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  • Israël annonce le lancement de « Mosaic », un plan national de santé numérique de 213 millions d’euros

    Le gouvernement israélien a annoncé le 25 mars 2018 le lancement d’un plan national de santé numérique estimé à 1 milliard de shekels, soit 264 millions de dollars ou 213 millions d’euros. Le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, en avait décrit l’ambition générale – conforter la place de la « start-up nation » au sein de l’industrie de la santé numérique – lors du forum économique de Davos en janvier 2018.

    Le plan, dont le détail a été dévoilé dimanche, s’articule autour de deux axes :
    • investir 10% du marché mondial de la santé numérique, estimé à 4,6 billions d’euros ;
    • créer une base nationale regroupant les données numériques de ses 9 millions de citoyens pour développer de nouveaux traitements et la médecine préventive.

    Création d’une base de données nationales d’envergure inédite

    Le gouvernement israélien travaillera en partenariat avec l’éditeur de logiciel allemand SAP SE, pour créer une base de données de santé d’envergure nationale à des fins de recherche. Le recueil des données de santé se fera sur la base du volontariat. Accessible aux chercheurs et aux entreprises de santé étrangères – selon des modalités juridiques pour l’heure imprécises – la base de données vise à développer des traitements innovants et des soins personnalisés et à renforcer le volet préventif du système de santé israélien.

    Jusqu’à présent, les médecins israéliens pouvaient renseigner et consulter de multiples bases de données. Selon une estimation du gouvernement israélien, les données de près de 98% de la population sont d’ores et déjà conservées au sein de bases éparses. À cette ambition académique s’ajoute une visée commerciale. Le programme vise également à conforter la place de la « start-up nation » israélienne au sein de l’industrie de la santé numérique mondiale.

    Projet « Mosaic » : créer un centre national de séquençage génétique 

    Le plan gouvernemental s’articule autour d’un projet inédit, intitulé « Mosaic ». Israël entend créer une base d’information nationale, dotée d’une banque de données numérisées destinées aux chercheurs. Ce projet pourrait à l’avenir conduire à la création d’un centre national pour le séquençage génétique. Eli Groner, porte-parole du bureau du Premier Ministre, a annoncé dimanche vouloir « améliorer la qualité des dossiers médicaux électroniques pour permettre aux futurs médecins d’établir de meilleurs diagnostics ».

    Israel annonçait le 7 juin 2017 la création d’une base de données publique, CliniTrial, donnant accès aux essais cliniques menés dans 41 spécialités médicales dans les hôpitaux du pays. L’objectif de cette base est triple : trouver davantage de participants pour les essais cliniques, mettre le patient au cœur du processus en le tenant informé et renforcer la collaboration entre les chercheurs. 

    Aux États-Unis, le National Institutes of Health (NIH) annonçait récemment le lancement en avril 2018 d’un programme de collecte de données de santé d’envergure nationale intitulé « All of Us Research Program ». 

    Conforter le développement de l’industrie de la santé numérique en Israël

    Israël espère ainsi investir près de 10% du marché mondial de la santé numérique, dont la valeur totale est estimée à 4,6 billions d’euros. Dans un communiqué de presse publié le 25 mars, le Premier Ministre israélien a souligné le potentiel économique de ce marché, qui peut excéder celui de la cybersécurité et de l’intelligence artificielle, sur lesquels Israël revendique la primauté. 

    « Nous développons les industries de demain, qui sont de fait les industries d’aujourd’hui. Elles reposent sur trois piliers : de vastes bases de données, l’intelligence artificielle et la connectivité ». B. Netanyahou, 25 mars 2018.

  • Face au RGPD, BMI System et HAAS Avocats s’associent pour la protection et la gouvernance des DCP

    BMI SYSTEM, éditeur de logiciels dédié à la gestion de la conformité, de la transparence et de la protection des données à caractères personnelles à destination de l’industrie pharmaceutique et des fabricants de dispositifs médicaux, a annoncé le 21 mars 2018 avoir conclu un partenariat avec HAAS Avocats, cabinet français indépendant spécialisé en droit des nouvelles technologies et la protection des données à caractère personnelle (DCP).

    L’objectif de l’association entre les deux acteurs est de fournir une expertise unique en gouvernance et protection des données personnelles en matière de gestion de données. Le partenariat débouche sur la proposition d’une prestation globale et innovante d’accompagnement des acteurs face à l’entrée en vigueur du RGPD, unissant un socle technique et des compétences juridiques.

