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  • Le patient connecté, acteur de sa santé – l’un des RV du Salon Santé pour tous, 9-11/03/2018 à Paris

    L’Association Médecine pour Tous (AMT) organise la première édition du Salon Santé pour tous à l’Espace Champerret à Paris du 9 au 11 mars 2018.

    Le salon Santé pour tous a pour ambition de rassembler les principaux acteurs de l’écosystème de santé tels que les professionnels de santé, laboratoires, fabricants de solution santé et e-santé, institutions, fondations, sociétés savantes, associations d’usagers, établissements de soins, groupements pharmaceutiques, complémentaires santé, etc.

    Plus de 10 000 visiteurs (patients, non patients, aidants et professionnels de santé) sont attendus pour cette première édition, qui accueillera plus de 50 exposants et proposera plus de 40 conférences, tables rondes, débats et symposiums animés par des experts et 10 ateliers participatifs accessibles à tous pendant la durée du salon.

    Entrée gratuite en ligne (8€ sur place), sur le lien ci-contre.

    Extrait du programme

    Une large part du programme scientifique sera consacrée à l’éducation du patient en matière de :

    • prévention des grands fléaux de santé publique (cancer, diabète, maladies cardio-vasculaires et respiratoires, maladies infectieuses, etc.) ;
    • lutte contre les facteurs de risque (tabagisme, alcoolisme, obésité, sédentarité).

    D’autres thèmes comme l’automédication responsable, l’usage des médicaments génériques, la vaccination, la chirurgie ambulatoire, santé et environnement et la médecine humanitaire seront aussi abordés.

    Des ateliers participatifs permettront aux visiteurs d’effectuer des tests de dépistage et de se former aux gestes de premiers secours.

    Les conférences spécifiquement dédiées à la e-santé :

    Vendredi 9 mars

    14h La télémédecine au service du patient ?

    Par François Teboul, Directeur médical BewellConnect, VisioMed, Dr Franck Baudino, Président Fondateur d’H4DM, Yonathan Abbou, Président et Fondateur de Safesanté et Sabrina Chetioui, Directrice du développement de MesDocteurs

    14h45 Mieux connaître ses droits en santé

    Par Roger Mignot, Représentant des usagers du système de santé

    15h30 Réalité mixte et intelligence artificielle : une première mondiale pour révolutionner la chirurgie de demain

    Par Dr Thomas Grégory, chirurgien orthopédiste, Hôpital Avicenne de Bobigny (AP-HP) et Antoine Denis, Microsoft France

    Samedi 10 mars 

    11h Prendre son rendez-vous chez le médecin par internet : oui, mais attention !

    Par Dr Luc Réfabert, coordonnateur de la commission pratiques libérales et nouvelles technologies de l’URPS médecins libéraux Île-de-France.

    14h Le patient connecté, acteur de sa santé

    Par Priscille Godde, Directrice marketing, Laboratoire Arrow

    17h L’apnée du sommeil chez l’adulte et l’enfant

    Par Dr Anne-Hélène Giraud, médecin généraliste spécialiste des pathologies du sommeil, Hôpital privé de la Loire, St Etienne, Ramsay Générale de Santé

    18h30 Les nouvelles technologies numériques au service de la santé et de la recherche

    Dr Adnan El Bakri, urologue, CHU Reims et Fondateur d’InnovSanté InnovHealth

    Concours de pitchs de start-ups de la e-santé

    Vendredi 9 mars à 16h30

    Le jury ci-dessous va sélectionner la meilleure innovation:

    • Apparius Corporate Finance ;
    • Seventure Partners ;
    • Cap Digital :
    • Club Digital Santé ;
    • France eHealthTech ;
    • Microsoft.
  • Un arrêté fixe la composition du Conseil stratégique de l’innovation en santé

    L’arrêté du 28 février 2018 relatif à la composition et au fonctionnement du conseil stratégique de l’innovation en santé, publié le 4 mars 2018, fixe le cadre général dudit conseil.

    Le Conseil regroupe les représentants issus de principales institutions du secteur de la santé – ministères, agences nationales du secteur sanitaire, Caisses nationales, établissements sanitaires et médicaux sociaux et associations d’entreprises – au nombre total de 53.

