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  • Bio-impression : Poietis lève 5 M€ afin d’accélérer les développements de sa plateforme

    POIETIS, start-up girondine spécialisée dans la bio-impression, a bouclé un tour de table de 5 millions d’euros. L’opération a été annoncée par communiqué le 27 mars 2018.

    Le tour de financement a été réalisé par le biais d’une collecte de fonds de 1,1 million d’euros sur la plateforme de crowdfunding Wiseed, complétée par l’entrée au capital du fonds de co-investissement NACO (Nouvelle-Aquitaine Co-Investissement) et l’aide obtenue dans le cadre du Concours mondial d’innovation Phase 2, dont la société est lauréate dans la catégorie «médecine personnalisée».

    La somme collectée doit servir à financer les développements technologiques qui permettraient les premières implantations de tissus bio-imprimés chez un patient dès 2021.

  • L’Ecole Polytechnique et Google France ouvrent une chaire en intelligence artificielle

    L’Ecole Polytechnique et Google France ont annoncé jeudi 29 mars 2018 le lancement de la chaire internationale d’enseignement et de recherche en intelligence artificielle Artificial Intelligence and Visual Computing, à partir de septembre 2018.

    L’objectif : renforcer l’écosystème d’excellence en IA, en attirant les talents internationaux et en formant les chercheurs et innovateurs de demain.

    Cette nouvelle chaire sera portée par Marie-Paule Cani, professeur à l’École polytechnique, et financée par Google France afin de soutenir la formation d’une nouvelle génération de talents en intelligence artificielle en matière de formation, de recherche et de rayonnement international.

    Des actions de formation

    En formation, le nouveau programme de niveau master Artificial Intelligence and Advanced Visual Computing de l’École polytechnique, proposé en association avec Inria, l’ENSTA ParisTech et Télécom ParisTech bénéficiera du soutien de la chaire dès l’accueil de sa première promotion en septembre 2018.

    La chaire – la 25e de l’X – participera au programme de bourses qui est développé afin d’offrir l’accès à ce programme à tous les candidats prometteurs. Google France proposera également des places aux étudiants de l’X dans le cadre de ses programmes de stages de recherche.

    Enfin, des actions de sensibilisation (séminaire IA : éthique et droittables rondes, ateliers) seront menées pour permettre aux étudiants de se projeter dans les métiers et la recherche en intelligence artificielle.

    En lien avec la recherche

    Les projets de recherche en intelligence artificielle de l’École polytechnique seront également soutenus par la chaire à travers le financement d’un poste de jeune enseignant-chercheur à très fort potentiel qui se confrontera à de nouveaux défis posés par l’IA : il s’agira notamment de trouver comment combiner au mieux la modélisation des connaissances et du raisonnement avec les méthodes d’apprentissage pour obtenir des garanties sur le résultat, et utiliser la génération de certaines données visuelles pour éviter les biais.

    Un programme d’invitation de professeurs de renommée mondiale sera également financé par la chaire afin de soutenir ces activités de recherche et d’enrichir les enseignements proposés dans le cadre du programme de formation Artificial Intelligence and Advanced Visual Computing.

    Enfin, le mécénat de Google France permettra l’organisation de séminaire par l’X et Google autour de thématiques de l’intelligence artificielle, aussi bien sur des sujets scientifiques et techniques qu’éthiques et sociétaux.

  • Emmanuel Macron annonce un effort de 1,5 Md€ pour le développement de l’IA sur le quinquennat

    Les grandes annonces d’Emmanuel Macron, président de la République, concernant le secteur de la santé faites à l’occasion de son discours sur l’IA le 29 mars 2018 au Collège de France sont :
    • la constitution d’un hub de recherche au meilleur niveau mondial en IA en France, grâce à la mise en place d’un programme national, coordonné par l’INRIA, la création d’un programme de chaires individuelles afin d’attirer les meilleurs chercheurs mondiaux, et le doublement des capacités des formations en IA ;
    • la stratégie française de développement de l’IA doit s’appuyer sur une politique volontariste en matière de données avec notamment la création du Health Data Hub, structure partenariale entre producteurs et utilisateurs des données, qui pilotera l’enrichissement continu et la valorisation du système national des données de santé ;
    • l’ensemble du plan Intelligence Artificielle représentera sur le quinquennat un effort spécifique de près de 1,5Md€ de crédits publics dont près de 400M€ sous forme d’appels à projet et de défis d’innovation de rupture.

    En cette journée dédiée à la question de l’intelligence artificielle, le Président de la République s’est également rendu à l’Institut Curie, centre de lutte contre le cancer qui conjugue des activités de recherche et de soin en cancérologie. Il y a rencontré cinq starts-ups du secteur de la e-santé : Owkin, BioSerenity, Rythm, Therapixel et Cardiologs.

    « Grâce à l’IA, la médecine va devenir de plus en plus personnalisée »

    Lors de sa visite à l’institut Curie, centre spécialisé dans la lutte contre le cancer et pionnier dans l’utilisation de l’IA et dans la numérisation des dossiers médicaux, le Président était accompagné d’Agnès Buzyn, ministre de la Santé et de Frédérique Vidal, ministre de l’enseignement supérieur.

