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  • Appel à projets Millésim’ÂGE : « Numérique et qualité de vie au travail » dans les Ehpad

    La Fédération nationale des associations de directeurs d’établissements et services pour personnes âgées (Fnadepa) a lancé, le 20 février 2018, le Prix Millésim’ÂGE, afin de promouvoir les actions innovantes et valoriser l’expertise des professionnels des établissements et services pour personnes âgées.

    Pour cette première édition, le Prix Millésim’ÂGE est consacré au « Numérique et qualité de vie au travail », en lien avec le thème du 33e Congrès national de la Fnadepa dédié à l’innovation et aux champs de réflexions prioritaires du secteur médico-social.

    Le prix récompensera la meilleure démarche, initiative, innovation ou réalisation exemplaire qui :
    • combine la mise en œuvre d’une solution numérique et l’implication des personnels ;
    • a permis d’améliorer la qualité de vie au travail des équipes ;
    • est mise en œuvre depuis au moins 3 mois ;
    • est reproductible.

    Candidature à déposer au plus tard le 16 avril 2018.

    Dossiers de candidature à télécharger via le lien ci-contre.

    Conditions de participation et dotation

    Le Prix Millésim’ÂGE est ouvert à tous les établissements et services sociaux et médico-sociaux, adhérents ou non à la Fnadepa.

    Les actions concernées incluent toutes les initiatives, démarches, innovations et réalisations novatrices qui, en combinant la mise en œuvre d’une solution numérique et l’implication des personnels, ont apporté des améliorations à la qualité de vie au travail des équipes des établissements et services pour personnes âgées.

    A noter que ne seront pas retenues les actions limitées au seul l’achat d’un outil numérique. L’implication des équipes dans la mise en œuvre de la solution numérique est en effet un critère essentiel de sélection.

    Le jury 2018 réunit des directeurs d’établissements publics et privés, des responsables de services à domicile, ainsi que Jérôme Pellissier, écrivain et chercheur en psychogérontologie, en tant que personnalité qualifiée.

    Le palmarès sera dévoilé le 4 juin 2018 à Nantes, lors du Congrès national de la Fnadepa

    Le lauréat recevra une dotation de 1 500 €, une inscription au Congres national et un abonnement annuel aux Cahiers de la Fnadepa.

    La fédération s’engage à valoriser les trois premières initiatives du classement dans les supports appropriés au cours des mois suivant la remise du Prix.

  • MiMédI, un projet de la région BFC autour du bioréacteur de production de médicaments innovants

    Le projet MiMédI (Microtechniques pour les médicaments innovants), réunissant 10 acteurs de la région Bourgogne Franche-Comté autour de la mise au point d’un bioréacteur, a donné naissance à une production de médicaments innovants locale qui seront testés par le Centre Hospitalier Universitaire de Besançon, comme l’a annoncé ce dernier le 15 février 2018.

    L’association est née du désir de réponde à l’enjeu de l’industrialisation des médicaments innovants, véritable défi pour les acteurs des filières. Le projet mobilise une dotation de 13,6 millions d’euros en provenance des fonds FEDER et du fonds régional d’innovation Bourgogne Franche-Comté.

    Les ambitions nourries résident dans :
    • l’optimisation de la fabrication médicaments innovants par l’apport des microtechniques pour en réduire les coûts de fabrication ;
    • la contribution à l’émergence et à la diffusion des thérapies innovantes personnalisées au service de la médecine de demain.

    Une salle blanche miniature pour vaincre les barrières à l’entrée

    Cette mobilisation vise à vaincre le principal obstacle caractérisant la filière du biomédicament innovant, à savoir d’importantes barrières à l’entrée. C’est pourquoi 6 entreprises, 3 académiques et un organisme de transfert de technologie se sont fédérés pour se mettre au service d’un projet visant à permettre un accès plus rapide des patients aux nouveaux traitements personnalisés à un prix abordable pour les patients et supportable par les systèmes de santé.

