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  • Téléconsultation : Hellocare propose la délivrance de e-ordonnances après agrément par l’ARS PACA

    Hellocare, société qui commercialise l’application éponyme de téléconsultation permettant de mettre en relation un patient avec un médecin 7/7 et 24/24, a annoncé le 14 mars 2018 le lancement de la délivrance d’ordonnances numériques autorisée après plusieurs mois de procédure par l’Agence Régionale de Santé PACA.

    Hellocare propose également son service de téléconsultation en marque blanche à destination des mutuelles.

    Les téléconsultations sont facturées 19,90 euros et peuvent être prises en charge par les assurances et mutuelles avec lesquelles Hellocare a conclu un accord.

    Extension des spécialités médicales pour fluidifier les parcours de soins

    Si Hellocare a commencé par proposer du téléconseil à ses utilisateurs, depuis janvier 2017 ces derniers peuvent bénéficier de téléconsultations accessibles via l’application Hellocare, compatible Android et iOS, et depuis décembre 2017 via un ordinateur.

    Par ailleurs, Hellocare proposera prochainement des téléconsultations auprès des praticiens dans les spécialités telles que la gynécologie, l’andrologie, la psychologie ou encore auprès de sages-femmes. La société espère contribuer à réduire pour ses utilisateurs les délais de prise de rendez-vous pouvant aller jusqu’à plusieurs semaines.

    Délivrance de e-ordonannces

    Le médecin du réseau Hellocare qui examine le patient via visioconférence peut désormais prescrire une ordonnance à ce dernier. Elle est à usage unique et ne peut faire l’objet d’un renouvellement. Le médecin l’envoie de manière sécurisée au patient, qui est le seul à pouvoir y accéder.

    Commercialisation du service en marque blanche

    Hellocare a une offre dédiée aux mutuelles souhaitant proposer à ses adhérents un service de téléconsultation.

    Revendiqué facilement intégrable dans les gammes de services des mutuelles, grâce à la plateforme Hellocare conçue comme une plateforme « plug&play », le service de téléconsultation est disponible en marque blanche.

  • Medtech company TytoCare (US) raises US$25 million to develop telehealth solutions in China

    TytoCare announced late January 2018 the closing if a US$25 million (€20m) round of funding to support its expansion into China and build its customer base on the US market.

    Based in the United States and Israel, TytoCare develops integrated telehealth solutions to connect people to clinicians in order to provide efficient home examination and diagnosis solutions. Its offering includes TytoHome, which offers consumers a telemedicine service, and TytoPro, designed to make it easier for healthcare professionals to communicate with each other.

    TytoCare joins forces with Chinese eHealth leader Ping An

    Global Voyager Fund, a subsidiary of Chinese insurer Ping An, led the round. This strategic investment will help TytoCare to enter the Chinese market. Ping An is one of the leaders in the health tech market in China. The group is the owner of the successful telemedicine platform Good Doctor.

    TytoCare has raised more than US$45 million since its establishment

    Established investors in TytoCare include nonprofit health insurance corporation Cambia Health Solutions (USA), online pharmacy Walgreens (US), healthcare-dedicated investment firm OrbiMed (USA), the pharmaceutical company Fosun Pharma (China) and venture capital firm LionBird (Israel) as well as a new investor, OurCrowd Qure, Israel’s first digital fund focused on healthcare, which has also established a partnership with the American private university Johns Hopkins.

    With this new fundraising, TytoCare has raised more than USD45 million (€36m) to date, a spokeswoman for the company confirmed (source: Medcitynews.com).

    Marco Huesch has been appointed chief medical officer of this fund, which will focus on start-ups specialized in health technologies but also in fintech. Mr. Huesch previously worked as vice chair of research at Penn State Hershey Medical Center (USA), where he also served as an associate professor.

    Many investments in Israeli start-ups

    The investments will target different companies in the health tech sector including medical imaging analysis business Zebra Medical (Israel), genetic testing company KolGene (Israel) and diabetes management business DarioHealth (United States and Israel).

