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  • Etude : le machine learning aide à classifier les tumeurs cérébrales (Nature)

    Être capable de différencier les 100 types de tumeurs du système nerveux central peut modifier le pronostic des patients. Afin d’améliorer cette classification, des chercheurs allemands ont eu recours au machine learning (apprentissage profond).

    La technique a permis de corriger 12% des diagnostics posés sans l’aide de l’informatique. Les résultats de cette étude* ont été publiés le 14 mars 2018 dans la revue Nature.

    Diagnostiquer les tumeurs avec précision

    Les tumeurs du système nerveux central (SNC) sont délicates à diagnostiquer. À ce jour, une centaine de tumeurs différentes ont été identifiées et leurs réponses à la radiothérapie et à la chimiothérapie sont très variables.

    Afin de poser le bon diagnostic, plusieurs techniques sont utilisées. L’histologie, qui consiste à prélever des tissus et à les observer au microscope, reste la plus fréquente. Pour mieux prévoir l’agressivité d’une tumeur et développer de nouvelles stratégies thérapeutiques qui les ciblent spécifiquement, l’analyse des variations génétique et épigénétique des tumeurs s’est développée. Cette classification moléculaire repose sur des variations génétiques très subtiles et donc difficiles à identifier.

    Les profils moléculaires analysés via le machine learning

    Des chercheurs allemands du département de neuro-oncologie pédiatrique du Centre de recherche sur le cancer des enfants d’Heidelberg et du département de neuropathologie de l’hôpital universitaire de Heidelberg ont eu l’idée d’utiliser des méthodes de machine learning pour standardiser cette classification des tumeurs du système nerveux central. Les résultats de leurs travaux ont été publiés le 14 mars 2018 dans la prestigieuse revue Nature.

    « Nous avons développé des algorithmes informatiques qui différencient de façon fiable 82 types de tumeurs du SNC en fonction de leurs modèles de méthylation », a déclaré le professeur David Capper, qui est l’un des quatre premiers auteurs de l’étude. Particulièrement dans les tumeurs que nous ne pouvons pas facilement classer dans une catégorie diagnostique basée uniquement sur l’examen microscopique, l’analyse de la méthylation est souvent utile pour établir un diagnostic précis. L’analyse d’environ 2 800 échantillons tumoraux de référence a permis de classer les tumeurs en sous-groupes spécifiques pas encore inclus dans les classifications qui ont été utilisées jusqu’à présent. »

    Résultats : 12% d’erreurs relevées

    Afin d’évaluer la pertinence clinique de leur algorithme, les chercheurs ont fait une analyse prospective de 1 104 tumeurs du cerveau qui avaient déjà été identifiées par des médecins grâce à des méthodes histologiques ou moléculaires. Le machine learning a permis d’identifier :

    • 64 types histopathologiques différents chez des adultes et des enfants ;
    • 88% des échantillons correspondaient à une classe de méthylation de l’ADN ;
    • dans 12% des cas, une révision du diagnostic initial a été faite ;
    • dans plus de 92% de ces cas, les vérifications ont donné raison aux algorithmes ;
    • 3 types histologiques très rares et récemment découverts ont pu être identifiés via le machine learning. La rareté des cas a empêché l’apprentissage.

    IA : les espoirs liés à la standardisation

    Les auteurs de ces travaux de recherche se sont déclarés « convaincus » que leur nouvelle méthode « est bien adaptée pour être utilisée dans la clinique ». Selon eux, le haut niveau de standardisation est très prometteur pour réduire la variabilité importante observée dans les diagnostics. La technique pourrait aussi aider à identifier de nouvelles classes histologiques exceptionnellement rares.

    Le système de classification des tumeurs en accès gratuit

    Fort de ces résultats, les chercheurs allemands ont décidé de mettre leur système de classification en ligne gratuitement afin de permettre aux chercheurs d’analyser leurs données sur leur plateforme. Ils espèrent que l’information ainsi obtenue permettra des diagnostics plus précis et donc de mieux traiter les types de cancer les plus rares.

  • Appel à experts : la Commission européenne en train de constituer une Alliance européenne de l’IA

    La Commission européenne a lancé début mars 2018 un appel à experts en intelligence artificielle pour constituer un groupe de haut niveau. Le groupe sera amené à ouvrir le débat autour du développement et de l’impact social et économique de l’IA dans le cadre d’un forum réunissant tous types d’acteurs impliqués dans le secteur.

