Charles Bark, fondateur et P.-D.G de HiNounou, la toute première offre insurTech pour personnes âgées en Chine, livre en détails à H&TI les spécificités de son dispositif home care et ses ambitions pour les années à venir.
L’innovateur nous partage également sa vision du marché de l’IA et de la silver tech, estimant que la Chine pourrait devenir le numéro 1 dans ces domaines en raison de son approche proactive, contrairement à la France, qui, selon l’expert, prend du retard en s’attardant sur des réflexions d’ordre philosophique au lieu d’agir.
Le pack HiNounou est entièrement centré sur la prévention
Comment vous est venue l’idée de créer un pack insurTech à destination des personnes âgées ?
Il y a une expression en Chine qui dit que la fleur de lotus est issue de la boue. Je pense que les plus belles inventions, les plus belles innovations naissent de la résolution d’un problème. Et c’est exactement ce qui s’est passé avec la création de notre entreprise.
Cela remonte à cinq ans. J’ai appelé ma mère, elle m’a dit que tout allait bien. Puis mon frère m’a contacté pour m’apprendre qu’elle était tombée. J’ai eu un choc et je me suis dit que je n’avais aucun moyen d’avoir une réelle visibilité sur son état de santé. J’ai alors pensé aux applications météo qui permettent de connaître de manière assez précise le temps qu’il fait dans telle ou telle ville. Je me suis dit qu’il serait intéressant de mettre en place le même système pour mieux suivre la santé de ses proches et, dans l’idéal, prévoir les problèmes de santé qu’ils risquent de rencontrer. C’est comme ça que l’aventure HiNounou a commencé. La société a été créée en 2016 à Hong Kong et nous avons lancé l’année dernière une antenne à Shanghai.
Vous misez donc avant tout sur la prévention.
Je suis persuadé que si nous nous concentrons sur la prévention, les résultats seront meilleurs. Aujourd’hui, les services de soins dédiés aux personnes âgées sont généralement orientés « post accident ». L’intelligence artificielle (IA) et les objets connectés permettent de modifier la manière dont nous soignons afin d’être davantage centrés sur le préventif que sur le curatif. Comme le dit l’expression française : « mieux vaut prévenir que guérir ». C’est la stratégie de HiNounou !
En quoi consiste votre offre exactement ?
Notre solution permet de mettre en place un suivi à domicile réalisé par le patient lui-même. Dans le pack HiNounou, il y a un smartphone, un auto-tensiomètre, un oxymètre, un test ADN et un contrat d’assurance Axa.
L’utilisateur n’a besoin que de cinq minutes par jour pour recueillir ses données de santé. Les icônes de l’application sont de grande taille et il y a des photos pour expliquer clairement aux consommateurs comment utiliser les différents outils du pack. Lorsque la personne utilise l’oxymètre par exemple, elle a juste à ouvrir l’application et à mettre l’appareil sur son doigt. Les données sont transmises automatiquement à l’appli et elle peut ensuite savoir, grâce à une jauge, si ses résultats sont bons (partie colorée en vert), à suivre de près (orange) ou mauvais (rouge). Elle peut aussi voir la moyenne de ses résultats sur trente jours.
S’il y a un problème, notre système peut alerter le ou les proches connectés à l’application et l’utilisateur peut également téléphoner à Axa afin de bénéficier d’une assistance 24/7. Nous travaillons aussi avec le groupe Ping An, qui propose une assurance accidentelle et décès.
Une offre insurTech unique en Chine
Votre pack inclut une assurance santé pour les personnes de plus de 65 ans. Une première en Chine. Pourquoi aucun assureur ne propose de contrats aux seniors ?
Aucune assurance ou mutuelle ne veut assurer les personnes âgées parce qu’elles les considèrent trop fragiles. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’espérance de vie en bonne santé à la naissance atteint 68,5 ans en Chine alors que l’espérance de vie générale est de 76 ans (chiffres 2015). La période située après 68 ans est donc critique en matière de santé.
