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  • Protection des données personnelles : 90 % des Français se disent « préoccupés » par leur utilisation

    Une étude CSA Research menée en août 2017 auprès de 1 002 Français âgés de 18 ans et plus sur « La protection des données » révèle une sensibilisation accrue des Français au sujet de leurs données personnelles et de la nécessité de les protéger contre les risques d’utilisation frauduleuse.

    En effet, 90 % des Français se disent « préoccupés » par la protection de leurs données personnelles en général, soit une augmentation de 4 points par rapport à 2014. Ils estiment néanmoins, pour 26 % d’entre eux, que la protection des données personnelles sur internet s’est plutôt améliorée au cours des dernières années.

    Dans ce contexte, le lien de confiance entre les Français et les acteurs qui utilisent leurs données reste à renforcer, et pour certains acteurs, ce lien reste même à construire. Les banques sont les seuls acteurs à obtenir la confiance de plus de la moitié des Français en matière de protection des données (53%, en augmentation de 3 points).

    Parallèlement, la confiance des Français envers l’Etat s’améliore, et reste très élevée à l’égard de la CNIL :
    • 41 % des Français déclarent faire confiance à l’Etat dans l’utilisation de leurs données personnelles ;
    • 61 % déclarent faire confiance à l’Etat pour définir et appliquer un cadre réglementaire protecteur ;
    • Enfin, la CNIL reste une instance très positivement perçue (77 % de Français confiants envers son action).

  • Etude : l’utilisation de la réalité virtuelle dans la santé recueille 74 % d’opinion favorable

    Les commentaires sur Facebook suite à la diffusion d’un documentaire sur la réalité virtuelle dans le domaine sanitaire ont été analysés. Les travaux* menés par des chercheurs du Cedars-Sinaï Hospital, aux Etats-Unis, publiés en décembre dans le Journal of Medical Internet Research (JMIR) mettent en évidence un a priori très favorable des internautes. Près de 75% des commentaires sont positifs.
    Une mauvaise prise en charge des coûts de la réalité virtuelle fait cependant partie des principales craintes.

    La réalité virtuelle a déjà fait son entrée dans le secteur de la santé. Cette technologie est utilisée dans des contextes très variés, tels que le traitement des troubles anxieux, la prise en charge des chutes chez les personnes âgées ou encore les soins de réhabilitation, le traitement de l’obésité, de la douleur, etc.

    Une méta-analyse a montré que la réalité virtuelle (RV) était globalement efficace et bien tolérée par les patients. Cependant, des chercheurs du Center for Outcomes Research Education du centre médical Cedars-Sinai estiment que ces études sont souvent de petite taille et de qualité variable. En outre, les études portent souvent sur des applications très précises de la RV. Par conséquent, les différentes étapes qu’il reste à franchir avant que la RV ne puisse être largement utilisée dans la pratique clinique restent mal connues.

    La réalité virtuelle évaluée sur Facebook

    Les experts du Cedars-Sinaï ont donc souhaité mené une étude plus large. Pour atteindre leur objectif, ils ont posté sur Facebook un documentaire traitant de l’utilisation de la réalité virtuelle dans le monde de la santé et ils ont ensuite analysé les commentaires postés sur le réseau social. Ce documentaire a généré 4,3 millions de vues, 36 000 partages, 67 000 « j’aime » et 2 401 commentaires spontanés.

    Les auteurs de l’étude ont eu recours à des techniques de « social listening », servant à collecter puis à analyser des données issues de réseaux sociaux sans l’intervention d’un chercheur. Ainsi, les commentaires spontanés ne risquent pas d’être « pollués » par l’effet Hawthorne : les participants se sachant observés ont tendance à modifier leur comportement. Le « social listening » permet, en outre, de recueillir un très grand nombre de données issues d’un large public.