    « Avec L’IA, on est à l’aube d’une révolution dans la médecine, qui va devenir de plus en plus personnalisée », a souligné Alain Livartowski, pneumologue. Mais « il est nécessaire que l’innovation soit au service du patient », a-t-il précisé, en présentant MyCurie, l’application qui est l’ interface entre le patient et l’hôpital.

    L’appli MyCurie, qui permet aujourd’hui de prendre des rendez-vous ou de rédiger de comptes-rendus médicaux, permettra demain d’assurer un suivi des patients dans leur vie quotidienne afin d’individualiser les diagnostics et les traitements sur la base des découvertes permises par l’IA, tout en réduisant les contraintes (moins de visite à l’hôpital) et en améliorant l’acceptabilité des traitements.

    Emmanuel Macron a ensuite rencontré les représentants de Bioserenity, qui produit des vêtements connectés dédiés à l’analyse de l’épilepsie, Rythm, start-up spécialisée dans la neurotechnologie  ayant conçu un bandeau connecté suivant et analysant les ondes cérébrales en temps réel pendant le sommeil, Therapixel, qui développe des algorithmes d’intelligence artificielle capables d’augmenter le taux de détection de cancers à partir de mammographies de dépistage, Cardiologs, qui développe un outil de diagnostic médical automatique pour interpréter les électrocardiogrammes et Owkin, spécialiste d’IA qui collabore avec l’Institut Curie pour améliorer le diagnostic et le traitement de cancer.

    Une série d’annonces au Collège de France

    Un hub de recherche et une simplification des démarches de création de start-ups pour les chercheurs

    Lors de son discours, le Président a insisté sur la compétition mondiale exacerbée autour de l’intelligence artificielle et sur l’ambition française de se situer au meilleur niveau de maîtrise d’une technologie de rupture essentielle pour la compétitivité de nos entreprises. « En la matière, l’excellence de l’école française en mathématiques et en informatique représente un atout majeur, comme en témoignent les nombreux Français occupant des postes à responsabilité dans les plus grandes entreprises mondiales en IA (Facebook, Samsung, Deepmind, etc.) », a-t-il rappelé, en exprimant la volonté de la France de constituer un hub de recherche au meilleur niveau mondial en IA grâce à la mise en place d’un programme national, coordonné par l’INRIA, et incarné par la mise en place d’un réseau emblématique d’instituts dédiés – 4 ou 5 localisations en France -, la création d’un programme de chaires individuelles afin d’attirer les meilleurs chercheurs mondiaux ou encore le doublement des capacités des formations en IA.

    Cet investissement s’accompagnera d’une mise à niveau des capacités de calcul destinées à la recherche. Afin de garantir la fertilisation croisée entre public et privé et que de cette excellence de la recherche naissent de futurs champions industriels, le Président a annoncé des mesures destinées à augmenter la porosité des parcours entre recherche publique et monde industriel : simplification des démarches de création de start-ups pour les chercheurs, accélération des procédures en confiant le soin aux universitaires et organismes de contrôler la conformité aux règles du projet du scientifique et d’en appeler à la commission de déontologie uniquement lorsque cela est vraiment nécessaire, et relèvement de 20 à 50% du temps que peut consacrer un chercheur à une entité privée.

    Des débats autour de l’accès aux données

    La stratégie française de développement de l’IA s’appuiera sur une politique volontariste en matière de données :

    • extension du service public de la donnée, avec un nombre accru de bases sur lesquelles les diffuseurs publics s’engagent sur un haut niveau de performance et de disponibilité (au nombre de 9 aujourd’hui) ;
    • mise en place d’un appel à manifestation d’intérêt pour la création de plateformes de partage de données entre acteurs, par secteur ou cross-secteur ;
    • ouverture pro-active mais maîtrisée de certaines données agrégées sur fonds publics : données des projets de recherche financés sur fonds publics, dans le cadre d’un plan « open science » ou encore données des opérateurs de transport à des fins de recherche et d’intérêt général.

    De façon plus générale, le Président a évoqué l’ouverture d’un débat à l’échelle européenne sur l’accès aux données privées (notamment celles des très grands acteurs) et leur exploitation à des fins d’intérêt général. Le Président a insisté sur le domaine de la santé « l’un des secteurs où la France possède un »avantage comparatif significatif, eu égard à la taille critique de ses bases de données ». La base de données de l’assurance-maladie ou encore celle des hôpitaux comptent en effet parmi les plus larges du monde.

    Le Président a annoncé la création du Health Data Hub pour y inclure à terme l’ensemble des données remboursées par l’assurance-maladie, les données cliniques des hôpitaux, des données de la médecine de ville et des données scientifiques issues de cohortes ; l’Institut National des Données de Santé continuera d’être le garant du respect des règles d’accès aux données de santé.

    Un effort spécifique de 1,5Md€

    L’Intelligence Artificielle sera le premier champ d’application du Fonds pour l’innovation et l’industrie de 10Md€ mis en place en début d’année. Sur les revenus de ce fonds, co-piloté par le Ministre de l’Économie et des Finances et la Ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, une enveloppe de 100M€ sera isolée dès cette année pour contribuer à l’amorçage et la croissance des start-ups en IA françaises.

    Plus globalement, il consacrera via Bpifrance 70M€ par an à l’émergence de start-ups dites deep technology dans notre pays.