    La version intégrale de l’arrêté du 28 février 2018 est disponible ci-contre.

    Fonctionnement

    Le conseil se réunit sur convocation de son président qui a également la charge de fixer l’ordre du jour correspondant.

    Tous les membres du comité stratégique de l’innovation en santé exercent leur fonction à titre gracieux.

    Cependant, leur fonction donne lieu à une autorisation d’absence ou de congé ainsi qu’au paiement d’indemnités pour frais de déplacement. La réglementation en vigueur garantit également le maintien de leur salaire.

    Membres désignés

    • Le secrétaire général des ministères chargés des affaires sociales ou son représentant et le délégué ministériel à l’innovation en santé ou son représentant ;
    • Le directeur de la sécurité sociale ou son représentant ;
    • Le directeur général de l’offre de soins ou son représentant ;
    • Le directeur général de la santé ou son représentant ;
    • Le directeur général de la cohésion sociale ou son représentant ;
    • Le directeur de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques ou son représentant ;
    • Le directeur général des entreprises ou son représentant ;
    • Le président du Comité économique des produits de santé ;
    • Le directeur général de l’agence régionale de santé de Nouvelle-Aquitaine ou son représentant ;
    • Le Président du collège de la Haute Autorité de santé ou son représentant ;
    • Trois représentants de l’Union nationale des caisses de l’assurance maladie ;
    • Cinq représentants d’agences nationales intervenant dans le secteur sanitaire :
      • un représentant de l’ASIP;
      • un représentant de l’Agence technique de l’information sur l’hospitalisation ;
      • un représentant de l’ANAP ;
      • un représentant de l’Agence Nationale de Santé Publique ;
      • un représentant de l’ANSM;
    • Un représentant de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie ;
    • Trois représentants proposés par l’Union nationale des organismes complémentaires d’assurance maladie ;
    • Quatorze représentants de professionnels de santé, du champ sanitaire et médico-social ou de l’aide à domicile ;
    • Trois représentants de structures de soins primaires ;
    • Sept représentants des établissements de santé et médico-sociaux ;
    • Trois représentants de patients et d’usagers du système de santé et du champ médico-social proposés par l’Union nationale des associations agréées d’usagers du système de santé ;
    • Un représentant de l’Assemblée des départements de France ;
    • Deux représentants d’entreprises des produits de santé (Leem et Snitem).
  • Téléconsultation : Otherwise lance des rendez-vous avec des professionnels de santé via MédecinDirect

    Otherwise, le spécialiste de l’assurance en santé collaborative, a annoncé le 2 mars 2018 son partenariat avec MédecinDirect afin de donner à ses affiliés dans le cadre d’un contrat de santé un accès gratuit à la plateforme de téléconsultation pour prendre rendez-vous avec un professionnel de santé

    Otherwise explique ce partenariat comme le résultat de sa volonté de faciliter chaque jour un accès à des soins de qualité. Ses membres bénéficient de la totalité des services offerts par la plateforme de MédecinDirect – consultation par visioconférence, établissement d’un diagnostic et délivrance d’une ordonnance notamment. Ils y accèdent depuis leur espace personnel Otherwise.

    Cette opération suit de près l’élargissement de son réseau de distribution aux intermédiaires d’assurance depuis le 28 février 2018.

    Otherwise diversifie ses canaux de commercialisation avec une offre phygitale

    Otherwise a choisi d’accélérer son développement en ouvrant son offre assurantielle aux intermédiaires d’assurance. Depuis le 28 février 2018, sa plateforme est disponible aux réseaux traditionnel de courtiers pour leur offrir la possibilité de participer à la transformation numérique du marché et aux assurés de bénéficier d’un expérience utilisateur enrichie.

    En permettant une approche phygitale, Otherwise estime fournir ainsi un levier original pour une start-up.

  • Appel à projet : l’ANSM récompense des initiatives favorisant le bon usage du médicament

    L’Agence Nationale de Sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) lance un septième appel à projets aux associations de patients et autres usagers du système de santé.

