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  • Australia: taxpayers spent AUS$1.7 billion on controversial My Health Record

    On January 19, 2018, The Daily Telegraph revealed that Australian taxpayers have spent almost AUD $1.7 billion (€1.1 billion, US$1.4 billion) on My Health Record (MyHR), the national digital health record, which many doctors refuse to use.

    All Australian citizens will get a MyHR account in 2018 unless they opt out of the system but some doctors are warning of issues with its ease of use and fear patients don’t understand the privacy implications.

    My Health Record: specialists are reluctant

    Five years after My Health Record’s launch, five million Australians have chosen to set up a MyHR account. However, less than one in twelve of Australia’s 31,000 medical specialists are registered to use the My Health Record and they still rely on GPs faxing them referral letters and patient information.

    For the electronic records to be useful, general practitioners have to download a summary of their patient’s health condition, but this has happened in fewer than one in four cases.

    Restricted accessibility

    In 2017, 1,442 general practitioners reported that they had not uploaded enough shared health summaries on My Health Records to qualify for a government incentive payment and 1,191 have been asked to repay the money.

    Dr Rob Hosking the deputy chair of the Royal Australian College of General Practitioners e-health committee supports the concept of a digital record but he questions who uses it.

    « None of the hospitals my patients attend have access to the My Health Record, » he told the Daily Telegraph . None of the specialists he sends his patients to use the record either and he explains that he has to use a separate private secure messaging service to communicate with specialists because he can not do it via MyHR.

    « It’s quicker to pick up the phone and call the pharmacists to find out what medicines the patient is on because the [My Health Record] user interface is difficult to use. »

    Technical problems

    Dr. Hosking also notes that if doctors record a shared health summary on a patient’s record, there is no incentive or reminder to update it if a new medication is prescribed or if the patient develops a new health problem and that the basic treatment is therefore no longer suitable.

    Australian Medical Association warns

    The Australian Medical Association (AMA) has also warned in its budget submission that the record is plagued with some problems.

    « Problems uploading specialists’ letters, poor search functionality, time-consuming adaptations to existing medical practitioner work practices, or inappropriate workarounds will erode clinical utility and deter doctor use and, more importantly, take time away from focusing on the patient, » the report says.

    A lack of communication

    The problems encountered so far with My Health Record will reach a critical mass this year, The Daily Telegraph said, as the government switches from an opt in system and sets up a digital MyHR account for every Australian unless they opt out.

    The Australia Digital Health Agency says there will be no television, radio or print advertising campaign to make Australians aware of the fact that a digital health record will automatically be created for them. Patients will be able to learn more about it from social media and posters in doctors’ offices. 

    Doctors do not have time to inform patients about MyHR

    Through its budget submission, the AMA has told the government that doctors do not have the time to educate the public about My Health Record.

    « Doctors do not have time to talk their patients through the My Health Record arrangements for opt-out, privacy, setting access controls in standing consent for health providers to upload health information. This is the work of the government. Doctors must be allowed to focus on what they do best, caring for patients, » the document says.

    « Some Australians will be surprised to learn that a My Health Record has been created for them without their explicit consent, » the AMA added.

    Australian Digital Health Agency promises to improve its system

    « The Agency is working closely with many specialist peak bodies to increase the use adoption of electronic record keeping and the use of clinical information systems in specialist practices, » a spokesperson for the Australian Digital Health Agency said (source: The Daily Telegraph).

    To improve its device, the agency has recently released a new medicines view which consolidates medicines information from multiple sources across a patient’s My Health Record, and it says it now takes just thirty seconds to be able to view this.

  • Australie : les contribuables ont déboursé 1,1 Md€ pour My Health Record, un dispositif controversé

    Le 19 janvier 2018, The Daily Telegraph a révélé que les contribuables australiens avait déboursé jusqu’ici près de 1,7 milliard de dollars AUD (1,1 Md € ; 1,4 Md US$) pour My Health Record (MyHR), le dossier de santé numérique national, un outil que de nombreux médecins n’utilisent pas.

    Tous les citoyens australiens disposeront d’un dossier MyHR en 2018 à moins d’exprimer explicitement leur refus d’être intégrés au système. Une partie des médecins du pays exprime certaines réticences à l’égard du système d’un point de vue technique et craint que les patients ne comprennent pas réellement les implications d’un tel dispositif sur leur vie privée.

    My Health Record : les médecins spécialistes sont réticents

    Cinq ans après son lancement, cinq millions d’Australiens ont choisi de créer un compte My Health Record. Cependant, moins d’un médecin spécialiste sur douze sur les 31 000 travaillant en Australie est actuellement enregistré dans le système. Ces praticiens comptent toujours sur les généralistes pour leur envoyer des lettres de recommandation et des informations sur les patients.

    Pour que les dossiers électroniques se révèlent utiles, les médecins généralistes doivent télécharger un résumé de l’état de santé de leurs patients mais le processus ne serait effectué en moyenne que dans moins d’un cas sur quatre.

    Une accessibilité restreinte

    En 2017, 1 442 médecins généralistes ont assuré qu’ils n’avaient pas téléchargé suffisamment de résumés de santé partagés sur MyHR pour être admissibles à la prime incitative versée par le gouvernement. 1 191 d’entre eux auraient été invités à rembourser la somme perçue.

    Le Dr. Rob Hosking, vice-président du comité de e-santé du Royal Australian College of General Practitioners, soutient le concept d’un enregistrement numérique mais s’interroge sur sa mise en place.

    « Aucun des hôpitaux auxquels mes patients [ont été admis] n’a accès à My Health Record », a-t-il déclaré au Daily Telegraph. Aucun des spécialistes vers lesquels il dirige ses patients non plus. De plus, il explique qu’il doit utiliser un service de messagerie sécurisé privé distinct pour communiquer avec des spécialistes parce qu’il ne peut pas le faire via MyHR.