    Data analysis: the group will expand its offer to improve its capabilities

    The fund will also be used to support TytoCare’s expansion in the United States and potentially expand its business to European and Asian markets. In 2016, the company received FDA clearance for its digital stethoscope, which was launched in the US market last year. 

    CEO and founder of TytoCare Dedi Gilad told Medcitynews.com that the firm’s current focus in the US market is on self-insured employers.

    The company wants to add more exams to bring more use cases to telehealth and correlate those exams to specific patients and expand the company’s capabilities on the analytics side.

  • La société medtech TytoCare (US) lève 20M€ pour développer ses solutions de télé-santé en Chine

    TytoCare, une société de technologie médicale leader sur le marché mondial, a annoncé fin janvier 2018 avoir conclu un tour de financement de 25 millions de dollars US (20 M. €) pour soutenir son expansion en Chine et pénétrer plus facilement les marchés asiatiques.

    Basée aux États-Unis et en Israël, TytoCare propose des solutions de télé-santé intégrées pour que les médecins puissent effectuer à distance des examens physiques et établir des diagnostics complets sans que les patients n’aient besoin de quitter leur domicile. Son offre comprend TytoHome, qui offre aux consommateurs un service de télé-médecine, et TytoPro, une plateforme conçue pour que les professionnels de la santé puissent communiquer plus facilement entre eux.

    TytoCare s’allie à Ping An, n°1 sur le marché de la e-santé en Chine

    Global Voyager Fund, filiale de l’assureur chinois Ping An, a mené le tour de table. Cet investissement stratégique aidera TytoCare à développer ses activité en Chine. Ping An est l’un des leaders du secteur de la health tech au sein du pays. Il dispose notamment de la plateforme de télémédecine Good Doctor, très populaire sur le marché local.

    TytoCare a levé plus de 45 M. USD depuis sa création

    Parmi les autres entreprises qui ont participé à cette levée de fonds figurent les investisseurs historiques de TytoCare, dont la compagnie d’assurance santé à but non lucratif Cambia Health Solutions (États-Unis), l’e-pharmacie Walgreens (États-Unis), le cabinet d’investissement spécialisé dans la santé OrbiMed (États-Unis), le groupe pharmaceutique Fosun Pharma (Chine) et la société de capital risque LionBird (Israël) ainsi qu’un nouvel investisseur, OurCrowd Qure, le premier fonds numérique israélien axé sur la santé, qui a également établi un partenariat avec l’université privée américaine Johns Hopkins.

    En tenant compte de cette opération, TytoCare a obtenu plus de 45 millions USD (36 M. €) à ce jour, a confirmé une porte-parole de la société (source : Medcitynews.com).

    Marco Huesch a été nommé directeur médical de ce nouveau fonds, qui se concentrera sur les start-ups spécialisées dans les technologies de la santé mais aussi dans la fintech. Auparavant, M. Huesch a été vice-président de la division « recherche » au Penn State Hershey Medical Center (États-Unis), où il exerçait également en tant que professeur agrégé.

    De nombreux investissements dans des start-ups israéliennes

    Les investissements vont cibler différentes entreprises dans le secteur de la health tech dont Zebra Medical (Israël), expert en analyse d’imagerie médicale et en intelligence artificielle, la société de tests génétiques KolGene (Israël) et l’entreprise de gestion du diabète DarioHealth (États-Unis et Israël).

    Analyse de données : le groupe va élargir son offre pour améliorer ses capacités

    Le somme nouvellement collectée sera également utilisée pour soutenir le développement de TytoCare aux États-Unis et envisager une pénétration des marchés européens et asiatiques sur le moyen terme. En 2016, l’entreprise a reçu l’autorisation de la FDA pour la commercialisation de son stéthoscope numérique, qui a ainsi été lancé aux États-Unis l’année dernière.

    Le PDG et fondateur de TytoCare, Dedi Gilad, a indiqué au site spécialisé Medcitynews.com que sa cible actuelle sur le marché américain était les employeurs auto-assurés.

