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  • La tarification des actes de télémédecine au coeur des négociations conventionnelles en cours

    Au programme des négociations entre la Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés (CNAM) et les syndicats de médecins libéraux, entamées le 18 janvier 2018, on trouve la définition des modalités de prise en charge des actes de télémédecine, à savoir la téléconsultation et la télé-expertise.

    Le remboursement des actes de télémédecine concernait en priorité les patients en affections longue durée, les patients vivant dans les territoires médicaux, les résidents d’EHPAD et les personnes atteintes de maladies rares.

    La tarification reste une question cruciale qui devra être déterminée par un consensus entre les parties prenantes.

    Les négociations s’achèveront en mars 2018.

    Une première série de remboursements réservés à certaines catégories de patients

    Lors d’une réunion organisée en présence des syndicats de médecins le 18 janvier, le directeur général de la CNAM, Nicolas Revel, a apporté quelques éléments de précision.

    Le remboursement des actes de télémédecine concernerait en premiers lieu : 

    • les patients en affections longue durée, atteints de cancer par exemple (10 millions) ;
    • les personnes vivant dans les territoires déficitaires en médecins (2,5 millions) ;
    • les résidents d’EHPAD (650 000);
    • les personnes atteintes de maladies rares.

    Pour être remboursée, une téléconsultation devrait obéir aux règles suivantes : 

    • elle doit être réalisée par le médecin traitant, qui connaît déjà le patient, sauf urgence ;
    • elle doit être mise en oeuvre sur le territoire où réside le patient ;
    • les consultations « extra-territoriales » sont à ce titre exclues du projet actuel.

    Comment tarifier les actes de télémédecine ? 

    Les questions soulevées par l’enjeu de la tarification de la télémédecine sont nombreuses

    • Un spécialiste sollicité lors d’une télé-expertise sera-t-il rémunéré au tarif plein?
    • Les syndicats de médecins exigent de la CNAM qu’elle aide financièrement les cabinets médicaux pour qu’ils se dotent de matériel sécurisé. Cette aide financière leur sera-t-elle accordée?
    • Quelle tarification pour les actes médicaux « simples » et « complexes » ?
    • Quelle sera l’enveloppe globale accordée aux actes de télémédecine ?

    Ces questions financières devront faire l’objet d’accords entre les différentes parties prenantes. La Ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a demandé à la Haute autorité de Santé en décembre 2017 d’identifier les actes médicaux réalisables à distance.

    Les conseils médicaux donnés chaque jour aux patients, par téléphone, ne sont pas considérés comme des actes de télémédecine. La loi de financement de la sécurité sociale pour 2018 les a exclus, précisant qu’une téléconsultation devait se faire par vidéo, via un canal sécurisé.

    Des acteurs de la télémédecine absents des négociations conventionnelles

    Dans un communiqué de presse publié le 19 janvier 2018, France Assos Santé regrettait l’absence de nombreux acteurs de la télémédecine lors des négociations : 

    « (…) on voit mal comment la négociation de l’avenant conventionnel avec les professionnels de santé libéraux va pouvoir prendre en considération les attentes de l’ensemble des acteurs, qui seront tout aussi nécessaires au développement de la télémédecine dans une démarche d’accès aux soins, en l’absence de leurs représentants : collectivités locales, fournisseurs d’accès, industriels développant les produits et services permettant d’opérer la télémédecine, représentants des usagers… ».

  • Epinov, projet de l’AP-HM doté de 5,8M€ pour améliorer la chirurgie de l’épilepsie par modélisation

    Epinov est le nom du projet de recherche de l’Assistance Publique – Hopitaux de Marseille (AP-HM) labellisé projet de recherche hospitalo-universitaire en santé (RHU) qui s’inscrit dans le cadre du PIA 3, et qui a été que lancé le 9 janvier 2018 à l’hôpital de La Timone, un hôpital de l’Assistance Publique – Hopitaux de Marseille (AP-HM).

    Il vise à améliorer la chirurgie de l’épilepsie, qui affiche un taux de réussite faible, grâce à la modélisation cérébrale. Il s’agira d’exploiter les données de santé de 175 patients afin d’améliorer la prédictibilité des résultats chirurgicaux.

    Le projet est porté par 5 partenaires : l’Aix-Marseille Université, l’INSERM, l’AP-HM, les Hospices Civils de Lyon et Dassault Systèmes, représentant industriel.

    Les données au service des enjeux du projet

    Actuellement, des milliers de patients atteints d’épilepsie focale résistante aux médicaments sont soumis à une chirurgie cérébrale comme dernier recours pour maîtriser la survenue des attaques.

