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  • La CNAMTS, mise en demeure par la CNIL pour manquement à la sécurité des données de santé du SNIIRAM

    A la suite de la publication d’un rapport de la Cour des Comptes en mai 2016 mettant en évidence les « failles de sécurité » du SNIIRAM (Système national d’information interrégimes de l’Assurance Maladie), la CNIL (Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés) a diligenté plusieurs des missions de contrôle sur place entre les mois de septembre 2016 et mars 2017 afin de vérifier la conformité du SNIIRAM à la loi du 6 janvier 2018 modifiée.

    Les contrôles réalisés par la CNIL ont mis en évidence des manquements à la loi Informatiques et Libertés en matière de sécurité des données. Le 27 février 2018, la CNIL a enjoint la CNAMTS (Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés) de renforcer la sécurisation du SNIIRAM. La CNAMTS dispose d’un délais de trois mois pour s’y conformer.

    Le SNIIRAM, une base de données sans équivalent en Europe

    Créé par la loi n°98-1194 du 23 décembre 1998 de financement de la sécurité sociale et mis en oeuvre par la CNAMTS, le SNIIRAM contient des milliards de données relatives à la santé des assurés sociaux (actes médicaux, feuilles de soins, séjours hospitaliers, etc.).

    Mise en service en 2004, cette base de données est accessible aux caisses gestionnaires des régimes d’assurance maladie, aux agences régionales de santé, aux ministères, à l’institut national des données de santé, et à organismes de recherche, etc. Le SNIIRAM constitue une base de données médico-administratives sans équivalent en Europe.

    Aux termes de l’article L.161-28-1 du code de la sécurité sociale, le SNIIRAM contribue :

    • « à la connaissance des dépenses de l’ensemble des régimes d’assurance maladie par circonscription géographique, par catégorie de professionnels responsables de ces dépenses et par des professionnels ou établissement ;
    • à la transmission en retour aux prestataires de soins d’informations pertinentes relatives à leur activité et à leur recette, et s’il y a lieu à leurs prescriptions ;
    • à la constitution du système national des données de santé (…). Il est alimentée par les organismes gérant un régime de base d’assurance maladie ».

    Des failles de sécurité mises en évidence par la Cour des Comptes en 2016

    Dans un rapport rendu public le 3 mai 2016, la Cour des Comptes soulignait l’état de sécurité insuffisant des données du SNIIRAM : « les efforts doivent être poursuivis afin de réduire les risques pouvant affecter la confidentialité et la sécurité des données ». La Cour des Comptes formulait treize recommendations pour « sécuriser l’existant » et encourager l’utilisation du SNIIRAM à des fins de recherche et d’intérêt général.

    A la suite de la publication du rapport de la Cour des Comptes, la Commission nationale Informatique et Libertés a inscrit le SNIIRAM au nombre des thématiques de son programme annuel de contrôles. En application de la décision n°2016-186C du 20 juin 2016 de la Présidente de la CNIL, des missions de contrôles ont été diligentées auprès de la CNAMTS, de prestataires techniques et de caisses primaires d’assurance maladie pour vérifier la conformité du SNIIRAM à la loi Informatique et Libertés.

    Des mesures de sécurité jugées « insuffisantes » par la CNIL au regard de la loi du 6 janvier 1978 modifiée

    La décision de la CNIL, prise le 8 février 2018, a été rendue publique le 27 février 2018 par une décision du 15 février. La CNIL a relevé plusieurs « insuffisances » concernant, notamment : 

    • la pseudonymisation des données de santé des assurés sociaux (qui vise à rendre plus difficile la ré-identification des personnes) ;
    • les procédures de sauvegarde des données
    • l‘accès aux données par les usagers du SNIIRAM (en particulier, l’insuffisante sécurité de leurs postes de travail ) et des prestataires
    • les extractions de données individuelles du SNIIRAM ;
    • la mise à disposition d’extractions de données agrégées du SNIIRAM aux partenaires.

    Ces éléments constituent des manquements à l’article 34 de la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 modifiée, aux termes duquel : « Le responsable du traitement est tenu de prendre toutes précautions utiles, au regard de la nature des données et des risques présentés par le traitement, pour préserver la sécurité des données et, notamment, empêcher qu’elles soient déformées, endommagées, ou que des tiers non autorisés y aient accès (…) ».

