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  • Singapore: Speedoc launches on-demand healthcare app to help A&Es overcrowding

    Speedoc, a 24/7 healthcare application was launched a few months ago in Singapore. It allows users to request for a doctor nearby to go to a location of their choosing..

    The device aims to a seamless on-demand service that provides holistic healthcare to all who need it.

    A geolocation system to ensure quick response times

    Thanks to a geolocation system, Speedoc doctors are matched to patients within a fie kilometers radius in order to ensure quick response times.

    When they reach patients’ homes, they can meet their medical needs, but also monitor and assess the patients’ lifestyle habits (diet, safety of homes, etc.) to provide them with a better diagnosis.

    With clear, upfront pricing, users have full information before confirming the request for a doctor.

    Medicines delivered at home

    The device provides access to a variety of common medication that can be delivered to patients’ homes. In order to offer a complete offer, Speedoc has also partnered with clinics that function as logistic bases for the collection of special medications.

    Special prescriptions can be issued by partner clinics

    In these clinics, GPs can receive house call requests in their downtime to optimize their working time. They can also visit nearby partner clinics for special patient prescriptions.

    Speedoc’s “doctor delivery” service was set up for patients who have difficulty traveling to clinics to receive medical assistance. It helps reduce travel and waiting times. Doctors can also carry out certain procedures typically done at A & E or urgent care centers in patients’ homes.

    A service with benefits for patients but also for doctors

    Speedoc Doctors can benefit from:

    • Location-based matching, allowing them to earn extra income and maximize their downtime;
    • Claimable transport to patients’ houses to minimize their own costs;
    • Easy access via smartphone to all information needed from receiving requests to patients’ medical histories;
    • A chat platform on the app that allows them to communicate with other doctors in real-time, should they come across ailments that require further consultation.

    Goal: to shorten the waiting times at the A&Es

    A 2016 report by SingHealth, the largest healthcare group in Singapore, showed an increase of 36,000 visits per year for the past five years at the A&Es in public hospitals. More than half of these cases reported mild ailments that could easily be self-treated or taken care of by a GP.

    Emergency services are also overcrowded because of limited options available to the public who need medical aid after office hours. These lead to unnecessarily long lines and overstretched government resources at A&E clinics.

    By taking on consultations for non-critical ailments and minor procedures, Speedoc app aims to reduce costs for hospitals, shorten the waiting times and decrease healthcare expenditure for the government on the long term.

    « We envision Speedoc as a global platform for primary care »

    In addition, Speedoc is partnering with local companies, such as JustCo, a company which provides flexible workspace solutions including shared co-working space, and GuavaPass, which gives access to group fitness classes, to help working adults care for themselves and their loved ones.

    « We envision Speedoc as an all-encompassing platform for primary medical care. We want these services to be easily accessible for every person in Singapore, especially those who have difficulties getting to clinics like socially isolated elderly, said Dr. Shravan Verma, CEO and Founder of Speedoc. We are constantly improving our platform, with the help of our advisors and team, to ensure that we continue to better the healthcare landscape in Singapore. »

    Speedoc said to H&TI that they plan to expand abroad to cities which have look-a-like healthcare to Singapore. « These are densely populated cities with a high penetration of private primary care like Hong Kong. However, we are definitely focused on growing our base in Singapore and ensuring that we smoothen out our operations here first. »

  • Singapour : Speedoc lance une application de soins à la demande pour désengorger les urgences

    Speedoc, une application mobile de soins accessibles 24/7 à été développée il y a quelques mois à Singapour. Elle permet aux utilisateurs de demander à un médecin situé à proximité de se déplacer à l’endroit de leur choix.

    Le dispositif vise à devenir un service à la demande transparent fournissant des soins holistiques à tous ceux qui en ont besoin.

    Un système de géolocalisation pour limiter le temps de réponse des médecins

    Grâce à un système de géolocalisation, les médecins enregistrés sur l’application sont reliés aux patients situés dans un rayon de cinq kilomètres afin de permettre des temps de réponse rapides.

    Lorsqu’ils atteignent le domicile des patients, ils peuvent non seulement répondre à leurs besoins médicaux mais aussi surveiller et évaluer leurs modes de vie (régime alimentaire, niveau de sécurité de la  maison, etc.) afin d’établir un meilleur diagnostic.