    Résultats : 2/3 d’opinions positives

    • 1 614 commentaires postés sur Facebook ont été analysés
    • 63 % des commentaires émanaient de femmes, 36 % d’hommes et dans 1 % des cas, le sexe n’était pas connu
    • 74 % des commentaires exprimaient une opinion positive sur la réalité virtuelle, 16 % une opinion négative et 35 % une opinion neutre (chaque commentaire pouvait contenir des points de vue différents)

    Tout d’abord, la technologie en elle-même suscite un vrai intérêt : les internautes expriment souvent l’envie de tester eux-mêmes la réalité virtuelle. Ensuite, ils estiment que c’est surtout un bon outil pour :

    • les personnes à mobilité réduite ;
    • la prise en charge de la douleur ;
    • le traitement de certains troubles mentaux.

    La crainte d’une technologie trop coûteuse

    Les commentaires négatifs portent essentiellement sur :

    • le coût et le taux de prise en charge des soins réalisés grâce à la RV ;
    • le risque de dépendance à la technologie ;
    • le risque de « motion sickness », une sorte de mal des transports spécifique à la RV ;
    • l’inutilité d’une technologie dont les bénéfices ne sont pas supérieurs à ceux des médicaments ;
    • la nécessité de mener davantage de recherche avant de l’utiliser pour la santé.

    La réalité virtuelle suscitait beaucoup plus d’enthousiasme chez les femmes que chez les hommes. Par ailleurs, les personnes s’exprimant sur Facebook souhaitaient que la réalité virtuelle soit utilisée dans certains situations précises : l’accouchement, les soins dentaires, les chimiothérapies et les examens d’imagerie.

    Le besoin d’études médico-économiques

    Les auteurs de cette étude reconnaissent qu’elle comporte plusieurs limitations. Tout d’abord, le documentaire présentait la réalité virtuelle sous un angle plutôt positif. Ensuite, les auteurs de commentaires possédaient tous un compte Facebook, ce qui n’est pas représentatif de la population générale.

    La réalité virtuelle semble malgré tout jouir d’un bon taux d’acceptabilité dans l’opinion publique. L’adoption et la diffusion de la RV dans le cadre des soins dépendront sans doute de la façon dont les systèmes de soins de santé évalueront ce service et si les compagnies d’assurance choisiront de prendre en charge cette technologie. Des futures études qui examinent le rapport coût-efficacité de l’ajout de la RV aux soins hospitaliers standard seront utiles pour comprendre la valeur ajoutée de la RV.

  • « Les innovations en santé permettent un saut qualitatif et quantitatif phénoménal » (X. Comtesse)

    « Santé 4.0, Le tsunami du numérique » (Georg Editeur, 2017), tel est le titre du livre de Xavier Comtesse, mathématicien et docteur en informatique de formation, créateur de start-ups et directeur du think tank Health@large. L’ouvrage est l’aboutissement d’une enquête de plus de 5 ans autour de l’impact de la révolution numérique dans le domaine de la santé : blockchains, big data, IoT ou Deep Mind.

    L’enquête a débuté en 2012 lorsque l’auteur suisse organise, avec l’appui de la Fondation Hoffmann, des « world café » dans la Métropole Lémanique (de Genève à Montreux en passant par Lausanne) pour prendre le pouls de la population face aux comportements nouveaux dans le domaine de la santé. Les résultats ont montré une grande capacité d’ « empowerment » et de « social accountability » de la part de la population (à savoir de la responsabilisation, de la volonté de prise en charge et de contrôle social sur le système de santé et de sa propre santé). Elle a été complétée par une série d’entretiens d’un certain nombre d’experts en Suisse et aux États-Unis et a débouché sur la rédaction de son ouvrage qui développe douze thèses qui devraient bouleverser le monde de la santé.  

    Dans cette interview que l’auteur a accordée à H&TI, il explique que certains métiers de la santé sont amenés à disparaître, engloutis par ce tsunami du numérique. Mais les choses vont se faire progressivement, estime-t-il, car nous sommes actuellement « dans la phase calme du tsunami, correspondant au fait que la mer se retire sur plusieurs centaines de mètres avant de tout envahir ».

    Votre ouvrage débute par une affirmation : Notre société vit aujourd’hui un changement de paradigme dans le domaine de la santé, comparable au passage de l’image photographique au cinéma. Quel est, selon vous, le point déclencheur de cette évolution  ?

