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  • Bilan des levées de fonds dans la e-santé en 2017 : 239,2 millions d’euros

    Les start-ups françaises de la e-santé ont levé près de 240 millions d’euros en 2017.

    Avec 86,6 millions d’euros, ce sont les start-ups du digital et de la m-santé qui ont levé le plus de fonds. Mais les start-ups de la medtech, avec un montant total de 61,4 millions d’euros, font jeu quasi égal.

    Les levées de fonds les plus conséquentes, le montant moyen des levées, le podium des investisseurs – Health & Tech Intelligence fait le bilan de l’année écoulée dans la rubrique Data du site web.

  • Etude : l’intelligence artificielle pourrait dépister la rétinopathie diabétique (Jama)

    Un système d’intelligence artificielle basé sur du deep learning a permis de dépister des cas de rétinopathie diabétique avec des taux de spécificité et de sensibilité de l’ordre de 90%. Les résultats de l’étude* publiée le 12 décembre 2017 dans le Jama montre que des systèmes d’intelligence artificielle pourraient combler les manques de professionnels formés à cet acte technique.

    Le deep learning pour suppléer le manque de professionnels

    En 2040, 600 millions de personnes dans le monde souffriront de diabète. Et un tiers d’entre elles risquent de développer une rétinopathie diabétique. Dépister cette pathologie avant que la cécité ne s’installe représente donc un enjeu majeur de santé publique. Mais le manque de professionnels formés et le coût de tels programmes de dépistage constituent des obstacles importants.

    Un dépistage automatisé de la rétinopathie

    Des chercheurs issus de différents pays (Singapour, Mexique, Hong Kong, USA, Allemagne, Chine) ont donc mené une étude afin d’évaluer la performance d’un système de deep learning pour dépister la rétinopathie diabétique, mais aussi le glaucome et la DMLA. Pour tester les algorithmes, près de 500 000 images rétiniennes ont été analysées. Dans cette phase de validation, deux professionnels avec plus de 5 ans d’expérience ont analysé eux-mêmes les images pour repérer les discordances. Il aura fallu plus d’un an et demi pour rassembler toutes les images et valider le système de deep learning. Les résultats de ces travaux ont été publiés le 12 décembre 2017 dans le Jama.

    Résultats

    Sur l’ensemble des images, l’intelligence artificielle a identifié près de 7% de cas de rétinopathie diabétique (allant du stade modéré au stade sévère menaçant la vision).

    Pour les cas les plus modérés :

    • Le taux de sensibilité (avoir le moins de faux négatifs possibles) était de 90%
    • Le taux de spécificité (avoir le moins de faux positifs possibles) était de 91,6%

    Pour les cas les plus sévères :

    • Le taux de sensibilité était de 100%
    • Le taux de spécificité était de 91,1%

    Pour le glaucome :

    • Le taux de sensibilité était de 96,4%
    • Le taux de spécificité était de 87,2%

    Pour la DMLA :

    • Le taux de sensibilité était de 93,2%
    • Le taux de spécificité était de 88,7%

    A titre de comparaison, les recommandations concernant le dépistage de la rétinopathie diabétique fixaient la sensibilité minimale à 60% en Australie, à 80% au Royaume-Uni, et à 90% à Singapour.

    Une machine très sensible

    Dans l’étude, les performances de l’intelligence artificielle sont donc légèrement supérieures à celles des professionnels, concernant la sensibilité. Et c’est notamment le cas dans la rétinopathie sévère :

    • 100% de sensibilité pour l’IA contre 88,5% pour les professionnels de santé
    • 91,1% de spécificité pour l’IA contre 99,6% pour les professionnels de santé

     

    En revanche, pour la DMLA, le système de deep learning se montre moins performant :

    • 92,1% pour l’IA contre 98,2% pour les médecins

    Enfin, quand le système de dépistage est totalement automatisé, les taux de sensibilité et de spécificité passent respectivement à 93% et 77,5%.

    Les auteurs de l’étude estiment donc que les performances du système de deep learning sont acceptables et comparables au système de dépistage traditionnel. « Le dépistage totalement automatisé pourrait se révéler très utile dans des communautés où aucun programme de dépistage n’est en place », concluent-ils.

