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  • L’Observatoire européen propose des outils d’évaluation de l’efficience des systèmes de santé

    Spécialisé dans l’évaluation des systèmes de santé européens, l’Observatoire européen des systèmes et des politiques de santé publie en mars 2018 un document de travail sur les méthodes d’évaluation de l’efficience des systèmes de santé.

    L’observatoire européen des politiques de santé

    D’après l’Organisation mondiale de la Santé, « la mission de l’Observatoire européen des systèmes et des politiques de santé est de promouvoir l’élaboration de politiques de la santé fondées sur des bases factuelles par une analyse complète et rigoureuse de la dynamique des systèmes européens de soins de santé ». L’Observatoire résulte d’un partenariat entre les gouvernements autrichien, belge, finnois, irlandais, norvégien, slovène, suédois, suisse, britannique, la région de Vénétie, l’Union nationale des caisses d’assurance maladie (UNCAM), l’Organisation mondiale de la Santé, la Commission européenne, la Banque mondiale, la London School of Economics and Political Science (LSE), la London School of Hygiene & Tropical Medicine (LSHTM). Basé à Copenhague, l’Observatoire européen est composé de chercheurs, juristes, et concepteurs des politiques de santé.

    Un vivier d’informations sur la e-santé et l’efficience des systèmes de santé

    De nombreux travaux publiés sur le site internet de l’Observatoire traitent des réformes organisationnelles à l’oeuvre au sein des systèmes de santé européens (« Health Systems in Transition », série annuelle), le Big Data en santé (« Harnessing Big Data for health », 2017), la e-santé (« How can e-health improve care for people with multi-morbidity in Europe? », 2017). 

    Policy brief 27 : « How to make sense of health system efficiency comparison ? »

    L’Observatoire publie en mars 2018 un document de travail sur les comparaisons internationales en matière d’efficience des systèmes de santé. Rédigé par J. Cylus, I. Papanicolas et P. C Smith, ce policy brief élabore un cadre d’interprétation des outils d’évaluation de l’efficience en santé utilisés à l’échelle internationale. Les principaux enseignements de ce document de travail se résument ainsi :

    • D’après les auteurs, l’augmentation continue des dépenses de santé impose d’améliorer l’efficience des systèmes de santé (« The inexorable growth in health expenditure has led to a widespread demand for efficiency improvements ») ;
    • Les auteurs constatent qu’il n’existe aucune métrique ni indicateur capable de présenter de manière exhaustive l’efficience d’un système de santé (« There is no single metric or set of indicators that will give the complete picture ») ;
    • Pour élaborer des indicateurs de santé plus complexes et sophistiqués, il est nécessaire de relier les bases de données les unes aux autres (« More nuance indicators require more standardized and detailed cost accounting data and linked datasets and registries »).

    Le texte est consultable et disponible au téléchargement sur le site internet de l’Observatoire.

  • Le projet de loi sur les données personnelles adopté en première lecture par le Sénat

    Le 21 mars 2018 a eu lieu au Sénat la discussion du projet de loi relatif à la protection des données personnelles, qui a débouché sur l’adoption du texte en première lecture après apport d’amendements.

    Le texte adopté par l’Assemblée nationale le 13 février 2018 a subi des modifications apportées par le Sénat visant notamment à :
    • renforcer la protection des droits et libertés des citoyens ;
    • renforcer l’accompagnement des petites structures, TPE-PME et collectivités territoriales, dans la mise en œuvre de leurs nouvelles obligations en débloquant des fonds dédiés.

    Le texte adopté est disponible dans son intégralité ci-contre. Il fera l’objet d’un passage en commission mixte paritaire afin d’œuvrer à une version commune avec les députés.