    Le cabinet HAAS Avocats, qui est labellisé CNIL pour ses prestations d’audit de traitements et de formations aux enjeux de la loi Informatique et Libertés, a répondu positivement à la demande de BMI System, car BMI System propose une solution de mise en conformité, Oryga, qui est un outil pouvant faciliter la gestion des traitements auxquels le Data Protection Officer (DPO) devra faire face dans le cadre de l’application du RGPD.

  • Adoption, obstacles et transformation induites par la télémédecine (revue Réseaux, janvier 2018)

    La revue Réseaux – Communication – Technologie – Société a publié en janvier 2018 un numéro sur la télémédecine, qui vise à « rendre compte des avancées des recherches en sciences sociales sur ce thème » et « mettre en perspective les enjeux liés au développement de la télémédecine pour les acteurs concernés (institutionnels, médecins, soignants, patients, etc.) et la société dans son ensemble ». 

    Comment la télémédecine s’insère aujourd’hui dans la société, quels sont les impacts sur les parties prenantes et les obstacles à l’adoption de cet outil sont les questions soulevées par cette édition. Elle met en lumière, par ailleurs, la discordance qui existe entre la technicité de la formation proposée aux professionnels devant utiliser les dispositifs liés aux actes de télémédecine et la technicité des dispositifs.

    Fondée en 1982 et éditée par l’Université Paris-Est, la revue Réseaux – Communication – Technologie – Société couvre l’ensemble du champ de la communication et notamment des télécommunications, aux mass-médias et à l’informatique.

    Les coordonnateurs du numéro retiennent une « acception extensive de la télémédecine », englobant les dimensions cliniques de diagnostic et de prise de décision collective associant d’autres professionnels de santé que le médecin.

    « Quelles sont les modalités d’adoption et les obstacles communs rencontrés? »

    Le numéro interroge l’incidence des projets de télémédecine sur l’organisation des soins, les activités professionnelles, l’utilisation des objets techniques, la relation médecin/patient, les interactions entre les médecins et avec les autres soignants. Il se propose également d’étudier les transformations induites sur les dispositifs de télémédecine par les environnements sociotechniques et organisationnels où ils sont expérimentés.

    « Ces projets s’inscrivent dans des temporalités souvent en décalage avec celles des apprentissages professionnels nécessaires au bon fonctionnement des dispositifs concernés », rappellent les auteurs. Ils font aussi émerger des problèmes d’organisation, de coordination et de délégation.

    Quelles similitudes peut-on relever dans le déploiement de ces technologies, dans les pratiques émergentes ou les formes d’organisation qu’elles suscitent ? Quelles sont les modalités d’adoption et les obstacles communs rencontrés ? 

    État des lieux des transformations induites par l’essor de la télémédecine

    Le numéro entend mettre en lumière les « configurations sociotechniques » liées à la télémédecine dans son ensemble. Le dossier spécial « vise à dresser un état des lieux de l’implantation, des organisations, des innovations techniques et des pratiques professionnelles émergentes en matière de télémédecine, en particulier dans le contexte français, mais aussi à l’étranger ».

    Il se propose par ailleurs de dresser un état des lieux des connaissances académiques en sciences sociales qui décrivent l’ensemble de ces aspects. 

    Le numéro se compose d’une revue de littérature des travaux en sciences humaines et sociales sur la télémédecine, suivie de cinq articles intitulés :

    • « Fabuleuse Webcams » (J. Pols, paru initialement en anglais dans la revue Science, Technology & Human Values) ;
    • « A la recherche des configurations socio-techniques de la télémédecine » (A.Mathieu-Fritz, G. Gaglio);
    • « Pourquoi les attentes suscitées en télésurveillance sont souvent déçues » (J.Pols, M. Hettinga, D. Willems, A. Van Hout, initialement publié en anglais) ;
    • « Les téléconsultations en santé mentale, A. Mathieu-Fritz), « Echec et « potentialités collatérales » d’une expérimentation en télémédecine d’urgence, (G. Gaglio) ;
    • « Patients projetés et patients en pratique dans un dispositif de suivi à distance » (A. Mayère).

    Le numéro est consultable et disponible au téléchargement sur le portail Cairn.