    « Il est plus rapide de décrocher le téléphone et d’appeler les pharmaciens pour savoir quels médicaments le patient utilise car l’interface utilisateur [de My Health Record] est difficile à appréhender. »

    Des problèmes techniques

    Le Dr. Hosking fait par ailleurs remarquer que si les médecins enregistrent un résumé de santé partagé sur le dossier d’un patient, il n’y a aucune incitation ou rappel pour le mettre à jour si un nouveau médicament est prescrit ou si le patient développe un nouveau problème de santé et que le traitement de base n’est plus adapté.

    L’Association médicale australienne met en garde

    L’Association médicale australienne (AMA) a également mis en avant dans son rapport budgétaire quelques soucis au niveau de l’utilisation de My Health Record.

    « Les problèmes de téléchargement de lettres de spécialistes, les erreurs au niveau de la fonction de recherche [d’un praticien], les adaptations chronophages aux pratiques de travail actuelles des praticiens ou les solutions de rechange inappropriées nuisent à l’utilité clinique et découragent le médecin [d’utiliser le dispositif] et, plus important encore, lui fait perdre du temps, l’empêchant de se concentrer sur le patient », déplore l’organisation dans son rapport.

    Un manque de communication

    Les problèmes rencontrés jusqu’ici avec My Health Record risquent d’être décuplés cette année, craint The Daily Telegraph, puisque le gouvernement australien va mettre en en place un dossier de santé numérique pour tous les Australiens à moins qu’ils n’expriment clairement leur volonté de ne pas rejoindre le système.

    L’Agence de la santé numérique australienne a indiqué qu’il n’y aurait pas de campagne publicitaire télévisée, radiophonique ou papier pour sensibiliser les citoyens au fait qu’un dossier de santé numérique sera automatiquement créé pour chacun d’entre eux. Les patients pourront en apprendre davantage sur le sujet via les réseaux sociaux et les affiches présentées dans les cabinets médicaux.

    Les médecins n’ont pas le temps d’informer les patients sur MyHR

    Dans son rapport, l’AMA a expliqué au gouvernement que les médecins n’avait pas le temps d’éduquer le public au dispositif My Health Record.

    « Les médecins n’ont pas le temps de parler à leurs patients des dispositions [à prendre] concernant la désinscription [au système], la protection de la vie privée et la mise en place de contrôles d’accès pour permettre aux fournisseurs de soins de télécharger des informations sur la santé. C’est le travail du gouvernement. Les médecins doivent être autorisés à se concentrer sur ce qu’ils font de mieux, prendre soin des patients », indique le document.

    « Certains Australiens seront surpris d’apprendre qu’un My Health Record a été créé pour eux sans leur consentement explicite », ajoute l’AMA.

    L’Agence de santé numérique australienne promet des améliorations

    « L’agence travaille en étroite collaboration avec de nombreux organismes de pointe spécialisés pour accroître l’utilisation de dossiers électroniques et de systèmes d’information clinique dans les pratiques spécialisées », argumente un porte-parole de l’Agence australienne de la santé numérique (source : The Daily Telegraph).

    Pour améliorer le dispositif, l’agence a récemment mis en place une nouvelle fonction permettant de voir en quelques secondes sur le dossier de santé numérique d’un patient toutes les informations provenant de sources multiples sur les médicaments qu’il utilise.

  • First digital integrated shield plan to be launched in Singapore

    NTUC Income is the first health insurer in Singapore to offer integrated shield plans (IPs) digitally through its online portal, Digitalnewsasia.com said on January 17, 2018.

    This marks a milestone in the company’s transformation to become a leading digital insurer in the city-state. NTUC Income is in the process of digitizing its business and strives to offer customers choice, 24/7 accessibility to insurance.

    A pedagogical platform

    New customers who do not have pre-existing health conditions will receive instant approval and coverage within five to ten minutes. Claiming a reimbursement of care before and after hospitalization can also be completed in seconds by submitting a photo of the bill to the online platform.

    To help customers understand the benefits of a private health insurance plan and to make informed decisions about purchasing an integrated shield plan (IP), the portal, which is open to Singaporeans and Singapore Permanent Residents below 61 years old, provides scenario-based illustrations and easy-to-understand explainers on basic health insurance terms such as « deductible » and « as charged ».

    A function to assess a suitable hospital ward and obtain an estimation of your bill

    Another asset of NTUC Income’s portal is its Google-like search function, the Coverage Checker, which allows policyholders to assess a suitable hospital ward and obtain an estimation of their bill by selecting from about 80 common medical treatments based on Income’s claims records. 

    From March, customers will also be able to talk to a chatbot directly on the insurance company’s website for general queries or questions on upgrading or downgrading their existing IncomeShield plans for example.

    NTUC Income: towards more digital services

    « The new digital proposition plays to the way customers access, engage and use information digitally these days. They are accustomed to quick gratification from online transactions that are often supported by a seamless user experience. We aim to live-up to such expectations and have designed our customer journey on the new online portal based on feedback from consumers, » said Peter Tay, NTUC Income’s chief operating officer (source: Digitalnewsasia.com).

    Income’s move to offer its IPs digitally follows closely its announcement last year, revealing that the firm is integrating cognitive technologies by adopting IBM’s Watson Explorer to automate and improve its claims processes before and after after hospitalization.

    Cognitive technology is aimed at empowering claims assessors and will be developed strategically in areas commensurate with their specialized skill-sets. It will also increase levels of customer service while improving employee productivity and satisfaction.

    Orange Care: the first telehealth program in the field of insurance

    NTUC Income also spearheaded the first telehealth program of the insurance sector, Orange Care, to support the recovery and overall health improvement of IncomeShield policyholders who were hospitalized due to a heart condition by enabling them to better understand and manage their conditions in a cost-effective manner.

