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  • Le décret du 21/02/18 précise les modalités de mise en oeuvre du financement à l’épisode de soins

    Le décret du 21 février 2018 relatif au cadre d’expérimentations pour l’innovation dans le système de santé, pris en application de l’article 51 de la loi de financement du la sécurité sociale pour 2018, précise les modalités d’expérimentations financières et organisationnelles du système de santé. Le « paiement à l’épisode de soins » ou « bundled payment » est l’une des expérimentations visées par ce nouveau dispositif au niveau national.

    Plusieurs modalités de financement du système de santé coexistent actuellement : financement des soins de ville, financement hospitalier (fondé en partie sur la T2A) et du secteur médico-social. 

    L’article 51 de la loi n°2017-1836 du 30 décembre 2017 de financement de la sécurité sociale pour 2018 introduit un dispositif permettant d’expérimenter de nouvelles organisations en santé, reposant sur des modes de financement inédits. Ce dispositif permet de déroger à de nombreuses règles de financement de droit commun, applicables en ville comme en établissement hospitalier ou médico-social.

    Il sera en effet possible de déroger à une liste de règles prévues par les codes de la sécurité sociale, de la santé publique, et de l’action sociale et des familles, énoncées au titre II de l’article L.162-31-1 du Code de la sécurité sociale et concernant les modalités de financement des prestations couvertes par l’assurance maladie ou certaines modalités d’organisation de l’offre de soins.

    Le décret du 21 février 2018 précise le cadre d’expérimentations pour l’innovation organisationnelle et financière

    Sont notamment éligibles les expérimentations portant sur : 

    • les technologies non prises en charge par les modalités de financement existantes, susceptibles d’améliorer l’accès aux soins, leur qualité, leur sécurité ou l’efficience du système de santé;
    • la structuration des soins ambulatoires, la coordination du parcours de santé, l’accès aux soins ;
    • la prise en charge des médicaments onéreux et la pertinence des prescriptions.

    Les acteurs porteurs d’un projet local d’expérimentation le communiqueront à l’Agence régionale de Santé compétente. Les projets nationaux seront adressés au rapporteur général du dispositif, placé sous la responsabilité de la ministre (article R. 162-50-4 du code de la sécurité sociale).

    Les modalités de présentation, sélection et autorisation des projets d’expérimentation, la procédure de sélection des candidats aux appels à projets, les modalités d’information des patients, les dispositions relatives à la prévention des conflits d’intérêts et l’évaluation des dispositifs expérimentaux sont précisés dans le décret consultable ici.

    Le paiement à l’épisode de soins au nombre des expérimentations visées par le décret

    Le « paiement à l’épisode de soins » ou « bundled payment » désigne la prise en charge financière des patients organisée par séquence de soins (avant, pendant, après une hospitalisation par exemple). Il inclut un financement forfaitaire qui tient compte des différentes étapes de la trajectoire clinique.

    La CNAM proposait d’expérimenter le financement à l’épisode de soins pour la prothèse de hanche dans des régions pilotes, dans son rapport « Charges et Produits de l’Assurance maladie 2018 », rendu public en juin 2017. Le rapport « L’évolution des modes de financement des établissements de santé : une nouvelle échelle de valeur », remis par Olivier Véran à la Ministre des Solidarités et de la Santé le 4 avril 2017, préconisait également de l’adopter.

    Ce mode de financement vise à améliorer la qualité de la prise en charge des patients, en favorisant le retour précoce à domicile et en réduisant les complications. Comme le précise le communiqué de presse du Ministère des Solidarités et de la Santé, ces expérimentations financières et organisationnelles doivent « inciter les professionnels de tous les secteurs à collaborer davantage, à se coordonner (…) » pour « assurer un réel continuum de prise en charge des patients dans le cadre de leur parcours en dépassant la logique – trop cloisonnée – de secteurs ».

  • Etude : les risques cardiovasculaires détectés dans la rétine grâce à de l’intelligence artificielle

    Des chercheurs de Verily Life Sciences, la filiale santé de Google, ont réussi à prédire le risque cardiovasculaire en analysant la rétine de milliers de patients, grâce à un système d’intelligence artificielle. Cette étude* dont les résultats ont été publiés dans la revue Nature Biomedical Engineering, le 19 février 2018, montre que les technologies de deep learning sont parvenues à extraire d’autres informations dans le fond d’œil, telle que l’âge et le sexe du patient.

    Prédire le risque cardiovasculaire en observant la rétine

    Plusieurs outils de prédiction du risque cardiovasculaire ont déjà été mis au point depuis des décennies. Le plus connu d’entre eux est sans doute le score de Framingham : cette étude épidémiologique qui a commencé en 1948 a permis de déterminer la majorité des facteurs de risque cardiovasculaire. Malgré sa pertinence, des efforts continus sont menés pour améliorer les prédictions de risque et les individualiser.

    Google joue la carte de l’intelligence artificielle

    Des chercheurs de Verily, la filiale santé de Google, ont donc tenté d’utiliser l’intelligence artificielle pour prédire les risques de maladies cardiaques. Les marqueurs de ces pathologies, tels que la rétinopathie hypertensive et les emboles de cholestérol, peuvent souvent se manifester dans l’œil. Les chercheurs ont, par conséquent, utilisé des images de rétine. Riches d’informations, les fonds d’oeil sont en outre faciles à obtenir, l’examen est non-invasif et peu coûteux.

    Afin de développer un algorithme fiable, les chercheurs de Google ont utilisé 285 000 images de rétines de patients et les ont validées sur deux jeux de données de plus 12000 patients d’un côté et 1000 de l’autre.

