Articles

  • La concertation publique sur le référentiel INS menée par l’ASIP Santé a débuté le 1er février

    L’article L. 1111-8-1 du code de la santé publique issu de la loi n° 2016-41 de modernisation de notre système de santé du 26 janvier 2016 consacre le NIR comme identifiant national de santé (INS).

    Les conditions et modalités de mise en œuvre de l’INS sont précisées aux articles R.1111-8-1 à R. 1111-8-7 du code de la santé publique et dans un référentiel élaboré par l’ASIP Santé et approuvé par arrêté du ministre chargé de la santé, pris après avis de la CNIL.

    Les travaux d’élaboration du référentiel comportent une phase de concertation publique, à l’issue de laquelle le référentiel sera publié sur le site internet de l’Agence. 

    La concertation a lieu du 1er février au 12 mars 2018. Les internautes peuvent faire part de leurs remarques et propositions d’améliorations sur le référentiel à l’adresse suivante : ins-concertation@sante.gouv.fr.

  • Télémédecine : après le Royaume-Uni, Qare lance sa plateforme en France

    Qare, start-up proposant des services de télémédecine via sa plateforme, a annoncé fin janvier 2018 avoir lancé son offre de services en France depuis novembre 2017. Le déploiement de cette offre avait commencé au Royaume-Uni à destination des expatriés français.

    Il s’agit d’une société française dont les parts majoritaires sont détenues par une filiale d’Axa et qui propose un service de téléconsultation par vidéo en formule individuelle ou familiale.

    Caractéristiques du service

    Qare propose un service simple d’accès, sécurisé et rapide dans l’objectif de prendre en charge les situations médicales de premier recours en moins de 5 minutes. Le service est disponible entre 9h et 23h, 7/7 jours.

    La plateforme permet de bénéficier des services suivants :

    • conseils et préventions ;
    • vidéo-consultations ;
    • prescription et délivrance d’ordonnances via un espace personnel ;
    • suivi de l’ordonnance auprès des pharmacies et livraison des médicaments à domicile (à Paris et en Ile-de- France uniquement) ;
    • recommandation d’un patient à un confrère, organisation d’une visite médicale à domicile si besoin.

    Aujourd’hui ce sont plus de 52 professionnels de santé d’une quinzaine de spécialités différentes sont associés à la plateforme.

    Nicolas Wolikow, co-fondateur et CEO de Qare, déclare : « Notre vocation est de contribuer à compléter l’offre de soins actuelle en plus de fournir un accès unique et à l’ensemble des professions de santé grâce à service médical complémentaire à la médecine traditionnelle et qui agit en coordination avec elle. Nous ne souhaitons pas nous substituer à la médecine en cabinet mais simplement offrir à tous les patients de nouvelles possibilités d’accès aux soins. »

    Conditions d’accès

    La plateforme est disponible via un abonnement. Deux forfaits sans engagement ouvrant droit à l’utilisation illimitée des services sur la plateforme sont actuellement proposés :

    • formule individuelle à 29 euros ;
    • formule familiale à 49 euros.

  • Le DIM ELICIT lance un appel à projets « Technologies Innovantes pour les Sciences de la Vie »

    L’Institut Pierre-Gilles de Gennes (IPGG) et le Centre d’Innovation et de Recherche Technologique de l’Institut Pasteur (IP Citech) ont pris l’initiative de coordonner la création du DIM « Technologies Innovantes pour les Sciences de la Vie» (ELICIT). Le DIM ELICIT est l’un des 9 Domaines d’intérêt majeur labellisé par le Conseil régional d’Ile de France pour la période 2017-2020.

    Le DIM ELICIT souhaite donner un coup d’accélérateur au domaine des technologies innovantes pour la biologie.

    Il a lancé, le 29 janvier 2018, un appel à projets pour soutenir des projets de recherche interdisciplinaires correspondant :
    • aux premières applications à des systèmes biologiques de technologies ou instruments innovants ;
    • au développement de technologies de rupture en biologie, ce potentiel de rupture étant évalué du point de vue de l’impact et du caractère transformatif en biologie ;
    • aux maillons essentiels de la création de valeur par les industries et les PME, notamment franciliennes, dans le domaine des technologies pour les sciences du vivant (incluant la création de start-ups). 