    Singapore: a smart nation in the making

    These initiatives are in line with Singapore’s desire to become a smart nation by using technology to solve problems of the city-state as well with the Ministry of Health’s Healthcare 2020 Masterplan to improve access, affordability and quality of healthcare services for Singaporeans.

  • Lancement du premier service de protection santé 100 % numérique à Singapour

    NTUC Income est le premier assureur de Singapour à proposer des plans de protection santé entièrement numériques via son portail en ligne, a indiqué Digitalnewsasia.com le 17 janvier 2018.

    Cette nouvelle fonction marque une étape importante dans la transformation de l’entreprise, qui vise à devenir un assureur numérique de premier plan au sein de la cité-État. Income est en effet en train de numériser l’ensemble de ses activités et s’efforce d’offrir à ses clients une assurance accessible en ligne 24/7.

    Une plateforme pédagogique

    Les nouveaux clients qui n’ont pas de problèmes de santé préexistants bénéficieront d’une approbation et d’une couverture immédiates dans les cinq à dix minutes suivant leur application. Réclamer le remboursement de soins avant et après une hospitalisation pourra également se faire en quelques secondes en soumettant une photo de la facture sur la plateforme.

    Pour aider les clients à saisir les avantages d’un régime d’assurance maladie privé et à prendre des décisions éclairées concernant l’achat d’un plan intégré (PI), l’application web, ouvert aux Singapouriens et aux résidents permanents de Singapour âgés de moins de 61 ans, propose des illustrations basées sur des scénarios pratiques et des explications simples pour les aider à comprendre certains termes basiques de l’assurance maladie tels que « déductible » et « facturé ».

    Une fonction pour trouver le service adapté et estimer ses dépenses

    Un autre atout du dispositif proposé par NTUC Income est sa fonction de recherche Google, Coverage Checker, qui permet aux assurés de trouver un service hospitalier approprié et d’obtenir une estimation de leurs factures en pouvant sélectionner environ quatre-vingt traitements médicaux classiques.

    À partir du mois de mars 2018, les clients pourront également avoir accès à un chatbot directement sur le site de la compagnie d’assurance afin de poser des questions générales ou plus précises, sur la mise à niveau de leurs contrats de protection santé par exemple.

    NTUC Income : vers une numérisation complète des services

    « La nouvelle offre numérique joue sur la manière dont les clients accèdent et utilisent l’information numériquement de nos jours. Ils sont habitués à la réalisation rapide des transactions en ligne qui sont souvent soutenues par une expérience utilisateur transparente. Nous visons à répondre à ces attentes et avons conçu notre parcours client sur le nouveau portail en ligne en nous basant sur les retours des consommateurs », a déclaré Peter Tay, directeur de l’exploitation à NTUC Income (source : Digitalnewsasia.com).

    La décision d’Income d’offrir ses PI de manière numérique suit de près une annonce datée de l’an dernier, qui révélait que la société allait intégrer des technologies cognitives, comme des systèmes basés sur l’intelligence artificielle, en adoptant Watson Explorer d’IBM afin d’automatiser et d’améliorer ses processus de réclamation avant et après une hospitalisation.

    La technologie cognitive vise à habiliter les évaluateurs de réclamations à mieux gérer les différents cas qui se présentent à eux et sera déployée stratégiquement dans des domaines correspondant à leurs compétences spécialisées. Elle permettra également d’augmenter les niveaux de service à la clientèle tout en améliorant la productivité et la satisfaction des employés.

    Orange Care : premier programme de télé-santé dans le domaine de l’assurance

    NTUC Income a également piloté le premier programme de télé-santé du secteur de l’assurance, Orange Care, afin de soutenir le rétablissement des titulaires de contrat IncomeShield hospitalisés en raison de problèmes cardiaques, en leur permettant de mieux comprendre et de mieux gérer leurs problèmes de santé en évitant un maximum de frais.

    Singapour : une smart nation en devenir

    Ces initiatives sont en harmonie avec la volonté de Singapour de devenir une smart nation en utilisant les nouvelles technologies pour résoudre les problèmes actuels de la société, mais aussi avec le Masterplan 2020 du ministère de la Santé singapourien visant à améliorer l’accès et la qualité des services de santé pour l’ensemble des Singapouriens.

  • Etude : un système de messagerie sur-mesure dope l’observance des traitements (JMIR)

    Une large étude* conduite sur la cohorte de la Kaiser Permanente Northern California met en évidence l’intérêt de mettre en place un système d’envoi de SMS pour améliorer l’observance chez des malades chroniques. Le taux de renouvellement de médicaments était de 14% supérieur chez les malades ayant reçu un texto de relance. Les résultats de cette étude sont parus le 30 janvier dans le Journal of Medical Internet Research mHealth and uHealth.

    La demande des séniors technophiles

    La non-adhérence au traitement touche 50 à 60% des malades chroniques. Et ce phénomène largement répandu a un coût : 100 milliards de dollars par an pour les Etats-Unis. La mauvaise observance a aussi pour conséquence la progression des maladies. Résultat : 125 000 décès et 10% des hospitalisations annuelles.

    Depuis quelques années, les technologies mobiles sont utilisées pour lutter contre ce phénomène. Mais, les patients séniors échappent encore trop souvent à ces programmes. Des études ont pourtant montré que parmi ceux qui sont considérés comme technophiles, 70% pensent qu’il serait important de pouvoir renouveler leurs médicaments par voie électronique. Mais seulement la moitié déclare bénéficier d’un tel service.