    La tarification se veut claire et immédiate. Les utilisateurs disposent d’informations complètes avant de confirmer la venue d’un médecin.

    Des médicaments livrés à domicile

    Le dispositif donne accès à une variété de médicaments basiques pouvant être livrés au domicile des patients. Afin de proposer une offre complète, Speedoc s’est associé à des cliniques assurant le rôle de bases logistiques pour la collecte de médicaments spéciaux.

    Les prescriptions spécifiques peuvent être délivrées par des cliniques partenaires

    Dans ces cliniques, les généralistes peuvent recevoir des appels entre deux rendez-vous en face à face pour des demandes de consultation à domicile afin d’optimiser leur temps de travail. Ils ont également la possibilité de se rendre dans les cliniques partenaires situées à proximité afin d’obtenir des prescriptions spécifiques pour les patients qui en ont besoin.

    Le service « livraison par un médecin » a été mis en place pour les patients ne pouvant se rendre dans les cliniques pour qu’ils puissent recevoir une assistance médicale à domicile. Cette fonction limite les déplacements et l’attente. Les généralistes peuvent également effectuer chez le patient certaines procédures habituellement effectuées par les services d’urgence (A&E).

    Un service avantageux pour les patients mais aussi pour les médecins

    Les médecins Speedoc peuvent :

    • percevoir un revenu supplémentaire et maximiser leur temps morts au cours de leur journée de consultations classiques en rejoignant le service de consultation à domicile ;
    • bénéficier d’un service de transports vers les maisons des patients afin de minimiser leurs frais ;
    • accéder depuis un smartphone à toutes les informations nécessaires sur leur patient, de la réception des demandes aux antécédents médicaux du patient ;
    • se connecter à une plateforme de discussion via l’application pour communiquer avec d’autres médecins en temps réel si un cas nécessite une consultation plus approfondie.

    Objectif : désengorger les services d’urgence

    Un rapport 2016 effectué par SingHealth, le plus grand groupe de santé singapourien, a montré qu’il y avait eu 36 000 visites de plus par an depuis 2011 au sein des services A&E des hôpitaux publics singapouriens. Or, plus de la moitié des cas recensés étaient des affections bénignes qui auraient pu facilement être traitées par un médecin généraliste.

    Les services d’urgence sont également surchargés en raison des options limitées offertes aux personnes ayant besoin d’une aide médicale après les heures de bureau. Cela entraîne la formation de files d’attente inutilement longues et la surexploitation des ressources gouvernementales au sein de ces services.

    En permettant un désengorgement des services d’urgence, l’application Speedoc vise à réduire les coûts pour les hôpitaux, à raccourcir les délais d’attente avant une prise en charge par un médecin et à diminuer les dépenses en santé du gouvernement sur le long terme.

    Speedoc : « une plateforme globale pour les soins primaires »

    Par ailleurs, Speedoc à nouer des partenariats avec des entreprises locales telles que JustCo, une société qui propose des solutions d’espace de travail flexibles dont des espaces de co-working partagés, et GuavaPass, qui donne accès à des cours de fitness groupés, pour aider les citoyens adultes qui travaillent, ainsi que leurs proches, à prendre soin de leur santé.

    « Nous envisageons Speedoc comme une plateforme globale pour les soins médicaux primaires. Nous voulons que ces services soient facilement accessibles pour chaque personne à Singapour, en particulier pour ceux qui ont des difficultés à se rendre dans des cliniques, comme les personnes âgées socialement isolées, précise le Dr. Shravan Verma, fondateur et P.-D.G. De Speedoc. Nous améliorons constamment notre dispositif avec l’aide de nos conseillers et de notre équipe pour nous assurer que nous continuons à améliorer le paysage de la santé [au sein de la cité-État]. »

    L’entreprise confie à H&TI envisager un développement à l’étranger dans des villes dont le système de santé se rapproche de celui mis en place à Singapour. « Il s’agirait de villes densément peuplées avec une forte pénétration des soins primaires privés, comme Hong Kong. Cependant, nous nous concentrons pour l’instant sur la croissance de nos activités à Singapour et souhaitons d’abord nous assurer qu’elles soient bien établies ici [avant de les étendre ailleurs]. »

  • eHealth : Ogawa (China) sets up US$10m fund to establish an innovation center in Israel

    Leading Chinese health and wellness company Ogawa launched a US$10 million (€8m) fund in February 2018 for investing in new products, with a focus on investments in Israel.