    La CNAMTS dispose d’un délais de trois mois pour s’y conformer

    La CNIL a mis en demeure la CNAMTS « de prendre toute mesure utile pour garantir pleinement la sécurité et la confidentialité des données des assurés sociaux conformément aux exigences de l’article 34 de la loi Informatique et Libertés » sous un délais de trois mois. Une mise en demeure est en droit français une interpellation formelle de la part d’un organe institutionnel.

    La CNIL précise dans un communiqué de presse daté du 27 février 2018 qu’ »au regard de la particulière sensibilité des données des données traitées, du volume des données enregistrées et du nombre important d’organismes habilités à y accéder, il a été décidé de rendre publique cette mise en demeure ».

    La CNAMTS s’expose à des sanctions si elle ne se conforme pas à la loi aux termes du délais de trois mois imparti par la CNIL

    La Présidente de la CNIL précise dans sa décision que cette mise en demeure ne constitue pas une « sanction ». En revanche, si la CNAMTS ne se conforme pas aux disposition de la loi Informatique et Libertés aux termes du délais de trois mois imparti par la CNIL, un rapporteur sera désigné et la formation restreinte de la CNIL pourra prononcer à l’encontre de la CNAMTS l’une des sanctions prévues à l’article 45 de la loi du 6 janvier 1978 modifiée, à savoir :

    • 1° Un avertissement ;
    • 2° Une sanction pécuniaire, dans les conditions prévues à l’article 47, à l’exception des cas où le traitement est mis en œuvre par l’Etat ;
    • 3° Une injonction de cesser le traitement, lorsque celui-ci relève de l’article 22, ou un retrait de l’autorisation accordée en application de l’article 25.

    La décision de la CNIL est consultable en ligne.

  • Nov’Ap, l’Observatoire Fehap de l’innovation, lance la 8e édition des Trophées de l’Innovation 

    Pour la 8ème année consécutive, la Fehap (Fédération des Etablissements Hospitaliers et d’Aide à la Personne) lance, lundi 26 février 2018, son appel à innovation.

    Les trophées de l’innovation récompensent des projets en cours de réalisation (candidatant dans la catégorie « Espoir ») et des projets déjà mis en place dans les structures (candidatant dans la catégorie « Réalisé »). 
    Les différentes thématiques de l’appel à innovations 2018 portent sur :
    • La vie associative (dynamiser son CA, favoriser la mixité des instances, oser le dialogue inter associatif …) ;
    • les ressources humaines/la gestion/les innovations organisationnelles ;
    • les pratiques professionnelles et innovations médicales ;
    • les systèmes d’information/digital ;
    • les usagers (améliorer la qualité de vie des personnes, mobiliser les usagers …);
    • sport, santé et bien-être.

    Cette année, la thématique spéciale « Responsabilité sociétale et environnementale » sera la catégorie Coup de Cœur du Jury dans la perspective du 43ème congrès de la Fehap qui se tiendra à Rennes les 28 et 29 novembre 2018.

    Date limite de candidature : 1er juin 2018 sur le internet www.novap.fehap.fr

    Afin de sélectionner les lauréats des Trophées de l’innovation, Nov’Ap s’appuie, lors de l’étape de sélection, sur des experts et des personnalités extérieures à la fédération réunis au sein d’un Comité pluraliste.  Présidé par Antoine Perrin, Directeur Général de la Fehap, le Comité de sélection est chargé d’examiner les dossiers envoyés par les structures adhérentes de la Fehap en réponse à l’appel à innovations.

    A l’issue des délibérations, tous les projets reçus feront l’objet d’une communication dans le Cahier de l’Innovation Fehap et seront intégrés à la cartographie interactive des projets innovants du site Nov’ap.

    Parmi les lauréats des précédentes éditions  : le centre mutualiste de rééducation et de réadaptation fonctionnel de Kerpape de la Mutualité Française Finistère Morbihan pour le « Rehab-Lab », le projet de télémédecine dans les Ehpad de la Résidence La Roseraie à Bréviandes, l’optimisation des flux logistiques en hémodialyse de 3 centres de santé et 5 unités de dialyse du bassin sud Lyonnais (Auvergne- Rhône-Alpes).

