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  • DNA Script lève 4,5 millions d’euros grâce aux aides publiques européenne et de Bpifrance

    DNA Script annonçait dans un communiqué de presse du 4 avril 2018 avoir reçu une aide publique à hauteur de 4,5 millions d’euros sous forme de financement non-dilutif de la part de Bpifrance à travers le Concours Mondial d’Innovation et l’Aide au développement de l’innovation (2 millions d’euros), et de la Commission européenne, dans le cadre du programme Horizon 2020 (2,5 millions d’euros).

    DNA Script, start-up proposant une technique innovante de fabrication d’ADN synthétique (acides nucléiques à façon) permettant des économies en termes de temps et de coûts, destine le financement obtenu, composé de subventions et d’avances récupérables, à la préparation de l’industrialisation de sa technologie ainsi qu’au renforcement de ses effectifs en charge de la R&D.

    Elle affiche comme ambition de « devenir leader mondial de la synthèse d’ADN et d’ARN » en passant à l’échelle, grâce à sa technique de production qui, au-delà des gains de performance, minimise l’utilisation de produits chimiques agressifs et polluants.

  • « L’objectif, c’est de permettre aux opérateurs de santé de s’améliorer » (P. Olivier, IVBAR France)

    Patrick Olivier a été nommé Directeur Général (CEO) de la filiale française de la société Ivbar au cours du mois de mars.

    Auprès du groupe Elsan, il a développé les systèmes d’information, la prospective et la démarche de responsabilité sociétale (RSE) du groupe. Auparavant, il a été directeur de la stratégie de l’Agence Régionale de Santé Ile-de-France pendant 5 ans. « Aux côtés de Claude Evin, pendant la période de construction de l’agence, j’ai notamment mis en place les systèmes d’information régionaux et développé le GCS e-santé d’Ile-de-France ».

    De 2005 à 2010, Patrick Olivier a contribué à la mise en place de la tarification à l’activité et à la préparation des PLFSS au Ministère chargé de la santé. En parallèle, il est également vice-président du Think tank Healthcare Data Institute.

    Les données ont été un fil conducteur au cours de sa carrière, et c’est une rencontre avec le PDG de la start-up suédoise d’Ivbar – qui développe des outils de mesure de la performance – à l’occasion d’un événement organisé par le HealthCare Data Institute qui lui a permis de trouver le partenaire qu’il cherchait pour monter des projets autour des données. « Si j’ai fait ce saut, c’est que ce que je trouve que le service rendu par les solutions d’Ivbar répond concrètement à des questions très opérationnelles des opérateurs ».

    H&TI l’a rencontré pour parler de l’intérêt des outils de performance et du marché français.

    Pouvez-vous présenter Ivbar Suède ?

    C’est une start-up dynamique de 40 salariés en forte croissance, montée il y a 5 ans par une communauté pluriprofessionnelle (médecins, économistes de la santé, informaticiens, praticiens en activité), qui a mené un long travail académique et d’expérimentation, avec le soutien du gouvernement suédois, en association avec l’ensemble des parties prenantes (associations de patients, administration, communauté médicale, etc.) pour créer des outils de mesure et de pilotage de la performance des établissements. Par ailleurs, la plateforme déployée par Ivbar au niveau européen permet d’élaborer de nouveaux modèles de financement des établissements.

    C’est un outil d’observation de très haut niveau qui permet de comparer de manière juste et efficace la performance des établissements ou des organisations. Elle se fonde sur un modèle, mis à jour en continu, qui permet d’évaluer des besoins de prise en charge de chaque patient (suivi à domicile, rendez-vous chez le généraliste, etc.). La plateforme, baptisée ERA, s’enrichit en effet de l’expérience de chaque utilisateur. En Suède, cinq régions, représentant 70% de la population, utilisent déjà la plateforme pour mesurer la performance autour de 6 groupes de patients (femmes enceintes, chirurgie de la hanche, etc.). Deux régions l’utilisent pour le paiement à l’épisode de soin sur deux pathologies distinctes. Le déploiement sur l’ensemble du pays est prévu au cours de l’année 2018.

    Les outils développés par Ivbar sont aussi déployés en Finlande et bientôt en Norvège et au Danemark. D’autres pays ont d’ores et déjà manifesté leur intérêt pour cette plateforme – Royaume-Uni, Pays-Bas, etc.

