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  • Quels contours et modèle économique pour l’hôpital public de demain ? (Les Echos Etudes).

    Les Echos Etudes interroge « la place de l’hôpital, dans l’inévitable reconfiguration de l’offre sanitaire » française, dans une étude publiée fin décembre 2017.

    Le document se propose de « disséquer le modèle économique des hôpitaux » afin d’en identifier les failles éventuelles, d’ »analyser les grands enjeux de l’hôpital » en matière de financement et de gestion des ressources humaines, de « mesurer l’impact des GHT sur le secteur hospitalier et ses fournisseurs » et enfin, d’évaluer la santé financière des établissements hospitaliers.

    L’étude aborde successivement les évolutions règlementaires qui modifient les contours du paysage hospitalier ; la place de l’hôpital public dans le paysage sanitaire français ; la santé financière des hôpitaux et les défis se présentant à l’hôpital d’aujourd’hui et de demain.

    Recomposition du paysage hospitalier français : un secteur public hégémonique  ?

    Si le secteur public renforce ses positions, la configuration actuelle des Groupements hospitaliers des territoires (GHT) soulève plusieurs questions 

    • A travers les GHT, le secteur public s’affirme comme l’acteur dominant du paysage hospitalier ;
    • La configuration actuelle du GHT soulève diverses questions :
      • Les GHT ne disposent pas de la personnalité morale ;
      • Les GHT n’ont pas de budget unique : l’absence de solidarité financière nuit au dispositif ;
      • Les GHT n’ont pas de direction commune : le directeur de l’établissement « pivot », auquel il revient de passer les marchés, devient le « patron » du nouveau dispositif.
    • S’achemine-t-on vers la fusion des hôpitaux en une centaine d’établissements ?
      • L’efficacité de la gouvernance des GHT, « grands ensembles éclatés entre de multiples sites » est aujourd’hui remise en cause ;
      • Risque-t-on « d’aboutir à des structures obèses, incapable de traiter efficacement avec la médecine de ville? ». Telle est la crainte exprimée par l’auteur de ce rapport.

    La dynamique de l’hôpital public se confirme sur tous les segments d’activités MCO

    • L’étude montre que le partage des rôles entre secteurs public et privé ne cesse d’évoluer :
      • Parmi les évolutions notables, l’obstétrique privée diminue ;
      • L’hôpital rattrape progressivement son retard sur la chirurgie ambulatoire.
    • Les secteurs public et privé doivent relever deux défis : 
      • Ils doivent développer la chirurgie ambulatoire pour atteindre 70% de l’activité d’ici 2022 ;
      • Ils doivent également développer l’Hospitalisation à domicile (HAD), avec un taux brut de séjours d’HAD proche de 1,2% des séjours d’hospitalisations complète.

    Révision du mode de financement : La question de la sortie du « tout T2A » se pose désormais aux hôpitaux

    Quels correctifs apporter à la T2A ? L’étude formule plusieurs propositions en ce sens inspirées du rapport d’Olivier Véran (janvier 2016)

    • La T2A serait maintenue pour financer les séjours « simples » (ablation de kystes, etc.);
    • Pour les actes chirurgicaux lourds, un forfait permettrait de couvrir « l’épisode de soins », à savoir les soins précédant l’hospitalisation (bilan, consultations, etc.), le séjour en établissement, les honoraires et les soins de suite ou réadmissions éventuelles (prothèses de hanche, arythmies cardiaques, etc.).
    • Le financement des pathologies chroniques (dont la prise en charge associe médecine de ville et médecine hospitalière) se ferait via un financement « au parcours ». 

    Comment réviser la tarification pour en améliorer la visibilité ?

    • L’étude relève que les paramètres qui influent sur les recettes des établissements sont nombreux;
    • Ainsi, « les budgets des hôpitaux tendent (…) à devenir de purs outils de communication entre l’établissement et sa tutelle, à l’opposé de l’outil de gestion qu’ils pourraient être.

    Comment améliorer la santé financière des hôpitaux ?

    La bilan financier des hôpitaux ne cesse de se dégrader depuis 2013

    • La santé financière des établissements hospitaliers se détériorent depuis 2013 : le déficit moyen tous budgets confondus atteint 0,51% en 2015 d’après l’étude.
    • La capacité d’autofinancement diminue également continuellement depuis 2011.
    • 7% des hôpitaux présentent ainsi une CAS négative, d’après l’étude.
    • L’objectif de marge brute de 8 %, imposé en 2013, est « encore loin » d’être atteint.
    • L’auteur constate qu’il est « difficile d’apprécier la situation économique réelle des hôpitaux ».