    Amendements apportés et principales modifications

    Le Sénat a approuvé les grandes orientations du texte adopté par l’Assemblée nationale, mais les modifications suivantes ont été apportées :

    • un contrôle a posteriori sous forme de déclarations et d’autorisations préalables des acteurs mettant en œuvre des traitements de  données à caractère personnel, excepté pour les données « sensibles » comme les données biométriques ;
    • maintien à 16 ans de l’âge minimal à partir duquel un mineur peut consentir au traitement de ses données personnelles ;
    • mettre en place un dispositif de labellisation pour les objets connectés, afin de s’assurer qu’ils répondent à des exigences élevées en matière de sécurité et de confidentialité de leurs données personnelles ;
    • garantir la non-utilisation des données personnelles de santé pour fixer les prix des assurances ainsi que l’impossibilité d’utiliser ces mêmes données à des fins de choix thérapeutique ou médical ;
    • lutter contre les abus de position dominante ayant pour effet d’imposer au consommateur la vente liée de matériels informatiques et d’applications ou services préinstallés.

    Un volet de mesures visant les petites entreprises et les collectivités territoriales

    Afin de soutenir les PME, TPE et collectivités territoriales rencontrant des difficultés à répondre aux nouvelles contraintes imposées par le RGPD dès le 25 mai 2018, les sénateurs proposent de :

    • dégager de nouveaux moyens financiers pour les aider à se mettre en conformité, en « fléchant » le produit des amendes et astreintes prononcées par la CNIL à leur intention, et en créant une dotation communale et intercommunale pour la protection des données personnelles ;
    • faciliter la mutualisation des services numériques entre collectivités territoriales ;
    • réduire l’aléa financier pesant sur ces dernières, en supprimant la faculté pour la CNIL de leur imposer des amendes administratives et en reportant de deux ans l’entrée en vigueur de l’action de groupe en réparation en matière de données personnelles ;
    • à encourager la diffusion d’informations et l’édiction de normes de droit souple par la CNIL adaptées aux besoins et aux moyens des collectivités, comme des TPE-PME.

  • La FEHAP souhaite s’appuyer sur l’article 51 de la LFSS de 2018 pour innover et crée une task force

    L’article 51 de la loi financement de la sécurité sociale pour 2018 prévoit la possibilité d’expérimenter pour cinq ans de nouveaux modes d’organisation des activités de soins, de prévention et d’accompagnement social, médico-social ou sanitaire en dérogeant au cadre actuel.

    Dans un communiqué du 26 mars 2018, la Fédération des Etablissements Hospitaliers et d’Aide à la Personne (FEHAP) explique qu’elle considère cet article comme un puissant levier pour contribuer à la transformation du système de santé et de protection sociale afin qu’il puisse répondre à l’ensemble des attentes de nos concitoyens.

    « Les établissements et services privés non lucratifs doivent se saisir rapidement et largement de ce nouveau cadre légal qui va favoriser l’émergence d’organisations innovantes et permettre d’expérimenter de nouveaux modes de financement », explique Antoine Perrin, directeur général de la fédération, qui a décidé de mettre en place une task force nationale dont il a confié le pilotage à Christine Schibler, directrice de l’offre de soins et de la coordination des parcours de santé.

    Organisée autour d’une instance nationale constituée de correspondants désignés par chacune des délégations régionales de la fédération, cette task force s’articulera autour des deux directions métiers :

    • autonomie et coordination du parcours de vie ;
    • offre de soins et coordination du parcours de santé.

    La task force s’appuiera sur Nov’ap, l’observatoire FEHAP de l’innovation, via son groupe de réflexion sur l’innovation (GRI) composé d’experts et en puisant dans la richesse de sa base de données constituée de plus 700 projets innovants détectés depuis plus de 7 ans parmi les adhérents de la fédération.

    Une attention particulière sera apportée par cette task force aux systèmes d’information digitaux ainsi qu’aux nouvelles technologies au service des organisations innovantes qui seront proposées. 

  • Ethik IA propose « 5 clés pour une régulation positive du déploiement de l’IA et de la robotisation »

    L’Initiative Ethik-IA lance un appel à commentaires à la suite de la publication d’une note de cadrage autour de cinq clés de régulation positive du déploiement de l’IA et de la robotisation en santé.