  • Financement des ARS : la contribution des régimes obligatoires d’assurance maladie fixée par arrêté

    L’arrêté du 26 décembre 2017 fixant la contribution des régimes obligatoires d’assurance maladie au financement des ARS pour l’année 2017 a été adopté et publié au Journal officiel du 31 décembre 2017.

    Pour l’année 2017, la contribution des régimes obligatoires d’assurance maladie au financement des agences régionales de santé au titre de leur budget de gestion est fixée à 163 500 000 euros, dont :
    • 154 834 597 euros pour le régime général ;
    • 3 249 723 euros pour le régime social des indépendants ;
    • 5 415 680 euros pour la mutualité sociale agricole.

    La répartition des montants des contributions des régimes obligatoires d’assurance maladie par agence

  • La LFSS 2018 publiée au JO sans modification majeure après examen par le Conseil constitutionnel

    La loi de financement de la sécurité sociale (LFSS) pour 2018 a été publiée au Journal officiel du 31 décembre 2017. Elle intègre les décisions du Conseil constitutionnel ayant entériné la suppression du RSI et validé la hausse de la CSG de 1,7 point.

    Plusieurs dispositions ont été censurées car elles n’entraient pas dans le périmètre de la LFSS, dont :
    • les disposition ayant trait aux bonnes pratiques relatives aux activités de formation professionnelle à l’utilisation des produits de santé ou à la publicité des dispositifs médicaux ;
    • l’accès des pharmaciens biologistes aux données du patient contenues dans le dossier pharmaceutique.

    Adoptée en lecture définitive par l’Assemblée nationale le 4 décembre 2017, la loi de financement de la sécurité sociale pour 2018 a été soumise à l’examen du Conseil Constitutionnel. 

    Validation des dispositions emblématiques de la LFSS 

    Dans sa décision du 21 décembre 2017, le Conseil a jugé conformes à la Constitution la suppression du Régime social des indépendants (RSI) prévue à l’article 15 de la loi et l’abrogation de la généralisation du tiers-payant à l’ensemble de la population (article 63) introduite par la loi du 26 janvier 2016.

    Le Conseil a également jugé que la baisse des cotisations sociales pour les salariés, compensée par la hausse de la CSG prévue à l’article 8, ne contrevenait pas aux principes d’égalité devant la loi et était, de fait, conforme à la Constitution.

    Censure de plusieurs « cavaliers sociaux »

    En revanche, les juges ont invalidé plusieurs dispositions de l’article 58 « relatif aux produits de santé et dispositifs médicaux », qui « ne trouvaient pas leur place dans une loi de financement de la sécurité sociale ».

    D’autres cavaliers sociaux, extérieurs au périmètre des LFSS, ont été censurés par le Conseil constitutionnel, notamment l’article 52 qui permettait aux pharmaciens biologistes de consulter le dossier pharmaceutique du patient (art. L. 1111-23 du Code de la Santé publique).

  • Arrêté : le cahier des charges des SRA à la qualité des soins et à la sécurité des patients publié

    Le cahier des charges sous forme d’arrêté ministériel fixant les missions, les critères de gouvernance, et les modalités de financement d’une structure régionale d’appui à la qualité des pratiques et la sécurité des soins (SRA) a été publié au Journal officiel du 23 décembre 2017.

    Y sont rappelées les missions d’une SRA en application de l’article R. 1413-76 du Code de la santé publique.

    La mission principale de la SRA consiste à promouvoir des actions pertinentes d’amélioration de la qualité des soins et de la sécurité des patients pour les professionnels.

    Critères de gouvernance

    La SRA est une structure à but non lucratif dotée de la personnalité morale qui peut disposer de plusieurs sites au sein d’une région.

    Son équipe se compose d’un médecin, un infirmier et d’un professionnel ayant des compétences d’encadrement dans le secteur sanitaire ou médico-social.

    Les statuts et le règlement intérieur doivent être établis de façon à garantir entre autres :

    • l’impartialité, la déontologie et la confidentialité respectées par l’ensemble des membres de la structure ;
    • des modalités de prise de décisions et de travail systématiques ;
    • la confidentialité et la sécurité des données informatiques.

    Modalités de financement

    Les financements proviennent principalement du contrat pluriannuel passé avec l’ARS correspondante pour des actions réalisées à la demande de cette dernière. D’autres sources de financement sont possibles et comprennent les cotisations des adhérents, la rémunération de prestations réalisées par la SRA, dons et legs, appels à projet dans le cadre de recherche, etc.