Comment avez-vous réussi à convaincre Axa et Ping An de collaborer avec vous ?
Ce qui était perçu avant comme une situation risquée l’est beaucoup moins grâce à notre innovation qui permet de réduire les risques de problèmes cardiaques, faisant passer de trente jours à dix jours la durée moyenne des hospitalisations et donc de limiter les coût. Avec notre proposition, les cartes du jeu ont changé. Cela a attiré les assureurs !
Êtes-vous vraiment les seuls à proposer une offre sur ce marché ?
À l’heure actuelle et à ma connaissance, oui. Si nous sommes parvenus à lancer cette solution insurTech, c’est grâce à l’innovation que nous avons apportée. Afin de proposer le dispositif le plus pertinent et performant possible, nous avons mené quatre ans de R&D en France au niveau cardiologique car les plus gros problèmes de santé des personnes âgées sont les maladies chroniques, notamment cardiaques. Selon l’OMS, sur 56 millions de décès dans le monde enregistrés en 2015, 17,5 millions étaient imputables aux maladies cardiovasculaires, la première cause de mortalité à travers le monde entier.
Les travaux de recherche que nous avons effectués en partenariat avec l’UTBM (université de technologie de Belfort-Montbéliard) et le CHU de Strasbourg à travers le programme « e-care » ( « e-santé »), testé sur 8 000 personnes, ont permis de mettre au point un système capable de détecter six jours à l’avance un arrêt cardiaque.
Une offre intégrée
HiNounou a également signé un accord avec le fabricant de téléphones chinois ZTE. En quoi consiste votre partenariat ?
ZTE nous a perçu comme très innovants dans le secteur de l’assurance santé. Par le biais d’un accord d’une durée de deux ans, nous avons convenu que notre application HiNounou serait pré-installée sur une partie de leurs smartphones. Pour l’instant, ce contrat concerne 20 000 téléphones, sur un total d’environ 1,2 million de terminaux vendus par le fabricant. Nous avons ainsi un très bon potentiel au niveau de notre visibilité.
Quel est votre business modèle ?
Nous achetons les dispositifs médicaux à un prix convenu avec nos partenaires, Axa et Ping An. Nous mettons notre marque en avant sur tous ces produits puis nous vendons le pack aux consommateurs. L’avantage c’est que nous proposons un dispositif intégré.
En règle générale, les fabricant d’i-outils ou de tests ADN vendent indépendamment leurs produits. Ils se moquent de savoir quels seront les résultats et si les consommateurs sont en bonne santé. J’ai pensé l’outil pour ma mère et, comme elle est médecin, je me devais de proposer une solution de qualité qui tienne la route. L’idée est de proposer un ensemble de dispositifs qui ne soit ni orienté produit, ni orienté service mais qui combine le tout pour permettre aux personnes âgées de mener le reste de leur vie en bonne santé. Notre but est d’identifier les risques génétiques, hérités par les parents. Une fois que ces risques ont été repérés, nous agissons sur la prévention, d’où l’utilité d’avoir des équipements de suivi, puis nous proposons une assistance à domicile si besoin.
Ciblez-vous uniquement le marché chinois ?
Nous sommes en pourparlers avec plusieurs acteurs étrangers. Nous avons rencontré des délégations sud-coréennes d’Axa, nous avons aussi échangé avec la division « elderly care » de Sodexo pour envisager un déploiement aux États-Unis mais aussi avec Swissray (un groupe suisse qui développe du matériel d’imagerie médicale, ndlr), avec le groupe mutualiste français VYV et d’autres assureurs.
Tests ADN : « Les Européens se posent beaucoup trop de questions existentielles »
Vous aimeriez développer votre pack en France, cependant, le pays n’autorise pas la commercialisation de tests ADN, comme de nombreux autres États européens. Comment pensez-vous surmonter cet obstacle ?
Notre offre est modulaire donc elle peut s’adapter à tous les marchés. Si le pays n’accepte pas le test ADN, nous allons tout simplement le retirer du pack. Nous pouvons aussi nouer d’autres partenariats avec des assureurs locaux pour nous adapter aux particularités de chaque marché.