    Pour la première fois, tout un chacun va pouvoir obtenir des mesures en continu sur son état de santé. Toute sorte d’objets connectés, notamment des montres, des lentilles et autres, vont fournir des informations qui alimenteront le Big Data et le Deep Learning permettant ainsi un diagnostic, un traitement et un suivi continu et permanent. On passe de la photographie de l’état de notre corps à un instant donné à un suivi cinématique.

    La thèse centrale de « Santé 4.0 » est que la révolution numérique dans le secteur de la santé pourra s’accompagner d’une baisse des coûts. Comment ?

    Dès lors que la technologie pourra se substituer aux actes médicaux, on assistera à une baisse du personnel, ce qui réduira considérablement les coûts sachant qu’aujourd’hui les ressources humaines contribuent à 80% des coûts.

    Selon vous, la e-santé, et notamment la médecine personnalisée (ADN et digital), la médecine préventive (big data, algorithmes et IA) ou encore la médecine participative, vont apporter une telle quantité d’innovations au système de soins actuel que celui-ci va subir un saut qualitatif et quantitatif phénoménal. Qu’est-ce qui vous permet d’avancer cette thèse ?

    La qualité du service va elle aussi progresser dès lors qu’elle répondra de manière plus prédictive et personnalisée aux besoins du patient. Une fois encore, seule la technologie est à même d’absorber ces quantités phénoménales d’informations (Big Data) et de les restituer avec un sens approprié (Deep Learning).

    Le système de santé publique est-il prêt à faire ce virage ?

    Non. La préservation des acquis domine encore. C’est sous la menace des GAFAM que la situation devrait à terme se débloquer du côté institutionnel.

    Quid des patients ? Sont-ils prêts à porter des « bracelets de santé », à partager toutes leurs informations santé en réseau ? A se faire opérer via l’imagerie 3D ou 4D ? Vous dites que l’usage des blockchains aurait tendance à les sécuriser. Mais le grand public n’est-il pas mal informé ?

    D’après notre enquête, le consom’acteur de la santé est non seulement prêt à être plus actif mais également il l’appelle de ses vœux.

    Dans un sous chapitre intitulé « Demain » vous parlez des relations patients-médecins du futur, qui vont subir « un bouleversement radical ». Pouvez-vous développer ?

    Lorsque le radiologue sera confronté à une machine qui sera capable de faire son travail à un niveau de qualité supérieur grâce à son accès aux Big Data, celui-ci comprendra immédiatement la portée de cette révolution et tous les autres praticiens des autres corps de métiers de la santé avec lui. On a déjà vu cet effet lorsque dans les décennies précédentes, certains métiers ont disparu. Exemple : le navigateur dans le cockpit, le caissier dans les banques, la dactylographe, la standardiste, etc.

    Qu’attendre des start-ups de la e-santé dans cette révolution ? Vous parlez de « novices dans le domaine, avec une immense soif de conquête technologique et économique ».

    Les start-ups ont l’avantage de projeter leur rêve sur une page blanche. En quelque sorte, rien ne leur est interdit (c’est surtout vrai dans la Silicon Valley). Ainsi, elles vont forcément apporter de l’innovation disruptive.

    Est-ce que selon vous la e-santé se développe trop vite ? Pas assez ? 

    Ni l’un, ni l’autre. Elle avance entre le nécessaire et le suffisant.

    La Suisse, dont vous êtes originaire, est-elle précurseur en termes de e-santé ?

    Non. La Silicon Valley, Boston et sa région, et Israël restent les pôles principaux de l’émergence de la e-santé.

    Vous évoquez dans votre ouvrage les avancées de la Mayo Clinic, la Cleveland Clinic et le Massachussetts general hospital, aux Etats-Unis, qui « dictent le tempo » du progrès. Pouvez-vous expliquer en quoi ?

    Ces trois institutions sont dotées de moyens financiers colossaux et font tout pour rester en tête dans cette course à l’excellence. Dès lors que l’argent reste indispensable à cette mutation, elles ont toutes leurs chances.

    Votre chapitre final invite à une discussion publique. Votre livre a-t-il davantage vocation à susciter le débat qu’à donner des conclusions ?