    Résultats

    A partir des seules images de fond d’oeil, le logiciel a réussi à détecter plusieurs informations personnelles sur le patient avec une relativement bonne justesse :

    • l’âge avec une marge d’erreur de 3 ans
    • le sexe du patient
    • le statut de fumeur ou non-fumeur

    Le système de deep learning s’est révélé moins efficace concernant la prédiction de :

    • la pression artérielle
    • l’IMC
    • le taux d’HbA1c

    Cependant, la prédiction des maladies cardiovasculaires grâce à l’intelligence artificielle se révèle presque aussi performante que l’outil de référence, appelée SCORE. A 5 ans, les prévisions de l’algorithme de Verily se sont révélées juste dans 70% des cas contre 72% pour SCORE.

    Des secrets du deep learning révélés

    Les travaux publiés dans Nature Biomedical Engineering le 19 février 2018 sont également intéressants parce qu’ils révèlent comment les modèles de deep learning parviennent à extraire de telles informations à partir des images de rétines. Il en ressort que l’analyse des vaisseaux sanguins sert à déterminer l’âge, le statut tabagique et la pression artérielle. Le disque optique permettrait quant à lui de prédire le sexe du patient, et l’environnement périvasculaire serait utilisé pour prédire le taux d’hémoglobine glyquée.

    Les chercheurs concèdent que le nombre de data utilisées est relativement faible pour du deep learning et que la variété des images utilisées n’était pas optimale. Le système d’intelligence artificielle a donc besoin d’être validé sur un plus grand jeu de données.

    Vers une meilleure prévention cardiovasculaire

    Cependant, les chercheurs estiment que le deep learning est parvenu à révéler de nouveaux signaux présents dans les images rétiniennes, ce qui devrait permettre « une meilleure stratification du risque ».  » La possibilité de pouvoir un jour comprendre rapidement l’état des vaisseaux sanguins d’un patient avec une image rétinienne pourrait faciliter la mise en place de mesures pour prévenir des accidents cardiaques », estime le cardiologue Michael McConnel, responsable des innovations cardiovasculaires chez Verily.

  • Usagers et professionnels, 2 axes de réfléxion du groupe de travail sur l’avenir du système de santé

    De la démarche personnelle engagée par le président du Syndicat des Managers Publics de Santé, Jérémie Sécher, en collaboration avec Philippe Denormandie, chirurgien orthopédique et directeur des relations santé de MNH GROUP, est née l’initiative du groupe de réflexion sur l’avenir du système de santé qui vise notamment à repenser la place et le rôle du service public à moyen et long terme. L’initiative a vu jour une semaine après l’annonce de la stratégie de transformation du système de santé par le Premier ministre Édouard Philippe, le 21 février 2018.

    Réfléchir à l’organisation du soin, des parcours, la place du patient, le rôle de l’hôpital et du CHU de demain, du réseau sanitaire au service du patient à l’échelle de l’établissement ainsi que du territoire, tels sont les objectifs du groupe. Les paradigmes de la réalité hospitalière ont subi des modifications fondamentales et le système de santé ne peut pas les ignorer. Pour les appréhender, le groupe entame une réflexion autour des notions du temps et du sens pour repenser le rôle de l’hôpital de demain.

    Le groupe de réflexion s’est engagé à formuler des recommendations opérationnelles pour début mai 2018 à destination notamment des pouvoirs publics.

    Le rapport de l’usager-patient avec l’établissement au cœur de la réflexion

    La motivation du groupe, dont les membres actuels sont listés ci-dessous, consiste à apporter une réponse collective et convergente aux défis que rencontrent les professionnels de santé hospitaliers et s’inscrit dans la discussion actuelle autour de la transformation du système de santé. Les membres du groupe sont différents acteurs de la santé issus du monde hospitalier et des représentants d’usagers.

    Le travail du groupe s’articule autour de 2 axes principaux avec en perspective l’élaboration d’un livrable rapide à destination du public et des autorités à horizon Hôpital expo 2018. Il inclura des propositions opérationnelles et très probablement des études d’appui.

    Les deux thématiques qui vont alimenter la réflexion des hospitaliers tournent autour de :

    • l’impact des nouvelles attentes des usagers, du nouveau rapport aux technologies de l’information, des télécommunications et de l’émergence des collectifs et des associations sur le système hospitalier à l’échelle des établissements, d’une part, et des territoires, d’autre part ;
    • la façon dont on peut redonner du temps et du sens aux professionnels de santé.

    Les membres placent au cœur de leur démarches les usagers, car toutes les réformes de l’organisation hospitalières n’ont de sens que si elles sont au service des usagers. L’usager et ses rapports à l’hôpital seront examinés à travers le prisme des paradigmes régissant la vie des établissements qui sont en train de se métamorphoser.

    Le professionnel n’est plus le détenteur de la connaissance

    Le constat est fait d’une rupture dans la démarche du patient envers sa santé, résultat notamment de l’accès du patient à une grande quantité d’informations en amont de la rencontre avec le professionnel de santé qui influe sur la relation soignant-soigné où le patient veut être acteur et constructeur de la décision clinique et qui doit être empreinte de croyance, au sens de la confiance en le médecin, en le système de soin.

    Ce changement a des conséquences à différents niveaux – le professionnel de santé n’est plus le détenteur de la connaissance, mais doit posséder de bonnes compétences pour construire une relation permettant un parcours clinique efficace et garant de résultats. L’implication du patient est nécessaire dans un processus de décision totalement nouveau qui a un impact sur le rapport avec le médecin, avec les professionnels et l’établissement de santé et aussi sur l’organisation des soins et les structures de santé de façon globale.

    La question se pose de savoir quel sens doit être donné aux organisations de santé pour répondre à ces nouvelles exigences du patient.

    Cette question du rapport au soin a un lien direct avec une deuxième notion structurante, celle du temps.

    La temporalité du soin et le temps administratif

    Les professionnels de santé n’ont pas le temps d’exercer leur métier.