    Des enjeux éthiques d’importance

    Le Président a insisté, enfin, sur les enjeux sociaux, éthiques et démocratiques de l’IA. À ce titre, il a rappelé l’origine très humaine de l’intelligence artificielle et la nécessité de la programmer selon les valeurs que nous souhaitons promouvoir : un impératif de transparence, de loyauté et de légalité des algorithmes. Il a évoqué le lancement d’une réflexion au niveau mondial sur leur contrôle et leur certification

  • « AI for Humanity » : Rendre le secteur de recherche dynamique grâce à l’intelligence artificielle

    Le sommet « AI for Humanity : l’intelligence artificielle au service de l’humain » organisé au Collège de France le 29 mars 2018 a proposé plusieurs conférences sur le thème de l’IA, animées par un panel d’experts internationaux. Health & Tech Intelligence y a assisté et en restitue ici les temps forts en deux compte-rendus.

    En septembre 2017, le Premier ministre Edouard Philippe confiait au député Cédric Villani une mission de réflexion visant à proposer une stratégie française pour l’intelligence artificielle. La journée du 29 mars 2018 marque l’achèvement de cette phase initiale de diagnostic et de propositions.

    Bruno Le Maire, Ministre de l’Economie et des Finances, Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Mounir Mahjoubi, secrétaire d’Etat chargé du Numérique, et Cédric Villani, député et auteur du rapport sur l’Intelligence artificielle, ont participé à la conférence « AI for Humanity »

    Celle-ci visait à « éclairer le débat public naissant sur l’intelligence artificielle par le point de vue des meilleurs spécialistes mondiaux ». La conférence a présenté le paysage et les principaux enjeux de l’IA, ses frontières technologiques, ses impacts économiques, les enjeux liés à la protection des données et à la contrôlabilité des algorithmes. La matinée s’est organisée en quatre temps:

    • une première séquence « Recherche et formation » composée de trois présentations intitulées « Comprendre l’intelligence humaine » (Justine Cassel et Laurence Devillers), « Limites et possibilités des réseaux de neurones » (Stéphane Mallat et Stuart Russel), « Attractivité de la recherche publique » (Yann Le Cun et Frédérique Vidal).
    • une deuxième séquence « Impacts sociétaux », structurée en quatre interventions intitulées « Une IA peut-elle entrer à l’Université? » (Noriko Araï), « Biais de données, défauts algorithmiques et impacts démocratiques » (Cathy O’Neil), « Santé intelligente » (Ran Balicer), « La donnée, le citoyen et l’IA » (Latanya Sweeney et Mounir Mahjoubi).
    • une dernière séquence sur le thème de la « Politique économique« , composée de trois sessions intitulée « Voir, entendre et comprendre » (Fei Fei Li, Grégory Renard et Marie-Paule Cani), « La compétition mondiale en IA » (Sam Altman et Antoine Petit), « Faire émerger des champions de l’IA » (Demi Hassabis et Bruno Le Maire).

    Assurer la maîtrise de l’IA par les français : l’Etat veut former les citoyens aux enjeux de l’IA 

    Mounir Mahjoubi, Secrétaire d’Etat au numérique et Cédric Villani ont ouvert le sommet en insistant sur les efforts de pédagogie que doit déployer le gouvernement pour former les citoyens à l’usage de l’IA. D’après M. Mahjoubi,

    • la France doit devenir une référence mondiale en matière d’intelligence artificielle ;
    • il importe d’évaluer les effets et potentialités de l’IA sur l’ « humain », les modes de travail, etc. 
    • l’Etat doit susciter une discussion publique pour démystifier l’IA et former les citoyens à ses enjeux. Il s’agit d’assurer « la compréhension de tous les Français » ; ce travail d’explication est indispensable pour désamorcer les éventuelles réticences liées à l’IA.
    • les réflexions engagées par le gouvernement sur l’IA doivent mobiliser la société dans son ensemble, à commencer par les citoyens mais aussi les opérateurs de l’Etat, la recherche publique et privée et le monde de l’industrie.
    • Les entreprises sont appelées à jouer un rôle essentiel en matière de recherche et diffusion de l’IA.

    Comme le rappellent C. Villani et M. Mahjoubi, la réflexion engagée par le gouvernement sur l’IA concerne l’Union européenne au même titre que la France. Il s’agit d’impulser une stratégie communautaire à l’échelle de l’Union de nature à en faire un acteur de premier plan en IA. 

    Séquence 1 : Recherche et formation

    La première séquence du sommet international comportait trois interventions, sur « l’intelligence humaine », les « limites et possibilités des réseaux de neurones » et l’attractivité de la recherche publique ». Health & Tech Intelligence vous propose la synthèse de la dernière table ronde sur l’attractivité de la recherche en France.

    Comment renforcer l’ »Attractivité de la recherche publique » en France ?

    • Pourquoi l’entreprise Facebook a-t-elle choisi d’établir son centre d’IA en France ?

    Directeur scientifique du pôle Intelligence artificielle de Facebook, Yann le Cun se montre optimiste quant aux potentialités de la France en matière d’IA. Facebook a choisi d’établir son centre d’intelligence artificielle en France, car le pays dispose de nombreux talents en ce domaine et bénéficie d’un écosystème économique « diversifié et dynamique ». Il salue également le recours croissant au dispositif CIFRE, qui permet aux doctorants de travailler en entreprise en parallèle de leur doctorat. Ce dispositif fait des émules aux Etats-Unis, qui envisagent de l’utiliser pour les doctorants scientifiques.

