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  • Agrégation de données médicales : Google étend son rôle dans le secteur de la santé

    Google a annoncé des mesures pour accompagner l’industrie de la santé dans son adoption du cloud : le 5 mars 2018, l’entreprise américaine a ainsi confirmé, par le biais d’un post sur son blog signé du vice-président Healthcare Gregory J. Moore, le lancement d’une nouvelle API Cloud Healthcare, plus de produits conformes à la HIPAA (Health Insurance Portability and Accountability Act) et de nouveaux partenariats.

    L’API Google Cloud Healthcare, dévoilée au HIMSS de Las Vegas, vise à aider les organisations du secteur de la santé à agréger différents types de données médicales et à les utiliser pour l’analyse Big Data et le Machine Learning. Ces données pourront provenir de laboratoires, d’enregistrements médicaux ou encore d’imageries aux rayons X, par exemple.

    En facilitant l’accès à ces données, Google a pour objectif de faire gagner du temps aux professionnels de santé, d’améliorer leur efficacité et d’économiser de l’argent. La firme s’est associée avec plusieurs organisations comme la Stanford School of Medicine pour constituer la plus grande base de données médicales au monde. L’API est actuellement disponible en Early Access, et sera déployée par Google courant 2019.

    Google étend la liste de ses produits conformes HIPAA et noue des partenariats

    Parallèlement au lancement de cette API, Google étend la liste de ses produits conformes HIPAA. Les moteurs Google App Engine et Cloud Machine Learning Engine feront désormais partie de cette liste. Au total, on compte une vingtaine de services Google Cloud Platform conformes aux exigences des régulateurs américains.

    Enfin, l’entreprise a annoncé un partenariat avec l’entreprise logistique Flex. L’objectif de cette alliance est de fournir au secteur de la santé des tableaux de bord analytiques couplés à des capacités de Machine Learning et d’intelligence artificielle. Dans le cadre de ce partenariat, la nouvelle plateforme de services gérés de Flex, BrightInsight, tournera sur la Google Cloud Platform. Elle est conçue pour prendre en charge les appareils médicaux conformes CE et FDA.

    D’autres entreprises du secteur de la santé se sont associées avec Google, comme Kanteron Systems, qui utilise la Google Cloud Plateform pour sa plateforme de médecine de précision (Precision Medicine Plateform). De même, le système d’exploitation Chrome OS fait l’objet d’une collaboration avec Healthcast et Citrix Systems pour permettre un meilleur accès aux données.

  • Le promoteur Office Santé lève 2 millions d’euros pour développer l’offre de maisons de santé

    Office Santé, une entreprise rennaise qui conçoit, construit et livre des maisons et pôles de santé pluri-professionnelles, a annoncé le 7 mars 2018 sur son site avoir finalisé une levée de fonds de 2 millions d’euros auprès de Groupe Trecobat, MBA Mutuelle et Groupama Loire Bretagne.

    Ce tour de table est destiné à accélérer le développement géographique d’Office Santé grâce au recrutement de nouvelles compétences, et à lancer son offre de services destinée aux professionnels de santé.

    Une offre d’accompagnement organisationnel

    Dans son plan pour l’égal accès aux soins dans les territoires, Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, a donné pour objectif de doubler le nombre de maisons de santé d’ici 2022. Fin 2017, environ 900 maisons santé étaient recensées en France.

    C’est dans ce contexte qu’Office Santé lance Office Santé Services. Pilotée par Antoine Bacholle (ex- directeur d’hôpitaux à la Générale de santé et Vivalto Santé), cette structure vient prolonger le métier d’origine d’Office Santé et propose aux professionnels de santé d’optimiser leur organisation en les libérant de leurs préoccupations administratives et logistiques et en leur permettant de se consacrer davantage à leurs patients.

    De la Bretagne au Sud-Ouest en passant par l’Ile-de-France

    Aux côtés des maisons de santé destinées aux communes rurales d’une surface moyenne de 400 m2, Office Santé agit en secteur urbain (Rennes, région parisienne), et réalise des pôles de santé rassemblant des activités de santé complémentaires comme à Lorient (56) (1540 m2, travaux en cours) ou Sartrouville (78) (2 500 m2, démarrage des travaux en juin 2018).

