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    Institut de Formation en Soins Infirmiers null

  • Diabète : Johnson & Johnson reçoit une offre de 1,7 milliard d’euros pour céder sa filiale LifeScan

    Johnson & Johnson a annoncé le 16 mars 2018 avoir reçu une offre d’environ 1,7 milliard d’euros (2,1 milliards de dollars) de la part du fonds d’investissement Platinum Equity pour LifeScan, son activité de surveillance du diabète.

    LifeScan fabrique des appareils de mesures de la glycémie OneTouch, utilisés par plus de 20 millions de personnes dans le monde pour effectuer des tests simples et obtenir des résultats précis afin de les aider à gérer leur diabète.

    Repositionnement des activités santé et dénouement annoncé pour fin 218

    Cette activité a réalisé en 2017 un chiffre d’affaires d’environ 1, 2 milliard d’euros (1,5 milliard de dollars).

    J&J a déclaré en janvier 2017 réfléchir à l’avenir de ses entreprises spécialisées dans le contrôle du diabète, particulièrement LifeScan, Animas Corp et Calibra Medical, en proie à une vive concurrence.

    Selon l’agence de presser Reuters, l’offre pour LifeScan court jusqu’au 15 juin 2018. 

    Elle est, selon J&J « décevante, mais raisonnable » sachant que cette division pèse sur la croissance de J&J depuis quelque temps.Si l’offre est acceptée, la transaction devrait se terminer d’ici la fin de l’année 2018, sous réserve de la satisfaction des conditions de clôture habituelles.

  • Etude : une application iPad double le taux de participation au dépistage du cancer colorectal

    Une application mobile sur iPad informant sur le dépistage du cancer colorectal et permettant de commander des tests en ligne a permis de doubler le taux de participation au programme. L’étude* menée par des chercheurs américains et publiée le 13 mars 2018 dans les Annals of Internal Medicine a été conduite auprès d’une population de faible niveau social.

    Dépistage du cancer : une incitation technologique

    En France, seulement un tiers des 50-74 ans participent au programme de dépistage organisé du cancer colorectal. Pourtant, le nouveau test immunologique développé sur l’ensemble du territoire depuis 2015 a démontré qu’il pouvait faire baisser la mortalité liée à ce cancer de 15%… Ces espoirs ne se confirmeront que si 50% de la population cible participe effectivement au programme de dépistage. Plusieurs études épidémiologiques ont déjà identifié les freins au dépistage. Le manque d’information, le fait de ne pas se sentir concerné, mais aussi la méconnaissance des procédures de dépistage et le niveau d’éducation font partie des principaux obstacles.

    Un tiers de participants

    Aux Etats-Unis, le programme de dépistage du cancer colorectal ne parvient pas non plus à convaincre. Comme dans l’hexagone, seulement un tiers de la population concernée pratique les tests. Afin d’inciter davantage d’Américains à participer à ce programme de prévention, une équipe de chercheurs a voulu tester la pertinence d’une application numérique. Ils ont donc mis sur pied un essai clinique randomisé dont les résultats ont été publiés le 13 mars 2018 dans les Annals of Internal Medicine.

    Une application pour lever les freins

    Concrètement, ils ont recruté 450 personnes qui ont été invitées à se rendre dans l’une des six cliniques de soins primaires communautaires pour y subir les tests de dépistage du cancer colorectal. Ils ont ensuite été randomisés en deux groupes : 223 appartenaient au groupe d’intervention et utilisaient l’application iPad mPATCH-CRC et 227 appartenaient au groupe contrôle. Ces derniers regardaient uniquement un film de prévention. En revanche, l’application conçue spécialement pour l’occasion les informaient sur les différents types de test, leur permettait de les commander en ligne, leur apportait un soutien via l’envoi de messages automatisés… Elle leur permet donc de les aider à prendre une décision de dépistage en toute connaissance de cause. Les participants ont utilisé mPATH-CRC au cabinet de leur médecin généraliste sur un appareil appartenant à la clinique, et ils ont pu demander un suivi sur leurs appareils personnels.

