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  • L’OCDE analyse les « effets positifs » de l’évaluation des technologies de santé

    Dans un document de travail publié le 7 mars 2018, l’Organisation de Coopération et de Développement économiques (OCDE) tente d’identifier les politiques de santé permettant  d’accroître l’efficience économique (value for money, définie comme le rapport entre les résultats obtenus et les ressources mobilisées pour les atteindre) des systèmes de santé.

    Intitulé Which policies increase value for money in healthcare, le document montre notamment que les dispositifs d’évaluation des technologies de santé (Health policy assessment), permettent d’amplifier à la fois les gains d’espérance de vie et juguler les dépenses de santé.

    Diversifier les biens et services de santé primaires permet d’améliorer le Value for Money des systèmes de santé

    Dans un contexte marqué par le vieillissement démographique et l’augmentation continue des dépenses de santé, l’OCDE a publié plusieurs travaux sur l’efficience économique des systèmes de santé, dont le document de travail intitulé « Which policies increase value for money in healthcare » publié en mars 2018 constitue le dernier jalon.

    Les auteurs de ce rapport ont élaboré un nouveau modèle d’analyse quantitative des politiques de santé. Les chercheurs de l’OCDE ont examiné diverses composantes des systèmes de santé : dispositifs de financement, étendue des couvertures de santé, modes d’allocation des ressources, outils d’évaluation des technologies en santé, etc.  L’objectif de cette étude est d’identifier les composantes permettant d’augmenter l’efficience économique des systèmes de santé et d’assurer la soutenabilité à long terme.

    Le modèle d’analyse élaboré par l’OCDE évalue les effets des politiques de santé sur les gains d’espérance de vie et sur l’évolution des dépenses de santé. L’étude montre que les politiques de santé visant à étendre l’éventail de biens et de services proposés par le système de santé primaires « aident à obtenir un meilleur rapport qualité-prix en augmentant l’espérance de vie et en modérant la croissance des dépenses de santé ».

    Le recours à l’évaluation des technologies de santé s’avère bénéfique à plusieurs titres

    L’évaluation des technologies de santé (ou Health technology assessment – HTA) est au nombre des « composantes » des systèmes de santé examinées par les auteurs de ce rapport. Leur utilisation contribuerait à « accroître les gains d’espérance de vie et (contenir) la croissance des dépenses de santé ».

    En revanche, soulignent les chercheurs, « la création et la gestion d’organes d’évaluation des technologies de santé » ajoute un niveau administratif supplémentaire aux infrastructures existantes et peut se traduire par une augmentation des dépenses de santé « liée à l’usage additionnel d’interventions supplémentaires » (des pouvoirs publics).

    Le document de travail de l’OCDE est accessible en ligne sur le site internet de l’Organisation.

  • Des médecins de Stanford alertent sur les problèmes éthiques liés à l’intelligence artificielle

    Les algorithmes d’aide au diagnostic se développent à grande échelle. Face à ce phénomène massif, des médecins chercheurs de l’Université de Stanford tirent la sonnette d’alarme. Ces algorithmes sont porteurs de biais, intentionnels ou pas, qui peuvent poser de graves problèmes éthiques. Dans leur prise de position* publiée le 15 mars 2018 dans le New England Journal of Medicine, ils invitent leurs confrères à se plonger dans les algorithmes afin de les évaluer.

    Les promesses de l’intelligence artificielle

    Les algorithmes d’apprentissage automatique feront partie des outils de base des médecins de demain. Et « l’arrivée des techniques d’intelligence artificielle dans le champ de la médecine clinique est prometteuse concernant l’amélioration des soins », reconnaissent des médecins-chercheurs de la prestigieuse université de Stanford. Cependant, ces derniers ont signé un article de perspective le 15 mars 2018 dans le New England Journal of Medicine pour mettre en garde contre les dangers potentiels de l’intelligence artificielle. Certaines dérives sont déjà visibles dans d’autres champs que celui de la médecine. Les auteurs de la tribune citent « les programmes conçus pour aider les juges à déterminer la peine en prévoyant le risque de récidive d’un délinquant ont montré une propension déconcertante à la discrimination raciale. »

    Pour tirer tous les avantages des techniques d’apprentissage automatique, ces médecins plaident donc pour une prise en compte des différents défis éthiques.

    Alerte sur des données biaisées

    Les auteurs de l’article paru dans le New England Journal of Medicine attirent tout d’abord l’attention sur le fait que les algorithmes risquent de conduire à des erreurs diagnostic si les données sont biaisées. Un manque de données sur certaines populations peut conduire à une forme de discrimination dans les soins.

    Une autre forme de biais, tout aussi involontaire, pourrait également être responsable d’inégalité dans l’accès aux soins. Quand les médecins intègrent le manque de ressources financières et se livrent à une sorte de rationnement des soins pour les cas les plus graves,  » les systèmes d’apprentissage automatique peuvent conclure que ces résultats sont toujours fatals ». Les concepteurs d’algorithmes pourraient aussi être tentés par la tromperie volontaire, comme l’algorithme de Volkswagen qui permettait aux véhicules de passer des tests d’émissions en réduisant leurs émissions d’oxydes d’azote lorsqu’ils étaient testés. Ils évoquent la possibilité de créer des algorithmes ayant pour but premier de générer des profits en recommandant par exemple certains médicaments.