    L’activité, lancée en Bretagne en 2014, s’est étendue en Ile-de-France depuis 2016 et se déploiera dans la région Sud-Ouest en 2018. L’année 2017 a vu l’activité d’Office Santé doubler avec un rythme d’une dizaine d’opérations par an.

  • Le numérique et l’IA parmi les partenariats officialisés entre la France et le Québec

    Le 7 mars 2018, Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères et Philippe Couillard, Premier ministre québécois, ont procédé à une cérémonie de signatures d’une série de partenariats entre les deux pays. 

    21 ententes ont été officialisées dans plusieurs secteurs-clés tels que le numérique, la recherche et l’intelligence artificielle.

    À l’occasion de sa visite officielle dans l’Hexagone, le Premier ministre québécois a présidé à la signature d’une série de partenariats institutionnels et commerciaux.

    Collaboration entre chercheurs

    Dans le domaine de la recherche, une déclaration d’intention commune a été conclue entre le Fonds de recherche du Québec et l’Inserm. Celle-ci permettra de réaliser des activités et des projets conjoints, notamment en matière de soutien à la recherche de pointe. Génome Québec a également formalisé deux collaborations, l’une avec GIP Genopole (afin de mettre en lien des chercheurs français et québécois autour d’un projet génomique) et l’autre avec le Centre d’énergie atomique. 

    Des start-ups québécoises à Station F

    Les grandes écoles sont également concernées par les partenariats : HEC Montréal a notamment signé un accord avec Station F. L’ambition de ce partenariat est d’accompagner des start-ups québécoises numériques à haut potentiel pour leur permettre d’intégrer l’incubateur Ubisoft à Station F. HEC Montréal accueillera aussi de son côté des jeunes pousses issues de cette pépinière.

    L’accompagnement des start-ups et les échanges entre incubateurs font d’ailleurs l’objet de plusieurs des partenariats signés lors de la cérémonie, par exemple entre HEC Montréal et Blue Factory (l’accélérateur de l’ESCP-Europe), l’Institut d’entrepreneuriat Banque Nationale/HEC Montréal et Paris&Co, le Digihub de Shawanigan et Plaine Coworking, Le Camp et Creative Valley. 

  • Etude : l’e-learning aussi efficace que la formation traditionnelle chez les soignants ?

    Les connaissances, les compétences et les comportements des professionnels de santé formés via l’e-learning seraient équivalents à ceux ayant bénéficié d’un apprentissage traditionnel. La revue* Cochrane publiée le 22 janvier 2018 remet cependant en question certaines affirmations selon lesquelles l’e-learning serait plus efficace.

    La formation interactive à distance gagne du terrain

    L’e-learning se développe chez les professionnels de santé du monde entier. En France, cette nouvelle méthode d’apprentissage n’a pas encore pris toute sa mesure. Pourtant, le manque de professionnels de santé dans les établissements de soins les empêche souvent de se déplacer pour des sessions de formation. L’e-learning semble donc avoir de l’avenir. Pour favoriser son développement, la Haute Autorité de Santé (HAS) a d’ailleurs édité un guide sur l’amélioration des pratiques d’e-learning en 2015.

    Pour convaincre médecins et infirmiers de renoncer en partie au présentiel, encore faut-il que ces formations à distance aient démontré leur efficacité. Plusieurs études ont tenté de mesurer les effets de l’e-learning dans la pratique médicale, et cette méthode d’apprentissage a souvent été associée à de larges effets positifs par rapport à l’absence d’intervention et à de petits effets positifs par rapport à l’apprentissage traditionnel. Cependant, les résultats ne sont pas concluants.

