climatique.
  • Les données de santé sont insuffisamment exploitées à des fins de recherche selon l’OCDE

    L’Organisation de coopération et de développement économique publie le 4 décembre 2017 une étude intitulée « Readiness of electronic health record systems to contribute to national health information and research ».

    Le rapport décrit la manière dont 28 pays exploitent les dossiers médicaux électroniques à des fins de recherche scientifique.

    Des bases de données insuffisamment exploitées 

    L’étude porte sur 28 pays dont les systèmes de santé reposent sur l’utilisation de dossiers médicaux électroniques. L’auteur montre que ces dossiers sont massivement utilisés dans le cadre de consultations médicales ou autres démarches usuelles. En revanche, leur contenu est peu exploité par les autorités publiques à des fins de recherche scientifique. L’OCDE préconise de mieux utiliser ces ressources électroniques en santé.

    Pour faciliter l’exploitation de ces données, l’auteur énumère plusieurs facteurs permettant à chaque pays de mettre en place des programmes de recherche d’envergure nationale. Leur amplitude (couvrent-elles une part importante de la population nationale ?) ou encore leur inter-opérabilité conditionnent leur bonne utilisation.

    Un usage inégal des données de santé électroniques selon les pays

    Cette étude comparative décrit également les modes de stockages, d’exploitation et de gouvernance des données de santé au sein des vingt-huit pays considérés. Elle fournit des exemples d’utilisations de données nationales à des fins statistiques et de recherche, évalue la capacité des pays à générer davantage d’informations à partir de ces données et esquisse quelques pistes pour l’avenir. 

    En France, le dossier médical personnel, devenu dossier médical partagé (DMP) suite à la loi du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé est un dossier médical informatisé, accessible via Internet. Il permet aux professionnels de santé qui prennent en charge le patient de partager les informations de santé utiles à la coordination des soins du patient.

    À l’inverse, comme le montre l’auteur de cette étude, plusieurs pays dont le Chili, la Croatie, le Danemark, le Japon ou encore les États-Unis ne disposent pas de système national de stockage des données de santé.

  • Bonnes résolutions 2018 : 16 start-ups de la e-santé s’associent pour aider les Français à les tenir

    « Tenir mes bonnes résolutions avec la HealthTech », tel est le nom de l’opération lancée le 2 janvier 2018 par 16 start-ups françaises du secteur de la e-santé. Le principe de cette opération, initiée par MonDocteur, est très simple : les start-ups proposeront tout au long du mois de janvier 16 bonnes idées pour aider les Français à tenir leurs bonnes résolutions santé en 2018.

    Selon un sondage réalisé par MonDocteur en novembre 2017, 96% des Français ne tiennent pas les résolutions qu’ils se fixent au début de chaque nouvelle année. Face à ce constat, les avancées en matière d’e-santé semblent être privilégiées : plus de 89% des femmes et 73% des hommes interrogés pensent que les innovations peuvent les aider à respecter le contrat moral des résolutions comme arrêter de fumer, reprendre une activité physique ou manger plus lentement/sainement.

    • 16 acteurs pouvant accompagner les Français dans la réussite de leurs objectifs

    Voici les 16 bonnes idées développées par la HealthTech pour venir en aide aux Français :

    • Mieux se soigner : 
      • Alan un assureur santé 100% en ligne ;
      • Hellocare, service de télécommunication médicale ;
      • MonDocteur pour faciliter la prise de rendez-vous médicaux ;
      • MyDiabby, une plateforme de surveillance des diabètes 1 et 2.
    • Arrêter de fumer : JICC et son briquet connecté
    • Être plus en forme : 
      • Bloomizon, un site Internet qui détermine les besoins en vitamines sur mesure ;
      • Bluetens, un programme d’électrothérapie piloté par une application, pour apaiser les douleurs ;
      • Petit BamBou, un service de méditation mobile.
    • Faire face à la pollution : Plume Labs, qui développe un capteur connecté pour surveiller l’air.
    • Mieux dormir : 
      • Holi, une ampoule connectée simulateur ;
      • Moona, un dispositif composé d’une membrane qui se glisse dans l’oreiller et un boîtier à placer sur la table de nuit, afin d’adapter la température de l’oreiller pendant la nuit.
    • Mieux se nourrir : 
      • Slow Control, une fourchette intelligente et connectée pour manger plus lentement ;
      • Yuka, une application mobile 100% indépendante qui permet de scanner le code-barres des produits alimentaires afin de connaître leur impact sur la santé.
    • Mieux vivre sa grossesse avec WeMoms, un réseau social de mamans connectées.
    • Perdre du poids :
      • LSee, un tracker métabolique qui mesure la dégradation des graisses en temps réel à partir d’une simple goutte de sang déposée sur une bandelette ;
      • La balance intelligente Nokia Body + fixe les bons objectifs.

    Le site Internet www.tenirmesresolutions.fr regroupe l’ensemble des informations.