  • L’appli « Santé.fr », l’une des 25 mesures phares du Gouvernement pour la prévention en santé

    La promotion de la santé et la prévention constituant le premier axe de la Stratégie nationale de santé 2018 – 2022 du Gouvernement, Edouard Philippe, le Premier ministre, a réunit le Comité interministériel pour la Santé ce 26 mars 2018 pour lancer 25 mesures-phares de la politique de prévention.

    La politique se décline par âges de vie – le temps périnatal et la petite enfance, les enfants, les jeunes, les adultes de 25 à 66 ans, les personnes handicapées et les seniors de plus de 65 ans pour bien vieillir – et comporte des initiatives pour rester en bonne santé tout (vaccination, prévention des risques auditifs, lutte contre les addictions, prévenir la perte d’autonomie, etc.).

    Le numérique vient en appui à la mission d’information et du suivi de sa propre santé grâce au déploiement du portail Santé.fr et l’application correspondante qui seront déployés à échelle nationale fin 2018 et jusqu’au premier trimestre 2019, afin de créer un cadre propice à la santé personnalisée.

    L’application smartphone «Santé» personnalisée pour fin 2018

    Santé Publique France, Ameli, HAS, ANSM, INCA, CNSA, ARS, ABM et des acteurs associatifs patients et professionnels se sont réunis pour la conception du portail Santé.fr et son application géolocalisée, afin de créer un espace de confiance favorisant l’accès des citoyens vers une information de référence, accessible, pertinente et actionnable.

    Lancée en version pilote francilienne en mars 2017, son déploiement territorial se poursuit progressivement jusqu’à couverture nationale prévue au premier semestre 2019.

    L’application mobile « santé » intégrée, évolutive, personnalisée et destinée au grand public vise à répondre à plusieurs objectifs de la Stratégie nationale de santé (SNS) :

    • faciliter la mise en œuvre des actions de promotion de la santé dans tous les milieux de vie ;
    • promouvoir le bon usage des médicaments ;
    • généraliser les usages du numérique en santé pour abolir les distances ;
    • accompagner le recours aux services de santé des personnes vulnérables ou qui en sont éloignées ;
    • renforcer la protection vaccinale de la population.

    Un Lab Santé pour faire évoluer l’outil de santé personnalisée

    Un espace collaboratif de proposition concernant les évolutions à donner à l’application existante sera ouvert dès avril 2018 et accessible à tous les usagerdu portail Santé.fr.

    L’application permettra de diffuser :

    • des messages personnalisés de prévention généraux, mais aussi adaptés à l’âge et au contexte (plan de lutte contre le tabac, le plan canicule, en cas de pic de pollution etc.) ;
    • des informations individuelles (lien vers le DMP, suivi du nombre de pas, groupe sanguin, rappel des échéances du calendrier vaccinal, coaching santé, etc.) ;

    Elle proposera également des services en ligne :

    • prise de RDV avec un médecin, informations sur les professionnels de santé, les pharmacies de garde, vigilances et signalements d’événements indésirables) ;
    • des outils collaboratifs (crowdsourcing) alimentés par les usagers.

  • CREATE

    Campus for Research Excellence and Technological Enterprisenull

  • NRF

    National Research Foundationnull

  • Appel à projet inDemand : accompagnement des start-ups et PME européennes innovantes en e-santé

    Paris Région Entreprises, en partenariat avec le GIP Resah et Medicen Paris Région, a lancé le 26 mars 2018 un appel à projets à destination des start-ups et PME innovantes européennes en e-santé.

    Cet appel à projets s’inscrit dans le cadre du projet européen inDemand qui vise à créer un nouveau modèle où organismes institutionnels de santé et entreprises s’associent pour développer des solutions numériques innovantes avec le soutien financier de fonds publics régionaux. L’objectif du projet inDemand consiste à résoudre des « challenges » identifiés par le personnel d’établissements de santé (médecins, infirmières, responsables de service…). La prise en compte de ces challenges donne lieu ensuite au financement de projets e-santé innovants portés par des entreprises, à hauteur de 30 000 €.

    L’appel à projets concerne trois challenges :
    • Challenge OSCAR : Optimisation de la surveillance continue des AVC en unité neurovasculaire 
    • Challenge SafeFoch : Suivre à distance des données patients en vie réelle afin d’anticiper la survenue de complications de l’état de santé
    • Challenge e-Prevent : e-consultations dans la prise en charge de l’alcoolodépendance.

