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  • Australia: Slingshot accelerator puts on Birth Beat, an e-service dedicated to pregnant women

    Edwina Sharrock, a midwife from Tamworth (New South Wales), could become one of women’s health leaders in Australia as her business, Birth Beat, has recently been accepted into the health tech program of Slingshot, the country’s leading health technology accelerator, analyzed local newspaper The Northern Daily Leader in a story published on February 7, 2018.

    Birth Beat offers childbirth education and baby and child first aid. Both services are delivered face to face in Tamworth or online via an online platform launched last year by Ms. Sharrock.

    From a local prenatal course to a digital platform

    In 2013, the birthing suite of the Tamara Private Hospital in Tamworth, NSW, closed its doors. Local midwife Edwina Sharrock then decided to found Birth Beat to prepare women for delivery and to teach parents child first aid. the company has been going from strength to strength ever since.

    Business started as a local face to face prenatal course. Demand grew rapidly, so much that Ms. Sharrock launched a digital platform in 2017 so that anyone can access her services remotely. Now, the start-up has even caught the attention of big business.

    Birth Beat joined HCF Catalyst, Slingshot’s health tech business program

    Last year, while the start-up was using the services of the UNE incubator, a free work space based in Tamworth where young innovators can bounce ideas off each other, the entrepreneur heard about HCF Catalyst, a health tech business program powered by Slingshot, one of the leading health tech accelerator in Australia.

    A famous formation in Australia

    She applied. Proving to have a viable business, after several pitch in front of the HCF CEO and many others, she was accepted into the Catalyst program, a four-day per week training of twelve weeks in in the Sydney based accelerator.

    Each participant benefits more specifically from a face to face business coaching with guest lecturers and access to Tank Stream Labs, Australia’s leading tech coworking space housing more than 100 start-ups and over a 300 inspiring entrepreneurs.

    Promising investment prospects

    At the end of the program, Edwina Sharrock will present her business plan to HCF and other potential investors that are interested in having a stake in her business. One of the possible result is that HCF takes Birth Beat on for its health fund.

    « My vision is strong [rural] and regional women should have a choice. I want all women to have a better birth experience, » the young entrepreneur said (source: Northerndailyleader.com.au).

  • Australie : l’accélérateur Slingshot mise sur Birth Beat, un e-service dédié aux femmes enceintes

    Edwina Sharrock, une sage-femme basée à Tamworth (Nouvelle-Galles du Sud), pourrait devenir l’une des entrepreneuses leaders du secteur de la santé des femmes en Australie depuis que sa start-up, Birth Beat, a été acceptée au sein du programme health tech de Slingshot, le principal accélérateur de technologies de la santé du pays, analyse le journal local The Northern Daily Leader dans un article paru le 7 février 2018.

    Birth Beat propose un programme de préparation à l’accouchement et des cours centrés sur les premiers soins aux bébés et aux enfants. Les deux services sont disponibles par le biais d’échanges en face à face à Tamworth ou à distance via une plateforme en ligne lancée l’année dernière par Mme Sharrock.

    D’un cours prénatal local à une plateforme numérique

    En 2013, le service accouchement de l’hôpital privé Tamara de Tamworth ferme ses portes. La sage-femme locale Edwina Sharrock décide alors de fonder Birth Beat afin de préparer les futures mamans à l’accouchement et d’apprendre aux jeunes parents à délivrer les premiers soins aux bébés. Depuis, la start-up n’a cessé de croître.

    L’entreprise a débuté sous la forme d’un cours prénatal en face à face à échelle locale. La demande s’est rapidement développée, à tel point que Mme Sharrock a lancé en 2017 une plateforme numérique pour que n’importe qui puisse accéder à ses services à distance. Le succès du dispositif est tel que la start-up attire même désormais l’attention des grandes entreprises.

    Birth Beat rejoint HCF Catalyst, le programme health tech de Slingshot

    L’année dernière, alors que la société utilisait les services de l’incubateur UNE, un espace de travail gratuit basé à Tamworth où les jeunes innovateurs peuvent échanger leurs idées, l’entrepreneuse entend parler de HCF Catalyst, un programme axé sur les entreprises dans le domaine des technologies de la santé et alimenté par Slingshot, l’un des accélérateurs de sociétés health tech les plus importants d’Australie.