    Les cliniciens peuvent se tourner vers l’apprentissage automatique pour obtenir un diagnostic et des conseils sur les traitements, et non simplement comme un outil de soutien. Si cela se produit, les outils d’apprentissage automatique deviendront des acteurs importants dans la relation thérapeutique et devront être liés par les principes éthiques fondamentaux, tels que la bienfaisance et le respect des patients, qui ont guidé les cliniciens.

    Des cliniciens capables d’évaluer les algorithmes

    Pour éviter ce genre de scénario catastrophe, les auteurs de la tribune invitent leurs confrères à se plonger dans l’intelligence artificielle et à travailler en partenariat avec les concepteurs de ces algorithmes. « Les médecins qui utilisent des systèmes d’apprentissage automatique doivent se familiariser davantage avec leur construction, les ensembles de données sur lesquels ils sont construits et leurs limites, écrivent-ils. Rester ignorant de la construction de systèmes d’apprentissage automatique ou permettre de les construire en tant que boîtes noires pourrait conduire à des résultats éthiquement problématiques. » Ils appellent aussi les médecins à garder leur libre-arbitre afin de mettre en balance leur expérience clinique et ce que « prédit » le machine learning.

    Réinventer la relation médecin-patient

    Enfin, les chercheurs de Stanford posent la question de la relation médecin-patient. Avec l’arrivée de l’apprentissage automatique, la notion clé de « confidentialité » est quelque peu chahutée. En effet, les outils d’aide à la décision se nourrissant de données, il devient délicat de soustraire certaines d’entre elles pour des raisons de confidentialité. Retirer des données du dossier médical électonique pourrait alors priver le patient de soins, voire d’un diagnostic pertinent. « La mise en œuvre de systèmes d’apprentissage automatique nécessitera donc une réimagination de la confidentialité et d’autres principes fondamentaux de l’éthique professionnelle », prédisent les auteurs de la tribune.

  • Le NHS England publie sa feuille de route pour créer un service national de santé digitale

    Le NHS England a dévoilé un nouveau « plan d’action digital » le mercredi 28 février 2018. Le plan se décline en quatre axes visant à consolider et renouveler l’offre de services proposés. Le NHS a notamment annoncé l’installation du wifi gratuit dans l’ensemble des cabinets de médecine générale qui lui sont rattachés, ainsi que la refonte de son site internet et le redéploiement  d’un portail d’applications de santé mobiles.

    Intitulé « Empower the person : roadmap for digital health and care service » (« Encapaciter l’individu : feuille de route pour la création d’un service de santé digitale »), le plan d’action national couvre la période 2018-2019 et sera mis en oeuvre en quatre étapes. La feuille de route est accessible en ligne. 

    Etape 1 : Wifi gratuit et services de recherche en ligne

    • Mise en place du wifi gratuit dans tous les cabinets de médecins généralistes du NHS ;
    • Création d’un service en ligne de recherche d’officines pharmaceutiques du NHS ; 
    • Publication d’un guide de mise en conformité des technologies digitales en santé aux normes d’accessibilité nationales, à destination des concepteurs et usagers de technologies digitales. Une première version du guide est accessible en ligne, assorti d’un appel à commentaires.
    • Lancement d’un service national d’identification citoyenne (national citizen ID service) permettant aux usagers d’accéder de manière sécurisée aux services de santé en ligne.

    Etape 2 : renouveler l’offre de services proposée par le NHS

    • Publication d’un nouveau guide d’utilisation des local personal health records (PHRs) ;
    • Réédition du manuel d’utilisation des services informatisés du NHS, visant notamment à en assurer l’interopérabilité (NHS digital services standards design manual);
    • Création d’un site internet pédagogique à l’usage des patients diabétiques de type 1, proposant des solutions pratiques de suivi des traitements et des outils de suivi psychologique (Type 1 diabetes online education).

    Etape 3 : Refonte des site internet du NHS et du portail d’application de santé

    • Refonte du site internet du NHS désormais baptisé « NHS website » (au lieu de « NHS choices »).
    • Refonte du portail d’applications de santé labellisées dont la version beta est accessible en ligne.
    • Le service NHS 111 Online,  plateforme digitale de traitements des urgences médico-sociales, sera accessible sur l’ensemble du territoire britannique. 

    Etape 4 : Création d’un Citizen ID et d’un dossier médical pédiatrique

    • Mise en service du dossier médical électronique pédiatrique (Electronic personal child health record) entre janvier et avril 2019 ;
    • Examen de 14 outils digitaux de thérapie psychologique rendus publics à horizon 2019.
  • Chronocam lève 15,5 millions d’euros et devient Prophesee

    Chronocam, spécialiste de la vision artificielle, a levé, fin février 2018, 15,5 millions d’euros.