    L’appel à projets annuel vise à stimuler des initiatives associatives axées sur le bon usage et la réduction des risques liés aux produits de santé, sachant que la conception d’outils de télésurveillance ou d’outils Internet peut s’inscrire dans le champ de l’appel à projets.

    L’enveloppe budgétaire prévisionnelle envisagée pour le financement des projets s’élève à 75 000 euros.

    Date limite de dépôt des dossiers : vendredi 6 avril 2018 à minuit par mail à l’attention de axelle.de-franssu@ansm.sante.fr

    Associations éligibles

    Les associations éligibles sont les suivantes :

    • associations de personnes impliquées dans le soutien aux personnes malades ou aux personnes handicapées ;
    • associations d’aidants informels ; 
    • associations de victimes ;
    • associations d’usagers ou de consommateurs dans la mesure où elles ont une implication avérée dans le domaine des produits de santé.

    Critères d’évaluation

    Les dossiers sont soumis à une double expertise, celle des experts et celle du jury. Les dossiers seront soumis à l’évaluation des experts puis à celle du jury suivant :

    • la pertinence du sujet choisi ;
    • la structuration, la cohérence et la clarté dans la présentation des objectifs et, plus globalement, du projet ;
    • l’impact attendu et l’originalité ;
    • les ressources humaines et le savoir-faire (technique, organisationnel et de gestion).

    Exemples de projets

    • Outils ou réponses adaptées (brochures, dépliants et/ou posters…) visant à informer les patients sur les risques d’effets indésirables concernant une classe thérapeutique ou les différents traitements utilisés dans la prise en charge d’une maladie chronique ;
    • Accompagnement à la sécurité thérapeutique liée au bon usage des produits de santé (en particulier respect de l’indication, des doses prescrites, des contre-indications et des modalités d’administration) : conception et réalisation de carnets de suivi, d’outils d’autosurveillance, conception et réalisation de sites ou d’outils Internet dédiés à une problématique spécifique, mise en place de communautés de patients sur Internet (forums par exemple, en prévoyant une modération effective), etc. ;
    • Enquêtes sur les difficultés pratiques liées à un médicament ou autre produit de santé.
  • Etude : des experts britanniques réclament une meilleure évaluation des consultations en ligne

    L’efficacité et l’innocuité des consultations médicales par vidéo n’ont pas encore été suffisamment évaluées. C’est le constat que font des chercheurs de l’Imperial College de Londres. Après avoir examiné sept services privés de consultations en ligne de médecins généralistes, les chercheurs estiment que ces dispositifs risquent de favoriser la prescription d’antibiotiques. Les résultats de leur étude* ont été publiés le 28 février 2018 dans le Journal of the Royal Society of Medicine.

    Les Britanniques ont développé les consultations vidéo 

    En France, la téléconsultation est devenue légale en 2011. Cette pratique est encore relativement peu développée puisque les négociations tarifaires pour ces actes sont actuellement en négociation. En Grande-Bretagne, les consultations de médecins généralistes par vidéo interposées sont déjà très répandues. De plus en plus d’applications mobiles proposent des rendez-vous dans la journée avec des médecins libéraux.

    Plusieurs enquêtes ont déjà montré que les patients sont prêts pour ces consultations vidéo de télémédecine, qu’elles peuvent répondre à une problématique d’accès aux soins de premier recours. Pourtant, des chercheurs de l’Imperial College de Londres estiment que les preuves de l’efficacité clinique et de l’innocuité de ce genre de service font encore défaut. Ils réclament donc que des évaluations scientifiques soient menées.

    7 plateformes analysées

    Les auteurs de cette étude parue le 28 février 2018 dans le Journal of the Royal Society of Medicine, issus du département de soins primaires et de santé publique de l’Imperial College de Londres, ont en fait entrevu les failles du système. Après avoir consulté le registre de la Commission de la qualité des soins qui surveille les prestataires de soins qui fournissent des conseils en ligne, les chercheurs ont identifié sept entreprises privées sur 557 offrant des services de consultation vidéo avec des médecins généralistes et ils ont ensuite examiné leurs sites web.