    Le groupe d’experts, qui sera constitué à l’issue de l’appel à candidatures prenant fin le 9 avril 2018, jouera le rôle de groupe de pilotage afin d’animer ce débat.

    Dans les mois qui viennent, au cours de l’été 2018 la Commission européenne va dévoiler sa stratégie européenne globale de l’IA.

    L’alliance européenne de l’IA (The European AI Alliance)

    Au vu du développement de l’IA dans divers secteurs, dont la santé, la Commission européenne se saisit de la thématique et met en place des instances pour examiner les sujets associés et pour donner des orientations.

    Cette initiative s’inscrit dans le sillon des actions de la Commission européenne telles que le parti pris d’investir dans la recherche et l’innovation, et la création du marché unique numérique qui illustrent son engagement vis-à-vis du numérique, un domaine dans lequel elle souhaite intensifier ses efforts.

    Un groupe de pilotage IA

    Le premier jalon de sa stratégie en IA consiste en la constitution d’un groupe de pilotage composé d’experts. À ce titre un appel à experts en IA a été ouvert début mars 2018 afin de recruter une trentaine de spécialistes dans le domaine. Chaque membre élu sera missionné pour une période de 2 ans et devra prendre part aux rencontres organisées, 4 à 7 au total étant actuellement prévues.

    Les candidatures sont à transmettre à la DG CNECT (Direction générale des réseaux de communication, du contenu et des technologies) avant le 9 avril 2018 à l’adresse mail suivante : CNECT-HLG-AI@ec.europa.eu

    La candidature peut également être soumise par courrier : European Commission, DG CONNECT, Unit A1 – Robotics and Artificial Intelligence – secretariat, 10, rue Robert Stumper, L-2557 Luxembourg.

    Toutes les informations liées à l’appel aux candidatures et les formulaires à utiliser sont disponibles ici.

    Objectifs du groupe

    Les objectif du groupe de haut niveau sont au service de la future Alliance européenne de l’IA, à qui il doit préparer le terrain.

    L’Alliance est imaginée comme un forum multipartite engagé dans une large discussion ouverte sur tous les aspects du développement de l’IA et son impact sur l’économie et la société. C’est pourquoi la Commission considère la participation de tous les acteurs, y compris les entreprises, les universitaires, les décideurs politiques, les organisations de consommateurs, les syndicats et d’autres représentants de la société civile, comme essentielle.

    Le groupe de pilotage va dans un premier temps élaborer des recommandations sur :

    • le développement futur de politiques liées à l’IA (les prochaines étapes) ;
    • les questions éthiques, juridiques et sociétales liées à l’IA, y compris les défis socio-économiques (proposer des lignes directrices pour les questions éthiques);
    • la façon de mieux interagir avec un plus large éventail de parties prenantes dans le contexte de l’Alliance AI.

    Les actions à venir : constitution, feuille de route et lignes directrices à horizon 2020

    Au cours du printemps 2018, les modalités autour de l’Alliance seront rendues publiques et des parties prenantes, acteurs volontaires, pourront manifester leur souhait de s’y rallier via une plateforme en ligne.

    Une feuille de route décrivant les engagements et les ateliers prévus du groupe doit être publiée également.

    À l’été 2018, une proposition de lignes directrices concernant l’éthique en IA devrait voir le jour. Une série de consultations auront lieu avant d’être présentée à l’occasion de la première assemblée annuelle de l’Alliance AI début 2019.

    Au printemps prochain, le projet de recommandations pour les prochaines étapes traitant des défis et opportunités à moyen et à long terme liés à l’IA devraient être publiées, comprenant également des contributions visant à informer des activités au-delà de 2020.

  • Le Conseil d’Etat précise les conditions de transmission des données médicales d’enfants scolarisés

    Dans son numéro du mois de mars 2018 (n°9, p.475), la revue Actualité juridique du droit administratif (AJDA) publie une note commentant un arrêt rendu par le Conseil d’Etat le 2 novembre 2017. Dans cette affaire, le Conseil national de l’ordre des médecins a saisi le Conseil d’Etat et lui a demandé d’annuler pour excès de pouvoir un arrêté du 3 novembre 2015, prévoyant deux visites médicales et de dépistage obligatoires, au cours de la sixième et de la douzième année de l’enfant.

    Les annexes I et II de l’arrêté autorisent les médecins et les infirmiers de l’éducation nationale à mettre les données issues de ces visites médicales obligatoires à la disposition des personnels de l’éducation nationale chargés du suivi des élèves.