    Le temps est la grande interrogation des professionnels de santé tous secteurs confondus. Qu’il s’agisse du temps matériel dont les professionnels disposent, que l’on organise, ou du temps immatériel qui est la sérénité du professionnels le plaçant dans de bonnes dispositions face à son patient pour une relation de qualité.

    Le Dr Denormandie évoque la pénétration du digital dans les soins et le temps que les soignants passent face à un écran et non pas face aux patients, notamment pour gérer les tâches administratives. Il souligne l’influence de cet aspect sur le rapport des médecins à leurs patients et les rapports entre les professionnels de santé eux-mêmes.

    Pour bien comprendre les rapports entre ces différentes catégories, le groupe de réflexion se propose d’établir un portrait sociologique des différents intervenants et de redéfinir le sens des missions et du relationnel à différents niveaux – hôpital-ville, entre différentes catégories professionnels, etc.

    Une réflexion plurielle face à une perte de sens généralisée et un cadre de soins profondément modifié

    Les différentes catégories de professionnels de santé sont unanimes et partagent la sensation de perte de sens dans la cadre de l’exercice de leur métier.

    Les professionnels de santé adoptent une démarche unie et pluri-professionnelle pour agir sur l’adaptation du modèle de soin en prenant en compte les problèmes au sein des établissements de santé et les nouvelles exigences posées par l’évolution de la société :

    • la gestion des maladies chroniques nécessitant des prises en charge innovantes ;
    • le besoin d’une réponse collective de plusieurs spécialités face à des pathologies nouvelles ;
    • l’individualisation des thérapies pour une réponse optimale par le patient ;
    • les modèles de formation professionnelle enfermés dans une approche de silos entre catégories professionnelles et loin d’un modèle de transmission de compétences transversales ;
    • la synchronisation du temps médical, administratif et de soin à l’hôpital et l’impact sur les équipes ;
    • la capacité à travailler ensemble et la création de conditions favorable à l’émergence de la cohésion d’équipe ;
    • la nécessité de réorganisation des parcours et des structures pour une réponse médicale adaptée et efficace face à des changements de paradigmes de soins majeurs ;
    • la modification de l’offre et de l’organisation de soin au sein de l’établissement et au sein des territoires ;
    • la prévalence des nouvelles technologies dans la société contemporaine ;
    • les attentes du patient vis-à-vis du médecin qui le suit ;
    • les risques psycho-sociaux chez les professionnels et la détection de situations anormales ;
    • la motivation professionnelle de jeunes praticiens et des perspectives d’évolution de carrière ;
    • l’usage comme partie prenante dans l’élaboration des stratégies d’établissements de santé.

    Selon les professionnels de santé, tous ces éléments ont besoin d’être interrogés et leur rôle dans la santé ainsi que leurs interactions et rapports qui les animent, redéfinis.

    Oui au numérique s’il peut être synonyme de gains de temps

    Le numérique, les systèmes d’information et les outils au service de la traçabilité introduisent trop de contraintes pour les professionnels de santé. Pour sortir de cette perception de charge numérique, il faut penser les outils numériques dans une logique d’usage afin qu’ils ne constituent pas une perte de temps, mais un moyen d’en gagner. Selon le Dr Denormandie, il faut sortir de la logique technologique et adopter celle de l’usage pour produire des outils adaptés.

    Par ailleurs, les directions d’établissement manque de visibilité sur l’utilité que peuvent présenter certains nouveaux outils et la façon dont ils pourraient être implémentés dans la finalité de faciliter le quotidien des professionnels. Le groupe envisage de se pencher sur la question et de guider les professionnels dans les usages qu’ils pourraient faire de nouveaux outils numériques.

    Les membres actuels du groupe de réflexion

    Les promoteurs du groupe de réflexion, qui n’a toujours pas de nom officiel, ont souligné leur volonté d’associer l’ensemble des acteurs et des professionnels de santé. C’est pourquoi la composition du groupe est appelée à évoluer en enrôlant de nouveaux membres.

    Actuellement, il se compose des membres suivants:

    • Jérémie SECHER, Directeur d’établissements, Président du Syndicat des Manageurs Publics de Santé (SMPS)
    • Dr Philippe DENORMANDIE, Chirurgien orthopédique, Conseiller Médical, Directeur Relations Santé MNH GROUP
    • Pr Laurent BERTOLETTI, Médecin Pneumologue, CHU de Saint Etienne
    • Dr Rachel BOCHER, Médecin Psychiatre, Présidente de l’Intersyndicat National des Praticiens Hospitaliers (INPH)
    • Guy COLLET, ancien Conseiller FHF et Directeur d’ARH
    • Philippe EL SAIR, Directeur Général du CHU de Brest
    • Dr Bruno FAGGIANELLI, Médecin urgentiste, Président de CME, Secrétaire Général, Association des Médecins Urgentistes de France (AMUF)
    • Dr Pierre FOUCAUD, Médecin, CH de Versailles, ARS Ile-De-France
    • Thierry GAMOND RIUS, Directeur d’établissements, Président de la Conférence Nationale des Directeurs de Centres Hospitaliers (CNDCH)
    • Marie HIANCE, Déléguée Nationale du Syndicat des Manageurs Publics de Santé (SMPS)
    • Laurent HOUDART, Avocat, Cabinet HOUDART
    • Dr Jean Patrick SALES, Chirurgien, Vice-Président Comité Économique des Produits de Santé
    • Thomas SANNIE, Représentant des usagers, Président de l’association française des hémophiles, Représentant des usagers au conseil d’administration de l’AP-HP
    • Dr Pierre SIMON, Médecin, ancien Président de la Société Française de Télémédecine
    • Guillaume WASMER, Directeur d’établissements, Administrateur de la Fédération Hospitalière de France (FHF).