    Ces propositions ont été remises le 26 mars 2018 à Cédric Villani et s’articulent autour de cinq axes : « information et consentement du patient », « garantie humaine de l’IA », « graduation de la régulation en fonction du niveau de sensibilité des données de santé », « accompagnement de l’adaptation des métiers »et « intervention d’une supervision externe indépendante ».

    Faire de la France et de l’UE des pionniers en matière de construction des cadres juridiques entourant l’IA et la robotisation en santé

    L’initiative Ethik IA présente un double objectif. Elle vise en premier lieu à « fédérer les acteurs de la recherche et du management dans le domaine de la régulation éthique, juridique et RH du déploiement de la robotisation et de l’Intelligence artificielle en santé », rappellent ses membres dans la note de cadrage du 26 mars 2018.

    Elle affiche également un objectif opérationnel à moyen terme : la France présente une certaine avance en matière d’élaboration des cadres juridiques et sociétaux en matière de protection des données ou de télémédecine. Ethik IA entend faire de la France et de l’Union européenne des acteurs de premier plan « dans l’élaboration d’un dispositif d’acclimatation de l’intelligence artificielle en santé conforme aux exigences d’une société démocratique avancée ».

    Ethik IA formule cinq propositions dont H&TI restitue ici le contenu et les objectifs.

    Clé 1 : Information et consentement du patient

    • Il convient d’informer préalablement le patient du recours à un dispositif d’IA ;
    • Des modalités d’information « particulières » doivent être aménagées pour garantir l’effectivité du recueil du consentement de patients vulnérables ;
    • Celles-ci peuvent inclure : le recours à une personne de confiance, à des dispositifs de recueil à priori pour un ensemble d’options de solutions prise en charge ou à des dispositions de protection renforcée pour les personnes vulnérables.

    Clé 2 : Garantie humaine de l’Intelligence artificielle

    • Ethik-IA propose d’instaurer des procédés de vérification régulière des options de prise en charge proposées par le dispositif d’IA ;
    • Elle préconise également d’aménager une capacité d’exercice d’un second regard médical humain à la demande d’un patient et/ou d’un professionnel de santé.

    Clé 3 : Graduation de la régulation en fonction du niveau de sensibilité des données de santé

    • Cette régulation doit être proportionnée au degrés de sensibilité des données de santé au regard des principes du droit bioéthique ;
    • Des normes de bonnes pratiques peuvent être élaborées.

    Clé 4 : Accompagnement de l’adaptation des métiers

    • La note de cadrage rappelle que « les effets du recours à un dispositif d’intelligence artificielle ou de robotisation sur les conditions d’exercice doivent (…) faire l’objet de modalités d’anticipation et d’accompagnement ».
    • A cet effet, Ethik-IA propose qu’une partie des gains générés par le recours à l’IA soient mobilisés pour le financement de cet accompagnement.
    • Ce dernier peut se traduire par la formation (initiale ou continue) des professionnels aux enjeux de l’IA et de la robotisation et par le soutien à l’émergence de nouveaux métiers dans le champ sanitaire et médico-social.

    Clé 5 : Intervention d’une supervision externe indépendante

    • Des études d’évaluation seront diligentées par une entité externe indépendantes pour évaluer les effets du déploiement de l’IA et de la robotisation en santé.
    • Elle sera également chargée de soutenir la recherche scientifique en la matière.

    Répondre à l’appel à commentaires

    Tout commentaire relatif aux propositions formulées par Ethik-IA ou à l’initiative peuvent être adressées à David Gruson, membre du Comité de direction de la Chaire santé de Sciences Po Paris (gruson.david@yahoo.fr) ou à Judith Mehl, présidente d’Ensemble Concernés (mehljudith@gmail.com).

  • Rapprochement CHU Saint-Etienne&CH Roanne : sécuriser l’offre de soins grâce à une direction commune

    Le Centre Hospitalier Universitaire de Saint Etienne et le Centre Hospitalier de Roanne ont annoncé mi-mars 2018 un rapprochement entre les deux structures au point d’en faire fusionner la direction. Cette opération commence par une période d’intérim qui prend effet à partir de mi-avril 2018.

