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  • France-Chine : un accord-cadre autour de 5 thèmes signés entre les ministres chargés de la santé

    Lors de la visite d’État à la Chine de la délégation française réunie autour du Président de la République, dont la ministre des Solidarités et de la Santé faisait partie du 9 au 12 janvier 2018, un accord-cadre a été signé entre Agnès Buzyn et son homologue chinoise, Li Bin.

    Selon le communiqué de presse du ministère des Solidarités et de la Santé daté du 12 janvier 2018, l’accord-cadre couvre 5 thèmes de coopération prioritaires dont l’objectif est de promouvoir :
    • l’innovation ;
    • la santé numérique ;
    • la recherche clinique et l’intelligence artificielle en santé ;
    • la santé de la mère et de l’enfant ;
    • la silver économie.

    Autres moments forts de la visite de la ministre françaises avec les acteurs du secteur de la santé chinois :

    • des échanges avec le China Center for Disease Control et le Centre national du cancer chinois à propos d’une coopération entre les agences de santé publique sur l’impact du vieillissement et de l’environnement sur les maladies non transmissibles ;
    • rencontre avec la ministre chinoise de la Santé ainsi que Shuxian Huang, ministre des Affaires civiles, et les entreprises françaises de la silver économie déjà implantées en Chine. L’objectif est de favoriser la constitution d’une plateforme opérationnelle de coopération associant tous les acteurs découlant de l’accord ;
    • rencontre avec les principaux animateurs des filières francophones de formation médicale en Chine et le Club Santé autour des enjeux de formation et d’accès au marché chinois ;
    • visite de l’hôpital pour enfants de Pékin, comme preuve de l’engagement pour la santé mère-enfant qui se verra concrétisé dans un plan d’action de coopération, de formations et d’événements de haut niveau en France et en Chine.

  • Le marché mondial des dispositifs médicaux connectés et des App de e-santé

    Quel est le potentiel du marché des dispositifs médicaux connectés personnels, des applications payantes et des services de télésurveillance dans le monde ? H&TI a analysé la situation actuelle et celle à horizon 2020 pour les États-Unis, le Japon, la Chine, la France, l’Allemagne, l’Australie et le Brésil.

    Le premier tableau permet de voir les prévisions de ventes aux particuliers de produits de la e-santé concernant les dispositifs liés au bien-être, à l’assistance à l’autonomie à domicile et à la surveillance de maladies chroniques telles que le diabète, l’hypertension et l’insuffisance cardiaque.

    Le second tableau s’intéresse plus particulièrement au marché du diabète, en pleine expansion.

    Les Américains du Nord sont les plus grands consommateurs d’App de e-santé

    La majeure partie des revenus des dispositifs médicaux connectés, app de e-santé et services de télésurveillance pour particuliers émanent des États-Unis, avec un marché qui dépasserait les 4 milliards d’euros d’ici 2020. Mais ce sont dans les pays émergents,tel le Brésil, que le taux d’équipement va exploser, même si le marché n’en est qu’au début de son développement (379 millions d’euros prévus pour 2020).

    La France n’est pas en reste avec un taux de croissance avoisinant les 17 %, et un fort potentiel de développement pour les dispositifs liés à la surveillance et au traitement de l’insuffisance cardiaque.

    Le marché des dispositifs médicaux et App pour la prise en charge du diabète

    La gestion du diabète, maladie de plus en plus présente dans la population mondiale – 300 millions d »individus devraient être touchés d’ici 2020 – et notamment en Asie et aux États-Unis, va donner lieu au développement de nombreuses solutions innovantes. 

    Les Américains et les Australiens y consacreront cette année plus de 125 euros par personne.

  • Data : le marché mondial des dispositifs médicaux connectés et App de e-santé

    Quel est le potentiel du marché des dispositifs médicaux connectés personnels, des applications payantes et des services de télésurveillance dans le monde ? H&TI a analysé la situation actuelle et celle à horizon 2020 pour les États-Unis, le Japon, la Chine, la France, l’Allemagne, l’Australie et le Brésil.

    Le 17 janvier 2018, H&TI publie dans la rubrique Data du site des tableaux présentant les prévisions de ventes aux particuliers de produits de e-santé concernant les dispositifs liés au bien-être, à l’assistance à l’autonomie à domicile et à la surveillance de maladies chroniques. Un focus est fait sur le marché du diabète.

  • E-santé et formation : la Saison 4 du MOOC sur l’essentiel de la e-santé débute le 19 mars 2018

    Les objectifs du MOOC « L’essentiel de la e-santé, proposé par FORMATICSanté est de permettre aux professionnels et étudiants en santé :
    – d’acquérir des connaissances nécessaires pour comprendre les enjeux et découvrir les différents domaines et les principales applications e-santé ;
    – de partager un questionnement et échanger des expériences en vue de faciliter les démarches de collaboration et de coopération dans le cadre de projets e-santé.