    Le principal investisseur de ce tour de table serait un géant mondial de l’électronique dont l’identité n’a pas été dévoilée. Ont également participé à cette augmentation de capital les investisseurs historiques de la start-up : 360 Capital Partners, Supernova Invest, iBionext Growth Fund, Intel Capital, Renault Group et Robert Bosch Venture Capital. Cette levée de série B est la quatrième depuis le création de l’entreprise en 2014, et porte le montant total des fonds levés à plus de 32,5 millions d’euros.

    L’entreprise française, dont le siège social est à Paris, en profite pour changer de nom et devient Prophesee.

    Sa technologie brevetée de vision neuromorphique devrait arriver sur le marché de la robotique industrielle dès cette année. S’ensuivront les marchés de l’IoT, des casques de réalité virtuelle et augmentée, et du véhicule autonome.

    Un changement de nom stratégique

    Si le nom de Chronocam est abandonné, c’est parce que l’entreprise dirigée par Luca Verre voulait « un nom plus ambitieux ». « Chronocam évoquait le vieux monde des caméras, dont nous voulons justement nous affranchir avec notre traitement de l’image par intelligence artificielle. »

    Prophesee a pour ambition de révolutionner le marché de la vision par ordinateur, notamment dans les secteurs de la robotique industrielle et de l’Internet des objets. « Notre arrivée sur ces marchés sera séquentielle, rappelle Luca Verre. Nous serons dans la robotique industrielle dès cette année, puis en 2019 et 2020 nous serons dans l’IoT, ainsi que dans les casques de réalité virtuelle et augmentée, et enfin en 2021 et 2022 nous arriverons dans les voitures autonomes. »

    L’entreprise compte déjà une vingtaine de partenaires à l’heure actuelle, dont 40% aux États-Unis, 30% en Europe et 30% en Asie.

    Les domaines de la santé et de la recherche

    La start-up continue en parallèle ses travaux dans le domaine médical. Sa collaboration avec l’entreprise française Pixium Vision se poursuit (la technologie de Prophesee est intégrée dans leur système de restauration de la vue), ainsi qu’avec Gensight Biologics. « Le médical a été notre point de départ et il reste un axe actif et très important pour nous, mais un peu plus orienté recherche », précise Luca Verre.

    À la suite de cette levée de fonds, Prophesee va ouvrir une succursale dans la Silicon Valley aux États-Unis. ll s’agira surtout d’activités commerciales et de support technique au départ. La R&D restera à Paris, où Prophesee emploie 60 personnes.

  • Appel à candidatures : 4e Trophées de la simulation et des technologies numériques

    Les Trophées de la simulation et des technologies numériques récompensent un projet innovant ou une entreprise ayant mené une opération remarquable dans le domaine de la simulation numérique, du calcul haute performance ou du Big Data.

    Ce concours organisé par la société Groupe Industrie Services Info est ouvert à toutes les entreprises sans distinction de taille.

    5 catégories pour concourir : start-ups, PME, innovation, collaboration et grand prix du public.

    Un jury d’experts étudiera les dossiers et sélectionnera les lauréats. La remise de prix se déroulera le 19 juin 2018, lors du Forum Teratec.

    Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 20 avril 2018.

    Les différentes catégories

    • Trophée Start-up : attribué à une entreprise, créée il y a moins de 5 ans, qui s’est particulièrement illustrée par un projet innovant dans le calcul intensif, la simulation numérique, le Big Data ou l’intelligence artificielle.
    • Trophée PME : attribué à une entreprise de moins de 250 salariés et ayant un chiffre d’affaires annuel inférieur à 50 millions d’euros qui aura su mettre en œuvre les technologies de calcul numérique (simulation, analyse de données, big data) de manière efficace, et changer sa manière de développer de nouveaux produits ou services, de les produire, de les maintenir ou d’anticiper leur cycle de vie complet.
    • Trophée Innovation : attribué à un produit, une technologie ou un service développé par une entreprise technologique, qui apporte une innovation significative dans le domaine de la simulation numérique ou de l’analyse de données.
    • Trophée Collaboration : attribué à un binôme (ou un groupement) associant une grande entreprise et une PME ayant collaboré sur un projet lié au calcul numérique et/ou au Big Data, que ce soit au stade de la recherche, du développement ou de la mise en œuvre. Ce projet doit avoir une dimension innovante.
    • Grand Prix du public : attribué par un vote du public sur le site internet www.usine-digitale.fr parmi les nominés sélectionnés pour la désignation des Trophées.

    Toute candidature pour l’un des 4 Trophées implique la candidature au Grand Prix du Public.

    Un même projet pourra être proposé dans deux catégories différentes au maximum. Les candidats pourront proposer plusieurs projets différents. Dans ce cas, ils devront remplir autant de dossiers de candidature que de projets présentés et ce, pour chacune des catégories choisies.

