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  • L’ASIP Santé publie deux fiches établies avec la CNIL présentant les enjeux du RGPD en santé

    En collaboration avec les services de la CNIL, l’ASIP Santé a publié le 23 janvier 2018 deux fiches explicatives détaillant les enjeux du règlement européen sur la protection des données personnelles (RGPD), qui entrera en vigueur le 25 mai 2018.

    La première fiche est une « présentation générale » du RGPD, alors que la seconde propose d’évaluer ses « impacts en établissements de santé ». Cette dernière rappelle aux établissements de santé les obligations qu’ils seront tenus de respecter à compter du 25 mai, à savoir :
    • tenir une documentation interne ;
    • désigner un délégué à la protection des données ;
    • assurer le respect des droits des personnes ;
    • produire une analyse de l’impact du traitement de données ;
    • veiller à l’encadrement contractuel des prestations extérieures de fournisseurs de services ;
    • garantir la sécurité et la confidentialité des données ;
    • signaler auprès de la CNIL des incidents de données.

    La portée du RGPD diffère d’un établissement de santé à l’autre

    La fiche rappelle que si la démarche de mise en conformité au RGPD s’impose à tous les établissements, les obligations à respecter varient en fonction de la qualification juridique du rôle de l’établissement et de la nature des traitements et des données de santé utilisées :

    • si l’établissement traite des données personnelles qui ne sont pas des données de santé (les données de ressources humaines par exemple), le RGPD s’applique ;
    • si l’établissement de santé collecte, produit et traite des données de santé, le RGPD fixe un principe d’interdiction de collecte de ces données de santé, en raison de leur sensibilité, comme dans le régime juridique actuel. Cet interdit admet toutefois des exceptions, comme dans la loi Informatique et Libertés. Ils peuvent créer un traitement de données de santé à caractère personnel :
      • lorsque la personne concernée donne son consentement exprès ;
      • lorsque les données traitées ont pour finalité la gestion des systèmes de santé, la prise en charge sanitaire ou sociale, l’établissement de diagnostics médicaux ;
      • lorsqu’elles sont collectées à des fins de recherche, de médecine préventive ou du travail. 

    Sept obligations relatives à la protection des données de santé, dont le respect s’imposeront aux établissements de santé

    À l’entrée en vigueur du RGPD, l’établissement sera tenu de respecter 7 obligations. 

    Tenir une documentation interne 

    Cette documentation doit décrire les traitements réalisés par l’établissement de santé et les mesures de mise en conformité au RGPD de ces traitements. Dans certain cas, l’établissement doit obtenir l’autorisation de la CNIL avant de mettre en œuvre le traitement des données personnelles (traitements de recherche par exemple).

    Désigner un délégué à la protection des données de santé

    Dans une majorité de cas, les établissements publics de santé devront désigner un délégué à la protection des données (DPD ou DPO). Les établissements privés de santé sont concernés si et seulement si ils mettent en œuvre un traitement de donnés sensibles à « grande échelle ». Un DPD peut être mutualisé entre plusieurs établissements.

    Assurer le respect des droits des personnes

    Le droit à l’information sur le traitement des données, le droit à l’accès, les droits de rectification, de suppression et d’opposition pour motif légitime ont été renforcés par le RGPD et spécifiquement adaptés au secteur de la santé par le code de la santé publique. Le RGPD instaure de nouveaux droits, notamment le droit à la portabilité des données et le droit à l’oubli.

    Réaliser une analyse de l’impact du traitement des données

    Cette analyse doit porter sur les risques sécuritaires, techniques et juridiques pour les personnes. Elle doit être réalisée avant de mettre en œuvre certains traitements de données, notamment les traitements à grande échelle.

    Veiller au « bon » encadrement contractuel des prestations des tiers fournisseurs de service

    • Comme le précise l’ASIP : « dès que l’établissement de santé a recours à un prestataire de service dont la prestation implique le traitement des données de santé, il doit signer avec le prestataire un contrat (ou le cas échéant, passer un marché public), décrivant précisément le contenu des prestations (obligations de sécurité et respect des clauses obligatoires prévues à l’article 28 du RGPD).
    • « Dans le cas où l’établissement de santé n’est pas maître des moyens de travail mis à sa disposition (…), il doit autant que possible inclure dans le contrat avec son prestataire des clauses garantissant que celui-ci respecte les principes de la loi Informatique et Libertés ».

