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  • GE HealthCare et NXP misent sur l’IA embarquée pour améliorer les soins en bloc opératoire et en néonatalogie

    Une IA embarquée pour les environnements de soins critiques

    NXP Semiconductors et GE HealthCare ont dévoilé deux prototypes d’intelligence artificielle conçus pour les blocs opératoires et les unités de soins intensifs néonatals. Ces solutions reposent sur une exécution locale de l’IA, directement sur les dispositifs, qui permettent d’analyser les données en temps.

    Commande vocale pour anesthésistes et berceaux intelligents

    Le premier concept propose une interface vocale temps réel destinée aux anesthésistes. Cette commande mains libres a pour but de réduire la charge cognitive des praticiens, de limiter les erreurs humaines et de mieux gérer les alarmes. Le second dispositif, dédié aux soins néonatals, permet de détecter automatiquement les pleurs d’un nourrisson, les périodes de repos, la présence d’objets non autorisés dans le berceau, ainsi que des positions de sommeil potentiellement dangereuses comme le couchage ventral.

    Les deux outils utilisent les processeurs d’application de NXP intégrant des unités de traitement neuronal, en lien avec la boîte à outils eIQ AI Toolkit. Le traitement des données s’effectue entièrement en périphérie, sans transfert d’images hors de l’appareil. L’intelligence artificielle agentique embarquée permet d’enregistrer les événements pertinents et de générer des alertes.

    GE HealthCare insiste sur le développement d’une intelligence artificielle conçue pour assister les soignants, libérer du temps médical et renforcer le soutien au jugement clinique.Cette collaboration vise des perspectives plus larges comme la prédiction des risques, le triage automatisé ou encore les recommandations thérapeutiques personnalisées.

    L’action NXP a gagné 8 % en Bourse.

  • Note aux abonnés : Webinaire H&TI exclusif sur les chiffres 2025 des levées de fonds en santé numérique

    – 44 % en 2025, mais les montants se concentrent

    Quelles priorités pour les investisseurs ?

    En 2025, les startups françaises de la healthtech ont levé 44 % de fonds en moins qu’en 2024. Mais derrière cette baisse, on note une forte concentration des investissements, une prédominance des projets en IA, ainsi que des montants importants en oncologie.

    Ce webinaire vous donnera les clés de lecture de cette évolution du marché, en comparant les dynamiques observées ces dernières années, et en identifiant ce qu’elles traduisent des nouveaux arbitrages des investisseurs.

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    À mercredi !

    L’équipe Health&Tech Intelligence

  • HIIT 2026 : un AAC pour 24 startups HealthTech francophones en stade pré-clinique

    À retenir :

    • Programme réservé aux startups pré-cliniques francophones.
    • Candidature à déposer avant le 18 février 2026.
    • 24 places disponibles.
    • Programme gratuit, sans financement direct.
    • Visibilité et accompagnement sur le long terme via un réseau de partenaires et d’alumni.
    • Prochaine étape : lancement officiel du programme lors du HealTech Day, le 20 janvier 2026.

    Candidatures ouvertes jusqu’au 18 février

    Pour sa quatrième édition, le programme HIIT (Health Innovation Intensive Track) lance un nouvel appel à candidatures à destination des startups francophones en stade pré-clinique, spécialisées en HealthTech et MedTech. L’initiative, portée par la French Tech Grand Paris et le Digital Medical Hub (via l’AP-HP), bénéficie du haut patronage du Président de la République Emmanuel Macron et du parrainage d’Olivier Véran. Elle s’inscrit dans une logique d’accélération et de structuration d’un secteur en forte croissance, mais confronté à des défis de financement et d’accès au marché.

    Selon les projections, le marché français de la HealthTech et MedTech atteindra 37,4 milliards d’euros en 2025, avec une croissance de 21 %. Pourtant, 50 % des startups peinent à lever des fonds et plus de 2 700 entreprises recherchent activement des partenaires industriels et financiers. C’est à ce besoin que répond HIIT, en apportant accompagnement stratégique, expertise métier et opportunités de mise en réseau.