    Des SMS pour renouveler son traitement

    Des chercheurs américains ont donc mené une expérimentation pendant trois mois auprès de patients de plus de 65 ans appartenant à l’assurance santé gouvernementale Medicare intégrés dans la cohorte Kaiser Permanente Northern California. Ils souffraient tous d’au moins une maladie chronique (diabète, hypertension et/ou haut taux de cholestérol). Parmi ces quelque 100 000 patients, le taux d’observance était variable. Ils ont été divisés en deux groupes : ceux qui avaient opté pour la relance par SMS et ceux qui n’avaient pas souhaité un tel rappel. Le premier groupe était constitué de 12 000 patients et le groupe contrôle de 76000 patients. Cette différence de taille était due au choix des malades eux-mêmes.

    Les auteurs de l’étude ont sélectionné la solution mPulse Mobile pour l’envoi des textos. Concrètement, un premier message les informait qu’ils devaient demander le renouvellement de leur traitement. Après avoir rempli leur date de naissance pour s’authentifier, les patients pouvaient passer leur commande en ligne. Un pharmacien procédait ensuite à la commande et en informait le malade via la plateforme. En cas de non-réponse du patient, un deuxième SMS était envoyé deux heures plus tard, puis dans les 24 heures. Grâce à différentes informations sur le malade, les messages étaient personnalisés.

    Résultats

    • 37 % des patients qui ont demandé un renouvellement des médicaments l’ont fait dans les 2h après la réception du SMS ;
    • 48 % ont demandé un « refill » dans les 24 h ;
    • 15 % ont réagi plus de 24h après la relance électronique.

    14% d’observance en plus

    • Dans le groupe « SMS », 44 % des patients a demandé un renouvellement de ses médicaments ;
    • Dans le groupe contrôle qui étaient relancés par d’autres moyens, 30 % a demandé un « refill » ;
    • Environ 5 % des malades ont décidé de renoncer au dispositif de relance par SMS.

    Les réactions des patients à ce système de rappel électronique ont été analysées. L’expérience est jugée plutôt positive.

    • Très positif : 12 %
    • Positif : 29 %
    • Neutre : 50 %
    • Négatif : 8 %
    • Très négatif : 0,2 %

    Par ailleurs, 95 % des patients ayant répondu à un questionnaire supplémentaire ont estimé que l’outil était facile d’utilisation et n’occasionnait pas vraiment d’erreurs.

    Une expérience concluante en déploiement

    Les auteurs de cette étude ont tenu à souligner que les résultats obtenus dans le groupe SMS étaient bien au-delà de leurs espérances. « Nous pensions qu’étant donné l’âge moyen des patients, le taux de réaction serait relativement long. Mais cela n’a pas été le cas puisque 80 % des demandes de renouvellement sont parvenus dans les 8 heures après le premier SMS ». Par ailleurs, le système de traitement des réponses en texte libre a permis de réduire le taux de réponses non traitées de 26 % à 16 %. L’expérimentation va donc être déployée sur d’autres régions de la Kaiser Permanente.

    Les chercheurs souhaitent maintenant combiner les données démographiques aux informations plus comportementales (taux d’observance, obstacles à la compliance, croyances en terme de santé, etc) afin de mieux adapter le dispositif aux disparités de santé et de favoriser encore davantage les changements de comportement. Enfin, ils comptent s’appuyer encore davantage sur le deep learning pour mieux analyser les réponses textuelles. « Notre objectif est de réduire à moins de 5 % le taux de réponses traitées manuellement », annoncent les auteurs de cette étude.

     

  • Les tendances émergentes de la e-santé se précisent à l’issue du CES de Las Vegas

    Bpifrance organisait le mercredi 31 janvier 2018 une conférence de présentation des « grandes tendances de la e-santé » qui se sont dégagées lors du Consumer Electronic Show (CES) de Las Vegas (8-11 janvier 2018), animée par l’équipe d’Interaction Healthcare. 

    Il ressort de ces échanges que la France a représenté le deuxième contingent national au CES, derrière les Etats-Unis.

    Les innovations plébiscitées en e-santé s’inscrivent principalement dans le champ de la Block Chain et de la réalité virtuelle et augmentée. La 5G a également été mise en avant. Elle pourra notamment contribuer à faciliter les interventions chirurgicales robotiques. Quant aux solutions relevant du domaine de l’IA, elles continuent d’investir le domaine de la santé. L’IA devrait être amenée à l’avenir à jouer un rôle plus important dans le diagnostic des patients. 

    Un panel de start-ups présentes lors du salon ont fait part de leur expérience aux auditeurs de la BPI, et ont expliqué les éventuels bénéfices et difficultés rencontrées lors du salon international.

    Si les avis exprimés se sont avérés globalement positifs, certaines start-ups ont souligné le coût important que représente ce déplacement et le « gigantisme » de l’événement. D’autres intervenants déclarent avoir bénéficié d’une exposition médiatique importante, noué des partenariats avec des investisseurs potentiels et découvert de nouvelles tendances de la e-santé en provenance de l’étranger. 

    Les start-ups françaises de la e-santé en nombre au CES de Las Vegas

    Le CES 2018 s’est déployé sur près de 250 000 mètres carrés d’exposition en présence de 3 900 exposants et de 7 000 médias ; 180 000 visiteurs ont arpenté les allées du salon pendant quatre jours. Parmi les exposants, 365 entreprises dont 50 spécialisées dans le secteur de la e-santé représentaient la France, soit 7% du contingent national. Le CES permet aux participants français de valoriser leurs solutions innovantes auprès des investisseurs étrangers et des autorités locales. Les entreprises présentes bénéficient pour certaines du soutien de la BPI France et, dans certains cas, de leur région d’origine.