    La date de clôture du présent appel est fixée au 12 mars 2018

    D’après le DIM, « la biologie française a une position internationale exceptionnelle, mais elle a besoin de nouveaux outils technologiques pour maintenir ses leaderships et en conquérir d’autres. Pour la région Ile-de-France, l’enjeu est de conserver une communauté performante, et de faire naître et épanouir des start-ups en biotechnologie, créatrices d’emplois ».

    Les laboratoires franciliens peuvent solliciter le DIM ELICIT pour le financement :

    • d’allocations doctorales de 36 mois, avec un maximum de 30k€ de fonctionnement pour les trois ans ;
    • d’allocations post-doctorales de 24 mois, avec un maximum de 20k€ de fonctionnement pour les deux ans ;
    •  de salaires d’ingénieurs pour 18 mois, avec un maximum de 20k€ de fonctionnement pour les 18 mois ;
    • Et/Ou d’équipements, qui seront financés au maximum à 66% par le DIM, pour un montant de subvention maximum de 300k€.

    Le DIM ELICIT se focalisera sur les apports des champs scientifiques suivants :

    • Microfluidique : la microfluidique est la science de la manipulation des fluides à l’échelle micrométrique et de ce fait, est appelée à jouer un rôle central dans le DIM. Cela concerne, entre autres, les technologies de micro-gouttes, les laboratoires sur puce, les microactionneurs, l’impression 3D, les patterning de surface, les technologies bas coût (comme le papier microfluidique), la microfluidique submicrométrique, la nanofluidique…
    • Biophotonique et ondes : ondes acoustiques et électromagnétiques, super-résolution, technologies de capteurs associées, microscopie multiphotons, spectroscopie dans le visible, spectroscopie terahertz, Raman, sondes innovantes (nanoparticules, nanosenseurs,…), optogénétique, optique adaptative, photoablation et stimulation, tomographie par émission de positrons, etc.
    • Analyse d’images et Big Data: compressive sensing, tracking, localisation, pathologie numérique, analyse statistique, analyse spatiale, analyse harmonique, optimisation, automatisation, apprentissage (deep learning), déploiement de logiciels sur le cloud, visualisation augmentée et immersive…

    Les dossiers doivent être envoyés par voie électronique à dim.elicit@pasteur.fr

    Pour toute question concernant les critères d’éligibilité du programme, contacter  axel.bonetto@pasteur.fr

  • Données de santé : Enovacom va devenir filiale d’Orange Business Services

    La branche entreprises de l’opérateur Orange, Orange Business Services (OBS) a annoncé le 2 février 2018 avoir signé un accord en vue de l’acquisition de l’entreprise marseillaise Enovacom, éditeur de logiciels dédié à la e-santé, première acquisition dans ce secteur pour l’opérateur. L’information a été communiquée par l’Agence France Presse.

    L’acquisition, dont le montant n’a pas été précisé, doit être finalisée dans les prochaines semaines.

    A l’issue des négociations et sous réserve des conditions suspensives usuelles, Enovacom deviendra filiale d’Orange Business Services et s’intégrera opérationnellement avec Orange Healthcare, sous la direction d’Elie Lobel.

    Laurent Frigara et Renaud Luparia resteront opérationnellement impliqués dans Enovacom en tant que Directeurs Généraux délégués.

    Pour rappel, en mars 2017, Orange Healthcare, filiale santé d’Orange, avait annoncé un premier partenariat avec Enovacom se concrétisant notamment par la mise en place d’un catalogue commun et la mise en place d’une offre conjointe vis-à-vis des GHT.

    L’échange, le partage et la sécurité des données

    Cette opération « permet de positionner l’ensemble Orange Healthcare-Enovacom au coeur du voyage de la donnée, de sa production à son analyse, tant en interne qu’en externe, » a expliqué à l’AFP Elie Lobel.

    La société Enovacom a en effet conçu une suite logicielle permettant d’assurer l’échange, le partage et la sécurité des données entre tous les acteurs du système de santé. Ses solutions sont présentes dans plus de 1 500 établissements de santé en France et à l’étranger. Elle permettent notamment de gérer et sécuriser les échanges électroniques des hôpitaux avec leurs nombreux partenaires.