    Critères de sélection

    Le ou les lauréats seront désignés sur la base notamment des critères suivants :

    • ampleur du projet au regard des retombées techniques, économiques, industrielles et/ou sociales ou environnementales ;
    • originalité de la démarche innovatrice.

    Téléchargez le dossier de candidature via ce lien.

  • HIMSS 2018 : Partners Healthcare propose d’utiliser le patient comme principal indicateur de qualité

    12,5 milliards d’euros (15,4 milliards de dollars), tel est le coût du suivi des indicateurs de qualité aux États-Unis. Mais la traque à la mesure d’indicateurs au cours des dernières années n’a pas fait recette. Force est de constater qu’un tel suivi n’a pas permis l’amélioration du soin pour les premiers concernés – les patients, et, pis encore, il est source de frustrations chez les médecins et le personnel médical. Il est indispensable de sortir du cadre des mesures actuelles visant à documenter le soin, assurer l’atteinte d’un minimum de standard, documenter les prises de décision ou à inciter le paiement à la performance et à la transparence.

    Tels sont les principaux constats faits à l’occasion de la conférence qui s’est déroulée à Las Vegas à l’occasion de HIMSS 2018, intitulée « Véritable qualité : une recette pour des patients plus sains et des médecins plus satisfaits » sur laquelle Health&Tech Intelligence, présent à Las Vegas, vous propose un retour.

    Thomas Sequist de chez Partners Healthcare, un groupe d’établissements de santé américain, propose un changement de paradigme en replaçant le patient au cœur du processus d’évaluation et en recadrer le rôle des médecins pour les extraire de celui d’arpenteurs du soin.

    Quid de la valeur apportée au patient?

    75% médecins pensent que les indicateurs ne reflètent pas la qualité du soin

    Aujourd’hui plus de 12,5 milliards d’euros sont chaque année consacrés au reporting d’indicateurs de qualité. À la question « est-ce un bon investissement ? », la réponse est non. Les indicateurs de qualité actuels n’illustrent pas la qualité des soins apportés aux patients et par conséquent ne sont pas utilisés par les médecins pour améliorer la qualité.

    Dans le cadre d’une enquête réalisée par Partners Healthcare auprès de médecins de premier recours, les cardiologues et les orthopédistes, 25% des praticiens toutes spécialités confondues estiment que les mesures qualitatives reflètent la qualité du soin, et 27% que les indicateurs établis sont utilisés aux fins d’amélioration de la qualité des soins.

    D’autre part, bien que les processus de mesures se multiplient, il existe d’importants manques qui sont source de mécontentement chez les praticiens :

    • on ne mesure pas la valeur du soin apportée au patient (patient reporting outcome), ni la sécurité dans le cadre des soins ambulatoires, et on ne qualifie pas non plus les soins de suite ;
    • l’amélioration des soins n’est pas liée au processus de mesure ;
    • la mesure devient un fardeau, ou pire, une distraction pour le médecin ;
    • une perte de confiance est générée chez le clinicien, dû au fait que l’amélioration de ses propres scores de performance ne donne pas lieu à une amélioration pour leurs patients.

    Les indicateurs actuels se trompent de cible

    Les méthodes pertinentes de suivi manquent. À défaut de savoir comment mesurer, on mesure des paramètres superflus et on génère de la frustration. Partners Healthcare prend pour exemple les mesures sur lesquelles s’appuient les programmes incitatifs des CMS (Centers for Medicare & Medicaid Services). On y trouve, dans le cadre de « l’expérience patient », la communication avec le personnel médical et la réactivité de ce dernier, la gestion de sa douleur, la propreté de l’établissement, etc. Pour juger de l’efficacité des cliniciens, on scrute les dépenses générées par bénéficiaire, le taux de mortalité et les taux de réadmission à l’hôpital à la suite d’une intervention.

    Mesurer mieux pour soigner mieux – nouvelle approche

    C’est ce qui a poussé Partners Healthcare à arrêter une nouvelle approche fondée sur de nouveaux indicateurs de qualité construits sur la base des 6 grands principes.

    Qualifier et se donner des moyens pour une évaluation efficace

    La démarche repose sur un enchaînement de critères, dont le premier maillon consiste en des mesures cliniques plus pertinentes qui doit être lié à une meilleure adhésion des cliniciens. Les maillons doivent être associés à des investissements plus importants dans les efforts et dans les outils à mettre en place dans cette démarche. La réunion de ces critères doit déjà permettre de franchir une étape dans la pertinence des mesures cliniques et par conséquent aboutir à des soins de meilleure qualité.

    Les acteurs doivent comprendre clairement la motivation des efforts à fournir et adhérer à la démarche de fournir des mesures. Les parties prenantes sont généralement volontaires si leurs actions servent à améliorer la performance. Les mesures doivent être facilement disponibles. Elles doivent être qualifiantes au sens où elles illustrent la délivrance des soins et les résultats cliniques, et exploitables afin d’orienter les discussions et initier le changement. Enfin, il faut éviter la dispersion et établir un nombre de paramètres ciblés reflétant ce qui nous intéresse.