  • Theodo présente deux applications e-santé lors du 1er Live d’Innolab d’Elsan (Julien Laure)

    Lors d’un grand rendez-vous réunissant une centaine de participants le mardi 30 janvier 2018 à Paris, Elsan a partagé un premier bilan des innovations au service des patients lancées à travers son incubateur Innolab.

    Né il y a deux ans, cet incubateur de projets a permis à Elsan de nouer des partenariats avec dix start-ups (sur 200 projets reçus) pour le développement de nouveaux produits et services. A l’occasion de son premier événement « Live d’Innolab », le groupe a souhaité faire témoigner quatre de ses partenaires sur leur collaboration et les solutions innovantes qui ont pu émerger.

    Après Bepatient, Schoolab et Collective Thinking H&TI donne la parole à Julien Laure, CEO de Theodo lundi 26 février 2018.

    Quelle est l’origine de Theodo ?

    Nous sommes une start-up de conseil et de réalisation dans le digital. Notre histoire commence en 2007 avec le site Allomatch.com, qui permet aux fans de sport de trouver un bar qui diffuse un match près de chez eux. Deux ans plus tard, nous créons Theodo, avec le même désir : éliminer les problèmes que peuvent rencontrer nos clients pour qu’ils puissent se consacrer à leur cœur de métier.  

    Aujourd’hui, Theodo, c’est 200 personnes qui travaillent à Paris et à Londres sur 100 projets par an tous secteurs confondus, tant des PME et des starts-ups que des grands groupes. Nous avons créé un start-up studio, M33, qui regroupe des start-ups spécialisées dans le mobile (BAM), dans la Big Data (SICARA), dans la Fintech (Sipios) et une basée à Londres (Theodo UK). Et pourquoi pas bientôt dans la santé ?

    Justement, quelles sont les solutions que vous développez pour et avec Elsan ?

    Il est évident que nos solutions peuvent aider le secteur de la santé car il y a des gaspillages qui peuvent être éliminés grâce au digital, au service du bien-être des patients mais aussi du personnel.

    Nous avons développé deux Appli pour Elsan :

    • L’Espace Patient : le patient fait sa pré-admission directement en ligne ce qui lui évite les files d’attente en clinique et qui fait gagner du temps au personnel hospitalier. Le patient fournit tous les documents nécessaires en ligne et peut choisir sa chambre et ses options en amont de son hospitalisation. L’Espace Patient est utilisé depuis plus d’un an dans des cliniques pilotes et a prouvé son efficacité. Nos équipes parisiennes se rendent régulièrement dans les cliniques en région pour s’assurer que le produit est bien adopté et pour l’adapter en intégrant les retours utilisateurs.

    • Materniteam, une application mobile qui accompagne les futures mamans dans leur grossesse jusqu’à l’accouchement. Une fois l’application téléchargée, les femmes enceintes peuvent être mise en relation avec une référente qui s’occupe d’elles pendant la grossesse et leur prodigue des conseils réguliers. L’application est disponible en ligne et est déjà utilisée dans 24 maternités Elsan. Elle a été téléchargée par 53 000 mamans qui l’ont utilisée au moins une fois par semaine durant la grossesse. 

                                                                              

    Pouvez-vous nous parler de votre partenariat avec Elsan et de votre place à Innolab ?

    Theodo accompagne Elsan depuis plus de 2 ans et l’aide à concrétiser sa vision de l’avenir de l’hospitalisation privée. Le fait d’être membre de l’Innolab nous permet à la fois de délivrer des projets digitaux très rapidement auprès des patients et du personnel hospitalier et de transmettre progressivement la connaissance technique et culturelle de notre start-up aux équipes digitales du groupe Elsan.

    Avez-vous d’autres projets dans le secteur de la santé ?

    Oui, nous avons travaillé pour une start-up qui déploie le WiFi sécurisé dans les hôpitaux et sur une application pour suivre et conseiller le patient suite à son hospitalisation.

    Pour Elsan spécifiquement, nous sommes prêts à travailler sur de nombreux autres projets, pour « cracker » tous les problèmes utilisateurs qui peuvent être rencontrés.

    Qu’attendiez-vous de ce premier live et qu’en avez vous retiré ?

    Cette première soirée live Innolab a été une réussite. En particulier, cela nous a permis de découvrir 3 autres projets menés au sein de l’incubateur et d’échanger plus largement avec les collaborateurs d’Elsan sur leurs métiers et sur les projets que nous menons avec eux.

  • Société Française de Radiologie, première société savante à adhérer au pôle de compétitivité Medicen

    La Société Française de Radiologie (SFR) est la première société savante à adhérer au pôle de compétitivité Medicen Paris Région, selon un communiqué publié le 7 février 2018. Cette association est le fruit de la volonté de la SFR d’aider au développement de l’innovation en imagerie médicale.

    Selon le professeur Jean-François Meder, président de la SFR, le partenariat mis en place est une façon de mobiliser la recherche académique et les start-ups sont au service de l’innovation à travers différentes initiatives. Dorénavant, Medicen Paris Région siégera au sein de son comité Innovation.

    Pour répondre aux besoins spécifiques des radiologues de la SFR, des projets en imagerie sont annoncés comme fruits du partenariat dans les mois à venir. Les membres de Medicen et d’autres acteurs de l’écosystème francilien en innovation prendront part à ces projets innovants.

  • Data : Jaguar Network reçoit l’agrément hébergeur de données de santé à caractère personnel

    Jaguar network, hébergeur-opérateur marseillais a obtenu l’agrément hébergeurs de données de santé à caractère personnel délivré par le Ministère de la santé. Cet agrément est valable pour son datacenter de Marseille et celui de l’hébergeur lyonnais DCforData dans lequel il a investi fin 2017.

    Jaguar Network – qui compte 150 salariés et affiche une croissance de 27 % de son chiffre d’affaires – entend se distinguer parmi les hébergeurs en ne se limitant pas à de l’hébergement d’applications pouvant contenir des données de santé ou à l’hébergement de services collectant des données de santé, mais en devenant l’hébergeur de référence des sociétés innovantes dans le domaine de la santé.