    L’entreprise souhaite ajouter d’autres examens médicaux à son offre afin de pouvoir observer à distance de nouveaux cas spécifiques et ainsi élargir ses capacités au niveau analytique.

  • Services de santé à domicile : Elivie se développe en achetant 4 fournisseurs de matériel médical

    Dans un communiqué du 12 mars 2018, Elivie, groupe français spécialiste de l’installation de matériel médical à domicile, annonce avoir finaliser l’acquisition de quatre nouvelles sociétés spécialisées dans différents segments de la santé à domicile : Proxim’Santé (Nice), Paca Perf (Marseille), Horus Santé (Avignon) et Dimedo (Calais), représentant près de 10 millions d’euros de chiffre d’affaires.

    Ces entreprises, spécialisées dans le domaine de la perfusion, de la nutrition ou encore de l’insulinothérapie, viennent ainsi accroître la diversité des compétences d’Elivie, équilibrer son portefeuille d’activités et renforcer la cohérence de son offre au bénéfice des patients.

    Par leur situation dans le Sud-Est et le Nord de la France, Proxim’Santé, Paca Perf, Horus Santé et Dimedo vont aider Elivie à étendre la couverture géographique de ses services.

    Poursuite de la croissance et algorithmes

    Dans l’objectif de poursuivre sa croissance à un rythme soutenu, Elivie envisage de nouvelles acquisitions au cours de 2018, représentant un montant global de près de 10 millions d’euros de chiffre d’affaires.

    La taille du groupe lyonnais devrait tripler au cours des cinq prochaines années.

    En attendant, l’entreprise a investi dans un système d’information SAP, dans une plateforme de coaching sur les pathologies chroniques et dans des outils informatiques qui permettent, par exemple, grâce à des algorithmes, de mieux suivre le traitement de l’apnée du sommeil.

  • Téléconsultation et usage de la e-santé : les Français plus frileux que les Américains (Etude Harris)

    Les santénautes, tels que les définit l’institut de sondage Harris Interactive, sont toutes les personnes qui utilisent le digital d’une façon ou d’une autre dans une optique de santé : de la consultation de sites web à l’utilisation d’applis en passant par les objets connectés.

    Harris publie depuis plusieurs années un baromètres des tendances chez les santénautes français. Le 13 mars 2018, elle a dévoilé une étude comparative entre les pratiques en France et aux États-Unis.

    Globalement, le taux d’équipement aux USA est plus important : que cela concerne la possession de montres connectées (18% en France, contre 33 % outre-Atlantique), les capteurs de mesures du sommeil (10 % contre 24 %) ou les tensiomètres (9% contre 26 %). En revanche, les deux populations se rejoignent sur les bénéfices qu’elles tirent de ces usages : « la e-santé aide à vivre plus sainement », « permet de suivre son activité physique » et « aide à suivre son traitement ».

    L’étude Harris Interactive a été menée courant juin 2017 auprès de 3 000 personnes dans les deux pays. Elle a été auto-administré en ligne.

    Premier enseignement : les Américains sont plus santénautes que les Français

    A la question « êtes-vous utilisateurs d’au moins trois outils digitaux en santé par semaine », 43 % des Français interrogés ont répondu par l’affirmative, contre 70 % des Américains. Dans les deux pays, la moyenne d’âge des utilisateurs est de 38-39 ans, mais la différence c’est qu’en France les femmes sont les plus grandes utilisatrices (55 %) alors qu’aux États-Unis ce sont les hommes qui plébiscitent ces outils numériques (53 %).

    Ici comme là-bas, le santénaute appartient à la classe moyenne ou élevée et l’utilisation des outils numériques concerne, le plus souvent, des couples avec enfants (34% en France et 46% aux USA).