    • Pourquoi est-il important d’attirer les entreprises étrangères en France ?

    Frédérique Vidal, Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, rappelle que moins de 1% des entreprises présentes en France sont étrangères, mais qu’elles représentent 22% des investissements. Accueillir les entreprises étrangères nécessite de reconsidérer la manière dont on perçoit les acteurs, dont « la France a beaucoup à apprendre ». Par ailleurs, Mme Vidal rappelle le rôle « essentiel » que les docteurs sont amenés à jouer dans le secteur privé et que l’attractivité de l’IA tient au fait qu’en ce domaine, les délais de transfert entre la recherche fondamentale et les applications industrielles sont relativement courts donc intéressants pour de nombreux chercheurs.

    • Pourquoi faut-il une recherche publique alors que la recherche privée est très active dans le domaine de l’intelligence artificielle ?

    Pour la Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, la recherche académique est incontournable à plusieurs titres : la recherche publique doit être dynamique pour penser les « bons programmes », adaptés aux enjeux et besoins de notre époque ; elle est nécessaire car l’enseignement supérieur repose sur la formation de la recherche par la recherche : en l’absence d’enseignants spécialistes de l’IA à l’université, les prochaines générations de chercheurs ne pourront être formées à cette discipline.

    Yann Le  Cun rappelle quant à lui qu’il existe peu de grandes entreprises spécialisées en IA (une fois Google, IBM, Facebook écartées) et que les idées innovantes doivent être impulsées par la recherche publique. Il en appelle à la mise en place d’une recherche ouverte entre secteur privé et monde académique qui, outre-atlantique, s’avère particulièrement « efficace » (citant l’exemple de l’université de Montréal). Certaines questions fondamentales demeurent irrésolues, justifiant ainsi pleinement la poursuite de la recherche publique et le soutien qui peut lui être apporter.

    A la ministre de conclure qu’il importe de créer un cercle vertueux entre recherche fondamentale et monde industriel : des questions de recherche peuvent être suscitée par des technologies mises au point par l’industrie et inversement, les solutions élaborées par la recherche peuvent être transférées à l’industrie pour investir un terrain d’application concret.

    • Comment renforcer l’attractivité de notre écosystème ?

    Pour renforcer l’attractivité de la recherche publique en France, la Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche propose de cesser d’opposer les carrières scientifiques entre mondes public et privé et de favoriser le passage d’un univers à l’autre. Plusieurs dispositifs sont à l’étude entre les ministères de la recherche et de l’économie pour atteindre cet objectif. Le gouvernement travaille activement sur la question de la valorisation des missions d’expertise scientifique.

    Pour Yann le Cun, issu de l’université publique puis passé dans le privé, les rémunérations des chercheurs français ne sont pas suffisamment incitatives et qu’il est indispensable de les augmenter. Les chercheurs doivent poursuivre leur activité au sein du monde public pour « ne pas tuer la génération suivante de chercheurs et préserver les capacités de formation de l’université française », l’envie de connaître et le désir de transmettre ces connaissances. Aux Etats-Unis, les frontières entre les deux univers sont bien plus poreuses : certains professeurs enseignent un semestre au sein de l’université puis travaillent activement auprès d’un laboratoire privé la moitié de l’année restante. Par ailleurs, si en France, il est fréquent pour les chercheurs d’endosser progressivement des habits de managers au cours de leurs carrières, Yann le Cun explique que la poursuite d’une activité de recherche est nettement plus valorisée aux USA. Il conviendrait d’offrir cette opportunité aux chercheurs français et de ne pas dévaloriser la recherche pure sur le long terme. 

    • Comment rendre possible le partage des données entre chercheurs et acteurs publics / privés de la recherche ?

    Yann le Cun rappelle que Facebook fournit des données dans le cadre de common objective contests (données publiques, non issues des comptes de ses utilisateurs). Dans le domaine de la santé plus spécifiquement, les chercheurs « ont insuffisamment accès aux données », une situation qu’il faudrait faire évoluer, selon le directeur scientifique de Facebook.  

  • Mise en place du téléservice pour désigner le délégué à la protection des données auprès de la CNIL

    A partir du mercredi 28 mars 2018, un téléservice disponible sur le site institutionnel cnil.fr permet aux entreprises, organismes publics et associations de désigner auprès de la CNIL un délégué à la protection des données (DPO), nouvel acteur introduit par le Règlement européen sur la protection des données personnelles.

    Les désignations des DPO sont possibles mais seront effectives à compter du 25 mai

    A partir du mercredi 28 mars 2018, la désignation d’un délégué à la protection des données (DPO) est possible sur le nouveau téléservice mis en place par la CNIL.

    Les désignations ne seront effectives qu’à partir du 25 mai 2018, date d’entrée en vigueur du règlement général sur la protection des données (RGPD) dans l’Union européenne. Cette désignation n’en demeure pas moins une étape importante dans la procédure de mise en conformité imposée par le Règlement, dont les modalités d’application et enjeux ont été explicités à plusieurs reprises par la CNIL et l’ASIP Santé.