    Résultats : deux fois plus de participants

    • 30% des personnes ayant utilisé l’appli iPad ont réalisé un test de dépistage du cancer colorectal contre 15% dans le groupe contrôle ;
    • 53% des personnes ayant participé au dépistage ont commandé elles-mêmes leur test.

    « En tant que médecin de soins primaires, je n’ai aucun souci à admettre que l’iPad fasse un meilleur travail d’éducation à la santé que moi, a déclaré le Dr David P. Miller, professeur de médecine interne à Wake Forest Baptist et principal auteur de l’étude. Après tout, l’iPad a recours à des animations et des vidéos, alors que moi je n’ai que ma voix et éventuellement quelques dessins griffonnés. »

    Quand l’iPad soutient les médecins

    Bien sûr, ce chercheur américain reconnaît bien volontiers que «dans un monde idéal, un médecin devrait discuter du besoin de dépistage avec ses patients, les informer des options disponibles, les aider à prendre une décision et ensuite commander le test. Mais, tout cela prend du temps », ajoute le Dr Miller. «Les programmes de santé numérique comme celui que nous avons développé ne devraient pas remplacer les médecins, mais plutôt les aider à prodiguer de meilleurs soins et encourager les patients à participer activement à leurs propres soins», a-t-il conclu.

    Le recours à une application mobile n’est cependant pas la méthode miracle. En effet, bien que le dépistage ait augmenté considérablement dans l’étude, environ la moitié des patients n’ont pas réussi à compléter les tests ordonnés. La solution passera sans doute par un mélange de plusieurs outils : technologique mais aussi éducatif et comportementaliste.

  • Formation : le numérique au service de l’universitarisation des formations de santé

    Afin de répondre au défi posé par la formation médicale dans le cadre de la Stratégie de transformation du système de santé du ministère des Solidarités et de la Santé et du ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, le 14 mars 2018 a été instauré le Comité de suivi du processus d’universitarisation des formations paramédicales et de maïeutique.

    L’universitarisation a déjà commencé dans les territoires et il s’agit d’établir un diagnostic à échelle nationale, traduit en 5 objectifs opérationnels, pour identifier et préserver les initiatives qui ont fait leurs preuves, comme l’ancrage territorial des formations. Le numérique a un rôle prépondérant dans la révolution des métiers de santé, car il permet la mutualisation de ressources, l’homogénéisation des pratiques de formation et contribue au décloisonnement de l’enseignement.

    À ce titre, un zoom a été fait sur deux initiatives, à savoir le projet Epione d’Amiens et l’initiative de la région Nouvelle Aquitaine visant la fédération des IFSI autour d’un nouveau modèle de formation.

    La qualité des formations proposées aux professionnels de santé est un enjeu pour le système de santé de demain qui doit s’adapter aux évolutions épidémiologiques, soigné en ambulatoire, et à l’exigence d’une meilleure prévention.

    4 axes de réforme et 5 objectifs prioritaires pour 2018

    À la suite d’une période de concertation menée par Stéphane le Boulier depuis septembre 2017, en charge du projet de l’universitarisation, sont ressortis 4 axes :

    • repenser l’interprofessionnalité ;
    • promouvoir la recherche ;
    • créer de nouveaux parcours étudiants ;
    • promouvoir les initiatives territoriale.

    Les ministres compétents ont fixé 5 objectifs prioritaires devant être atteints en 2018 et qui font l’objet d’un premier travail de concertation et d’expertise :

    • la simplification des modalités d’admission dans les formations ;
    • la possibilité de recruter des enseignants-chercheurs en maïeutique, soins infirmiers, et réadaptation ;
    • l’établissement d’un cadre national simplifiant les relations institutionnelles et financières entre régions, instituts de formation et universités ;
    • la mise en œuvre de formations aux nouveaux métiers en débutant par les pratiques avancées infirmières dès la rentrée 2018 ;
    • la reprise, enfin, d’une réflexion sur les référentiels incluant des temps de formation communs à plusieurs filières comme cela va se faire dans le cadre du service sanitaire.