    Le Conseil d’Etat reconnaît qu’il existe un lien important entre les médecins et l’équipe éducative et que ce lien justifie l’échange d’information entre eux. Toutefois, la haute juridiction administrative annule l’arrêté car il ne précise pas la nature des données transmises par les médecins à l’équipe éducative ni les destinataires et les finalités de ces transmissions au sein de l’établissement. Ces imprécisions invalident l’arrêté, qui, selon le Conseil d’Etat, ne permet pas d’assurer le respect effectif du secret professionnel en matière de transmission des données de santé.

  • L’AP-HP assure le suivi des patients de chirurgie ambulatoire via un chatbot – Retours d’expérience

    Le service de chirurgie ambulatoire de l’hôpital Saint Antoine (Paris 12e) enregistre depuis 2014 une hausse de son activité de 15,5%, d’après un communiqué de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris du 22 mars 2018. L’hôpital utilise un robot conversationnel ou chatbot conçu par l’entreprise Calmedica, capable d’échanger avec les patients avant et après leur hospitalisation et d’assurer leur suivi à domicile. Les premiers retours d’expérience s’avèrent positifs, selon l’AP-HP.

    Un chatbot capable de dialoguer avec les patients et médecins par SMS

    Le service de chirurgie ambulatoire de l’hôpital Saint-Antoine propose depuis 2017 à ses patients d’utiliser un chatbot avant et à l’issue de leur hospitalisation. Un chatbot est un robot doté d’une intelligence artificielle, capable de dialoguer par SMS avec des êtres humains sur la base de programmes conversationnels automatisés. 

    Intitulé « Memoquest », l’algorithme utilisé a été développé par la start-up Calmedica, spécialisée dans la conceptions de dispositifs d’intelligence artificielle en santé. L’entreprise annonçait le 18 octobre 2017 avoir remporté l’appel d’offres de l’AP-HP pour équiper ses 39 établissements avec sa solution.

    Les messages indiquant de possibles complications ou une incompréhension de la part du patient sont communiqués aux équipes médicales sous forme d’alertes. Les médecins rappellent ensuite les patients pour prévenir les risques de complications, ajuster leurs traitements, répondre à leurs éventuelles questions.

    Une amélioration du suivi des patients et du respect des consignes médicales

    Les médecins ont accès à une plateforme sécurisée d’où ils peuvent suivre les échanges en temps réel et en continu. Les équipes médicales formules des recommendations en amont et en aval de l’opération, qui sont transmises aux patients sous forme de SMS. Les données générées peuvent être intégrées au dossier des patients.

    L’AP-HP constate « l’efficacité » de ce dispositif, qui a permis d’assurer une meilleure observation des consignes médicales avant l’opération, une diminution du retard des patients, un meilleur dialogue entre les équipes médicales et les patients à leur sortie de l’hôpital.

  • Data security: India creates a National Authority for Digital Health

    The Indian Government’s Ministry of Health and Family Welfare (MoHFW) has released a draft on “Digital Information Security in Healthcare Act” (DISHA) on March 21, 2018.

    Through this law, the Ministry plans to create a National Digital Health Authority, as a statutory body charged with promoting and adopting of eHealth standards, to enforce privacy and security measures for electronic health data, and to regulate storage and exchange of electronic health records. The government also plans to set up State eHealth authorities and health information exchanges.

    The text also states that any serious breach will face punishment up to five years imprisonment, or fine, which shall not be less than 500,000 rupees (€6,237, US$7,685).

    The Government is seeking feedback on the draft Act till 21 April, 2018.

    An authority to oversee the collection, storage and sharing of health data

    The National Electronic Health Authority of India, comprised of ten members, will develop standards, operational guidelines and protocols for the production, collection, storage and transmission of digital health data.

    These measures will be applicable to clinical establishments generating and collecting digital health data for their own use or for further transmission to the health information exchanges and to health information exchanges storing and transmitting digital health data to clinical establishments, or to other exchanges, or to State or National Electronic Health Authorities.

    Authorities will have the right to inspect all records

    To ensure data protection and prevent brech or theft of digital health data, the Authority will establish data security measures for all stages of the chain, from the collection of information upon collection by a third party, including at least access controls, encrypting and audit trails. It will also create protocols for exchange of digital health data with other countries.