    Date limite de dépôt des dossiers : 8 juin 2018, via le lien ci-contre.

    Trois régions pilotes

    Le modèle inDemand sera implémenté et testé deux fois dans chacune des trois régions européennes pilotes : Ile-de-France (France), Murcia (Espagne) et Oulu (Finlande) Le modèle a vocation à être reproduit par d’autres régions intéressées par la promotion de l’innovation en santé, qui pourront bénéficier de l’accès aux bonnes pratiques et aux enseignements tirés du projet.

    Pour cette première mise en place du modèle inDemand, le GIP Resah a pu identifier, auprès des équipes médicales de l’hôpital Foch de Suresnes (Hauts-de-Seine), les trois challenges suivants :

    • Challenge OSCAR : Optimisation de la surveillance continue des AVC en unité neurovasculaire

    L’accident vasculaire cérébral (AVC) est un enjeu de santé publique compte tenu de sa fréquence et des séquelles neurologiques : première cause de mortalité de la femme en France, première cause de handicap acquis de l’adulte. Ce challenge concerne les patients hospitalisés à la suite d’un AVC et consiste à mesurer de manière non invasive et continue différents paramètres physiologiques de l’arrivée au Service d’Accueil des Urgences jusqu’à la sortie de l’Unité de Soins Intensifs Neurovasculaires. Ceci fournira des données importantes sur d’éventuelles anomalies pouvant nécessiter des traitements et qui seraient passées inaperçues.

    • Challenge SafeFoch : Suivre à distance des données patients en vie réelle afin d’anticiper la survenue de complications de l’état de santéAprès la sortie des patients de l’hôpital, les praticiens hospitaliers sont victimes de « l’effet tunnel » : ils ne savent pas ce qui se passe jusqu’à la consultation suivante (de 10 jours en post chirurgie jusqu’à plusieurs mois dans un suivi oncologique). Disposer de données sur ces patients en temps réel entre deux venues à l’hôpital permettrait aux praticiens d’anticiper des complications, d’ajuster les ordonnances, d’éviter des venues inutiles à l’hôpital (urgences, hospitalisation) et évidemment d’améliorer l’état de santé des patients.
    • Challenge e-Prevent : e-consultations dans la prise en charge de l’alcoolodépendance

    Il existe un manque dans le suivi des patients alcoolodépendants après sevrage hospitalier ou ambulatoire, mais aussi un manque de contact avec leur addictologue référent. La prise en charge d’un patient alcoolodépendant sevré nécessite des contacts rapprochés, à la demande, pour prévenir les rechutes fréquentes surtout dans les trois premiers mois de sevrage. Le challenge consiste à développer une plateforme de e-consultations, accessible aux patients alcoolodépendants suivis par les médecins addictologues.

    Etroite collaboration avec l’hôpital Foch

    A l’issue de cette étape, une entreprise sera sélectionnée pour chaque challenge, et travaillera en étroite collaboration avec l’hôpital Foch afin de finaliser le développement de la solution e-santé retenue. Elle bénéficiera en plus d’un soutien financier allant jusqu’à 30 000 euros et de conseils pour faciliter son accès au marché. Cet accompagnement sera coordonné par Medicen Paris Region au niveau de la région Ile-de-France.

    Le projet inDemand est subventionné par Horizon 2020, un programme européen pour la recherche et l’innovation.

  • Appel à candidatures du NHS England, « Clinical Entrepreneur Programme »

    Lancé en 2016 par le NHS England, le Clinical Entrepreneur Programme vise à soutenir les professionnels de santé souhaitant développer une solution innovante ou une entreprise spécialisée dans la conception de nouveaux produits.

    Les candidatures sont ouvertes du 5 mars au 31 mars 2018.

    Clinical Entrepreneur Training

    Conçu et proposé par le NHS England et Health Education England, le Clinical Entrepreneur Training Programme se propose d’aider les médecins et professionnels de santé à développer leurs projets entrepreneuriaux.

    Parmi les nombreux partenaires du programme, on compte le National Institute for Health Research, General Medical Council, Cabinet Office, UKTI/Healthcare UK, Innovate UK, AHSN networks, NHS providers, NICE, MoD, Public Health England, NHS improvement, NHS digital, etc.