    Une alliance qui doit avant tout bénéficier aux patients et aux professionnels de santé en permettant de sécuriser l’offre de soins. Ceci passera entre autres par la mise en place de nouvelles méthodes de soins qui font appel aux outils numériques ou à la télémédecine.

    L’intérim comme levier du renforcement de l’offre de soins

    C’est Clément Caillaux, actuel DGA du CHU de Saint-Etienne, qui est dépêché au CH roannais, pour diriger le CH sur place. Cette fusion des directions des deux établissements hospitaliers est une façon de rationaliser les finances, du CH de Roanne notamment, à l’issue d’une période de difficultés financières. Les finances redressées, le CH roannais va conforter sa place et son rôle dans le territoire d’établissement pivot.

    Par ailleurs, le rapprochement des deux établissements, membres du même GHT Loire, va permettre de sécuriser les activités, fluidifier les parcours de soins et développer durablement les synergies entre les deux hôpitaux.

    Les nouvelles technologies comme moyen de sécuriser l’accès aux soins et dynamiser l’offre

    Le renforcement de la coopération médicale favorisera la mise en œuvre du projet médical partagé. Mais elle n’est pas exclusive : les collaborations soignantes, administratives ou techniques seront aussi renforcées avec la possibilité de partager les expertises. 

    Une meilleure coordination pour les patients grâce au DPI et à la télémédecine

    Le rapprochement garantit l’offre de soins dans le territoire  :

    • la télémédecine sera développée autant que besoin afin de garantir une offre de soin la plus large possible, tant pour des prises en charge de première intention que pour des prises en charge plus complexes ;
    • le DPI (dossier patient informatique partagé), tout comme d’autres outils communicants, doit permettre des prises en charge garantissant la continuité et la sécurité de la prise en charge et cela commence par un adressage au CHU de Saint-Étienne dans un cadre coordonné.

    Une initiative impliquant des « patients traceurs » pour évaluer la coordination en cas de transfert permettra d’évaluer et d’harmoniser les pratiques de soin.

    Un projet médical partagé

    Des innovations organisationnelles visant en premier lieu les professionnels de santé sont déjà mises en place. Ainsi, les postes médicaux partagés dans différentes spécialités et l’émergence de parcours professionnels territoriaux ont été facilités par une direction des affaires médicales commune entre les deux établissements depuis avril 2017 déjà.

    Les professionnels de santé du CH de Roanne pourront bénéficier d’exercices professionnels partagés entre le CH de Roanne et le CHU et l’universitarisation de certains services cliniques du CH de Roanne est envisagée.

  • Robotics: a Japanese exoskeleton available in the United States

    The Japanese robotics company Cyberdyne received FDA approval a few weeks ago to market the HAL (Hybrid Assistive Limb) exoskeleton in the United States, offering patients with spinal cord injury an innovative option to learn how to stand and walk again.

    Cyberdyne has been working on its device for almost ten years. The Japanese firm set up a joint venture with US group Brooks Rehabilitation to bring the medical version of its exoskeleton to all parts of the United States.

    A device controlled by the patient’s brain

    Exoskeletons will soon be available across the United States, but for now, they are now being tested at the new Brooks Cybernic Treatment Center in Jacksonville, Florida.

    The technology can be used to help people with spinal cord injuries or disabilities learn how to walk. The robotic suit wraps around the midsection and legs, and is controlled by wearers using their minds.

    The system is capable of picking up bio-electrical signals, or the electric currents that are released by cell systems, tissues and organs. It has sensors attached to the legs that detect signals that wearers transmit from their brains to their muscles, triggering the robotic suit to start walking.