    MiMédI a été monté dans le cadre du programme de spécialisation intelligente (RIS3) pour un coût total de 13,6 millions d’euros financé à hauteur de 75 % par les fonds FEDER et cofinancé en partie par la région.

    Acteurs mobilisés autour du processus de production industrialisée

    Cette mission de construction d’un bioréacteur pour une production de médicaments innovants qui soit maîtrisée et à grande échelle est menée par les sociétés ILSA, chef de file du projet, SMALTIS, AUREA Technology, Diaclone, BioExigence, MED’INN’ Pharma.

    Dans la catégorie acteurs académiques et société de transfert on compte l’Établissement Français du Sang Bourgogne Franche-Comté, l’institut FEMTO-ST (UMR 6174), l’UMR 1098 « Interactions Hôte-Greffon-Tumeur & Ingénierie Cellulaire et Génique », FEMTO Engineering et le CIC Inserm 1431 du CHU de Besançon.

    À terme, les partenaires espèrent :

    • développer de nouveaux process de production avec la mise au point d’un bio-réacteur intégrant différents modules spécifiques à chacune des étapes de production d’un biomédicament ;
    • produire des lots cliniques qualifiés en vue de leur évaluation dans les essais à conduire sur l’animal et l’homme.

    Le CHU de Besançon validera la sécurité et l’efficacité de la production

    À l’issue de la production et de la qualification des médicaments innovants, ces derniers seront évalués dans le cadre d’études cliniques au sein du Centre d’Investigation Clinique du CHU (CIC Inserm 1431) via son module « Biothérapies » qui se chargera notamment des phase I et II nécessaires à l’évaluation clinique de ces nouveaux médicaments.

    En prenant part à ce projet mêlant biothérapies et innovations technologiques, le CHU de Besançon revendique sa position de meneur dans la dynamique de l’écosystème régional.

  • Jean-Luc Belingard préside la nouvelle filière Industries et Technologies de santé du CNI

    Bruno Le Maire, ministre de l’économie et des finances, a présidé le lundi 26 février 2018 à Bercy le comité exécutif du Conseil national de l’industrie (CNI), dans la suite de la nouvelle impulsion donnée au CNI par Edouard Philippe, Premier ministre, lorsqu’il a présenté les priorités stratégiques et les orientations de son gouvernement pour donner une nouvelle impulsion à la stratégie de développement de l’industrie le 20 novembre 2017 (voir document ci-contre).

    Cette première réunion a notamment permis de valider une liste de 10 Comités Stratégiques Filières, parmi lesquels un comité dédié aux industries et technologies de santé, présidé par Jean-Luc Belingard, PDG de Biomerieux et président de la Fédération française des industries, et de faire un point d’étape sur le plan d’actions « La French Fab ».

    Le CNI nouvelle formule : formation, innovation, financement des entreprises

    La mission du Conseil national de l’industrie est d’éclairer et de conseiller les pouvoirs publics sur la situation de l’industrie et des services à l’industrie en France, aux niveaux national et territorial et international, en intégrant les enjeux à l’export. Le Premier ministre est le président du CNI et Philippe Varin – président du conseil d’administration d’Areva – son vice-président.

    Le CNI réunit les entreprises et les représentants des salariés autour de thèmes stratégiques comme la formation, l’innovation, le financement des entreprises, l’économie circulaire ou encore le développement international.

    Le CNI nouvelle formule, est dorénavant doté d’un Comité exécutif resserré ayant un rôle d’orientation et de pilotage des travaux. Ce comité a vocation à se réunir chaque trimestre.

    La première réunion de ce comité exécutif a notamment permis :

    • d’arrêter une nouvelle liste de 10 Comités stratégiques de filière (CSF),pour lesquels la prochaine étape sera l’élaboration du contrat de filière ;

    • de réaliser un point d’étape sur des missions lancées lors de évènement du 20 novembre 2017 xxx, notamment la mission «Une politique industrielle européenne forte » confiée à Frédéric Saint-Geours :

    • de lancer des travaux sur la fiscalité de production. D’ici fin mai 2018, un groupe de travail du CNI réalisera un état des lieux sur les impôts sur la production pour mesurer leur impact sur la compétitivité des entreprises ;

    • de faire un point d’étape sur le plan d’actions « La French Fab », l’étendard de l’industrie française en mouvement qui recense déjà plus de 1 000 entreprises labellisées. Un objectif est d’accompagner 1 000 entreprises industrielles via l’accélérateur French Fab d’ici un an.