    Instaurer des procédures permettant de garantir la sécurité et la confidentialité des données

    Les établissements doivent concevoir des procédures permettant de garantir la sécurité et la confidentialité des données. Ils sont également tenus de respecter les obligations relatives à la conservation des données (déterminer une durée de conservation, organiser les modalités d’archivage, garantir la restitution des données de santé, etc.). 

    Signaler auprès de la CNIL des accidents de sécurité

    Ce signalement doit être fait lorsque les accidents impliquent des données personnelles. Cette obligation s’ajoute – sans se substituer – à l’obligation actuelle de signalement des accidents de sécurité des SI de santé prévue à l’article L.1111-8-2 du code de la santé publique).

  • GHT 77 Nord et GHT Nord Yonne digitalisent les remplacements grâce à la plateforme de MedGo

    MedGo annonce dans une communication du 15 janvier 2018 que sa plateforme de gestion des remplacements des cadres de santé a été adoptée par deux GHT, le GHT du Nord de la Seine-et-Marne et le GHT du Nord de l’Yonne.

    Le service déjà déployé au sein du premier GHT a été retenu afin de digitaliser la gestion des remplacements des établissements de santé adhérents. Il contribue à faciliter l’organisation des soins et réduire le recours à l’intérim.

    Une solution 100% digitale

    Medgo met à disposition de chaque établissement sanitaire son outil 100% en ligne afin que celui-ci puisse gérer et solliciter son propre réseau de remplaçants, c’est-à-dire des vacataires externes et des agents souhaitant faire des heures supplémentaires.

    Quelques clics suffisent pour diffuser une mission de remplacement à destination des agents ou vacataires disponibles et désireux d’en effectuer une. À cet effet, le donneur d’ordre est guidé par un système conversationnel intelligent par SMS et en 30 secondes il peut faire connaître auprès de son réseau de remplaçants son besoin ponctuel.

    Ces derniers peuvent manifester leur intérêt en répondant au SMS reçu depuis leur téléphone, sans devoir passer par des coups de fils considérés comme intrusifs.

    Temps de traitement divisé par quatre

    Cette procédure a permis à 3 établissements du Grand Hôpital de l’Est Francilien (Meaux, Marne-la-Vallée, Coulommiers), qui ont adopté la solution depuis 6 mois, de diviser par quatre le temps consacré par les cadres à la gestion des absences et des remplacements. Cette constatation a donné lieu au projet de déploiement à l’échelle du GHT.

    Solution intuitive et facilitant la mobilité du personnel

    Les retours des confrères ont convaincu le service des ressources humaines du GHT Nord Yonne qui va déployer la plateforme de MedGo dès ce début d’année dans tous les établissements associés (Centres Hospitaliers de Sens, de Joigny et l’Hôpital de Villeneuve sur Yonne).

    La simplicité de la solution a joué un rôle déterminant dans le choix des responsables qui ne souhaitent pas recourir à un logiciel nécessitant une formation. La solution permet une prise en main jugée rapide, ce qui constitue un avantage pour les deux parties.

    Déployée au sein de chaque établissement, la plateforme de Medgo permettra à tous les établissements équipés de partager leurs remplaçants et de relever le défi de la mobilité du personnel au sein des GHT.

  • Etude : des chaussures à laser améliorent la marche des parkinsoniens (Neurology)

    Moins de blocages de la marche et sur des durées moins longues chez des personnes souffrant de la maladie de Parkinson, c’est le résultat obtenu par des chaussures équipées de lasers. Cette preuve de concept, apportée par une équipe de chercheurs néerlandais, a été publiée* le 20 décembre 2017 dans l’édition en ligne de la revue Neurology.

    Parkinson : lutter contre le « freezing » de la marche

    En France, 150 000 personnes sont touchées par la maladie de Parkinson. Deuxième maladie neurodégénérative derrière la maladie d’Alzheimer, elle se caractérise par la destruction des neurones dopaminergiques qui sont centraux dans le contrôle des mouvements. L’un des principaux symptômes se nomme le « freezing » : pendant quelques secondes, voire quelques minutes, le malade est bloqué, les pieds restent collés au sol, il lui est impossible d’effectuer un pas. Ce symptôme est à l’origine de nombreuses chutes. Et les médicaments dopaminergiques ne sont guère efficaces contre ces blocages de la marche.