    « L’appréciation de la situation économique réelle, intrinsèque, des établissements est rendue difficile par les mécanismes de financement actuels, ou des subventions en FIR et en MIGAC viennent atténuer les effets d’une pression tarifaire qui se confirme, année après année ».

    Quel sera l’hôpital de demain ? Comment assurer la transition vers « moins d’hôpital » ?

    L’auteur de l’étude esquisse quelques pistes pour définir un nouveau modèle économique hospitalier et anticiper les conséquences d’un retrait progressif de l’hôpital au sein du système de soins français. Le débat autour de la place de l’hôpital s’articule autour de deux questions: « comment éviter d’aller à l’hôpital? » et « comment rester le moins possible à l’hôpital? ». L’étude propose une synthèse de ces enjeux et anticipe l’évolution du modèle économique des hôpitaux pour accompagner l’évolution des pratiques.

  • Jeu sportif et bien-être : Intelligent Health cherche à lever 227 000 euros

    Intelligent Health, une start-up health tech britannique, a annoncé début décembre 2017 le lancement d’une campagne de financement participatif sur la plateforme Seedrs (UK) dans l’optique de récolter 200 000 livres sterling (227 000 €) et de devenir l’un des leaders de la lutte contre l’inactivité.

    La société a conçu le programme Beat the Street. Le jeu présente des similitudes avec le jeu Pokémon Go puisqu’il utilise le principe de la gamification dans une région précise pour inviter les enfants et les adultes de toute une communauté à effectuer ensemble un parcours afin de gagner un maximum de points.

    Renforcer le lien social pour inciter les citoyens à prendre le contrôle de leur santé

    Selon l’Organisation mondiale de la santé, la sédentarité est le quatrième facteur de risque de décès dans le monde (6%). Cette inactivité a un lien direct avec le développement de maladies comme l’obésité, le diabète et les maladies cardiaques. L’OMS estime en effet qu’elle est la cause principale de 21 à 25% des cancers du sein ou du colon, de 27 % des cas de diabète et d’environ 30 % des cas de cardiopathie ischémique.

    En Angleterre, environ 29 % des adultes sont inactifs (chiffres officiels).

    En se basant sur la théorie selon laquelle un changement de mode de vie peut largement contribuer à la préservation de la santé de la population, Intelligent Health utilise les nouvelles technologies et le principe de la gamification pour s’attaquer aux causes du mauvais état de la santé des citoyens.

    Concrètement, l’entreprise cherche à mettre les individus en relation les uns avec les autres pour renforcer le lien social et les inciter à prendre le contrôle de leur santé par le biais d’un défi sportif visant à augmenter leur activité physique et ainsi à lutter contre l’inactivité.

    Beat the Street : un défi sportif collectif pour lutter contre l’inactivité

    Intelligent Health réalise des changements grâce à des initiatives lancée à l’échelle de la communauté, comme le programme Beat the Street, qui transforme une ville en un espace de jeu où les participants gagnent des points à mesure qu’ils marchent, courent ou font du vélo. Pour instaurer le programme, la Ville doit investir un montant minimum de 10 livres (11 €).

    Des bornes réparties sur le parcours pour collecter des données

    Dans le cadre de ce dispositif, Intelligent Health recueille des données médicales accessibles en ligne et des informations sur la position et le parcours effectué par les utilisateurs grâce à des Beat Boxes, des bornes installés tout au long du parcours sur lesquelles les participants doivent passer leur badge pour suivre leur évolution et comptabiliser leurs points.

    Les informations récoltées sont ensuite envoyées aux organisateurs (services publics) et aux participants à qui sont délivrés en conséquence des conseils personnalisés afin de les aider à modifier leur mode de vie de manière à ce qu’ils puissent améliorer durablement leur santé.

    Un programme soutenu par le NHS

    Beat the Street a pour but ultime d’entraîner des changements de comportement sur le long terme. Il est mis en place à travers le Royaume-Uni avec le soutien de la santé publique et du NHS.

    750 000 participants en Europe et aux États-Unis

    « Avec 750 000 participants à ce jour ayant participé à notre programme phare, Beat the Street, et des preuves évidentes d’un changement de comportement durable, nous savons que nous pouvons avoir un impact positif et durable sur la société », a déclaré dans un communiqué le fondateur et P.-D.G. d’Intelligent Health, le Dr. William Bird.

    Le dispositif « engage plus de gens que n’importe quelle autre intervention d’activité physique en santé publique car il est simple, amusant et s’intègre dans la vie quotidienne », commente la société sur son site officiel.