    Trois gisements de croissance

    Selon différentes sources, le PDG de Jaguar Wetwork, Kevin Polizzi, a identifié trois gisements de croissance :

    • les smart cities
    • l’industrie 4.0, avec notamment la santé connectée ;
    • la création d’un incubateur de start-ups dédiées aux biotechnologies.

    Une dizaine de start-ups auraient déjà signé pour rejoindre Onelife, parmi lesquelles GenPred.

    Cet accélérateur sera logé dans le Quanta, le bâtiment de 5.500 m2 que Jaguar network est en train de faire construire à Marseille pour un investissement total de 20 millions d’euros.

  • L’ARS Île-de-France finance un serious game pour infirmiers, inscrit aux programmes de 4 IFSI

    Selon un communiqué de presse en date du 22 février 2018, l’Agence Régionale de Santé Ile-de-France a participé au financement d’un jeu sérieux (serious game) à destination des étudiants infirmiers.

    L’initiative remonte à 2014, lorsque l’ARS s’est associée avec le Centre de simulation de la faculté de médecine de l’Université de Paris-Sud, pilote du projet avec son LabForSIMS, et quatre instituts de formation aux soins infirmiers (IFSI). Les deux principaux objectifs pédagogiques du jeu consistent à apprendre à détecter de façon précoce l’aggravation de l’état d’un patient et échanger en équipe via l’outil de communication standardisé proposé par la Haute autorité de santé (HAS), à savoir le SAED.

    Projet collaboratif entre l’ARS, les Instituts de formation aux soins infirmiers et l’Université Paris-Sud

    L’ARS Île-de-France appuie les projets de formation par la simulation en santé. Dans le cadre de sa volonté d’améliorer constamment la formation dans le but de garantir la qualité et la sécurité des soins, l’ARS soutient des projets de formation des professionnels.

    Depuis 2014, elle soutient le projet du Centre de simulation de la faculté de médecine de l’Université Paris-Sud, piloté par le Dr Antonia Blanié, LabForSIMS, Université Paris-Sud) en collaboration avec quatre instituts de formation aux soins infirmiers : Barthélémy Durand (91), Perray-Vaucluse (91), Paul Guiraud (92), Sud Francilien (91).

    Les caractéristiques du jeu sérieux pour infirmiers

    Il s’agit d’un jeu interactif qui prépare les infirmiers à des situations de surveillance dans quatre environnements cliniques différents : en urgences pédiatriques, en Ehpad, en psychiatrie et en chirurgie.

    L’étudiant peut procéder aux actions suivantes :

    • interroger le patient ;
    • mesurer les paramètres vitaux ;
    • effectuer des actes techniques ;
    • consigner des observations dans le dossier de soins ;
    • appeler le médecin.

    Il se familiarise également avec le processus de classement des informations qu’il doit délivrer au médecin selon un ordre de priorité qu’il doit établir, conforme à l’outil SAED.

    Déploiement du jeu sérieux

    Les quatre IFRI ayant participé au développement et à la mise en œuvre du jeu ont intégré depuis la rentrée 2017 des séances de formation par le jeu dans leur dispositifs de formation.

    En plus de constituer un outil de formation initiale, le jeu pourra s’inscrire dans le cadre de la formation continue et est notamment adapté à l’utilisation par les infirmiers de nuit, qui sont moins confrontés dans leur pratique quotidienne à des situations d’urgence. Recourir à cet outil de simulation pourra leur permettre d’entretenir et d’améliorer leurs compétences pour faire face à des situations d’aggravation de l’état de santé d’un patient.

  • « Contribuer à l’efficience opérationnelle du parcours de soin ambulatoire » (G. O’Brien, Domicalis)

    Créée en 2010 à Mérignac (Gironde), Domicalis (6 salariés) édite des progiciels de e-santé pour la chirurgie ambulatoire et le télé-suivi des pathologies chroniques à domicile.

    En décembre 2017, l’entreprise a obtenu les certifications internationales ISO 9001 et ISO 13485 (Dispositif Médical) ainsi que le marquage CE de son produit Domicalis Care.

    L’occasion pour H&TI de rencontrer Gérald O’Brien, son PDG. Cet ingénieur de formation, ex-directeur de programme à Capgemini Consulting a créé Domicalis afin de mettre à profit ses deux compétences : la R&D et le business developpement.

    Quels sont les progiciels développés par Domicalis ?

    Notre métier est d’accompagner les prises en charge des patients sur leur lieu de vie et d’assurer la coordination entre les professionnels de santé (hospitaliers, libéraux, paramédicaux) et médico-sociaux impliqués. Pour cela, nous avons mis au point deux logiciels, le premier – né en 2013 – s’appelle Domicalis Care. Il est orienté autour de la télésurveillance médicale à domicile. Il facilite les parcours de soins au domicile en mettant tous les acteurs de la prise en charge en relation à travers un outil numérique fonctionnant comme un réseau social professionnel et sécurisé. Cet espace collaboratif réunit à la fois des personnes physiques  (par exemple le médecin traitant, l’infirmière, etc.), des sociétés (assistance à la personne), des équipements connectés (médicaux, domotique, bien-être) et des progiciels métier. Cet espace numérique de partage d’information est essentiel pour assurer le continuum Hôpital-Ville-Domicile et donc décloisonner les parcours des patients.

    Le deuxième, Ambulis, gère tout ce qui est suivi de la relation avant et après une chirurgie ambulatoire. C’est un facilitateur qui répond à une attente sociétale : les patients préfèrent passer du temps chez eux que de rester à l’hôpital, quand cela est possible. Mais aussi à une attente gouvernementale : Agnès Buzyn, ministre de la Santé, qui envisage 70 % d’ambulatoire à l’horizon 2022. Actuellement on atteint péniblement 54 % en France tandis que les pays anglosaxons sont plutôt autour de 80-85%.