    L’appel à candidatures, ouvert depuis le 6 janvier, se clôturera le 18 février 2026. Les candidatures doivent être déposées via un formulaire en ligne. Seules les startups répondant aux critères suivants peuvent postuler :

    • Statut francophone (équipe ou entité légale).
    • Stade de développement pré-clinique.
    • Spécialisation HealthTech ou MedTech.
    • Potentiel de croissance démontré.

    Le programme sélectionnera 24 startups. Les lauréats seront annoncés officiellement lors de l’événement MedInTechs, le 9 mars 2026 au Parc Floral de Paris, en présence d’Olivier Véran.

    Cinq jours d’accompagnement intensif à Paris

    Le programme HIIT 2026 se déroulera du 18 au 22 mai 2026 à Paris. La structure pédagogique repose sur une alternance de conférences, tables rondes et retours d’expérience en matinée, et d’ateliers personnalisés en après-midi. Plus de 100 intervenants sont mobilisés. Les thématiques abordées couvriront l’ensemble des enjeux rencontrés par les startups du secteur :

    • Réglementation et conformité.
    • Financement et investissement.
    • Accès au marché et remboursement.
    • Numérique et intelligence artificielle en santé.
    • Partenariats industriels.
    • Développement commercial.
    • Propriété intellectuelle.
    • Stratégie d’innovation.

    Le programme prévoit aussi des temps de réseautage et de mentorat, incluant soirées partenaires, événements alumni et networking thématiques.

    Le programme est soutenu par un écosystème d’acteurs publics et privés, parmi lesquels le ministère de la Santé, Bpifrance, PariSanté Campus, ainsi que des fonds d’investissement comme Elaia et Sofinnova. HIIT mise sur un accompagnement de qualité et un accès privilégié à des réseaux pour favoriser la croissance des startups sélectionnées. Les lauréats bénéficieront également d’une exposition médiatique renforcée, notamment via leur annonce à MedInTechs, ainsi que d’un suivi relationnel au sein d’une communauté d’alumni.

    Tableau récapitulatif des principaux critères

    Rubrique Détails
    Dates importantes – Ouverture appel à candidatures : 6 janvier 2026
    – Clôture candidatures : 18 février 2026
    – Annonce des lauréats : 9 mars 2026 (MedInTechs)
    – Session programme : 18-22 mai 2026 (5 jours)
    – Lancement officiel : 20 janvier 2026 (HealTech Day)
    Financement / Modalités – Programme entièrement gratuit
    – Aucun financement direct du programme
    – Accès à 100+ intervenants, conférences, ateliers, réseautage
    Nature des candidats / réponses attendues Startups francophones en stade pré-clinique spécialisées en MedTech et HealthTech avec fort potentiel de croissance
    Critères d’éligibilité – Statut : Entreprise francophone
    – Stade développement : Pré-clinique
    – Secteur : MedTech / HealthTech
    – Potentiel : Forte croissance
    – Couverture : France (8 régions représentées en 2025)
    Modalités de dépôt – Plateforme dédiée : Appel à candidatures – HIIT 2026 – Airtable
    – Candidatures en ligne jusqu’au 18 février 2026
    – Sélection de 24 startups
    Critères de sélection Sélection sur base de potentiel d’innovation, stratégie de croissance et pertinence pour écosystème santé numérique (inféré)
    Modalités de mise en œuvre – Format : Session intensive 5 jours (18-22 mai)
    – Contenu : Conférences/tables rondes (matin) + ateliers personnalisés (après-midi)
    – 100+ intervenants experts
    – Accès à réseaux et écosystèmes partenaires
    – Activités de réseautage tout au long de l’année (soirée partenaires, événements networking, soirées alumni)
  • Biotechnologie : l’IA accélère la R&D, mais 55 % des projets sont freinés par la qualité des données (rapport Benchling 2026)