    Il a jusqu’ici été mis en œuvre avec succès dans le monde entier, notamment à Londres, Dublin, Belfast, Vienne et New York.

    Intelligent Health veut développer une offre de « prescription sociale »

    Le Dr. Bird et son équipe sont également en train de concevoir une offre de « prescription sociale », une formule qui devrait devenir la norme chez tous les médecins généralistes au cours des deux prochaines années, estime la société.

    La prescription sociale est définie comme un moyen de permettre aux fournisseurs de soins primaires (médecins généralistes, infirmières…) de diriger les patients ayant des besoins sociaux, émotionnels ou pratiques spécifiques vers une gamme de services locaux non cliniques, souvent attribués par les secteurs bénévole et communautaire.

    En clair, le médecin généraliste délivre au patient une ordonnance qui habilite la communauté à améliorer la santé de la personne par le biais d’exercices physiques et/ou d’une alimentation saine.

    Une première offre va prochainement être lancée dans la ville de Newham

    Le premier programme du genre sera lancé par Intelligent Health dans quelques semaines à Newham, un district du Grand Londres situé dans l’est de la capitale britannique.

    Si la campagne de financement participatif est suffisamment efficace, les fonds récoltés serviront à augmenter la croissance de l’entreprise, en partie par le développement d’une licence Beat the Street en Europe et aux États-Unis et d’un programme de prescription sociale.

  • La convention constitutive du GIP Institut national des données de santé modifiée par arrêté

    La convention constitutive du groupement d’intérêt public national « Institut national des données de santé » (INDS) institué le 20 avril 2017 a été changée par un arrêté publié au Journal officiel le 18 janvier 2018.

    La liste des membres a été rallongée et la composition du Conseil d’administration, avec l’introduction de cinq collèges, et de l’Assemblée générale modifiée.

    Membres de l’INDS

    La liste des membres constitutifs a été élargie :

    • l’État représenté par le ministère chargé de la santé, le ministère chargé de l’assurance maladie, le ministère chargé de l’économie et par le ministère chargé de la recherche ;
    • la CNAMTS ;
    • la CCMSA ;
    • la Caisse nationale du régime des indépendants (RSI) ;
    • l’Union nationale des régimes spéciaux (UNRS) ;
    • la CNSA ;
    • l’Agence technique de l‘information sur l’hospitalisation (ATIH) ;
    • la HAS ;
    • l’ANSM ;
    • l’Agence nationale de santé publique (ANSP) ;
    • l’Institut national du cancer (INCa) ;
    • l’Agence de la biomédecine (AbM) ;
    • l’Union nationale des associations agréées d’usagers du système de santé (France Assos Santé) ;
    • l’Union nationale des professionnels de santé (UNPS) ;
    • le Conseil national de l’ordre des médecins (CNOM) ;
    • le Conseil national de l’ordre des pharmaciens (CNOP) ;
    • l’Union nationale des organismes d’assurance maladie complémentaire (UNOCAM) ;
    • l’INSERM ;
    • l’École des hautes études en santé publique (EHESP) ;
    • l’Institut de recherche et documentation en économie de la santé (GIP Irdes) ;
    • le LEEM ;
    • le SNITEM ;
    • l’Association française des entreprises de la recherche clinique (AFCROs) ;
    • l’association France e-Health Tech.

    Le nombre de représentants de chaque membre du Conseil d’administration et à l’occasion d’Assemblées générales

    Conseil d’administration : 5 collèges

    L’institut est administré par un conseil d’administration, dont les membres exercent sans limitation de durée, et qui est composé comme suit :

    • collège régulateurs publics : 6 représentants de l’Etat, 2 représentants de la CNAMTS, 1 représentant de la CCMSA, du RSI ou de l’UNRS, 1 représentant de la CNSA, 1 représentant de l’ATIH, 1 représentant de la HAS et 1 représentant de l’INCA ;

    • collège usagers : 1 représentant de France Assos Santé ;

    • collège professionnels et structures de soins : 1 représentant de l’UNPS ;

    • collège organismes d’assurance maladie complémentaire : 1 représentant de l’UNOCAM ;

    • collège recherche et enseignement : 1 représentant de l’INSERM.

    Assemblée générale

    Il est composé de 6 représentants de l’État, 3 représentants de l’UNOCAM,  2 représentants de la CNAMTS et un représentant pour chaque membre pour les autres institutions.

    Le choix des représentants se fait dans la plus part des cas à la discrétion du directeur général ou du président de chaque institution membre.

    Par ailleurs, il faut ajouter « un ou des représentants des membres associés et cinq personnalités qualifiées ».

    Le document complet est disponible via le lien ci-contre.