    Les promesses de nos solutions sont :

    • l’efficience opérationelle des établissements de soins (gain de productivité) ;
    • un meilleur management du risque (détection des dégradations de l’état général, des décompensations, de l’observance du patient, etc.) grâce à un canal de communication
    • la fluidification de la relation Hôpital-Ville-Domicile ;
    • la satisfaction du patient, qui est rassuré. S’il a des douleurs, le signale via les outils numériques et a besoin de parler à quelqu’un, la mise en relation est simple et rapide et il sait que le responsable de sa prise en charge va tenir compte de cette information.

    Concrètement, comment fonctionnent ces logiciels ?

    Pour Ambulis, le patient qui va être opéré télécharge l’application sur son téléphone. Par son biais, l’établissement hospitalier peut rester en permanence en lien avec lui, avant et après l’opération. Ambulis sert à sécuriser l’ensemble du processus : il permet aux professionnels de vérifier que tout est bien requis pour que l’intervention ait lieu, que les examens sanguins sont faits, que le patient a pensé à prendre ses béquilles par exemple, voire qu’il a prévu qu’on vienne le chercher à la sortie de l’hôpital. Certaines choses peuvent sembler basiques mais si tous les critères ne sont pas remplis, l’opération ne peut pas avoir lieu dans de bonnes conditions. Après l’intervention, l’Appli est utilisée pour vérifier les symptômes post opératoires et répondre à des questionnaires sur l’efficacité de l’opération chirurgicale.

    Pour Domicalis Care, tout commence par la construction du parcours de soin du patient et du réseau de prise en charge par l’infirmier(e) de coordination. Véritable « chef d’orchestre » de la prise en charge, ce(tte) dernier(e) identifie les acteurs dans le système, paramètre le parcours de soins (constantes médicales suivies, appareils connectés, questionnaires de suivi, modalités d’observance, seuils d’alerte, etc.). Chacun ensuite peut accéder à Domicalis via un portail Web ou une application mobile, le tout parfaitement sécurisé conformément au RGPD. Notre système facilite l’usage en fournissant à chaque acteur uniquement l’information qu’il souhaite, via son canal de communication usuel et sans même qu’il se connecte à nos solutions (mode « push » d’information). Les personnels intervenant à domicile disposent des dossiers de leurs patients sur leur téléphone et peuvent le mettre à jour même en l’absence de connexion Internet (mode « offline »). Lorsque l’accès à Internet est de nouveau possible, l’information saisie est synchronisée avec le serveur de Domicalis Care.

    Qui s’en sert actuellement ?

    Pour ces deux dispositifs, qui sont gratuits pour les patients, nos clients sont principalement des groupes de cliniques privés, et des établissements ESPIC et des prestataires de santé à domicile. Ils sont déjà une dizaine à avoir signé un contrat avec Domicalis pour les services de chirurgie orthopédique, urologique, bariatrique et ondotologique ainsi que pour la chirurgie du sein en cancérologie. Domicalis Care est actuellement utilisé pour le suivi de la nutrition artificielle et pour la télésurveillance de l’insuffisance respiratoire. Le système est soit en locatif avec un abonnement à l’usage – soit via la vente d’une licence avec un usage illimité – ce que privilégient les grands groupes.

    Vous visez depuis plusieurs années les marchés étrangers ?

    Il est vrai que nous avons signé en juin 2016 un contrat de distribution mondiale avec Agfa Healthcare en Belgique avec l’ambition de se déployer au niveau international. Nous misons principalement sur l’Amérique du Nord et l’Europe. Mais nous n’en sommes qu’aux balbutiements puisque le déploiement commercial n’a commencé qu’en 2018. Cela devrait prendre 6 à 9 mois avant de constater voir les premiers résultats commerciaux. Il nous fallait d’abord avoir les prérequis réglementaires.

    C’est chose faite avec les normes ISO, obtenues en décembre 2017 ?

    Oui les normes ISO 9001 et ISO 13485 (Dispositif Médical) facilitent grandement l’obtention des équivalents du marquage CE à travers le monde. Ces marquages sont nécessaires pour commercialiser ce type de produits à l’étranger. Grâce à la certification, Domicalis devrait pouvoir obtenir plus facilement les normes HIPA aux Etats-Unis, qui sont draconiennes en matière du contrôle du risque produit.

    Obtenir la certification a été un travail de longue haleine : 18 mois de travail pour un demi-poste à temps plein, ce qui est conséquent pour une TPE de 6 personnes. Tout au long du processus, nous avons dû faire évoluer le produit, la gestion des aspects risques produits et intégrer de nombreuses précisions dans la documentation.

    Au même moment, vous étiez noté par l’agence de notation de start-ups Early Metrics ?

    Early Metrics, agence de notation financière et extra-financière des TPE a classé 150 entreprises de e-santé. Elle a développé un process, rodé auprès de 1 500 entreprises tous secteur confondus, qui leur permet de faire une évaluation à 360° de la start-up. Les consultants m’ont contacté en fin d’année 2017 pour réaliser cette analyse gratuite. Domicalis a obtenu la notation de 76/100 de la part de l’organisme, ce résultat nous place dans le top 8% des 150 entreprises de la e-santé déjà évaluées par Early Metrics.

    Quelles sont les ambitions de Domicalis pour les années à venir ?

    Aujourd’hui, nous voulons d’abord être reconnus sur certaines spécialités médicales comme une solution qui amène de la valeur ajoutée pour les patients et contribue à l’efficience opérationnelle des parcours de soins ambulatoires.