    Temporary robotic legs

    Cyberdyne states that the HAL exoskeleton is not intended to be worn at all times, but rather to be used as temporary legs to help patients with their rehabilitation. « The goal is actually to get rid of the robot, » said Dr. Geneva Tonuzi, medical director of the Brooks Cybernic Treatment Center (source: Techtimes.com). « (…) After a certain period of time, you just move on back to regular therapy. »

    Final price still under discussion

    Cyberdyne’s HAL exoskeletons are expensive. That’s why primary customers of the company will not be private patients but rehabilitation centers. However, Cyberdyne has not yet set the price of its product in the US market.

    HAL will not be covered by health insurance

    « As with any new technology just entering the market, HAL initially is unlikely to be covered by insurance, » said a Brooks Rehabilitation representative. « We are working to determine final pricing and will discuss that with each program participant. »

  • Robotique : un exosquelette japonais disponible aux États-Unis

    L’entreprise japonaise de robotique Cyberdyne a reçu il y a quelques semaines l’approbation de la Food and Drug Administration pour commercialiser aux États-Unis l’exosquelette HAL (Hybrid Assistive Limb), offrant aux patients atteints de lésions de la moelle épinière une option novatrice pour apprendre à se tenir debout et à marcher à nouveau.

    Cyberdyne travaille sur cet équipement depuis près de dix ans. Le groupe japonais a créé une coentreprise avec la société américaine Brooks Rehabilitation pour développer la version médicale de son exosquelette dans toutes les régions des États-Unis.

    Un appareil contrôlé par le cerveau du patient

    En attendant leur commercialisation à échelle nationale, les exosquelettes sont actuellement testés aux États-Unis au sein du nouveau Brooks Cybernic Treatment Center à Jacksonville, en Floride.

    La technologie peut être utilisée pour aider les personnes ayant des lésions ou des problèmes de la moelle épinière à apprendre à marcher. L’appareil robotique enveloppe la ligne médiane du corps et les jambes et est contrôlé par le cerveau du patient.

    Le robot est capable de capter les signaux bio-électriques, soit les courants électriques qui sont libérés par les systèmes cellulaires, les tissus et les organes. Il dispose de capteurs attachés aux jambes qui détectent les signaux que l’utilisateur transmet depuis son cerveau à ses muscles, déclenchant ainsi le système pour marcher.

    Des jambes robotiques temporaires

    Cyberdyne précise que l’exosquelette HAL n’est pas destiné à être porté en permanence mais plutôt à être utilisé comme des jambes temporaires afin d’aider les patients pendant leur rééducation. « Le but est en fait de se débarrasser du robot, a déclaré le Dr. Geneva Tonuzi, directrice médicale du Brooks Cybernic Treatment Center (source : Techtimes.com). (…) Après un certain temps, [le patient revient] à une thérapie classique. »

    Le prix final encore en discussion

    Les exosquelettes développés par Cyberdyne sont coûteux. Les principaux clients de l’entreprise ne seront donc pas directement les patients mais les centres de rééducation. La société japonaise n’a cependant pas encore fixé le prix de son produit sur le marché américain.

    HAL ne sera pas couvert par l’assurance maladie

    « Comme pour toute nouvelle technologie qui vient d’entrer sur le marché, il est peu probable que HAL soit couvert par une assurance, a déclaré un représentant de Brooks Rehabilitation. Nous travaillons à déterminer le prix final et nous en discuterons avec chaque participant au programme. »

  • Israel-Singapore partnership: $5 kits to detect dengue fever and strokes

    An Israeli-Singaporean partnership was announced in early March 2018 to develop $5 (€4) devices for dengue and stroke symptoms diagnosis.

    Developed jointly by BGN Technologies, the technology arm of Ben-Gurion University (BGU) of the Negev (Israel), and the Singaporean health tech start-up Biosensorix, the kit #1 analyzes chemicals in the blood to diagnose diseases within minutes.

    A biosensor to detect disease in minutes

    BGN Technologies and Biosensorix have developed a biosensor that can detect the composition of chemicals in the blood to diagnose diseases within minutes, avoiding the need to send blood and tissues samples to a laboratory.