    Des chaussures à rayon laser testées en laboratoire

    Des chercheurs en neurologie néerlandais ont testé une approche non-pharmacologique contre le « freezing » : des chaussures équipées de lasers. Ce dispositif s’appuie sur des connaissances bien établies concernant la maladie de Parkinson. En effet, les neurones impliqués dans les mouvements conscients ne sont pas affectés. Les chaussures projettent donc automatiquement un rayon laser dès que le malade entame un pas en déplaçant le poids du corps sur un pied. Le patient pense alors à avancer son pied vers ce repère visuel.

    Le dispositif a été testé sur 21 patients parkinsoniens souffrant tous de freezing. Seulement une partie d’entre eux étaient sous médicaments dopaminergiques. Dans cette étude de concept, tous les participants ont fait dix essais avec et dix essais sans chaussures lasers. L’évaluation a été faite dans le cadre d’un protocole de marche standardisé. Les résultats de cette étude ont été publiés le 20 décembre 2017 dans la version en ligne de Neurology, la revue officielle de l’American Academy of Neurology.

    Résultats : une amélioration de la marche

    Le port de chaussures lasers a été associé à une réduction significative du nombre d’épisodes de « freezing » :

    • Baisse de 45,9% chez les patients sans traitement
    • Baisse de 37,7% chez les patients sous traitement

    Le dispositif a aussi permis de réduire le temps de blocage de :

    • 56,5% chez les patients sans traitement
    • 51,4% chez les patients sous traitement

    Par ailleurs, les 21 patients ont été interrogés sur leur sentiment par rapport au port de ces chaussures équipées de lasers :

    • 12 patients (57%) ont déclaré qu’ils avaient ressenti une amélioration modérée à importante de la marche
    • 4 patients (19%) ont rapporté une petite amélioration
    • 3 patients (14%) n’ont perçu aucun changement
    • 12 se sont dits intéressés par l’achat d’un tel dispositif, 6 ont déclaré y réfléchir et 1 n’était pas du tout intéressé.

    Une preuve de concept et des améliorations à prévoir

    « Ces résultats mettent en évidence l’efficacité immédiate des chaussures à lasers dans le cadre d’un essai contrôlé et mené en laboratoire », concluent les auteurs de l’étude. Des améliorations sont cependant nécessaires. « Idéalement, le laser ne devrait se déclencher que quand le blocage est détecté, mais nous n’en sommes pas encore là, » a déclaré Murielle Ferraye, principale auteure de l’étude et conceptrice des chaussures. Par ailleurs, le dispositif devra être évalué au domicile des patients, en situation de vie réelle, et sur un plus grand nombre de personnes.

     

  • Medicen étend le délai pour candidater à son AMI « Digital Health for Chronic Disease Management »

    Dans une communication du 23 janvier 2018, Medicen Paris Région annonce prolonger le délai de dépôt de candidatures pour l’AMI qu’il avait lancé le 22 novembre 2017 sur le thème de la prise en charge de maladies chroniques « Digital Health for Chronic Disease Management » – DHforCDM.

    Les conditions et modalités de candidature demeurent comme décrites dans l’article ci-contre, mais la date limite de candidature a été fixée au 12 février 2018.

    Acteurs académiques, cliniciens, start-ups, PME, industriels, mutuelles et assurances sont invités à rejoindre l’initiative DHforCDM. Les nouveaux candidats seront conviés à une réunion d’information qui se tiendra le mercredi 14 février 2018, de 14h à 17h, dans les locaux de Medicen, et lors de laquelle les pré-projets déjà formés ainsi que les nouveaux porteurs de projets ayant rejoint l’initiative seront présentés.

  • Data : 11 laboratoires publics français spécialisés dans la recherche en IA appliquée à la santé

    En France, plus de 80 laboratoires de R&D publics et privés travaillent sur des problématiques liées à l’intelligence artificielle. Selon le hub France is AI, ils seraient donc près de 15 000 chercheurs à se consacrer à cette problématique. Mais seule une petite partie de laboratoires revendiquent clairement des recherches sur les applications dans le domaine de la santé.