    Une formation réputée en Australie

    Elle postule. Le jury estime que son projet a du potentiel et, après plusieurs présentations devant les responsables de HCF et d’autres PDG., elle est accepté au sein du programme Catalyst, une formation de quatre jours par semaine délivrée pendant douze semaine à Sydney.

    Chaque participant bénéficie d’un service de coaching en face à face avec des conférenciers invités et d’un accès au Tank Stream Labs, le premier espace de co-working technologique d’Australie rassemblant plus de 100 start-ups et plus de 300 entrepreneurs prometteurs.

    Des perspectives d’investissements encourageantes

    À la fin du programme, Edwina Sharrock présentera son business plan aux jurés d’HCF et à d’autres investisseurs potentiels intéressés par une participation dans son entreprise. L’une des issues possibles est que HCF décide de soutenir financièrement Birth Beat via son fonds de santé.

    « [Mon ambition est grande. Toutes] les femmes des régions rurales (…) devraient avoir le choix. Je veux [qu’elles connaissent toutes] une meilleure expérience de l’accouchement », a déclaré la jeune chef d’entreprise (source : Northerndailyleader.com.au).

  • Home monitoring : Citta.ai (Singapore) seeks to democratize its AI-based diagnostic system

    In early February 2018, Singaporean start-up Citta.ai appointed Elle Quan, health expert in APAC, as country director of the company for Philippines.

    Citta.ai wants to remote patient monitoring and more specifically cardiac, vascular and diabetes monitoring and diagnostics using artificial intelligence (AI). The appointment of Ms. Quan aims to boost the development of the company’s solutions in Philippines and in the rest of Southeast Asia.

    A three-year global expansion strategy

    Citta is among the top 3 health tech companies in Singapore

    Citta.ai was rated among top three in the healthcare segment of the « InSpreneur 2018 », an event held in early January in Singapore by the Government of India to enable investor connect, give start-ups and SMEs in India and Singapore/ASEAN access to markets and to make collaborative innovation. The company has a three-year global expansion strategy which includes Philippines, the twelfth most populous country in the world, as growth priority.

    Improving patient monitoring and screening for heart disease and diabetes

    Through Citta’s SaaS based platforms, healthcare providers can deploy their self-branded cardiac, diabetic or remote patient monitoring solution within minutes, while home-care professionals enable care-givers to assist patients in health screenings.

    AI could help ease the shortage of cardiologists in the Philippines

    Citta.ai aims to democratize diagnostic systems using artificial intelligence focused on abnormalities of heart rhythm such as atrial fibrillation, and other severe arrhythmia, from single lead ECG and PPG wearable devices.

    Elle Quan will bring to Citta her knowledge of the sector : she has worked with senior health executives in hospitals, pharma and medtech, research institutions and public sector across Asia.

    In one of her statements, the expert quotes a study published by the International Journal of Cardiology in November 2016 which estimated only fourteen cardiologists per million in the Philippines.

    « Citta’s AI research and its application will help ease the severe shortage of cardiologists in the country, » Ms. Quan said (source: Dailytelescope.com). « Having your own AI-based cardiologist on hand available all the time will impact every Filipino family with a cardiac patient to look after. »

  • Télésurveillance : Citta.ai (Singapour) veut démocratiser son système de diagnostic basé sur l’IA

    Début février 2018, la start-up singapourienne Citta.ai a confié à Elle Quan, experte santé dans la région APAC, le poste de directrice nationale de la société aux Philippines.

    Citta.ai cherche à démocratiser la télésurveillance des patients et plus précisément les systèmes de diagnostic cardiaque, vasculaire et du diabète centrés sur l’intelligence artificielle (IA). La nomination de Mme Quan vise à booster le développement des solutions de l’entreprise aux Philippines et dans le reste de l’Asie du Sud-Est.