    The kit #1 aims to diagnose dengue fever, a disease caused by a virus transmitted by mosquitoes most commonly found in Southeast Asia and South America. With a quick diagnosis, medical staff can start treating patients without having to wait for lab results, Biosensorix says.

    Medical staff can also determine the severity of the disease

    Immunosensors or biosensors are medical devices that measure the levels of chemicals in the bloodstream by detecting the electrical currents created by interactions between enzymes. Based on the presence and quantity of specific chemicals, healthcare professionals are able to determine the existence and severity of a disease.

    Saving time and money

    Several kits are available on the market to diagnose diseases at home or in clinics, but this new kit is a breakthrough in the sector because it allows to quickly measure the level of a biomarker very cheaply, said Luka Fajs, CEO of Biosensorix (source: Timesofisrael.com).

    Currently in advanced prototype stage, the kit has two components: a USB stick-like blood-testing strip and a second device that looks like an iPhone, into which they insert the « USB stick » with the blood sample to analyze its chemical composition.

    « Most people with dengue fever can be released to home care, yet are kept at the hospital until results come in, » said Robert Marks, at the Avram and Stella Goldstein-Goren Department of Biotechnology Engineering at BGU and co-founder of Biosensorix. « With the new diagnostic kit, the physician can release the patient within half an hour, saving time and money. »

    A second kit to detect stroke

    A second kit is currently under development. It can provide information to help prevent stroke and detect the possibility of a secondary stroke, which often occurs after the patient is released from the hospital, Mr Marks added.

    The diagnosis of a stroke is currently based on clinical assessments and imaging procedures such as MRIs.

    The device, which can be used at home, has two applications. It can help prevent the occurrence of stroke by monitoring the patient’s blood chemistry on a weekly basis and providing risk assessments quickly, within 15 minutes, while lab testing can take days or weeks.

    A second benefit is that in emergency situations, it provides health professionals with valuable and timely information that they can use to speed up the diagnostic process and determine the best course of action.

    A research program to encourage collaboration between Singapore and Israel

    The collaboration between the Israeli university and Biosensorix was born under the Singapore-Israel NRF CREATE program, which was founded in 2015 to fund research proposals based on cooperation between Israeli and Singaporean researchers.

    This multinational partnership has paved the way for Israeli researchers to develop medical technologies for diseases that are not native to the local market, like dengue fever. These developments can then be scaled to large markets such as Southeast Asia and South America, where the prevalence of the condition is much higher, Robert Marks said.

    The Singapore Government provided $1 million to fund the project

    Nearly $1 million (€809,000) in funding was provided by the Singapore Government for the project.

    Currently in the pre-series A financing stage, Biosensorix would like to introduce its devices to larger markets by 2020 after completing the initial manufacturing phase and receiving formal FDA approval, the company said.

  • Partenariat Israël-Singapour : des appareils à 5 USD pour détecter la dengue et les AVC

    Un partenariat israélo-singapourien a été annoncé au début du mois de mars 2018 dans l’optique de développer des appareils à 5 USD (4 €) pour détecter la dengue et les accidents vasculaires cérébraux.

    Développés conjointement par BGN Technologies, le pôle « technologie » de l’Université Ben Gourion (BGU) du Néguev (Israël), et la start-up singapourienne health tech Biosensorix, les deux kits analysent les éléments chimiques présents dans le sang pour diagnostiquer la maladie et les problèmes cardiovasculaires en quelques minutes.

    Un biocapteur pour détecter les problèmes de santé en quelques minutes

    BGN Technologies et Biosensorix vont développer un premier biocapteur capable de détecter la composition des éléments chimiques dans le sang afin de diagnostiquer certaines maladies en quelques minutes, évitant ainsi l’envoi d’échantillons sanguins et de tissus à un laboratoire.

    Le kit permet notamment de diagnostiquer la dengue, une maladie causée par un virus transmis par les moustiques et parmi les plus répandues en Asie du Sud-Est et en Amérique du Sud. Grâce à un diagnostic rapide, le personnel médical va pouvoir commencer à traiter les patients sans avoir besoin d’attendre les résultats des laboratoires, précise Biosensorix.