    16 essais randomisés passés au crible

    Des chercheurs ont donc mené une revue systématique Cochrane afin de mesurer l’efficacité des programmes éducatifs interactifs en ligne chez les professionnels de santé. Leur but était d’évaluer leur impact sur les résultats des patients, mais aussi sur les compétences et les connaissances des soignants. Les auteurs de cette revue ont identifié 16 essais randomisés portant sur 5 679 professionnels de santé (infirmières, médecins, conseillers en santé infantile…)

    Résultats

    La comparaison e-learning/apprentissage traditionnel ne montre pas de différence significative concernant les résultats cliniques des patients. Que les soignants aient été formés en présentiel ou à distance, grâce à des vidéos, des cours en ligne, des forums interactifs, des MOOC ou toute autre technique de formation en ligne, la proportion de patients ayant un niveau de cholestérol à lipoprotéines de faible densité (LDL) inférieur à 100 mg/dL et la proportion de patients ayant un taux d’hémoglobine glyquée inférieur à 8 % était quasiment la même.

    L’e-learning encore en manque de preuves

    Concernant les comportements des professionnels de santé, l’e-learning ne semblait pas changer la donne non plus en terme de traitement et de dépistage de la dyslipidémie. Enfin, les auteurs de la revue Cochrane déclarent « ne pas avoir pu établir avec certitude si l’e-learning améliore ou réduit les compétences des professionnels de santé. Même si l’e-learning pourrait être plus efficace que l’apprentissage traditionnel, en particulier dans des contextes de formation médicale, les affirmations générales selon lesquelles celui-ci est intrinsèquement plus efficace pourraient être erronées. »

    En fait, les études menées jusqu’à maintenant ne permettent pas de trancher la question. Les chercheurs soulignent que les preuves sont de faible certitude. La diversité des formations en e-learning rend bien évidemment l’évaluation compliquée. Une majorité des formations sont d’ailleurs mixtes : présentiel et à distance, pour ne pas faire totalement disparaître l’aspect humain.

  • Handicap et TIC : le Human Lab, pour « transformer les limitations en motivations » (Yohann Veron)

    À Rennes (Ille-et-Vilaine), le « Humanlab » – un fablab, soit laboratoire de fabrication numérique ouverts au public – permet à toute personne souffrant d’un handicap d’apprendre à « se réparer soi-même » aux côtés de bénévoles technophiles. Le local est notamment équipé de cinq imprimantes 3D, d’une découpeuse laser, de différents systèmes électroniques et d’un oscilloscope.

    Yohann Veron, l’un des manager du HumanLab, revient pour H&TI sur les avancées de ce lab. « On ne fait pas de la prestation. On fait gagner les personnes handicapées en compétences en les faisant agir sur leur handicap en s’auto-réparant », explique-t-il à son retour d’Inde, où avec une délégation de l’HumanLab il était parti partager son expertise au STEAM Fabrikarium.

    « Le Human Lab, c’est toute une histoire… Je suis enseignant en mécanique automobile dans un lycée près de Rennes. Dans mon temps libre, depuis longtemps, je fabrique des synthétiseurs analogiques. En 2013, quand le fablab de Rennes a ouvert, j’ai appris que des « bidouilleurs » y partageaient leurs connaissances et j’ai proposé mon savoir. Il y avait là du matériel et des gens qui bricolaient, qui avaient des compétences et étaient prêts à les partager dans un lieu accessible à tous et gratuit.

    Le temps des mains-robot

    Un jour, Nicolas Huchet, un jeune homme qui avait été amputé de sa main droite dix ans auparavant est venu à notre rencontre. Il utilisait une prothèse myo-éléctrique et voulait s’en fabriquer une moins chère que celle du commerce. On s’est dit qu’on pouvait l’aider. C’est à plusieurs « makers » que nous avons conçu une main bionique, capable de bouger tous les doigts, en open source pour moins de 1 000 €.

    Celle-ci a été réalisée grâce à des plans en libre accès sur Internet, une imprimante 3D, un moteur, une carte électronique et des capteurs, pour détecter au niveau du coude les contractions musculaires qui commandent l’ouverture et la fermeture des cinq doigts.