    L’IoT, l’intelligence artificielle, le Blockchain et la réalité virtuelle, en tête des tendances du CES

    Les grandes tendances du CES en 2018, par ordre décroissant d’importance étaient l’IoT, l’intelligence artificielle, le Blockchain, la réalité virtuelle (RV) et la réalité augmentée (RA), les dispositifs de Smart Home, la Robotique, la 5G, la Fin Tech, les équipements de Smart City, la Health Tech, les véhicules autonomes, la Cybersecurity et la Sport Tech.

    La Santé a occupé une place significative et a été représentée au sein de deux espaces d’exposition consacré, pour le premier, à la Health Wellness (innovations dans le domaines de la santé et du bien-être). Le second espace d’exposition, Eureka Park, mettait à l’honneur les start-ups, dont la liste exhaustive est accessible sur le site internet Lespepitestech.com. La Conference Digital Summit, « dédiée aux dernières innovations digitales en santé », a permis de débattre des dernières innovations dans le champ de la e-santé.

    Les technologies du cerveaux et le digital therapeutics nettement plébiscitées

    L’accent a également été mis sur le digital therapeutics avec une forte personnalisation des soins (Gaming). En marge du salon, les participants ont participé à de nombreuses conférences sur les technologies du cerveau (brain technologies) et leur apport en matière de sommeil ou de relaxation (Sleep Tech). Les exposants ont par ailleurs évoqué le rôle de la e-santé dans le traitement de la crise des opioïdes qui sévit actuellement aux Etats-Unis. Plusieurs tables-rondes ont été organisées sur l’exploitation des données personnelles, leur sécurisation, l’entrée en vigueur du RGPD et le renforcement de l’usage des données à des fins de médecine prédictive.

    Les participants au salon prédisent à la 5G un avenir prometteur en santé 

    Selon les représentants d’Interaction Healthcare, la 5G doit permettre à l’avenir de connecter de nombreux outils et dispositifs médicaux. Ne sont pas exclus des usages en matière d’équipement des déserts numériques avec des solutions de télémédecine. La 5G consomme peu d’électricité et s’avère 100 fois plus rapide que la 4G. Elle pourra notamment contribuer à faciliter les interventions chirurgicales robotiques.

    De nombreuses starts up françaises mises à l’honneur

    La progression de la réalité virtuelle, augmentée et mixte en santé se confirme en 2018

    Plusieurs start-ups françaises ont présenté des outils de VR lors du salon, dont Nomadeec, qui propose des plateformes de télémédecine mobiles. L’entreprise utilise la réalité augmentée avec la technologie hololens dans le cadre de la télémédecine d’urgence. KineQuantum utilise la réalité virtuelle pour fournir au kinésithérapeutes un outil de rééducation physique et de gestion de la douleur musculaire à destination de leurs patients. 

    Les solutions relevant du domaine de l’IA et le « Voice Everything » plébiscités lors du salon

    Tendance déjà présente lors de l’édition 2017 du CES, l’intelligence artificielle continue d’investir de nombreux domaines y compris la santé. Elle sera amenée à l’avenir à jouer un rôle plus important dans le diagnostic des patients. Google était « omniprésent » en 2018, d’après les intervenants de la BPI et de Interaction Health Care. Ses animations ont jalonnée les allées du CES, dont ses outils de reconnaissance vocale. Pour nombre de spécialistes du secteur de la e-santé, les assistants vocaux occuperont une place croissante sur le marché de la e-santé au risque de rendre « obsolète » toute autre interface physique. Ils anticipent le développement d’outils de gestion des requêtes exprimées à l’oral. De nombreuses publications ont été présentées lors du salon, sur l’usage d’outils de reconnaissance vocale pour renforcer l’observance des patients et améliorer l’éducation thérapeutique.

    Les objets connectés en santé et les wearables constituent un marché « qui cherche encore son public »

    Start-up française spécialisée dans la conception de brosses à dents électroniques, Kolibree a annoncé un partenariat avec Colgate et Apple pour produire sa brosse à dents connectées « Magik. » Omron Healthcare lance une nouvelle smartwatch permettant d’obtenir la pression artérielle et de détecter à terme un risque d’AVC pendant le sommeil. Oska Pulse tente de soulager les douleurs musculaires chroniques sans médicament en utilisant le champ életecomagnétique pulsé qui augmente le flux sanguin vers les zones affectées par la douleur.

    Les technologies au service du sommeil constituent l’une des principales tendances du CES 2018

    Les technologies au service d’un meilleur sommeil étaient présentes en nombre avec, notamment, Dreem, le bandeau qui allie biofeedback et neuromodulation pour améliorer le sommeil. Quant à Dreamlight, il utilise la luminothérapie infrarouge avec des programmes basées sur le génotypage.

    Un rapport de synthèse sur le Consumer Electronic Show de Las Vegas sera publié jeudi 1er février 2018.

  • Etude Compétences Innovation Santé : Medicen veut identifier les besoins des start-ups de la e-santé

    Medicen Paris Région lance, mercredi 31 janvier 2018, un sondage pour identifier les besoins « Métier/Compétences » des entreprises de l’innovation dans le secteur de la santé et aider à structurer la filière.

    De nouveaux métiers émergent, et ces entreprises vont avoir besoin de nouvelles compétences de la part de futurs collaborateurs. Dans ce contexte de transformation rapide, plusieurs interrogations : quel est l’état actuel des forces, de quels métiers et compétences ont-elles besoin, comment y répondre et quelles solutions pertinentes pour pallier les difficultés ?

    Les résultats de l’étude ainsi que les solutions envisagées seront communiqués lors de MedXperience, les 15 et 16 mars 2018.

    Un sondage pour aider au recrutement et à la formation

    Menée en partenariat avec le cabinet de conseil AEC Partners, cette étude vise à :

    • faire l’état des lieux actuel des métiers/compétences des entreprises de la e-santé ;
    • anticiper les besoins de la filière à 3 ans ;
    • initier des actions concrètes et adaptées pour aider à pallier les besoins de recrutement et de formation.