Le test ADN est déjà considéré dans d’autres pays comme un équipement médical, comme le test urinaire ou sanguin. C’est le cas aux États-Unis et en Chine par exemple. Le problème, en Europe, c’est qu’on se pose beaucoup trop de questions existentielles qu sont selon moi infertiles. Selon moi un test ADN n’est ni plus ni moins éthique que le prélèvement d’échantillons sanguins… Quand tous ces pays vont se réveiller et réaliser que le test ADN est devenu une référence d’un point de vue médical, ils auront accumulé beaucoup de retard dans le domaine de la génomique.
J’ai expliqué au Président Macron (rencontré lors de sa visite officielle en Chine) que HiNounou était exactement le type de start-up qui montrait quelle était l’attitude à adopter en la matière. Nous importons l’innovation française en Chine, nous l’adaptons au marché chinois avec des grandes entreprises locales comme Ping an et ZTE mais aussi avec des sociétés françaises comme Axa, puis nous ajoutons à tout cela une innovation chinoise, ici le test ADN. Quand nous disposerons d’une base de données clients d’un million de personnes, imaginez les travaux de recherche que nous pourrons mettre en place pour progresser et innover encore plus !
Tout cela nous permettra de faire un retour positif à la France. Quand le pays sera prêt à réellement s’intéresser au marché de la silver tech et à exploiter l’analyse d’échantillons ADN, nous pourrons mettre en avant le retour sur expérience que nous aurons eu avec les consommateurs chinois et américains. Nous commençons d’ailleurs déjà à nous faire remarquer en France. Notre équipe a été mandatée en décembre 2017 par la Mutuelle générale de l’Éducation nationale (MGEN) pour mener une étude en Chine sur l’IA axée sur l’insurTech afin de savoir ce qui peut être mis en place en France dans le domaine. C’est toute une boucle ! L’idée part de France, nous adaptons et dynamisons la solution à la grandeur du marché chinois et à ses spécificités, nous ajoutons à cela une innovation locale puis le produit repart en France avec une plus-value.
Vous êtes né à Neuilly et avez vécu en France pendant de longues années. Vous auriez pu lancer HiNounou en France. Avez-vous choisi de vous baser en Chine essentiellement pour ces raisons réglementaires dont vous parliez plus tôt ?
Exactement. Dans le domaine de la e-santé, nous avons remarqué qu’en France il était quasi impossible d’évoluer à cause de ces restrictions d’ordre légal. La protection de la vie privée est bien sûr importante, et c’est bien qu’il y ait des règles, mais selon moi il ne faut pas que la loi paralyse le développement de la recherche.
L’avantage en Chine, c’est que le gouvernement a compris que l’analyse d’ADN était l’avenir de la médecine parce qu’elle permettra d’avancer au niveau de la médecine de précision. Si les laboratoires pharmaceutiques et les compagnies d’assurance ne s’intéressent pas à ce secteur dans les années à venir, ils vont devenir les prochains Kodak de la santé. Ils vont être dépassés !
« La privatisation des données de santé n’existe pas en Chine »
En France, et en Europe plus généralement, les consommateurs sont assez méfiants à l’idée de partager leurs données de santé. Les consommateurs asiatiques sont-ils réellement beaucoup plus ouverts sur cette question que les Européens ou est-ce un cliché ?
Tout est une question de culture. En Chine, la perception de la vie privée est complètement différente. Par exemple, ici, tous les soins se font à l’hôpital. Quand le médecin échange avec un patient, le patient d’après est en train d’attendre juste derrière et il écoute tout, la porte est grande ouverte. La privatisation des données de santé n’existe pas en Chine, il n’y a pas d’intimité en matière de soins ! Ce qui s’applique en France ne peut pas l’être ici.