    The National and State Authorities will have the right to inspect all records at any time to ensure compliance with the law.

    8 allowed uses of digital health data

    Digital health data can be collected, stored and transmitted by health information exchanges for the following purposes (source: Opengovasia.com):

    • 1. To advance the delivery of patient centered medical care;
    • 2. To provide appropriate information to help guide medical decisions at the time and place of treatment;
    • 3. To improve the coordination of care and information among hospitals, laboratories, medical professionals, and other entities through an effective infrastructure for the secure and authorized exchange of digital health data;
    • 4. To improve public health activities and facilitate the early identification and rapid response to public health threats and emergencies, including bioterror events and infectious disease outbreaks;
    • 5. To facilitate health and clinical research and health care quality; 
    • 6. To promote early detection, prevention, and management of chronic diseases;
    • 7. To carry out public health research, review and analysis, and policy formulation;
    • 8. To undertake academic research and other related purposes.

    Government departments may request access to digital health data in an anonymous form to the National Electronic Health Authority for the purposes numbered 4 to 8 in the above list.

    Rule #1: any health data is the property of the person concerned

    According to the Act, any health data including physiological, physical and medical records, sexual orientation and history and biometric information are the property of the person who it pertains to. A clinical establishment or exchange holds the data in trust for the owner. The owner has the right to to privacy, confidentiality, and security of their digital health data.

    A strict framework for employers, insurance companies and pharma companies

    The draft DISHA also states that identifiable or anonymized digital health data would not be accessed, used or disclosed to any person for a commercial purpose and to insurance companies, employers, human resource consultants and pharmaceutical companies, or any other entity as may be specified by the Central Government.

    The text says that insurance companies shall not insist on accessing the digital health data of persons who seek to purchase health insurance policies or during the processing of any insurance claim.

    Data sharing: the patient must give his consent

    The digital health data must be transmitted by a clinical establishment or entity only upon the consent of the owner, after he/she has been informed of his/her owner rights.

    The digital health data shall be transmitted by a clinical establishment or entity or health information exchange only upon the consent of the owner, after being informed of the rights of the owner.

    A health information exchange to control all details of health data transmission

    A health information exchange shall maintain a register containing all details of the transmission of the digital health data between a clinical establishment and health information exchange.

    In the event of an emergency, some data, including information related to allergies, drug interactions etc., can immediately be made accessible to a clinical facility, upon a request.

    The Central Government and the State Governments will appoint a Central and State Adjudication Authorities respectively, to exercise jurisdiction, powers and authority conferred by or under this Act.

  • Sécurité des données : l’Inde crée une Autorité nationale de la santé numérique

    Le ministère de la Santé et du Bien-être familial du gouvernement indien (MoHFW) a publié le 21 mars 2018 un projet de loi sur « la sécurité de l’information numérique dans les soins de santé » (DISHA).

    À travers cette loi, le ministère prévoit de créer une autorité nationale de la santé numérique (National Digital Health Authority), un organisme statutaire chargé de promouvoir et d’adopter les normes de cyber-santé, d’appliquer des mesures de confidentialité et de sécurité pour les données de santé électroniques et de réglementer le stockage et l’échange de dossiers de santé numériques. Le gouvernement prévoit également de créer des autorités de la e-santé au sein des différents États du pays.

    Les commentaires sur le projet de loi seront étudiés jusqu’au 21 avril 2018.

    Une autorité pour encadrer la collecte, le stockage et le partage de données de santé

    Composée de dix membres, l’Autorité nationale de la santé électronique de l’Inde élaborera des normes, des directives opérationnelles et des protocoles pour la production, la collecte, le stockage et la transmission des données numériques sur la santé.

    Ces mesures seront applicables aux établissements cliniques produisant et collectant des données numériques de santé pour leur propre usage ou pour une transmission ultérieure, mais aussi aux échanges d’informations sanitaires stockant et transmettant des données de santé numériques vers des établissements cliniques, ou à d’autres autorités nationales de santé électronique.

    Les différentes autorités pourront inspecter l’ensemble des données

    Pour assurer la protection des informations et empêcher la violation ou le vol des données de santé numériques, l’autorité établira des mesures de sécurité pour toutes les étapes de la chaîne, de la collecte des informations à leur réception par un tiers, comprenant au minimum un contrôle d’accès aux données et un cryptage des informations. Il permettra également de créer des protocoles d’échange de données de santé numériques avec d’autres pays.