    15 minutes pour remplir un questionnaire selon son secteur d’activité

    Quatre questionnaires correspondant à chaque secteur d’activité sont disponibles ci-contre :

    • santé numérique, ;
    • technologies médicales ;
    • biotechnologies ;
    • prestation de services.

    Ils doivent être retournées à maxime.cordier@aec-partners.com.

  • Concours i-Lab 2018 : 450 000 € d’aide à la création d’entreprises de technologie innovante

    Bpifrance en collaboration avec le Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’innovation lance la 20e édition du Concours national d’aide à la création d’entreprises de technologies innovantes pour 2018.

    Sont invités à candidater les porteurs de projets de création d’entreprises de technologies innovantes installées sur le territoire français. Elles pourront bénéficier d’une aide financière maximale de 450 000€ et d’un accompagnement adapté.

    Les dossiers sont à déposer jusqu’au 20 février 2018 à 12:00 heures, heure française de métropole.

    Critères d’éligibilités

    Le règlement complet du Concours i-Lab 2018 est disponible ici.

    Le candidat porteur du projet doit être obligatoirement le futur dirigeant et il doit présenter un projet dont la faisabilité technique, économique et juridique est établie. Celle-ci doit pouvoir peut donner lieu, à court terme, à une création d’entreprise.

    Peuvent également être présentés :

    • les projets correspondant à des entreprises créées depuis le 1er janvier 2017 ;
    • les projets des lauréats du dispositif « en émergence » de la BPI, des concours 2015 ayant créé ou non l’entreprise correspondant au projet pour lequel ils ont été lauréats ;
    • les bénéficiaires d’une Bourse French Tech « émergence » en 2016 ou en 2017 ayant créé ou non l’entreprise correspondant au projet pour lequel ils ont été bénéficiaires ;
    • les lauréats des éditions 2015, 2016 ou 2017 du Prix PEPITE-Tremplin pour l’Entrepreneuriat Étudiant ayant créé ou non l’entreprise correspondant au projet pour lequel ils ont été lauréats.

    À noter que la subvention apportée à l’entreprise créée par les lauréats est destinée à financer le programme de recherche et développement visant la finalisation du produit, procédé ou service technologique innovant présenté.

    Pour tout renseignement sur le concours, s’adresser aux Délégations Régionales à la Recherche et à la Technologie (DRRT), aux directions régionales de Bpifrance ou au ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’innovation.

    Critères et modalités de soumission

    Le dossier de candidature est à télécharger ici.

    Le Guide utilisateur est également disponible.

    Le candidat porteur du projet doit fournir  une description détaillée du projet de création, de la configuration de l’équipe envisagée ainsi que des informations relatives à la propriété intellectuelle et au marché, un plan de développement et un plan de financement.

    Tout candidat devra fournir un enregistrement vidéo de présentation de son projet qui sera soumis au jury afin de faciliter le processus de sélection.

    Un identifiant et un mot de passe seront envoyés à la suite de la déclaration d’intention de dépôt, à faire via ce lien, et un accusé de réception est adressé aux candidats.

    Le dépôt du dossier s’effectue par télé-soumission via l’extranet de Bpifrance « Projets Collaboratifs » accessible via ce lien.

    Pour tout renseignement concernant la télé-soumission en cas de besoin d’assistance technique uniquement, écrire à l’adresse suivante : admin-i-LAB@bpifrance.fr.

    Mention spéciale pour 5 projets « Grand Prix » au service de 10 thématiques

    Parmi les lauréats sélectionnés, cinq porteurs de projet se verront décerner une mention spéciale du jury intitulée Grand Prix. Ces prix honorifiques distingueront cinq projets « jugés particulièrement prometteurs et s’inscrivant dans l’un des dix grands défis sociétaux suivants  » :

    • santé et bien-être ;
    • renouveau industriel ;
    • mobilité et systèmes urbains durables ;
    • sociétés innovantes, intégrantes et adaptatives ;
    • société de l’information et de la communication ;
    • sécurité des personnes ;
    • gestion sobre des ressources et adaptation au changement climatique ;
    • énergie, propre, sûre et efficace ;
    • sécurité alimentaire et défi démographique ;
    • ambition spatiale pour l’Europe.

  • Mélano Prédict d’OncoFactory lauréat du 2nd Appel à projets Innovation Clinique Lyonbiopôle/HCL

    Lyonbiopôle, le pôle de compétitivité santé de la région Auvergne-Rhône-Alpes et les Hospices Civils de Lyon (HCL) ont présenté les résultats de l’Appel à projets Innovation Clinique dont l’objectif est de faire émerger des technologies de santé, de contribuer au financement de leurs développements et d’en favoriser la diffusion.

    Le projet Mélano Prédict porté par la société Oncofactory et le Professeur Stéphane Dalle, dermatologue spécialiste des mélanomes, est le lauréat de l’appel, annoncent les organisateurs dans un communiqué du 29 janvier 2018. 

    Le projet va bénéficier de conseils et d’accompagnements opérationnels des HCL, ainsi que d’un soutien financier de 100 000 €. Cet appui permettra d’accompagner le développement de la technologie et à plus long terme d’optimiser l’accès du produit à la commande publique, ainsi que sa mise à disposition auprès des patients.

    5 projets retenus, Oncofactory lauréat

    L’appel à projets avait été lancé en octobre 2017. Il visait à soutenir financièrement un ou deux projets hospitalo-industriels de développement d’une technologie de santé pour une meilleure prise en charge des patients. 

    Pour candidater, le projet devait porter sur un dispositif médical (biomatériaux, textile, dispositif médical implantable, diagnostic in vitro ou objets connectés). Le consortium devait être composé d’une PME membre du pôle et d’un professionnel de santé des HCL (praticien ou paramédical) pour être éligible.