    Le délégué à la protection des données est tenu, au sein de l’organisme qui l’a désigné, de piloter la mise en conformité aux textes encadrant la protection des données personnelles (RGPD) et la loi Informatique et Libertés. Un délégué peut être soit une personne physique soit une entreprise proposant des services de DPO externalisé et peut être mutualisé entre plusieurs établissements de santé.

    Dans quels cas la désignation du délégué est-elle obligatoire ?

    Sa désignation s’impose dans les cas suivants, précise la CNIL :

    • « Les autorités ou les organismes publics ;
    • les organismes dont les activités de base leur imposent de réaliser un suivi régulier et systématique des personnes à grande échelle ;
    • les organismes dont les activités de base les amènent à traiter à grande échelle des données dites « sensibles » ou relatives à des condamnations pénales et infractions ».

    La CNIL rappelle qu’ « en dehors de ces cas de désignation obligatoire, désigner un DPO est encouragé » car elle « permet de confier à un expert l’identification et la coordination des actions à mener en matière de protection des données personnelles ».

    Comment garantir l’effectivité des missions du délégué ?

    Aux termes du RGPD, le délégué est tenu de « disposer de qualités professionnelles et de connaissances spécifiques » et de « bénéficier de moyens matériels et organisationnels, des ressources lui permettant d’exercer ses missions (entretien de ses connaissances spécialisées) ».

    Son rôle de conseil et de sensibilisation aux enjeux et obligations du RGPD (notamment en matière d’analyse d’impact », est renforcé, rappelle la CNIL sur son site internet.

    La CNIL a publié deux fiches expliquant comment « devenir DPO » et « désigner un DPO ».

  • 10 propositions pour réformer le système de protection sociale grâce au numérique (Inst. Montaigne)

    Moderniser le fonctionnement du système de protection sociale français afin de mieux servir, protéger, communiquer et gérer la relation du citoyen avec son système de protection sociale et ce grâce au numérique est la recommandation du rapport de l’Institut Montaigne intitulé « Protection sociale : une mise à jour vitale » mis en ligne le 28 mars 2018.

    Dix propositions ont été formulée afin de comprendre comment le numérique peut être utilisé comme un levier d’amélioration de l’efficacité du système de protection en termes de principes de la protection sociale, de l’amélioration du service délivré au citoyen et de la gestion et l’organisation du système de protection sociale, et ce dans l’ensemble des secteurs de protection sociale : maternité et famille, emploi, santé, vieillesse et survie, exclusion et pauvreté.

    Le citoyen et son expérience d’utilisateur sont au cœur des propositions. Le manque d’information et de clarté dans le démarches à effectuer ou l’absence de coordination entre les différentes administrations due à la coexistence de systèmes d’information trop complexes peut être résolu grâce aux outils numériques.

    Le rapport complet est disponible ci-contre.

    Dix propositions pour réussir la transformation numérique du système de protection sociale

    Selon le rapport, les nouvelles technologies constituent un moyen de renforcer les principes directeurs du système de protection sociale français et peuvent contribuer à en améliorer le fonctionnement.

    Pour exploiter de façon optimale cet outil, le groupe de travail formé a formulé des préconisations selon trois axes.

    Les principes de la protection sociale

    • Proposition n°1 : faire du numérique un levier pour renforcer la lisibilité et les valeurs du système de protection sociale français ;
    • Proposition n°2 : démarche politique incitative, et non plus restrictive, concernant le traitement de données doit être mise en place afin d’étendre le principe de solidarité au partage de données pseudonymisées (à la différence des données nominatives) de protection sociale qui sont une ressource vitale pour la transformation de l’État-providence et son bon fonctionnement. Les opérateurs privés et citoyens doivent pouvoir accéder aux données non-nominatives utiles et les exploiter plus facilement dans le cadre de recherches ou développement de solutions contribuant à l’efficacité et à l’équité du système de protection sociale ;
    • Proposition n°3 : opérer un changement de paradigme en accélérant la transition d’un modèle de protection sociale fondé sur le principe de réparation à un modèle tourné vers la prévention, en s’aidant des technologies numériques ;

    L’amélioration du service délivré au citoyen

    • Proposition n°4 : faire de l’amélioration de l’expérience utilisateur un prérequis pour toute transformation du système de protection sociale, ce qui implique de faciliter l’accès à l’information et à la responsabilisation, en offrant à l’assuré une vision transversale de ses interactions avec le système de protection sociale.  
    • Proposition n°5 : s’appuyer sur les technologies numériques pour faciliter le calcul et le versement de l’ensemble des prestations sociales, ce qui constitue également une façon de mettre fin aux inégalités et asymétries d’informations qui peuvent subsister entre citoyens.  Ici, on peut envisager une fusion de l’ensemble des prestations au sein d’une allocation unique de sécurité sociale, rendu possible grâce aux technologies numériques qui permettent de gérer des systèmes d’information plus complexes ;