    En France, les utilisateurs de la e-santé sont 30 % à souffrir d’au moins 3 pathologies ou maux chroniques (les plus cités sont le cholestérol, les allergies, les troubles du sommeil). C’est le cas pour 46 % des utilisateurs de e-santé américains (mal de dos, obésité, cholestérol, hypertension, diabète).

    73 % des répondants santénautes avérés des deux pays sont des personnes qui font attention à leur santé, qui font du sport et dorment suffisamment.

    Les dispositifs de e-santé utilisés

    97 % des santénautes recherchent des informations sur leur santé sur Internet deux à trois fois par semaine ; 84 % des Français et 93 % des Américains ont téléchargé des applis bien-être ou santé sur leur smartphone ou leur tablette, et 45% des Français et 62 % des Américains échangent sur les réseaux sociaux au sujet de leur santé. Là où l’écart se creuse, c’est dans l’usage des objets connectés : 36 % des Français contre 54 % des Américains sont équipés.

    Balances connectées, capteurs de mesure du sommeil, tensiomètres, brosses à dents connectés, lecteurs de glycémie, patchs de prise de la température et montres connectés : si Français et Américains ne sont pas équipés dans la même mesure, les utilisateurs des deux pays manifestent l’intention d’acquérir ces produits. Ainsi, 20 % des Américains non équipés pensent investir dans les 12 prochains mois, comme 7 à 16 % des Français.

    Il y a donc une forte demande de la part des personnes qui s’intéressent à leur santé.

    La perception des bénéfices de la e-santé

    Pour les Français (86 %) comme pour les Américains (91 %), le digital peut « tout à fait » aider « à développer ses connaissances en santé », « à vivre sereinement » (80 et 88 %), « à prendre de rendez-vous en ligne » (83 % et 88 %), « à suivre son activité physique » (78 % et 82 %), « à améliorer l’observance de son traitement » (79 % et 86 %) et « à partager ses données de santé » (77 % et 84 %). 

    Là où un décrochage se fait c’est pour la téléconsultation : les Français sont plus frileux que les Américains (67 % contre 86 %).

    Les types de recherches sur la santé sur Internet

    Elles interviennent à tous les moments du parcours de santé, mais les scores ne sont pas comparables dans les deux pays.

    • à la suite d’une actualité lue sur la santé 54 % (France) et 56 % (États-Unis) ;
    • suite à un symptôme : 59 % et 79 % ;
    • après avoir consulté : 55 % et 75 % ;
    • avant de revoir un médecin après un examen médical : 53 % et 70 %.

    Les sources d’information sont les moteurs de recherche, les sites spécialisés dans la thématique santé, les réseaux sociaux et, dans une moindre mesure, les sites des laboratoires pharmaceutiques et les blogs de médecins.

    Perspectives de la e-santé

    Selon l’étude Harris Interactive, 92 % des répondants français et 98 % des Américains estiment que le développement du digital dans la santé est « une bonne chose ». Ce développement va, selon eux :

    • aider à la compréhension des maladies (48 % des Français et 63 % des Américains) ;
    • permettre de mieux surveiller sa santé (46 %, 59 %) ;
    • lutter contre la désertification médicale (41 % et 47 %).

    L’étude Harris complète est disponible à l’achat via ce lien. 

  • Etude : un patch qui réalise des ECG améliore le diagnostic de la fibrillation auriculaire

    Le patch Zio d’iRhythm qui réalise des électrocardiogrammes en continu a permis de multiplier par trois les chances de poser un diagnostic de la fibrillation auriculaire. Les résultats de l’étude* présentés le 10 mars 2018 lors du dernier congrès de l’American College of Cardiology, prouvent également que le dispositif portable favorise la mise sous traitement préventif chez des personnes à risque de fibrillation atriale.

    Le holter cardiaque contre le patch

    Les arythmies cardiaques sont rares et fugaces. Pour dépister ces épisodes et poser un diagnostic de fibrillation atriale, les malades doivent doivent porter un holter cardiaque. Ce dispositif portable enregistre en continu l’électocardiogramment, et ce pendant au moins 24 heures. Ce boîtier, doté d’au moins 5 électrodes reliée s à une unité centrale, n’est pas très confortable pour les patients.