    Comment fonctionne concrètement la plateforme de mesure de la performance ?

    La plateforme est évolutive et s’adapte aux besoins identifiés par les opérateurs. L’outil analyse la prise en charge des patients sur une longue durée. Il est capable de corréler des données de situation initiale du patient (âge, antécédents, situation clinique, etc.) avec ce qui se passe pour lui par la suite : taux de ré-hospitalisation, nombre de cas où la douleur est importante, nombre de cas où, lors d’accouchements, il y a recours à la césarienne, etc.

    A partir de là est calculé un indicateur de performance. Concrètement, si la durée moyenne de séjour (DMS) est l’indicateur suivi pour deux établissements qui, pour un même acte technique, vont avoir des DMS variant de 2 à 6 jours, on pourrait conclure que le second est le moins performant. Or, peut-être prend-il en charge des patients polypathologiques ou avec un contexte social spécifique ? Peut-être y a-t-il d’autres critères à prendre en compte ? ERA est capable de les comparer objectivement, en recalculant les indicateurs pour tenir compte de ces différences. On peut ainsi comparer des établissements ou des services qui n’ont pas la même typologie de patients.

    Cet outil permet ensuite de mettre en place des programmes d’amélioration continue au sein des établissements, au plus près des services et des équipes de soins.

    A quoi cela sert ? Pouvez-vous donner des exemples concrets de réalisation ou de projets ?

    En Suède par exemple, les outils ont permis d’identifier de grands potentiels d’amélioration pour plusieurs échantillons de patients étudiés pour une même pathologie. Par exemple, il a été possible de réduire de 30% les risques d’infection lors d’un accouchement, ou encore de réduire de 18% les complications nécessitant une hospitalisation dans les deux ans suivant la pose d’une prothèse totale de hanche. 


    Le fait de disposer d’une série d’indicateurs communs permet de réaliser des comparaisons fiables de manière la plus large possible (à l’échelle régionale, nationale voire internationale).

    Aujourd’hui, il n’existe pas d’outils aussi pratique en France, qui est comparable à la Suède en matière d’enjeux du système de santé. Il y a des outils de mesure et il y a des indicateurs mais aucun qui permet une correction des indicateurs selon la complexité de la situation des patients. Et encore moins de manière aussi dynamique avec une mise à jour en temps réel des indicateurs.

    Et ce qui est intéressant, c’est qu’à chaque fois qu’on enrichit la base – grâce à tous les utilisateurs avec lesquels nous travaillons – on améliore l’algorithme et notre compréhension des parcours. C’est cela qui fait la valeur de la plateforme. Les utilisateurs auront à leur disposition en temps réel un modèle mis à jour.

    Ivbar déploie également sur sa plateforme des outils pour gérer des modèles de financement au parcours qui s’adaptent la aussi à la complexité de chaque prise en charge.

    Vous travaillez avec les données ? D’où viennent-elles ?

    En Suède, Ivbar a travaillé sur des données qui sont l’équivalent de celles du système national des données de santé (SNDS), enrichies de données issues de registres, et qui se développent en France. La deuxième source de données est celle qui vient des établissements de santé et des opérateurs.

    Le système est conçu de manière à ce que, quand on travaille dans un établissement, il n’y a pas de problèmes de confidentialité car la technologie fait que les données restent là où elles sont. C’est l’algorithme qui se déplace et nous créons le modèle dans l’environnement de l’établissement. 

    Pourquoi Ivbar a-t-elle décidé d’ouvrir une filiale en France ?

    L’entité que je dirige est sa première filiale. L’entreprise a bien mesuré l’importance des enjeux de santé et d’organisation de notre système en France, par ailleurs assez similaires à ceux de la Suède. Les dirigeants d’Ivbar croient en la capacité d’innovation dans notre pays. La France sera sans nul doute un terrain d’innovation pour développer de nouveaux modèles et des outils au service des acteurs de santé. D’ailleurs tous les outils proposés par Ivbar pourront accompagner les expérimentations qui vont être lancées en France dans le cadre de l’article 51 de la LFSS pour 2018.