    Si les entreprises privées qui ont ouvert un laboratoire d’IA dans l’hexagone sont connues (et souvent d’origine étrangère) – Huawei, IBM Watson Health, Microsoft research, Orange Healthcare, Axa data lab, Fujitsu ou Facebook AI Research Paris -, les laboratoires publics se font plus discrets.

    Dans la rubrique Data du site web, H&TI présente, mercredi 24 janvier 2018, 11 structures publiques, leur nom, l’identité de leur directeur, leur site.

  • NYC investit 500M$ dans la création d’un hub biotech pour rivaliser avec Boston et San Francisco

    La municipalité new-yorkaise a annoncé le 23 janvier 2018 le lancement d’un plan d’investissement 500 millions de dollars (405 millions d’euros), destiné à faire de New York le premier hub biotech du pays, dont le calendrier de mise en œuvre sera précisé au cours des prochaines semaines.

    Décliné en trois axes principaux, ce projet vise en premier lieu à « encourager le rapprochement du monde de la recherche et de l’industrie » moyennant 150M de dollars. Le deuxième axe du projet, dont le montant s’élève à 310M de dollars, doit permettre de « créer un bassin d’emplois et favoriser l’implantation d’entreprises, d’incubateurs et de laboratoires spécialisés dans les biotechnologies ». Enfin, le troisième volet de ce projet mobilisera près de 40M de dollars dans le but de soutenir les start-ups et former la prochaine génération d’acteurs de la biotech.

    Rivaliser avec Boston et San Francisco, acteurs majeurs des biotechnologies

    La municipalité de New York, conduite par Bill de Blasio, entend renforcer l’écosystème biotechnologique de la ville à l’aide d’un plan d’investissement de 500M de dollars décliné en trois axes. James Patchette, Président et CEO de la New York City Economic Development Corporation, entité municipale en charge du projet, explique que : 

    « Nous avons ici à New York parmi les meilleurs centres de recherche biomédicale au monde. Mais, nous perdons notre prééminence dans le champ des sciences de la vie. Le moment est donc venu d’engager les moyens nécessaires pour nous positionner comme un acteur de premier plan dans ce domaine ».

    La ville espère rivaliser, voire devancer, Boston et San Francisco, qui se sont affirmées au cours des dernières années comme des acteurs majeurs des biotechnologies. L’État de NY se positionne toutefois en troisième position à l’échelle nationale : il s’agit du troisième bénéficiaire de subventions accordées par le National Institute of Health, après les états de Californie et du Massachusetts. New York dispose aujourd’hui de centres médicaux et d’hôpitaux universitaires d’envergure internationale comme le Albert Einstein College of Medecine (Bronx), New York Presbyterian/Columbia University Medical Center, Icahn School of Medicine at Mount Sinai, NYU Langone Medical Center. La ville dispose également de centres de recherche comme le New York Structural Biology Center et le New York Genome Center.

    Axe 1 : Rapprocher le monde de la recherche et l’industrie, créer des emplois et promouvoir le développement des technologies innovantes en santé

    Un plan d’investissement de 100M de dollars pour bâtir un Campus de Sciences de la Vie Appliquées

    La ville de New York financera la création d’un Applied Life Sciences Campus, un campus urbain destiné à accueillir les start-ups spécialisées dans les biotechnologies et à faciliter le rapprochement entre les mondes de la recherche et de l’industrie. Le campus servira à ce titre d’incubateur pour les jeunes pousses new yorkaises et de lieu de formation entrepreunariale.

    Une dotation de 50M de dollars pour densifier le réseau d’infrastructures de R&D en sciences de la vie

    La municipalité procèdera à des investissements ciblés, destinés principalement aux laboratoires de recherche et hôpitaux universitaires de la ville. New York entend « catalyser le recherche innovante, qui mène à la création de nouvelles entreprises », d’après un communiqué de la New York City Economic Development Corporation (NYCEDC), l’entité municipale chargée de promouvoir le développement économique de la métropole et responsable de la mise en œuvre du projet. À cet effet, la ville allouera 50M de dollars à huit centres de recherche à but non lucratif dans le but de créer de nouveaux laboratoires de recherche appliquée. 