    Une stratégie d’expansion internationale sur trois ans

    Citta fait partie du top 3 des sociétés health tech de Singapour

    Citta.ai a été classé parmi le top 3 des entreprises santé de Singapour à l’occasion du « InSpreneur 2018 », un événement organisé début janvier à Singapour par le gouvernement de l’Inde pour permettre aux investisseurs, aux start-up et aux PMEs d’Inde et de Singapour/ASEAN de se connecter, d’accéder à davantage de marchés et d’innover.

    La société dispose d’une stratégie d’expansion mondiale sur trois ans incluant les Philippines, le douzième pays le plus peuplé du monde, l’un des marchés prioritaires de l’entreprise.

    Améliorer le suivi à domicile et le dépistage des maladies cardiaques et du diabète

    Par le biais des plateformes SaaS de Citta, les fournisseurs de soins peuvent déployer leurs solutions de surveillance cardiaque, du diabète ou de surveillance à distance des patients en quelques minutes tandis que les professionnels de la santé œuvrant à domicile permettent au personnel soignant d’assister et d’éduquer les patients au niveau de la prévention et du dépistage de certaines maladies.

    L’IA pourrait permettre d’atténuer la pénurie de cardiologues aux Philippines

    Citta.ai a pour objectif de démocratiser les systèmes de diagnostic utilisant l’intelligence artificielle axée sur l’identification et le dépistage des anomalies du rythme cardiaque, telles que la fibrillation auriculaire et d’autres arythmies sévères, via l’emploi de dispositifs portables ECG et PPG.

    Elle Quan va apporter à Citta sa connaissance du secteur : Elle a notamment travaillé en collaboration avec des cadres supérieurs de la santé dans des hôpitaux, des pharmacies et dans le domaine de la medtech mais aussi dans des instituts de recherche et le secteur public à travers toute l’Asie.

    Dans l’une de ses déclarations, l’experte cite une étude publiée par l’International Journal of Cardiology en novembre 2016 selon laquelle il n’y aurait que quatorze cardiologues pour un million de personnes aux Philippines.

    « La recherche sur l’IA [menée par] Citta et son application permettront d’atténuer la grave pénurie de cardiologues dans le pays, commente Mme Quan (source : Dailytelescope.com). Avoir à portée de la main son cardiologue basé sur l’IA disponible aura un impact sur chaque famille philippine [dont l’un des membres souffre d’une maladie cardiaque]. »

  • La campagne tarifaire du ministère de la Santé désapprouvée par les établissements de santé

    Le ministère des solidarités et de la santé a annoncé le 26 février 2018 une campagne tarifaire visant à établir les dotations et tarifs des établissements de santé pour 2018.

    Cette révision tarifaire s’inscrit dans le cadre de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2018 prévoyant une progression des dépenses de l’assurance maladie au titre des établissements de santé de 2 %, soit 1,5 milliard d’euros, et prévoit un coefficient prudentiel applicable à toutes le catégories d’établissement de 0,7%. 

    Les représentants et les fédérations des établissements de santé tous secteurs confondus (FEHAP, FHF, Fnehad, La Mutualité française) font cause commune pour alerter sur leur survie ou le manque de moyens pour réaliser les objectifs qui sont attendus.

    La publication du décret arrêtant les tarifs et dotations finaux est attendue le 1er mars 2018.

    Agnès Buzyn, la ministre de la Santé a rappelé à l’occasion de ce communiqué qu’une réforme de la tarification de soins et de la régulation des dépenses de santé était engagée et que l’intégration des premières mesures est prévue dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2019.

    La santé mentale, la HAD et l’ambulatoire – priorités du ministère

    Voici les principales mesures annoncées :

    • le coefficient prudentiel est fixé au taux de 0,7% ;
    • la baisse des tarifs des séjours est fixée à -0,5% ;
    • la baisse globale des tarifs hospitaliers atteint donc 1,2 % ;
    • la dotation de financement (DAF) aux établissements psychiatriques augmentera de 1,1% par rapport à la dépense réalisée en 2017, soit près du double du taux de progression 2017/2016 (0,6%).