    Chiffres clés 

    • 89% des scientifiques interrogés utilisent l’IA comme premier réflexe pour explorer de nouvelles connaissances.
    • La moitié des organisations interrogées rapportent un raccourcissement significatif du « time-to-target », délai nécessaire pour atteindre les objectifs R&D, grâce à l’IA.
    • 42% des organisations observent déjà une amélioration des taux de succès grâce à l’usage de modèles scientifiques IA.
    • 56% des répondants anticipent une réduction des coûts R&D sous deux ans via l’automatisation par l’IA.
    • 81% des early adopters déploient déjà des modèles scientifiques IA dans leurs processus R&D.
    • 76% des équipes utilisent l’IA pour la revue de littérature et l’extraction de connaissances.
    • 71% des chercheurs plébiscitent la prédiction de structure protéique comme usage quotidien de l’IA.
    • Le reporting scientifique bénéficie d’une adoption IA à 66% pour des tâches structurées.
    • 58% des équipes intègrent l’IA dans l’identification de cibles thérapeutiques.
    • Seuls 42% adoptent la conception moléculaire générative, freinée par le manque de données intégrées.
    • L’analyse de biomarqueurs atteint seulement 40% d’usage IA avancé.
    • 55% des répondants citent la qualité des données comme principale cause d’échec des projets IA.
    • 67% des talents IA proviennent de la montée en compétences interne plutôt que de recrutements externes.

    L’héritage des systèmes de données freine la montée de l’IA

    Benchling, plateforme cloud de R&D utilisée par plus de 1 300 entreprises de biotechnologie, publie son rapport 2026 sur l’IA en biotechnologie, fondé sur une enquête menée en novembre 2025 auprès de 104 organisations biopharma actives aux États-Unis et en Europe. Le rapport analyse les usages opérationnels de l’IA dans les flux de travail scientifiques. Résultat : une adoption massive et fonctionnelle de l’IA, mais freinée par une infrastructure de données jugée inadaptée.

    Des gains mesurables dès les premières phases de recherche

    Selon l’étude, la moitié des organisations interrogées déclarent un raccourcissement significatif de leur “time-to-target”, soit le délai nécessaire pour atteindre les objectifs R&D. 56 % anticipent une réduction des coûts sous deux ans, et 42 % observent déjà une amélioration des taux de succès grâce à l’usage de modèles scientifiques. L’impact se manifeste très tôt dans le cycle de recherche, bien avant l’entrée en clinique de médicaments développés avec l’IA.

    Quatre cas d’usage dominent l’adoption quotidienne

    Revue de littérature, prédiction protéique et reporting en tête des usages IA

    Les chercheurs plébiscitent des cas d’usage pour lesquels les données sont structurées, locales et vérifiables :

    • Revue de littérature et extraction de connaissances (76 %).
    • Prédiction de structure protéique (71 %).
    • Reporting scientifique (66 %).
    • Identification de cibles (58 %).

    À l’inverse, des usages plus avancés comme :

    • La conception moléculaire générative (42 %).
    • L’analyse de biomarqueurs (40 %).
    • Ou la prédiction ADME (29 %).

    Ils peinent à se déployer, non pas à cause des modèles, mais en raison de systèmes de données fragmentés, de métadonnées absentes et d’une difficulté persistante à vérifier les résultats entre équipes.

    L’obstacle principal : la qualité et la disponibilité des données

    55 % des répondants citent la qualité des données comme principale cause d’échec ou de sous-performance des projets IA. Viennent ensuite les enjeux liés à la conformité, la sécurité et la propriété intellectuelle (50 %). Les organisations les plus avancées sont aussi celles qui déclarent avoir investi dans des fondations de données intégrées, standardisées et interopérables. 89 % des scientifiques interrogés utilisent l’IA comme premier réflexe pour explorer de nouvelles connaissances, et 77 % s’appuient sur des données externes. Pourtant, peu d’infrastructures sont conçues pour supporter ce nouveau modèle, ce qui génère frictions et inefficacités à mesure que l’adoption progresse.