    La société américaine iRythm a mis au point un patch appelé Zio : ce petit adhésif doté d’électrodes en hydrogel enregistre lui aussi l’activité cardiaque 24h/24 pendant deux semaines. Les données sont ensuite analysées grâce à un algorithme développé par des chercheurs de Stanford à partir des data de 30 000 patients ayant porté le patch Zio.

    Afin d’évaluer ce patch, l’essai mSToPS (Screening to Prevent Strokes) a été mené par iRhythm, l’assureur américain Aetna, le Scripps Translational Science Institute, et grâce au financement de Janssen Pharmaceuticals, de la Fondation Qualcomm et des National Institutes of Health. Les résultats de cet essai ont été présentés le 10 mars 2018 au congrès de l’American College of Cardiology qui se tenait à Orlando, en Floride.

    L’étude mSToPS avait pour but de comparer les performances du dépistage numérique de la fibrillation atriale grâce au patch Zio aux soins de routine. Quelque 1 732 patients à risque modéré de fibrillation atriale ont été équipés du patch. Deux sessions de surveillance cardiaque d’une durée de 14 jours chacune ont été organisées, espacées d’environ 3 mois. Le groupe contrôle était constitué de 3 476 patients témoins.

    Résultats : 3 fois plus de diagnostics

    Un an après le début de l’expérimentation, les résultats des deux groupes ont mis en évidence la fiabilité du patch Zio :

    – l’incidence de la fibrillation atriale dans le groupe Zio était de 6,3% contre 2,3% dans le groupe contrôle

    – le traitement anticoagulant a été inité chez 5,4% des patients ayant porté le patch contre 3,4% dans le groupe contrôle

    – 78,7% des patients du groupe Zio ont reçu des visites médicales de soins primaires contre 75% dans le groupe contrôle

    – 31,6% de consultations externes en cardiologie contre 23,6%

    En revanche, aucune différence significative n’a été enregistrée concernant le taux d’AVC et les visites aux urgences.

    Quel bénéfice clinique ?

    Les auteurs de cette étude ont indiqué que les patients allaient bénéficier d’un suivi supplémentaire de deux ans. « Nous aurons des données de suivi pour déterminer si la détection précoce de la fibrillation atriale se traduit par des avantages cliniques à long terme, y compris la réduction des accidents vasculaires cérébraux et des économies de coûts potentiels, » a déclaré le Dr Eric Topol, fondateur et directeur du Scripps Translational Science Institute. Ces données sont importantes dans la mesure où les programmes de dépistage sont controversés. L’utilité de poser un diagnostic chez un patient asymptomatique n’est pas démontrée.

  • Démocratie et numérique : enjeux et menaces, Cité Internationale Universitaire , 19-24 mars 2018

    La 4e édition de l’Université de la Paix, qui se tiendra du 19 au 24 mars 2018 à la Cité Internationale Universitaire de Paris, met à l’honneur le thème de la démocratie et du numérique à travers les enjeux et les menaces qu’ils charrient.

    Pendant cinq jours conférences, tables rondes, expositions et projections vont animer la réflexion sur les enjeux des nouvelles technologies et les menaces qu’elles peuvent entraîner pour la démocratie. Cybersécurité, algorithmes, robots, transhumanisme, big data et IA seront traités.

    Programme

    Une version actualisée du programme (susceptible de changer) est disponible ici.

    La révolution numérique est-elle une menace pour la démocratie, la paix, les libertés publiques ou la liberté des médias, et quels sont les défis soulevés par l’intelligence artificielle, le transhumanisme et la robotique sont des questions qui seront abordées.