Et, soyons honnêtes, en France, quand un patient réalise des tests médicaux, qui sait qui a exactement accès aux résultats ? Il est important de mettre tout en œuvre du point de vue technologique pour protéger les données de santé mais il faut arrêter de croire que l’accès à ces informations est complètement restreint.
Selon M. Bark, la Chine sera leader sur les marchés de l’IA et de la silver tech
Pensez-vous que la Chine peut devenir leader sur le marché mondial de la health tech, en particulier dans les domaines de l’intelligence artificielle et des soins à domicile ?
Bien sûr. L’IA repose sur l’analyse des big data. Plus il y a de données, plus l’intelligence artificielle et les algorithmes créés derrière seront bons. Or, la Chine est beaucoup plus proactive que la France, par exemple, estimant qu’il est plus intéressant de d’abord lancer l’innovation pour percevoir son potentiel plutôt que de commencer par légiférer. Sa logique est donc de recueillir un maximum de données et ensuite de peser le pour et le contre.
Par ailleurs, l’un des grands atouts de la Chine, c’est l’importance de sa population. Cela nous permet de lancer notre produit à grande échelle sur un seul marché et de tirer des conclusions assez rapidement. La Chine et les États-Unis sont tous deux à la pointe en matière d’IA mais la Chine est devant les États-Unis au niveau du nombre de consommateurs potentiels. De plus, le gouvernement est plus souple au niveau législatif et les consommateurs asiatiques, en particulier les personnes âgées, sont plus réceptifs aux technologies high tech que les consommateurs américains.
Selon vous, la Chine pourrait-elle également dominer le marché mondial de la silver tech ?
Nous avons fait des tests pilotes avec des personnes âgées. Quand nous leur avons demandé s’ils pensaient avoir des difficultés à utiliser un smartphone, ils n’ont pas compris la question. Et c’était aussi le cas pour les personnes de 80 ans et plus. Ici, les sexagénaires s’amusent avec leurs téléphones dans le métro, ils vont sur WeChat (application mobile de messagerie de Tencent, ndlr), etc. Tous les dispositifs insurTech ont beaucoup plus de potentiel dans les pays où la digitalisation a déjà intégrée les modes de vie.
Par ailleurs, en Chine, sur 230,8 millions de personnes âgées de plus de 60 ans (chiffres fin 2016), des dizaines de millions vivent seules. Auparavant, les enfants, et en particulier les filles, s’occupaient de leurs parents mais, aujourd’hui, ce modèle est en train de mourir car les femmes sont de plus en plus actives et elles ne veulent plus être cantonnées uniquement à un rôle domestique. Les enfants de ces personnes âgées isolées vont donc être plus enclins à acheter des dispositifs home care pour leurs parents dans les années à venir.
De plus, en 2050, presque une personne sur deux sera âgée de plus de 60 ans en Chine (44 %), indique l’ONU. En France, il aura fallu 150 ans pour que la part des personnes âgées double de proportion par rapport à la population totale. En Chine, cette évolution aura lieu en vingt ans. Idem pour l’Inde et le Brésil. La population âgée chinoise est déjà importante en termes de nombre aujourd’hui donc si elle double, les possibilités vont être énormes dans le secteur de la silver tech.
« Il ne faut pas diaboliser l’intelligence artificielle »
Vous êtes d’ailleurs en train de développer un robot compagnon pour pallier ce problème de l’isolement social. Pensez-vous que les robots pourraient devenir les futurs « amis » des personnes âgées ?
Je suis un geek mais je ne crois pas au concept d’une personne seule avec un robot. L’opposition IA versus l’humain n’a pas de sens. Tous nos dispositifs sont des outils qui augmentent le pouvoir humain et qui pallie le manque de présence humaine. L’idée n’est pas de remplacer le contact humain mais, au contraire, de renforcer le lien entre les personnes âgées et leurs proches. Par exemple, l’utilisateur pourra demander au robot HiNounou d’appeler son fils et il pourra discuter en direct avec lui comme s’ils étaient tous les deux dans la même pièce grâce à notre dispositif de reconnaissance faciale (trois caméras suivent l’interlocuteur lorsqu’il se déplace) permettant d’obtenir une vision à 360 degrés.