  • Appel à projets national : « Concours d’innovation » dans le cadre du PIA opéré par Bpifrance

    La Bpifrance opère l’appel à projets « Concours d’innovation » s’inscrivant dans le Programme d’Investissements d’Avenir (PIA) pour la compétitivité des entreprises et qui est ouvert jusqu’au 13 mars 2018.

    Les dotations de l’initiative « Concours d’innovation » proviennent du Grand plan d’investissement de 57 milliards d’euros et concernent 4 thématiques opérées par Bpifrance :
    • le numérique ;
    • la santé ;
    • la sécurité et la cybersécurité ;
    • la French Fab.

    Quatre autres thématiques sont opérées par l’Ademe : transport et mobilité durable, agriculture innovante, innovation pour la qualité des écosystèmes terrestres, aquatiques et marins et enfin, les énergies renouvelables, stockage et systèmes énergétiques.

    Ce sont des projets au potentiel fort pour l’économie française et portés par des PME et des start-ups qui sont recherchés. Le concours permettra de cofinancer des projets de recherche, développement et innovation dont les coûts totaux se situent entre 600 000 € et 5M€, et dont la durée est comprise entre 12 et 36 mois.

    Critères d’éligibilité et de sélection

    • Dossier complet
    • Domaine couvrant l’une des thématiques ci-dessus
    • Coût total du projet de RDI entre 600k€ et 5M€ pour une durée de 12 à 36 mois
    • Être porté par une PME unique
    • Caractère innovant et valeur ajoutée du projet
    • Impact économique
    • Capacité du porteur à mener à bien le projet
    • Eco-conditionnalité du projet

    Modalités de financement 

    Le financement apporté dans le cadre du Concours d’innovation se fera sous forme d’aides d’État constituées pour deux tiers de subventions et d’un tiers d’avances récupérables. Pour la part de dépenses éligibles, les taux maximums d’intervention sont les suivants :

    • 45 % pour les petites entreprises ;
    • 35 % pour les moyennes entreprises.

    Modalités de soumission

    Le cahier des charges complet est disponible ici.

    Soumission du dossier : le dossier doit être soumis via ce lien.

    Date limite de dépôt : 13 mars 2018 à 12h (midi).

    Pour télécharger le dossier de candidature, cliquez sur ce lien.

  • Medicen organise une revue des PME adhérentes aux Pôles de compétitivité santé, 24 janvier 2018

    Medicen Paris Région, en collaboration avec Eurobiomed, Atlanpole biothérapies et la Banque de France, organise un panorama des entreprises de moins de 50 salariés ayant adhéré aux pôles de compétitivité santé le 24 janvier 2018 à l’auditorium de la Banque de France à Paris.

    C’est à la suite de l’étude économique et financière des PME adhérentes de Medicen par la Banque de France que Medicen propose ce rendez-vous dédié aux PME en santé sur le territoire national.

    Le lieu de l’événement reste à définir, mais ladite étude sera présentée lors de la rencontre. L’occasion également pour la Banque de France de présenter les outils au service de la croissance des entreprises et de parler des partenaires financiers pour accompagner la croissance externe.

    Programme :

    • 10h00    Introduction Medicen Paris region
    • 10h05    Restitution de l’Étude Banque de France : Panorama des entreprises de moins de 50 salariés adhérentes aux Pôles de compétitivité santé
    • 11h30    Des exemples de rapprochements : IdF Oncodesign/Bertin Pharma
    • 11h50    Eurobiomed
    • 12h30    Pause
    • 14h00    Atlanpole Biothérapies
    • 14h40    Les outils de la BdF au service de la croissance des entreprises
    • 15h30    Les partenaires financiers pour accompagner la croissance externe
    • 16h30    Cocktail de clôture

    L’inscription est gratuite et se fait via ce lien.

  • The South Korean Internet & Security Agency will launch a digital prescription system

    The Korea Internet & Security Agency (KISA), a South Korean government organization, announced on December 12, 2017 that it had signed a memorandum of understanding with two healthcare institutions, Seoul National University Hospital and Samsung Medical Center, to create and set up a new service for the digitization of prescription forms.

    Digital prescriptions to simplify the process

    In most countries, the patient is prescribed a list of medicines by a doctor when he leaves the hospital. These details are printed on a physical document before being given to the patient, who will then submit them to a pharmacist.