    Changement de paradigme avec le patient-évaluateur

    Cas pratique à travers l’exemple de l’ambulatoire

    En 2013, les mesures d’évaluations de la qualité de l’ambulatoire étaient à 100% basés sur la grille des critères HEDIS (Healthcare Effectiveness Data and Information Set). Depuis, des critères de qualité des soins de premier recours ont été introduits, puis à partir de 2015 des critères visant à évaluer les soins de second recours. En 2018, l’ensemble des critères d’évaluation est issu du dossier électronique du patient (EHR) et l’ensemble de ces critères basés sur le soin clinique.

    De nouvelles mesures ont été instaurées:

    • des briques de préventions, pour mesurer l’efficacité de la médecine de prévention ;
    • la réduction du risque cardiaque, pour mesurer l’efficacité de la prise en charge des maladies chroniques ;
    • un suivi précis de la surconsommation d’antibiotiques, pour qualifier les soins intensifs ;
    • le suivi des nodules pulmonaires, pour qualifier la sécurité des soins.

    Mesure de l’état de santé décrit directement par le patient

    Partners Healthcare a également mis en place une gestion populationnelle centrée sur le risque cardio-vasculaire. L’objectif est de faire des projections de risque chez une population identifiée à plusieurs échéances et de suivre son évaluation dans le temps au regard des mesures mises en place.

    Un autre exemple de suivi consiste à mesurer l’état de santé par le patient lui-même (patient reported outcome measure). Dans le cadre d’un remplacement du genou par une prothèse, le soin est évalué en fonction du niveau de douleur rapporté par les patients avant l’intervention, tous les cinquante jours et jusqu’à 350 jours après l’intervention.

    Une évaluation des actes de prostatectomie est faite sur la base de critères suivants, correspondant au ressenti du patient : fonctionnement intestinal, incontinence, irritations urinaires, dysfonctionnement sexuel, etc.

    Une politique de transparence avec publication des résultats d’évaluations par les patients

    Sur le site web des établissements de santé de Partners Healthcare sont publiés les résultats des enquêtes menées auprès de patients à travers des questionnaires. Une rubrique dédiée à la notation par les patients des établissements et de leur expérience existe, à l’instar de sites commerciaux.

    Moyens de garantir le succès de la méthode d’évaluation par le patient

    Partners Healthcare a enregistré, sur un an (septembre 2016-octobre 2017), une amélioration de 10% dans les évaluation des soins dans 7 spécialités.

    Pour que cette démarche soit une réussite, les cliniciens doivent être engagés et pour cela, ils ont besoin de se voir proposer des formations et des espaces d’échange. Les embarquer via la mise en œuvre d’un programme dédié pour expliquer les enjeux et motiver est nécessaire.

    Légitimer la démarche : mobiliser les parties prenantes et assurer la fiabilité des mesures

    Pour entériner leur approche, les experts de l’établissement travaillent sur deux aspects supplémentaires. Trouver la méthode pour faire adhérer les acteurs externes (agences nationales, institutionnels et règlementaires, financeurs) à leur nouveau système de suivi de qualité d’une part, et s’assurer de la validité et de la fiabilité des mesures effectuées, d’autre part.

    Autres champs et soins spécialisés évalués actuellement

    • Gestion des AVC aigus ;
    • ventilation mécanique ;
    • gestion des douleurs de poitrine aux urgences ;
    • interventions orthopédiques de remplacement du genou et de la hanche et les soins de suite ;
    • utilisation d’opioïdes post-césarienne ;
    • mesure de facteurs de risques sociaux ;
    • approches innovantes de l’évaluation de l’expérience patient ;
    • prise en charge de l’insuffisance rénale chronique, etc.
  • DMP, IA et neurosciences au FrenchWeb Day e-santé, le 12 avril 2018 à Paris

    Des décideurs de la e-santé se retrouveront à l’occasion du FrenchWeb Day e-santé le jeudi 12 avril 2018 à Paris, un événement organisé par FrenchWeb.

    Des professionnels d’entreprise comme Inato, Honestica, Wandercraft ou OpenMind Innovation échangeront sur des sujets aussi divers que l’IA, le dossier médical personnalisé ou l’homme augmenté. 

    Quelques start-ups seront invitées à pitcher.

    Programme de la journée

    9h20 – 9h30 : Connect

    Richard Menneveux – CEO & fondateur de FrenchWeb

    9h30 – 9h45  : Panorama e-santé 2018

    Ronan Le Quéré – Directeur Général d’Interaction Healthcare

    9h45 – 10h15 : L’homme augmenté

    Jean-Louis Constanza – Responsable du développement de Wandercraft

    10h15 – 10h45 : L’IA au service de la santé

    Jean-David Zeitoun – Médecin et co-fondateur d’Inato

    10h45 – 11h15 Pause networking

    11h15 – 11h45 Le dossier médical personnalisé

    Franck Le Ouay – Co-fondateur de Criteo et Honestica

    11h45 – 12h15 Les neurosciences au service de l’entreprise

    Guillaume Victor-Thomas – CEO et fondateur d’Open Mind Innovation et Nicolas Bassan – Psychologue et instructeur de méditation MBCT d’Open Mind Innovation

    12h15 – 12h45 Quels investissements pour la santé française ?