    Aujourd’hui, il n’y a pas de conclusions à donner, il y a juste un chemin à tracer, c’est ce que j’ai essayé de faire dans cet ouvrage.

    Finalement la e-santé, c’est un tsunami, une révolution ou une belle nouveauté ?

    Un tsunami, bien sûr. Et comme dans le cas d’un vrai tsunami, il y a deux phases. Nous sommes actuellement dans celle qui est encore calme correspondant au fait que la mer se retire sur plusieurs centaines de mètres avant de tout envahir (phase terminale).

  • NB-IoT

    Narrow Band Internet of Thingsnull

  • Appel à candidature : 11e Prix OCIRP « Acteurs économiques et handicap »

    Le Prix OCIRP a pour objectif de faire connaître et de valoriser les actions innovantes menées par les entreprises privées, publiques ou les acteurs de l’économie sociale au profit d’une meilleure intégration des personnes handicapées dans la cité.

    Il récompense tout type de projet qui s’inscrit dans l’une des huit thématiques et un coup de cœur du jury. L’une des thématiques est centrée sur les « Recherche appliquée et innovations technologiques ». Il s’agit de promouvoir la recherche appliquée dans le domaine des sciences humaines, sociales et de la réadaptation, la domotique, la robotique, les aides techniques, le cadre bâti.

    L’an dernier, c’est l’association AVA (AudioVisuel Accessible) qui était lauréate de cette catégorie pour son outil dédié à la reconnaissance vocale des émissions télévisuelles pour les sourds et les malentendants.

    Le Prix OCIRP Acteurs Économiques & Handicap valorise les lauréats par la mise en oeuvre d’un plan de communication dédié.

    Placé sous la présidence d’honneur d’Axel Kahn, et co-présidé par Marie-Anne Montchamp et Patrick Gohet, le jury est composé des partenaires, de médias, de représentants des institutions de prévoyance et des personnes qualifiées issues d’entreprises privées, publiques, du monde associatif et de l’économie sociale, soit une trentaine de membres.

    Date limite de remise des dossiers : Dimanche 25 février 2018 via le lien ci-contre.

  • Impression 3D : une place de plus en plus importante dans le domaine de la chirurgie (EM Consulte)

    L’impression 3D occupe une place de plus en plus importante dans le secteur médical et particulièrement en chirurgie, explique une étude publiée dans les Annales pharmaceutiques françaises et réalisée par des chercheurs du service pharmacie de l’Hôpital européen Georges-Pompidou.

    L’étude a été réalisée sur la base d’une enquête nationale menée auprès de 78 établissements de santé – dont 8 sont équipés d’imprimantes 3D et 47 ont recours à des prestataires extérieurs pour bénéficier de cette technologie.

    Ce travail constitue un premier état des lieux de l’utilisation hospitalière de cette technologie en France. Il soulève la question de l’implication des pharmaciens hospitaliers dans la production de dispositifs médicaux par l’impression 3D.

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    7 spécialités chirurgicales adeptes de l’impression 3D

    L’étude révèle que 7 spécialités chirurgicales, qui requièrent une grande précision, recourent plus que les autres à l’impression 3D :

    • La chirurgie orthopédique ;
    • la chirurgie maxillo-faciale ;
    • la chirurgie plastique reconstructrice ;
    • la chirurgie ORL ;
    • la neurochirurgie ;
    • la chirurgie cardiaque ;
    • la chirurgie urologique ;

    Parmi ces spécialités, la chirurgie orthopédique et la chirurgie maxillo-faciale recourent plus que les autres encore à la technologie 3D. 

    Réduction du temps opératoire et gain de précision

    Les imprimantes 3D servent essentiellement à réaliser des modèles anatomiques facilitant la planification préopératoire. Les chirurgiens y recourent aussi pour réaliser des guides chirurgicaux en 3D, fabriquer des attelles de rhinoplastie mais aussi pour produire des prototypes et des modelages de greffons osseux.

    La majorité des professionnels ont pointé la réduction du temps opératoire et le gain de précision dans les gestes opératoires.