    Uniformiser et rapprocher avant de consolider

    Qu’il sera nécessaire de favoriser la transversalité, rapprocher les cursus paramédicaux et universitaires, mieux les articuler, et bâtir des métiers intermédiaires est apparu comme une évidence.

    Il sera également nécessaire de remédier à l’absence de certains domaines de l’université, comme les soins infirmiers, afin de constituer un panel d’enseignants-chercheurs issus des filières paramédicales et de maïeutique apte à prendre en charge les projets de recherche et à contribuer au management des formations, et cela passe par la qualification des enseignants-chercheurs.

    Enfin, il faudra faciliter l’intégration des organismes de formations au sein de l’université, par le biais de partenariats de coopération, mais également de façon physique en incorporant les écoles et les instituts de formation au sein de l’université locale.

    Cela permettra à la fois d’harmoniser les parcours et les accès aux formations paramédicales, partager des ressources d’enseignement et politique de stages, harmoniser les procédures d’évaluation, et promouvoir l’inter-professionnalité et le développement de la recherche.

    S’appuyer sur le numérique

    Le gouvernement considère que la constitution et la mise à disposition des ressources numériques constituent une dimension déterminante de l’universitarisation et un sujet majeur de la collaboration entre les universités, les régions et les instituts.

    Le déploiement du numérique et les ressources numériques apportent une réponse à plusieurs enjeux-clés :

    • homogénéiser les pratiques de formation malgré la dispersion des institutions ;
    • constituer des ressources pédagogiques de façon efficiente ;
    • faciliter les pratiques d’enseignement décloisonnées.

    EPIONE – le projet du futur campus santé numérique d’Amiens

    Il s’agit d’un projet porté par l’Université Picardie, Jules Verne en partenariat avec le CHU d’Amiens Picardie, mais de nombreux acteurs se sont mobilisés pour apporter leur pierre à l’édifice, tels le rectorat, la région, le Bloc qui est le cluster e-santé d’Amiens Métropole et les associations étudiantes.

    Le projet est au service de 3 objectifs :

    • dynamiser la transformation des apprentissages par les outils numériques et proposer des méthodes participatives, personnalisées et transversales (autoformation, simulation, pédagogie inversée, intergénérationnelle…) ;
    • favoriser le décloisonnement par la mutualisation pour les étudiants du champ santé ;
    • identifier l’émergence de nouveaux cursus issus de compétences récentes liées à l’évolution des besoins en santé et à la structuration des coopérations interprofessionnelles.

    Le projet a été labellisé en 2017 par l’Agence nationale de la recherche dans le cadre de l’appel à projets Nouveaux cursus universitaires.

    Nouvelle Aquitaine mutualise les ressources pédagogiques numérisées pour les IFSI et développe des serious game

    Dans le cadre de sa volonté de fédérer la formation au sein des 26 instituts de formation en soins infirmiers, la région Nouvelle Aquitaine a mis en place des actions visant à :

    • l’harmonisation et mutualisation des contenus pédagogiques ;
    • la modernisation des outils numériques ;
    • l’élaboration partenariale entre les trois universités de santé (Bordeaux, Limoges, Poitiers), les IFSI et l’Agence régionale de santé.

    Une première initiative concerne la création d’une plateforme régionale accessible aux étudiants comme aux enseignants. Des groupes de travail ont procédé à la refonte des maquettes d’enseignements et ont produit des contenus nouveaux enregistrés en studio sur un diaporama animé, sonorisé et chapitré puis déposés sur ladite plateforme.