    Vers un nouveau modèle organisationnel :  une productivité plus forte à chaque étape, mais des besoins d’infrastructure en mutation

    Le rapport met également en lumière l’évolution des organisations vers des équipes hybrides combinant expertise scientifique et compétences IA. La montée en compétences interne est privilégiée au recrutement, et les entreprises tendent à construire leurs propres modèles pour les fonctions différenciantes, tout en achetant des solutions standardisées pour les autres usages.

    Au lieu de se focaliser sur une seule innovation ou molécule, le rapport montre que les gains de productivité s’additionnent tout au long du cycle de R&D : amélioration de la prise de décision, réduction des délais expérimentaux, conception plus rapide. Cette dynamique redessine en profondeur les besoins d’infrastructure du secteur biotech.

    *Accéder au rapport complet : Rapport IA Biotechnologie 2026 – Benchling

  • ChatGPT lance un espace sécurisé dédié à la santé

    230 millions de personnes consultent chaque semaine ChatGPT sur des questions de santé

    Conçu en “étroite collaboration” avec des médecins, ChatGP T Santé aura vocation à soutenir “et non à remplacer” les soins prodigués par des professionnels de santé. Il s’agira d’aider les patients à comprendre leurs résultats d’analyses, à préparer leurs rendez-vous médicaux, à gérer leur alimentation et leur activité sportive, ou à comparer différentes options d’assurance santé selon leur profil.

    Le groupe américain souligne que la santé est déjà l’un des cas d’usages les plus courants de ChatGPT: plus de 230 millions de personnes dans le monde posent chaque semaine des questions liées à la santé et au bien-être. Dans le même les données de santé sont souvent dispersées entre des portails, des applications, des objets connectés, des PDF et des notes médicales, rendant difficile une vision d’ensemble.

    Une sécurité renforcée, OpenAI cloisonne les données médicales dans ChatGPT

    OpenAI affirme que les utilisateurs peuvent connecter en toute sécurité leurs dossiers médicaux et applications de bien-être (comme Apple Santé, Function ou MyFitnessPal) à ChatGPT Santé pour obtenir des réponses plus pertinentes et plus utiles. ChatGPT Santé bénéficiera pour ce faire de mesures de sécurité spécifiquement pensées pour la santé, notamment un chiffrement dédié et une isolation renforcée. “Si vous démarrez une conversation liée à la santé dans ChatGPT, nous vous proposerons de passer dans l’espace Santé afin de bénéficier de ces protections supplémentaires” indique OpenAI, ajoutant que “les conversations dans ChatGPT Santé ne sont pas utilisées pour entraîner (ses) modèles fondamentaux”.

    ChatGPT Santé pourra s’appuyer sur le contexte des conversations dans l’interface principale, évoquant par exemple un déménagement récent ou un changement de mode de vie, afin de rendre la discussion “plus pertinente”. Mais l’inverse n’est pas vrai car les données de santé ne seront jamais reversées dans les conversations principales, et celles-ci ne pourront pas accéder aux fichiers, conversations ou mémoires créés dans le nouvel espace. L’utilisateur pourra en outre consulter ou supprimer ” à tout moment” les enregistrements de ChatGPT Santé dans ses paramètres. OpenAI recourt pour ce faire à b.well, le “plus grand réseau sécurisé de données de santé connectées en temps réel pour les consommateurs aux États-Unis”, qui “respecte les normes les plus élevées du secteur en matière de sécurité et de confidentialité des données”.

    Après deux ans de tests médicaux, ChatGPT Santé se prépare à être déployé

    Pendant plus de deux ans, OpenAI a sollicité plus de 260 médecins exerçant dans 60 pays dans des dizaines de spécialités, afin de comprendre “ce qui rend une réponse en santé utile ou, au contraire, risquée” : ce groupe d’experts a fourni à l’entreprise plus de 600 000 retours. Un cadre d’évaluation baptisé HealthBench a été créé avec les praticiens pour évaluer les réponses de l’outil à l’aide de grilles rédigées par des médecins, reflétant la pratique médicale, en privilégiant “la sécurité, la clarté, l’orientation appropriée vers des soins médicaux et le respect du contexte individuel”, au lieu de s’appuyer sur des questions de type examen ou des vérifications génériques.