    Candidats éligibles

    Les médecins généralistes et spécialistes, dentistes et chercheurs peuvent soumettre leur candidature jusqu’au 31 mars 2018. L’édition 2018 de l’appel à candidature se caractérise par son ouverture aux infirmiers, sages-femmes, pharmaciens, et autres professionnels de santé impliqués dans le développement d’innovations cliniques. Les entreprises dont l’activité et/ou l’offre de services se proposent d’améliorer les soins dispensés aux patients peuvent également soumettre leur candidature.

    D’après le NHS, près de 25% des médecins en voie de finalisation de leur formation initiale n’occupent pas immédiatement de poste clinique spécialisé à l’issue de leur formation et 5% des jeunes médecins renoncent temporairement ou définitivement à exercer la médecine pour mener à bien d’autres projets professionnels. Le NHS reconnaît qu’il est « difficile de suivre le rythme des transformations technologiques à l’œuvre au sein du système de santé ». Il s’avère nécessaire, dans ce contexte, de soutenir les projets des professionnels et de les intégrer au sein du système national de santé.

    Les candidats retenus bénéficieront du soutien du NHS de septembre 2018 à août 2019.

    • À la clé, des services d’accompagnement proposés

      • Dégager du temps aux professionnels de santé pour leur permettre de développer leurs projets entrepreneuriaux – de l’ordre de 3,6,12 mois ;
      • Mentoring et coaching – assuré par une équipe pluridisciplinaire composée de professionnels financiers, commerciaux, médicaux, académiques, etc. ;
      • Stages financés – au sein de l’industrie, du secteur des services, du secteur public, etc.  ;
      • Formation – formation universitaire proposée et formation pratique : cas pratiques se présentant aux entrepreneurs, comment bâtir une start-up, etc. ;
      • Conseils de financement – aide à la levée de fonds et recherche de financement ;
      • Evénements de Networking – évènements régionaux et nationaux.

    Les modalités de candidature et le contenu du programme sont décrits sur le site internet du NHS England.

  • BrainTech : Open Mind Innovation finalise un 2e tour de table pour développer son Performance Lab

    Deux ans après son lancement, Opend Mind Innovation annonce une deuxième levée de fonds de 1,2 million d’euros auprès de business angels. Dans un communiqué de presse daté du 23 mars 2018, la société, spécialisée dans le domaine des neurosciences appliquées à l’amélioration des capacités cognitives, précise que cela porte à 2,6 millions d’euros le total des fonds privés et publics levés (dont 100K€ d’avance remboursable par Bpifrance et 450K€ de subvention de l’Agence de Développement de la Normandie obtenus en octobre 2017).

    Ce financement doit permettre à la Braintech d’accélérer l’usage des neurotechnologies au service de la connaissance de soi et de la performance.

    Ce nouveau financement va permettre à Open Mind Innovation d’accélérer le déploiement de son offre d’entraînement cognitif. La société prévoit d’augmenter significativement le volume de séances réalisées dans son premier centre, le Performance Lab auprès des particuliers et des entreprises.

    La start-up envisage dès à présent un prochain tour de Série-A.

    Performance Lab : un centre de test au cœur de Paris

    Open Mind Innovation exploite le Performance Lab, son centre physique de bilan et d’entraînement basé à Paris 8ème. A travers un bilan cognitif, comportemental et émotionnel, ce protocole aide les sportifs de haut niveau et les cadres supérieurs à mieux se connaître et à mieux se comprendre pour développer leur potentiel.

    Les 17 membres de l’équipe – entrepreneurs, neuroscientifiques, psychologues, data scientists et game développeurs- s’appliquent à stimuler les mécanismes biologiques de plasticité du cerveau. Les protocoles sont conçus et testés avec l’appui de 14 spécialistes et scientifiques français et étrangers parmi lesquels des acteurs académiques, des experts en sciences cognitives, stress du combattant, electro-encéphalo-graphie (EEG), neuro-physiologie, psychologie, mathématiques appliquées et intelligence artificielle (machine learning).

  • IA & cardio : « Nous voulons devenir le chef de file du secteur aux Philippines » (E. Quan, Citta.ai)

    « Nous souhaitons éviter à chaque patient cardiaque de recourir à une intervention chirurgicale d’urgence, une opération qui coûte cher, entraîne beaucoup de stress pour la famille et présente des risques élevés pour le patient. Un suivi adéquat et un soutien efficace peuvent nous permettre d’atteindre cet objectif. » (Elle Quan)

    Elle Quan, récemment nommée directrice pays aux Philippines par Citta.ai, une entreprise spécialisée en intelligence artificielle médicale, détaille à H&TI ses ambitions et sa vision du marché de la health tech philippin, encore balbutiant mais très prometteur selon l’experte si le pays parvient à intégrer de manière durable les nouvelles technologies au sein de son système de santé.