    Cette initiative a été complétée par une expérimentation fondée sur la simulation numérique. Elle a  donné lieu à la création de 10 serious games (jeux sérieux). L’objectif de chaque jeu est de faire travailler les étudiants sur une des 10 compétences du référentiel de la formation d’infirmier. 

    Ce nouveau mode de formation, développé en partenariat avec la société Interaction Healthcare, sera intégré à la plateforme de cours numérisés en juillet 2018.

    Mise en œuvre et déroulement des opérations

    Trois instances, le comité de suivi, les groupes de travail transversaux et les groupes filières vont œuvrer à la concrétisation des mesures liées aux objectifs fixés.

    Le comité de suivi aura pour rôle d’impulser les concertations sur les mesures techniques permettant que ces objectifs connaissent une déclinaison opérationnelle rapide.

    Les groupes de travail travailleront d’une part sur les objectifs transversaux aux différentes filières et d’autre part sur des points plus spécifiques d’un ensemble de métiers. Leur retour est attendu en mai 2018.

    Entre mars et septembre 2018, la concertation sur les 5 premiers objectifs et leurs évolutions réglementaires va avoir lieu. Un rapport final sera publié et les objectifs pour 2018-2019 seront définis.

    S’ensuivra une mise en œuvre de certaines mesures à la rentrée 2018, telles l’inscription des formations sur Parcoursup, la possibilité de recruter des enseignants-chercheurs de ces disciplines sur la campagne d’emploi 2019, et d’un second ensemble à la rentrée 2019.

  • Santé numérique : les 10 entreprises américaines en plus forte croissance en 2017

    Le magazine américain Inc établit chaque année la liste des 5 000 entreprises américaines en plus forte croissance.

    Health&Tech Intelligence a sélectionné les 10 entreprises de la e-santé les mieux classées dans ce palmarès.

    La première entreprise de e-santé de ce classement général (qui est dominé par l’entreprise Skillz, une plateforme de streaming pour jeux vidéos) arrive en 134e position. Il s’agit de Prescribe Wellness avec un taux de croissance de plus de 2000% en trois ans.

    Les activités des entreprises de la e-santé présentée sont variées, allant des logiciels pour les officines à un hébergeur de données de santé en passant par une plateforme de e-commerce entre les chercheurs et l’industrie.

    A noter que la plupart des entreprises du classement ont été créées il y a moins de dix ans, hormis Outcome Health, dont la création date de 2006.

    Plusieurs entreprises – Welltok, Prescribe Wellness, Careform – se retrouvent dans le classement Inc. 5000 depuis plusieurs années. Health Catalyst y est classée en 2017 pour la 5e fois consécutive.

  • Data : les 10 entreprises américaines de la e-santé en plus forte croissance en 2017

    Le magazine américain Inc établit chaque année la liste des 5 000 entreprises américaines en plus forte croissance.

    Dans la rubrique Data du mercredi 21 mars 2018, Health&Tech Intelligence a sélectionné les 10 entreprises de la e-santé les mieux classées dans ce palmarès, avec des activités allant des logiciels pour les officines à l’hébergement de données de santé en passant par des plateformes de e-commerce.

    Pour accéder directement à l’article, suivre ce lien.

  • 8 propositions sur l’innovation dans le Livre blanc du député J.C Grelier sur l’avenir de la santé

    Jean-Carles Grelier, député LR de la 5e circonscription de la Sarthe a remis courant février 2018 au gouvernement un Livre blanc intitulé « L’avenir de la santé, 28 propositions pour la santé de demain ».

    Une « initiative personnelle », fruit d’un travail de quatre mois, dans laquelle il s’inquiète du fait que « le système de santé français [soit] désormais un malade chronique que quelques demi-traitements ou solutions placebo ne permettront pas de tenir debout ».