    Le taux de réussite de ces chirurgie est néanmoins faible : 50%. Ce taux est indexé sur la capacité des équipes à établir le meilleur pronostic chirurgical possible. À ce jour, aucune procédure fiable n’est capable d’améliorer le taux de réussite.

    Afin de guider les stratégies chirurgicales pour améliorer le pronostic chirurgical, les chercheurs vont s’appuyer sur une approche qui repose sur la modélisation cérébrale à grande échelle grâce aux données individuelles des patients épileptiques. Des études pilotes rétrospectives déjà effectuées ont montré des résultats prometteurs en termes de prédictibilité des résultats chirurgicaux. 

    Essai clinique multicentrique et technologie de modélisation in-silico

    Une équipe de chercheurs, menée par le Pr Fabrice Bartolomei va œuvrer à la modélisation virtuelle du cerveau de 175 patients. Le projet prend la forme d’un essai clinique multicentrique associant 11 centres de chirurgie de l’épilepsie en France et repose sur l’utilisation de la technologie neuroinformatique de simulation cérébrale, qui propose une modélisation virtuelle du cerveau, développée par Viktor Jirsa, directeur de l’Institut de Neurosciences des Systèmes.

    L’équipe va récupérer l’ensemble des données obtenues par les techniques d’investigations classiques impliquant imageries, EEG et sondes intra-cérébrales, et les insérer dans la neurosimulation.

    La première année servira à affiner les algorithmes de simulation puis les cerveaux virtuels seront utilisés pour étudier les zones épileptogènes, affiner les stratégies opératoires et améliorer les résulats chirurgicaux.

    Les études sur plusieurs semaines des données sur les cerveaux permettront progressivement de :

    • tester des chirurgies ;
    • ajouter des instruments ;
    • identifier des zones malades dans les régions cérébrales profondes inaccessibles aux investigations cliniques.

    Développement industriel d’un outil de rupture destiné à la pratique clinique courante

    L’équipe devra dans un premier temps s’atteler à la reconstruction de chaque cerveau, ce qui prendra au moins trois mois, et ensuite procéder à son étude, ce qui nécessitera un mois de plus.

    Au terme des 5 ans de mise en oeuvre du projet, l’équipe doit aboutir à l’élaboration d’un logiciel de simulation de l’activité cérébrale utilisable en pratique clinique courante. Pour y parvenir, l’équipe de chercheurs sera assistée du groupe Dassault Systèmes, qui doit aider à développer et valider un logiciel de modélisation cérébrale.

  • China: Ping An Technology, world champion in medical imaging evaluation

    In early January 2018, Yingxiang platform of Chinese company Ping An Technology stated that it had set world records for nodule detection and false positive reduction with average sensitivity rates of 95.1% and 96.8% respectively in the authoritative LUNA rankings for medical imaging, a global medical imaging and analysis competition.

    This is the first time that Ping An Technology has set world records in the sector, becoming a world leader in medical imaging.

    LUNA: a high level international competition

    LUNA is an internationally recognized evaluation system for the detection of pulmonary nodules, setting the benchmark for all players in the field of medical imaging.

    A challenge raised by renowned universities and companies wordly

    The evaluation, organized in the form of a competition, is being carried out by more than 3,600 professional teams from academia and industries worldwide since 2016, including the University of Hong Kong, Peking University, Zhejiang University, the Chinese companies Alibaba, iFLYTEK and Fosun as well as many start-ups.

    Each competing team have to analyze the lung CT samples of nearly 1,000 people and locate the nodules, which is difficult because most of the nodules diameters are smaller than three millimeters.

    Lung cancer: computed tomography screening is booming

    Lung cancer is the leading cause of cancer-related deaths worldwide.

    Screening high risk individuals for lung cancer with low-dose CT scans is now being implemented in the United States, and other countries are expected to adopt this technique very soon.

    A complex method

     In CT lung cancer screening, millions of scans need to be analyzed, creating a huge burden for radiologists. Thus, it has become necessary to develop intelligent algorithms that are optimized for the detection of lung cancer.

    * A CT scan uses X-rays and a computer to create detailed images of the inside of the body. It uses safe amounts of radiation to create detailed images, which can help doctors to detect problems.

    Ping An Technology has created advanced AI algorithms to overcome the challenge

    Ping An Technology’s medical imaging team has come up with an innovative solution to overcome this challenge. Its technology incorporates robust control theory with advanced AI algorithms including deep learning and transfer learning. Transfer learning is a research problem in machine learning that focuses on storing knowledge gained while solving one problem and applying it to a different but related problem.