    La nouvelle session, enrichie par rapport aux précédentes, se déroule entre le 19 mars et le 30 avril 2018.
    Des sujets tels que l’éthique des usages des applications e-santé, les serious games en santé ou les PTA sont abordés dans ce « parcours découverte ».

    Les inscriptions, gratuites, sont ouvertes jusqu’au 16 avril 2018 via le lien ci-contre.

    Entre 800 et 1 500 personnes (médecins, pharmaciens, personnels paramédicaux, formateurs, étudiants, personnels des DSI et prestataires du secteur de la e-santé, etc.) s’étaient inscrites aux précédentes sessions du MOOC.

    Chaque module est structuré autour d’un thème et de séquences avec des contenus vidéos (apports d’experts), des études, des rapports, des documents de référence, des activités d’apprentissage (quiz, guides d’analyse, forums d’échanges, etc.) et des modalités d’évaluation associées.

    Travail personnel estimé : 3h/semaine selon pré-requis et disponibilité.

  • Des chercheurs conçoivent des origamis d’ADN en 3D aux usages médicaux multiples

    Le Professeur Yin et son équipe de la Wyss Institute for Biologically Inspired Engineering de la Harvard Medical School ont travaillé en partenariat avec des laboratoires français et allemands. Ils ont collaboré avec les chercheurs Gaetan Bellot, Patrick Bron et Joséphine Lai Kee-Him du Centre National de la Recherche Scientifique et de l’Inserm à l’université de Montpellier, et avec des chercheurs de la Max Planck Institute de biochimie de Munich, en Allemagne.

    L’étude est parue le 6 décembre 2017 dans la revue Nature. Les chercheurs ont exploité les caractéristiques de repliement de l’ADN pour concevoir des méthodes permettant à des Brins d’ADN de s’auto-assembler en structures 3D de plus en plus complexes, un peu à la manière d’origamis.

    Jusqu’à présent, l’équipe était parvenue à mettre au point une structure d’ADN en 2D, limitant la taille de la structure ainsi obtenue. Il ont crée un logiciel permettant d’entrer une forme 3D souhaitée, de recevoir automatiquement une liste de séquences de briques d’ADN qui peuvent être synthétisées et former la structure 3D désirée.

    Ils ont également élaboré des méthodes d’observation microscopique de ces structures d’ADN cuboïques. Les chercheurs ont pu démontrer la présence de cavités formées par les briques d’ADN. L’étude de ces cavités ouvrent de nombreuses potentialités scientifiques.

    L’origami d’ADN pourra à l’avenir être utilisé pour s’attacher à des enzymes, des marqueurs fluorescents, des médicaments. Ils pourront servir de relais à leur diffusion dans l’organisme. Ces développements, soulignent les auteurs de cette étude internationale, permettront entre autres de créer des nanodispositifs optiques émetteur de lumière et des nanovéhicules de diffusion de médicaments.

  • Air Liquide se renforce en Arabie saoudite en acquérant la division Respiratoire d’un acteur local

    Air Liquide a annoncé début janvier 2018 l’acquisition de la division Respiratoire de l’acteur saoudien Thimar Al Jazirah Company (TAC), sous forme de prise de participation majoritaire à hauteur de 60% des parts.

    Air Liquide reprend l’activité de la division spécialisée dans la distribution des équipements respiratoires et les services de diagnostic des troubles de sommeil pour les patients souffrant de pathologies respiratoires telles l’apnée du sommeil, la ventilation ou l’insuffisance respiratoire chronique, et les solutions associées seront dorénavant proposées sous le nom commercial de VitalAire, la marque internationale d’Air Liquide dédiée à la prise en charge des patients à domicile.

    Selon Air Liquide, TAC est un partenaire stratégique, car il s’agit du principal acteur local dans ledit domaine – il prend en charge 1 400 patients résidant au domicile et sa division de Santé à domicile seule a permis de générer un chiffre d’affaires à hauteur de 5,5 millions d’euros.

    Pour Air Liquide, il s’agit à la fois d’une opération permettant d’exporter son activité « Santé à domicile » en Arabie saoudite et d’y renforcer sa position, car la société est déjà fournisseur de gaz médicaux aux hôpitaux et l’occasion de poursuivre le développement de son activité Santé au Moyen-Orient.

  • Voeux de Martin Hirsch : les solutions numériques au coeur du projet de l’AP-HP pour 2018

    Directeur général de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris, Martin Hirsch a prononcé le 15 janvier 2018 son discours de vœux, présentant le bilan de l’année 2017 et les trois priorités pour 2018, à savoir : l’amélioration de la qualité de vie au travail pour l’ensemble des professionnels de l’AP-HP.