    Nous n’en sommes qu’au début de notre déploiement sur le territoire, mais les premiers contacts sont prometteurs et confirment que notre offre répond à des besoins opérationnels.

    Quelles sont les différences avec le marché suédois ?

    Nous sommes sur la même typologie d’utilisateurs en France et en Suède : d’un côté les opérateurs que sont les établissements de santé, les groupes d’établissements et les GHT, qui veulent suivre des indicateurs de performance ; de l’autre les pouvoirs publics qui affichent une volonté de rééquilibrer la tarification à l’activité et de promouvoir des organisations et des financements innovants en santé.

  • Appel à projets ARS IDF : créer des postes d’enseignant-chercheur pour les professions du soin

    L’Agence Régionale de Santé Ile-de-France a ouvert en février 2018 un appel à projets visant à soutenir l’innovation de l’enseignement et de la recherche par des professionnels de santé en favorisant l’émergence des fonctions « d’enseignant-chercheur bi-appartenant » pour les professions d’infirmier ou de rééducateur (masseur kinésithérapeute, ergothérapeute, orthophoniste orthoptiste, etc.).

    Il s’agit de créer un pont entre les établissements de santé (CHU, service universitaire d’hôpitaux et/ou GHT, centre ou maison de santé universitaire) et les universités, en développant leurs complémentarités reposant sur une unité de recherche de préférence ayant une approche interdisciplinaire.

    Les dépôts de candidature sont acceptés jusqu’au 20 avril 2018.

    La note complète sur l’appel à projets est disponible via ce lien.

    Critères de sélection et enjeux

    Le projet est conditionné par l’engagement d’au moins trois professionnels éligibles aux fonctions d’enseignant-chercheur garantissant la mise en œuvre d’un projet d’équipe.

    Les projets seront examinés par un comité de sélection et retenus en fonction de :

    • la qualité des propositions et leur caractère structurant pour l’institution demandeuse ;
    • la stratégie universitaire d’engagement autour de l’universitarisation des professions paramédicales.

    Les projets retenus feront l’objet d’une convention permettant l’attribution des montants alloués. Ce sont 30 000 euros par personne et par an durant trois ans qui seront alloués pour appuyer la rémunération des professionnels, le reste de la rémunération devant être assuré par l’établissement et l’université.

    Modalités de soumission

    Les participants doivent utiliser le dossier d’intention de participation au projet disponible ici et envoyer à l’ARS leur dossier de candidature en deux exemplaires :

    • à Ljiljana JOVIC, Directeur des soins–Conseillère technique régionale, ARS -DOS–Pôle ressources humaines en santé, Millénaire 235, rue de la Gare,75935 PARIS Cedex 19 ;
    • par voie électronique à l’adresse suivante: ARS-IDF-CSLTECH@ars.sante.fr en précisant dans l’objet: « Projet «Emergence enseignant-chercheur bi-appartenant-2018» ».

    Calendrier

    • 20 avril 2018 : réception des dossiers d’intention de participation au projet;
    • 25 mai 2018 : identification des équipes participant au projet ;
    • octobre 2018 : mise en place du projet avec les équipes identifiées;
    • suivi de la mise en place et du déploiement du projet;
    • 30 septembre 2019/ 2020 / 2021 : transmission à l’ARS des rapports d’activité des équipes et des «enseignants-chercheurs bi-appartenants».

  • HAD : l’ANAP publie des outils pour améliorer le dialogue entre les structures HAD et MCO

    L’Agence nationale d’appui à la performance des établissements de santé et médico-sociaux (ANAP), souhaitant contribuer à améliorer le dialogue entre les établissements d’hospitalisation à domicile (HAD) et établissements MCO avec hébergement, a constitué avec la Fédération Nationale des Etablissements d’Hospitalisation à Domicile – FNEHAD, un groupe de travail composé de professionnels d’établissements HAD et d’experts en analyse de données.

    Leurs travaux ont abouti à la publication d’un ouvrage et d’un kit d’outils, disponibles en ligne depuis le 4 avril 2018, qui regroupent des indicateurs de performance du recours à l’HAD dans les territoires ainsi que des outils d’analyse des liens entre établissements MCO et HAD.