    « Ce Livre blanc n’est pas l’expression d’une défiance à l’égard de ceux qui tiennent aujourd’hui les rênes de notre système de santé. Au contraire je l’ai bâti avec la volonté de susciter le débat, d’ouvrir la discussion sur des propositions nouvelles et différentes », écrit celui qui était le porte-parole pour le groupe Les Républicains sur le projet de loi de finances de la sécurité sociale. Jean-Carles Grelier s’est basé sur « une littérature abondante », dont il a ensuite forgé quelques idées fortes qu’il a « confrontées à l’opinion de grands professionnels : académiciens, universitaires, autorités ordinales, syndicalistes, représentants des institutions d’hospitalisation ou associations de patients ».

    H&TI s’est procuré le document et livre les propositions de l’élu sur les technologies et innovations en santé, auxquels il consacre un chapitre, entre ceux sur la prévention (I), la formation des professionnels de santé (II), l’accès à la santé (III) et le financement de la santé (V).

    Des technologies et de l’innovation en santé

    Selon Jean-Carles Grelier, « réfléchir aux impacts des innovations en santé ne ressemble en rien à un exercice de science-fiction. Les perspectives à un horizon de 10 ou 15 ans sont pour la plupart convergentes et s’articuleront autour des finalités suivantes, comme l’énonce le Haut Conseil sur l’Avenir de l’Assurance Maladie (HCAAM) : favoriser l’autonomie et la prise en charge à domicile, suppléer une fonction physiologique, faciliter/accélérer/améliorer le dépistage et le diagnostic, faciliter/améliorer la qualité des gestes chirurgicaux et interventionnels, adapter de plus en plus la thérapeutique au patient (hors chirurgie, faciliter le suivi des maladies chroniques, améliorer la connaissance sur les parcours, l’épidémiologie, l’efficience des soins et la veille sanitaire. Le système doit donc se restructurer pour favoriser la collaboration entre les professionnels, renforcer la communication sur et entre les territoires et accepter enfin d’utiliser les données des patients.

    Les organisations aussi doivent être repensées et ne doivent plus occulter l’aspect économique : les investissements immobiliers pour la construction ou le réaménagement des sites hospitaliers doivent dès aujourd’hui prendre en compte ce que pourra être la santé de demain. Les entreprises privées doivent trouver à se financer sur le marché français ou inéluctablement elles partiront à l’étranger. Car le cadre financier ne permet aux entreprises privées et aux structures publiques de se financer ni correctement, ni suffisamment pour parvenir aux termes de leurs projets de recherche. »

    Proposition n° 21 Créer une plateforme numérique universelle.

    Le patient, utilisateur de l’offre de soins, ou le sujet de santé, usager du système de santé, est davantage informé. L’Etat doit l’accompagner en développant des supports qui lui procureront plus d’autonomie grâce à un service de e-santé.

    Proposition n° 22 Ouvrir l’accès aux données de santé

    « Il est urgent et nécessaire de mettre ces jeux de données, anonymisées bien entendu, à disposition de tous en open data. Il s’agit en effet d’une question stratégique pour la souveraineté sanitaire de la France : Google et Facebook détiennent déjà, en partie ou en totalité, et peut-être de façon plus précise encore que les caisses d’assurance maladie nos données de santé grâce aux recherches et aux comportements que nous avons sur leurs site ».

    Les avantages sont nombreux : informer et éduquer les patients sur leurs pathologies et les risques possibles (prévention), proposer une information fiable validée par des experts, développer des outils de suivi de la santé afin de rendre l’usager complètement acteur, orienter les patients vers divers points d’accès au soin afin d’éviter les recours inutiles ou inappropriés, etc.

    Les données ainsi mises à disposition permettront également aux acteurs privés d’un côté de développer de nouveaux services et aux chercheurs de mener des travaux sur la base d’informations probantes.

    Proposition n° 23 Apporter plus de transparence quant à la qualité des soins.