    Pulmonary nodule detection: Ping An Technology is becoming the world leader

    This new solution has enabled the company to achieve excellent results and world-leading status in pulmonary nodule detection, localization and recognition.

    The technology is being implemented in collaboration with the Shanghai Institute of Respiratory Diseases and several leading Grade III, Class A hospitals.

    A team of international experts

    Ping An Technology’s medical imaging team, led by Dr. Xiao Jing, is comprised of medical and artificial intelligence experts from leading global universities including Harvard University (USA), Princeton University (United States), Carnegie Mellon University (United States), the University of Florida (United States), UCLA (United States), Zhejiang University (China), Tsinghua University (China) and Huazhong University of Science and Technology (China).

    The team provides a wide range of medical AI capabilities to screen gastric, liver, cervical and thyroid cancer as well as detect diabetic retinopathy and thorax related diseases, and estimate bone age.

    Regional projects on medical imaging technologies

    Concerning the application of medical imaging technologies, Ping An Technology is collaborating with the Shanghai, Shenzhen and Chongqing HFPC but also with several of their provincial counterparts to jointly build platforms based on big data and AI technologies in addition to research into related topics.

  • Chine : Ping An Technology, champion du monde en imagerie médicale

    Début janvier 2018, la plateforme Yingxiang de la société chinoise Ping An Technology a déclaré avoir établi des records mondiaux en matière de détection de nodules et en limitant de manière significative le nombre de résultats erronés (faux-positifs) au niveau de ses tests de dépistage, avec des taux de sensibilité moyens de 95,1 % et 96,8 % respectivement. Ces résultats ont été révélés par le classement LUNA, un concours mondial en imagerie et analyse médicales.

    C’est la première fois que Ping An Technology enregistre des records mondiaux dans le domaine, devenant ainsi l’un des leaders mondiaux de l’imagerie médicale.

    LUNA : une compétition internationale de haut niveau

    LUNA est un système d’évaluation internationalement reconnu pour la détection des nodules pulmonaires, un classement qui sert de référence pour tous les acteurs dans le domaine de l’imagerie médicale.

    Un challenge relevé par des universités et des entreprises réputées du monde entier

    L’évaluation, organisée sous la forme d’une compétition, est menée par plus de 3 600 équipes professionnelles des milieux universitaires et industriels du monde entier depuis 2016, dont the University of Hong Kong, Peking University, Zhejiang University, les entreprises chinoises Alibaba, iFLYTEK et Fosun ainsi que de nombreuses start-up.

    Chaque équipe en compétition doit analyser les échantillons de TDM pulmonaire de près de 1 000 personnes et localiser les nodules. La tâche est difficile car la plupart des diamètres des nodules sont inférieurs à trois millimètres.

    Cancer du poumon : le dépistage par tomodensitométrie gagne du terrain

    Le cancer du poumon est la principale cause de décès liés au cancer à travers le monde, selon les chiffres officiels.

    Le dépistage des personnes présentant un risque élevé de développer un cancer du poumon à l’aide d’un tomodensitogramme* avec une faible dose de rayonnement est d’ores et déjà mis en œuvre aux États-Unis et d’autres pays devraient bientôt adopter cette technique.

    Une méthode complexe

    Dans le dépistage du cancer du poumon par tomodensitométrie, des millions de scintigraphies** doivent être analysées, ce qui représente un énorme fardeau pour les radiologistes. Ainsi, il est devenu nécessaire pour progresser dans le domaine de développer des algorithmes intelligents optimisés pour la détection du cancer du poumon.

    * Un tomodensitogramme permet de réaliser une tomodensitométrie (scanner), une technique d’imagerie médicale utilisant des rayons X à très faible dose, associé ou non à une injection de produit de contraste iodé, qui permet d’observer et d’étudier les organes du corps humain.

    ** La scintigraphie est une image du fonctionnement d’un organe.

    Ping An Technology a conçu des algorithmes basés sur l’IA pour simplifier le procédé

    L’équipe d’imagerie médicale de Ping An Technology a proposé une solution innovante pour surmonter ce défi et donc simplifier le processus. La technologie en question intègre une méthode de contrôle solide avec des algorithmes avancés d’intelligence artificielle, dont des algorithmes centrés sur l’apprentissage en profondeur (deep learning) et l’apprentissage par transfert (transfer learning). L’apprentissage par transfert est l’un des domaines de recherche de l’apprentissage automatique qui met l’accent sur le stockage des connaissances acquises en résolvant un problème et en l’appliquant à un problème différent mais connexe.