    24 chirurgiens interrogés, 19 se disent satisfaits de la qualité des impressions

    Si la majorité des professionnels disent être satisfaits, certains émettent encore quelques réserves. Plusieurs chirurgiens pointent ainsi une « variabilité » de la qualité des dispositifs imprimés en 3D, certains bugs les rendant inutilisables.

  • Paris Région Start-up : trois mesures pour faire de l’Ile de France la « Sillicon Valley de l’Europe »

    A l’occasion du Consumer Electronic Show (CES) de Las Vegas, Valérie Pécresse, Présidente de la région Ile-de-France, a annoncé, le 10 janvier 2018, plusieurs mesures destinées à attirer les entreprises qui innovent dans des domaines comme l’Intelligence Artificielle (IA) et la robotique. Les mesures s’adressent principalement aux entreprises étrangères. Elles attestent de la volonté de la région d’attirer à elle des acteurs étrangers et de s’ouvrir à l’international.

    Plus de 300 start-ups françaises étaient présentes lors du salon technologique de Las Vegas. Près de 40% d’entre elles sont implantées en Ile-de-France. L’ « objectif du plan détaillé par la Présidente de région est double » peut-on lire sur le site internet de la région. Il s’agit de faire de l’Ile-de-France une « start-up région » à l’image de Tel Aviv et de ses environs, et la Sillicon Valley de l’Europe.

    Le projet Paris Région Start-up comporte trois axes directeurs.

    Une nouvelle solution financière pour les entreprises internationales avec le Paris Région Starter Pack

    • Objectif : faciliter l’installation d’entreprises technologiques étrangères en IDF.
    • Principe : le dispositif s’adresse aux start-ups et PME françaises ou étrangères de 5 à 250 salariés, dotées d’un chiffre d’affaire inférieur ou égal à 50 M$ (soit environ 42 millions d’euros), qui décident de s’installer ou de créer une filiale en Ile-de-France. Le Pack se traduit par une aide financière pouvant atteindre 250 000 euros sur trois ans. 
    • Modalités de candidature : les entreprises doivent présenter une stratégie de croissance sur 3 ans. L’aide financière doit leur permettre de financer divers investissements et prestations.

    L’appel à projets Innov’up Proto s’ouvre aux start-ups étrangères

    • Objectif : L’appel à projets INNOV’up Proto permet à la région Île-de-France d’aider les entreprises franciliennes à mettre au point des prototypes d’innovation et à faire connaître leurs compétences. Pour la première fois, le dispositif est ouvert aux start-ups et PME étrangères qui souhaitent s’implanter en Ile-de-France.
    • Calendrier de mise en oeuvre : L’appel à projet, qui sera lancé en mai 2018, sélectionnera 10 à 15 lauréats qui bénéficieront d’un accompagnement par le pôle de compétitivité régional Cap Digital.

    Un concours international à destination des start-ups sur l’intelligence artificielle, doté d’un budget 1 million d’euros

    • Objectif : le concours « IA 2018 Paris Région » est ouvert aux entreprises franciliennes et étrangères désireuses de s’implanter en Ile-de-France.
    • Offre préexistante : ce concours vient compléter l’implication de la Région dans le projet Digital, qui vise à encourager la création d’un pôle de référence international en matière de numérique et d’intelligence artificielle à Paris-Saclay.
    • Calendrier de mise en oeuvre : le challenge sera lancé au printemps 2018 ; les lauréats seront désignés avant le mois de septembre 2018.
  • Cybersécurité : le guide de la DGOS pour garantir la sécurite numérique des établissements de santé

    Le numérique s’ancrant chaque fois davantage au sein des établissements de santé, il est primordial d’identifier les nouveaux risques de sécurités et d’adopter les méthodes et outils adéquats pour les combattre, tel est le constat mis en avant par le « Mémento à l’usage du directeur d’établissement de santé » élaboré par la Direction générale de l’offre de soins (DGOS) et rendu public le 10 janvier 2018.

    Le guide proposé par la DGOS se décline en quatorze thématiques articulées autour de quatre grands axes :
    • l’identification de la vulnérabilité ;
    • la protection des données ;
    • le rôle de la gouvernance ;
    • le pilotage et le contrôle.