    Nous souhaitons étendre le nombre des spécialités médicales couvertes par nos solutions (insuffisances rénale et cardiaque chronique) et intégrer du contenu d’éducation thérapeutique et de prévention dans nos outils. Nous avons fait 500 000 € de chiffre d’affaires en 2017 et notre objectif est d’atteindre 3,5 millions d’€ d’ici quelques années, grâce au déploiement en France et à l’international. A plus court terme, nous allons faire grossir les effectifs, en recrutant au niveau R&D et commercial.

    Vous faites partie du cluster Tic Santé Nouvelle Aquitaine. Qu’est-ce que cela implique pour vous ?

    Faire partie de cette communauté de 68 membres – industriels, institutionnels et usagers – est un réel plus. En dehors du networking, nous organisons des réunions sectorielles sur le thème de la santé et montons des projets collaboratifs. Je suis personnellement très actif au sein du cluster. J’étais déjà membre de ce qui était en quelque sorte son ancêtre, sans véritable structure. Nous avions monté de beaux projets collaboratifs avec des grands industriels aquitains et c’est peut-être cette dynamique qui a pu contribuer à la création du Cluster TIC Santé par le président de la région. Ainsi, le projet Licorne, mis en place avec le service de gériatrie polypathologique du CHU de Nice a pu être possible grâce à notre rencontre avec Agfa Healthcare, tout comme le projet Pelican avec le CHU de Bordeaux, le projet e-DomSanté avec l’Institut Bergonié, le centre de Lutte contre le Cancer de Nouvelle-Aquitaine. Enfin, nous avons été lauréat du concours mondial de l’Innovation en 2015 avec Afga Healthcare et Robosoft, autre industriel de la Région.

  • Silver économie : appel à projets au service des seniors pour la Bourse Charles Foix 2018

    Silver Valley, en partenariat avec le Conseil régional d’Île-de-France, le Conseil départemental du Val-de-Marne, l’Établissement Public Territorial Grand-Orly Seine Bièvre, AG2R La Mondiale, la Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse (Direction de l’Action Sociale Ile-de-France), a lancé le 19 février 2018 la 15ème édition de la Bourse Charles Foix et l’appel à projets associé.

    Sont éligibles les projets portant de nouvelles solutions sous forme de produit, service ou combinaison d’un produit et d’un service accessibles, notamment financièrement pour et par les retraités et/ou à leur entourage. Trois lauréats se partageront une dotation totale de 45 000 euros.

    La clôture de la réception des candidatures est fixée au 30 mars 2018 à 18h30.

    Les projets retenus devront aider à :

    • l’amélioration du soutien des seniors dans tout lieu de vie (maison, appartement, résidence autonomie, Ehpad) ;
    • la réalisation ou poursuite de leurs activités quotidiennes (lire, manger, se déplacer, rencontrer ses amis, faire ses courses,…).

    Documentation et renseignements

    La description complète de l’appel est disponible ici.

    Le règlement de la Bourse Charles Foix 2018 est disponible ici.

    Le dossier de candidature est à télécharger ici.

    Adresse de soumission du dossier : bcf@silvervalley.fr

    Une réunion d’information sur l’appel à projets se tiendra le 1er mars 2018 à 10h à 12h au sein de la plateforme immobilière Silver Innov’ au 54 rue Molière, 94200 Ivry-sur-seine. Pour s’y inscrire, il faut envoyer un mail à : bcf@silvervalley.fr.

    Critères d’éligibilité

    Les porteurs de projet, qu’ils soient associations, professionnels, entrepreneurs ou chercheurs, développant un projet d’innovation dans la filière de la Silver économie, peuvent candidater si les  conditions suivantes sont satisfaites :

    • projet destiné à des seniors actifs ou retraités (autonomes, fragilisés ou dépendants) ;
    • projet ayant une ambition d’intérêt social ;
    • projet porté par une structure (association, entreprise) déclarée et âgée de 5 ans maximum ;
    • projet en phase avancée de recherche et développement ;
    • dans le cadre de cet appel à projets, l’innovation (technologique, service, processus, usage, organisation, modèle économique) se distingue très nettement de l’invention ou d’une découverte dans la mesure où elle doit s’inscrire dans une perspective applicative ;
    • le candidat doit avoir envoyé le dossier de candidature daté et signé par version électronique avant la date de clôture de l’appel à projets ;
    • le candidat doit avoir réglé les frais de gestion s’élevant à 200 euros avant la date de clôture de l’appel à projets (pour les détails, se référer au lien de l’appel au projet ci-dessus).

    Récompense – accompagnement et dotation financière

    Les lauréats bénéficieront, au-delà des 20 000, 15 000 et 10 000 euros respectivement selon le classement, des avantages suivants :

    • accompagnement individualisé durant un an par Silver Valley ;
    • adhésion gratuite pendant 24 mois à Silver Valley ;
    • promotion du projet auprès des acteurs de la filière et des médias via les activités de Silver Valley ;
    • adhésion à vie au Club des entrepreneurs de la Bourse Charles Foix ;
    • une solution d’hébergement comprenant l’accès à l’ensemble des dispositifs d’accompagnement de Silver Innov’ en fonction de ses besoins (à concurrence de 25m²) pour une durée de 6 mois, dans la limite de 3 hébergements.

    Calendrier

    • 19 février 2018 : lancement de l’appel à projets;
    • 1er mars 2018 de 10h à 12h : réunion d’information à Ivry-sur-Seine;
    • 30 mars 2018 à 18h30 : Clôture de l’appel à projets ;
    • 17 mai 2018 : audition de 10 à 15 sélectionnés devant le Jury FIDUP ;
    • 5 juin 2018 : audition des 5 à 10 projets finalistes devant le Grand Jury ;
    • 13 juin 2018 : Remise de la 15ème édition de la Bourse Charles Foix.