    « La santé est un domaine où Orange a à la fois de la légitimité et une ambition forte, dans la mesure où le numérique peut apporter des réponses visant à faciliter la vie des patients, qu’il s’agisse de l’accompagnement des personnes âgées, des maladies chroniques ou de la médecine ambulatoire, a expliqué Thierry Bonhomme, le directeur général adjoint d’Orange en charge d’OBS. « Si l’on prend par exemple les hôpitaux de Paris, ce sont 800 ou 900 applications différentes qui doivent échanger de la donnée entre elles, les logiciels d’Enovacom permettent cela », a détaillé Elie Lobel.

    Orange Business Services, dont les résultats 2017 seront publiés le 21 février 2018, avait réalisé un chiffre d’affaires de 6,4 milliards d’euros en 2016, auquel Orange Healthcare a participé à hauteur de 1%.

  • L’AN examine une loi imposant l’adoption d’une stratégie nationale pour assurer la sécurité des SI

    L’Assemblée nationale examine en procédure accélérée un projet de loi portant diverses dispositions d’adaptation au droit de l’Union européenne dans le domaine de la sécurité. Ce projet de loi comporte 24 articles répartis en cinq titres, dont le premier transpose la directive UE 2016/1128 du Parlement européen et du Conseil du 6 juillet 2016 concernant des mesures destinées à assurer un niveau élevé commun de sécurité des réseaux et des système d’information dans l’Union européenne.

    Adopté en première lecture au Sénat, l’Assemblée a débuté l’examen du texte en procédure accélérée le 31 janvier 2018.

    Les 15 articles du Titre I rendent obligatoires l’identification des opérateurs de services numériques essentiels au bon fonctionnement social et économique du pays ; la définition d’une stratégie nationale en matière de sécurité des réseaux et SI ; la désignation d’autorités nationales compétentes, d’un point de contact unique et des Centres de réponses aux incidents de sécurité informatique, et précisent enfin les exigences de sécurité et les modalités de mise en oeuvre, d’exécution et de sanctions auxquelles s’exposent les éventuels récalcitrants.

    Transposition de la directive européenne du 6 juillet 2016 visant à garantir la sécurité des réseaux et systèmes d’information 

    Le projet de loi comporte 24 articles, répartis en cinq titres. Les trois premiers titres ont pour objet de transposer ou mettre en oeuvre des directives européennes. Les titres IV et V sont relatifs, respectivement, à l’application en outre-mer et aux dispositions transitoires.

    Le Titre I (articles 1 à 16) transpose notamment la directive (UE) 2016/1148 du Parlement européen et du Conseil du 6 juillet 2016 concernant des mesures destinées à assurer un niveau élevé commun de sécurité des réseaux et des systèmes d’information dans l’Union européenne.

    Première initiative de l’Union européenne visant à légiférer de manière globale dans le champ de la cybersécurité, la directive du 6 juillet 2016 poursuit un triple objectif :

    • établir un cadre communautaire de coopération entre les Etats en matière de cyber-sécurité;
    • renforcer leurs capacités de réaction en cas de cyber-attaques et garantir la continuité des activités économiques et sociétales critiques de chaque Etat ;
    • instaurer un cadre règlementaire pour mieux protéger la sécurité des réseaux et systèmes d’information des opérateurs de services essentiels et des fournisseurs de services numériques.

    En France, l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) créée par le décret n° 2009-834 du 7 juillet 2009 assure la fonction d’autorité de défense et de sécurité des systèmes d’information. Compte tenu de son rôle, l’ANSSI est au coeur de la directive européenne.

    Principales dispositions relatives à la sécurité des systèmes d’information

    L’objectif de la France, précisé dans le dossier législatif du Sénat, « est donc de renforcer la sécurité des systèmes d’informations de ces opérateurs (de services essentiels) et fournisseurs de service numérique, qui ne sont soumis actuellement à aucun dispositif règlementaire ».

    Article 5 du projet de loi : Identification des opérateurs de services essentiels 

    Les Etats membres de l’Union européenne sont tenus d’identifier avant le 9 novembre 2018 les « opérateurs de services essentiels au fonctionnement de la société ou de l’économie et dont la continuité pourrait être gravement affectée par des incidents touchant les réseaux et systèmes d’information (…) » présents sur leur territoire. Chaque Etat doit également désigner une autorité compétente nationale chargée d’identifier ces opérateurs sur la base des critères prévus à l’article 5.