    Détection des nodules pulmonaires : Ping An Technology devient un leader mondial

    Cette nouvelle technique a permis à l’entreprise chinoise d’obtenir d’excellents résultats et un statut de leader mondial dans la détection, la localisation et la reconnaissance des nodules pulmonaires.

    La technologie est appliquée en collaboration avec l’Institut des maladies respiratoires de Shanghai (Shanghai Institute of Respiratory Diseases) et plusieurs hôpitaux de niveau III et de classe A.

    Une équipe d’experts internationaux

    L’équipe d’imagerie médicale de Ping An Technology, dirigée par le Dr. Xiao Jing, est composée de spécialistes du monde médical et de l’intelligence artificielle issus de grandes universités mondiales, dont Harvard (États-Unis), Princeton (États-Unis), la Carnegie Mellon University (États-Unis), l’University of Florida (États-Unis), l’UCLA (États-Unis), la Zhejiang University (Chine), la Tsinghua University (Chine) et l’Huazhong University of Science and Technology (Chine).

    Elle dispose de multiples capacités en IA médicale pour dépister le cancer de l’estomac, du foie, du col de l’utérus et de la thyroïde ainsi que pour détecter la rétinopathie diabétique et les maladies du thorax mais aussi pour estimer l’âge osseux.

    Un projet régional sur les technologies d’imagerie médicale

    En ce qui concerne l’application des technologies d’imagerie médicale, Ping An Technology collabore avec les Commissions de santé et de planification familiale (HFPC) de Shanghai, de Shenzhen et de Chongqing ainsi qu’avec plusieurs de leurs homologues provinciaux afin de construire conjointement des plateformes basées sur les technologies des big data et de l’IA mais aussi pour développer des projets de recherche communs sur des sujets connexes.

  • Australia: a NB-IoT system to improve home care monitoring

    A team of researchers at Griffith University, Australia, is collaborating with telecoms company Huawei Australia and Tonwo Health Clinic Technology to help patients and physicians remotely manage chronic conditions via wearable devices (blood pressure monitor table, blood glucose meter …), said the university at the end of December 2017.

    The innovative part of the system is that all devices will be equipped with NB-IoT * chips to send live data to an application platform, allowing doctors to analyze them in real time.

    NB-IoT technology enables real-time home monitoring

    A more engaged patient

    Five devices are ready for launch: a blood pressure monitor table, a blood pressure monitor on arm, a handheld pulse oximeter, a blood glucose meter, and a body fat scale.

    The goal is to help patients better self manage health conditions such as hypertension and cardiovascular disease and diabetes.

    The devices, which are set to become available in February, will use NB-IoT* chips provided by Huawei Technology, which will send live data to an application platform.

    Physicians will be able to analyze the information to make a diagnosis, remotely monitor the health of their patients and guide a patients on their own health check.

    Narrowband-Internet of Things (NB-IoT) is a standards-based low power wide area (LPWA) technology developed to enable a wide range of new IoT devices and services. NB-IoT significantly improves the power consumption of user devices, system capacity and efficiency.

    Home care : more effective and less expensive care

    The use of wearable devices to improve care management and health monitoring should save billions in dollars for the Australian healthcare system, analyzed Mrs Jing Sun, associate professor from Griffith University’s Menzies Health Institute Queensland (MenziesHIQ).

    « It is expected that patients will be able to monitor their own blood pressure, glucose levels, BMI, heart rate, pulse oximeter and the condition of their heart, » she said. Meanwhile, a patient’s GP will have the ability to provide a patient with full remote monitoring, making all the required health checks and even being able to guide a patient on their own health check (source: Griffith.edu.au).

    A patient trial is planned in the coming weeks on the Australian east coast

    Pr. Sun and her teamat MenziesHIQ have been involved in the development of a prototype of the wearable device and will be evaluating the data as part of a patient trial at the beginning of this year on the Gold Coast, a city in the state of Queensland on the east coast of the country.

    « The potential of NB-IoT in the healthcare industry is unlimited »

    « Our NB-IoT real time medical devices are first in the world and are ready for mass production now, » said John Zeng, president of Tonwo Health Clinic Technology.

    The network in Australia will be provided by several operators in order to support the communication between the devices and NB-IoT.

    « With our innovative IoT technology, Huawei is helping different partners on their road to success and achieving our role as the largest IoT incubator in Australia, » said Xichu Zhao, CEO of Huawei Australia.