    L’outil est d’abord proposé à “un petit groupe d’utilisateurs pilotes” mais OpenAI prévoit de rendre ChatGPT Santé disponible pour l’ensemble des utilisateurs sur le web et sur iOS “dans les prochaines semaines”. “Si vous souhaitez obtenir un accès dès qu’il sera disponible, vous pouvez vous inscrire sur la liste d’attente” est-il précisé.

    Le groupe souligne que les intégrations avec les dossiers médicaux électroniques (EHR) et certaines applications sont disponibles uniquement aux États-Unis, et que la connexion à Apple Santé nécessite iOS.

  • Oncologie : Servier s’allie à Insilico pour la découverte de médicaments par IA

    Selon le communiqué daté du 4 janvier, l’objectif est la découverte et le développement de traitements oncologiques innovants, grâce aux plateformes d’IA d’Insilico, qui pourra recevoir jusqu’à 32 millions de dollars en paiements initiaux et à court terme. Une fois les candidats médicaments prometteurs identifiés, Servier se chargera de leur validation clinique et de leur commercialisation mondiale, ainsi que du travail réglementaire.

    Alex Zhavoronkov, fondateur, PDG et directeur commercial, d’Insilico, salue “une nouvelle reconnaissance de (ses) capacités en matière d’IA et de (son) expertise en R&D”. Il estime que dans un avenir “proche” les agents IA pourront “prendre des décisions et concevoir des expériences, entraînant un cercle vertueux de développement de médicaments plus rapides, plus intelligents et plus sûrs”.

  • GTSMS : Gouvernance, budget, coopération … nouvelle organisation territoriale pour l’accompagnement des personnes âgées

    Afin de mieux intégrer les Ehpad publics autonomes dans leur écosystème, la loi du 8 avril 2024 leur impose, ainsi qu’aux accueils de jour autonomes et aux services à domicile publics, d’adhérer soit à un groupement hospitalier de territoire (GHT), soit à un nouveau type de groupement : le groupement territorial social et médicosocial (GTSMS).

    En application de cette loi, un décret du 29 décembre 2025 fixe le cadre réglementaire de ces nouvelles structures. Il complète les dispositions déjà prévues pour les groupements dans le Code de l’action sociale et des familles (CFAS), puisqu’il prévoit que, sauf dispositions contraires, certaines règles applicables aux groupements de coopération sociale ou médicosociale (GCSMS) s’appliquent également aux GTSMS.

    Sous certaines conditions, les établissements et services privés et ceux gérés par un centre communal d’action sociale et prenant en charge des personnes âgées ou en situation de handicap peuvent également être partenaires d’un GTSMS.

    Définir une stratégie commune d’accompagnement

    Les GTSMS ont pour objet, aux termes de l’article 6 de la loi du 8 avril 2024, de mettre en œuvre sur leur territoire une stratégie commune d’accompagnement des personnes âgées dans une logique de parcours. Ils doivent d’autre part chercher à rationaliser les modes de gestion par une mise en commun de fonctions et d’expertises. Ils prennent la forme juridique d’un groupement de coopération sociale ou médicosociale, tel qu’issu de la loi du 2 janvier 2002.

    Le projet d’accompagnement partagé

    Les établissements et les services membres élaborent un projet d’accompagnement partagé, garantissant l’accès à une offre d’accompagnement coordonnée au bénéfice des personnes âgées. Il comporte une partie relative à l’accompagnement des personnes handicapées vieillissantes.

    Ce projet définit les modalités de coopération entre les membres du groupement ainsi qu’avec les acteurs de santé, notamment l’hôpital et la médecine de ville. Le projet d’accompagnement partagé est annexé à la convention constitutive du groupement.

    La convention constitutive

    L’ensemble des règles de gouvernance et de fonctionnement du GTSMS figure dans la convention constitutive, notamment :

    • La répartition des compétences entre : l’assemblée générale du groupement, les organes délibérants des établissements membres et le directeur du groupement et les directeurs des établissements membres ;
    • Les fonctions assurées pour le compte des membres du groupement ;
    • Les clés de répartition prévisionnelles des charges mutualisées.