  • La RFAS interroge le rôle du Big data dans le champ de la protection sociale (numéro 4-2017)

    Le numéro 4-2017 de la Revue française des affaires sociales (RFAS), publication trimestrielle éditée par la Direction de la Recherche du Ministère des Solidarités et de la Santé, interroge le rôle et les enjeux du Big Data dans le champ de la protection sociale.

    Coordonnée par Magali Beffy et Franck Von Lennep, ce numéro se propose d’étudier les nouvelles techniques statistiques associées au Big data, les nouveaux usages individuels et collectifs, les nouvelles régulations et les questions éthiques et juridiques qu’il soulève.

    Ce dossier publié à l’attention des chercheurs, citoyens et acteurs publics et privés de la santé est un travail de synthèse pluridisciplinaire.

    La Revue française des affaires sociales retient une définition délibérément large du concept de « Big data ». Celui-ci repose sur « le croisement de données aux types et finalités originellement différentes (…) mais il englobe aussi un ensemble de techniques d’analyse et de traitements relevant de l’apprentissage statistique ».

    Le numéro cible deux catégories d’utilisation du Big Data : des usages à vocation de connaissance et de recherche, permettant d’éclairer les déterminants des comportements, des inégalités, de l’état de santé, etc. ; et des usages se rapportant à des cas individuels, à finalité d’aide à la décision (aide à la recherche d’emploi, au diagnostic et à la stratégie thérapeutique).

    Axe 1 : Statistique classique et apprentissage statistique 

    Ce premier axe interroge l’évolution du système statistique public français et européen sous l’impulsion du Big data. Il se propose également d’examiner les nouvelles méthodes développées par la statistique publique pour traiter des bases de données de grande ampleur.

    L’article « Utilisation des réseaux bayésiens comme technique de fouille de données massives – application à des données de recours aux soins » de Chloé Dimeglio, Cyrille Delierre, Pierre Chauvin et Thomas Lefèvre explore la diversification des méthodes utilisées par les statisticiens, entre l’imposition d’un modèle d’exploitation des bases de données a priori et une fouille de données sans hypothèse préalable dans le cadre du recours au soins.

    Le point de vue de Stéphanie Combes et Pauline Givord pose la question de la mesure et de la validité des outils utilisés. Le second point de vue de Bruno Falissard interroge la pérennité des méthodes utilisées pour exploiter les données, quand leur taille et leur ampleur sont susceptible de remettre en question leur validité. 

    Axe 2 : Quels usages du Big Data au sein de notre système de protection sociale ?

    Le Big data fait émerger de nouveaux usages dans le champ de la protection sociale, que ce deuxième axe se propose de traiter. Sont également évoqués le rôle régulateur de l’Etat et le rôle des acteurs institutionnels financeurs et les organismes producteurs de services, au prisme du Big data. Cet axe traite également de la capacité éventuelle du Big data à améliorer l’efficience du système de protection sociale, en ce qui concerne la qualité du service rendu et la maîtrise des dépenses sociales.

    L’article « Big Data et cancer : le challenge » d’Alain Livartowski, Julien Guérin et Gilles Wainrib, décrit les potentialités offertes par le Big data pour la recherche médicale, dans le cadre de la lutte contre le cancer. Les auteurs évoquent les difficultés d’accès aux données des chercheurs et des médecins et l’impact du Big data sur le raisonnement médical avec, notamment, le passage d’un raisonnement déductif à un raisonnement inductif.

    Hélène Tanghe et Paul-Olivier Gibert, interrogent quant à eux « l’enjeu de l’anonymisation à l’heure du Big data ». Cyrille Hagnéré de l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale (ACOSS) et Pascale Breuil et Renaud Villard, de la Caisse nationale d’assurance vieillesse (CNAV) expliquent en quoi le Big data renouvelle leurs méthodes de travail et fait évoluer leurs compétences.

    Un troisième point de vue co-signé par le docteur Pierre-Etienne Heudel, Thierry Durand et le Professeur Jean-Yves Blay décrit les projets mis en œuvre par un établissement de lutte contre le cancer, fondé sur le Big data, ses usages en matière de recherche et d’aide à la décision médicale.

    Axe 3 : Comment concilier Big data et solidarité ?

    Dans l’appel à contribution, les coordonnateurs du numéro se proposaient d’interroger une tension grandissante liée au Big data : s’il peut favoriser des services nouveaux, il peut également menacer des solidarités existantes ou accroître des inégalités. Ce sujet n’a pas été traité par les contributeurs. 

    Axe 4 : Le Big data, un changement sociétal ?

    Plusieurs questions d’ordre philosophique sont traitées dans cet axe : le concept de vie privée a-t-il encore un sens à l’heure du Big data ou est-il appeler à évoluer ? Quels sont les risques inhérents à l’usage d’algorithmes pour infléchir les décisions personnelles ? L’accompagnement des personnes pour prendre conscience de leurs droits et les faire valoir doit-il constituer un nouveau service public ?

    Dans « Peut-on délibérer du « Big data en santé » sans controverser ? Retour sur l’expérience d’un atelier citoyen français », Guillaume Gourgues et Alice Mazeaud analysent le déroulé d’un atelier citoyen organisé par le Ministère des Solidarités et de la Santé au printemps 2016 sur le thème du Big data en santé. Ils examinent les conditions dans lesquelles la délibération démocratique peut s’exercer sur le sujet clivant du Big data en santé. 

    Le dernier point de vue, proposé par François Taddei et Bénédicte Tilloy, explore la notion d’éducation des citoyens au « monde numérique ». Les auteurs rappellent que le numérique peut avoir un impact significatif sur les salariés vulnérables, mais peut également catalyser un certain nombre d’avancées dans le monde du travail. 

    Le prochain numéro de la Revue française des affaires sociales, dont la publication est prévue au printemps 2018, portera sur la « mise en place des systèmes de protection sociale en Afrique ». 

    Pour se procurer le numéro, suivre ce lien.