    Plus de 700 projets accompagnés

    Les lauréats se verront remettre un trophée lors du 43ème Congrès de la Fehap. Ils seront accompagnés dans leur développement et leur recherche de financement par Nov’ap. Ainsi depuis plus de 7 ans, la Fehap a pu recueillir plus de 700 projets innovants  qui ont tous comme point commun la volonté d’améliorer l’existant pour répondre aux besoins des usagers.

    Nov’ap, depuis sa création en 2015, a en effet pour vocation de faire émerger, faire connaitre et organiser l’innovation entre les adhérents dans le champ de la protection sociale au bénéfice des usagers et de leurs proches.

    Les actions de Nov’Ap

    • Organiser chaque année les trophées de l’innovation de la Fehap ;
    • accompagner les lauréats aux trophées de l’innovation dans la catégorie Espoir ;
    • organiser des ateliers en région autour du thème de l’innovation ;
    • créer une cartographie des projets innovants réalisés par les adhérents Fehap ;

    A titre d’exemple, des adhérents ont pu visiter le centre de Kerpape, le centre de simulation de l’hôpital Foch, le « Hopale lab » de la fondation Hopale, participer au colloque HTA de la fondation Rothschild, au comité de pilotage de préparation des journées APF à l’UNESCO consacrées à l’innovation. 

    Une nouveauté : les adhérents peuvent candidater toute l’année à Nov’Ap

    Tous les projets reçus au-delà du 1er juin 2018 seront pris en compte pour la 9ème édition des trophées. L’appel à innovation sera ainsi annualisé, permettant de renforcer la dynamique en faveur de l’innovation tout au long de l’année. 

  • Un écran-patch seconde peau pour surveiller les constantes vitales des patients âgées

    Le patch-écran connecté a été développé par une équipe constituée des membres du monde académique et industriel, dirigée par le professeur japonais Takao Someya de l’école d’ingénierie de l’Université de Tokyo (Graduate School of Engineering) et dévoilé à l’occasion du symposium annuel de l’Association américaine pour l’avancement des sciences (2018 AAAS Annual Meeting Symposium), à Austin dans l’état du Texas (USA), le 17 février 2018.

    Le dispositif, selon l’auteur, constitue une réponse au besoin de surveillance des données vitales des patients âgées, soulageant ainsi le personnel médical et les membres de famille en charge de la personne malade.

    La commercialisation du patch devrait intervenir d’ici trois ans.

    Un écran seconde peau connecté transmettant des mesures

    Le patch-écran est imaginé comme une seconde peau, flexible et extensible. Il peut gagner jusqu’à 45% de sa taille d’origine sans altération de ses fonctionnalités et ne mesure qu’un millimètre d’épaisseur.

    Le dispositif consiste en une feuille de caoutchouc sur laquelle ont été posés une matrice micro-luminescente, d’un capteur – une « électrode nanomesh respirable », et d’un câblage extensible. Le capteur est capable de recueillir des données médicales telle que la température, la pression artérielle et la myoélectricité (les propriétés électriques du muscle). De ce fait, il peut également effectuer un ECG, afficher en direct la courbe correspondante et le garder en mémoire.

    Étant doté d’un module de transmission sans fil, il peut communiquer les données recueillies au nuage (cloud) ou à un dispositif connecté.

    Le Pr Takao Someya souhaiterait améliorer davantage la fiabilité des parties étirables du dispositif et le maintien de ses fonction sur des surface de grande taille avant de le commercialiser. Selon lui, les premières application de ce dispositif qualifié de non invasif concerneraient le secteur de la surveillance et notamment des personnes âgées en perte d’autonomie.

  • Clinical genomics: Congenica (UK) signs eHealth deals with Chinese Companies

    On February 1, 2018, Congenica, a global provider of clinical genomics interpretation software (England), signed a series of memorandums of understanding with leading Chinese companies and healthcare providers during a UK-Chinese trade event held in Beijing and focused on the future of medicine.

    These contracts aim to provide innovative solutions integrating China’s hospital systems and healthcare infrastructures across the country to efficiently and accurately analyze current clinical and genomic data at scale, using Sapientia, the gold-standard clinical genomics analysis platform developed by Congenica.