    Résultats : l’accès aux antibiotiques facilité

    Les sept entreprises qui mettaient à disposition des services de consultations vidéo disposaient de :

    • une interface web attrayante avec souvent une application smartphone
    • des créneaux de rendez-vous immédiats 365 jours par an et 24h/24
    • des services de soins primaires incluant les certificats médicaux et souvent, la prescription de médicaments
    • les situations d’urgence ne pouvaient pas être prises en charge
    • le coût de la consultation allait de 20 à 60 livres (22 à 67 €)

    Les auteurs de cette étude ont également regardé de près des éléments concernant la sécurité de cette prise en charge médicale à distance, sans examen clinique.

    • 4 sites sur 7 mentionnent qu’ils prescrivent des antibiotiques. Les recherches sur internet pour « obtenir des antibiotiques », ou encore « prescrire des antibiotiques » font tout d’abord ressortir des liens publicitaires vers des services de consultation vidéo. Les chercheurs regrettent, par ailleurs, qu’ « aucun site web ne mentionne l’utilisation appropriée des antibiotiques ».
    • tous les sites utilisent des logiciels de cryptage des données mais les auteurs soulignent malgré tout des risques de partage des données personnelles avec des tiers privés

    Des exigences accrues pour les médecins ?

    En outre, les auteurs de l’étude redoutent que ces consultations en ligne ne conduisent à une surcharge de travail pour les médecins du NHS. En effet, habitués à obtenir rapidement des services sur les plateformes en ligne, les patients pourraient avoir les mêmes exigences pour les médecins pratiquant les consultations en face à face. Même si les médecins disponibles en lignes peuvent aussi répondre à des demandes non urgentes et donc en partie soulager les médecins du NHS…

    Les auteurs de l’étude estiment donc urgent d’évaluer l’efficacité et l’innocuité de ces services de consultation vidéo en ligne. D’autant que « ce nouveau mode d’accès des patients présente également un potentiel important d’éducation des patients. »

  • « La télémédecine permet d’optimiser la qualité des soins aux personnes âgées » (Nathalie Salles)

    Dans Télémédecine en Ehpad, les clés pour se lancer (Ed. Le Coudrier), Nathalie Salles, chef de pôle de gérontologie clinique au Centre Hospitalier Universitaire de Bordeaux, mais aussi présidente élue de la société française de télémédecine (elle en prendra la présidence en décembre 2018), décrit notamment les acteurs qui doivent s’investir dans un projet de télémédecine, le cadre réglementaire et le financement, l’analyse primordiale avant tout projet, etc. Elle explicite également les indicateurs d’évaluation à mettre en place, détaille le choix des outils techniques ou encore la nécessité de former les équipes.

    Dans l’entretien qu’elle accorde à H&TI, celle qui se déplace régulièrement en Ehpad pour rencontrer les équipes soignantes, les médecins généralistes et les directeurs explique les avantages de cette pratique médicale auprès des personnes âgées et se réjouit « qu’un grand pas ait été franchi avec l’entrée dans le droit commun des actes de téléconsultation et de télé-expertise ».

    Nathalie Salles présente notamment le projet de recherche qui sera prochainement lancé et permettra de comparer le parcours de soins des malades dans deux groupes d’Ehpad, 12 équipés en télémédecine et 12 non équipés.

    Pratiquez vous vous-même la télémédecine ? Avec quels bénéfices ?

    Oui bien sûr, je pratique la télémédecine et notamment des actes de téléconsultation depuis 6 ans. Les motifs de téléconsultation provenant des équipes soignantes d’Ehpad et du médecin généraliste sont souvent centrés sur des problèmes liés aux troubles psycho-comportementaux des résidents âgés atteints de maladie d’Alzheimer ou sur les conséquences de la dépendance et notamment la prise en charge des plaies chroniques du type escarres. Lors de toutes les téléconsultations, les gériatres évaluent les malades de manière globale et jettent un œil sur la liste des prescriptions médicamenteuses afin d’éviter toute iatrogénie et afin de prévenir au mieux les décompensations aiguës des maladies chroniques déjà présentes. Ainsi, nous avons récemment démontré qu’il était possible de limiter les prescriptions de traitement neuroleptique par télémédecine.