    Article 7 : Stratégie nationale en matière de sécurité des réseaux et des systèmes d’information

    Chaque Etat doit adopter une stratégie nationale qui définit les objectifs stratégiques et les mesures politiques et règlementaires appropriées pour garantir le niveau de sécurité des réseaux et des systèmes d’information le plus élevé possible.

    Articles 8, 9, 10, 11 : Autorités nationales compétentes, opérateurs concernés et représentants des fournisseurs de service numérique

    Chaque Etat membre doit désigner : une ou plusieurs autorités compétentes en matière de sécurité des réseaux et des SI ; un point de contact national unique chargé d’assurer la liaison avec les autorités des autres Etats membres ; un ou plusieurs Centres de réponse aux incidents de sécurité informatique (CSIRT), lesquels coopèrent au sein du réseau européen des CSIRT prévu à l’article 12.

    Les fournisseurs de services numériques sont visés à l’article 10 du projet de loi : « moteurs de recherche en ligne », service numérique permettant de conclure des contrats en ligne, etc. Ces fournisseurs doivent désigner un représentant auprès de l’ANSSI (article 12).

    Article 12, 13, 14 et 15 : Exigences de sécurité et notification d’incidents

    Les fournisseurs de service numérique doivent prendre des mesures techniques et organisationnelles pour gérer les risques en matière de cyber-sécurité et pour prévenir les incidents de sécurité. Ils doivent notifier à l’autorité compétente les incidents de sécurité qui ont un impact significatif sur les services qu’ils fournissent.

    En cas de manquement aux obligations posées par la directive transposée en droit national, les dirigeants des fournisseurs de service numérique s’exposent à des amendes allant de 50 000 à 100 000 euros.

  • Doc&You s’associe avec Maincare Solutions pour développer la télémédecine en Afrique

    Doc&You, start-up qui œuvre à faciliter l’accès aux soins des patients en Afrique, vient de conclure fin janvier 2018 un partenariat avec Maincare en adoptant sa solution Covalia pour déployer des téléconsultations en Tunisie, au Maroc et en Côte d’Ivoire.

    Une offre de télémédecine

    Créée en 2016 par Christophe Jacquinet, ancien directeur d’ARS et Olivier Pardessus, actuel président de la start-up Doc&You, l’offre de la société s’articule autour de sa plateforme ResoDoc qui englobe les services suivants :

    • rendez-vous médicaux en ligne ;
    • paiement de soins en ligne ;
    • réseau médical de télémédecine (télé-expertise, visio-expertise en staff médical et forum médical) ;
    • adressage médical des patients qui consiste à orienter le patient ;
    • financement participatif de santé.

    Ses services visent aussi bien les patients et leurs proches que les médecins de proximité, les médecins experts, les établissements de santé et les assureurs santé.

    Le partenariat avec Maincare au service d’un réseau médical francophone en Afrique

    Doc&You souhaite créer un réseau médical francophone en Afrique et en collaboration avec les professionnels de santé en  France. À cet effet la start-up a opté pour les solutions de télémédecine Covalia de Maincare dont les fonctionnalités seront intégrées à ResoDoc pour mettre en relation les médecins de ResoDoc dans leurs pays d’une part et en Afrique francophone et en France d’autre part.

  • Doctolib réfléchit à la téléconsultation avec les institutionnels et les professionnels de santé

    Doctolib réunit un réseau de 50 000 praticiens-partenaires et est associé à 900 établissements de santé, affirme son président, Stanislas Niox-Chateau, dans une interview dans l’émission « L’Invité des Echos » du 29 janvier 2018.

    Interrogé sur le positionnement de Doctolib par rapport à la télémédecine, il dit ne pas écarter la possibilité d’investir le domaine de la téléconsultation et affirme être en train de travailler avec les pouvoirs publics, l’Assurance maladie et le ministère afin de réfléchir sur la télémédecine de demain.

    Il a déclaré être convaincu que la télémédecine parviendra à percer si elle est portée par les praticiens libéraux et les établissements de santé, à condition de recevoir une rémunération adéquate, et de pouvoir l’intégrer dans leurs pratiques de routine. C’est la voie qui garantira la généralisation de la télémédecine et selon lui, ce ne sont pas les assureurs et les complémentaires de santé qui en seront les principaux porteurs, malgré la tendance actuelle.