    L’établissement public de santé s’emploiera également à garantir l’égalité d’accès aux soins de qualité aux patients et à viser l’excellence dans la compétition mondiale en matière de recherche et de soins.

    M. Hirsch a notamment déclaré vouloir entériner le déploiement des services et outils numériques au sein de l’AP-HP, afin de faire gagner du temps aux professionnels et de faciliter les démarches des patients. Parmi les projets annoncés figurent également :
    – le lancement d’un appel à projet pour l’acquisition de robots chirurgicaux ;
    – le développement de la bio-informatique ;
    – la recherche scientifique sur la santé connectée.

    Martin Hirsch annonce vouloir parachever la « révolution numérique et digitale » au sein de l’AP-HP.

    Finaliser le déploiement de services en ligne aux patients

    • Finaliser le déploiement d’ORBIS :  outil de prise en charge du patient conçu par l’entreprise Agfa HealthCare, ORBIS est composé de 22 modules (dossier médical, dossier de soins, dossier social, etc.). Il permet de suivre le parcours intégral des patients de l’AP-HP. Engagé en 2011, le déploiement se poursuit au sein de l’AP-HP : 37 hôpitaux (sur 39) en sont désormais dotés. Les deux derniers l’adopteront en 2018.
    • La généralisation de la prise en ligne de rendez-vous sera achevée en 2018 : à compter de cette année, les demandes de consultations seront systématiquement traitées en ligne sur la plateforme Doctolib. L’AP-HP avait retenu la start-up pour mettre en place ce service à l’issue d’un appel d’offre lancé en 2016, avec pour objectif de faciliter les démarches des patients et faire gagner du temps aux professionnels de santé.
    • Martin Hirsch annonce également vouloir développer la pré-admission administrative en ligne et poursuivre la dématérialisation des démarches avec l’inauguration du nouveau portail patient.
    • Reconnaissance vocale : Le Directeur général de l’AP-HP entend enfin donner « accès à tous les médecins à un dispositif de reconnaissance vocale » sans préciser toutefois en préciser le calendrier de mise en oeuvre.

    Prioriser la e-santé en matière de recherche et de soins

    Martin Hirsch a identifié plusieurs sujets prioritaires en matière de recherche, qui seront « déterminants » au cours des prochaines décennies : « l’utilisation des données (…), la génomique avec la plateforme SéquOIA en partenariat avec l’IGR Curie, l’Institut Imagine et l’ensemble des universités, le développement de la bio-informatique, une vision académique de la recherche sur les objets connectés ». 

    Parmi les mesures annoncées, M. Hirsch explique notamment avoir décidé de lancer un appel d’offres d’ensemble sur toute l’AP-HP, pour doter ses équipes d’une douzaine de robots chirurgicaux.

  • IA : Owkin lève 9,4 millions d’euros pour sa solution de machine learning pour la recherche clinique

    Dans un communiqué daté du 16 janvier 2018, Owkin annonce avoir bouclé une levée de fonds à hauteur de 9,4 millions d’euros, soit 11 millions de dollars. Le tour de table de série A a été mené par Otium Venture, Cathay Innovation, Plug and Play et NJF capital.

    Owkin est une start-up française spécialisée dans l’intelligence artificielle entrainée sur les données du monde réel à destination des chercheurs cliniques dont l’objectif consiste à les assister dans la découverte et le développement de molécules.

    Pour rappel, Owkin a fait partie des 15 lauréats retenus dans le cadre de l’AMI de l’AH-HP et du CHU de Nantes dans le cadre du projet sur l’hôpital du futur, qui ont été annoncés le 7 décembre 2017.

    Ambitions nourries par l’acquisition de fonds

    Les fonds doivent servir trois objectifs d’Owkin :

    • renforcer sa plateforme technologique OWKIN Socrates ;
    • développer ses partenariats avec les organisations médicales et pharmaceutiques ;
    • développer son équipe internationale de scientifiques et d’ingénieurs.

    Cette levée de fonds s’ajoute à celle effectuée à la création de la start-up, ce qui la fait disposer d’un fonds total de 11,2 millions d’euros.

    Owkin Socrates – une intelligence artificielle entraînée pour des modèles prédictifs au service d’une recherche médicale globale plus efficace

    La start-up a développée une plateforme nommée Owkin Socrates à destination des chercheurs de l’industrie pharmaceutique travaillant sur des projets en phase d’essais précliniques et cliniques, ainsi qu’aux médecins-chercheurs hospitalo-universitaires.

    Néanmoins, la technologie d’Owkin permet également de créer des modèles prédictifs et d’optimiser le développement de médicaments à différents stades de vie d’une molécule, y compris en post-autorisation.