    Les autorités nationales et d’État auront le droit d’inspecter tous les dossiers à tout moment pour assurer le respect de la loi.

    8 utilisations autorisées des données de santé numériques

    Les données électroniques sur la santé pourront être recueillies, stockées et transmises par des centres d’information sur la santé aux fins suivantes (source : Opengovasia.com) :

    • 1. faire progresser la prestation de soins médicaux centrés sur le patient ;
    • 2. fournir des informations appropriées pour guider les décisions médicales au moment du traitement ;
    • 3. améliorer la coordination des soins et de l’information entre les hôpitaux, les laboratoires, les professionnels de la santé et d’autres entités grâce à une infrastructure efficace pour l’échange sécurisé et autorisé de données numériques de santé ;
    • 4. améliorer les activités de santé publique et faciliter l’identification précoce ainsi que la réponse rapide aux menaces et aux urgences de santé publique, y compris les événements bioterroristes et les épidémies de maladies infectieuses ;
    • 5. faciliter la recherche clinique et la qualité des soins ;
    • 6. promouvoir la détection précoce, la prévention et la prise en charge des maladies chroniques ;
    • 7. effectuer des recherches, des examens et des analyses de santé publique et mettre en place des mesures ;
    • 8. entreprendre des recherches universitaires.

    Les ministères peuvent demander un accès à des données de santé numériques sous une forme anonymisée à l’Autorité nationale de la santé électronique si leurs objectifs correspondent aux desseins numérotés 4 et 8 ci-dessus.

    Règle n°1 : Toutes les données de santé sont la propriété de la personne concernée

    Selon la loi, toutes les données de santé, y compris physiologiques, physiques et médicales, l’orientation sexuelle, l’historique de santé et les informations biométriques sont la propriété de la personne concernée. Un établissement clinique détient les données en fiducie pour le propriétaire de ces informations. Le propriétaire a le droit à la vie privée, à la confidentialité et à la sécurité de ses données de santé numériques.

    Un cadre stricte pour les employeurs, les compagnies d’assurances et les groupes pharma

    Les auteurs du document ajoutent que les données numériques de santé, identifiables ou anonymisées, ne pourront pas être consultées, utilisées ou divulguées à des fins commerciales et à des compagnies d’assurance, des employeurs, des consultants en ressources humaines et des sociétés pharmaceutiques, ou à toute autre entité désignée par le gouvernement central.

    Le texte précise que les compagnies d’assurance ne devront pas insister pour accéder aux données de santé numériques des personnes qui cherchent à souscrire à des contrats d’assurance maladie ou pendant le traitement de toute réclamation d’assurance.

    Transmission des données : le patient doit obligatoirement donner son consentement

    Les données numériques sur la santé doivent être transmises par un établissement clinique ou tout autre entité seulement avec le consentement du patient, après qu’il a été été informé de ses droits en tant que propriétaire de ces informations.

    Un centre pour contrôler tous les détails des échanges de données de santé

    Tout échange d’informations sur la santé devra entraîner la tenue d’un registre contenant tous les détails de la transmission des données numériques sur la santé entre un établissement clinique et un tiers.

    En cas d’urgence, certaines données, notamment des informations sur les allergies, les interactions médicamenteuses, etc., pourront être immédiatement mises à la disposition d’un établissement clinique, sur demande.

    Le gouvernement central et les gouvernements des différents États indiens nommeront respectivement une autorité centrale et une administration d’État pour exercer la compétence, les pouvoirs et l’autorité conférés par la présente loi ou en vertu de celle-ci.

  • Sleep Disorders: Philips opens first sleep and respiratory education center in South East Asia

    Philips announced on March 13, 2018, the opening of the first sleep and respiratory education center in Southeast Asia at its regional headquarters, the Philips APAC Center in Singapore, to train healthcare professionals to better diagnose and treat sleep disorders.

    The facility is designed to accurately simulate a patient’s journey, from a life-sized mock-up of a patient’s bedroom to a monitoring room where experts record and analyze sleep data of the person being observed, and a doctor’s consultation room.

    It also uses virtual reality in an interaction room to simulate abnormal sleep patterns that may occur in a patient’s sleep study, such as limb movement, rapid eye movement, and respiratory difficulties.

    Sleep Disorders: Building public awareness

    Sleep apnea: 80% of people affected are not diagnosed

    According to WHO figures, more than 100 million people in the world suffer from sleep apnea, 80% of which are undiagnosed. Overall, 30% of people have difficulty in initiating and maintaining sleep.