  • Mauna Kea Technologies à l’origine de la plateforme Cellvizio enrôle Molly K. O’Neill

    Mauna Kea Technologies, société commercialisant une plateforme multidisciplinaire d’endomicroscopie confocale laser, a annoncé le 15 janvier 2018 la nomination de Molly K. O’Neill à son Conseil d’administration de la Société, avec prise d’effet immédiat.

    Cette nomination doit permettre à la société d’accélérer la pénétration du dispositif Cellvizio sur le marché américain, après que le dispositif médical a obtenu l’autorisation de la FDA en décembre 2017.

    Un DM de classe IIa qui explore la micro-architecture des tissus

    La solution proposée par la société se situe entre la médecine et l’astrophysique, car son microscope confocal par laser, Cellvizio, permettant de réaliser des endomicroscopies, est équipé d’un microscope minuscule capable de générer des images au niveau cellulaire en temps réel. Cette capacité lui confère la possibilité d’éliminer ce qui équivaut, dans le cadre d’un examen histologique classique, à la coupe physique des échantillons de tissu extraits par endoscopie ou biopsie.

    Son endoscope ou un accessoire endoscopique permet d’explorer des tractus anatomiques gastro-intestinal, urinaire ou respiratoire, ou des tissus adjacents à ces tractus.

    L’avantage que procure Cellvizio tient à la possibilité de combiner l’imagerie microscopique, le traitement des données et l’informatique cognitive afin de guider le chirurgien au bloc opératoire en temps réel par les images d’un anatomopathologiste.

    Autorisation de la FDA

    Selon un communiqué de Mauna Kea Technologies datant du 18 décembre 2017, Cellvizio a reçu l’approbation de la FDA validant que Cellvizio était indiqué pour l’imagerie de la microstructure interne des tissus y compris l’identification des cellules et de vaisseaux et de leur organisation ou architecture.

    Molly O’Neill, qui a intégré le Conseil d’administration de la société, a déclaré avoir été séduite par la possibilité qu’offre le Cellvizio d’obtenir une meilleure évaluation de la maladie et de réduire ainsi le coût des soins. Selon elle, l’endomicroscopie in vivo en temps réel est le type même de technologie révolutionnaire qui permet d’améliorer considérablement le mode d’administration des soins.

    La société espère profiter de l’expérience longue de plus de trois décennies de Molly K. O’Neill dans le secteur de la santé et a amené des innovations technologiques jusqu’à l’autorisation, mais également l’inclusion sur des listes de produits remboursables par les organismes payeurs. Elle est actuellement Directrice commercial de Proteus Digital Health et Otsuka Pharmaceutical qui ont obtenu en novembre 2017 la première autorisation réglementaire de la FDA de commercialiser une gélule connectée.

    Parcours de soins et économie des procédures

    De façon générale, un traitement aussi précis permet d’améliorer l’efficacité des parcours thérapeutiques.

    Selon les études cliniques réalisées, Cellvizio permet :

    • en cas de kystes pancréatique, d’améliorer la caractérisation des kystes indéterminés, et à la fois, sachant que 50% des kystes mucineux ne sont pas détectés par la cytologie, de confirmer une impression échoendoscopique ;
    • en cas de sténose billaire, d’écarter le diagnostic de cancer de façon confiante pour les sténoses d’apparence bénignes, là où le processus classique nécessite au moins 3 procédures de cholangiopancréatographie rétrograde endoscopique (CPRE) sans la possibilité de qualifier précisément ; à noter que 15% à 24% des résections chirurgicales réalisées pour des sténoses supposées malignes, révèlent un caractère bénin ;
    • en cas de lésions colorectales, d’évaluer en temps réel l’étendue des lésions colorectales, sans nécessiter d’examen supplémentaire dans un second temps par un laboratoire, et d’évaluer l’évolution de la maladie au niveau de la muqueuse afin de proposer le traitement le plus adéquat possible (recours aux médicaments ou pas, durée du traitement, etc.).

  • Bruno Le Maire veut protéger les entreprises de l’IA et du Big data des investisseurs étrangers

    Le 15 janvier 2018, lors de la cérémonie des vœux du Ministère de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, Ministre de l’Economie et des Finances, a réitéré les propos qu’il avait tenu le 9 janvier 2018 à Pékin à l’occasion de la visite gouvernementale française en Chine : Il plaide pour une adaptation de la réglementation en matière d’investissements étrangers soumis à autorisation préalable, afin que les entreprises spécialisées en intelligence artificielle (AI) ou dans le traitement des données personnelles ne puissent pas être rachetées.