    • Lundi 19 mars
      • Des robots et des hommes, Plénière d’ouverture, 19h, Fondation Deutsch de la Meurthe
        • Transhumanisme et médecine prédictive, Guy Vallancien, chirurgien, membre de l’Académie nationale de médecine, professeur honoraire des universités
        • Robotique, humanoïde et anthropologie, Denis Vidal, anthropologue, directeur de recherche à l’Institut français de recherche sur le développement, enseignant associé à l’École des hautes études en sciences sociales, à l’Université Paris-Diderot et au Musée du Quai Branly
      • La protection des libertés publiques à l’heure de l’intelligence artificielle, Conférence inaugurale, 20h, Fondation Deutsch de la Meurthe, Isabelle Falque-Pierrotin, Conseiller d’État, Présidente de la Commission nationale de l’informatique et des libertés
    • Jeudi 22 mars
      • Révolution numérique en Allemagne : un enjeu intergénérationnel, Conférence-débat, 18h, Maison Heinrich Heine, Wolfgang Gründinger, conseiller en transformation numérique, Association fédérale allemande pour l’économie numérique, Lena Habrant, résidente de la Maison Heinrich Heine, étudiante en Master politiques publiques à Sciences Po Paris et Johannes Thiele, résident de la Maison Heinrich Heine, doctorant à l’Université Paris-Saclay dans un laboratoire du CEA
    • Vendredi 23 mars
      • Le numérique: de la sauvegarde des données personnelles à la liberté des médias, Table ronde, 18h, Collège néerlandais
      • Vie privée et sauvegarde des données personnelles, Sophie Kwasny, chef de l’Unité de protection des données personnelles du Conseil de l’Europe
      • Protection des données personnelles : antidote à l’hyperrationnalité, à l’auto-profilage et au conformisme du Big Data, Luca Bolognini, avocat, président de l’Institut italien pour la protection de la vie privée et la valorisation des données personnelle
      • L’information pour tous : les enjeux de la démocratie sanitaire à l’ère numérique, Conférence,19h, Fondation Argentine, Célia Boyer, directrice de la Fondation Health on the Net Modération, Angel Benitez Collante, doctorant en santé publique, Sorbonne Universités-Paris Descartes et María Griselda Gaiada, PhD en philosophie, Université nationale de la Plata-Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

    Inscription

    L’inscription se fait via ce lien.

  • Institut Montaigne : 4 leviers et 19 propositions pour pérenniser le système de santé en innovant

    • Élaborer un « Pacte Innovation Santé 2025 » pour une visibilité pluriannuel ;
    • miser sur les talents pour faire émerger et développer les innovations ;
    • consolider les interactions au sein de l’écosystème ;
    • garantir et faciliter les financements aux entreprises innovantes et la recherche ;
    • assurer un environnement réglementaire propice à l’accès rapide et sécurisé du patient aux meilleures innovations,

    telles sont les préconisations formulées par l’Institut Montaigne pour encourager l’innovation en santé et qui ont émergé des échanges avec des chercheurs, professionnels de santé, grands groupes industriels, start-ups et financeurs entre autres, dans le cadre du rapport « Innovation en santé : soignons nos talents » de l’Institut, mis en ligne le 13 mars 2018.

    Selon le rapport, l’innovation est la seule à pouvoir apporter une réponse à la métamorphose du système de santé imposée par les défis actuels, dont notamment la prise en charge des maladies chroniques. Elle permettra, selon les auteurs, d’assurer des soins de qualité et de maîtriser les coûts grâce à l’amélioration de la prévention et des parcours de soins facilités.

    Quatre domaines sont énoncés comme particulièrement porteurs : les biotechnologies, les dispositifs médicaux, la santé numérique et les données en santé.

    Le rapport fait le constat que la France est en train de perdre de la vitesse par rapport à d’autres pays quant à l’intégration de l’innovation et que les freins culturels, réglementaires et financiers à l’innovation qu’affiche la France ont des répercussions négatives à la fois sur le tissu industriel, le système de santé et enfin les patients.