    The group is also planning to create an innovation center in Israel that will either hire local engineers or local subcontractors to develop health products. The center will focus in particular on digital health, home monitoring of medical indicators and sports performance monitoring.

    The fund was created through Comfort Enterprise, a Hong Kong-based subsidiary of Ogawa, in cooperation with the Chinese investment company RJ Group.

    The Chinese company’s first in Israel in the medical field

    It will be the the Chinese company’s first in Israel in the medical field. Chinese company Fosun Pharmaceutical Group operates an innovation center in Israel since it acquired Israelimedical esthetics company Alma Lasers in 2013 for US$240 million (€194m), but Comfort Group’s activity in Israel will be the first by a Chinese concern in Israel that is not based on a local company.

    an influential local investor to lead the Comfort’s business in Israel

    The Chinese group’s liaison person in Israel is Rafi Aviram, a former senior executive at a number of Israeli medical equipment companies. He was vice president marketing and business development at Israel-based Telsys group and Canadian company Mio Global, a developer of pulse watches that distributed its products through the Ogawa group, which created a connection between Aviram and Ogawa.

    Chinese companies investments are increasing in Israel

    Investment fund managers are already negotiating with a number of Israeli companies. Comfort Enterprise is also in talks with other companies to distribute or manufacture their products in China. In addition to the healthcare sector, the entire group is also interested in investments in Israel in cyber and artificial intelligence.

    US$16 billion invested in Israeli companies since 2013

    Chinese companies are increasingly interested in the Israeli market. Their investments in Israeli high-tech venture capital approached US$1 billion in 2016 (€807m) in 2016, industry experts say (source: CNBC).

    Over the last five years, Chinese companies have invested some US$16 billion (€13b) in Israeli firms across all sectors, including the buyout of medical device firm Lumenis by China’s XIO Group in 2015 (US$510m; €412m) and the acquisition of Alma Laser by Fosun in 2013 (source: Nocamels.com).

  • South Korea: IOC launches analysis tool to improve precision health at Olympics

    GE Healthcare announced on February 5, 2018 the development of a new advanced medical analytics solution built for the PyeongChang 2018 Olympic Winter Games to be used for the Tokyo 2020 Olympic Games in order to improve the quality of care during the competition.

    Designed in partnership with the International Olympic Committee (IOC), the tool integrates valuable informations, such as athlete injury and illness data, with training and sport procedures.

    A comprehensive view of athlete’s health for informed and rapid treatment decision

    Representatives from the US, South Korean and English Centers for Disease Control and Prevention have all been trained to learn how to use GE’s athlete management solution (AMS). They will use the solution to support public health monitoring during the Games.

    The goal is to provide clinicians with a comprehensive view of patient’s health so they can make an informed and rapid treatment decision, as well as make long-term improvements to health and safety at the Olympic Games.

    AMS helps to identify trends in injury and illness across the Games

    AMS collects various kinds of data, including images scans, vital patient informations, and sport-specific informations, and provides real-time dashboards that allow medical staff to personalize athletes treatment while identifying trends in injury and illness across the competition.

    For example, the tool can flag a « hot spot » where multiple injuries are occurring, or a spike in illness among spectators who attended an event in a specific location.

    A cloudbased tool

    The device is cloud-based, integrated with appropriate security controls, and allows remote entry of and access to data by clinicians anywhere and at any time, whether they are in a Polyclinic, a local hospital or their hotel room.

    « Through digital transformation, the IOC is pursuing its mission of helping to prevent injuries among our world-class athletes, » said Dr. Richard Budgett, medical and scientific director for the CIO (source : Enterpriseinnovation.net). « With 40 sports across the Olympic Games and Olympic Winter Games, each athlete requires unique healthcare monitoring and care. AMS will provide information that helps clinicians personalize training and treatment, so Olympians are best positioned to compete. »

    A holistic approach to care

    The solution is in line with GE Healthcare’s commitment to precision health, a holistic approach to patient care that encompasses diagnostics, therapeutics and monitoring to help ensure that appropriate actions are taken at the right time for each patient. In the context of the Games, this means that clinicians must take into account differences in athlete’s medical histories, training environments and sport.