    Le GTSMS acquiert la personnalité morale à compter de la transmission de sa convention constitutive aux autorités compétentes, notamment à l’ARS, au directeur régional ou départemental des finances publiques et au président du conseil départemental.

    Organisation et gouvernance du GTSMS :

    • Le directeur du GTSMS est chargé de son animation technique, de son administration et de sa gestion. Il préside l’assemblée générale.
    • L’assemblée générale est composée d’au moins un représentant de chaque membre du GTSMS. Elle se réunit au moins deux fois par an pour délibérer de divers sujets, d’ordre financier, administratif (nomination du directeur) et de gestion (achats mutualisés par exemple).
    • Le directeur général de l’agence régionale de santé (ARS) du lieu d’implantation du siège du groupement est l’autorité compétente pour exercer le contrôle sur les GTSMS. Il est tenu à une information et à une association du Conseil départemental

    Fonctionnement budgétaire et comptable

    Le budget du groupement est établi en cohérence avec la convention constitutive. Il doit être accompagné d’un rapport budgétaire et financier et d’un tableau prévisionnel des effectifs. La mise en commun de disponibilités pour réaliser des opérations de trésorerie entre les différents établissements peut être autorisée. La demande doit émaner des directeurs du groupement et être validée par l’ARS. Les fonctions de comptable du groupement sont assurées par un comptable de la direction générale des finances publiques, à la différence des autres modes de groupements.

    Retrait d’un membre et dissolution

    Le décret précise les modalités d’information applicables lorsqu’un membre décide de se retirer d’un GTSMS. Il encadre également les conditions de notification à respecter en cas de dissolution du groupement.

    Le décret du 29 décembre 2025 relatif aux GTSMS : https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000053202426

     

  • IA : Galeon veut lever 8 millions d’euros pour structurer les données de santé hospitalière et diffuser son dossier patient « IA natif » 

    Galeon équipe déjà 18 hôpitaux

    La société fondée en 2016 et basée à Annecy (Haute-Savoie) souligne que contrairement aux logiciels hospitaliers actuels, conçus dans les années 90-2000, son dossier patient est “IA natif”, avec une architecture “pensée dès l’origine pour produire une donnée immédiatement exploitable par l’IA, sans surcouche ni adaptation a posteriori”, alors qu’actuellement 80 % de la donnée hospitalière est “inexploitable par l’IA car stockée dans des silos et non structurée”.

    Galeon affirme que sa plateforme accessible en mode Saas est déjà déployée dans 18 hôpitaux français, utilisée par plus de 10 000 professionnels de santé avec plus de 3 millions de dossiers patients. Selon le CEO Loic Brotons, la start-up “prépare le passage vers une médecine prédictive, capable d’identifier des signaux faibles et d’anticiper les risques avant l’apparition des symptômes”.

    Plusieurs modules d’IA sont déployés, notamment pour interpréter des ordonnances scannées, réaliser la saisie par reconnaissance vocale ou automatiser le codage médico-économique. Ce dernier point, peu visible mais essentiel pour les hôpitaux, permet d’améliorer la qualité de facturation et donc les recettes. L’ensemble des données est traité et hébergé sur le territoire national, dans trois data centers certifiés “hébergeur de données de santé” (HDS)

    Le recours à l’investissement citoyen vise à soutenir une vision de long terme

    “On a posé les fondations. Maintenant, on a besoin de vous pour bâtir la suite.” Déclare Matthieu Gueniffey, cofondateur et COO de Galeon sur un post Linkedin.

    La société propose donc à ses financeurs un taux d’intérêt annuel de 8 % avec une durée d’investissement de 7 ans, soit un rendement total de 56 % sur 7 ans, pour des montants compris entre 400 et 100 000 euros. “Cela permet de garder notre ADN communautaire et notre indépendance”, précise Matthieu Gueniffey, cofondateur et directeur des opérations.