    Le personnel médical pourra aussi déterminer la gravité de la maladie

    Les immunocapteurs ou biocapteurs sont des dispositifs médicaux qui mesurent les niveaux de produits chimiques dans le sang en détectant les courants électriques créés en raison d’une interaction entre les enzymes. En se basant sur la présence et la quantité de produits chimiques spécifiques, le personnel médical peut ainsi déterminer l’existence et la gravité d’une maladie donnée.

    Un gain de temps et d’argent

    Plusieurs kits existent aujourd’hui sur le marché pour diagnostiquer des maladies à domicile ou en centre de soins mais le produit développé par Biosensorix et BGN Technologies représente une avancée dans le secteur car il permet de mesurer rapidement le niveau d’un biomarqueur, et ce, à petit prix, explique Luka Fajs, P.-D.G. de Biosensorix (source : Timesofisrael.com).

    Actuellement en phase avancée de prototypage, le kit est constitué de deux composants : une bandelette de test sanguin en forme de clé USB et un second dispositif qui ressemble à un iPhone, dans lequel les utilisateurs doivent insérer la « clé USB » avec l’échantillon de sang pour analyser sa composition chimique.

    « La plupart des personnes atteintes de dengue peuvent être soignées à domicile mais sont gardées à l’hôpital jusqu’à l’arrivée des résultats, commente Robert Marks, professeur au département de génie biotechnologique Avram et Stella Goldstein-Goren à l’Université Ben Gourion du Néguev et co-fondateur de Biosensorix. Avec le nouveau kit de diagnostic, le médecin peut libérer le patient en une demi-heure, ce qui économise du temps et de l’argent. »

    Un 2ème kit pour détecter les AVC

    Un deuxième kit est actuellement en développement. Il sera capable de fournir des informations pour aider à prévenir les accidents vasculaires cérébraux (AVC) et détecter la possibilité d’un accident vasculaire cérébral secondaire, qui survient souvent après la sortie du patient de l’hôpital, ajoute M. Marks.

    Le diagnostic d’un AVC repose actuellement sur des évaluations cliniques et des procédures d’imagerie comme les IRMs.

    L’appareil, qui peut être utilisé à la maison, comporte deux applications. Il peut aider à prévenir les accidents vasculaires cérébraux en surveillant la composition du sang du patient sur une base hebdomadaire et en fournissant une évaluation des risques dans les quinze minutes, alors que les résultats de tests effectués en laboratoire peuvent être obtenus des jours voire des semaines après l’examen.

    Un deuxième avantage tient au fait que dans les situations d’urgence, il fournit aux professionnels de la santé des informations précieuses et opportunes qu’ils peuvent utiliser non seulement pour accélérer le processus de diagnostic mais aussi pour déterminer la meilleure ligne de conduite à suivre.

    Un programme pour encourager les collaborations entre Singapour et Israël

    La collaboration entre l’université israélienne et Biosensorix est née dans le cadre du programme NRF CREATE Singapour-Israël, fondé en 2015 pour financer des propositions de recherche basées sur la coopération entre chercheurs israéliens et singapouriens.

    Ce partenariat multinational a ouvert la voie à des chercheurs israéliens pour développer des technologies médicales pour des maladies qui ne sont pas spécifiques au marché local, comme la dengue. Ces travaux peuvent ensuite être étendus à de grands marchés comme l’Asie du Sud-Est et l’Amérique du Sud, où la prévalence de la maladie est beaucoup plus élevée, a indiqué M. Marks.

    Le gouvernement de Singapour a versé 1 M. $ pour financer le projet

    Le gouvernement de Singapour a versé près d’1 million de dollars (809 000 €) pour financer le projet Biosensorix-BGN.