    Agreements with Digital China Health, Unitegen and BGI Genomics (HK)

    The main contracts signed by Congenica include:

    • A MoU with Digital China Health, a subsidiary of Digital China, to integrate Congenica’s clinical decision support capabilities in the national digital health platform under development in China by Digital China Health. 
    • A deal with the clinical diagnostic lab Unitegen and another one with BGI Genomics (Hong Kong), a recognized global leader in genomics, to expand the deployment of Sapientia platform on the Chinese market.

    In June 2017, Congenica announced that the Sapientia platform was being used in a partnership with China-based UniteGen to carry out whole genome sequencing processing and analysis as part of China’s “100K Wellness Pioneer Project”, hosted by Beijing 4P Health Research Institute.

    Strengthening collaboration between the two countries

    Congenica represented on the trade mission by its CEO, David Atkins. The firm were among the five UK companies to attend the event held in early February in Beijing.

    Hosted by Dr. Liam Fox, UK Secretary of State for International Trade, and China’s ex-Vice Minister for NHFPC, Jin Xiaotao, representatives of the two states presented their vision of the future of digital health and confirmed the opportunities for international collaboration and trade between the United Kingdom and China.

  • Données génomiques : Congenica (UK) conclut plusieurs contrats avec des sociétés chinoises

    Le 1er février 2018, Congenica, fournisseur mondial de logiciels d’interprétation dans le secteur de la génomique clinique (Angleterre), a signé une série de mémorandums d’accord avec des entreprises et des prestataires de soins chinois de premier plan à l’occasion d’une rencontre Royaume-Uni/Chine organisée à Pékin et centrée sur le futur de la médecine.

    Ces partenariats visent notamment à fournir des solutions innovantes au sein des systèmes hospitaliers et des infrastructures de santé en Chine afin d’analyser efficacement et précisément les données cliniques et génomiques à grande échelle en utilisant Sapientia, la plateforme d’analyse génomique clinique développée par Congenica.

    Des accords conclus avec Digital China Health, Unitegen et BGI Genomics (HK)

    Les principaux contrats signés par Congenica comprennent :

    • un protocole d’entente avec la filiale santé Digital China Health du groupe Digital China dont le but est d’intégrer les systèmes de soutien à la prise de décisions cliniques conçus par Congenica à la plateforme nationale de santé numérique actuellement déployée en Chine par Digital China Health.
    • un accord avec le laboratoire de diagnostic clinique Unitegen et un partenariat avec l’antenne hongkongaise de BGI Genomics, leader mondial reconnu dans le secteur de la génomique, pour élargir le déploiement de la plateforme Sapientia sur le marché chinois.

    En juin 2017, Congenica avait annoncé que la plateforme Sapientia allait être utilisée en Chine par le biais d’un partenariat avec Unitegen pour réaliser une analyse du séquençage du génome entier à l’occasion du sommet « 100K Wellness Pioneer Project » (« Projet pionnier du bien-être ») organisé par le Beijing 4P Health Research Institute.

    Un renforcement de la collaboration entre les deux pays

    Congenica était représentée en Chine parmi la délégation britannique par son PDG, David Atkins. La société faisaient partie des cinq entreprises britanniques à assister à la rencontre qui s’est tenue début février 2018 à Pékin.

    Accueillis par le Dr. Liam Fox, secrétaire d’État britannique au Commerce international, et l’ancien vice-ministre chinois de la NHFPC, Jin Xiaotao, les représentants des deux gouvernements ont exposé leur vision du futur de la santé numérique et ont confirmé les possibilités de collaboration et d’échanges commerciaux entre le Royaume-Uni et la Chine.

  • Astrazenca to collaborate with Alibaba and Tencent to boost health tech in China

    Astrazeneca (AZ), an Anglo–Swedish multinationa biopharmaceutical company, announced in early February 2018 that it has signed partnerships with Chinese internet giant Alibaba and Tencent in the context of agreements that aim to use emerging technologies to improve healthcare delivery in China.

    The company signed these deals on the occasion of British Prime Minister Theresa May’s first official visit to China. Pascal Soriot, CEO of AZ, was part of the business delegation accompanying the PM.