    Axe 2 : Créer un nouveau bassin d’emplois et de croissance économique

    Réductions fiscales de 300M de dollars pour attirer les investisseurs et créer un espace commercial

    Ces mesures fiscales incitatives visent à attirer des entreprises, aménager de nouveaux espaces de travail et encourager les entreprises à recruter des personnes qualifiées originaires de la ville et de ses alentours.

    Un investissement de 10M de dollars destiné à étendre le réseau d’incubateurs de start-ups

    La ville va soutenir financièrement cinq incubateurs et centres d’innovation, dont le premier ouvrira ses portes en 2018. Les incubateurs seront implantés à proximité des centres de recherche existants. Cette mesure vise à soutenir les innovations et favoriser le recrutement de travailleurs qualifiés.

    Révision de la règlementation locale pour autoriser l’implantation de nouvelles entreprises biotech dans les zones commerciales

    Dans le but de doubler le nombre d’entreprises biotech présentées à New York, la municipalité a révisé la règlementation locale pour autoriser l’implantation de laboratoires, de centres de recherche et d’entreprises biotech dans les zones commerciales. L’ensemble des révisions règlementaires sont accessibles dans le document de synthèse « Clarification Memo – Life Sciences in Commercial Zoning Districts » produit par la ville.

    Axe 3 : Soutenir les talents émergents et la nouvelle génération d’entrepreneurs biotech

    Investir 7,5M de dollars dans la création de stages et de curriculum académiques en sciences de la vie

    À l’été 2018, la ville de New York ouvrira une première session de stages qui permettront à près d’une centaine d’étudiants de la région de NY de s’immerger dans l’écosystème des centres de recherche, des fonds d’investissement et des entreprises spécialisées en biotechnologies. Roche, Eli Lilly, le New York Genome Center ou encore Deerfield Management sont partenaires du programme. La municipalité soutiendra également les universités locales qui accepteront de réviser leur curriculum académique pour « former la prochaine génération de talents en sciences de la vie ».

    Débloquer 20M de dollars en soutien aux jeunes pousses de la biotech

    La municipalité new-yorkaise s’est engagée à soutenir le développement économique de 80 jeunes sociétés. Ce soutien passe notamment par la mise en relation de ces entreprises avec des fonds d’investissement privés et par une allocation ventilée entre ces différents acteurs, d’un montant total de 20M de dollars. La ville allouera 7, 5M de dollars à la création d’un Life Sciences Management Corps.

    Accorder 3,8M de dollars en appui à l’extension d’un programme de formation en entreprenariat 

    NYCEDC va reconduire et renouveler son programme Bio and Health Tech Entrepreneurship Lab (ElabNYC), dont le curriculum va désormais offrir des formations en management de projet et commercialisation d’entreprise. La  municipalité va par ailleurs étendre son programme SBIR, destiné à aider les entreprises spécialisées en biotechnologies à obtenir des financements du Small Business Innovation Research Program du National Institute of Health

    Lancement du Life Sciences Advisory Council, conseil municipal adossé à la mairie de New York

    Entité pluridisciplinaire composée d’universitaires, d’industriels, de philanthropes et d’investisseurs, le Life Sciences Advisory Council sera chargé de conseiller le maire de New York, Bill de Blasio, en ce qui concerne les programmes de sciences de la vie mis en œuvre par la municipalité, et de créer des partenariats stratégiques avec les industriels de santé.

  • Les laboratoires publics français spécialisés dans la recherche en IA appliquée à la santé

    En France, plus de 80 laboratoires de R&D publics et privés travaillent sur des problématiques liées à l’intelligence artificielle. Selon France is AI, hub mené par l’association France Digitale dont l’objectif est de créer un « écosystème français de l’IA », ils seraient donc près de 15 000 chercheurs à se consacrer à cette thématique. Mais seule une petite partie des laboratoires revendiquent clairement des recherches sur les applications dans le domaine de la santé.

    Si les entreprises privées possédant un laboratoire d’IA dans l’hexagone sont connues (et souvent d’origine étrangère) – Huawei, IBM Watson Health, Microsoft research, Orange Healthcare, Axa data lab, Fujitsu ou Facebook AI Research Paris -, les laboratoires publics se font plus discrets.