    In order to simplify this process, South Korea has undertaken to digitize prescription forms to facilitate documents circulation.

    The system will be operational in the first half of 2018

    The Seoul National University Hospital and the Samsung Medical Center will deploy a system through which patients can receive their prescriptions via their mobile devices, providing them with an organized digital database of their prescription records that can be used for future personalized medicine services.

    The system will be adopted by both healthcare organizations within the first half of 2018.

    2 million sheets of paper saved per year

    The implementation of smartphone-based prescriptions will save 2 million pieces of paper per year, according to KISA (source: Koreaherald.com), adding that pharmacies will now be able to retain their prescription records in an organized way without physical hurdles.

    The agency did not say whether it would extend its digitization project to other hospitals or not.

  • La Korea Internet & Security Agency lance un système d’ordonnances numériques en Corée du Sud

    La Korea Internet & Security Agency (KISA), une organisation gouvernementale sud-coréenne, a annoncé le 12 décembre 2017 avoir signé un protocole d’accord avec deux établissements de soins, le Seoul National University Hospital et le Samsung Medical Center, pour créer et mettre en place un nouveau service de numérisation des formulaires de prescription.

    Des ordonnances numériques pour simplifier la démarche du patient

    Dans la plupart des pays, le patient se voit prescrire une liste de médicaments par un médecin à sa sortie de l’hôpital, des informations dont les détails sont imprimés sur un document physique avant d’être remis au patient, qui devra ensuite les transmettre à un pharmacien.

    Afin de simplifier ce processus, la Corée du Sud a entrepris de numériser les documents de prescription pour faciliter leur circulation.

    Le système sera opérationnel dans la première moitié de l’année 2018

    Le Seoul National University Hospital et le Samsung Medical Center vont déployer un système via lequel les patients pourront recevoir leurs ordonnances sous format électronique sur leurs appareils mobiles. Ce dispositif leur permettra de constituer une base de données numériques de leurs dossiers de prescription qui pourront ainsi être utilisés pour de futures consultations.

    Le dispositif sera adopté par les deux organismes de santé dans la première moitié de 2018.

    2 millions de feuilles de papier économisées chaque année

    La mise en place d’un accès sur smartphone aux ordonnances permettra d’économiser environ 2 millions de feuilles de papier par an, a précisé la KISA (source : Koreaherald.com). Celle-ci ajoute que les pharmacies auront désormais la possibilité de conserver leurs dossiers de prescription de manière organisée et sécurisée.

    L’agence n’a pas précisé si elle envisageait d’étendre son projet de numérisation à d’autres hôpitaux ou non.

  • China’s Medlinker social network for doctors raises US$60 million (Series C)

    The Chinese company Medlinker, which develops a social networking platform dedicated to doctors, raised in December 2017 about US$60 million (€50.7m) in Series C funding.

    The portal hosts more than 430,000 certified doctors. Its mobile application and cloud service, available on iOS and Android, allows doctors to connect with peers, facilitate referrals, and share medical records. Through this service, patients can also book medical appointments online and submit questions for the medical community to answer.

    This new fund will be used to improve the platform of the company by enabling patients to have better access to health insurance and doctors.

    A partnership with a state-owned conglomerate

    The round of financing was conducted by China Electronics Corporation Data (CEC Data), with additional participation from China companies: China Renaissance, Sequoia Capital China and Tencent Holdings . 

    CEC Data is a data service provider under China Electronics Corporation, which is a state-owned conglomerate directly administered by the central government.

    Health maintenance organization projects will be launched in several provinces

    « CEC Data’s involvement as a strategic investor will help Medlinker to expand its ecosystem and gain a competitive edge to grow into a leading company, » said Zhou Liang, a private equity director at China Renaissance Partners (source: Chinamoneynetwork .com).

    CEC Data has a healthcare fund that invests in projects related to big data. It will partner with Melinker to launch trail health maintenance organization projects in several provinces to provide patients with healthcare insurance and physicians.

    Medlinker was founded in 2014. Prior to this latest round of fundraising, the company raised US$40 million (€33.8m) in a 2015 Series B round led by Tencent Holdings and Yunfeng Capital (China). It also raised millions of dollars in a series A round from Sequoia Capital China earlier the same year.