    La France a déjà appliqué cette restriction aux entreprises actives dans les secteurs de l’énergie, de l’eau, des transports, des télécommunications et des soins de santé.

    Lors de cette même visite en Chine, le ministre avait déjà laissé entendre qu’il devrait y avoir une stratégie européenne des données massives, afin de mieux positionner l’Union européenne face à la Chine et aux États-Unis.

    Par ailleurs, lors des vœux, le ministre a annoncé les modalités précises de création du fonds pour l’innovation doté de dix milliards d’euros. Ce fonds est constitué au sein de la Bpifrance et générera un rendement annuel estimé entre 200 et 300 millions d’euros. Les revenus ainsi générés sont destinés à soutenir le développement d’innovations et leur industrialisation en France.

    « Élargir les modalités de sanction »

    Voici un extrait du discours des vœux de Bruno Le Maire :

    « L’ouverture de la France ne veut pas dire pillage de nos technologies, de nos compétences, de nos savoir-faire. Les investisseurs étrangers sont les bienvenus. Ils doivent simplement savoir que ces investissements obéiront désormais à des règles claires : des investissements de longs terme, respectueux de nos règles et qui se traduisent en retour par une ouverture des marchés extérieurs.

    Cette nouvelle doctrine de l’investissement a deux volets : un volet européen et un volet national. Au niveau européen, elle nous conduit à demander à la Commission européenne de préparer un règlement sur les investissements étrangers en Europe. Au niveau national, elle nous amènera à compléter le décret sur les investissements étrangers en France, dans deux directions : en élargissant le décret à de nouveau secteurs économiques comme le stockage des données numériques ou l’intelligence artificielle et en élargissant les modalités de sanction ».

  • L’IGAS et l’IGF esquissent des pistes pour moderniser la délivrance des prestations sociales

    Les ministres en charge des affaires sociales et du budget ont confié à l’Inspection générale des Affaires sociales (IGAS) et à l’Inspection générale des Finances (IGF) une « mission d’évaluation des perspectives d’utilisation des informations issues du prélèvement à la source dans le but de moderniser la délivrance des prestations sociales ».

    Introduit par la loi n°2016-1917 du 29 décembre 2016 de finances pour 2017, le prélèvement à la source sera effectif à compter du 1er janvier 2019. Ce rapport de l’IGAS-IGF encourage « le perfectionnement de certains outils informatiques mobilisés dans le cadre du prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu », qui doit permettre « d’actualiser, au plus près des situations réelles, les bases ressources utilisées pour le calcul des prestations sociales ».

    Comment utiliser les informations issues du prélèvement à la source pour moderniser le versement des prestations sociales ? 

    Constat de la mission IGAS-IGF : les bases ressources des prestations sociales sont « hétérogènes » et « issues de règlementations sédimentées »

    Les prestations familiales, les aides au logement, la prime d’activité ou les minimas sociaux sont soumis à condition de ressources. L’appréciation de ces ressources varie d’une prestation à l’autre. Elle repose, selon les cas, sur : 

    • les déclarations du demandeur (pour les minimas sociaux) : les déclarations permettent une connaissance quasi-contemporaine de ses revenus mais peuvent induire de nombreuses erreurs déclaratives et des versements indus ; 
    • les déclarations fiscales de revenus (pour les prestations familiales, aides au logement, etc.) : les données sont automatiquement transmises par l’administration fiscale aux organismes sociaux. Ce mode de déclaration retient des revenus de référence antérieurs à la situation socio-économique réelle de la personne, au moment de sa demande ;
    • la combinaison des deux sources déclaratives précédentes (pour la prime d’activité).

    Moderniser le système de délivrance des prestations sociales

    Le rapport conjoint de l’IGAS et de l’IGF comporte 28 propositions visant à rénover le système de délivrance des aides sociales. Il s’agit principalement de : 

    • permettre une évaluation des droits sociaux à partir de données plus contemporaines de la situation socio-professionnelles des demandeurs ; 
    • alléger leurs démarches administratives grâce à une « certaine » automatisation du calcul des prestations.

    Comment assurer la fiabilité des données et alléger les démarches administratives des demandeurs ? 

    Généraliser les échanges de données entre administrations

    D’après les auteurs du rapport, il importe dès à présent de généraliser les échanges de données individuelles au sein de l’administration. Parmi les propositions développées par les auteurs, le rapport propose de s’appuyer sur la collecte automatique et mensuelle :

    • des salaires déclarés par les employeurs dans la déclaration sociale nominative (DSN).
    • des prestations sociales par le biais d’une déclaration nominative complémentaire (DNC) qui se substituerait au flux PASRAU permettant un double usage fiscal et social de ces données au lieu du seul usage fiscal prévu aujourd’hui.