    In addition, only one-third of people with sleep disorders seek professional help. According to a recent study, one in three Singaporeans suffers from moderate to severe obstructive sleep apnea (OSA).

    « OSA is caused by the repeated collapse of a sufferer’s airway, leading to low oxygen levels and disrupted sleep, » said Dr. Mok Yingjuan, director, Public Education and Epidemiology, SingHealth Duke- NUS Sleep Center, and consultant, Respiratory and Critical Care Medicine, Changi General Hospital, Singapore (source: Enterpriseinnovation.net). « It can cause daytime tiredness, poor work and school performance and more serious heart problems. Unfortunately, many cases of OSA in Singapore remain undiagnosed, and more needs to be done to increase public awareness of this condition so that people are guided towards effective treatment of their condition. »

    Philips and SingHealth to collaborate on research projects and training programs

    The two companies signed a MoU in 2017

    Philips and SingHealth signed in August 2017 a Memorandum of Understanding to provide integrated quality patient care, clinical education and research efforts, and to increase public awareness of OSA.

    Philips will bring its more than thirty years of leadership in sleep apnea management and respiratory care solutions supporting the patient’s journey from diagnosis through to therapy and management of OSA.

    The Dutch group and the Singaporean company will partner in joint research projects, training and sleep awareness programs in Singapore and the Southeast Asian region.

    Peer-to-peer training programs conducted by sleep physicians

    Philips also announced the launch of a series of complementary peer-to-peer training programs, which will be conducted by international sleep and respiratory disorders doctors, including Dr. Teofilo Lee-Chiong and Dr. David White, chief medical at Philips. Qualified sleep specialists from high-profile hospital and healthcare group partners including SingHealth will also provide training.

    Philips’s Sleep and Respiratory Education Center also aims to improve physicians’ knowledge of the latestsleep and respiratory therapy technologies, including home ventilation solutions, oxygen therapy and respiratory drug delivery solutions.

    Physicians will also be trained on how to use Philips’ innovative digital engagement tools to keep patients motivated to use therapy as prescribed.

  • Troubles du sommeil : Philips ouvre à Singapour le premier centre du sommeil en Asie du Sud-Est

    Philips a annoncé le 13 mars 2018 l’ouverture du premier centre du sommeil et d’éducation respiratoire d’Asie du Sud-Est au sein de son siège régional, le Philips APAC Center de Singapour, pour former les professionnels de la santé à mieux diagnostiquer et traiter les troubles du sommeil.

    L’établissement est conçu pour simuler avec précision le parcours du patient, depuis une maquette grandeur nature de la chambre d’un patient jusqu’à une salle de surveillance où les experts notent et analysent les données relatives au sommeil de la personne observée, en passant par une salle de consultation.

    Il utilise également la réalité virtuelle au sein d’une salle d’interaction pour simuler des modèles de sommeil anormaux qui peuvent survenir chez un patient pendant l’étude de son sommeil, tels que les mouvements des membres, les mouvements oculaires rapides et les difficultés respiratoires.

    Troubles du sommeil : renforcer la sensibilisation du public

    Apnée du sommeil : 80 % des personnes concernées ne sont pas diagnostiquées

    Selon l’OMS, plus de 100 millions d’hommes et de femmes dans le monde souffrent d’apnée du sommeil, dont 80 % ne sont pas diagnostiquées. Globalement, 30 % de personnes éprouvent des difficultés à initier et à maintenir le sommeil à travers le monde.

    Par ailleurs, seulement un tiers des personnes qui souffrent de troubles du sommeil demandent de une aide professionnelle. Selon une récente étude locale, un Singapourien sur trois souffrirait d’apnée obstructive du sommeil (AOS) modérée à sévère.

    « L’AOS est causée par l’effondrement répété des voies aériennes, conduisant à de faibles niveaux d’oxygène et un sommeil perturbé, a déclaré le Dr. Mok Yingjuan, directeur du pôle « éducation publique et épidémiologie » au Centre de sommeil SingHealth Duke-NUS, et consultant en médecine respiratoire et en soins intensifs au Changi General Hospital, à Singapour (source : Enterpriseinnovation.net). Il peut entraîner de la fatigue pendant la journée, une mauvaise performance au travail ou à l’école et des problèmes cardiaques plus graves. Malheureusement, de nombreux cas d’AOS à Singapour restent non diagnostiqués, et il reste beaucoup à faire pour sensibiliser le public à cette maladie et guider les patients vers un traitement efficace. »

    Philips et SingHealth collaborent sur des programmes de recherche et de formation

    Les deux entreprises ont signé un MoU en 2017

    En août 2017, Philips et SingHealth ont signé un protocole d’accord pour améliorer les résultats cliniques en matière de santé du sommeil afin de fournir des soins intégrés de qualité aux patients, de dispenser des formations cliniques, de mener des recherches dans ce domaine et de renforcer la sensibilisation du public à l’AOS.