    Le prototype de cette prothèse originale a fait grand bruit en 2014. Nicolas Huchet s’est fait inviter à travers le monde pour en faire la démonstration. C’est ainsi que nous avons fondé l’association Myhumankit, qui a notamment permis de facturer ces interventions. Nicolas Huchet est devenu le président de l’association puis, lorsqu’il en a pris les fonctions de directeur du développement, j’ai été élu président. Nous sommes allés frapper à la porte de la Fondation de France, de Google, de l’Agefiph (Association de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées), de la région Bretagne et de la mutuelle GMF, qui nous subventionnent pour trois ans, ce qui nous a permis d’employer cinq salariés : Nicolas Huchet, Delphine Bézier, qui a une maîtrise en arts numériques, Hugues Aubin, philosophe, Guillaume Sabin, sociologue et moi-même. MyHumanKit recherche davantage des profils d’ingénieux que d’ingénieurs !

    Aujourd’hui, l’association regroupe en plus une trentaine de bénévoles, mais surtout une communauté internationale qui communique ensemble au quotidien autour d’idées pour aider les gens à s’autoréparer.

     « Quelque chose en plus »

    Très vite, nous nous sommes rendu compte qu’agir sur le handicap de Nicolas, ça lui avait fait changer de statut : il n’était plus dans une posture d’avoir une chose « en moins » mais il était doté, avec sa main bionique, de « quelque chose en plus ». On s’est dit qu’il fallait faire la promotion du HumanLab afin de permettre à plus de personnes en situation de handicap de transformer leurs limitations en motivations.

    Aussi, depuis 13 mois, nous ouvrons tous les jeudis les portes de l’HumanLab au public atteint d’un handicap, pour aider tout un chacun à réaliser ses aides techniques sur-mesure. Il ne s’agit pas d’une prestation, mais de « faire-ensemble » : nous leur faisons gagner en compétences en les auto-réparant.

    Pour cela, le HumanLab est notamment équipé d’une découpeuse laser, de cinq imprimantes 3D, de matériel électronique, d’un fer à souder, d’un oscilloscope et d’outillage divers.

    Des exemples de réalisations uniques

    • Le tourne-tête de Mathilde. Mathilde est une personne atteinte de dégénérescence cérébrale dont les membres s’atrophient. Elle dispose d’un appui-tête qui la maintient mais elle ne peut tourner la tête ni à droite, ni à gauche. Plusieurs bénévoles travaillent depuis 8 mois avec elle sur un projet d’appui-tête électrique fixé à son fauteuil roulant qu’elle pourra facilement actionner avec un bouton.
    • Le bras anti-gravité de Nicolas. Le jeune homme, myopathe, ne peut pas bouger les bras. Son bras gauche appuie sur son ventre ce qui entraîne des douleurs. Il doit demander l’aide d’un tiers pour le déplacer à intervalles réguliers. Un bénévole l’aide actuellement à aller au bout de son idées de bras articulé, qui lui permettra d’avoir un minimum de mobilité sans trop d’effort. Ils s’inspirent d’un projet Open source qui existait déjà en plastique imprimé 3D, qu’ils vont adapter avec des tubes d’acier.
    • Des aides à la mobilité. Nous avons récupéré des moteurs électriques de vélos à assistance électrique de la ville de Rennes. Nous allons nous en servir pour réaliser un tricycle, une planche multi-roues ou encore une cinquième roue pour un fauteuil roulant, qui va remplacer la personne qui pousse.

    Quand un projet est porté par l’association, c’est MyHumankit qui finance le prototype. Une fois que la personne est satisfaite du projet, c’est à elle d’acheter le matériel et de le reproduire. Nous gardons le prototype afin de le documenter et l’exposer. Ce qui est sûr, c’est que c’est peu cher pour la personnes en situation de handicap, mais cela prend du temps puisque la R&D est faite avec les bénéficiaires et les bénévoles.