    Une phase de pré-sélection sur la base de dossiers écrits a permis de retenir 5 projets. Le comité de sélection a ensuite procédé aux auditions des porteurs de projets afin de choisir le lauréat de cette seconde édition.

    La création de répliques miniaturisées de cancers en quelques jours

    « Avec le projet Mélano Prédict, Oncofactory va développer des biomarqueurs qui permettront d’aider les praticiens dans leur choix thérapeutique et d’améliorer ainsi la prise en charge des patients atteints de mélanome métastatique », précise Frédéric Berget, CEO de la start-up.

    La plateforme développée par Oncofactory permet la création de répliques miniaturisées de cancers de patients en seulement quelques jours, en utilisant comme organisme hôte l’embryon aviaire. Les répliques de tumeurs sont imagées en 3D dans l’embryon par microscopie confocale hautement résolutive. Une gamme d’analyses moléculaires peut être effectuée sur les répliques tumorales ainsi que sur les tissus et les fluides de l’organisme hôte.

    Le Professeur Stéphane Dalle précise que « la collaboration de l’équipe médicale des HCL avec une PME régionale telle qu’Oncofactory nous permet de participer directement au progrès technologique. Cette proximité géographique nous permettra d’orienter au mieux le développement technologique vers les besoins médicaux non couverts au bénéfice des patients atteints de mélanome qui nous sont confiés au sein de l’Institut de cancérologie des Hospices Civils de Lyon. »

  • IA : le Cnom s’approprie le débat et énonce des recommandations dans un Livre blanc

    Le Conseil national de l’ordre des médecins (Cnom) a publié un Livre blanc à destination des médecins et patients le 22 janvier 2018 à l’heure de l’IA, des data, des robots et des algorithmes. Cette publication a donné lieu à un débat organisé le 30 janvier 2018 au siège du Cnom.

    La publication du Livre blanc est une façon de prendre part au débat et d’alerter les autorités sur la nécessité de s’atteler à la question et d’organiser un débat public impliquant l’ensemble des acteurs professionnels et la société civile. Le Livre blanc inclut 33 recommandations listées dans son dernier chapitre et se compose de 6 chapitres sur la révolution numérique, la médecine numérique, la formation, la recherche et l’éthique du médecin face à son patient à l’ère numérique.

    Le débat a davantage mis en avant les préoccupations de différents acteurs et a cherché à identifier les points clé d’un débat public que les autorités publiques se doivent d’animer  et qui est jugé crucial par le Cnom. Les principaux thèmes abordés rejoignent ceux du Livre blanc et concernent l’identification des risques associés à l’IA, la préservation de la relation médecin-patient, la formation des professionnels qui doit tenir compte des évolutions prévisibles des métiers, etc.

    Recommandations du Cnom

    Elles sont au nombre de 33. La tribune du Pr Jean-Gabriel Ganascia, président du comité d’éthique du CNRS, qui clôt le Livre blanc illustre la position du Cnom et l’état d’esprit que l’association des médecins promeut, à savoir que l’IA ne doit pas être chassée du domaine médicale et qu’elle y a tout à fait sa place, sans pour autant la diviniser, et que sa contribution doit être dirigée vers un marché industriel d’aide à la décision médicale et non pas vers celui qui dicterait une décision rendue par algorithme.

    Voici les sujets traités et mis en avant par le Cnom:

    • l’importance d’identifier les risques potentiels liés aux nouveaux usages et outils ;
    • la nécessité d’un débat public visant à orienter les autorités régulatrices ;
    • la création d’un service public d’information auquel doivent être associés les sociétés savantes et les patients ;
    • la garantie d’une société et d’individus libres inscrite dans le droit positif ;
    • la garantie d’un profit commun à l’ensemble des citoyens sans discrimination.

    Le Livre blanc est téléchargeable ci-contre.

    Débat interdisciplinaire

    Parmi les sujets clés abordés par les nombreux intervenants on trouve la relation médecin-patient, la formation et l’impact de l’utilisation des données.

    Le vice-président du Cnom a annoncé la parution prochaine d’un document visant à guider les professionnels de santé, et notamment les médecins libéraux, dans l’application du nouveau Règlement général sur la protection des données (RGPD).

    Dans sa conclusion, il a également rappelé afin de lutter contre les inégalité d’accès aux soins l’importance de « fibrer et de câbler » les zones du désert numérique afin de réduire la fracture numérique.

    Voici les principales affirmations et recommandations qui ont émergé au cours du débat.

    Ne pas précipiter les événements à vouloir trop emboîter le pas à la Chine ou aux États-Unis

    Pr Laurence Devilliers, spécialiste en informatique enseignant à la Sorbonne et chercheuse au CNRS, déplore le manque d’analyse de l’impact du recours aux robots sur l’humain. Sans s’y opposer, elle recommande cependant de ne pas mettre en relation de jeunes enfants et des robots par manque de retour d’expérience sur les conséquences socio-psychologiques associées à ce type d’interaction.

    Le Pr Guy Vallancien a exprimé ses craintes concernant le retard que la France et l’Europe affichent par rapport aux États-Unis ou la Chine. Cependant la majorité des intervenants s’accorde pour dire qu’il faut réguler avant de s’engouffrer dans l’application directe des technologies sortant des laboratoires de recherche. À cet effet, le Pr Olivier Palombi, représentant la Conférence des doyens, soulignait qu’à l’occasion d’une visite en Chine, il avait pu constater les moyens colossaux dont disposait la nation, mais qu’il n’avait pas décelé une stratégie nationale animant l’ensemble des acteurs, ce qui devrait être poursuivi en France.