    Doctolib pas profitable, mais s’inscrit dans une vision à long terme

    Concernant les services proposés par Doctolib, il a souligné l’utilisation croissante des services de la plateforme avec un million d’utilisateurs supplémentaires par mois et une présence dans 30 villes françaises.

    Il a souligné qu’actuellement un peu moins de 10% de praticiens utilisent Doctolib à ce jour, sur un total d’environ 570 000 professionnels de santé en France. Les équipes locales travaillent à développer le réseau.

    Les levées de fonds récentes vont aider Doctolib à améliorer sa plateforme à destination des patients et le logiciel d’agenda destiné à faciliter l’organisation de l’agenda des praticiens libéraux afin de continuer à améliorer l’organisation des cabinets, fluidifier le parcours de soins et la collaboration entre professionnels de santé.

    À la question sur la rentabilité, Stanislas Niox-Château, rappelle que Doctolib s’inscrit dans une vision à long terme, de 15 à 20 ans, pour contribuer à l’amélioration de l’efficacité du système de soins français et, qu’actuellement, la start-up n’était toujours pas profitable.

    Concernant le développement international, initié fin 2016, face aux spécificités nationales des systèmes de santé, seul l’axe franco-allemand est à l’ordre du jour. 

  • La CNIL et l’INRIA récompensent un article sur les outils de protection des données de santé

    La Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL) et l’Institut National de Recherche dédié au numérique (INRIA) ont décerné le 26 janvier 2018 le « Prix de la protection de la vie privée » à Seda Gürses, Carmela Troncoso et Claudia Diaz pour leur article « Engineering privacy by design reloaded ». Plus de 20 articles ont été soumis au jury.

    Les auteurs analysent les méthodes utilisées par les ingénieurs pour appliquer les stratégies de Privacy by Design et définissent des lignes directrices à destination des concepteurs de logiciels et de systèmes informatiques, permettant de minimiser la quantité de données transmises aux responsables de traitement des données ou aux sous-traitants.

    L’article primé éclaire les enjeux liés à la mise en oeuvre prochaine du Règlement général sur la protection des données personnelles (RGPD).

    Ce « prix de la protection de la vie privée » vise à encourager la communauté scientifique européenne à développer des projets de recherche sur la protection des données privées. 

    Inciter les concepteurs de logiciels à adopter les méthodes de « Privacy by design »

    Les auteurs de « Engineering privacy by design » analysent les méthodes utilisées par les ingénieurs pour appliquer les stratégies de Privacy by Design. Le concept de Privacy by Design implique que chaque nouvelle technologie traitant de données personnelles ou permettant d’en traiter doit garantir dès sa conception et lors de chaque utilisation – même si elle n’a pas été prévue à l’origine -, le plus haut niveau possible de protection des données des personnes, d’après une définition du CNRS.

    Mmes Gürses, Troncoso et Diaz distinguent différentes stratégies de minimisation (minimisations de la collecte des données, des possibilités de liaison entre les données, de la durée de conservation, de la centralisation, etc.). et étudient leurs impacts sur la minimisation des risques d’atteinte à la vie privée. 

    L’article primé propose des solutions pratiques à destination des industriels

    Les auteurs définissent des lignes directrices permettant de minimiser la quantité de données transmises aux responsables de traitement des données ou aux sous-traitants. Elles prolongent ainsi une réflexion amorcée dans un premier article sur la mise en oeuvre du Privacy by design.

    L’article présente une dimension résolument pratique et pourrait à ce titre service d’inspiration aux concepteurs et éditeurs de logiciels informatiques, y compris dans le champ de la santé, dans un contexte marqué par l’entrée en vigueur imminente du Règlement général sur la RGPD.

    L’article est accessible en ligne en anglais.

  • Patients confiants et médecins méfiants quant à l’usage des outils de la e-santé (Odoxa)

    Lors de la conférence annuelle de l’Agence des Systèmes d’information partagés de Santé (ASIP Santé) organisée le mardi 30 janvier 2018, Gaël Sliman, directeur de l’institut de sondage Odoxa, a présenté les résultats d’une enquête réalisée pour l’ASIP sur le thème : « Les Français et la e-santé ».

    Il ressort de cette étude que 80% des Français sont « prêts » à la diffusion de la e-santé et que 74% d’entre eux pensent qu’elle va contribuer à améliorer la qualité de leur prise en charge et de la relation qu’ils entretiennent avec les professionnels de santé. En revanche, ces derniers sont plus méfiants quant aux bienfaits avérés des outils de la e-santé : seuls 45% des médecins pensent qu’ils amélioreront la qualité de la relation patient-soignant.