    Le député préconise un classement officiel des hôpitaux de France sur la base de critères objectifs, qui pourraient être définis par le Ministère de la Santé et collectés dans l’ensemble des pôles des hôpitaux. « Force est de constater l’avance des systèmes américains et britanniques, qui publient les résultats des enquêtes qui sont menées auprès des patients des hôpitaux, respectivement sur Hospital Compare et NHS Choices. Le développement d’une telle plateforme assurerait une information institutionnelle par nature neutre et régulièrement mise à jour. »

    Proposition n° 24 Rembourser les actes de télémédecine.

    L’inscription récente de la télémédecine dans le droit commun par la Loi de financement de la Sécurité sociale pour 2018 est une avancée majeure qui répond parfaitement à l’évolution de la santé. Cependant, il convient, pour être cohérent avec cette mesure, de rembourser les actes de téléconsultation sous l’égide d’une charte ou d’une convention, établie avec les fédérations et les ordres et qui pourrait être signée par les professionnels enclins à l’utilisation d’un tel service pour garantir la qualité de la consultation ainsi que l’engagement éthique du médecin.

    La France peut s’inspirer de la Suisse où le centre Medgate a depuis les années 2000 opéré plus de 4 millions de téléconsultations et une appli permet également de prendre des rendez-vous, d’obtenir des conseils médicaux, de passer commande de médicaments, etc.

    Proposition n° 25 Repenser la structure de financement de la Health Tech.

    La Health Tech nécessite des durées de développement structurel longues, en moyenne 8 années sont nécessaires pour le développement clinique et l’obtention d’une autorisation de mise sur le marché pour un médicament et entre 3 à 7 ans pour un dispositif médical. Outre la durée de détention du capital, le montant à investir est également très élevé. Le développement de ces entreprises devient donc très compliqué à cause d’un accès aux fonds privés post-amorçage quasi impossible. Pour se financer, certaines entreprises recourent alors aux introductions en bourse alors qu’elles ne sont parfois pas suffisamment matures, entraînant une sous-valorisation. Il est donc urgent de rétablir l’équilibre de l’écosystème financier, suffisamment dense en amorçage mais insuffisant pour les phases de développement.

    Proposition n° 26 Alléger la réglementation pour les produits relevant d’essais cliniques.

    La France serait très mal positionnée en termes d’essais cliniques, essentiellement à cause de la lourdeur administrative de ces procédures et d’un manque de ressources conduisant à des délais à rallonge d’autorisation de mise sur le marché. L’innovation doit devenir le nouveau cheval de bataille de l’Etat français. 

    Pour l’intégralité du Livre blanc de Jean-Carles Grelier, suivre ce lien.

  • Téléconsultation : Concilio intègre le service à sa propre plateforme en accord avec l’ARS IDF

    Concilio, la plateforme proposant des services d’accompagnement en santé est en train de déployer un service de téléconsultation pour lequel l’ARS Ile-de-France a donné son agrément ce 20 mars 2018.

    C’est une façon pour la start-up de proposer un service d’accompagnement en santé complet, depuis l’établissement d’un bilan et les actions de conseil jusqu’aux téléconsultations avec un réseau de médecins sélectionnés, accessibles depuis sa plateforme.

  • Prix SFR, Medicen, SNITEM 2018 : start-ups de l’imagerie médicale diagnostique et interventionnelle

    La Société française de radiologie (SFR), Medicen Paris Région et le Syndicat national de l’Industrie des Technologies Médicales (SNITEM) lancent leur appel à candidatures aux start-ups innovantes de l’imagerie médicale diagnostique et interventionnelle pour participer aux Journées Francophones de Radiologie (JFR) et être lauréates du « Prix de l’innovation en imagerie médicale ».

    Le dépôt de candidature doit se faire avant le 30 mai 2018.

    Les start-ups lauréates bénéficieront d’une présence lors des JFR 2018, d’un support médiatique par les partenaires et d’un accompagnement.