    Ces documents s’adressent aux médecins coordinateur en établissements HAD, chefs de service, directeurs de structures HAD et avec hébergement, référents HAD en ARS et directeurs de l’offre de soins

    Une bonne coordination, clé de la réussite de l’HAD

    L’hospitalisation à domicile nécessite la coordination de professionnels de structures différentes en amont, pendant et en aval du séjour d’HAD : médecins traitants, professionnels hospitaliers (MCO, SSR), acteurs de ville (infirmiers libéraux, pharmaciens, rééducateurs, etc.) et parfois des structures et des services médico-sociaux sont nécessaires pour la bonne réalisation d’une hospitalisation à domicile. Ainsi, la bonne fluidification du parcours patient dépend de nombreux acteurs et de coordinations plus ou moins formalisées.

    La nouvelle publication de l’ANAP vise à aider à la compréhension des enjeux du recours à l’HAD et à proposer des outils d’aide aux dialogues entre les structures HAD et MCO :

    • la première partie, consacrée aux enjeux du recours à l’HAD en France, présente l’hétérogénéité de ce type de prise en charge tant au niveau du recours, des tailles de structures que des filières auxquelles elle participe ;
    • la deuxième partie présente les résultats issus de la démarche analytique appuyée par une expertise métier. Elle a pour ambition d’introduire des indicateurs de performance du recours à l’HAD et les outils d’explorations complémentaires téléchargeables dans le kit outil HAD ;
    • la troisième partie présente sous forme de fiches de synthèse les résultats nationaux pour chaque indicateur.

    Trois outils mis en avant

    Les trois outils suivants permettent d’améliorer la connaissance réciproque de l’hospitalisation MCO et l’hospitalisation à domicile par les acteurs des territoires :

    • l’outil de connaissance des établissements HAD et SSR partenaires des établissements MCO (ORFEE) documente les transferts avec les établissements MCO/SSR-HAD et précise le lien de l’hospitalisation à domicile sur la durée de séjour des établissements MCO dans une perspective d’amélioration de la fluidité des parcours des patients ;
    • l’outil «taux de transfert moyen» permet d’évaluer un volume potentiel de transfert moyen des établissements MCO, basé sur les «taux de transferts nationaux par séjours» dans une perspective de graduation des soins ;
    • l’outil de parangonnage «ORFEE HAD» permet aux établissements HAD d’identifier des axes d’amélioration à destination des établissements et de leurs prescripteurs.

    En complément de ces outils, la fiche «facteurs explicatifs» permet de s’interroger sur les écarts de résultats entre établissements et le cas échéant, d’identifier des améliorations à mettre en place.

    Le guide « HAD : État des lieux et outils d’analyse au niveau territorial » est disponible via ce lien.

  • Agfa HealthCare acquiert Inovelan afin de renforcer son offre en coordination de soins

    Agfa HealthCare a annoncé le 4 avril 2018 l’acquisition d’Inovelan, société française spécialisée dans l’échange et le partage sécurisé des données de santé, et la coordination de parcours du patient.

    Cette opération permet à Agfa de renforcer son offre dans le domaine de la coordination des soins en ajoutant des composantes nouvelles à son portfolio liées à la télémédecine, au suivi des pathologies chroniques et à l’interopérabilité.

    Inovelan voit dans cette acquisition une opportunité de croissance et va apporter à Agfa HealthCare sa connaissance et sa maîtrise du marché français.

    Le montant en jeu n’a pas été communiqué

    Le 4 avril 2018, les délégations des deux entreprises se sont réunies pour officialiser l’acquisition à Mortsel en Belgique. Les DG d’Agfa HealthCare France et d’Inovelan, respectivement, Emmanuel Mougeotte et Christian Gourdi, ont procédé à la signature du contrat en compagnie de Veronique Lessens, Directrice Business Developpement et Stratégie Agfa HealthCare, et Eric Meunier, Directeur R&D et co-fondateur d’Inovelan.

    Un appui en interopérabilité dans un contexte de convergence des acteurs pour des services en santé innovants

    Le fournisseur de solutions de e-santé et d’imagerie numérique dans près de 100 pays au monde espère avec cette opération étendre sa gamme de solutions et services dans le cadre de la mise en œuvre des GHT et des SNACS.