    Le document encourage les directeurs d’établissements de santé à élaborer une véritable démarche de gestion du risque numérique afin de maintenir la confiance entre acteurs.

    Il propose enfin un quizz permettant aux responsables de faire un bilan sur leur plan d’action SI, à savoir des mesures accomplies ou restant à mettre en place.

    Identifier les menaces et gérer la vulnérabilité

    • La première étape consiste à identifier la menace et qualifier la vulnérabilité et ses sources, car l’informatisation croissante de la prise en charge du patient rend celle‐ci vulnérable à tout incident impactant le système d’information, et la priorité consiste donc à assurer la sécurité de la prise en charge du patient.
    • Dans un contexte où le DPI (Dossier Patient Informatisé) est voué à être généralisé, le SI se place au cœur des processus associés, car il est l’outil permettant l’échange de données de santé entre professionnels et il est nécessaire de le protéger afin de garantir l’intégrité des données.
    • La création d’un ensemble cohérent et intégré de comportement de professionnels débouche sur la création d’une culture et d’une ambiance empreinte de sécurité ; gérer les risques numérique est aussi une opportunité d’accompagner l’évolution de son établissement.
    • La démarche de sécurisation et réduction des risques passe également par l’évaluation des impacts potentiels d’incidents sur toutes les composantes:
      • stratégique : emboîter le pas aux évolutions de l’écosystème ;
      • opérationnelle : le bon fonctionnement de l’établissement est remis en cause ;
      • humaine : risques liés au facteur humain du côté des professionnel et des patients ;
      • juridique : éviter les cas de mise en jeu de responsabilité pénale ;
      • financière : pertes de revenus affectant les investissements et donnant lieu à des amendes ;
      • image : une perte de confiance peut être occasionnée.
    • Tout établissement de santé doit disposer d’une cartographie des risques liés à son SI, qui constitue la pierre angulaire de tout plan d’action sécurité du SI.
    • Éviter un incident, cela commence par son identification et la réduction des vulnérabilités, puis par l’adoption d’actions en réaction à sa survenue.

    Les données de santé et les obligations émanant du RGPD

    Le sujet étant identifié – les données numériques – , il s’agit d’identifier les risques et les enjeux autour de leur protection.

    • En sus d’apporter une définition des données de santé, le Règlement européen pour la protection des données (RGPD), applicable à partir du 25 mai 2018, RGPD rend obligatoire la désignation d’un DPO, délégué à la protection des données personnelles, pour tout établissement dont les missions sont :
      • l’information ;
      • le conseil ;
      • le contrôle interne.
    • Un RSSI, responsable de la sécurité des systèmes d’information, met en œuvre la politique de sécurité, fait des arbitrages, mène des analyses, forme, assure une veille et évalue des coûts liés à la sécurité des SI. Son rôle doit être envisagé aujourd’hui dans le contexte des GHT qui implique une convergence des SI vers un SI homogène.
    • Le RGPD implique la responsabilisation des acteurs traitant les données sur l’ensemble de la chaîne et renforce les droites des personnes (droit à la portabilité des données personnelles).
    • A partir de 2018, tout nouvel hébergeur de données de santé doit suivre une procédure de certification.
    • Dans le cadre du programme de l’hôpital numérique, l’ensemble des établissements devront aligner leurs SI afin de permettre un échanges d’informations à travers tous les établissements et assurer un niveau élevé de la sécurité des soins.
    • Les données traités doivent être disponibles, intègres, confidentielles et une conservation des traces de son état dans le temps doit être fournie.
    • En cas d’incident, un plan de sauvegarde et un plan de continuité doivent énumérer des mesures préventives et curatives afin de garantir un retour à la normale.

    Pour une bonne cybersécurité, il faut gouverner la sécurité numérique

    C’est en analysant les thématiques précédentes que l’on débouche sur la conclusion de la nécessité d’installer une gouvernance tournée vers la gestion du risque. La gouvernance doit être responsable d’une véritable politique de sécurité de l’établissement, élaborée par un RSSI dûment mandaté.