  • données de vie réelle

    Données non collectées dans cadre expérimental, sans impact sur la prise en charge des patients et générées à l’occasion de soins, sensées refléter une pratique médicale courante. null

  • Tools4Patient sonde l’effet placebo au cours des essais cliniques grâce au big data

    Tools4Patient, société de biotechnologie belge ayant mis au point Placebell, solution numérique qui repose sur l’analyse des données des participants liées au genre, à la personnalité ou aux antécédents médicaux et autres aspects, a fait, fin décembre 2017, une augmentation de son capital. En doublant son capital d’origine, celui-ci avoisine à présent 5 millions d’euros.

    Les outils de diagnostic et d’analyse de la société dont Placebell, reposant sur des algorithmes prédictifs, visent à identifier la réponse placebo lors des essais cliniques en phase pré-AMM. Cette phase est cruciale dans la vie d’une molécule dont le destin est déterminé par les résultats de ces essais cliniques ; elle revêt des implications financières considérable pour le laboratoire pharmaceutique à l’origine de celle-ci.

    Un enjeu stratégique et financier : la caractérisation de la réponse au placebo

    Commercialisée depuis septembre 2017, la solution digitale Placebell repose sur l’analyse des données des participants des essais cliniques. Sa mise au point a nécessité quatre ans de développement et plusieurs millions d’euros d’investissement provenant aussi bien de fonds privés et de la Région wallonne.

    Les données analysées proviennent d’une part d’un questionnaire renseigné par les patients et d’autre part des données à échelle individuelle définissant des aspects très variées tels que le genre, la personnalité, les antécédents médicaux, etc.

    Selon Dominique Demolle, PDG de Tools4Patient, mieux caractériser la population participante aux tests et optimiser l’analyse des données récoltées permet d’expliquer au moins 30% de la variabilité liée à l’effet placebo. Au final, les entreprises peuvent gagner des mois dans le développement de leurs nouveaux produits et surtout améliorer la prise de décision quant à la poursuite des essais cliniques.

    Ambitions de développement et modèle économique

    Après l’augmentation de capital de fin de 2017, au cours de 2018 une ouverture du capital à de nouveaux investisseurs est envisagée et pourra atteindre plusieurs millions d’euros.

    Elle servira, entre autres, à la diversification de l’offre des solutions proposées et au développement des activités commerciales internationales – notamment aux États-Unis qui concentrent plus de la moitié des essais cliniques menés dans le monde.

    Actuellement, la société a un modèle de rémunération qui est fondé sur la complexité de l’étude à mettre en place et qui représente quelques pourcents du budget global de l’essai clinique.

  • Data : un rapport ministériel met en garde contre la fragmentation des bases de données de vie réelle

    Le Professeur Bernard Bégaud, Dominique Polton et Franck Von Lennep ont remis à Agnès Buzyn, Ministre des Solidarités et de la Santé, un rapport intitulé « Les données de vie réelle, un enjeu majeur pour la qualité des soins et la régulation du système de santé – L’exemple du médicament ».

    Les auteurs du rapport soulignent la fragmentation des bases de données existantes en France dans le champ du médicament. Ils préconisent de fédérer les démarches de collecte des données de vie réelle et d’améliorer le chaînage de données provenant de multiples sources. Ce chaînage, expliquent-ils, constitue un « enjeu majeur pour la qualité des soins et la régulation du système de santé ».

    La révolution numérique accroît les possibilités de collecte et d’analyse des données de santé. La production et l’utilisation de « données de vie réelle » deviennent des enjeux stratégiques pour tous les systèmes de santé. 

    Collecte des données de vie réelle : des enjeux multiples pour les systèmes de santé

    Concernant les études sur les médicaments, les enjeux de la collecte de données de vie réelle sont nombreux. La collecte de données issues de la prescription, de la délivrance et de la consommation des médicaments doit permettre d’améliorer la qualité des soins (pour les patients), de développer les services et les produits de demain (du côté des industriels), et de suivre le bon usage et la tolérance des médicaments (du côté des autorités publiques).

    Des bases de données fragmentées 

    La France dispose d’une base de données médico-administratives alimentée par l’assurance maladie et les hôpitaux d’une ampleur exceptionnelle. Le rapport remis à Agnès Buzyn souligne que les bases de données existantes sont toutefois « fragmentées, de qualité hétérogène, souvent difficiles à relier alors que le chaînage de données provenant de multiples sources est à l’évidence un enjeu clé ».

    Fédérer les collectes de données liées aux médicaments

    Les auteurs du rapport préconisent de fédérer les initiatives de tous les acteurs du système de santé, intervenant dans la collecte de données liées aux médicaments. Ils formulent plusieurs propositions en ce sens. Un groupe de travail a été mis en place par Agnès Buzyn, regroupant les services du Ministère des Solidarités et de la Santé, la CNAMTS et la HAS. Ce groupe sera chargé de travailler sur les modalités d’évaluation des médicaments et sur la notion clé de collecte de données.