    Pré-requis : inscrire les acteurs dans une vision à long terme et coordonnée

    Le Pacte Innovation Santé 2025, un document dont l’autorité incombe au ministère de la Santé et dont les mots d’ordre sont prévisibilité et stabilité, devrait viser à placer l’ensemble des parties prenantes à l’évolution du système de santé dans une démarche coordonnée et à long terme.

    Il devrait s’articuler autour des axes suivants :

    • créer de la stabilité et de la prévisibilité à long terme pour l’ensemble des acteurs ;
    • mettre en œuvre un pacte cohérent et global agissant sur les quatre leviers principaux identifiés dans ce rapport ;
    • structurer une filière scientifique, économique et industrielle forte et influente, à l’image d’autres filières industrielles ;
    • instaurer une véritable instance de dialogue avec un Comité de Pilotage de ce Pacte, regroupant l’ensemble des acteurs.

    Favoriser les talents nationaux

    • La proposition n°2 met l’emphase sur la préservation de l’excellence de la recherche française, scientifique et clinique notamment, qui pour perdurer et garder cette position doit faire face à la course internationale aux talents. Pour les retenir, on doit développer des formations pluridisciplinaires en sciences de la vie et à adapter les filières de formation dans quatre secteurs prioritaires : les biotechnologies, les dispositifs médicaux, la santé numérique et les données en santé.
    • La proposition n°3 vise à assurer une attractivité à la recherche publique, notamment par une politique de salaires attractifs et une proposition d’évolution de carrière avec des passerelles entre le privé et le public.

    Consolider l’écosystème, dynamiser ses synergies et le rendre visible

    • La proposition n°4 concerne la convergence des financements : l’allocation des 4,9 milliards d’euros prévus par le Plan d’Investissement pour la santé doit être utilisée de façon optimisée.
    • La proposition n°5 appelle à pérenniser l’action et les financements des IHU afin de renforcer leur rôle de catalyseur favorisant la création d’écosystèmes locaux de pointe, capables d’assumer le rôle de « hubs régionaux » spécialisés dans leurs secteurs, visibles et compétitifs. Un rôle d’autant plus important que les IHU réunissent des acteurs divers au service d’une quadruple ambition : l’amélioration de la recherche, la qualité des soins, une formation de pointe, et la valorisation industrielle des innovations
    • La proposition n°6 suggère d’œuvrer en faveur d’un « méga-hub » en santé. Un hub des sciences du vivant et de l’innovation permettrait d’être le fer de lance de la filière à l’échelle nationale, grâce notamment à des investissements publics dédiés.
    • La proposition n°7 appelle à la multiplication d’interfaces de rencontres et de collaborations entre les acteurs de l’innovation de l’écosystème.
    • La proposition n°8 vise le transfert de technologies en révisant l’organisation des SATT et favorisant les bonnes pratiques en matière de transfert.

    Financement : concentration et incitations

    • La proposition n°9 appelle à concentrer les capacités financières en recherche publique sur quelques priorités stratégiques en innovation biomédicale.
    • La proposition n°10 suggère des mesures incitatives visant les investisseurs institutionnels et les acteurs de l’assurance vie à investir dans les sciences de la vie.
    • La proposition n°11 vise à attirer les investisseurs internationaux à venir en France.
    • La proposition n°12 appelle à faciliter le développement de « consolidateurs en dé-risquant » les investisseurs privés pour créer des véhicules dédiés à la consolidation sectorielle.
    • La proposition n°13 appelle à remettre les hôpitaux au cœur de la diffusion de l’innovation en leur réservant des enveloppes spécialement dédiées à la recherche via des fonds dédiés à l’innovation, et grâce aux nouveaux modes de tarification.