    À terme, Galeon veut faire de son dossier patient intelligent un socle de données structurées à grande échelle, au service de la médecine prédictive. Identifier des signaux faibles, anticiper les risques avant les symptômes, favoriser une prise en charge plus précoce … autant de promesses rendues possibles par une information médicale de qualité et interopérable.

    Déjà partenaire de Samsung sur les objets connectés, Galeon entend renforcer son positionnement technologique, en développant un modèle économique adapté aux contraintes budgétaires des établissements. Elle cible aussi des marchés plus souples, comme la Suisse, la Belgique ou encore le Luxembourg.

    À ce jour, 12 800 euros ont été levés.

    Lien vers la campagne de financement : Galeon Atlantis – Accueil

     

  • US : L’Utah lance un programme pilote pour le renouvellement d’ordonnances par IA

    ” L’IA examine vos antécédents médicaux, confirme que vous avez toujours besoin du médicament et envoie l’ordonnance directement à votre pharmacie”, détaille Doctronic dans un billet de blog publié le 8 janvier 2026, soulignant qu’”aucun rendez-vous n’est nécessaire”.

    L’Utah a choisi de tester l’apport de l’IA sur le renouvellement des ordonnances car c’est une procédure “à faible risque” qui ne “nécessite pas beaucoup de diagnostic clinique”. L’IA évite au patient de devoir prendre rendez-vous plusieurs semaines à l’avance, d’avoir à s’absenter de son travail et d’attendre qu’un médecin “confirme ce qu’il sait déjà”. Le département du Commerce de l’Utah estime dans son communiqué que les renouvellements d’ordonnances représenteraient environ 80 % des soins liés aux médicaments.

    Le programme est très encadré, soulignent les deux partenaires : il concerne uniquement les prescriptions en cours, pour des patients dont l’état est stable, et non pas les nouveaux diagnostics, les substances réglementées ou les médicaments nécessitant des analyses régulières en laboratoire. Il se focalise sur les affections chroniques telles que l’hypertension artérielle, le diabète ou les pathologies thyroïdiennes.

    De plus, un médecin est chargé de superviser les décisions prises par l’IA pendant la phase initiale du processus. Le système est aussi programmé pour repérer tout ce qui lui semble inhabituel, notamment les interactions médicamenteuses ou les contre-indications potentielles, et les signaler au médecin.

    Un “bac à sable” réglementaire

    Ce projet pilote est lancé dans le cadre de l’AI Regulatory Sandbox de l’Utah, un programme qui prévoit des allègements temporaires de la réglementation pour permettre “d’évaluer les technologies émergentes dans des environnements réels avec des mesures de sécurité appropriées”. Les sociétés Elizachat et Dentacor ont déjà bénéficié de ce programme.

    Selon le département du Commerce, l’objectif est de démontrer qu’une IA sûre et bien réglementée peut améliorer l’observance, éviter des visites inutiles à l’hôpital et réduire les dépenses de santé, tout en préservant le rôle des praticiens.

    Pour le Dr Adam Oskowitz, médecin et cofondateur de Doctronic, l’amélioration de l’accès au renouvellement d’ordonnances aura un impact direct sur la non-observance, qui occasionne “plus de 100 milliards de dollars de dépenses médicales évitables chaque année”, en réduisant les visites inutiles aux urgences.

  • LFSS 2026 : plusieurs dispositions relatives au numérique ont été censurées par le Conseil constitutionnel (Nile)

    Le Conseil constitutionnel a censuré la généralisation des échanges dématérialisés entre établissement de santé, assurance maladie et complémentaires santé, et l’article 91 visant à rendre obligatoire le renseignement par les ESMS d’outils dont l’objectif est de décrire l’offre médico-sociale et d’accompagner les parcours notamment le ROR et Via Trajectoire. Ces articles ont été censurés en tant que cavaliers sociaux, le Conseil jugeant qu’ils ne trouvaient pas leur place dans une loi de financement de la Sécurité sociale.

    Les Sages ont en revanche conservé l’incitation au recours aux outils numériques d’aide à la prescription et à la décision médicale (SADM) de dernière génération.