    Le ministère fait connaître sa volonté de favoriser le virage ambulatoire et l’HAD. Ainsi, le ministère précise que « plusieurs dispositions porteront spécifiquement sur le champ de l’HAD avec pour objectif de lever les freins identifiés pour le développement de ces prises en charge, notamment par une meilleure prise en compte des traitements coûteux en HAD avec un soutien financier de 8M€ prévu à ce titre en 2018 ». 

    Le ministère souhaite encourager le développement des activités de dialyse hors centre et de prélèvements d’organes et fixe une progression des tarifs de l’HAD de 0,7% – identique à celle de 2017.

    Les fédérations des établissements de santé tirent l’alarme

    Malgré la volonté de la ministre d’encourager l’HAD, la Fnehad juge que l’évolution annoncée des tarifs pour l’HAD est en décalage par rapport aux enjeux et aux attentes des prises en charge alternatives.

    Par ailleurs, elle souligne que la concrétisation tardive d’autres mesures favorables au secteur et annoncées, telles la réforme du modèle de tarification ou la mesure en faveur des patients atteints de maladies neurodégénératives, ne facilitent pas les choses pour les établissements.

    La FHF alerte sur le fait qu’une baisse tarifaire risque d’exacerber le déficit des établissements publics de santé ainsi que de déstabiliser l’emploi et les organisations de travail de ceux-là. Pour illustrer l’impact des annonces faites, la FHF affirme que les hôpitaux devraient supprimer 33 000 emplois pour garantir un équilibre financier à la fin de 2018.

    La FEHAP et la Mutualité française appellent à des montants des coefficients minorateurs rétablissant l’équilibre de traitement entre les différents secteurs dans le nouveau décret attendu et déplorent :

    • une diminution totale de 1,7% des tarifs visant les établissements du secteur privé non lucratif ;
    • la neutralisation des bénéfices des charges fiscales et sociales des établissements émanant du décret relatif à la prise en compte d’allégements fiscaux et sociaux dans les tarifs des établissements de santé est paru au Journal Officiel du dimanche 25 février 2018.

    Antoine Perrin, DG de la FEHAP, et Albert Lautman, directeur général de la Mutualité française, dénoncent un « traitement dangereux et injustifiable du Privé Non Lucratif par le gouvernement ».

  • Workshop i~HD « Les avantages de l’amélioration de la qualité des données de santé », 5-6 mars à Paris

    ICHOM (International Consortium for Health Outcomes Measurement) organise une série de workshops autour de l’hôpital de l’amélioration de la qualité des données de santé.
    Les journées i~HD se dérouleront à Paris les 5 et 6 mars 2018.

    L’ensemble des échanges se fera en anglais.

    La première journée, l’accent sera mis sur l’utilisation des données de santé et les standards internationaux. Le second jour sera dédié à l’analyse de la rentabilité pour les hôpitaux qui investissent dans des dossiers patients électroniques de pointe ainsi qu’à l’amélioration du recueil des données.

    Inscription gratuite mais obligatoire via le lien ci-contre.

    Extrait du programme et intervenants

    Lundi 5 mars 2018

    9h30 : Creating and using standards for clinical outcomes, Rosna Mortuza, Director of Implementation, International Consortium for Health Outcomes Measurement (ICHOM)

    10h10 : How data quality can be measured and improved, Pascal Coorevits on behalf of  the i~HD Data Quality Task Force

    10h50 Short presentations of hospital case studies about defining, collecting and improving outcomes, and use of routinely collected health data

    • Christel Daniel, Assistance Publique-Hôpitaux de Paris
    • Ronald Cornet, Amsterdam Public Health research institute
    • Morten Kildal, Lead for value based healthcare, Uppsala, Sweden

    12h40 : Patient reported outcomes, Nicola Bedlington, Secretary General of the European Patients’ Forum (EPF)

    14h30 : Three parallel breakout sessions looking at how to optimise the collection and use of high-quality routinely collected data

    • To assess and improve clinical outcomes for direct patient benefit within the healthcare organisation (facilitated by Nicola Bedlington and Dipak Kalra)
    • How to maximise the quality of data used for outcomes recording and reporting (facilitated by Geert ByttebierPascal Coorevits and Carlos Sáez);
    • How to combine outcomes data across healthcare organisations to support planning, public health decision-making and health service strategy (facilitated by Rishi Hazarika, ICHOM).