    De la nécessité d’une réglementation et d’autorités favorisant à l’accès rapide du patient aux innovation

    • La proposition n°14 appelle à la révision de l’ensemble de réglementation en santé et spécialement celle régissant les essais cliniques et la production.
    • La proposition n°15 vise le rôle de l’ANSM et notamment les moyens dont elle dispose pour mener ses missions à bien, notamment celle de l’instruction des essais cliniques.
    • La proposition n°16 vise la HAS et ses procédures : créer un processus fast track d’évaluation pour des produits présentant potentiellement un intérêt clinique majeur et systématiser les réévaluations pour les produits innovants et onéreux en se basant sur les données en vie réelle.
    • La proposition n°17 appelle à inscrire dans la réglementation la place légitime des experts dans l’innovation et l’évaluation de l’innovation.
    • La proposition n°18 suggère la création d’une Commission d’évaluation des technologies numériques de santé au sein de la HAS.
    • La proposition n°19 appelle à alléger et simplifier les conditions d’accès aux données de santé en diminuant les délais d’instruction des dossiers et en renforçant le contrôle a posteriori de la CNIL plutôt que le contrôle ex-ante.

  • Les centres de lutte contre le cancer équipés de l’entrepôt de données de santé ConSoRe

    Unicancer a construit en 2015 un moteur de recherche puissant sur les données de santé, capable de retrouver des informations disséminées dans le texte de centaines de milliers de dossiers des patients des Centres de lutte contre le cancer (CLCC). C’est l’outil ConSoRe, pour Continuum soins-recherche.
     

    ConSoRe se veut utile aux chercheurs comme aux cliniciens. Il permet :
    • l’identification simplifiée de patients à qui proposer une étude clinique multicentrique. ConSoRe identifie en quelques secondes le nombre de patients répondant aux principaux critères de sélection dans les différents centres ;
    • la visualisation synthétique de l’histoire pathologique des patients (apparition d’une tumeur, récidive, métastase, second cancer et traitements) et des soins dispensés en préparation de la réunion de concertation pluridisciplinaire ;
    • l’analyse de données pour des études épidémiologiques, en vie réelle ou médico-économiques. Par exemple, ConSoRe sert à un programme de recherche sur la résistance aux traitements anti-cancéreux. 

    En mars 2018, sur les 20 centres de lutte contre le cancer de l’hexagone que H&TI a répertorié, 10 ont déjà ou sont en train d’adopter ConSoRe. L’entrepôt rassemble les données structurées et non structurées de chacun des établissement depuis 2004, notamment sur les traitements, les examens, la caractérisation des tumeurs et la démographie des patients. À terme, tous les CLCC devraient être équipés de ConSoRe et l’entrepôt de données enrichi des informations des outils métiers de la radiothérapie, des analyses biologiques et des données d’imagerie.

    À noter que les données des patients sont hébergées dans le Centre qui les soigne, que celles-ci sont protégées par les règles de confidentialité définies par la CNIL, et que les chercheurs et soignants n’ont accès qu’à des données du Centre où ils travaillent. Cependant, tous les utilisateurs peuvent interroger les autres centres pour avoir un dénombrement des cas d’intérêt.

    Dans le cadre d’un partenariat de recherche sur la résistance aux traitements, ConSoRe va également être installé dans un centre hospitalier-universitaire, les Hôpitaux universitaires de Strasbourg.

  • Data : les centres de lutte contre le cancer équipés d’un entrepôt de données de santé

    Unicancer a construit en 2015 un moteur de recherche dédié aux données de santé, capable de retrouver des informations disséminées dans le texte de centaines de milliers de dossiers des patients des Centres de lutte contre le cancer (CLCC). C’est l’outil ConSoRe, pour Continuum soins-recherche.

    Sur les 20 centres de lutte contre le cancer de l’hexagone, 10 ont déjà ou sont en train d’adopter ConSoRe. L’entrepôt rassemble les données structurées et non structurées de chacun des établissement depuis 2004, notamment sur les traitements, les examens, la caractérisation des tumeurs et la démographie des patients. À terme, tous les CLCC devraient être équipés de ConSoRe et l’entrepôt de données enrichi des informations des outils métiers de la radiothérapie, des analyses biologiques et des données d’imagerie.

    Dans la rubrique Data du 14 mars 2018, Health&Tech Intelligence liste les CLCC impliqués dans le dispositif.