    « IoT technology is particularly suitable for monitoring patients with chronic disease or for those undergoing rehabilitation. With the collaboration of the NB-IoT testing platform at James Cook University (Australia), we are delighted to be a part of this, » he added. « The potential of NB-IoT in the healthcare industry is unlimited and we are expecting more exciting business models to come in the near future. »

  • Australie : un système NB-IoT pour améliorer le suivi des patients à domicile

    Des chercheurs de la Griffith University, en Australie, collaborent avec le groupe de télécommunications Huawei Australia et Tonwo Health Clinic Technology pour aider les patients et les médecins à gérer à distance les maladies chroniques via des dispositifs portables (tensiomètre, glucomètre…), a déclaré l’établissement fin décembre 2017.

    La particularité du système est que tous les appareils seront équipés de puces NB-IoT* afin d’envoyer en direct les données recueillies par les patients sur une plateforme dédiée, permettant ainsi aux médecins de les analyser en temps réel.

    La technologie NB-IoT permet un suivi à domicile en temps réel

    Un patient plus engagé

    Cinq appareils sont prêts pour le lancement : un tensiomètre, une moniteur de pression artérielle à placer sur le bras, un oxymètre de pouls à tenir dans la main, un glucomètre et une échelle de graisse corporelle.

    Le but est d’aider les patients à gérer eux-même leurs problèmes de santé tels que l’hypertension, les maladies cardiovasculaires et le diabète.

    Les dispositifs, qui devraient être mis à la disposition des médecins et des patients en février, seront dotés de puces NB-IoT* fournies par Huawei Technology, qui enverront les données en temps réel sur une plateforme d’application.

    Les médecins pourront alors analyser en direct les informations recueillies pour établir un diagnostic, vérifier à distance la santé de leurs patients et guider les utilisateurs sur la façon de surveiller leur santé.

    * L’IoT à bande étroite (NB-IoT) est une technologie basée sur les normes de faible puissance et à grande portée (LPWA), développée pour permettre le déploiement d’une large gamme de nouveaux appareils et services IoT. Le NB-IoT améliore de manière significative la consommation d’énergie des dispositifs utilisateurs, la capacité du système et son efficacité.

    Home care : des soins plus efficaces et moins coûteux

    L’ajout de dispositifs portables pour la gestion et la surveillance des soins devrait permettre au système de santé australien d’économiser des milliards de dollars, analyse Mme Jing Sun, professeure agrégée du Menzies Health Institute du Queensland (MenziesHIQ) de la Griffith University.

    « Nous nous attendons à ce que les patients puissent surveiller leur tension artérielle, leur taux de glucose, leur IMC, leur fréquence cardiaque, leur pouls et l’état de leur cœur, explique-t-elle. Pendant ce temps, le médecin généraliste aura la capacité de fournir à un patient une surveillance complète à distance, en effectuant tous les contrôles de santé requis et en pouvant guider un patient sur son propre bilan de santé, sans déplacement (source : Griffith.edu.au).

    Un essai prévu dans les prochaines semaines sur la côté Est australienne

    Le Pr. Sun a participé avec son équipe à l’élaboration d’un prototype du dispositif portable et évalueront en ce début d’année les données dans le cadre d’un essai sur la Gold Coast, une région métropolitaine située au sud de Brisbane sur la côte est de l’Australie.

    « Le potentiel de l’IoT-NB dans le secteur des soins est illimité »

    « Nos dispositifs médicaux en temps réel NB-IoT sont les premiers au monde [à être développés] et sont désormais prêts pour la production de masse », a déclaré John Zeng, président de Tonwo Health Clinic Technology.

    Le réseau en Australie sera fourni par les opérateurs pour soutenir la communication entre les appareils et le dispositif NB-IoT.

    « Grâce à notre technologie IoT innovante, Huawei aide nos différents partenaires à connaître le succès et remplit sa mission en tant que plus grand incubateur IoT d’Australie », a déclaré Xichu Zhao, P.-D.G. d’Huawei Australia.

    « La technologie IoT est particulièrement adaptée au suivi des patients atteints de maladies chroniques ou pour ceux en cours de rétablissement. Avec la collaboration de la plateforme de test NB-IoT de la James-Cook University (Australie), nous sommes ravis d’en faire partie, a-t-il ajouté. Le potentiel de l’IoT-NB dans le secteur des soins est illimité et nous prévoyons que des business modèles encore plus prometteurs se concrétiseront dans un avenir proche. »

  • Première AG de la French Healthcare, Jean-François Gendron élu président

    Le 17 janvier 2018, la première assemblée générale de French Healthcare s’est réunie dans les locaux de Business France, en présence d’adhérents et de représentants des ministères des Affaires étrangères, de l’Economie et de la Santé qui soutiennent l’action de l’association.