    Apprentissage par transfert au service du bien commun

    Pour y parvenir, Owkin applique des algorithmes développés aux données du monde réel comprenant bibliothèques d’imagerie médicales, données moléculaires, données génomiques, données-texte et jeux de données cliniques, et leur associe des modèles entraînés au préalable afin d’accélérer la découverte des modèles de biomarqueurs complexes causant des maladies.

    L’apprentissage par transfert est la capacité d’un système à appliquer à des tâches ou à des domaines nouveaux des procédés appris à partir de tâches antérieures, grâce aux liens de similitudes qui peuvent exister entre les deux.

    OWKIN capitalise sur cette forme d’apprentissage afin de permettre le transfert de l’intelligence d’un modèle prédictif à un autre et de faciliter la collaboration entre médecins et institutions.

    Apprentissage fédéré pour davantage de sécurité

    Sa plateforme Owkin Socrates se caractérise par un outil propriétaire de la start-up qui repose également sur l’apprentissage fédéré, qui est une méthode permettant de tirer profit d’un modèle de prédiction partagé tout en conservant les données de formation sur leur lieu de stockage premier, sans les faire migrer vers le cloud. Il s’agit d’un gage de sécurité pour les laboratoires menant des recherches qui font appel à des données de santé ou des données confidentielles.

  • Les Français majoritairement favorables au développement du numérique en santé (Sondage BVA)

    « Le développement numérique va permettre à la recherche médicale de réaliser de nombreux progrès », d’après 76% des Français ; 68% d’entre eux pensent que le numérique va contribuer à améliorer la qualités des soins proposés aux patients.

    Telles sont les conclusions d’un sondage réalisé par l’Observatoire du numérique Digital Society Forum – BVA, intitulé « l’impact du numérique sur la vie quotidienne des Français », publié le 19 décembre 2017.

    Méthodologie de l’étude

    L’étude a été réalisée par l’Institut BVA par internet, du 1er au 4 décembre 2017, auprès d’un échantillon de 1 000 personnes âgées de 18 ans et plus, représentatif de la population française.

    La perception des outils et services numériques dans le domaine de la santé

    54% des sondés déclarent posséder au moins un objet de santé connecté ou digital

    • 29% d’entre eux utilisent régulièrement l’objet de santé connecté ou digital qu’il possède ;
    • les objets les plus fréquemment cités sont les tensiomètres (32% des sondés en possèdent un), les balances qui analysent des données liées au poids et à la masse musculaire (22%) et les bracelets ou montres connectés qui mesurent l’activité physique (17%).

    Les outils et services numériques facilitent les relations entre patients et professionnels de santé

    • 62% des professionnels de santé interrogés (médecins, pharmaciens, laboratoires, etc.) estiment que les outils et services numériques (objets connectés, prise de rendez-vous sur internet, dossier médical numérisé, etc.) renforcent et facilitent la relation qu’ils entretiennent avec leurs patients ;
    • 57% des services administratifs auxquels a été soumis le questionnaire (parmi eux, les services de l’Assurance maladie, les mutuelles, etc.) et 53% des hôpitaux partagent également cet avis.

    La perception du numérique dans le domaine de la santé préventive

    78% des sondés jugent que les outils et services numériques sont de nature à aider les Français à « améliorer leur comportement » en matière de santé préventive

    • Les 18-24 ans adhèrent à cette idée à 83%, contre 80% des actifs interrogés ;
    • En revanche, 22% des sondés doutent de l’utilité de ces outils en matière de santé préventive, dont 30% de seniors de 65 ans et plus et 28% de personnes interrogées souffrant d’une maladie chronique.
    • En revanche, 60% des sondés estiment que l’usage de ces outils ne font pas du médecin quelqu’un de plus ou moins compétent. 

    6 Français sur 10 sont opposés au développement de la télémédecine

    • 40% des sondés sont favorables au développement des consultations médicales par internet ;
    • 60% y sont opposés, dont une majorité de femme (66%).

    Le développement du numérique est perçu comme ayant des impacts positifs

    Une perception globalement positive du numérique en santé 

    • 76% des personnes interrogées pensent que le développement du numérique va permettre à la recherche médicale de réaliser des progrès significatifs au cours des prochaines années ;
    • 68% des sondés considèrent qu’il va participer d’une amélioration de la qualité des soins ;
    • 63% des sondés jugent qu’il va contribuer à améliorer la santé des Français ;
    • 54% jugent enfin que le développement du numérique va limiter les déficits du système de soins.

    De faibles réticences vis à vis du numérique en santé

    • Seuls 16% des professionnels interrogés se disent opposés au développement du numérique;
    • 25% des patients s’y montrent également réticents. 

    Enfin, les Français se disent prêts à partager leurs données personnelles à hauteur de 80% avec les professionnels de santé, 79% avec les hôpitaux et 60% avec les chercheurs et les universitaires.