    Cette nouvelle pratique médicale apporte en effet l’avantage de diffuser à la fois les bonnes pratiques gériatriques, dont les thérapies non médicamenteuses pour les troubles du comportement, et d’améliorer les compétences des soignants. Nous avons également montré l’absence de différence dans le diagnostic et le traitement de personnes âgées malades qu’elles soient vues en télémédecine ou en face-à-face.

    Quelles sont les limites à la télémédecine qu’on vous oppose ?

    La plupart du temps, au début, les familles des résidents sont un peu inquiètes. Elles craignent que la télémédecine diminue la qualité des soins de leur parent âgé. Elles sont d’ailleurs souvent présentes lors de la première téléconsultation. Au final, elles se rendent vite compte que sans la télémédecine leurs parents n’auraient la plupart du temps pas eu accès aux soins, soit parce qu’ils sont trop dépendants, soit parce qu’ils présentent trop de troubles du comportement. Elles peuvent voir les liens qui existent avec l’équipe soignante de l’Ehpad ainsi que les liens avec le médecin traitant de leur parent et cela les rassure beaucoup.

    Quant aux équipes soignantes des Ehpad, elles sont souvent peu favorables au début, car elles craignent ne pas avoir le temps de réaliser correctement les actes. Au fil des téléconsultations, elles finissent par voir le gain de temps obtenu grâce aux modifications de prises en charge (moins de pansements, moins de temps passé auprès des patients agités, etc.) et deviennent très favorables à cette nouvelle pratique médicale.

    Enfin, certains médecins généralistes ne voient pas non plus d’un bon œil ce genre de projet, ils critiquent le caractère virtuel de l’acte et le manque d’examen clinique possible à distance. Mis au centre du processus grâce à des liens construits avec eux pendant la téléconsultation, ils se sentent rassurés car le suivi de leurs patients s’améliore et les risques d’admissions aux urgences peuvent diminuer.

    Vous présentez dans votre ouvrage deux réalisations de télémédecine, l’une à Nancy, l’autre à La Roche-Calais (milieu urbain et milieu rural). En quoi ces deux expériences diffèrent-elles ? Peut-on dire que chaque territoire doit avoir son projet de télémédecine ?

    Ces deux exemples montrent qu’il est possible d’installer la télémédecine dans un Ehpad qu’il soit rural ou urbain. Cela montre aussi qu’il existe des besoins dans les deux cas avec des difficultés identiques d’accès aux soins. Ces difficultés ne sont en effet pas liées qu’au caractère « désertique » d’accès aux soins, mais aussi et surtout à l’état du résident qui rend compliqué son déplacement en ambulance. En bref, on peut dire que quelque soit le milieu, la télémédecine permet d’optimiser la qualité des soins.

    Quels sont les points importants à prendre en compte pour réussir un projet de télémédecine ? 

    Plusieurs facteurs de succès d’un projet de télémédecine sont explicités dans cet ouvrage dont la dynamique collégiale pluri-professionnelle du projet, l’implication de l’équipe coordonnatrice auprès des acteurs du terrain, la formation des soignants à la télémédecine, la connaissance de cette nouvelle pratique médicale qu’est la télémédecine de la part des spécialistes requis et l’appui des directions et organismes professionnels. En bref, ce livre permet à tout ceux qui souhaitent développer un projet de télémédecine d’avoir les bonnes clés pour se lancer.

    Il décrit quels acteurs sont investis dans un projet de télémédecine, le cadre réglementaire et le financement de la télémédecine, l’analyse primordiale avant tout projet de l’offre et du besoin sur le territoire identifié, la définition au préalable des différentes étapes d’une organisation de télémédecine. Il décrit également comment définir au mieux  les indicateurs d’évaluation de cette pratique médicale, comment choisir les outils techniques, comment accompagner et former les équipes et communiquer sur le projet.

    Quel budget nécessite un projet de télémédecine en Ehpad ?

    On ne peut pas donner une réponse unique à cette question car les budgets diffèrent trop d’un projet à l’autre.