    L’assemblée générale a élu son conseil d’administration, qui a ensuite procédé à la désignation de son président, Jean-François Gendron, vice-président de HaCare (mobilier médical) et président de la CCI Pays de la Loire.

    L’association French Healthcare, mise en place en mars 2017, regroupe des partenaires privés et publics afin de mettre en avant la santé française à l’étranger.

    A l’occasion de cette première assemblée générale, Jean-François Gendron a rappelé l’ambition de French Healthcare : mettre en cohérence l’écosystème de la santé, le monde de la recherche, de la formation et surtout toutes les entreprises, des grands groupes aux start-ups, « pour chasser efficacement en meute à l’international ».

    Trois chantiers prioritaires

    Le nouveau président a détaillé les trois chantiers prioritaires qui attendent French Healthcare :

    •  Développer l’offre de services pour répondre aux attentes des adhérents ;
    • Structurer l’organisation, afin d’être en mesure de déployer ses ambitions, au service des adhérents et d’être susceptible de répondre aux sollicitations déjà nombreuses des acteurs sur le terrain ;
    • Définir l’offre French Healthcare sur le fondement de partenariats stratégiques, installés dans la durée, en développant des synergies fortes entre acteurs publics et privés, recherche et entreprise.

    Deux premiers partenariats stratégiques ont été conclus à l’occasion de cette assemblée générale, avec Business France et Expertise France. Ces conventions permettront à French Healthcare de bénéficier de l’expertise de ces deux structures, qui proposeront leurs prestations aux adhérents de French Healthcare. Ces deux partenariats viennent garantir et optimiser l’échange d’informations entre acteurs de la santé et de l’export, au service d’un renforcement de la présence des entreprises françaises à l’international.

    La convention signée avec Business France permettra notamment de faciliter l’accès des adhérents à sa base de données « projets et appels d’offres » (Proao) et vient renforcer la logique de filière menée par Business France à travers ses comités santé.

    Le conseil d’administration de French Healthcare

    Jean-François Gendron, HaCare – Président

    Pierre Savart, Leem – Trésorier

    Florent Surugue, SNITEM – Secrétaire

    Yara El Eleywa, Conférence nationale des Directeurs Généraux des CHU de France

    Catherine Liabeuf, Servier

    Philippe Maugendre, Sanofi

    Samuel Sancerni, DMS Imaging

    Robert Sigal, Hôpital américain

    Edouard de Tinguy, URGO / MedTech in France

  • Le moteur de recherche Qwant s’internationalise et accompagne des start-ups de la e-santé

    Qwant, le moteur de recherche européen, dont la philosophie fondamentale consiste à ne pas « traquer » les données, a présenté les innovations de la French Tech sur son stand à l’occasion du Consumer Electronic Show (CES) de Las Vegas du 9 au 12 janvier 2018, parmi lesquelles 3 start-ups du domaine de la santé connectée :
    • AI Merging Health, une technologie de santé préventive et prédictive basée sur l’intelligence artificielle ;
    • Baby Progress, simulateur 3D de grossesse et d’accouchement pour évaluer les risques biomécaniques liés à la naissance ; 
    • Wealthee, une solution réunissant tout l’écosystème de santé, des patients jusqu’aux professionnels.

    Un challenger de Google en pleine expansion

    Challenger dans le secteur des moteurs de recherche sur internet, la start-up française Qwant propose de protéger les données des ses clients là où le géant américain Google les vend. Cette stratégie commence à porter ses fruits : Le moteur de recherche gratuit lancé en 2013 à Nice totalise 52 millions de requêtes par mois. Il se rétribue en partie grâce au e-commerce qui transite par sa plateforme.

    Qwant faisait partie des entreprises qu’Emmanuel Macron a emmenées dans sa valise diplomatico-commerciale en Chine lors de son déplacement du 8 au 10 janvier 2018. L’entreprise souhaite en effet s’internationaliser. Eric Léandri, fondateur de Qwant et président de la French Tech Côte d’Azur, a dévoilé son implantation dès l’été 2018 dans la ville de Suzhou, l’un des nouveaux poumons technologiques du pays surnommé le « big data town ». Le fondateur a adressé à cette occasion un message aux expatriés : «Nous sommes venus expliquer aux autorités chinoises que nous ne prenons pas les données des internautes pour les transférer en Europe.»

    Selon un communiqué de presse de l’entreprise, le bureau chinois de Qwant comptera une trentaine de collaborateurs pour développer des projets dans le domaine de l’intelligence artificielle et des objets connectés liés notamment aux développements urbains. Qwant China aura vocation à accueillir d’autres sociétés européennes pour développer de nouveaux projets numériques avec les partenaires locaux.