    Emmanuel Mougeotte déclare ainsi « Il s’agit non seulement d’applications reconnues de coordination et de e-santé, mais également de technologies innovantes qui contribueront à renforcer notre offre de solutions applicatives interopérables ».

    Aux yeux du DG et co-fondateur d’Inovelan, Christophe Gourdin, cette association est à la fois une opportunité de croissance et un partenariat au service des parcours intégrés où le patient est au cœur des préoccupations : « La complémentarité de nos offres et services nous permettra de réaliser ensemble un grand pas vers des parcours de soins totalement connectés et intégrés ».

    Coordination, télémédecine et interopérabilité

    L’acquisition d’Inovelan est une façon de compléter et de développer son offre en coordination de soins afin d’asseoir sa position dans l’accompagnement des acteurs en santé dans la démarche d’intégration et de convergence de services dans le cadre des GHT et du virage ambulatoire, en bénéficiant de :

    • son savoir-faire en matière de messagerie sécurisée, de dématérialisation et d’application de télémédecine incarné par la plateforme SantNetBox pour optimiser les outils tels Orbis, Engage Suite, HYDMedia ;
    • son expertise scientifique dans la gestion des parcours, notamment dans le cadre des pathologies chroniques et la dépendance, et des dossiers communicants de réseaux notamment en cancérologie (DCC) ;
    • sa proximité avec des acteurs des segments de marché complémentaires à ceux d’Agfa tels les assureurs en santé, les complémentaires, les institutions de prévoyance et les prestataires de services de santé à domicile (PSAD).

  • Transformation du système de santé : nomination des responsables de la formation des professionnels

    Le ministère des Solidarités et de la Santé a publié dans un communiqué du 3 avril 2018 les noms des trois responsables de la consultation sur la formation des professionnels de santé, dans le cadre des chantiers de la Stratégie de transformation du système de santé. 

    Il s’agit du Professeur Antoine Tesnière, de Stéphanie Rist, députée du Loiret et d’Isabelle Riom, interne en médecine générale.

    Les premières orientations de ce chantier seront rendues en mai 2018.

    Les responsables des autres chantiers de la Stratégie de transformation du système de santé, avaient été dévoilés par Agnès Buzyn, la Ministre des solidarités et de la santé le 9 mars 2018.

    Les missions des pilotes du chantier sur la formation des professionnels

    Numerus clausus, première année, coopération entre professionnels de santé grâce aux pratiques avancées en soins infirmiers, articulation enseignement/recherche pour l’ensemble des formations aux professions de santé : la réforme de la formation est une étape indispensable pour permettre au système de santé de s’adapter aux évolutions des besoins des patients.

    Antoine Tesnière, Stéphanie Rist et Isabelle Riom devront construire, en consultant les parties prenantes, la feuille de route opérationnelle favorisant une plus grande homogénéité des formations, une meilleure coopération entre les différents métiers de la santé, des conditions d’études favorables à l’épanouissement des étudiants, etc.

    Les étudiants en santé seront associés à cette réflexion conjointement menée par le ministère des Solidarités et de la Santé et le Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. Ce chantier sera étroitement lié avec celui de la transformation du travail et des métiers dans le secteur public hospitalier.

  • L’IA peut transformer les métiers de la santé de manière significative -rapport de France stratégie

    Le premier trimestre 2018 a été marqué par la publication du rapport du député Cédric Villani et la présentation de la stratégie gouvernementale dans le domaine de l’intelligence artificielle, Placée auprès du Premier ministre, France stratégie s’est également saisie du sujet, en examinant les conséquences de la diffusion l’IA sur certaines professions médicales (cardiologues, radiologues, médecins généralistes et biologistes), ses principaux vecteurs de diffusion et les freins éventuels à son utilisation.

    Les applications de l’IA dans le domaine de la santé sont nombreuses (aides au diagnostic, recommandations de prise en charge). Selon les experts de France Stratégie, l’IA est amenée à faire évoluer les métiers du secteur médical (notamment en radiologie, cardiologie et la médecine générale) et contribuera à améliorer le suivi et la prise en charge des patients en ville, à domicile et à l’hôpital. En revanche, plusieurs facteurs doivent être pris en compte avant sa généralisation, dans un secteur médical et médico-social marqué par « des résistances aux transformations » significatives, d’après le rapport de France Stratégie paru le 28 mars 2018 que H&TI s’est procuré.