    Rosalie Maurisse – Responsable du domaine santé à la direction de l’innovation – Bpifrance et François Véron – Fondateur de Newfund

    12h45 – 13h30 3 start-ups e-santé à découvrir

    Inscriptions (250 €) via ce lien.

  • Handicap et numérique : Syntec formule des propositions en faveur d’un numérique inclusif de tous

    Le groupe de travail « Handicap et Numérique » du Syntec Numérique déplore que le développement des usages numériques en faveur des personnes handicapées se heurte à l’absence d’une politique publique dédiée à l’évaluation, à la mise à disposition, à la préconisation et à l’accompagnement de solutions innovantes.

    C’est pourquoi elle a formulé, mercredi 14 mars 2018, dans le cadre du Tech for Handicap Forum, une série de propositions à destination du  gouvernement pour la diffusion des aides techniques numériques.

    Parmi les 18 recommandations, 5 sont jugées prioritaires:
    • la création d’un comité de pilotage et de suivi sur le sujet des aides techniques numériques sous l’égide de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie et de l’Agence du Numérique ;
    • la professionnalisation des préconisateurs (ergothérapeutes, orthoptistes, éducateurs spécialisés) et la professionnalisation de l’accompagnement dispensé par les concepteurs ;
    • le financement des opérateurs via le futur plan d’investissement de 10 milliards d’euros du Gouvernement afin d’acquérir des aides techniques numériques dans les écoles, associations, ESMS ;
    • rendre l’évaluation systématique pour toutes les aides techniques numériques avec une méthodologie d’évaluation claire et éprouvée ;
    • revoir les règles de la TVA à 5,5 % et du Crédit d’Impôt Service à la Personne pour améliorer la prise en charge et solvabiliser les publics de plus de 60 ans qui ne relèvent pas de la prestation de compensation du handicap (PCH).

    D’après Syntec, la France dispose d’un savoir-faire spécifique dans ce domaine : près de 150 PME travaillent sur des solutions inclusives à destination des personnes en situation de handicap. La filière, fédérée au sein du groupe de travail « Handicap et Numérique » de Syntec Numérique – constitué d’une quarantaine d’acteurs de la filière (collège Éditeurs) et rattaché à la commission Handicap -, représente donc un générateur de richesse socio-économique.

    Le groupe de travail a élaboré un rapport « vers une stratégie nationale pour les aides techniques numériques » qui dresse l’état des lieux de la filière et liste les propositions pour la renforcer.

    18 propositions pour alimenter une politique publique sur le thème des aides techniques numériques

    Se doter d’une gouvernance

    • Proposition n°1 : Que l’Agefiph (Association de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées) effectue un benchmark des solutions existantes pour préconiser aux entreprises celles dont le rapport qualité / prix est meilleur à la fois pour l’entreprise et pour les finances publiques.
    • Proposition n°2 : Chiffrer le coût de l’exclusion socio-économique liée à la fracture numérique des personnes en situation de handicap autour d’indicateurs tels que le progrès de l’espérance de vie sans incapacité, le coût humain de la scolarisation des élèves handicapés, la libération du temps des aidants, et les gains liés aux usages dématérialisés, l’accès à l’emploi.
    • Proposition n°3 : Créer un Comité de Pilotage et de Suivi de cette politique publique au sein d’une délégation interministérielle sur le sujet des aides techniques numériques réunissant des experts de l’Éducation Nationale, du handicap (CNSA), de la santé (DGCS), et du numérique (Agence du Numérique et Syntec Numérique), rattaché au Comité Interministériel du Handicap (CIH) sous l’égide du Premier Ministre.

    Évaluation et information

    • Proposition n°4 : Que les CICAT signent des CPOG avec les ARS, abondées par l’intermédiaire d’un Programme d’Investissement National, de manière à pouvoir financer l’acquisition et la formation sur du matériel sous réserve que celui-ci ait été évalué par un centre d’expertise national.
    • Proposition n°5 : Que, dans le cadre des Programmes d’Investissement d’Avenir, les ARS flèchent des budgets vers les établissements spécialisés, centres sociaux et médico-sociaux de manière à financer l’équipement et la formation sur des aides techniques numériques.
    • Proposition n°6 : Les CICAT et les technicothèques doivent être réformés de façon structurelle dans leur mode de financement comme dans leur mode de mise à disposition et de formation des préconisateurs, en intégrant systématiquement les aides techniques numériques dans leur panel.
    • Proposition n°7 : Que l’évaluation soit rendue systématique pour toutes les aides techniques numériques par un Centre d’Expertise National Public financé par la CNSA, l’Éducation Nationale, Bpifrance, l’Agefiph, et le FIPHPFP, doté d’une méthodologie d’évaluation claire et éprouvée.