    A multilingual device to facilitate collaboration between doctors from different countries

    The device is multilingual. It allows team doctors from different countries to collaborate with other doctors in their native language simply by clicking a button. Supported languages include English, French, Arabic, German, Spanish, Russian, Mandarin, Japanese and Korean. All AMS terms and data have been edited and validated by native speakers to ensure accurate and correct translation. Additional information such as the name of prescription-approved medicines is also integrated into the solution.

    All features are designed to inform the IOC and clinicians so that they can address injuries and illnesses quickly and effectively with the objective of driving the best possible performance by athletes.

  • VSM

    Vital Signs Monitoringnull

  • Déserts médicaux : 1er comité de pilotage national de suivi du Plan pour renforcer l’accès aux soins

    Agnès Buzyn, ministre de la Santé a signé avec les représentants des professionnels de santé la Charte pour la mise en œuvre du plan de renforcement de l’accès aux soins dans les territoires comprenant un chantier important sur « l’accompagnement de la santé numérique », le 6 janvier 2018.

    L’occasion de réunir pour la première fois le comité de pilotage du plan, qui comprend le Commissariat général à l’égalité des territoires et le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche, ainsi que les associations d’élus locaux et les représentants des professionnels de santé.

    Cette réunion a permis de détailler les mesures prévues, le point d’avancement de leur mise en œuvre dans les territoires et le calendrier des travaux à venir.

    Le comité de pilotage se réunira tous les six mois.

    Le plan pour renforcer l’accès territorial aux soins a été présenté en octobre 2017. Il compte vingt mesures réparties en 6 chantiers. Son objectif consiste à lutter contre les déserts médicaux en assurant une présence soignante partout où cela est nécessaire, au moment où cela est nécessaire.

    Un plan d’action décliné en six chantiers

    • Chantier 1 : Développement des stages en ambulatoire dans les zones médicalement sous denses
    • Chantier 2 : Développer l’exercice coordonné
    • Chantier 3 : Accompagner la révolution numérique en santé
    • Chanter 4 : Projeter du temps médical et soignant et encourager l’exercice mixte
    • Chantier 5 : Développer les coopérations entre professionnels de santé

    Le chantier sur la révolution numérique en santé

    Première mesure : inscrire la télémédecine dans le doit commun

    Le comité de pilotage estime que la télémédecine est un levier essentiel pour renforcer l’accès aux soins dans les territoires en tension. L’inscription dans le droit commun de la télé-expertise et de la téléconsultation doit permettre de sortir du cadre expérimental en vigueur. 

    Étapes :

    • La LFSS 2018 se traduit par le lancement de négociations conventionnelles sur les tarifs et modalités de remboursement des actes de télé-consultations et de télé-expertise. Les négociation ont débuté et devraient aboutir au printemps 2018 pour une entrées dans le droit commun au 1er janvier 2019.
    • Des travaux sont en cours pour préciser, d’ici fin 2018, les conditions techniques et juridiques (protection des données, facturation, etc.) du déploiement de la télémédecine. La HAS publiera au printemps 2018 un guide destiné à accompagner ce déploiement.

    Équiper les zones sous-denses de matériel de télé-consultation

    Le développement des usages de la télémédecine, en particulier en Ehpad, permet d’agir en faveur de la réduction des facteurs aggravant la dépendance et la fragilité de personnes âgées.

    Depuis 2017, les ESMS peuvent bénéficier sous certaines conditions d’un forfait expérimental de 28 000 euros pour l’organisation des téléconsultations. L’objectif est qu’en 2020 tous les Ehpad et toutes les zones sous-denses soient équipées.

    Faire émerger les territoires digitaux

    La mise en œuvre de la révolution numérique passe par le déploiement de SNACs qui facilitent les échanges et la coordination des professionnels sur le territoire.