    Agreements to explore AI and fight online sale of counterfeit drugs

    • The strategic partnership set up with Ali Health (Alibaba) will leverage the expertise of the Chinese company in the field of internet and artificial intelligence (AI) to develop smart health services like patient education, chronic disease prevention and management, or AI-assisted clinical screening and diagnosis.
    • The deal signed with Tencent aims to harness the power of big data to combat online sales of counterfeit drugs. Astrazeneca will contribute its medical know-how, while Tencent will use its social scenario-learning system to identify illegal drug sales.

    The visit came about two months after the company turned its R&D center in China into a joint venture with a state-backed private equity fund.

    China is AZ’s second largest market

    « We have made encouraging progress across the main therapy areas and delivered strong growth in China, » said Mr Soriot in the company’s full-year 2017 announcement (source: Fiercepharma.com).

    Last year, drug sales in the country increased by 30% at constant exchange rate for the fourth quarter, and by 15% for the entire year to a total of nearly US$3 billion (€2.4b). On the other hand, in Europe and the United States, they decreased by 16% and 7%, respectively.

    China could become the 1st country to approve AZ’s drug roxadustat

    • Some AZ’s major revenue drivers in the China include Iressa, a targeted treatment for people with EGFR mutation-positive non-small cell lung cancer (NSCLC). Its sales in China rose by 28% to US$144 million (€117m), largely boosted by expanded patient access through the inclusion on the country’s drug list covered by national insurance.
    • Besides, treatment for asthma Symbicort and Pulmicort both delivered double-digit growth in the country.
    • In addition, Tagrisso, a new Astrazenca drug indicated for the treatment of NSCLC, was launched in China in April 2017.
    • AZ also expects China will become the first approval country for inhibitor roxadustat in the second half of 2018, contradicting common perception that the country lags in novel drug approvals.

    AZ: 25 years of presence in China

    The year 2018 marks the 25-year anniversary of AstraZeneca’s business in China. « As our second largest market, with supportive healthcare policies and increasing demand for innovative medicines, we see China playing a growing role in our global plans, » Pascal Soriot said in a statement.

  • Astrazenca va collaborer avec Alibaba et Tencent pour booster la health tech en Chine

    Astrazeneca (AZ), groupe bio-pharmaceutique né de la fusion du suédois Astra et du britannique Zeneca, a annoncé début février 2018 avoir mis en place des partenariats avec les géant chinois de l’internet Alibaba et Tencent dans le cadre d’accords visant à utiliser les technologies émergentes pour améliorer l’offre de soins en Chine.

    L’entreprise a signé ces deux accords à l’occasion de la première visite officielle en Chine de Theresa May, Première ministre britannique. Pascal Soriot, le PDG du groupe, faisait partie de la délégation d’entreprises formée pour l’événement.

    Des accords signés dans l’IA et la lutte contre les médicaments contrefaits

    • Le partenariat stratégique mis en place avec Ali Health (Alibaba) mettra à profit l’expertise de l’entreprise chinoise dans les domaines de l’internet et de l’intelligence artificielle (IA) pour développer des services de santé dits « intelligents », par exemple centrés sur l’éducation des patients, la prévention et la gestion des maladies chroniques ou le dépistage et le diagnostic cliniques assistés par IA.
    • L’accord signé avec Tencent vise à exploiter la puissance de l’analyse des big data pour lutter contre les ventes en ligne de médicaments contrefaits. Astrazeneca apportera son savoir-faire médical tandis que Tencent utilisera son système d’apprentissage par scénarios sociaux pour identifier les ventes illégales de médicaments.

    Cette visite s’est tenue environ deux mois après que l’entreprise a transformé son centre de R&D en Chine en co-entreprise avec un fonds de capital-investissement soutenu par l’État.

    La Chine est le deuxième plus gros marché d’AZ

    « Nous avons réalisé des progrès encourageants dans les principaux domaines thérapeutiques et réalisé une forte croissance en Chine », a déclaré M. Soriot dans un discours portant sur le bilan de l’année 2017 (source : Fiercepharma.com).

    L’année dernière, les ventes de médicaments du groupe en Chine ont augmenté de 30 % à taux de change constant au quatrième trimestre et de 15 % pour l’ensemble de l’année, atteignant au total près de 2,4 milliards d’euros, assure-t-il. En Europe et aux États-Unis, en revanche, elles ont baissé en moyenne de 16 % et de 7 % respectivement.