    Objectif N°1 : pallier la pénurie de cardiologues aux Philippines

    Citta.ai vous a confié début février 2018 le poste de directrice de la société aux Philippines. Quel est exactement votre rôle dans l’entreprise ?

    Ma mission est d’ouvrir le marché philippin pour y déployer une nouvelle technologie comme celle proposée par Citta.ai. Il n’y a actuellement qu’un seul autre acteur dans ce domaine : une entreprise Apple. Nous aimerions nous concentrer sur le développement de marchés comme les Philippines car une technologie comme celle que nous avons élaborée aura une incidence directe sur la prestation de soins et son prix sera abordable pour les familles philippines classiques.

    « Avec seulement 14 cardiologues par million de personnes aux Philippines, la recherche sur l’IA de Citta et son application aideront à surmonter la grave pénurie de cardiologues au sein du pays. Disposer d’un cardiologue à portée de la main disponible à tout moment aura un impact sur chaque famille philippine dont l’un des membres souffre d’une maladie cardiaque », avez-vous récemment déclaré dans un communiqué. Citta envisage-t-il aux Philippines de se concentrer uniquement sur les patients cardiaques ou d’autres maladies vont-elles être ciblées ?

    Nous avons également mis au point des moniteurs et une technologie basée sur l’IA pour les patients atteints de diabète. Pour notre approche initiale, nous pensons qu’il est plus urgent de répondre aux besoins en technologies de cardiologie aux Philippines. Plusieurs acteurs sont déjà présents sur le marché du diabète.

    Quel est l’objectif de l’entreprise aux Philippines sur le long terme ?

    Nous visons à devenir le chef de file dans la fourniture de technologies de cardiologie basées sur l’IA fiables, accessibles et réellement novatrices aux Philippines. Nous souhaitons éviter à chaque patient cardiaque de recourir à une intervention chirurgicale d’urgence, une opération qui coûte cher, entraîne beaucoup de stress pour la famille et présente des risques élevés pour le patient. Un suivi adéquat et un soutien efficace peuvent nous permettre d’atteindre cet objectif.

    « Si j’avais mon mot à dire, j’aimerais que le dispositif [Citta] soit gratuit »

    Les fournisseurs de soins peuvent utiliser les plateformes SaaS de Citta pour déployer leurs solutions de surveillance à distance des patients en quelques minutes. La solution Citta a-t-elle déjà été lancée sur le marché philippin ?

    Pas encore. Nous commençons tout juste à entamer des conversations avec des dirigeants d’hôpitaux.

    Quels ont été les premiers retours de la profession ?

    Tous ceux à qui nous avons parlé du projet sont enthousiastes et veulent en savoir plus. Nous allons mettre en place notre première série de réunions avec notre Pdg à l’occasion de sa visite à Manille en avril 2018.

    Devrez-vous adapter la solution de Citta à l’infrastructure philippine ?

    Nous sommes conscients que la connectivité internet pourrait ne pas être aussi forte que dans des pays comme Singapour mais nous sommes confiants car nous pensons que la situation devrait s’améliorer bientôt.

    Quels aspects de votre dispositif souhaiteriez-vous modifier en tant que directrice de la société aux Philippines ?

    Ce serait le coût ! Nous avons pour mission de sauver des vies, d’engendrer des économies et d’améliorer la qualité de vie. Nous aimerions donc que chaque patient dispose d’un appareil. Si j’avais mon mot à dire, j’aimerais que le dispositif soit gratuit… Si nous trouvons le bon partenaire, nous pourrions peut-être y parvenir.

    Vie privée : « L’analyse des données est le nouveau paradigme de la santé »

    Pensez-vous que les Philippins sont réceptifs à ce genre de nouvelle technologie ?

    Les hôpitaux et les cliniciens philippins sont très réceptifs aux nouvelles technologies. Ils sont prêts. Il suffit juste de leur fournir la technologie appropriée pour qu’ils puissent obtenir de meilleurs résultats en matière de soins avec un faible niveau d’investissement. Nous avons les capacités de déployer un programme avec un investissement quasiment nul au sein de l’hôpital. Nous sommes ravis de pouvoir mettre en place un tel projet.