    Ces services numériques intègrent des services socles nationaux tels que le DMP et d’autres services qui devraient facilement s’intégrer dans les outils et logiciels existants. À ce titre, des efforts importants sur le développement de l’interopérabilité seront menés.

    Étapes :

    • Différents bouquets de services ont été conçus et testés sur cinq territoires dans le cadre du programme TSN sur la période 2014-2017. Aujourd’hui, le programme e-parcours est lancé. Il est doté de 130 millions d’euros pour la période 2018-2022.
    • Généralisation du DMP en 2018.

    Un pilotage pragmatique

    Une cellule d’évaluation, pilotée par la Drees, est mise en place pour suivre et évaluer ce plan d’accès aux soins. La télémédecine sera particulièrement suivie avec des indicateurs réguliers sur le nombre de professionnels qui intègrent la télémédecine, le nombre de consultations remboursées, etc. 

    Trois délégués à l’accès aux soins – Sophie Augros, médecin généraliste, Thomas Mesnier, Député de la Charente et Élisabeth Doineau, Sénatrice de la Mayenne, ont été désigné pour porter ce plan auprès de l’ensemble des acteurs concernés. Ils feront des déplacements mensuels autour d’initiatives innovantes tout au long de l’année 2018.

  • CCCP

    Partners Connected Cardiac Care Programnull

  • AUC

    Area Under the Curve (aire sous la courbe ROC)null

  • Étape n° 2 des négociations conventionnelles sur la téléconsultation

    Les négociations conventionnelles sur la téléconsultation entre la Caisse nationale de l’assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS) et les syndicats de médecins libéraux se sont poursuivies le 31 janvier 2018. Il s’agit de la deuxième réunion sur les six prévues.

    Quelques points clés de cette deuxième étape du processus entamé le 18 janvier 2018 illustrent les orientations de la Sécurité sociale, qui soutient l’entrée de la télémédecine dans le droit commun, mais souhaite l’encadrer de près pour éviter les excès. Pour cela, le recours au médecin traitant, qui va décider de l’accès à une téléconsultation, se profile.

    À l’occasion de la réunion du 31 janvier 2018, voici les nouveaux points-clé qui ont été énoncés par la CNAMTS :

    • la confirmation de la la téléconsultation ouverte à « toutes les spécialités médicales concernées » ;
    • la téléconsultations vise en priorité les patients souffrant d’affection de longue durée (ALD) et/ou atteints de maladies rares ainsi que ceux qui résident dans des zones sous denses et/ou en EHPAD ;
    • les consultations à distance  doivent s’inscrire « dans le cadre du parcours de soins » sous condition de réunir la condition de l’« adressage par le médecin traitant » et de la « programmation de l’intervention du médecin requis » ;
    • l’obligation d’une consultation physique précédant la téléconsultation au minimum et d’un examen clinique préalable au minimum lors des 12 mois précédents scellent le rôle du médecin traitant comme voie d’entrée du dispositif avec des dérogations possibles dans certains cas (patients sans médecin traitant, impossibilité d’obtenir un rendez-vous dans un délai raisonnable, consultation dans les spécialités en tension démographique, voire en accès direct, etc. ) ;
    • en cas d’accès de soins « compliqué », la téléconsultation peut appeler à une réorganisation territoriale en recourant aux CPTS (communauté professionnelles territoriales de santé) qui devront faire le nécessaire pour mettre en place des « plateformes de consultation » ;
    • la sécurisation des données mises en jeu à l’occasion d’une vidéotransmission, forme que doit prendre une téléconsultation, doit être garantie ;
    • la téléconsultation doit se dérouler dans un cadre permettant la traçabilité de la facturation des actes réalisés ;
    • concernant la facturation et la rémunération des actes, la CNAMTS propose de faire rentrer la téléconsultation dans la nomenclature générique, impliquant un paiement à l’acte et à hauteur d’une consultation de base (avec possibilité de majoration), qui serait adossé d’un forfait structure visant à financer les dépenses liées à l’équipement.

  • La CPAM en Côtes d’Armor : déploiement de 32 000 DMP et généralisation prévue pour septembre 2018

    Le Groupement de Coopération Sanitaire e-santé Bretagne revendique la création de près de 32 000 DMP créés sur le département des Côtes d’Armor, dans un communiqué du 30 janvier 2018.