    Un partage de valeurs avec des start-ups françaises

    Quant à la présence de la start-up au Consumer Electronic Show de Las Vegas, il s’agissait « d’une façon de promouvoir Qwant comme acteur établi auprès des institutionnels« , a expliqué Léonard Cox, vice-président en charge des affaires publiques et de la RSE.

    Les neuf start-ups – dont 3 dans le secteur de la e-santé – qui ont accompagné Qwant au CES ont toutes au moins deux particularités en commun : celle de respecter la non-collecte des données et d’avoir été créées sur la Côte d’Azur et en Corse.

    La sécurisation des données avant tout

    La technologie de Qwant concerne aussi la cybersécurité. L’entreprise a contribué à Yeswehack, un bug bounty (récompense qu’une société offre à ceux qui trouvent des failles de sécurité dans un périmètre donné). 

    Autre application de ce que permet Qwant, le partenariat avec la Ville de Milan et Eutelsat permet de livrer à la métropole italienne des bases de données anonymisées.

    Un volonté de développer des solutions d’intelligence artificielle

    Qwant – dont le capital est détenu à 50 % par les deux fondateurs, à 30 % par la CDC, à 20 % par Axel Springer, les 10 % restants étant divers actionnaires – cumule 45 M€ de levée de fonds depuis sa création. « La promesse de la privacy et de la neutralité est tenue. Demain nous allons gagner en puissance et en qualité« , affirme Léonard Cox, notamment grâce au laboratoire Smart Search et Privacy développé avec l’INRIA. Et « la volonté est de pousser sur l’IA« .

  • 58 % des Français convaincus que les TIC favorisent la relation patients/médecins (Baromètre Odoxa)

    Lors d’une réunion organisée à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris, lundi 22 janvier 2018, l’institut de sondage Odoxa a présenté les résultats de la dixième édition de son baromètre d’opinion consacré à « l’humain dans la santé » et réalisé auprès de 991 personnes en décembre 2017.

    La méthodologie de ce baromètre 360° consiste à interroger les patients et professionnels de santé sur des sujets identiques, dans le but d’appréhender un phénomène (prise en charge des patients hospitalisés, usage des nouvelles technologies, etc.) de manière globale, au prisme de l’ensemble des acteurs concernés.

    Le baromètre met en évidence le potentiel des technologies innovantes en santé : elles peuvent être utilisées, selon l’enquête, comme variables d’ajustement permettant aux médecins de consacrer plus de temps à leurs patients et ainsi, de renforcer la qualité de la relation médecins/patients.

    Le sondage a interrogé 991 personnes représentatives de la population française, ayant fréquenté un établissement de santé au cours des trois dernières années pour elles-mêmes ou pour accompagner un proche hospitalisé. Les médecins font également partie des sondés, pour mesurer en miroir leurs perceptions et retours d’expérience. Les avis ont été recueillis par internet.

    Les résultats ci-dessous permettent d’étayer l’une des conclusions de l’enquête (« les médecins hospitaliers et de ville estiment ne pas avoir suffisamment de temps auprès de leurs patients ») à l’aune d’un autre critère évalué dans le sondage : la manière dont les outils connectés et technologies innovantes sont perçus par les patients et médecins, et leur propension (ou non) à « humaniser » la relation soigné/soignant.

    Les perceptions des médecins et des patients de la qualité de leur relation diffèrent sensiblement

    • Les patients ont une perception globalement positive de leur consultation en établissements de santé : plus de 9 Français sur 10 se disent satisfaits de leurs médecins et des informations données lors des consultations ou hospitalisations. 
    • En revanche, seuls 29% des praticiens hospitaliers et 53% des médecins en cabinet estiment qu’ils ont suffisamment de temps avec leur patient en consultation.
    • 31% des médecins pensent que leurs patients sont suffisamment informés à l’issue des consultations.

    Les outils digitaux peuvent-ils, dès lors, contribuer à humaniser la relation patients-médecins ?

    Les nouvelles technologies, selon l’étude, constituent un premier levier permettant d’accorder une plus grande place à l’humain dans la santé et de renforcer la qualité du dialogue médecins/patients. L’enquête retient plusieurs indicateurs pour le démontrer.

    Les outils digitaux recueillent l’assentiment des Français 

    • Ils permettent aux patients d’être mieux informés sur leurs conditions de prise en charge, avant leur hospitalisation ou consultation, selon 69% des médecins et 79% des patients ;
    • Les patients (à hauteur de 70%) et les médecins (76%) considèrent que les données médicales concernant les patients peuvent être conservées et archivées en toute sécurité.