    « Le salaires issus de la DSN et les autres revenus issus de la DNC permettraient de pré-remplir la déclaration trimestrielle de ressources de RSA et de la prime d’activité simplifiant ainsi la démarche des demandeurs et limitant fortement les erreurs et les indus qui en résultent ».

    Selon les auteurs, modifier les bases ressources rendrait possible la délivrance, sur une base plus contemporaine, des prestations familiales et les aides au logement, sans remettre en cause leur automatisation. Les revenus contemporains seraient calculés sur une période de 12 mois glissants et actualisés par trimestre ou par semestre, sous réserve d’études complémentaires. 

    Ce dispositif pourrait voir progressivement le jour d’ici 2019, selon des modalités explicitées dans le rapport.

  • India: 2018 trends in the health tech industry

    Wearable technologies, predictive health data analytics and IoT are among the fastest-growing areas in the Indian health tech market, three local industry leaders said to local site Entrepreneur India at the beginning of January 2018 .

    Based on the interview of three market experts, Entrepreneur India has identified the main trends in the health tech sector in India for the coming year.

    Digital Health: patients more engaged in their health

    According to Rekuram Varadharaj, co-founder and chief operating officer at Healthi, an Indian company offering a service to empower patients, surgical robots, smart technology for hospitals and other health tech solutions will continue to grow in Indian hospitals in 2018.

    « A key overarching theme around digital health and health tech will center on user empowerment and engagement, » the businessman said. « This theme of user empowerment intersects perfectly with an accelerating trend of Indians getting online, primarily through smartphones.The focus of digital health will be on transforming the “unused person” (patient) into a smart and engaged user who understands her needs and actively seeks relevant help from qualified practitioners. »

    Predictive analytics to better fight chronic diseases

    Online pharmacies are increasing year by year, with more and more Indians buying medicines online.

    The e-pharmacy sector has witnessed frenetic activity recently with about 50 online pharmacy start-ups in India, according to estimates, Mr Varadharaj said.

    « The use of scientifically-validated predictive analytics and personalized engagement to inform and empower users to avoid chronic illnesses will take a lead, » he noted, adding that artificial intelligence will continue to be a focus area of ​​entrepreneurial and investment activity in Indian health tech in the coming months and years.

    Improving outcomes while reducing costs

    Predictive analytics can help the healthcare sector to meet the industry current challenges and plan for future needs.

    Predictive analytics focused on improving outcomes, real-time patient monitoring, and value-based patient-centric care can increase the treatment accuracy while reducing costs, said Manish Sacheti, chief financial officer of Ziqitza Health Care, a local company that provides emergency medical services for the general public.

    IoT and big data: more accurate and secure remote monitoring of patients

    According to Mr Sacheti, the rise of wearable technologies, Internet of Things (IoT) and big data will play a major role in the transformation of the healthcare landscape in 2018, especially in health monitoring systems.

    « The evolution of [IoT] has a number of applications in healthcare, from distant monitoring to smart sensors and remedial device integration, » the expert said. « This helps in keeping the patients safe and healthy while improving the physicians’ ability to deliver care. When used effectively, this can bring a lot of transformation in the healthcare sector through the use of advanced analytics and big data technologies »

    Telemedicine: towards a growing demand

    Amit Munjal, founder and CEO of telemedicine company Doctor Insta, reminded that the Indian healthcare industry has come up with mobile apps, telemedicine services and devices set up innovation centers to improve the delivery of care through high technology. Regarding their growing development, digital health platforms will fundamentally reshape the delivery of healthcare in India.

    « New technologies like augmented reality, virtual medicine advances, biotech, and wearables will be integrated into the healthcare landscape to provide additional methods for the provision of care, patient monitoring, diagnosis, and treatment, » he said. « Factors such as inclining demand from consumers for cheap and quality healthcare services along with the limited access to doctors in rural areas will lead the growth in demand for telemedicine services in India. »

  • Inde : les tendances 2018 dans l’industrie de la health tech

    Les technologies numériques portables, l’analyse prédictive des données de santé et l’IoT font partie des domaines en plein essor sur le marché de la health tech indien, ont indiqué début janvier 2018 trois entrepreneurs locaux de l’industrie au site spécialisé Entrepreneur India.

    En se basant sur l’analyse de trois experts du marché, Entrepreneur India a identifié les principales tendances du secteur de la health tech en Inde pour l’année à venir.