    Mardi 6 mars 2018

    9h10 : “What makes a CFO say YES to a plea for a new IT System?” The do’s and don’ts of an IT Business Case, Neil O’Hare, Prof of Health Informatics, University College Dublin

    9h30 : Hospital organisational changes needed to improve clinical / patient outcomes,  Rishi Hazarika, ICHOM

    9h50 : Incentivising healthcare organisations to improve outcomes, Teus Linsen, account manager strategic partners at health insurer Menzis, NL

    10h10 : Value-based care and its promotion by the Pharma industry, Thomas Allvin, EFPIA

    10h30 : Pharma perspective, Gurparkash Singh, Janssen Research and Development,

    14h : Three breakout sessions covering three targets for business case development. 

    • EHR system procurement, facilitated by Neil O’Hare
    • Data quality improvement, facilitated by Veli Stroetmann and Diane Whitehouse
    • Promoting the adoption of value based care, facilitated by Thomas Allvin

    16h : Wrap up to outline the strategy for i~HD to collect business case study templates and arguments, as reusable arguments to assist hospitals to create their own business cases in the future.

  • Le Groupe UGECAM et la FEHAP signent une convention de partenariat

    La convention de partenariat signée entre le Groupe UGECAM et la Fédération des Établissements Hospitaliers et d’Aide à la Personne (FEHAP) le 23 février 2018 vise à unir les actions de défense d’intérêts et de développement des deux acteurs du secteur privé non lucratif, sanitaire, social et médico-social.

    Le Groupe UGECAM, opérateur privé à but non lucratif qui rassemble 225 établissements sanitaires et médico-sociaux de l’Assurance Maladie et la FEHAP s’associent en poursuivant les objectifs suivants :
    • agir de concert et construire des prises de positions concertées au service de la défense des principes, valeurs et intérêts du secteur privé non lucratif ;
    • ouvrir au réseau des UGECAM les services proposés par la FEHAP à ses partenaires (accès au portail, études de comparaison, veilles juridiques et techniques, etc.).

  • Etude : le big data lève le voile sur les facteurs de propagation de la grippe (e-Life)

    Les données anonymisées de 150 millions d’Américains pendant neuf ans portant sur leurs déplacements, les consultations médicales, les interactions sociales et les taux de vaccination ont permis d’identifier les facteurs de propagation de la grippe aux Etats-Unis. Grâce aux résultats de l’étude* publiée le 27 février 2018 dans le journal eLife, les chercheurs de l’Université de Chicago sont parvenus à mettre au point une photographie de l’épidémie de grippe en haute résolution.

    Suivre le virus de la grippe à la trace

    Etre capable de prédire l’évolution d’une épidémie de grippe représente un enjeu de santé publique majeur. Or, ces facteurs sont multiples et pour la plupart incontrôlables. En outre, il ne serait pas éthique de conduire une étude randomisée sur des humains pour suivre la propagation de l’infection. Face à ces contraintes, des chercheurs américains de l’Université de Chicago ont opté pour une étude observationnelle reposant sur des grandes quantités de données statistiques.

    Des datas cliniques, démographiques, climatiques…

    Concrètement, les auteurs de l’étude qui a été publiée le 27 février 2018 dans le journal eLife ont fait le pari du big data. Ils ont donc utilisé :

    • les données cliniques (maladie et état de santé) de plus de 150 millions de personnes sur une période de 9 ans et notamment les déclarations d’assurance pour le traitement de syndromes grippaux
    • les mesures météorologiques dans chaque état des USA
    • les données concernant les déplacements aériens et les déplacements de proximité
    • les données démographiques et socioéconomiques issues du recensement
    • 1,7 milliard de messages géolocalisés sur Twitter reflétant les mouvements de population sur une période de 3 ans et demi

    Ces différentes bases de données ont permis d’extraire des données telles que le taux de couverture vaccinale ou le retour à l’école des enfants et de mesurer leur impact sur la propagation de la grippe. Les chercheurs ont également pu évaluer une sorte de taux de « connectivité sociale » qui repose notamment sur la fréquence des déplacements, des visites chez des amis…