    Les applications de l’intelligence artificielle dans le domaine de la santé

    L’aide au diagnostic et aux recommendations de prise en charge

    Les applications actuelles de l’IA sont nombreuses en oncologie, cardiologie, radiologie, détection de maladies spécifiques (telles que diabète et Alzheimer, etc.) ou santé mentale (l’IA est notamment utilsée pour détecter la dépression ou autres troubles psychologiques). Les algorithmes alimentés et entraînés par des données massives sont programmés pour identifier des maladies selon des protocoles prédéfinis par des équipes médicales. 

    L’outil emblématique de cette application est le logiciel Watson, introduit par le groupe IBM en 2005 sur le marché de la santé américain. Utilisé pour l’aide au diagnostic et à la proposition thérapeutique, le logiciel synthétise de nombreuses informations issues de rapports médicaux, dossiers patients, tests cliniques, etc.

    Lors du sommet AI for Humanity organisé au collège de France le jeudi 29 mars 2018, le professeur Ran Balicer illustrait les usages de l’IA en santé dans les hôpitaux israéliens. L’IA y est utilisé pour détecter et prévenir les risques d’insuffisance rénale, dans le suivi des maladies chroniques et la détection de cancers.

    « Selon une étude récente, l’intelligence artificielle a été capable d’une détection automatisée du cancer du sein avec un taux de réussite de 92%, presque équivalent à celui des spécialistes (96%). Lorsque sont combinés les analyses du médecin et les méthodes de diagnostic issues du logiciel automatisé, le taux de réussite s’élève à 99,5%, avec un risque d’erreur fortement diminué ». France Stratégie, citant une étude américaine publiée en 2016.

    L’utilisation de l’IA fait évoluer les métiers de la santé 

    Radiologie : vers une spécialisation accrue en radiologie interventionnelle

    Selon les experts de France stratégie, l’IA est amenée à jouer un rôle croissant dans la lecture d’imagerie médicale, posant à terme la question de « l’intervention du radiologue dans l’établissement du diagnostic ». L’automatisation de la radiologie conventionnelle pourrait être réalisée par des manipulateurs radio formés à l’élaboration de diagnostics, souligne France Stratégie. Elle pourrait également être effectuée par un médecin non radiologue. L’IA permettrait donc à terme aux radiologues de consacrer davantage de temps à l’analyse de cas complexes.

    Ainsi, « le métier de radiologue pourrait évoluer vers une spécialisation accrue en radiologie interventionnelle à visée diagnostique (ponctions, bopsies, etc.) pour des cas complexes ou à visée thérapeutique guidée par l’imagerie médicale ». France Stratégie

    France stratégie recommande à ce titre d’adapter le cadre règlementaire actuel, notamment le décret n°2016-1672 du 5 décembre 2016 relatif aux actes et activités réalisés par les manipulateurs d’électroradiologie médicale.

    Cardiologie : recentrage de l’activité du cardiologue sur les cas complexes

    Des logiciels fondés sur l’IA sont aujourd’hui capables d’interpréter des électrocardiogramme (ECG). « Ces logiciels détectent des pathologies avec un degré d’efficacité comparable, voire supérieur, à celui d’un cardiologue », souligne France Stratégie. Ceci pourrait s’avérer bénéfique à la médecine générale et aux urgences françaises : les médecins généralistes et urgentistes pourraient à l’avenir mobiliser ces outils à toute heure sans recourir au cardiologue.

    D’après le rapport de France Stratégie, l’IA permettra d’aider les urgentistes dans l’orientation de leurs patients ; d’étendre l’usage de l’ECG à davantage de spécialités médicales comme les urgentistes, généralistes, gériatres, et non médecins comme les infirmières, pompiers  et enfin, de libérer du temps aux cardiologues qui traiteraient ainsi des cas plus complexes.

    L’intelligence artificielle, conclut France Stratégie, est susceptible « d’accentuer la tendance à la sur-spécialisation de leur métier ». 