    Santé numérique : un patient de plus en plus engagé

    Selon Rekuram Varadharaj, co-fondateur et directeur d’exploitation à Healthi, une société indienne offrant un service permettant aux patients de gagner en autonomie, les robots chirurgicaux, les technologies intelligentes et d’autres solutions health tech continueront à se développer au sein des hôpitaux indiens en 2018.

    « Un thème clé de la santé numérique et des technologies de la santé sera centré sur l’autonomisation et l’engagement des utilisateurs, précise le businessman. Ce domaine de l’autonomisation des utilisateurs est en harmonie parfaite avec la tendance croissante des Indiens à se connecter à internet, principalement via les smartphones. L’objectif de la santé numérique sera de transformer la « personne inutilisée » (patient) en un utilisateur intelligent et engagé qui comprend ses besoins et recherche activement l’aide pertinente de praticiens qualifiés. »

    L’analyse prédictive pour mieux combattre les maladies chroniques

    Les pharmacies en ligne se multiplient d’année en année, les citoyens indiens étant de plus en plus nombreux à acheter des médicaments en ligne.

    Le secteur de la e-pharmacie a récemment connu une activité effrénée, avec près de 50 start-ups dédiées à ce domaine en Inde selon les estimations, indique M. Varadharaj.

    « L’analyse prédictive scientifiquement validée et l’engagement personnalisé pour informer et habiliter les utilisateurs à éviter les maladies chroniques prendront l’avantage », estime-t-il, ajoutant que l’intelligence artificielle continuera à être un domaine d’activité entrepreneuriale et d’investissement en croissance au sein des technologies de santé indiennes.

    Améliorer la précision des résultats tout réduisant les coûts

    De manière générale, l’analyse prédictive peut aider l’industrie de la santé à relever les défis actuels du secteur et à planifier ses besoins futurs.

    Les analyses prédictives dédiées à l’amélioration des résultats, le suivi en temps réel des patients et les soins centrés sur le patient ont la capacité d’augmenter la précision des traitements tout en réduisant les coûts, analyse de son côté Manish Sacheti, directeur financier de Ziqitza Health Care, une entreprise locale qui fournit gratuitement des services médicaux d’urgence au grand public.

    IoT et big data : une surveillance à distance des patients plus précise et sécurisée

    Selon M. Sacheti, la montée en puissance des technologies numériques portables, de l’internet des objets (IoT) et des big data participeront fortement à la transformation du paysage de la santé en 2018, en particulier au niveau des systèmes de surveillance à distance des patients.

    « La manière dont a évolué l'[IoT] a permis de déployer de nombreuses applications dans le domaine de la santé, de la surveillance à distance aux capteurs intelligents (…), précise l’expert. [Ces technologies] aident à préserver la sécurité et la santé des patients tout en améliorant la capacité des médecins à prodiguer des soins. Lorsqu’elles sont utilisées efficacement, elles peuvent apporter beaucoup de changements [positifs] dans le secteur des soins grâce à l’utilisation d’analyses avancées et des big data. »

    Télémédecine : vers une demande croissante

    Amit Munjal, fondateur et P.-D.G de la société de télémédecine Doctor Insta, rappelle que l’industrie de santé indienne a évolué via le déploiement d’applications mobiles, de services de télémédecine et de centres d’innovation visant à améliorer l’offre de soins à travers les nouvelles technologies. Selon le spécialiste, l’importance grandissante de ces plateformes numériques de santé devraient fondamentalement remodeler la prestation des soins en Inde.

    « De nouvelles technologies comme la réalité augmentée, la médecine virtuelle, la biotechnologie et les technologies vestimentaires seront intégrées au paysage de la santé pour fournir des méthodes supplémentaires de soins, de suivi des patients, de diagnostic et de traitement, précise-t-il. Des services de santé de qualité ainsi que l’accès limité aux médecins dans les zones rurales entraîneront la croissance de la demande sur le marché de la télémédecine en Inde. »

  • Robots hired to transport medical equipment in Japanse hospitals

    Nagoya University Hospital, Japan, announced in early January 2018 that it will launch a pilot program in February for the deployment of robots designed to deliver medicine and test samples in hospitals.

    The purpose of the devices is to deal with labor shortages but also reduce the workload of nurses, doctors and other staff members as it allows them to focus more on their core tasks in order to spend more time caring for patients and less time retrieving or transporting medical materials.

    The robot follows the instructions of the staff via a digital tablet

    During the year-long trial, four robots will work at the Japanese hospital, shuttling between the surgical intensive care unit, the hospital pharmacy and the laboratory to deliver intravenous fluids, test samples and other materials to healthcare professionals who need it.

    Registered workers, including nurses and pharmacists, can call a robot and indicate its destination via a tablet. The tool then automatically delivers the materials according to the instructions provided.