    La gestion et l’organisation du système de protection sociale

    • Proposition n°6 : élaborer un grand plan national numérique pour la responsabilisation des acteurs, visant à lutter contre la fraude et les abus aux prestations sociales ;
    • Proposition n°7 : dans une optique de fluidité de l’économie et d’équité de traitement, prendre en compte les modifications du marché du travail induites par la révolution numérique en encourageant une harmonisation progressive des statuts des travailleurs vers un statut unique de l’actif ;
    • Proposition n°8 : impulser un nouveau type de gestion publique en nommant un « directeur de la transformation numérique » (« Chief Digital Officer ») dédié à la protection sociale, disposant des moyens nécessaires pour construire un système doté d’une architecture numérique simple, souple et adaptée aux nombreuses évolutions technologiques à l’œuvre ;
    • Proposition n°9 : décloisonner le public et le privé, notamment en matière de santé, en encourageant les collaborations entre les deux secteurs par la mise en place de conventions, de soutiens financiers, techniques ou d’apport de données
    • Proposition n°10 : en matière d’accès aux données de protection sociale et des usages, il est proposé de retenir les principes directeurs suivants sont préconisés :
      • écarter l’accès aux données si cela doit aboutir à une individualisation de la tarification en fonction de l’appréciation des risques contraire au principe de solidarité ;
      • l’encourager s’il permet l’individualisation de la gestion du risque dans le cadre d’un financement solidaire efficace et redistributif et s’il améliore l’expérience utilisateur ;
      • le contrôler a posteriori, de façon très punitive et réactive, afin d’assurer la confiance des citoyens dans le dispositif d’accès aux données, et de réduire le risque d’abus à un niveau minimum.

    Un groupe de travail éclectique

    Le groupe de travail à l’origine du rapport est co-présidé par Jean-Charles Samuelian, président-directeur général et cofondateur d’Alan, et par Guillaume Sarkozy, président de la Fondation Malakoff-Médéric Handicap, et composé des membres suivants :

    • Paul Duan, fondateur et président, Bayes Impact ;
    • François Ewald, professeur honoraire, Conservatoire national des arts et métiers (CNAM), délégué général, Comité Médicis ;
    • Nadia Frontigny, vice-présidente Silver Economy, Orange Healthcare ;
    • Emmanuelle Garault, directeur des affaires publiques, Roche France ;
    • Anne-Sophie Grouchka, director government relations, Allianz ;
    • Vincent Harel, directeur général, Mercer ;
    • Fabrice Heyriès, directeur général adjoint, Groupama ;
    • Franck Le Ouay, co-fondateur et président-directeur général, Honestica ;
    • Claude Le Pen, professeur, Université Paris-Dauphine ;
    • Thomas London, partner, McKinsey & Company ;
    • Jean Mounet, administrateur, Sopra Steria ;
    • Alix Pradère, associée fondatrice, Opusline ;
    • Lucie Taleyson, directrice technique et marketing collectives, AXA France ;
    • Julien Vignoli, directeur général délégué, Gras Savoye.

  • Urology: AI to detect prostate cancer as accurately as human doctor in China

    Scientists in China have recently developed a learning artificial intelligence (AI) system that they say can identify cancer prostate cells as accurately as an experienced pathologist.

    A team from Nanjing Drum Tower Hospital, the Affiliated Hospital of Nanjing University Medical School (East China), is behind this innovation. They shared their findings at the European Association of Urology congress which was held in Copenhagen on March 16, 2018. They say that their software can not only diagnose cancer but also accurately classify its level of malignancy.

    An accurate diagnosis in 99.38% of cases

    The research involved samples from 283 patients. It ran these through the analysis system, with the software gradually learning and improving diagnosis.

    Results showed an accurate diagnosis in 99.38% of cases, which is as accurate as a human doctor, the researchers say.

    The purpose is not to « replace a human pathologist »

    Research leader Prof. Hongqian Guo said the system « was programmed to learn and gradually improve how it interpreted the samples » (source: digitalhealth.net). However, it « is not going to replace a human pathologist, » he noted.

    “We still need an experienced pathologist to take responsibility for the final diagnosis. What it will do is help pathologists make better, faster diagnosis, as well as eliminating the day-to-day variation in judgment which can creep into human evaluations.”

    An AI system able to evaluate the degree of malignancy of the tumor

    Prof. Guo added that this new AI-based technology would be able to accurately classify the degree of malignancy of prostate cancer. « Until now, automated systems have had limited clinical value, but we believe this is the first automated work to offer an accurate reporting and diagnosis of prostate cancer. (…) In the short-term, this can offer a faster throughput, plus a greater consistency in cancer diagnosis from pathologist to pathologist, hospital to hospital, country to country. »

  • 77 % des Français perçoivent « avec espoir » le recours aux outils numériques en santé (Etude Odoxa)

    Si le système de santé fait toujours la fierté des Français, tous les indicateurs d’image et de satisfaction sont en très nette dégradation : tel est l’un des enseignements du Baromètre 360 sur les « nouveaux usages en santé » d’Odoxa, réalisé en partenariat avec l’Agence des Systèmes d’information partagés de Santé (ASIP Santé), Orange, MNH Group, la chaire Santé de Sciences Po, Le Figaro santé et France inter, dévoilé lundi 26 mars 2018.

    Le numérique, le digital, les outils et services liés aux NTIC apparaissent, selon le sondage, comme un levier puissant de la satisfaction, un moyen de « remonter la pente ».

    Le sondage du Baromètre 360 a été mené en mars 2018 par Internet auprès d’un échantillon de 1002 Français, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, de 322 médecins et 176 directeurs d’hôpitaux.