  • CROM

    Clinical Reported Outcome Measuresnull

  • PROMs

    Patient Reported Outcome Measures

  • L’ARS Bretagne dote de 3 M€ le Projet Médico-Soignant Partagé au sein du GHT Haute Bretagne

    Un Contrat Hospitalier de Territoire (CHT) a été signé entre l’Agence Régionale de Santé Bretagne et les 10 établissements publics de santé membres du Groupement Hospitalier de Territoire Haute-Bretagne le 27 février 2018 au Centre Hospitalier Universitaire de Rennes.

    Ce contrat introduit une innovation organisationnelle des praticiens hospitaliers et implique un soutien financier de l’ARS, sur cinq ans, afin de favoriser le déploiement du Projet Médico-Soignant Partagé (PMSP) du GHT visant à mieux répondre aux enjeux de santé publique du territoire, parmi lesquels l’accès aux soins de la population bretonne.

    Contrat Hospitalier de Territoire (CHT), un outil régional au service de la stratégie territoriale d’offre de soins

    Pour le GHT Haute Bretagne, le Contrat Hospitalier de Territoire (CHT) constitue un outil régional au service de la stratégie territoriale d’offre de soins, les priorités du Projet Régional de Santé et les enjeux de santé publique du territoire de santé.

    Il accompagne trois types de mesures en accord avec les priorités du Projet Médico-Soignant Partagé (PMPS) afin de permettre d’amorcer et d’accélérer des actions concrètes au service d’un meilleur accès aux soins des patients :

    • l’aide à la structuration et/ou au développement d’une filière de soins via des temps médicaux partagés ;
    • le soutien à certains investissements pour les établissements membres du GHT ;
    • la mutualisation de certaines fonctions supports au sein du GHT.

    Initiatives concrètes et suivi du projet

    Le temps médical partagé par exemple sera financé grâce à cette initiative en permettant aux praticiens expérimentés du CHU de Rennes d’intervenir dans les hôpitaux périphériques et transmettre leurs compétences à leurs collègues dans le cadre des postes de praticiens hospitaliers exerçant sur plusieurs sites.

    Autre exemple de projet : le financement d’une astreinte infirmière de nuit mutualisée entre plusieurs Ehpad afin de renforcer la sécurité des personnes âgées de nuit, améliorer les prises en charge nocturnes, limiter les appels au Samu et les passages aux urgences.

    Les signataires du contrat s’engagent à suivre l’évaluation du projet de façon annuelle fondée sur des indicateurs de mise en œuvre et d’activité. Cette évaluation s’inscrira dans le cadre plus large d’évaluation du PMSP.

  • Apple ouvre au printemps ses premiers centres de santé à destination de ses employés aux États-Unis

    Selon un article du journal de la chaîne américaine CNBC en date du 27 février 2018, Apple est en train de préparer l’inauguration de son réseau de centres de santé « AC Wellness Network » avec l’ouverture au printemps 2018 de deux centres de santé aux États-Unis dans la région de Santa Clara, à proximité du siège social d’Apple.

    La société américaine compte ainsi asseoir sa position dans le secteur de la santé et utiliser les centres destinés à ses employés et leurs familles pour tester ses propres innovations dans le domaine.

    Les centres de santé doivent selon Apple délivrer la meilleure expérience de santé au monde à leurs usagers.

    Selon la chaîne CNBC, interrogé sur la question, Apple a refusé toute déclaration.