    Critères d’éligibilité

    Les start-ups candidates doivent déjà être établies en tant que structures :

    • être une jeune entreprise ou un porteur de projet (Siret obligatoire) ;
    • avoir développé une solution/ technologie innovante en imagerie (prototypes ou solution sur le marché depuis moins d’un an, pilote d’expérimentation) ;
    • être domiciliées sur le territoire français.

    Dossier de candidature

    Le dossier est à télécharger via ce lien et à envoyer, accompagné des pièces justificatives, avant le 30 mai 2018 à l’adresse suivante : prix-SFR-medicen-snitem@sfradiologie.org

    Contact

    Contact administratif : Sandrine Camblong 01 53 59 59 64

    Processus de sélection

    Le jury examinera les candidatures et procédera à la pré-sélection des start-ups qui seront présentes au Village innovations des JFR et à l’établissement du classement de 6 d’entre-elles pour être auditionnées. Le start-ups retenues seront informées le 15 juillet 2018.

    À l’occasion des JFR, le 12 octobre 2018, les start-ups seront auditionnées et l’une d’entre elles se verra décerner le Prix de l’innovation en imagerie médicale.

    Avantages à destination des les start-ups lauréates du Prix

    • Participation à un congrès international
    • Avantages réservés aux membres institutionnels de la Société Française de Radiologie
    • Stand au sein de l’exposition technique lors des JFR de l’année suivante
    • Visibilité pendant les JFR de l’année de la candidature (cérémonie de remise des Prix)
    • Pitch lors d’une séance à large audience des JFR de l’année suivante afin de présenter l’innovation récompensée
    • Reconnaissance institutionnelle du Prix
    • Présentation lors de la conférence de presse durant les JFR de l’année suivante
    • Publication dans le Quotidien des JFR
    • Supports de communication de MEDICEN Paris Region, du SNITEM et de la SFR
    • Communiqué de presse Medicen Paris Region
    • Présentation lors de la Commission DAS « Imagerie diagnostique et interventionnelle » de Medicen Paris Region
    • Présentation lors d’un colloque en relation avec la thématique
    • Mise en relation avec des partenaires académiques et/ou industriels de l’écosystème du pôle
    • Adhésion à Medicen Paris Region gratuite pour l’année suivante
    • Poser des questions au directeur PME et développement économique du SNITEM pendant un an.

  • États généraux de la Bioéthique : l’appel à contribution de France Biotech sur 4 thèmes

    Dans le cadre des États généraux de la Bioéthique, France Biotech a lancé un appel le 14 mars 2018 aux biotechs et medtechs françaises à contribuer au débat sur quatre thèmes primordiaux pour l’innovation en santé.

    France Biotech souhaite se positionner en tant que porte-parole des entreprises innovantes de la french HeathTech et pour cela espère recueillir les commentaires, propositions et réflexions de celles-ci autour des thématiques suivantes :
    • cellules souches et recherche sur l’embryon ;
    • examens génétiques et médecine génomique ;
    • neurosciences ;
    • données de santé.

    Thématiques et axes d’intérêt

    Cellules souches et recherche sur l’embryon

    Comment favoriser et encadrer le développement de la recherche sur les cellules souches et sur l’embryon ?

    Examens génétiques et médecine génomique

    Comment éviter que la recherche sur le génome, qui permet d’anticiper l’éventuelle survenue de maladies, n’aboutisse à sélectionner ou déterminer les individus ?

    Neurosciences

    Comment orienter l’application des neurosciences pour qu’elle reste au service de l’être humain ? 

    Données de santé

    Comment mieux réguler la collecte et l’utilisation des données relatives à notre santé ?

    Contribuer

    Pour partager ses réflexions, interagir avec France Biotech sur ces thèmes ou soumettre des préconisations, les contributions peuvent être envoyées à cette adresse : contact@france-biotech.org.