    Le numérique, une opportunité pour la qualité des soins

    Tous les échantillons interrogés par l’étude estiment, à une grande majorité, que le développement du numérique améliorera l’observance des traitements et des prescriptions (78% des Français et 86% des directeurs d’hôpitaux), la coopération et les relations entre professionnels soignants (77% et 85%), la qualité de soins (75% et 84%), et l’implication des patients dans l’élaboration et le suivi de leur traitement (74% et 87%).

    84 % des médecins et 87 % des directeurs d’hôpitaux interrogés sont même convaincus que le numérique est « une opportunité pour la qualité des soins », mais que les pratiques restent « extrêmement limitées » en matière de recours aux services digitaux et aux outils de la santé connectée.

    Pour 76% des médecins, les nouvelles technologies permettront de « prendre des décisions thérapeutiques plus sereines et plus éclairées », et pour 66%, elles permettront de renforcer leurs compétences et qualifications.

    Pour 84% des médecins et 87% des directeurs d’hôpitaux, les objets et services numériques sont aussi un moyen d’améliorer la prévention.

    La majorité des Français interrogés perçoivent « avec espoir » le recours aux outils numériques comme les objets connectés pour le suivi post-hospitalisation (77%) ou l’utilisation de la télé-expertise pour solliciter l’avis d’un spécialiste (68%).

    Pourtant, à l’heure actuelle, quand on demande aux patients le type d’outils innovants qu’ils ont repéré dans l’hôpital qu’ils fréquentent et aux directeurs d’hôpitaux, les résultats sont proches : un quart des établissements permettent la prise de rendez-vous par Internet, un quart disposent de bornes interactives d’information, 20 % transmettent des questionnaires patients en ligne avant et après hospitalisation. 

    « Une note d’optimisme tout de même, si les niveaux d’usages et d’équipements actuels des professionnels de santé et des établissements de santé sont encore limités, un frémissement est déjà perceptible dans les radars de l’ASIP Santé », précise Stéphane Seiller, directeur de l’ASIP Santé, présent lors de cette restitution. L’agence a ainsi relevé en deux ans, une multiplication par 5 des médecins libéraux et par 6,5 des établissements de santé utilisant les messageries sécurisées « MSSanté » pour communiquer sur les données des patients. 

    Les objets connectés recommandés par les soignants pour 14 % des patients

    14% des Français disent que leur médecin leur a déjà recommandé l’usage d’un objet connecté médical ou grand public (pèse-personne numérique, tensiomètre…), alors que 80% d’entre eux seraient prêt à l’accepter. De leur côté, 50% des médecins disent faire ces recommandations.

    « Peut-être est-ce parce qu’ils sous-estiment la capacité de leurs patients à les utiliser, suggère Gaël Sliman, président d’Odoxa. En effet si 80 % des Français disent vouloir ainsi accéder aux objets connectés mais seuls 10 % des médecins pensent que 75 % des patients accepteraient d’être équipé de ce type d’outil. 

    Une majorité de Français (61%) souhaiterait que les médecins puissent accéder avec leur smartphone à leur dossier médical, et 43% voudraient qu’ils puissent le modifier par ce biais. Or, en terme de pratique, cela  ne concerne que 17% des médecins. Ceux-ci sont 41% à affirmer recevoir sur leur téléphone des informations de leurs confrères sur leurs patients, 27% envoient eux-mêmes des informations à leurs patients par ce biais, et 20% reçoivent des alertes sur leur patientèle.

    Numérique et établissements de santé

    Seuls 28% des directeurs d’hôpitaux interrogés déclarent disposer de la prise de rendez-vous en ligne dans leur établissement, 21% pratiquent la pré-admission en ligne, 17% ont des bornes d’accueil interactives et 18% permettent aux patients de disposer de leurs données de santé via leur dossier médical partagé (DMP).

    Partage des données de santé

    71 % des Français seraient favorables à ce que leurs données de santé soient partagées entre professionnels de santé pour pouvoir discuter de leurs traitements après les avoir étudier. « Les Français sont ils ignorants des problèmes liés au piratage, s’interroge Gaël Sliman. Non, ils savent qu’il existe des risques importants liés à l’utilisation de leur données de santé et d’ailleurs leur confiance baisse. Ils étaient à 69 % à avoir confiance en novembre 2017, 59 % en janvier 2018 et à 52% ce jour ».

    « Ce partage des données est quelque chose d’extrêmement encourageant car cela signifie que nos concitoyens ont confiance dans nos systèmes de sécurité et de protection des données personnelles, se réjouit Stéphane Seiller. Plus les usages dématérialisés vont se développer, plus il va falloir être vigilant. Il y a dans ce dans ce pays une culture de protection des données de santé personnelles de santé qui doit rester un axe important et permanent de vigilance ». 

    Enfin, Odoxa a interrogé les Français sur un dernier point : seraient-ils prêts à ce que l’on utilise leurs données pour que la Sécurité Sociale puisse réduire le remboursement des soins des personnes qui ne suivraient pas leur traitement ? 53 % restent favorables à ce partage. Pour une utilisation par les assurances privées en revanche, seul un quart des Français est d’accord. 