    Philips apportera son expérience au projet, fort de ses plus de trente années de leadership dans les solutions de gestion de l’apnée du sommeil et des soins respiratoires, soutenant le cheminement du patient, du diagnostic au traitement de l’AOS.

    Le groupe néerlandais et l’entreprise singapourienne s’associeront pour des projets de recherche conjoints, des programmes de formation et de sensibilisation au sommeil et des programmes de sensibilisation à Singapour et dans la région d’Asie du Sud-Est.

    Des programmes de formation peer-to-peer menés par des experts du sommeil

    Dans le cadre de l’ouverture du centre, Philips a également annoncé le lancement d’une série de programmes de formation complémentaires peer-to-peer (pairs-aidants), qui seront menés par des médecins internationaux spécialistes du sommeil et des troubles respiratoires, dont le Dr. Teofilo Lee-Chiong et le Dr. David White, directeurs médicaux à Philips. Des spécialistes du sommeil qualifiés provenant d’hôpitaux et d’établissements de santé prestigieux partenaires du centre, dont SingHealth, proposeront également des formations.

    Le centre du sommeil et d’éducation respiratoire de Philips vise également à améliorer les connaissances des médecins sur les dernières technologies relatives au sommeil et à la thérapie respiratoire, notamment les outils de ventilation à domicile, l’oxygénothérapie et les solutions visant à améliorer la respiration.

    Les médecins du centre seront aussi formés sur l’utilisation des outils d’engagement numérique innovants de Philips pour s’assurer que les patients suivent leur thérapie jusqu’à son terme.

  • Les Contrepoints de la santé : réflexions autour de l’hôpital du futur et présentation d’un sondage

    A l’occasion des Contrepoints de la santé, conférence organisée à Paris le 27 mars 2018,  Frédéric Boiron, directeur général du Centre Hospitalier Régional Universitaire de Lille et Jean Sibilia, doyen de la fac de médecine de Strasbourg, président de la Conférence des doyens des facultés de médecine, ont discuté autour du thème de « L’hôpital du futur ».

    Les résultats d’un sondage BVA sur ce thème ont également été dévoilés. Celui-ci montre notamment que si le développement du numérique au sein des hôpitaux n’apparaît pas comme un vecteur majeur pour faire face aux difficultés que rencontrent les établissements, la digitalisation du parcours de soin est tout de même perçue comme une piste d’amélioration pour 33 % des personnes sondées.

    Encourager les projets RHU et IHU

    Les modérateurs ont voulu savoir si les nouvelles technologies vont, selon les deux intervenants, permettre de modifier la prise en charge des soins et leur organisation. Pour Jean Sibilia, c’est une évidence, en prenant en compte trois aspects :

    • l’aspect  cœur de métier du CHU de demain qui permet de développer des plateformes de très haut niveau pour produire des données pour le soin et la recherche. « Il ne suffit pas d’avoir du stockage mais de l’intelligence humaine et artificielle pour les traiter. Indiscutablement on est très en retard à l’hôpital. Les projets « Recherche Hospitalo-Universitaire en santé »(RHU) les projets Instituts HospitaloUniversitaires (IHU) sont à promouvoir » ;
    • la télémédecine et les objets connectés qui permettront à distance de ramener des données via le domicile des patients ;
    • le numérique pour l’apprentissage des médecins. « Ce n’est pas le futur, c’est aujourd’hui, notamment pour l’apprentissage à l’habilité chirurgicale.

    Frédéric Boiron estime que l’hôpital du futur passe par le développement via un réseau. « Il faut préserver la relation humaine certes mais il y a beaucoup de choses pour lesquelles on peut imaginer qu’à l’avenir, cela passera par un transport de l’information, d’analyse de l’information et de réponses adaptées » Il espère que les hôpitaux existeront toujours en 2050, mais qu’ils se présenteront sous une autre forme, avec une gradation entre les structures.