    Quelle différence existe, selon vous, entre un projet de télémédecine pour la prise en charge de personnes âgées et celle qu’on pourrait mettre en place pour d’autres publics ? 

    En gros, la mise en place du projet de télémédecine, en ce qui concerne les actes de téléconsultation, seront à peu près les mêmes dans tous les cas. Les différentes étapes doivent comprendre l’étude de l’offre et du besoin sur le territoire, l’organisation du projet avec les usagers et l’ensemble des équipes (soignantes, médicales, administratives, techniques, etc.), la formation des équipes et leur accompagnement sur le terrain.

    Vous citez des études américaines et québécoises sur les bénéfices de la télémédecine en Ehpad, mais aucune étude française n’a été menée pour le moment. Y a-t-il des projets en ce sens à la Société française de télémédecine ?

    Peu d’études ont pu être financées avec des financements publics sur le sujet de la télémédecine en Ehpad en France. Mais, cela risque de changer dans les années à venir car les équipes universitaires de Toulouse, Limoges et Bordeaux ont pu obtenir des financements en ce sens. Mon CHU a également obtenu un financement par la DGOS fin 2017 pour un projet de recherche PREPS en lien avec l’étude des parcours de soins. L’idée est de comparer le parcours de soins des malades de deux groupes d’Ehpad (12 équipés en télémédecine et 12 non équipés) et vérifier s’il y a moins d’aller-retour des malades vers les établissements de santé en les suivant pendant une année. L’hypothèse est qu’il y en aura moins, car la télémédecine permet de mieux prendre en charge les maladies chroniques des malades âgés. Nous allons aussi évaluer la qualité de vie au travail des soignants et voir l’effet de la télémédecine par rapport au contrôle (groupe d’Ehpad non équipé).

    L’une de vos revendications est le développement des formations à la télémédecine. Que proposez-vous à la SFT ?

    Fin 2016, nous avons proposé de créer un DIU de télémédecine avec plusieurs universités françaises (Besançon, Caen, Lille, Montpellier, Nantes et Bordeaux qui coordonne cette formation). Ce DIU a été crée sous l’égide de la SFT et s’adresse à tous les professionnels impliqués dans la télémédecine (santé, droit, sciences économiques, sciences technologiques, sciences humaines et sociales, etc.).

    Cette année plus de 70 étudiants sont inscrits à cette formation universitaire. La SFT a également développé des formations alternatives, plus courtes et a mis en ligne un « book formations » en ce sens. Avec l’entrée dans le droit commun des actes de téléconsultation et de télé-expertise, nous allons devoir augmenter le nombre de formations en télémédecine pour qu’elles s’adressent à tous les acteurs du terrain concerné.

    Pour conclure, où en est l’avancée de la télémédecine en France ? 

    Un grand pas a été franchi cette année avec l’entrée dans le droit commun des actes de téléconsultation et de télé-expertise. Des négociations conventionnelles sont maintenant en cours pour que les tarifs des actes permettent aux médecins de se lancer dans cette nouvelle pratique médicale.

    Néanmoins, comme je l’ai déjà dit, il me paraît essentiel de multiplier les actions de formation en télémédecine afin que toutes les équipes puissent se lancer dans la mise en place de projets déontologiques et éthiques.

  • Equadex inaugure sa gamme e-santé avec une appli destinée à pallier les troubles du langage

    Helpicto est la nouvelle appli lancée en février 2018 par la société toulousaine Equadex, spécialisée dans les télécommunications et qui souhaite se positionner comme éditrice de logiciels destinés au secteur de la santé.

    Helpicto doit aider à pallier les troubles du langage notamment liés à des pathologies de type autisme ou dysphasie chez un public jeune, ou à Alzheimer chez des adultes et seniors, via un support électronique et ludique.

    Helpicto, un outil alliant reconnaissance vocale et d’images

    La société souhaite se positionner comme éditrice de logiciels pour le secteur de la santé.

    L’application disponible sur ordinateur, tablette et mobile vise à transposer les outils classiques d’apprentissage du langage sur un outil numérique et à constituer un espace commun de communication entre les professionnels de santé et les familles.