    Retour d’Inde

    Nous nous sommes rendus à Bombay, en Inde du 10 au 14 février 2018 pour le STEAM Fabrikarium, une sorte de hackaton géant co-organisé par Makers Asylum et MyHumankit, regroupant 80 personnes qui, pendant ces 4 jours ont réfléchi, fabriqué, cassé, créé amélioré des aides techniques aux handicaps. Le HumanLab y a présenté cinq projets. L’objectif était de montrer l’intérêt de lier la technologie avec les personnes.

    Les personnes en situation de handicap, nombreuses dans les pays en voie de développement, sont en train de se rendre compte du potentiel des fablabs, qui permettent de réaliser des prothèses et des fauteuils roulants électriques à bas prix. Nos projets sont tous open source –  ce qui permet aux projets de grandir à longueur d’années car des hôpitaux, des centre de rééducation ou encore des ingénieurs des écoles s’en emparent et les améliorent. En Inde, comme ailleurs, les HumanLab ont vocation à rassembler des gens pour partager, en réalisant ensemble des aides techniques au handicap. »

  • Anne Gradvohl nommée Directrice de projets innovation chez Groupe VYV

    Anne Gradvohl a été nommée Directrice de projets innovation au sein de la Direction de recherche et innovation du Groupe VYV début mars 2018.

    Elle reportera à Pierre Brun, lui-même Directeur de la recherche et innovation.

    Anne Gradvohl vient de la mutuelle de fonctionnaires Intériale qu’elle avait intégré en 2013 et au sein de laquelle elle avait fondé la Direction de l’innovation. Ses principaux axes d’action sont la télémédecine et la médecine prédictive, vécus comme des moyens facilitant les prises en charge médicales et réduisant les inégalités, d’autant plus s’ils sont associés à la technologie et aux partenariats avec des start-ups.

  • Santé populationnelle : la FHF dresse des pistes pour renforcer les liens Ville – Hôpital

    Le rapport de la Fédération Hospitalière de France (FHF) sur le lien ville-hôpital rassemble 17 propositions pour déployer des projets médicaux en lien avec l’ensemble des acteurs de santé.

    Le 9 mars 2018, la FHF a présenté ce rapport issu d’une mission confiée au Dr Jean-Pierre Jardry, médecin généraliste libéral et administrateur de la FHF.

    Au cœur des propositions, des solutions innovantes comme la plateforme ZEPRA du Groupement de Coopération Sanitaire Rhône-Alpes (GCS SISRA), qui permet l’échange de messages et de documents de manière sécurisée, ou comme la plateforme web de lien Ville-Hôpital du CHIC de Créteil.

    À l’issue de la constitution des groupements hospitaliers de territoire (GHT), Frédéric Valletoux, président de la FHF, a confié au Dr Jean-Pierre Jardry la réalisation d’un rapport afin que l’hôpital s’engage dans une dynamique renforcée permettant aux partenaires de s’organiser ensemble pour travailler davantage à la mise en œuvre du parcours de soins. « L’ambition est de construire un parcours de santé simplifié, facilité et cohérent pour le patient, coordonné entre les professionnels de ville et l’hôpital public ».

    7 clés pour renforcer le lien ville-hôpital, 4 axes et 17 propositions

    Le rapport Jardry constitue une étape de la construction du lien ville-hôpital vers une responsabilité populationnelle, notion portée par la FHF dans sa plateforme politique publiée en 2017. La responsabilité populationnelle implique l’obligation de maintenir et d’améliorer la santé et le bien-être de la population d’un territoire donné. « Notre système de santé fait face aujourd’hui à des défis qui ne pourront être relevés que si l’hôpital et la ville travaillent en synergie au service d’une stratégie territoriale de santé », a déclaré Frédéric Valletoux.

    Sept mots-clés du renforcement du lien ville-hôpital

    • Liberté
    • Faire du patient le dénominateur commun
    • Dialoguer
    • Confiance et respect
    • Co-construire
    • Valoriser les actions communes
    • Coordonner

    Quatre axes et 17 propositions :

    Axe 1 : Faciliter les liens entre la ville et l’hôpital – Avoir une vision pragmatique

    Proposition 1 : Rendre obligatoire la communication des résultats médicaux aux médecins généralistes. Réciproquement, rendre obligatoire la transmission des éléments aux Centres hospitaliers avant une admission.