    Résultats

    La combinaison de toutes ces données a permis de distinguer les principaux facteurs responsables de la propagation de la grippe et de les classer par ordre d’importance :

    • 1. Les caractéristiques socio et éthno-démographiques de la population
    • 2. Les variables météorologiques : la grippe démarre dans des zones chaudes et humides du sud des Etats-Unis. Le virus se propage ensuite vers le nord, en épargnant plutôt les régions côtières.
    • 3. La mutation du virus au cours du temps
    • 4. Les déplacements de population. Les auteurs de l’étude ont observé que la grippe se propage d’abord dans des Etats du Sud où les interactions sociales sont fortes, ce qui favorise les risques de transmission du virus.

    Un modèle de « prévision météo » de la grippe

    Cette étude, financée par le département de la Défense et par le NIH (National Institutes of Health), a permis de prédire le chemin qu’emprunte le virus de la grippe sur le territoire américain.

    « C’est une image en très haute résolution, peut-être même supérieure à ce que peuvent faire les CDC, car elle intègre un très grand nombre de données », a déclaré Andrey Rzhetsky, principal auteur de ces travaux. Selon ce dernier, l’utilisation du big data devrait aider les autorités de santé à faire de la prévention chaque automne. « Par exemple, si des symptômes grippaux sont signalés dans un comté, vous pourriez dire aux habitants des comtés voisins de rester à l’écart des foules, ou vous pourriez concentrer les efforts de vaccination dans certains endroits à l’avance », a-t-il ajouté. « Il pourrait être utilisé comme une prévision météo pour la grippe. »

  • Publication du décret du 26 février 2018 sur la certification des hébergeurs de données de santé

    Le décret n°2018-137 du 26 février 2018 relatif à l’hébergement de données de santé à caractère personnel, pris en application de l’ordonnance du 12 janvier 2017, a été publié au journal officiel le mercredi 28 février 2018.

    Le décret remplace l’agrément pour l’hébergement de données de santé sur support électronique délivré par le Ministère des solidarités et de la santé (après avis d’un comité d’agrément et de la Commission nationale de l’informatique et des libertés) par un certificat délivré par un organisme certificateur accrédité par le Comité français d’accréditation (COFRAC) ou un organisme européen équivalent. Il harmonise également les dispositions du code du patrimoine et celles du code de la santé publique relatives aux conditions d’externalisation des données de santé à caractère personnel. Le dispositif entrera en vigueur au 1er avril 2018.

    Le décret précise le champ des activités d’hébergement des données de santé à caractère personnel relevant de la certification. Il détermine les conditions d’application de l’obligation de recourir à un hébergeur certifié ou agréé. Le décret fixe les conditions d’obtention du certificat de conformité. Il explicite les clauses que doit contenir le contrat d’hébergement des données de santé. Il précise enfin les conditions dans lesquelles sont régis les demandes d’agrément déposées et les agréments accordés avec le 31 mars 2018.

    Le décret entérine le passage d’un dispositif d’agrément français assuré par l’ASIP Santé à une procédure de certification confiée à des organismes certificateurs accrédités par le COFRAC ou un organisme européen équivalent

    Adopté par la section sociale du Conseil d’Etat le 6 février 2018 puis validé le 7 février 2018 par le Secrétariat général du gouvernement, le décret du 26 février 2018 est effectif à compter du jour de sa publication au journal officiel (le mercredi 28 février 2018).

    La procédure s’impose à tout type d’hébergeur des données de santé à caractère personnel

    A compter du 1er avril 2018, tout organisme hébergeant des données de santé à caractère personnel devra être certifié HDS. Cette obligation s’impose à tout hébergeur recueillant des données « à l’occasion d’activités de prévention, de diagnostic, de soins ou de suivi social et médico-social », « pour le compte de personnes physiques ou morales responsables de traitement » ou « pour le patient lui-même » (Art. R. 1111-8-8 du code de la santé publique introduit par le décret).