    Les Français sont favorables au développement de la e-santé.

    Il ressort de l’étude réalisée par Odoxa que les Français sont enclins au développement de la e-santé et qu’ils ne la perçoivent pas comme une menace à la qualité de la relation patients-soignants.

    • 8 sondés sur 10 se disent « prêts » aux innovations et nouvelles technologies en santé ;
    • 90% d’entre eux considèrent que le médecin doit avoir plus facilement accès aux données ;
    • 86% d’entre eux pensent que l’accès aux données permet de dégager du temps et de simplifier les démarches administratives.

    La e-santé contribuerait à améliorer l’information des patients 

    Les outils connectés seraient les garants d’une meilleure information, selon une majorité de sondés :

    • 78% des personnes interrogées jugent que le patient peut être mieux informé avant son hospitalisation grâce au recours aux technologies de la e-santé ;
    • 81% d’entre elles pensent que ces outils permettent aux médecins de mieux conseiller les patients à l’issue de leur hospitalisation.

    Clivage entre les patients et les médecins sur les bénéfices présumés de la e-santé sur la prise en charge des patients

    Si les patients pensent que la e-santé facilitera leur prise en charge et améliorera la qualité de la relation qu’ils entretiennent avec leurs médecins, ces derniers ne partagent pas leur avis.

    • 74% des sondés considèrent que grâce aux outils connectés, la gestion administrative va être simplifiée et le médecin disposera de plus de temps auprès de ses patients ;
    • 70% des sondés jugent que l’hôpital peut offrir un accueil personnalisé aux patients grâce aux outils de la e-santé. En revanche, seuls 48% des médecins interrogés partagent cet avis.
    • 58% des personnes interrogées pensent que les TIC favoriseront la relation patient-soignant, contre 45% des médecins interrogés..

    Les sondés convaincus des bienfaits liés à l’usage des données de santé

    • 63% des personnes interrogées estiment qu’il existe des risques importants liés à l’usage, au partage, et au piratage de leurs données de santé ;
    • Toutefois, 59% des personnes sondées font confiance aux administrations pour assurer la protection des données de santé ;
    • 76% des sondés pensent que leurs données peuvent contribuer à l’avancement de la recherche.
  • Forfait Innovation : Medicen organise une réunion pour mieux comprendre le dispositif juridique

    Le « Forfait Innovation », qui offre une prise en charge financière pour les traitements innovants en santé hors médicaments, est peu sollicité.

    Créé par la loi en 2009 et pleinement achevé mi-2015 avec la publication de plusieurs textes réglementaires, ce dispositif juridique permet simultanément de proposer aux patients un accès précoce et sécurisé à ces innovations, tout en collectant de manière structurée et encadrée les données clinique et/ou médico-économique manquantes. 

    Ce « Forfait Innovation » est accordé par les ministres chargés de la Santé et de la Sécurité sociale, après avis de la Haute Autorité de Santé.

    Medicen Paris Région propose aux sociétés de dispositifs médicaux innovants de participer à une présentation et  un « mode d’emploi » du « Forfait Innovation », le 22 février 2018 de 9h à 11h30.

    Seuls trois dispositifs médicaux font l’objet d’un financement au titre du « Forfait Innovation »

    Il s’agit de :

    • La prothèse épi-rétinienne Argus II de Second Sight, implantée au centre hospitalier national d’ophtalmologie des Quinze-Vingts (Paris), au CHU de Bordeaux et au CHU de Strasbourg ;
    • La destruction par ultrasons focalisés de haute intensité d’un adénocarcinome localisé de la prostate par le dispositif Ablatherm de la société EDAP TMS dans 59 établissements de santé ;
    • Le traitement des fibroadénomes du sein par ultrasons focalisés de haute intensité avec Echopulse de Theraclion dans 17 établissements de santé.

    La réunion organisée par Medicen au 3-5, impasse Reille, 75014 Paris, va permettre  aux sociétés porteuses de projets de mieux connaître les modalités d’accès au dispositif, la procédure de sélection ainsi que les éléments à fournir lors du dépôt des demandes.

    Inscriptions via ce lien.