    • Le rôle de la direction est plus que fondamental car elle doit porter le message de l’importance de la sécurité du SI.
    • Les référentiels d’interopérabilité et de sécurité, parfois opposables, sont à disposition des responsables qui peuvent le utiliser comme des leviers de réduction des risques.
    • Ne pas oublier les actions de sensibilisation, en plus de la mise en œuvre des bonnes pratiques, qui devraient pouvoir être vérifiées et évaluées par des procédures de contrôle.
    • La politique de sécurité interne doit fixer un cadre favorable au respect des règles de sécurité énoncées dans les procédures de certification, notamment via des procédures d’audit garantissant un cadre de conformité solide.

    De la nécessité de mettre en place des outil de pilotage et de contrôle

    Le point crucial ici est l’introduction du dispositif de signalement obligatoire des incidents de sécurité des systèmes d’information de santé au 1er octobre 2017.

    • Le signalement doit être fait auprès de l’ARS concernée, de l’Asip Santé et du haut fonctionnaire de défense et de sécurité (HFDS) ou du fonctionnaire de la sécurité des systèmes d’information (FSSI).
    • La cellule ACSS (Accompagnement cybersécurité des structures de santé) est un dispositif d’appui au traitement des incidents signalés reposant sur:
      • la récupération du signalement ;
      • l’analyse et la qualification par l’ARS compétente ;
      • l’accompagnement dans le traitement de l’incident ;
      • la diffusion d’une alerte à la DGS en cas d’incident majeur.
    • La cellule ACSS est chargée également de l’animation d’un portail de veille et d’échange ; elle gère un portail dédié à l’information sur l’actualité de la sécurité des SI de santé, sur les menaces sectorielles et les bonnes pratiques et aux espaces sécurisé permettant d’échanger entre professionnels.
    • La sécurité du SI est un travail de longue haleine, d’où l’importance et la nécessité d’y consacrer une ligne budgétaire à part entière.
    • Le travail de suivi peut être effectué sur la base d’indicateurs stratégiques et opérationnels afin de permettre une amélioration des processus en continu.

  • Appel à projets 2018 de la Cnav pour le bien-vieillir « dans un logement sûr et confortable »

    La direction de l’action de la Caisse nationale d’assurance vieillesse (CNAV) en Ile-de-France a lancé, début janvier 2018, son appel à projets 2018 « Pour bien vieillir, en relation avec son entourage et en vivant au sein d’un logement sûr et confortable ».

    Il porte sur la prévention et la lutte contre l’isolement social des personnes retraitées, ainsi que l’adaptation du logement des retraités au vieillissement. Il doit contribuer au développement de solutions innovantes de proximité permettant de répondre aux besoins des retraités autonomes (Gir 5-6) et d’améliorer leur qualité de vie.

    Le dossier de candidature est à remettre avant le 3 février à 12h.

    Des périodes de tests inclues dans le cahier des charges

    Le projet doit :

    • diffuser le plus tôt possible des messages en prévention, de manière positive ;
    • faire appel aux compétences multiples des différents acteurs du secteur (travail partenarial, mutualisation) ;
    • associer les retraités dans la définition de la solution ;
    • inclure des périodes de tests et une phase d’évaluation ;
    • veiller à l’accessibilité financière des solutions et à l’accompagnement de leur utilisation ;
    • présenter un modèle économique pérenne.

    11 lauréats en 2017

    En 2017, pour ce même appel à projets, la Cnav avait retenu 11 dossiers, parmi lesquels les aides techniques et technologiques de Bell’Avie, la montre connectée LifePlus ou Eval 77 qui améliore le suivi des retraités en phase de convalescence par le biais d’objets connectés et d’applications.

    Pour accompagner les personnes intéressées, la Cnav propose un rendez-vous en ligne pour une réunion d’information le 16 janvier 2018 à 14h30. Un lauréat 2017 partagera son expérience. Pour y participer, suivre ce lien à l’heure dite. 

    Dossier de candidature et règlement disponibles via ce lien.

  • LPWA

    Low Power Wide Areanull