    Proposition 2 : Organiser un accueil des soins non programmés à l’hôpital.

    Proposition 3 : Simplifier les échanges avec l’hôpital pour les libéraux, notamment avec une personne identifiée comme leur interlocuteur institutionnel.

    Proposition 4 : Favoriser la recherche clinique sur les soins primaires.

    Proposition 5 : Adopter des protocoles communs entre professionnels hospitaliers et de ville.

    Axe 2 : Investir pour la ville

    Proposition 1 : Investir pour un système d’information commun.

    Proposition 2 : Mettre à profit le foncier hospitalier pour les maisons de santé pluridisciplinaire et les centres de santé.

    Proposition 3 : Investir collectivement dans la coordination par des contrats d’objectifs avec l’assurance maladie.

    Proposition 4 : Expérimenter un financement à la population soignée.

    Axe 3 : Territorialiser les enjeux de santé

    Proposition 1 : Favoriser l’exercice mixte entre ville et hôpital.

    Proposition 2 : Créer des parcours de formation médicale à l’échelle territoriale.

    Proposition 3 : Favoriser la place des acteurs de la ville dans le cadre des réflexions issues des GHT.

    Proposition 4 : Accompagner, en partenariat, les besoins de consultations avancées de spécialité sur les territoires en tension.

    Axe 4 : Organiser la gouvernance Ville-Hôpital

    Proposition 1 : Renforcer le lien entre acteurs locaux par la constitution de commissions territoriales de santé (élus, ville, CH, usagers, etc.).

    Proposition 2 : Favoriser les projets et accords communs médecine de Ville et Hôpital dans les pouvoirs publics.

    Proposition 3 : Favoriser l’élargissement de la gouvernance des GHT à la médecine de ville.

    Proposition 4 : Créer des espaces de concertation entre acteurs institutionnels nationaux et régionaux.

    À moyen terme, la FHF souhaite poursuivre le travail en incluant les professionnels de ville médicaux et non médicaux (pharmaciens, infirmier(e)s, kinésithérapeutes, etc.). Elle va également proposer à ses adhérents la « Charte du lien ville-hôpital », reprenant les 7 clés identifiées pour construire un espace de travail commun avec les professionnels de ville. 

    Retrouvez le rapport complet en cliquant sur ce lien.

  • Les prestataires de service de télémédecine dans le cadre de la centrale d’achat du Resah dévoilés

    Le Resah a dévoilé le 8 mars 2018 les prestataires sélectionnés dans le cadre de son premier marché public de télémédecine en centrale d’achat, articulé autour de 6 thématiques : Maincare, bepatient, Acetiam (né de la fusion d’Accelis et Etiam), Pharmagest, Spie, Philips healthcare.

    Le Resah a annoncé par la même occasion que pour compléter cette offre, il proposera dès avril 2018 un marché d’accompagnement incluant des prestations d’audit et de conseil en organisation pour la mise en place d’une solution de télémédecine dans un ou plusieurs établissements.

    Un marché autour de trois axes

    Avec ce marché, le Résah a souhaité constituer une offre de sa centrale d’achat capable d’apporter une réponse globale et performante aux besoins des établissements de santé désireux de recourir à la télémédecine, incluant équipements, objets connectés et déploiement liés à :

    • de la téléconsultation et la télé-expertise que la loi de financement de la Sécurité Sociale (LFSS) 2018 vient de faire rentrer dans le droit commun ;
    • de la télésurveillance des maladies chroniques soumises au régime des expérimentations jusqu’en 2022, dans les conditions définies dans les cahiers des charges publiés par les arrêtés du 6 décembre 2016 et du 25 avril 2017 ;
    • de la télésurveillance des patients ayant été pris en charge en ambulatoire.