    Vous allez collaborer avec des hôpitaux et des compagnies d’assurance santé. Comment pouvez-vous rassurer les patients qui peuvent hésiter à partager leurs données avec des sociétés privés par exemple ?

    Les systèmes d’analyse des données de santé et des informations patients sont en train de devenir le nouveau paradigme du bien-être et de la santé. De nombreuses personnes utilisent leurs appareils Fitbit et partagent ainsi leur fréquence cardiaque, leurs habitudes de sommeil, etc. Le dispositif de Citta recueille le même type d’informations. Notre force est notre IA qui interprète les données et fournit des informations précieuses aux professionnels de la santé. L’établissement du traitement sera toujours réservé aux cardiologues pratiquants.

    N’est-il pas compliqué de partager ses données privées avec une compagnie d’assurance d’un point de vue éthique ?

    Je crois que détenir des informations permettant de savoir quelles sont les risques de développer telle ou telle maladie font partie des exigences des compagnies d’assurance.

    Ce que nous offrons profite à la fois aux patients et aux payeurs. Par exemple, certains organismes couvrent les patients déjà atteints de diabète, à condition qu’ils puissent prouver qu’ils savent gérer leur maladie. Les appareils de surveillance comme le nôtre incitent les patients à bouger, à surveiller leur alimentation ou à consulter un spécialiste si quelque chose ne va pas. Il offre aux patients une protection supplémentaire tout en permettant aux assureurs de mieux gérer leurs coûts en incitant les patients à contrôler leur état de santé.

    « Nous voulons devenir un précurseur dans l’industrie des soins aux Philippines »

    Au cours de votre carrière, vous avez travaillé en étroite collaboration avec des cadres supérieurs de la santé dans des hôpitaux, les domaines pharmaceutique et de la medtech, des institutions de recherche et le secteur public dans toute l’Asie. Selon vous, quels sont les principaux défis auxquels le système de santé philippin est aujourd’hui confronté ?

    Je pense que l’un des principaux problèmes est le faible niveau d’intégration des nouvelles technologies. Les Philippines peuvent sauter le pas et utiliser les innovations disponibles sur le marché pour fournir des soins de qualité, rentables et efficaces. Les soignants philippins sont parmi les meilleurs au monde, les médecins sont bien formés, de nouveaux établissements de soins sont en train d’être construits dans le pays et les installations vieillissantes sont actuellement en rénovation. Le déploiement de nouvelles technologies semble être la pièce manquante pour une mise à niveau parfaitement réussie.

    Citta vise à démocratiser le système de diagnostic basé sur l’intelligence artificielle. Selon vous, comment l’IA peut-elle aider à améliorer le système de santé philippin ?

    L’utilisation de l’IA dans le domaine des soins s’étend à un large spectre. Elle aide à établir un diagnostic, améliore l’engagement du patient mais aussi la mise en place des plans de traitement. Il y a un manque très important de cardiologues aux Philippines. Or, Citta permet d’alerter les patients si le dispositif estime qu’ils ont besoin de consulter au plus vite un professionnel de la santé. Imaginez comment le système de santé pourrait positivement évoluer si les patients sont informés qu’ils risquent de faire une crise cardiaque dans les trois jours à venir !

    Pensez-vous que les Philippines pourraient occuper une place importante sur le marché de la santé numérique dans les années à venir ?

    La e-santé a transformé la prestation des soins dans des économies plus avancées, telles que Singapour, le Japon ou la Corée du Sud. C’est juste une question de temps pour que les économies émergentes comme les Philippines suivent le mouvement. L’impact des technologies sur l’offre de soins va être de plus en plus important, permettant d’établir des diagnostics, de mettre en place des traitements et d’assurer une rééducation de manière plus rapide, moins coûteuse et plus qualitative.

    Nous voulons devenir un précurseur dans l’industrie des soins aux Philippines. L’un des nos objectifs est d’éduquer les hôpitaux, les cliniques, les HMOs et les groupes pharmaceutiques ainsi que les assurances sur la manière dont la technologie, en particulier l’intelligence artificielle, peut pallier le manque de spécialistes, augmenter l’engagement des patients et la fidélité des clients tout en mettant en avant leur propre marque en tant qu’innovateurs.