    Cette procédure de certification s’impose donc aux hôpitaux hébergeant des données de santé pour le compte d’autres établissements de santé, dans le cadre d’un GHT par exemple. Elle s’applique également aux industriels désireux de commercialiser un objet connecté recueillant des données personnelles. Les acteurs de santé doivent vérifier si leur prestataire hébergeur de données de santé est certifié.

    Le décret précise le champ d’activités d’hébergement de données de santé à caractère personnel soumises à une certification

    Aux termes de l’article R. 1111-9 du code de la santé publique (introduit par le décret), est considérée comme une activité d’hébergement de données de santé à caractère personnel sur support numérique tout ou partie des activités suivantes :

    La mise à disposition et le maintien en condition opérationnelle :

    • des sites physiques permettant d’héberger l’infrastructure matérielle du système d’information utilisé pour le traitement des données de santé ;
    • de l’infrastructure matérielle du système d’information utilisé pour le traitement des données ;
    • de l’infrastructure virtuelle du système d’information utilisé pour le traitement des données ;
    • de la plateforme d’hébergement d’applications du système d’information.

    Sont également concernées tout ou partie des activités suivantes :

    • l’administration et l’exploitation du système d’information contenant les données de santé ;
    • la sauvegarde des données de santé.

    Ces activités sont soumises à une certification.

    Le décret précise le mode d’accréditation des organismes de certification

    Aux termes du nouvel article R.1111-10 du code de la santé publique, l’organisme de certification doit être accrédité par « le Comité français d’accréditation ou tout autre organisme d’accréditation signataire d’un accord de reconnaissance mutuelle multilatéral pris dans le cadre de la coordination européenne des organismes d’accréditation ».

    Cette procédure doit se faire conformément à un référentiel d’accréditation élaboré par le groupement d’intérêt public chargé du développement des systèmes d’information partagés, visé à l’article L.1111-24 du code de la santé publique, en lien avec les organismes d’accréditation concernés.

    Le décret précise les clauses minimales que doit comporter le contrat d’hébergement

    L’article  R.1111-11 du code de la santé publique énumère 14 clauses que le contrat conclu entre l’hébergeur et son clients doit au minimum comporter.

    Le décret précise les conditions de traitement des demandes d’agrément déposées avant le 31 mars 2018 

    Les agréments pour l’hébergement de données sur support numérique délivrés avant le 31 mars 2018 ou à la suite de demandes déposées avant cette date, restent régis jusqu’à leur terme par les dispositions de :

    « 1° La sous-section 1 du chapitre Ier du titre Ier du livre Ier de la première partie du code de la santé publique dans leur rédaction avant l’entrée en vigueur de l’article 1er du décret ;

    2° La sous-section 2 du chapitre Ier du titre Ier du livre Ier de la première partie du code de la santé publique dans leur rédaction avant l’entrée en vigueur de l’article 2 du décret. »

    Par ailleurs, lorsque l’agrément pour l’hébergement de données de santé sur support informatique arrive à son terme avant le 31 mars 2019, la durée de l’agrément est prolongée pour une durée de six mois afin de permettre à l’hébergeur d’effectuer les démarches de certification nécessaires à la poursuite de son activité d’hébergement de données de santé.

    La CNIL émettait quelques réserves dans un avis rendu le 12 octobre 2017 sur une version antérieure du projet de décret

    Sur la champ d’application de l’article L.1111-8 du CSP

    Dans une délibération du 12 octobre 2017 portant sur le projet de décret , la CNIL soulignait que la rédaction de l’article « a conduit de nombreux responsables de traitement à s’interroger sur l’obligation de recourir ou non à un hébergeur de données de santé ». La CNIL expliquait que certains assureurs estimaient avoir l’obligation légale de faire appel à des hébergeurs répondant aux obligations de l’article L.1111-8 lorsqu’ils externalisent l’hébergement de données recueillies dans le cadre de procédures de remboursement. D’autres assureurs ne s’estimaient pas soumis à ces obligations.

    Sur le périmètre des activités d’hébergement soumises à certification

    La Commission estimait que le projet de décret « devait être modifié pour lever les interrogations subsistantes sur le contour de l’obligation de recourir à un hébergeur de données de santé certifié ».

    Le Décret est disponible au téléchargement sur le site du Journal Officiel. 

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