    L’expérimentation débutée en janvier 2017 se poursuit auprès de neuf caisses d’assurance maladie dans l’objectif de développer les usages du DMP sur le département et de promouvoir sa création auprès de nouveaux bénéficiaires.

    Parmi les bénéficiaires prioritaires, on compte les établissements de santé et les officines. La généralisation du DMP sur tout le territoire doit débuter à partir de septembre 2018.

    Le projet pilote lancé en janvier 2017 auprès de 9 caisses d’assurance maladie (Côtes d’Armor, Amiens, Besançon, Clermont-Ferrand, Créteil, Strasbourg, Toulouse et Tours) a permis d’identifier les bonnes pratiques associées au déploiement et de préciser la stratégie de déploiement national.

    Critères de succès

    • des acteurs engagés : établissements de santé, représentants des professionnels de santé libéraux, représentants d’associations de patients, acteurs du secteur médico-social, représentants des EHPAD, ARS Bretagne ;
    • l’accompagnement du GCS e-santé Bretagne sur l’ensemble du projet ;
    • des établissements de santé particulièrement engagés qui ont permis le déploiement du DMP dans leurs structures et développé l’usage du DMP par son alimentation automatique avec le compte-rendu d’hospitalisation ;
    • l’accompagnement de terrain pour les professionnels de santé libéraux par les Délégués de l’Assurance Maladie (DAM) et les Conseillers Informatique Service (CIS) qui ont assisté les professionnels libéraux dès le début de l’opération afin de les guider pour la mise à jour de leur logiciel métier ou pour la connexion via la plateforme www.dmp.gouv.fr. Cette action a débouché sur le raccordement de près de 500 professionnels de santé libéraux au DMP et son utilisation de fait dans la pratique de routine (consultation et alimentation).

    Bilan chiffré du déploiement

    Au cours de l’année 2017, les assurés du régime général d’assurance maladie des Côtes d’Armor ont procédé à l’ouverture de leur DMP :

    • en ligne, sur le site mon-dmp.fr : 6 174 ;
    • dans les accueils de la CPAM : 18 595 ;
    • par l’intermédiaire des établissements de santé du département : 3 429 ;
    • par l’intermédiaire des des professionnels de santé libéraux : 1 907.

    Les établissements de santé partenaires de l’expérimentation participent à la fois à la création des DMP et à leur alimentation. Ils sont actuellement 6 et sont complétements opérationnels : CH de Saint-Brieuc, CH de Guingamp, CH de Lannion, CH de Dinan, Hôpital Privé des Côtes d’Armor à Plérin et la Polyclinique du Trégor à Lannion.

    Les professionnels de santé libéraux ayant recours au DMP sont au nombre de 484 fin janvier 2018, alors qu’ils n’étaient que 74 au 31 août 2017. La progression fulgurante sur le 3e trimestre de 2017 est attribuable aux conseillers informatique service (CIS) de la CPAM qui faisaient de l’accompagnement pro-actif auprès des libéraux.

    Cap sur la généralisation du DMP au sein du territoire

    En 2018, un travail sera entrepris avec les hôpitaux de psychiatrie et les EHPAD et quelques établissements pilotes permettront de tester les procédures de déploiement et de création du DMP dans ces structures.

    Jusqu’à présent le DMP était créé aux ouvrants droit et un axe de développement supplémentaire consiste à procéder à la création d’un DMP pur les ayants droit en 2018.

    Établissements de santé

    Dans la catégorie établissements de santé, la priorité est donnée aux établissements de médecine-chirurgie-obstétrique (MCO). Cinq établissement de santé supplémentaires sont concernés par le déploiement (CH de Lamballe, CH de Quintin et la Polyclinique du Pays de Rance à Dinan), dont deux sont en attente de la mise à jour de leur outil informatique (CH de Paimpol et CH de Tréguier).

    Officines

    Au cours du 1er semestre 2018, les patients pourront également procéder à la création de leur DMP dans les pharmacies. La Cnam a souhaité s’appuyer sur le réseau des officines pour permettre une montée en charge encore plus importante du nombre de DMP créés en proposant aux pharmaciens une incitation financière à la création de 1€ par DMP ouvert.