    Six accord-cadres signés

    La centrale d’achat du Resah vient d’attribuer six accords-cadres mono-attributaires comme suit :

    Les titulaires des accords-cadres sont les suivants :

    • téléconsultation et télé expertise : Maincare Solutions et sa solution « Covalia » ;
    • télésurveillance des patients insuffisants cardiaques chroniques : bepatient et Acetiam pour la solution « bepatient Cardio + » ;
    • télésurveillance des patients insuffisants rénaux chroniques : Pharmagest pour la solution « eNephro » ;
    • télésurveillance des patients insuffisants respiratoires chroniques : Spie pour la solution « apTeleCare » associée au ventilateur « BiPAP AVAPS » de Philips ;
    • télésurveillance des patients diabétiques : Spie pour la solution « ap’TeleCare » associée au glucomètre « iHealth Gluco » ;
    • télésurveillance des patients ayant été pris en charge en ambulatoire : bepatient et Acetiam pour la solution « bepatient AMBU ».

  • Adréa Mutuelle propose de la téléconsultation à ses adhérents

    Officialisé le 7 mars 2018, le partenariat entre Adréa Mutuelle et MédecinDirect, le prestataire du service de téléconsultations, permet aux adhérents de cette première de profiter depuis le 1er janvier 2018 de téléconsultations avec la délivrance d’une ordonnance si besoin est.

    Ce service s’inscrit dans la volonté de la mutuelle d’offrir à ses adhérents une réponse qualifiée à la problématique des déserts médicaux.

  • Données du patient au coeur du chantier n° 3 de la Stratégie de transformation du système de santé

    Le numérique, l’organisation territoriale, la qualité et pertinence des soins, le financement et la rémunération, et les ressources humaines et la formation constituent les 5 chantiers annoncés de la Stratégie de transformation du système de santé, dévoilés par Agnès Buzyn, la Ministre des solidarités et de la santé ce 9 mars 2018.

    Les pilotes ont été désignés et des objectifs précis leur ont été attribués. Concernant le numérique, ce sont Annelore Coury et Dominique Pon qui sont chargés de la mise en œuvre des objectifs assignés articulés autour de l’accès aux données de santé en ligne et l’échange simplifié de ses données entre professionnels ainsi que la prescription électronique.

    Enfin, pour chaque chantier un calendrier des concertations entre les acteurs – outil clé de la ministre – , des étapes et des orientations à donner est établi. Ces dernières sont attendues pour mai 2018.

    La Ministre souhaite ainsi faire évoluer le système de santé vers un système davantage tourné vers le parcours du patient, le financement de la prévention, la coordination des acteurs et des secteurs, la qualité des soins et la pertinence des actes.

    « Chantier n° 3: accélérer le virage numérique »

    Les pilotes désignés pour mener ce chantier sont Annelore Coury, Directrice déléguée à la gestion et à l’organisation des soins de la CNAM, et Dominique Pon, Directeur général de la clinique Pasteur–Toulouse et Président du groupe d’établissements de santé SantéCité.

    Trois objectifs leur ont été assignés et concernent :

    • l’accessibilité en ligne, pour chaque patient, de ses données médicales ;
    • la dématérialisation de l’intégralité des prescriptions ;
    • la simplification du partage de l’information entre tous les professionnels de santé (télémédecine…).

    Concernant le calendrier, il est prévu qu’en avril des consultations des parties prenantes aient lieu afin de  faire émerger le maximum d’idées innovantes.Une consultation à 360° des acteurs est à mener et on vise une bonne coordination entre l’État et l’Assurance maladie et le décloisonnement ville-hôpital.

    Les consultations doivent aboutir, avant l’été, aux premières propositions d’actions pour une stratégie de culture de l’innovation numérique en santé et de promotion de parcours numérique.

    Enfin en à l’automne 2018, le déploiement du dossier médical partagé (DMP) doit être complété.

    Les 4 autres chantiers et leurs pilotes

    N°1 : qualité et pertinence des soins

    C’est Dominique Le Guludec, la présidente de la HAS, aux côtés d’Olivier Lyon-Caen, médecin-conseil national de l’Assurance maladie et d’Alain-Michel Ceretti, président de France Assos Santé, qui sera chargée des travaux associés.