    Retrouvez l’intégralité du baromètre sur ce lien.

  • Urologie : une IA capable de détecter le cancer de la prostate aussi rapidement qu’un médecin (Chine)

    Des scientifiques chinois ont récemment mis au point un système d’intelligence artificielle centré sur l’apprentissage automatique qui, selon eux, permet d’identifier les cellules de prostate cancéreuses avec autant de précision qu’un pathologiste expérimenté.

    Derrière cette innovation : une équipe du Nanjing Drum Tower Hospital, l’hôpital affilié de l’école de médecine de l’Université de Nanjing (est de la Chine). Elle a partagé ses conclusions lors du congrès de l’Association européenne d’urologie qui s’est tenu à Copenhague le 16 mars 2018. Les experts affirment que leur logiciel peut non seulement détecter un cancer mais aussi classer avec précision son niveau de malignité.

    Un diagnostic précis dans 99,38 % des cas

    283 échantillons de patients ont été observés dans le cadre du programme test. Toutes les données ont été introduites dans le système d’analyse élaboré par l’équipe du Nanjing Drum Tower Hospital, le logiciel ayant été conçu pour apprendre progressivement (machine learning) et ainsi améliorer son diagnostic au fil de ses expériences.

    Les résultats ont montré un diagnostic précis dans 99,38 % des cas, soit un niveau d’efficacité comparable à celui qu’un spécialiste humain peut obtenir.

    Le but n’est pas de « remplacer un pathologiste humain »

    Le Pr. Hongqian Guo, responsable du groupe de recherche, a précisé que le système avait été « programmé pour apprendre et améliorer progressivement la manière dont il interprétait les échantillons » (source : digitalhealth.net) mais qu’il ne tendait pas pour autant à « [remplacer] un pathologiste humain ».

    « Nous avons toujours besoin d’un pathologiste expérimenté pour prendre la responsabilité du diagnostic final. [Notre outil a pour but d’]aider les pathologistes à établir un meilleur diagnostic plus rapidement [et d’]éliminer la variation quotidienne du jugement qui peut s’infiltrer dans les évaluations humaines. »

    Une IA capable d’évaluer le degré de malignité de la tumeur

    Le Pr. Guo a ajouté que cette nouvelle technologie basée sur l’IA serait capable de classer avec précision le degré de malignité de la tumeur. « Jusqu’à présent, les systèmes automatisés ont présenté une valeur clinique limitée. (…) Nous croyons qu’il s’agit du premier travail automatisé à offrir un rapport et un diagnostic précis du cancer de la prostate. À court terme, cela [permettra de gagner en rapidité et d’obtenir] une plus grande cohérence dans le diagnostic du cancer, d’un pathologiste à un autre pathologiste, d’un hôpital à un autre hôpital [et] d’un pays à un autre. »

  • ASPIRE Prize 2018: The best Asia-Pacific health technology to be awarded 25.000USD

    The Asia-Pacific Economic Cooperation (APEC) launched in early March 2018 the opening of nominations for the 2018 APEC Science Prize for Innovation, Research and Education, or ASPIRE Prize, under the theme « Smart Technologies for Healthy Societies ».

    Selected as the program focus by by Papua New Guinea as current APEC Chair, it highlights  breakthroughs that have been made by young innovators across APEC economies that are radically improving healthcare access, quality and outcomes.

    A focus on wearable technology, robotics and nano-medicine

    Relevant academic disciplines highlighted in this competition include, among others:

    • biomedical technology;
    • healthcare supply chains;
    • wearable technology;
    • robotics ;
    • nano-medicine;
    • 3D printing ;
    • blockchain technology.

    Main goals: Improving staff management and patient monitoring

    Innovations identified within APEC economies include advanced training tools, patient referral systems and traffic management at hospitals and care centers, rapid diagnoses and remote monitoring of patients.

    A highlight of cross-border collaborations between APEC young innovators

    Each APEC economy may nominate one individual under 40 years of age for the ASPIRE Prize. Applicants will be judged on the impact of their cross-border research with peers from other APEC economies.

    « By evaluating impactful health tech innovations coming out of research partnerships in APEC, we aim to better understand and promote how to facilitate the arrival of new and smarter technologies that can keep our people and economies thriving, » said Christin Kjelland, chair of the APEC Policy Partnership for Science, Technology, and Innovation, which administers the annual ASPIRE Prize(source: Scoop.co.nz).

    The winner will be recognized in August 2018

    Deadline for applications: April 13, 2018

    Applicants are encouraged to complete the « Local Nomination Form » and send it to PPSTI Program Director Ms. Zhongzhen LIU (lzz@apec.org) by 13 April 2018.

    Once nominations are received, PPSTI members rank the candidates through a selection ballot to determine the winner. Members of the PPSTI are asked to judge the nominees based on how well they have demonstrated:

    • Excellence in scientific research;
    • Commitment to cooperation with scientists from other APEC member economies;
    • Contribution to the 2018 ASPIRE theme of « Smart Technologies for Healthy Societies. »

    The winner will be recognized at an award ceremony during the 12th APEC PPSTI Meeting in Papua New Guinea in August 2018. He/she will receive USD25,000 (€20,130) in prize money.

    Wiley and Elsevier, publishers of scholarly scientific knowledge, are sponsors of the initiative.