    Le Pr Devilliers appelle à prendre en compte les nouveaux rapports créés entre les machines dotées d’une intelligence artificielle et les hommes, et considère qu’un temps d’adaptation et de suivi est indispensable et qu’il faut éviter une confiance aveugle en le progrès que les machines peuvent apporter.

    Appel à la mise en place d’une organisation internationale chapeautant le débat sur l’IA

    Selon l’ensemble des intervenants, une organisation supranationale se chargeant d’examiner l’ensemble des questions émanant du numérique ayant un impact sur l’humain serait indispensable dans un contexte de plus en plus global.

    Déjà parmi les recommandations du Cnom, on trouvait la suggestion du lancement d’une « World Consultation on Human Being » en vue d’une « Convention of Parties (COP) » pour des action à échelle planétaire.

    Les participants ont émis la nécessité d’une éthique internationale et ont même évoqué un droit d’ingérence éthique. Le Pr Devilliers appelle à la création d’une éthique des machines intelligentes, à la création de standards pour la communauté mondiale et d’élever le débat au sommet mondial pour couvrir les considérations médicales, mais également d’écologie.

    Data : faire des données un bien commun inaliénable

    Selon le Cnom, les données constituent un enjeu de souveraineté. Les intervenants concordent avec le conseil et soulignent l’importance de préserver le patrimoine que les données représentent. L’exploitation des données donnera lieu à des progrès médicaux plus importants que la recherche fondamentale selon le Pr Uzan. D’où l’importance de les préserver tout en les exploitant, et ne pas les céder moyennant finance aux acteurs privés ou internationaux, selon le Pr Ganascia.

    Victor Demiaux, conseiller de la présidente de la CNIL, soulignait l’attachement de la CNIL à trouver un équilibre entre protection et réutilisation des données ainsi que l’impact qu’elles peuvent avoir sur la sécurité nationale. Il a mis l’accent sur le fait que la régulation ne s’oppose pas à l’innovation et que son rôle est de la pérenniser et de la sécuriser. La régulation agit comme un élément de confiance.

    Sur le plan technique, selon la directrice de l’INDS, Dominique Polton, on doit avant tout s’atteler à la création de systèmes d’information (hospitaliers) efficaces et interopérables et s’interroger sur les usages des données collectives anonymisées qui existent déjà et pour lesquelles aucune stratégie d’exploitation n’existe.

    Elle soulignait également que notamment dans le domaine de la cancérologie, l’utilisation et l’exploitation de données simples, sans parler du big data, entre le patient et le médecin peuvent contribuer à détecter les signes de rechute et trouvait particulièrement utile le rôle qu’elle pouvaient avoir dans le raccourcissement des délais du système de soins pour augmenter les chances de survie de plus de 6 mois.

    Démocratie sanitaire : la place du patient et sa contribution à la connaissance scientifique

    Les intervenants ont tous affirmé la place du patient dans le système des soins et le caractère humain de la relation qui doit ‘établir avec son médecin. Au-delà de cet aspect, le Pr Serge Uzin, vice-président santé de l’Université Pierre et Marie Curie et conseiller national du Cnom, soulignait le rôle primordial que pouvait revêtir l’IA dans l’analyse des données provenant d’un espace dont les intervenants ont jugé qu’il était indispensable à prendre en compte, à savoir les réseaux sociaux.

    Il constate que nous sommes dans l’ère de la démocratie sanitaire où les patients s’expriment, sont acteurs des soins que l’on leur prodigue.

    Selon lui, c’est dans l’analyse des réactions et des contributions des patients notamment sur les réseaux sociaux que la contribution de l’IA serait majeure. Elle peut permettre l’émergence de nouvelles connaissances grâce à l’analyse des informations fournies par les patients dans le cadre de l’évaluation clinique ou de l’évaluation d’un nouveau protocole notamment, et à la fois contribuer à transformer les données profanes en véritables données scientifiques.

    Le Pr Ganascia soulignait le rôle de plus actif du patient dans le processus de soins et pour illustrer le gain d’autorité de ce dernier, évoquait le « crowdfunding des données » déjà mis en place qui consiste à collecter des données des patients afin de les mettre au service de la recherche.

    Formation initiale multidisciplinaire et formation continue

    Le Pr Devilliers soulignait que la pluridisciplinarité n’existait pas à l’hôpital et qu’il est nécessaire de prendre l’homme dans sa globalité dans le cadre d’un traitement médical.

    Le Pr Olivier Palombi a souligné la nécessité de changer de vision pédagogique au profit d’un apprentissage tout au long de la vie, car selon lui les étudiants actuels sont amenés à être formés et à se former en apprentissage continu.

    La deuxième priorité pour lui est la construction des formations transdisciplinaires ou de double cursus (Pr Uzan), car un professionnel de santé travaille toujours en équipe. La question des université des patients amenant des malades chroniques à devenir experts de leur pathologie et acteurs du système de santé n’est pas une mission simple et soulève de nombreuses questions, telle celle de la rémunération, qui reste ouverte.

    Enfin, le besoin de formations nouvelles a été identifié pour permettre l’émergence de nouveaux experts capable de faire face aux changements actuels et appréhender les défis rencontrés dans le cadre de la recherche notamment.

    Donner à l’éthique la place qu’elle mérite dans le débat public

    Le Pr Lucas soulignait la démarche éthique dans l’approche des changements qui se profilent. Il a notamment indiqué que plus la société devient technique, plus l’éthique doit gagner du terrain et les interrogations qui questionnent le bien-fondé des changements doivent être posées. 

    L’éthique ne doit pas contrecarrer le progrès des nouvelles technologies, mais faire en sorte qu’il soit au service du bien commun. Elle y parviendra si on mène les interrogations et la réflexion nécessaires face aux nouvelles pratiques qui surgissent rapidement et modèlent le monde qui nous entoure.