Projetons-nous encore un peu plus. Je travaille actuellement avec des chercheurs en sciences cognitives afin de mettre au point un système permettant au robot de détecter les émotions de l’utilisateur. Si l’usager est anxieux ou dépressif, par exemple, l’un des problèmes principaux chez les personnes âgées isolées, le robot pourra lui proposer d’appeler sa fille ou de lui passer une chanson qu’il aime bien. Idem pour les questions d’ordre physique. Si le robot remarque que la personne n’a pas beaucoup bougé dans la journée et que le temps est ensoleillé, il pourra l’inciter à aller se promener en lui proposant un parcours dans un parc situé près de son domicile. Le robot pourra ainsi devenir un gentil compagnon permettant de s’assurer du bien-être de son utilisateur.
Certains scientifiques craignent cependant que l’IA ne devienne à terme un danger pour l’Homme.
Il ne faut pas la diaboliser comme il ne faut pas la déifier non plus. L’IA n’a pas pour but de tuer l’être humain. Le plus grand ennemi de l’Homme c’est l’Homme. Les robots ne font qu’appliquer ce que leurs fabricants ont programmé dans leurs systèmes. Si nous pensons grand et beau, nous atteindrons quelque chose de superbe.
Quand envisagez-vous de lancer le robot HiNounou ?
Nous sommes en train d’améliorer notre prototype et envisageons de lancer le produit final sur le marché fin 2018 ou début 2019. Nous proposons déjà le robot en offre premium. Notre idée est de nous faire un nom avec notre pack actuel centré sur une application mobile pour ensuite évoluer.
Notre objectif est de devenir la référence dans le domaine du suivi à domicile des personnes âgées. Lorsque l’on parle de véhicules connectés, on pense à Tesla ; lorsqu’il est question d’innovation dans le secteur de la téléphonie mobile, on pense tout de suite à Apple ; j’aimerais que lorsqu’on aborde le sujet de la silver tech, on pense instantanément à HiNounou.
Une collaboration avec le CNRS envisagée
Vous avez échangé avec le président français, Emmanuel Macron, lors de sa visite en Chine en janvier. L’avez-vous senti réceptif face à votre produit ?
Je voulais lui faire comprendre que ce que nous avons mis en place avec HiNounou avec nos petits moyens, nous aimerions le déployer en grand avec les acteurs français de l’high tech. Avec HiNounou, nous aimerions créer un hub d’innovation dans la silver économie car résoudre les problèmes dans ce domaine demande beaucoup de synergie. Le but serait d’interconnecter différents acteurs multi-sectoriels pour que chacun puisse apporter ses solutions spécifiques. Nous avons déjà lancé ce modèle à notre niveau mais nous souhaiterions le développer à plus grande échelle. Cela permettra d’équilibrer la balance commerciale en Chine par l’innovation car le pays pourra ainsi davantage miser sur l’exportation, ici de dispositifs axés sur les services de soins aux personnes âgées.
Le président Macron m’a mis en relation avec la Frédérique Vidal, ministre française de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, qui était elle aussi présente en Chine. Elle m’a ensuite présenté à Antoine Petit, le président du CNRS, et nous avons commencé à envisager une collaboration. Il m’a notamment assuré qu’il était prêt à nous aider si nous avions besoin de soutien au niveau innovation. C’est un vrai plus car la France est très bonne en matière d’innovation, elle dispose d’excellents ingénieurs et chercheurs. Le fait de réfléchir très amont aux questions éthiques n’a pas que des effets négatifs puisqu’en analytique, par exemple, les chercheurs se coupent les cheveux en quatre afin de proposer les meilleures solutions possibles. Il est donc important de faire voyager ces belles innovations en dehors de la France et de les convertir en business, de les adapter à différents marchés. Il faut dépoussiérer toutes ces idées qui sommeillent dans les tiroirs des centres de recherche et des laboratoires français.