    La Chine pourrait devenir le 1er pays à approuver le traitement roxadustat

    • Parmi les principaux moteurs de revenus d’AZ en Chine figure Iressa, un médicament indiqué chez l’adulte pour le traitement du cancer bronchique non à petites cellules (CBNPC) localement avancé ou métastatique. Ses ventes au sein du pays ont augmenté de 28 % pour atteindre 117 millions d’euros, largement stimulées par l’introduction du produit dans la liste des médicaments du pays couverts par l’assurance maladie nationale.
    • De plus, l’anti-asthmatique Symbicort et l’anti-inflammatoire Pulmicort ont tous deux enregistré une croissance à deux chiffres sur le marché chinois.
    • Par ailleurs, Tagrisso, un nouveau médicament d’Astrazenca indiqué dans le traitement du CBNPC, a été lancé au sein du pays en avril 2017.
    • AZ s’attend également à ce que la Chine devienne le premier pays à approuver l’inhibiteur roxadustat dans la seconde moitié de 2018, contredisant la perception commune selon laquelle le pays accuse un retard au niveau des approbations de nouveaux médicaments.

    AZ : 25 ans de présence sur le marché chinois

    L’année 2018 marque le 25ème anniversaire des activités d’AstraZeneca en Chine. « En tant que notre deuxième plus grand marché, avec des politiques de santé favorables et une demande croissante de médicaments innovants, la Chine [pourrait jouer] un rôle croissant dans nos projets internationaux », a déclaré Pascal Soriot dans un communiqué.

  • Prevent2Care Lab, incubateur de start-ups dédiées à la prévention santé, présente sa 1ère promotion

    La première promotion de 13 start-ups, soutenue par la Fondation d’entreprise Ramsay Générale de Santé, s’est installée à l’Incoplex, à Paris, lundi 26 février 2018.

    Les starts-ups correspondant à un besoin en lien avec la prévention primaire, la prévention secondaire, et la prévention tertiaire, y bénéficieront d’un accompagnement sur-mesure pendant 9 mois, incluant :
    • un suivi stratégique individuel ;
    • du mentorat ;
    • des formations personnalisées avec des experts,
    • une médiatisation…

    Les experts santé de Ramsay Générale de Santé (médecins, directeurs d’établissements, etc.) accompagneront les incubés pour leur permettre d’adapter leurs solutions aux problématiques spécifiques du secteur de la santé.

    Inco et son Incoplex

    Inco, accélérateur qui accompagne chaque année plus de 500 start-ups dans 23 pays pour un investissement de 150 millions d’euros, avait lancé l’appel à projets Prevent2Care Lab en novembre 2017, pour deux mois. Une centaine de start-ups porteuses de projets autour de la prévention primaire, secondaire et tertiaire ont postulé. « Nous devions en choisir dix mais 13 d’entre elles ont fini par retenir notre attention », pointe Nicolas Hazard, Président d’Inco.

    Il explique que les critères retenus pour la sélection étaient :

    • l’équipe porteuse de projet
    • le caractère innovant du projet ;
    • le business model ;
    • la cohérence avec les objectifs du programme.

    Pour cette première promotion qui intégrera l’Incoplex (Paris 3e), parmi les incubées, voici celles qui ont des implications dans le domaine digital/e-santé :

    Une promotion très diversifiée

    Le montant de l’investissement de la fondation d’entreprise Ramsay Générale de Santé n’a pas été dévoilé mais représente selon Caroline Desaegher, sa déléguée générale, un montant « significatif », supérieur à 100 000 euros. La fondation finance l’intégralité du programme tandis que Inco assure la logistique et prête l’infrastructure.

    « Les grands groupes ont besoin des start-ups et les start-ups ont besoin des grands groupes », affirme Caroline Desaegher, qui se réjouit d’avoir dans cette promotion « un panel original, avec des start-upers de tous âges et issus de tous secteurs », ce qui montre « un grand élan de créativité autour de la prévention en santé ».