    Les personnes souffrant de troubles de compréhension orale et d’expression utilisent l’application dont le logiciel transforme le langage naturel en pictogrammes, avec au fur et à mesure la construction d’une mise en scène censée aider à la compréhension.

    Afin de profiter du service de traduction du langage parlé en pictogrammes et inversement, il faut télécharger l’application disponible gratuitement sur les stores et s’acquitter ensuite d’un abonnement de 6 €/mois.

    Un partenariat soutenu par Microsoft

    La société toulousaine a monté le projet avec Carine Montoulan, docteur en psychologie et directrice de l’association Inpacts31, et de la fondation John Bost, un centre sanitaire et médico-social qui accueille et prodigue des soins aux personnes d’âge différente souffrant de troubles psychiques et de handicap physique et/ou mental.

    Repéré par les équipes de Microsoft, ces dernières ont souhaité contribuer au projet et ont participé à un hackathon organisé en mars 2017 afin de donner un coup d’accélérateur au développement du projet, et plus particulièrement au volet technologique de reconnaissance d’images.

  • Le Snitem publie un nouveau livret sur les innovations en robotique

    Le Syndicat national de l’Industrie des Technologies Médicales (Snitem) annonce, le 1er mars 2018, la parution d’un livret de la collection « Les innovations technologiques médicales » dédié à la robotique.

    L’ouvrage, préfacé par Pr. Jacques Marescaux, chirurgien, président de l’IRCAD (Institut de Recherche Contre les Cancers de l’Appareil Digestif), directeur général de l’Institut Hospitalo-Universitaire de Strasbourg, aborde les questions de :
    • robotique médicale ;
    • robotique chirurgicale générale ;
    • robotique chirurgicale en orthopédie ;
    • robotique chirurgicale en neurochirurgie ;
    • robotique interventionnelle.

    Un panorama de la médecine de précision du futur

    La robotique est aujourd’hui intégrée dans de très nombreuses pratiques et services hospitaliers.

    Ce livret propose de revenir sur les évolutions les plus importantes de la robotique médicale et chirurgicale et dresse un panorama de la médecine de précision du futur.

    Le livret robotique complète une collection composée de 22 livrets thématiques (Dialyse, Orthèse, Imagerie médicale, etc.), initiée en mai 2014. Ces documents sont consultables et téléchargeables gratuitement sur le site Internet du Snitem. 

  • GDHP

    Global Digital Health Partnershipnull

  • Servier ouvre Servier BioInnovation, son lab innovation au sein du vivier de l’innovation de Boston

    Servier, laboratoire pharmaceutique français, a annoncé l’ouverture de Servier BioInnovation, son lab dédié à l’innovation, à Boston afin d’identifier de nouvelles opportunités en R&D et d’intensifier les activités de développement de ses activités aux États-Unis, le 23 février 2018.

    La laboratoire a également nommé le Dr Christian R. Schubert en tant que Directeur de Servier BioInnovation, qui se chargera :
    • d’identifier les opportunités et les partenaires potentiels dans le cadre des 5 aires thérapeutiques du Groupe ;
    • d’établir un plan d’actions à mettre en œuvre afin d’augmenter la visibilité de Servier dans la région Est des États-Unis.

    Première base du Réseau International de Recherche Servier (SIRN)

    La conquête du marché américain est une priorité pour Servier, puisque celui-ci constitue 47% du marché mondial, notamment dans le domaine de l’oncologie, un axe prioritaire de recherche pour le laboratoire.

    Servier n’en est pas à sa première initiative mobilisant des acteurs américains, puisqu’il a conclu des partenariats privés et publics avec :

    • des laboratoires Pfizer et Amgen ;
    • des incubateurs tels que LabCentral, Plug and Play Health & Wellness ;
    • le MIT ou la prestigieuse université d’Harvard

    C’est le premier établissement de l’industriel d’un réseau international de recherche qui vise à renforcer la visibilité du groupe, attirer les talents et établir des partenariats de Recherche et de Développement, grâce à représentation dédiée dans les meilleurs centres d’innovation mondiaux.

    La prochaine étape en 2018 est l’ouverture de centres à San Francisco et à Pékin.