    Actuellement en phase de financement de pré-série A, Biosensorix prévoit d’introduire ses dispositifs sur les plus grands marchés du monde d’ici 2020 après avoir achevé la phase de fabrication initiale et reçu l’approbation de la FDA, a indiqué l’entreprise.

  • Covéa finance la recherche innovante dans le handicap, le cancer et les maladies neurodégénératives

    Covéa, le groupe d’assurance mutualiste, soutient des initiatives de recherche médicale à haute composante technologique qui visent l’amélioration de l’état de santé des personnes handicapées souffrant notamment de troubles de l’appareil locomoteur, comme en témoigne le soutien financier des 21 et 26 mars 2018 visant :
    • la chaire « BiomecAm Innovation et Handicap » portée par l’Institut de Biomécanique Humaine Georges Charpak (150 000 euros par an) ;
    • le Fonds de Dotation Clinatec, dédié à la promotion et au financement du Centre de recherche biomédicale Edmond J. Safra basé à Grenoble (1 million d’euros sur 3 ans).

    Les deux projets sont des projets de recherche transdisciplinaires qui visent à proposer des solutions innovantes aux patient atteints de troubles graves musculo-squelettiques, comme les personnes para ou tétraplégiques. Covéa espère profiter des applications développées dans ce cadre et les mettre à disposition du grand public pour des actions de prévention notamment.

    Troubles et modélisation musculo-squelettiques

    Le groupe mutualiste Covéa (MAAF, MMA et GMF) a renouvelé son soutien à la chaire BiomecAm Innovation et Handicap, aux côté de trois autres partenaires : la Société Générale, la fondation Yves Cotrel (Institut de France) et la société Proteor. Les quatre acteurs ont soutenu le fonds de 2,450 millions d’euros.

    Covéa est engagé comme mécène depuis 2012 et jusqu’en 2021 et ce à hauteur de 50 000 euros par marque (MAAF, MMA et GMF) et par an, soit un total sur 10 ans de 1,5 million d’euros.

    La Chaire BiomecAm de l’Institut de Biomécanique Humaine Georges Charpak Arts et Métiers ParisTech incarne un programme international d’enseignement et de recherche focalisé sur  la modélisation biomécanique personnalisée du système musculo-squelettique et vise à établir une référence mondiale pour la recherche pluridisciplinaire, tout en contribuant à former des ingénieurs, des cliniciens et des chercheurs ouverts sur les problématiques cliniques et industrielles. 

    Covéa soutient plus particulièrement deux axes de recherche :

    • l’analyse du mouvement via vidéo et la modélisation personnalisée pour la prévention des gestes à risques des jeunes pratiquant le rugby ;
    • la prévention des chutes chez les personnes à risque.

    Selon le directeur technique de Covéa, ce soutien pluriannuel serait une opportunité pour Covéa de proposer des applications mobiles grand public permettant aux entraîneurs sportifs et aux aidants des personnes âgées d’identifier les risques correspondants à chaque typologie de personne, de préconiser des conseils utiles et mettre en place des actions de prévention.

    Clinatec – 1 million d’euros pour la recherche en traitements de pathologies lourdes

    Clinatec, le centre de recherche qui travaille sur le développement d’un exosquelette piloté par la pensée est un centre de recherche particulièrement porté sur le transfert de technologie et vise l’accélération de la disponibilité de ses solutions pour les patients.

    Il réunit des cliniciens en recherche de technologies, des industriels qui ont besoin de faire des tests cliniques et des chercheurs dont le sujet concerne les axes de Clinatec, tous mutualisant leurs connaissance et savoir-faire pour les mettre au service de solutions thérapeutiques nouvelles.

    L’aide de Covéa, via sa mutuelle MAAF, sera étalée sur 3 ans et servira notamment à soutenir financièrement l’appel à projet que Clinatec lance chaque année.

    Cet engagement de Covéa traduit sa volonté de participer au traitement de pathologies lourdes et de contribuer à l’expérimentation de technologies les plus innovantes afin de proposer des solutions de prévention et d’accompagnement thérapeutiques innovants.