    H&TI vous présente ces 11 structures publiques – la plupart sont organisées de manière disciplinaire (informatique, robotique, microélectronique, mathématiques, etc.) et l’expérimentation en IA ne constitue qu’un champs de recherche parmi d’autres. Elles sont réparties sur toute la France, de Cristal à Lille (430 chercheurs) à LIRMM de Montpellier (440 chercheurs).

  • Axa acquiert l’entreprise américaine Maestro Health pour 127 millions d’euros

    Axa a annoncé le lundi 22 janvier 2018, avoir acheté la société américaine Maestro Health, spécialisée dans la gestion numérique des couvertures en santé. Le montant de cette transaction s’élève à 127 millions d’euros (155 millions de dollars).

    Maestro Health a conçu une plateforme numérique intégrée couvrant une gamme complète de services de gestion des couvertures de santé destinées aux sociétés auto-assurées. La plateforme permet aux entreprises de maîtriser leurs dépenses de santé, et aux employés, d’optimiser leur choix en matière de couverture santé. 

    Fondée à Chicago en 2013, la société emploie actuellement plus de 300 personnes. Elle destine ses services aux moyennes et grandes entreprises présentes sur le territoire américain. Elle couvre actuellement plus d’un million de personnes.

    Cet achat illustre la volonté d’Axa de poursuivre le développement de ses activités de santé et d’accélérer sa stratégie visant à passer du rôle de prestataire d’assurance à celui de partenaire de ses clients (« Payer to Partner strategy ») en ligne avec son projet Ambition 2020.

  • La région Nouvelle-Aquitaine allouera 130M€ par an à la santé entre 2018 et 2021

    Adoptée lors de la séance plénière du Conseil régional du 18 décembre 2017, la Feuille de route santé de la région Nouvelle-Aquitaine fixe les priorités de la région en matière de politique de santé pour la période 2018-2021.

    Au total, 130 millions d’euros seront investis par an pour mettre en œuvre les objectifs de la région, dont 15 millions seront alloués aux activités de recherche.

    Les priorités fixées par la Feuille de route santé concernent le déploiement de la télémédecine comme remède à la désertification médicale, la promotion de la e-santé, notamment à travers la création d’un pôle d’excellence en santé numérique, et des usage de l’IA en santé.

    Alors qu’il s’agit traditionnellement d’une compétence de l’Agence régionale de Santé, la région Nouvelle-Aquitaine a décidé d’intervenir dans le champ de la santé et soutenir les filières innovantes en santé. Elle a à cet effet engagé des concertations en mars 2017 avec quelques 230 partenaires, ce qui a permis de dégager quatre grands chantiers thématiques à mettre en œuvre pour la période 2018-2021 : 

    • « développement des territoires de santé et lutte contre la déprise médicale » ;
    • « les défis de la médecine de demain et les technologies clés » ;
    • « innovation et compétitivité des entreprises de la santé » ;
    • « prévention et santé environnement ».

    Parmi les chantiers que la région prévoit d’engager au cours des quatre prochaines années, la télémédecine, le soutien aux innovations et la e-santé occupent une place de choix.

    Le développement de la télémédecine est l’un des axes structurants de la stratégie de santé pour lutter contre la désertification médicale 

    La feuille de route santé rappelle « l’ardente obligation de lutte contre la déprise médicale »

    A ce titre, le conseil régional propose de : 

    • soutenir les expérimentations et projets innovants de lutte contre la désertification médicale et un renforcement de l’offre de soins (médecins généralistes, dentistes, kinésithérapeutes, etc.).
    • déployer les outils numériques de parcours de soins ;
    • de mettre en œuvre le programme régional de développement du Très Haut Débit dans les établissements de santé et à domicile.

    La télémédecine est la clé de voute de ce dispositif de lutte contre la désertification médicale 

    La région propose en effet d’encourager le développement de la télémédecine par : 

    • le soutien aux projets de télémédecine ambulatoire ;
    • le soutien à de nouvelles activités en plein essor : objets connectés sécurisés, IA, etc. ;
    • l’accompagnement des entreprises e-santé implantées en Nouvelle-Aquitaine ;
    • l’appui au déploiement de plateformes régionales d’information, de partage et de valorisation des données de santé. 

    La région rappelle que l’accompagnement optimal de ces évolutions nécessite d’intégrer le numérique dans les programmes de formations sanitaires et sociales, qu’elles soient initiales ou continues. 