    Le média américain fonde ses propos sur la création récente d’un site web en toute discrétion avec comme nom de domaine « acwellness.com » et la publication d’offres d’emploi qui portent à croire qu’Apple est en train de constituer une équipe médicale pour son réseau de centres de soins primaires, qui serait amené à être géré indépendamment d’Apple en tant que filiale du groupe (AC Wellness Network).

  • Diabète : MirambeauAppCare noue plusieurs partenariats pour son Appli DiabiLive

    Après avoir présenté son Appli DiabiLive au Consumer Electronic Show de Las Vegas en janvier, la start-up girondine MirambeauAppCare, qui y a remporté un Innovation Award 2018, a signé un accord avec l’Américain iHealth Labs, spécialiste des objets de santé connectée pour les professionnels et le grand public, le 9 janvier 2018.

    Cet accord commercial dont le montant n’a pas été dévoilé va permettre une connexion entre les produits iHealth dédiés au diabète et DiabiLive.

    Le 6 février 2018, c’est avec le groupe français spécialiste de la santé Nutrisens que MirambeauAppCare a signé un partenariat. Nutrisens fournira à DiabiLive du contenu. Ainsi les patients pourront profiter des informations diététiques et de l’actualité de la nutrition à partir de leur appli.

    Pour rappel, DiabiLive, qui informe les diabétiques du taux d’insuline exact à s’injecter en fonction de leur activité, de leur nourriture et de leur taux de glycémie, annonçait, le 19 décembre 2017, la signature d’un accord avec la mutuelle Prévifrance, implantée dans le Sud-Ouest, pour que celle-ci prenne en charge une partie de l’abonnement à l’appli pour ses adhérents.

    Trois modèles économiques pour un lancement mi-2018

    Outre ces partenariats, l’année 2018 doit marquer un tournant dans le développement de DiabiLive, que MirambeauAppCare compte lancer sur le marché sous trois modèles économiques différents :

    La start-up mise à la fois sur la vente de DiabiLive – sous forme d’un abonnement mensuel ou annuel – directement aux CHU et cliniques, sur la mise en location de l’interface de programmation (API) pour d’autres start-ups qui développent des applications de santé, notamment pour le diabète, et enfin un modèle B2C proposé directement aux patients, qui pourront, via un abonnement mensuel ou annuel, inviter leur diabétologue, médecin traitant et aidants personnels à interagir avec l’appli.

    En effet, DiabiLive peut servir au diabétologue ou au médecin traitant pour la prescription d’un protocole de dosage d’insuline et permettre au professionnel de modifier à distance ce protocole, par exemple dans le cas d’un voyage qui engendrerait de gros changements physiologiques.

    L’appli devrait être commercialisée au cours du second semestre.

  • « Comment passer d’un système de soins à un système de santé ? » : Take Care Show, 29 mars 2018, Reims

    InnovHealth / InnovSanté et Hélium organisent le Take Care show à Reims, le 29 mars 2018.

    Il s’agit d’un après-midi consacré à la e-santé, sur le thème « Comment passer d’un système de soins à un système de santé ? ».

    De nombreuses initiatives autour de la e-santé seront présentées, ainsi q’une table-ronde sur la « prévention du risque santé à l’ère des nouvelles technologies ».

    Inscription gratuite mais obligatoire sur le lien ci-contre.

    Programme et intervenants

    16h-16h30 : Accueil

    16h30-16h40 : Mot de bienvenue de Thierry Auzole, Directeur Général d’Hélium

    16h40-17h30 : Présentation des initiatives autour de la e-santé, animée par Dr Eudes Ménager, Directeur de l’innovation à la Fondation Rothschild :

    – Démonstration « PassCare®, prenez le pouvoir sur votre santé » par Dr Adnan El Bakri, chirurgien urologue et PDG d’InnovHealth,

    – Présentation de l’initiative French-Road par son Président Emmanuel Pesenti, architecte et urbaniste au service numérique du Premier ministre,

    – Annonce de la création du Conseil National de la e-Santé (CeSanté) et de ses objectifs par son Président Dr Wassim Badiou, gynécologue et co-fondateur du congrès international e-Health World à Monaco.