    Solvabilisation des bénéficiaires

    • Proposition n°8 : Il convient de redéfinir le critère de la clause d’exclusivité aux personnes en situation de handicap pour retenir un critère de destination : « Si un produit, même grand public, est acheté par une personne titulaire de la carte d’invalidité avec un taux d’invalidité supérieur à 80 % ou par une personne relevant du GIR 5, GIR 6, alors la TVA applicable au dit produit est de 5,5 %. Les produits concernés doivent avoir fait l’objet d’une évaluation et être éligibles à une prise en charge au titre de la PCH ».
    • Proposition n°9 : Offrir la possibilité aux concepteurs d’aides techniques numériques de revendiquer le Crédit d’Impôt Service pour le service apporté autour de leurs solutions lorsque celles-ci servent des publics en situation de handicap de plus de 60 ans qui ne relèvent pas de la PCH.
    • Proposition n°10 : Que le service fourni autour des aides techniques numériques relève du volet « aides techniques » de la PCH de manière à encourager les concepteurs à développer des modèles économiques reposant sur le service, gage à fois de la bonne appropriation des usages et donc de la bonne diffusion des innovations.
    • Proposition n°11 : Que la CNSA assure un référentiel national de prise en charge des aides techniques numériques et crée des couloirs de prise en charge accélérés pour les produits évalués.

    Acculturation des préconisateurs

    • Proposition n°12 : Que les décrets de compétences des différentes professions que sont les orthophonistes, les ergothérapeutes, les orthoptistes, les AVS, et les enseignants et les enseignants spécialisés comportent une culture des aides techniques numériques.

    Le numérique dès l’école

    • Proposition n°13 : Que la question de la formation aux aides techniques numériques des enseignants soit intégrée au Plan Numérique pour l’Éducation et en encourageant la FISAF (Fédération nationale pour l’Insertion des personnes Sourdes et des personnes Aveugles en France) dans son rôle de formation des enseignants spécialisés.

    Renforcement du financement des innovateurs

    • Proposition n°14 : Que le financement de l’amorçage des innovations de la handitech soit assuré par l’intermédiaire d’une enveloppe pérennisée de Bpifrance. Le bouclage public-privé avec les investisseurs d’impact doit être opéré par Bpifrance via des conventions avec les investisseurs d’impact pour assurer l’effet de levier des contrats d’aides.

    L’incubation des jeunes pousses et la projection à l’export de la filière

    • Proposition n°15 : Que Business France structure une stratégie d’export pour la filière « Handicap » avec des voyages d’export comprenant des décideurs publics et des acteurs du développement (Agence française de développement, acteurs régionaux). Trois segments de prospection doivent être retenus : associatif, médico-social et scolaire.
    • Proposition n°16 : Créer un Comité de Pilotage pour la création d’un incubateur national « Handicap et Numérique » comprenant la CNSA, Bpifrance, Syntec Numérique, l’Association nationale pour la Prise en compte du Handicap dans les politiques publiques et privées (APHPP) et l’Éducation Nationale.

    Une politique de la donnée adaptée au monde du handicap et de la fracture numérique

    • Proposition n°17 : Que la stratégie numérique du Gouvernement fasse des données liées à l’accessibilité l’un des piliers de l’Open Data et que l’articulation et l’intégration entre les solutions de référencement existantes soient assurées. Les diagnostics d’accessibilité des Établissements Ouverts au Public (ERP) pourraient être regroupés au sein d’un jeu de données unique disponible en Open Data sur data.gouv.fr. Enfin, l’Accessibility Cloud, projet international Open Source permettant le partage en Open Data des données du handicap, doit être encouragé.
    • Proposition n°18 : Que les acteurs relevant de la médiation numérique puissent être certifiés par la CNIL pour leur détention de données à caractère personnelle aux fins d’inclusion numérique et dans un cadre clair, via une certification de la CNIL adressée à la structure et renouvelable tous les trois ans.

  • Handicap et numérique : naissance d’une véritable Handitech au Tech for Handicap Forum

    « Dans le contexte du handicap, les aides techniques numériques ne sont pas qu’un amplificateur de puissance d’agir mais bien son vecteur : un vecteur de participation sociale, de stimulation cognitive, d’autonomie économique et citoyenne », expliquait Corentin Voiseux, pilote du groupe de travail « Handicap et numérique » du Syntec Numérique et co-fondateur de la start-up Hypra, en ouverture de la journée Tech For Handicap Forum, le  14 mars 2018 à Station F.

    « C’est à travers des aides techniques que le salarié sourd ou malentendant pourra discuter ou téléphoner avec ses collègues entendants et donc accéder à la dignité du travail ; c’est grâce à elles que la personne malvoyante ou aphasique pourra se réadapter. »

    La journée a permis à plusieurs entreprises et associations de présenter leurs initiatives, et notamment celles de l’APF-Lab, de débattre ensemble, avant de présenter le rapport « vers une stratégie nationale pour les aides techniques numériques ».