    Les objectifs au service de l’enjeu de prescrire les bons traitements et les bonnes prises en charge, et au bon moment  :

    • mesurer la qualité grâce à l’élaboration d’indicateurs de qualité des parcours ;
    • rendre accessible aux patients l’information sur la qualité des soins grâce à la construction d’un système d’information ;
    • renforcer la confiance des patients et usagers à travers la mesure de la satisfaction des patients, et des enquêtes auprès des professionnels de santé sur leur perception du service rendu ;
    • développer la qualité et la sécurité des soins ;
    • promouvoir et diffuser les programmes d’amélioration de la pertinence des soins en lien avec les conseils nationaux professionnels (CNP).

    N°2 : financement, rémunération et régulation

    C’est Jean-Marc Aubert, directeur de la DREES, en lien avec la rapporteur du Conseil de l’innovation en santé et l’Assurance maladie qui pilotera ce chantier.

    Il aura pour objectif de traduire les nouvelles organisations de soins et l’effort de prévention dans l’adaptation et l’évolution des modes de rémunération et de régulation.

    Il va notamment s’atteler à valoriser les projets innovants rendus possibles par la loi de financement de la sécurité sociale 2018.

    Il va par ailleurs être responsable de formuler avant l’été 2018 des propositions d’amélioration de la régulation de l’ONDAM et de premiers modèles de financement, et dans le cadre du PLFSS 2019, des propositions des modèles de financement sur les épisodes de soins.

    N° 4 : ressources humaines et formation

    Deux enjeux sont associés à ce chantier.

    Le premier enjeux qui fera l’objet d’un pilotage propre annoncé conjointement par la ministre de la Santé et Frédérique Vidal, la ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation vise à réinterroger les formations des professionnels de santé pour qu’elles s’adaptent au système de santé de demain (la prévention, les parcours de santé, les coopérations interprofessionnelles).

    Le deuxième enjeux consiste à proposer un nouveau contrat social aux professionnels de santé, renforçant le dialogue social, en cohérence avec les orientations du comité interministériel de la transformation publique et c’est Aurélien Rousseau, PDG de la Monnaie de Paris qui en est responsable.

    N° 5 : organisation territoriale

    Sur ce chantier, Pierre Pribile, directeur général de l’ARS Bourgogne Franche-Comté et Norbert Nabet, directeur général adjoint de l’ARS Provences Alpes Côte d’Azur sont aux commandes.

    Objectifs :

    • liens soins de ville-hôpital-médico-social : le parcours de soin doit être placé au cœur des organisations territoriales et de tous les professionnels;
    • gradation des soins : poursuivre la réforme engagée des GHT et proposer des projets de santé des territoires ;
    • virage ambulatoire : étendre le virage ambulatoire à l’ensemble des secteurs.

    Une approche concertée, la méthodologie prônée par la ministre

    Pour faire émerger des propositions innovantes et porteuses d’une transformation profonde, tous les pilotes doivent mener, pour le chantier qui leur a été attribué, des consultations avec l’ensemble des acteurs concernés.

    La ministre tient à ce que des professionnels de santé de ville, de l’hôpital, du médico-social, du public et du privé, les représentants des usagers soient tous être réunis autour de la même table, et que par ailleurs les parties prenantes soient intégrées dans la réflexion et les décisions gouvernementales.

    Au cours du mois de mars, le cadrage des chantiers par les pilotes en lien avec les services du ministère des Solidarités et de la Santé et de l’Assurance maladie auront lieu.

    En avril 2018, seront menées des consultations entre patients-professionnels, sous forme de groupes qualitatifs qui produiront un rapport de propositions et de solutions, au sein des territoires avec l’organisation de 13 consultations territoriales thématiques sous l’égide des Agence Régionales de Santé et en liaison avec la PLFSS (CRSA), et enfin des consultations institutionnelles avec les syndicats, fédérations et associations au niveau national.

    Tout ceci doit aboutir à la proposition de de premières actions opérationnelles en mai 2018.