    Les patients pensent que les nouvelles technologies favoriseront la relation patients/médecins

    • 58% des personnes interrogées (les patients et leurs proches) en sont convaincues ;
    • En revanche, 55% des médecins pensent que les nouvelles technologies détériorent la relation patients-médecins, en limitant les contacts humains et les possibilité d’interactions. 

    Les bénéfices des outils digitaux n’emportent toutefois pas toujours l’adhésion des médecins 

    • Seuls 37% d’entre eux jugent que les outils digitaux vont simplifier la gestion administrative des dossiers et leur ménager davantage de temps avec leurs patients ;
    • Un peu moins de la moitié des médecins interrogés (48%) considèrent que les outils digitaux permettront d’assurer un accueil davantage personnalisé aux patients.

    Les outils digitaux recueillent 70% à 90% d’adhésion sur différents items

    • 75% des Français jugent le dossier personnel informatisé utile ;
    • 70% d’entre eux jugent que les applications de suivi des maladies chroniques sont utiles.
    • A l’exception des robots, les outils connectés sont plébiscités pour « humaniser les soins ».

    Deux exceptions notables sont toutefois mises en évidence par le sondage 

    • Les robots humanoïdes inspirent la méfiance de 79% des personnes interrogées. Ces dernières estiment que les robots ne permettront pas d’apporter plus d’humanité dans la relation patient.
    • En conséquence, 6 Français sur 10 ne seraient pas prêts à interagir avec eux.

    Les résultats du baromètre sont accessibles sur le site internet d’Odoxa. 

  • Station F accueille la conférence « santé connectée et urologie », 26 janvier 2018 à Paris

    Les laboratoires Mylan Medical ont lancé une réflexion sur le potentiel du numérique en urologie, avec la mise en place d’un écosystème innovant basé sur le partage et la co-création avec les médecins et des partenaires experts en médecine connectée.

    Ad Scientiam, start-up incubée à la Pitié-Salpêtrière et à Station F, imagine et propose des solutions innovantes qui répondent aux problématiques que rencontrent les praticiens dans le suivi en vie réelle des maladies chroniques, rares ou complexes.

    Dans ce cadre, Ad Scientiam a proposé et a développé MyHBP®, première solution de suivi des patients atteints d’hypertrophie bénigne de la prostate. Cette solution est une première étape dans le suivi des patients atteints d’hypertrophie bénigne de la prostate (HBP), et évoluera en fonction des besoins des professionnels de santé, des cliniciens et des patients.

    Les deux entreprises organisent un après-midi d’échange sur les thématiques citées et de découverte des dernières avancées en santé connectée.

    Programme

    Conférence « MyHBP®, la nouvelle solution du patient HBP »

    11h30 : Accueil

    12h00 : Introduction, par Grégory Moses (Directeur, Mylan Medical) et Liouma Tokitsu (Président, Ad Scientiam)

    12h15 : Découverte de MyHBP® : Fonctionnement, Intérêts en pratique et perspectives (Dr Saad Zinai (Directeur Médical, Ad Scientiam) et Dr Patrick Coloby, Pr Daniel Chevallier, Chirurgiens Urologues)

    12h45 : Questions / réponses avec l’auditoire

    13h00 : Déjeuner-buffet – Visite des stands de test de la solution MyHBP® et présentation des start -ups partenaires.

    14h00 : Découverte de Station F en petits groupes

    Conférence « Les grandes tendances de la e-santé, cas pratiques en urologie »

    15h00 : Les grandes tendances de la e-santé : Retour sur le CES de Las Vegas par M. Lionel Reichardt (PharmaGeek)

    15h40 : Questions / réponses avec l’auditoire

    16h00 : Présentations de 4 solutions E-Santé développées par des start-ups partenaires

    • « La réalité virtuelle au service de la formation professionnelle des chirurgiens » par le Dr. Maxime Ros, Président de Revinax
    • « Les jeux vidéos thérapeutiques comme dispositifs médicaux numériques » par M. Pierre Foulon, Président de Genious Healthcare & Brain e-Novation
    • « iDi » pour la prise en charge des dysfonctions érectiles, par les Dr. Victor Soulier & Dr. Antonin Zoubian (lauréats des Doc-eAwards 2017)
    • « Textiles connectés et urologie » par Dr. Samir Medjebar, Business Development Director, Bioserenity

    17h00 : Cocktail de networking

    Inscription

    Inscriptions gratuites mais limitées sur le lien ci-contre.