    Cas d’usage

     APF-Lab

    L’association des paralysés de France forme chaque année des personnes en situation de handicap au numérique pour les ramener vers l’emploi. Pour aller plus loin, a été créé l’APF-Lab, dont Estelle Peyrard est chef de projet. 

    « L’APF-Lab est une cellule d’accompagnement de projets innovants : nous voulons valoriser l’expertise d’usage des personnes handicapées car elles sont les mieux placées pour aider à concevoir des produits pour le handicap, a-t-elle expliqué. L’ambition d’APF-Lab est d’intervenir en amont dès les premières étapes du processus d’innovation pour garantir la pertinence des solutions et d’être facilitateur jusqu’au prototypage et la fabrication en entreprise adaptée ».

    L’APF-Lab accompagne des start-ups soit directement soit au sein du h-Lab, le living lab dédié aux innovations sociales dont l’APF est membre fondateur : 

    • l’Appli StreetCo, un GPS piéton qui vise à faciliter les déplacements des personnes handicapées ;
    • Handivalise, qui permet une mise en relation entre les personnes valides et celles qui ne le sont pas pour effectuer conjointement un trajet en train ou en avion ;
    • Welease, plateforme de location de pair à pair de véhicules aménagés ;
    • Wilson de Iwheelshare pour favoriser la pratique sportive des personnes en situation de handicap ;
    • NaturalPad, qui développe des serious game destinés à la rééducation motrice. 

    Estelle Peyrard invite toutes les start-ups de la handitech à se rapprocher de l’APF-Lab.

    Hypra et Auticiel

    Plusieurs sociétés ont présenté leurs produits, comme Auticiel, Géonomie, Hypra, Insidevision, Urbilog, Augmented Acoustics, qui centrent leur conception sur l’expérience utilisateur.

  • Le groupe média BCCL investit 6,3 M € dans l’indien CallHealth pour améliorer l’engagement patient

    CallHealth, la société indienne spécialiste des services et produits d’aide et de soins à domicile, a collecté, mi-février 2018, 7,8 millions de dollars US (6,3 M€) auprès de Bennett Coleman and Company Limited (BCCL ou The Times Group), la plus grande entreprise de médias grand public en Inde.

    Ce partenariat va permettre à CallHealth d’investir dans l’éducation et l’engagement de ses clients, mais aussi de faciliter le développement de sa solution par l’exploitation des plateformes multicanaux de BCCL.

    Donner davantage d’autonomie aux patients dans l’incapacité de se déplacer

    La plateforme numérique CallHealth offre une gamme de services d’aide et de soins à domicile personnalisés centrés sur la prévention, les soins assistés et le bien-être. En plein essor, elle devrait compter environ 450 millions d’utilisateurs en Inde d’ici cinq ans, indique l’entreprise.

    Une plateforme lancée en 2017

    L’idée de CallHealth est née après que Sandhya Raju, sa fondatrice, a subi une blessure à la jambe ayant endommagé un ligament.

    Ses proches l’ont emmenée voir un docteur pour réaliser divers examens médicaux. Gênée par sa blessure et devenue dépendante de son entourage pour se déplacer, la jeune femme imagine combien il serait pratique si tous les services dont elle avait besoin étaient accessibles depuis son domicile. Ainsi, après une phase de test, elle lance en janvier 2017 CallHealth, une plateforme de services de soins à distance.

    Les plateformes « omnicanal » BBCL pour une large diffusion

    « Alors que nous avons commencé [à développer notre services dans] des villes de niveau I, nous [ciblons] progressivement des villes de niveau II et III et ainsi de suite. Le processus d’engagement avec nos clients potentiels signifie que nous devons continuellement les éduquer, les tenir au courant des possibilités et de toutes les solutions intéressantes [dont nous disposons], a déclaré Hari Thalapalli, P.-D.G. de CallHealth (source : Yourstory.com). Nous recherchions des fonctionnalités qui nous aideraient à nous connecter et à communiquer avec le public. BCCL, avec la réputation de sa marque et ses capacités [en tant que groupe média], apporte une proposition intéressante car il nous permet d’atteindre un public plus large. »

    Des patients plus éduqués et plus engagés

    « La plateforme (…) de CallHealth a la capacité de relier les divers éléments de l’écosystème de soins afin d’offrir plus de commodité et d’accès [ainsi que] des tarifs abordables aux utilisateurs, a souligné de son côté Sivakumar Sankarappan, directeur du marketing numérique à BBCL. Notre partenariat avec CallHealth est stratégiquement orienté vers le rapprochement [des patients et de leurs médecins] et la réduction des distances [entre les malades et les services de soins], mais aussi vers l’aide à la transformation des soins en Inde. [Le] partenariat avec [la société de capital risque] Brand Capital, filiale de The Times Group, permettra à CallHealth d’adopter et de tirer parti de nos plateformes « omnicanal »* pour [améliorer] l’éducation et l’engagement des consommateurs, une condition préalable pour avoir [un pays] en bonne santé ! »

    * Le terme « omnicanal » désigne le fait que tous les canaux de contact et de vente possibles entre l’entreprise et ses clients sont mobilisés.