  • Wright Medical acquiert la société bretonne Imascap spécialisée dans la modélisation 3D pour 75,1 M€

    La société brestoise Imascap – 17 salariés – a été rachetée par Wright Medical, leader mondial des dispositifs médicaux axés sur les extrémités, le 14 décembre 2017. La transaction a coûté 75,1 millions d’euros au groupe américain.

    A sa création en 2009, Imascap fournit des études anatomiques en 3D, destinées à faciliter la chirurgie de l’épaule. En 2013, ses travaux aboutissent avec la certification, en Europe, du dispositif Glenosys, qui permet de guider le chirurgien pendant une opération complexe. Ce logiciel de simulation médicale aide à faire les bons choix de taille, de type et d’orientation de prothèse, et génère un guide sur-mesure, imprimé en 3D. En 2016, 900 centres dans 22 pays en étaient équipés.

    La même année, la start-up française se rapproche pour la première fois du géant américain Wright Medical en signant un contrat de partenariat d’un montant de 10 millions d’euros. Wright Medical rachète la licence de Glenosys pour l’intégrer au sein de 3DBlueprint, son logiciel de planification préopératoire.

    Début 2017, Imascap réalisait une levée de fond de 3,6 millions d’euros auprès de chirurgiens américains et français, afin de créer deux filiales aux États-Unis, avec pour ambition de devenir les leaders mondiaux des prothèses personnalisées, avec des techniques de chirurgie augmentée, grâce à l’usage de lunettes 3D.

    Actuellement, la société brestoise travaille au déploiement d’une solution sur les prothèses de genoux, attendue courant 2018, et s’intéresse aux prothèses totalement personnalisées. Il s’agit du projet FollowKnee lancé en août 2017 avec le CHRU de Brest.

    Avec l’acquisition au 14 décembre 2017 d’Imascap par Wright Medical, le groupe américain entend aller plus loin sur le marché de la médecine personnalisée. Pour Robert Palmisano, son président : « Nous pensons que la chirurgie orthopédique du futur intégrera l’intelligence artificielle et des éléments de réalité augmentée. Ces logiciels seront amenés à modifier en profondeur les opérations d’arthoplastie de la hanche ou du genou ».

  • Bilan des levées de fonds dans la e-santé en 2017 : 239,2 millions d’euros pour 48 start-ups

    239,2 millions d’euros, tel est le montant total levé par les principales start-ups françaises de la e-santé en 2017, soit 40 % de plus qu’en 2016.

    Health & Tech Intelligence fait le bilan de l’année écoulée en mettant en avant les levées de fonds les plus conséquentes, le montant moyen des levées, le podium des investisseurs, etc.

    Digital et m-santé en tête

    Avec 86,6 millions d’euros, ce sont les start-ups du digital et de la m-santé qui ont levé le plus de fonds en 2017. Mais les start-ups de la medtech, avec un montant total de 61,4 millions d’euros, soit une moyenne de 7 millions d’euros par levée de fonds, font jeu quasi égal.

    Les start-ups de la robotique (Eligo Bioscience et Wandercraft) ont également levé des sommes importantes, avec une moyenne de 16 millions d’euros par levée de fonds, tandis que les start-ups des logiciels, des IoT et des dispositifs médicaux ont levé en moyenne 2 millions d’euros.

    A noter, cette année, une multitude de « petites » levées de fonds, notamment dans le domaine des Silvertech et de la télémédecine.

    Doctolib en haut du podium

    Le mois de septembre 2017 a été marqué par 4 levées de fonds supérieures à 14 millions d’euros tandis que la levée de fonds de 35 millions d’euros de Doctolib en novembre 2017, qui s’ajoute à celle de 26 millions d’euros que la start-up avait levé en janvier 2017, la place tout en haut du podium.

    Cellnovo et Eligo Bioscience sont les deux autres start-ups qui ont levé les sommes les plus importantes en 2017, avec 17,5 et 17 millions d’euros.

    Visiomed, qui avait levé 2,6 millions d’euros le 5 décembre 2017 a terminé l’année avec une nouvelle levée de fonds de 1,7 million d’euros le 22 décembre 2017.

    Des investisseurs dispersés, Bpifrance très présent

    De nombreux investisseurs n’ont investi que dans une start-up de la e-santé en 2017 : iBionext, Kamet, Accel partners, Seventure Partners, XO Private Equity, Soridec… Quelques fonds ont toutefois réalisé des investissements multiples : 

    • Bpifrance avec Apitrak, Bioserenity, Otherwise, Cardiologs, Japet medical devices, CellProthera, Exelus, Telegrafik, Diabeloop, Wandercraft et Doctolib ;
    • IdInvest avec Wandercraft, Instent, Cardiologs, Feet Me, Bioserenity et Damae Medical ;
    • Kurma partners avec Instent, Feet me, Cardiologs et Damae Medical.

    A noter : Selon les chiffres de l’agence de presse Thomson Reuters, en 2017, les opérations d’acquisitions menées en France, tous secteurs confondus, ont atteint 205 millions d’euros, soit 50% de plus par rapport à 2016, ce qui représente le plus haut niveau depuis 2007.