    A titre d’exemple, le conseil régional soutient e-Domsanté, un programme conçu pour le suivi à distance de patientes atteintes d’un cancer du sein métastatique grâce à une tablette avec un questionnaire rempli chaque semaine par les patientes. Les données sont traitées par des médecins de l’Institut Bergonié.

    La région entend promouvoir la e-santé et l’IA en santé

    Création d’un « pôle d’excellence en santé numérique »

    La région va constituer un « pôle d’excellence en santé numérique », associant des recherches médicales, médico-sociales et les sciences et technologies du numérique pour « répondre aux défis de la médecine personnalisée ». Ce pôle couvrira notamment la génomique, l’IA, la modélisation et les développements technologiques dans le numérique au service d’une optimisation du parcours de soin.

    Ainsi, la région soutient à titre d’exemple le développement de MedicActiV, une plateforme de simulation de cas cliniques virtuels en 3D permettant d’accompagner la formation des professionnels de santé, élaborée par l’entreprise Interaction Healthcare implantée en Nouvelle-Aquitaine. 

    Le conseil régional propose « d’accompagner l’essor de la e-santé et de l’intelligence artificielle »

    La feuille de route santé précise les priorités de la région en matière de e-santé et d’IA :

    • elle entend notamment accroître la visibilité des dispositifs de soutien aux projets des start-ups spécialisées dans le e-santé et l’IA ;
    • poursuivre son soutien aux secteur de l’édition logicielle (notamment les SI hospitaliers) ;
    • attirer les projets et les investisseurs étrangers intéressés par le numérique en santé.

    La feuille de route est effective à compter de janvier 2018. 

  • 10M€, centres de formation et soutien à la recherche en IA : Facebook & Google investissent en France

    Facebook va doubler les capacités de son centre de recherche sur l’intelligence artificielle (IA) à Paris, injecter 10 millions d’euros dans la recherche et prendre part dans la recherche publique française. Google veut également devenir un acteur clé de la recherche publique française et ouvrira son premier centre de recherche sur l’IA sur le territoire français.

    L’objectif est de développer les usages de l’IA non seulement dans les domaines d’applications classiques, mais également en santé.

    Ces annonces ont été faites à l’occasion du sommet organisé le 22 janvier 2018 par Emmanuel Macron, Président de la République, réunissant 140 dirigeants d’entreprises internationales à Versailles, sous la bannière Choose France! (Choisissez la France!).

    FAIR : augmentation des capacités du laboratoire parisien et financement de plusieurs programmes

    Le laboratoire de recherche fondamentale sur l’IA de Facebook, Facebook AI Research, installée à Paris depuis 2013 et dirigé par Yann Le Cun, va doubler ses effectifs en passant d’une trentaine de chercheurs à une soixantaine. Facebook dispose de 3 autres centres de ce type.

    Un investissement dans l’IA française de 10 millions d’euros va accompagner cette première mesure.

    Par ailleurs, un programme de financement de bourses d’études et de doctorats auprès de plusieurs universités va être déployé. Un fonds pour la collecte de données ouvertes au profit d’une institution publique française va également être créé.

    Facebook a également annoncé le lancement de deux programmes de formation au numérique en ligne à destination de deux groupes de publics :

    • 65 000 chercheurs d’emploi en partenariat avec Pôle Emploi ;
    • femmes désireuses de se lancer dans l’entreprenariat.

    Google : intérêt pour la recherche publique et constitution de centres de formation au numérique

    Google, quant à lui, a annoncé la création de quatre espaces de formation au numérique ainsi que la constitution d’un nouveau centre de recherche réunissant trois équipes de chercheurs (15 en tout) dans le domaine de l’IA.

    Ce sera le deuxième centre de recherche de ce type en Europe après celui de Zürich, dirigé par Olivier Bousquet, responsable de celui de Zürich, et qui serait amené à se développer en fonction des résultats obtenus.

    Devenir acteur de la recherche publique à long terme

    Google souhaite instaurer une coopération active et sur du long terme avec des acteurs de la recherche publique française et ne pas se limiter à déployer une activité commerciale sur le territoire français. Cette collaboration pourrait être matérialisée sous forme de contrats de recherche ou des postes hybrides avec des chercheurs acteurs à la fois du monde académique et du monde industriel.