    Améliorer le système de santé… grâce au numérique pour prendre en charge le volet administratif

    L’enquête quantitative BVA a été réalisée par internet du 14 au 16 mars 2018 auprès de 1 006 Français âgés de 18 ans et plus.

    Elle montre d’abord un fort décrochage de l’opinion des Français sur la bonne action de l’hôpital en matière de santé : 71% d’entre eux pensent que la politique du gouvernement ne va pas dans le bon sens en matière de santé. En décembre 2017, ils n’étaient que 57 % à avoir cette opinion défavorable. 

    L’enquête a permis de déterminer ce qui, selon eux, permettrait d’améliorer le système de santé. Ils sont 49 % à penser que la solution serait une réduction des inégalités de santé, 35 % une meilleure organisation des professionnels entre eux et 27 % la réorganisation des hôpitaux pour mutualiser les plateaux techniques, avec des services numériques pour prendre en charge le volet administratif.

    Enfin, pour faire face aux difficultés de l’hôpital (déficit, malaise des personnel, expérience patients à améliorer, fermeture des services, etc.), ils préconisent « l’embauche de personnel soignant pour donner plus de temps aux soignants pour le soin aux patients » à 66 % et « le développement de maisons de santé et le renforcement de la médecine de ville pour prendre en charge les soins courants et désengorger les urgences.

    Si le développement du numérique au sein des hôpitaux n’apparaît pas comme un vecteur majeur pour faire face aux difficultés pour les personnes sondées, la digitalisation du parcours de soin est tout de même perçue comme une piste d’amélioration pour 33 % d’entre elles.

  • Un Conseil national de la e-santé dans l’objectif de consolider l’écosystème français

    Le Conseil National de la e-Santé (CNeS) est une nouvelle instance scientifique et technologique à but non lucratif.

    Si cette démarche a été créée officiellement le 10 août 2017 avec élection d’un bureau fondateur suite à une assemblée générale constitutive, elle a été lancée jeudi 29 mars 2018, à Reims, à l’occasion du Take Care Show.

    L’objectif est de consolider un écosystème pour soutenir et faire avancer efficacement le développement de la e-santé, en réunissant des experts, des compétences et des talents (uniquement des personnes physiques) dans les différents domaines impliqués et en ayant une représentation de l’ensemble des professions et métiers concernés.

    Autre ambition de ce Conseil, la création d’un label indépendant, CeSanté, officiel et gratuit, qui sera lancé le 1er juin 2018.

    Les principaux objectifs du conseil national de la e-santé

    Voici les mission du Conseil :

    • une réflexion interprofessionnelle globale et neutre autour de la e-santé ;
    • la rédaction de notes stratégiques, de rapports et de recommandations sur le développement de la e-santé ;
    • l’élaboration et la mise en œuvre de politiques publiques ;
    • l’organisation événements pour promouvoir la recherche, la réflexion ou l’échange autour de la e-santé;
    • la coordination et publication d’articles et d’études scientifiques en santé numérique ;
    • toutes opérations, y compris expérimentales ou de recherches, ayant pour objet l’étude et/ou la mise en œuvre de ces recommandations ;
    • la vulgarisation et communication auprès du grand public, la formation post-universitaire des professions médicales et paramédicales.

    Plus de 80 acteurs du secteur de la e-santé impliqués

    Marc Soler, Nicolas Bondu, Adnan El Bakri, Wassim Badiou, Xavier Schneider, Eudes Ménager, Sophie Sergent, Anca Petre, Denise Silber, Benjamin De Viaris, Charles Nahmanovici, Jacques Durand, Hélène Decourteix, entre autres, font partie des membres fondateurs. 

    Les membres actuels ont été réunis par cooptation. Plus de 80 experts de tout horizon sont désormais impliqués et, selon l’association, les portes sont grandes ouvertes pour tous ceux qui souhaiteraient rejoindre le conseil.

    Composition du bureau

    • Docteur Wassim Badiou, gynécologue, est le président du Conseil national de la e-santé ;
    • Olivier Ami, gynécologue, directeur de l’intelligence artificielle chez le moteur de recherche Qwant est trésorier ;
    • Adnan El Bakri, PDG d’InnovHealth est le porte-parole du CNeS.

    Le conseil participera activement au e-Health World à Monaco  (31 mai – 1er juin 2018).

    Plus d’informations sur la page Facebook de l’association.