    17h30-18h30 : Table ronde « Prévention du risque santé à l’ère des nouvelles technologies » introduite par Pepper, le robot humanoïden (SoftBank Robotics) et animée par Dominique Lebrun, animateur et créateur du Champagne-Ardenne Business Club, avec :

    – Pr Guy Vallancien, chirurgien, membre de l’Académie Nationale de Médecine et Président fondateur du C.H.A.M. (Convention on Health Analysis and Management) ;

    – David Gruson, membre du comité de direction Chaire Santé, Sciences Po Paris et Président de l’initiative Ethik IA ;

    – Dr Philippe Souchois, Directeur des Opérations Adjoint du groupe Ramsay Générale de Santé ;

    – Dr Michèle Verschoore, dermatologue et directeur médical chez L’Oréal ;

    – Jean-Michel Decret, chargé national des relations publiques à la fédération France AVC ;

    – Joseph Puzo, Président d’Axon’Cable, fabricant de fils, câbles composites et mini-systèmes pour applications haute technologie.

    18h30-18h45 : Pause 

    18h45-19h15 : Épisode 1 du « Take Care Live Show », avec Pepper, le robot humanoïde, par la troupe du Mitch Impro

    19h15-19h45 : Diffusion du film « Take Care with PassCare » et présentation des partenariats par le Dr Xavier Schneider, pharmacien expert en santé digitale, suivie de « La famille InnovHealth, 2 ans après »

    19h45-21h00 : Photo booth de l’e-santé « PassCare® souvenir » avec des ateliers pédagogiques autour du passeport de santé numérique et cocktail apéritif au Champagne pour clôturer l’événement.

  • L’ASIP fait le bilan provisoire de la convergence des SI des GHT et identifie les défis persistants

    Les groupements hospitaliers de territoire (GHT) ont été introduits par la loi du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé. La loi prévoit la mutualisation des systèmes d’information des GHT. L’Agence des Systèmes d’information partagés de Santé a été missionnée en 2016 par la Direction générale de l’offre de soins pour accompagner les acteurs concernés par la convergence des systèmes d’information des GHT.

    Dans un document de travail publié le 27 février 2018, l’ASIP Santé rappelle que « la convergence SI des GHT doit permettre d’améliorer la prise en charge des patients, par un partage de l’information médicale entre établissements du GHT, offrir aux professionnels de santé des applications uniformes sur l’ensemble du GHT et mutualiser les moyens liés aux SI ».

    Ce document, destiné aux directeurs des systèmes d’information d’établissements de santé d’un groupement hospitalier de territoire (GHT), constitue un « point d’étape de la convergence SI des GHT ». Ce point d’étape offre une synthèse chiffrée des actions engagées à l’échelle des comités régionaux et un rappel des défis se présentant actuellement aux GHT.

    La mission de l’ASIP Santé consiste à organiser et animer des comités régionaux SI GHT permettant d’assurer le suivi de la convergence des systèmes d’information, en partenariat avec les Agences régionales de santé (ARS). Une seconde campagne de comités régionaux s’est tenue de septembre à décembre 2017.

    Cette campagne a permis de dresser un point d’étape, téléchargeable sur le site de l’ASIP Santé.

    L’ASIP Santé identifie quatre chantiers à mener pour la convergence SI des GHT

    • Définir une stratégie SI en équipe et la mettre en oeuvre ;
    • Mener les démarches en intégrant une réflexion sur l’urbanisation des SI de GHT, des SI régionaux et des SI nationaux ;
    • Construire un socle technologique et de sécurité convergent ; 
    • Construire un socle fonctionnel convergent. 

    Chantier 1 : Définir une stratégie SI en équipe et la mettre en oeuvre

    L’élaboration d’un schéma directeur du système d’information (SDSI) et l’alignement des acteurs concernés à travers un pilotage commun représentent, selon l’ASIP, « les premières étapes indispensables au projet de convergence du SI de GHT ».