    Elle a expliqué aux nouveaux résidents de l’Incoplex qu’ils pourront notamment être aidés à travers des tests de leurs idées auprès des patients des cliniques et hôpitaux Ramsay Générale de Santé, une collaboration avec des médecins, l’utilisation du matériel de pointe voire être accompagnés sur les aspects commerciaux. « Le but est que chaque projet se finalise et soit prêt à être mis sur le marché. » 

    Plus d’informations sur le programme d’incubation sur prevent2carlab.co

  • Le NHS England relance et veut étoffer son portail d’applications de santé labellisées

    Le NHS England lance un appel à destination des développeurs d’applications mobiles en santé, pour étoffer sa Digital Apps Library (ou portail d’applications de santé labellisées), réactivée après quatre ans de discussions et de remise aux normes.

    Le NHS entend fournir aux patients un ensemble d’applications de santé certifiées, répondant à leurs besoins de santé.

    Le NHS veut relancer et étoffer sa Digital Apps Library

    Une première tentative avortée en 2013

    Le National Health Service England entend revitaliser son portail d’applications mobiles en santé Digital Apps Library. Inaugurée en 2013, la plateforme avait été désactivée entre 2015 et 2017 suite à la publication d’une étude de BMC medicine, mettant en évidence une « application imparfaite des règles de confidentialité et de sécurité de la plateforme, dont 28% des applications (étaient) dénuées de mesures de protection ». 

    Le NHS s’est adjoint les services d’une entreprise privée

    Le NHS a lancé un appel à destination des développeurs d’applications mobiles, qui souhaiteraient intégrer sa Digital Apps Library. Le NHS travaille en partenariat avec Our Mobile Health, une entreprise londonienne spécialisée dans le développement d’applications mobiles en santé, chargée d’évaluer la conformité des candidats aux critères cliniques, techniques et de sécurité définis par le NHS.

    La version 2.0 du portail a été inaugurée le 10 avril 2017 aux termes d’une discussion de plusieurs années. La nouvelle version répertorie les applications de santé selon deux catégories :

    • en cours de test par le NHS (being tested by the NHS) ;
    • approuvé par le NHS (NHS Approved).

    Le site internet developer.nhs.uk contient diverses informations relatives aux modalités de candidatures des développeurs. Si le portail compte désormais 46 applications mobiles, seules deux d’entre elles – myCOPD et et GDmHealth, une application de suivi du diabète gestationnel – ont été approuvées et labellisées « NHS approved ».

    Deux autres applications – Chill Panda, qui permet d’optimiser la gestion d’états anxieux et Cypher, un réseau social anonyme de soutien personnel – sont actuellement testées. Les 43 applications restantes ont passé les examens techniques et ont été reconnues conformes aux régulations britanniques relatives à la protection des données de santé, mais ne sont pas encore labellisées « NHS approved ».

    Xcertia, un portail d’applications américain

    Créé en 2016 par l’American Medical Association (AMA), l’American Heart Association (AHA), et le Healthcare Information and Management Systems Society (HIMSS), le site internet Xcertia se propose d’évaluer et de certifier des applications mobiles en santé.

    En janvier 2018, il a publié ses premières lignes directrices (guidelines) pour assurer l’interopérabilité, la confidentialité et la sécurité des contenus.

  • Des médecins de l’institut G. Roussy parviennent à extraire une tumeur ORL avec le robot Da Vinci Xi

    Première européenne, des chirurgiens de l’institut Gustave Roussy sont parvenus à extraire une tumeur située dans le rhino-pharynx d’un patient de 28 ans à l’aide du robot chirurgical Da Vinci Xi et d’un endoscope. L’information a été rendue publique par l’institut le 20 février 2018. Le rhino-pharynx se trouve entre le voile du palais et l’arrière du nez. Cette zone est particulièrement difficile d’accès.

    Les chirurgies ORL sont parfois mutilantes et les séquelles qui en résultent peuvent invalider durablement le patient. Réalisée sous la direction du Dr. Philippe Gorphes et avec le soutien de la fondation privée Philanthropia, cette opération chirurgicale s’inscrit dans le cadre de l’étude médicale TORS, qui vise à évaluer la faisabilité d’une intervention robot-assistée par les voies naturelles (la bouche), pour éviter les mutilations importantes en chirurgie ORL.

    Premier centre de lutte contre le cancer en Europe, l’Institut Gustave Roussy utilise le robot chirurgical Da Vinci Xi depuis 2014. L’institut développe la chirurgie robotique autour de plusieurs disciplines : chirurgie gynécologique, chirurgie digestive, chirurgie cervico-faciale, et chirurgie plastique et reconstructrice.