    The devices will be operated on night shifts, when medical teams are reduced

    The four robots will be mobilized between 5 pm and 8 am, when fewer employees are working.

    Smart tools

    The robots will travel referring to hospital floor plans and relying on radar devices and cameras with a 360-degree field of view. They can use elevators and automatically go to a charging station when they need it.

    If a person gets in their way, the robot have two options: dodging him/her or airing the following message: « Excuse me, please let me pass. »

    Robots can carry up to 30 kg of material

    Each device is 125 centimeters tall, 50 centimeters wide and 63 centimeters deep. It can travel up to 3.6 kph. Shaped like a refrigerator, the machine has a capacity of 90 liters and can carry up to 30 kilograms of medicines and samples.

    If the outcomes are good, hospital officials could extend their use to other departments.

    A project inspired by the automotive industry

    The solution was developed jointly by Nagoya University and Toyota Industries Corp., an affiliate of Toyota Motor Corp., based on the technology designed for self-driving cars.

    Similar autonomous transfer robots are already used at auto plants and in other sectors, but the device has rarely been introduced to hospitals or other medical facilities in Japan, officials said (source: Asahi.com).

    The Nagoya University Hospital project aims to take advantage of robot technologies developed in the manufacturing sector to improve the efficiency and quality of healthcare delivery.

  • Des robots intelligents employés pour le transport de matériel médical à l’hôpital au Japon

    Le Nagoya University Hospital (Japon) a révélé début janvier 2018 qu’il allait lancer en février un programme pilote pour le déploiement de robots capables de livrer des médicaments et des échantillons dans les hôpitaux.

    Le but des appareils est de pallier la pénurie de main-d’œuvre, mais aussi d’alléger le fardeau du personnel soignant et des autres fournisseurs de soins auxiliaires en leur permettant de se concentrer davantage sur leurs tâches principales et donc de passer plus de temps à s’occuper des patients et moins de temps à récupérer et transporter des matériaux médicaux.

    Le robot suit les instructions du personnel via une tablette numérique

    Au cours de l’année d’essai, quatre robots travailleront au sein de l’établissement japonais, en faisant la navette entre l’unité de soins intensifs, la pharmacie hospitalière et le laboratoire pour livrer des liquides intraveineux, des échantillons d’essai et d’autres matériels aux professionnels qui en ont besoin.

    Les employés de l’établissement inscrits au programme, y compris les infirmières et les pharmaciens, peuvent appeler un appareil et lui indiquer sa destination par le biais d’une tablette numérique. Le robot livre alors automatiquement les matériaux selon les instructions renseignées.

    Une mobilisation la nuit, quand les équipes médicales sont réduites

    Les quatre dispositifs seront mobilisés entre 17 heures et 8 heures du matin, lorsque moins d’employés travaillent.

    Des appareils intelligents

    Les robots se déplaceront selon un itinéraire précis en se référant aux plans d’étage de l’hôpital et en s’appuyant sur des appareils radars ainsi que des caméras leur offrant un champ de vision à 360°. Ils sont capables d’emprunter les ascenseurs et de se diriger automatiquement vers une station de recharge lorsqu’ils n’ont presque plus de batterie.

    Si une personne se retrouve sur leur chemin, les machines ont deux options : l’esquiver ou diffuser un message du type : « Excusez-moi, laissez-moi passer s’il vous plaît ».

    Les robots peuvent transporter jusqu’à 30 kg de matériaux

    Chaque appareil mesure 125 centimètres de haut, 50 centimètres de large et affiche une profondeur de 63 centimètres de profondeur. Il peut voyager jusqu’à 3,6 km/h sans être rechargé. En forme de réfrigérateur, l’engin dispose d’une capacité de 90 litres et peut transporter jusqu’à 30 kilogrammes de médicaments et d’échantillons.

    Si les résultats sont concluants, les responsables de l’hôpital pourraient étendre son utilisation à d’autres départements du centre de soins.

    Un projet inspiré du secteur automobile

    Le dispositif a été développé conjointement par l’Université de Nagoya et Toyota Industries Corp., une filiale de Toyota Motor Corp., sur la base de la technologie déployée pour les voitures autonomes.

    Des robots de transfert autonomes similaires sont déjà utilisés dans les usines automobiles et dans d’autres secteurs mais le dispositif a rarement été introduit dans les hôpitaux ou d’autres installations médicales au Japon, ont indiqué des responsables (source : Asahi.com).

    Le projet du Nagoya University Hospital vise à tirer parti des technologies robotiques développées dans le secteur manufacturier pour améliorer l’efficacité et la qualité de l’offre de soins.