    Synthèse chiffrée des projets existants : L’ASIP fournit plusieurs indicateurs chiffrés relatifs aux initiatives engagées par les GHT à ce jour pour définir une stratégie SI : 

    • 76% des GHT ont créé une instance opérationnelle pilotant la convergence SI ;
    • 40% des GHT ont nommé un DSI de GHT et 53% sont en cours de nomination ; 
    • des postes de chefs de projet SI GHT, chargés d’animer les équipes et de piloter les projets de convergence, ont été ouverts ;
    • La majorité des GHT constitue une DSI de GHT de manière incrémentale ; 
    • Une minorité de GHT fusionne actuellement leurs équipes dans une DSI commune ; 
    • Plusieurs GHT structurent une DSI commune centre de service, tournée vers l’usager.

    Défis persistants : l’ASIP Santé précise que le rapprochement des équipes au sein d’une DSI commune implique une réflexion sur le volet RH.

    Chantier 2 : Intégrer une réflexion sur l’urbanisation des SI

    L’ASIP rappelle qu’au delà du GHT, il est indispensable que « la mise en place du SI de GHT soit réalisée en cohérence avec son environnement régional ou national. L’objectif est de limiter les redondances et les surcouches applicatives ». Les GHT peuvent s’inspirer du guide de l’ASIP Santé « Intégrer le système d’information de son établissement dans l’espace e-santé » publié le 28 décembre 2017.

    Synthèse chiffrée des projets en cours : actuellement, certains GHT « envisagent de capitaliser sur des projets existants », explique l’ASIP. Parmi ces projets : le dossier médical partagé, le MS Santé, la mise en oeuvre de l’identifiant national de santé, les applications prévues dans le cadre des Services numériques d’appui à la coordination (SNACs). D’autres GHTs privilégient des « démarches communes pour favoriser l’urbanisation des SI », comme la sélection d’un même prestataire AMOA entre GHT d’une même région.

    Défis persistants : parmi les défis se présentant aujourd’hui aux GHT identifiés par l’ASIP : la nécessité d’ « acquérir une visibilité sur les stratégies nationales et régionales pour pouvoir se coordonner avec elles », et la mise en oeuvre éventuelle de « solutions transitoires » 

    Chantier 3 : Construire un socle technique et de sécurité convergente 

    La mise en place d’un socle technique commun permet d’assurer le recueil, le stockage, la distribution et l’échange de données utiles au fonctionnement des établissements de santé parties au GHT. L’élaboration d’une politique de sécurité du SI du GHT au cours des mois à venir s’avère également essentielle.

    Synthèse chiffrée des projets engagés  :

    • 74% des GHT ont aménagé l’interconnexion des réseaux ;
    • 57% des GHT tendent à externaliser l’hébergement des données de santé.

    Défis persistants : l’ASIP Santé rappelle que l’hébergement des données de santé constitue « un défi majeur ». Les GHT doivent satisfaire aux exigences de conformité (certification et agrément) en cas d’internalisation. Une estimation précise des moyens nécessaires à la mise en oeuvre de solutions externalisées doit également être réalisée. A l’ASIP de rappeler que les GHT doivent se conformer au nouveau cadre de régulation introduit par le RGPD et recruter leur RSSI pour assurer la sécurité des SI.

    Chantier 4 : Construire un socle fonctionnel convergent 

    La construction d’un socle fonctionnel convergent vise à « répondre aux besoins des professionnels de santé et des équipes » exprimés dans le cadre des ateliers menés autour du Projet Médical Partagé (PMP) et de la mise en oeuvre des fonctions mutualisées.

    Synthèse des démarches engagées par les GHT : Plusieurs GHT se sont équipés d’applications uniques, tel le DPI. En support de leur PMP, les GHT envisagent de mettre en place un dossier patient informatisé unique.

    Parmi les défis persistants identifiés par l’ASIP : Les GHT doivent avoir une vision plus précise des solutions technologiques proposées par les éditeurs de logiciels. Les applications doivent être capables de couvrir l’ensemble des activités MCO/PSY/EHPAD.