    En médecine générale, l’IA « augmentera le niveau de compétence « technique » du médecin »

    Les assistants médicaux sont à l’avenir susceptibles de faire évoluer la médecine générale à plusieurs titres, selon France Stratégie : le médecin pourra bénéficier d’une aide à l’établissement de diagnostics de cas complexes, « avec une plus grande sécurité dans la prise de décision » ; l’IA sera par ailleurs amenée à « augmenter en continu le niveau de compétence « technique » du médecin au fur et à mesure que celui-ci pourra exploiter pleinement les connaissance cliniques et les pratiques médicales les plus actualisées ».

    Enfin, s’agissant des laboratoires d’analyses médicales, l’IA est susceptible d’automatiser intégralement les analyses et de fait, d’induire de profondes transformations du métier de biologiste.

    Le suivi connecté des patients et l’usage de la robotique en santé

    Amélioration de la prise en charge des patients

    Certains outils connectés s’intègrent déjà dans une prise en charge globale des patients, comme le pilulier intelligence ou le tensiomètre relié à un médecin. Couplé à l’IA, ces dispositifs permettent un suivi automatisé des patients à partir de l’analyse des données recueillies et enrichies.

    D’après France Stratégie, l’usage d’outils de suivi des patients présente un intérêt au domicile des patients, à l’hôpital comme dans le cadre de la médecine de ville.

    • A domicile, des plateformes de suivi de patients à distance permettent de prédire les risques d’exacerbation d’une maladie inflammatoire comme l’asthme, de détecter une rechute de cancer du poumon, de personnaliser le traitement du diabète, à titre d’exemple ; 
    • A l’hôpital, « une plateforme de suivi médical connecté de patients, avant et après une hospitalisation, permet de centraliser tout ce qu’une infirmière aurait contrôlé à l’hôpital » ; 
    • En ville, enfin, peuvent se constituer des réseaux entre médecins généralistes, spécialistes et infirmières de coordination (comme le prévoit le programme « Territoire de soins numérique »).

    La robotique appliquée 

    « De nouvelles générations (de robots) à base d’intelligence artificielle sont en train d’émerger« , rappelle France stratégie, « avec une autonomisation accrue par rapport au chirurgien ». Les applications actuelles et futures des robots fondés sur l’IA en médecine sont nombreuses. Le rapport en propose une liste non exhaustive : simulation d’opération sur écran ou sur un clone virtuel ; assistance domestique pour les personnes âgées ou en situation de perte d’autonomie ; prise en charge de patients souffrant de troubles cognitifs ou comportements comme l’autisme ou Alzheimer ; enfin, pour les aides-soignants et les infirmiers, les robots IA peuvent les appuis dans leur pratique professionnelle ».

    Plusieurs facteurs doivent être pris en compte avant d’envisager la diffusion de l’IA dans le secteur de la santé

    • La situation de l’emploi des professionnels de santé : France Stratégie rappelle que les études prévoient à courte et moyenne échéance un creusement des inégalités d’accès aux soins à l’échelle du territoire français ; dans un tel contexte, le recours à la télémédecine et le développement de solutions innovantes permettrait d’assurer un meilleur accès aux soins.
    • L’augmentation de la qualité des données : la diffusion de l’IA favorise l’augmentation en volume et en qualité des données disponibles, issues de sources multiples (Assurance maladie, établissements de santé, médecine génomique, objets connectés, applications mobiles, commentaires des patients, etc.).
    • L’acceptabilité sociale : « si les logiciels livrent leur clé de fonctionnement », souligne France Stratégie, « ils pourront répondre aux aspirations des patients/citoyens à l’autonomisation. Dans le cas contraire, si les logiciels restent des formes de boîtes noires, la diffusion de l’IA sera freinée par le manque d’acceptabilité sociale ». Dans le cadre de la mission confiée au député Cédric Villani, Ethik IA propose de clés de régulation positive de l’IA et de la robotisation en santé.

    Quels sont les scenari de diffusion de l’IA en santé ?

    « Le secteur est plutôt enclin à résister aux transformations »

    Il existe en France une certaine « résistance à l’innovation », couplée à un modèle économique encore « incertain », qui explique que le secteur de la santé est « enclin à résister aux transformations induites par l’intelligence artificielle. Quelles sont les causes de ces « résistances »? D’après France Stratégie, elles seraient imputables « à l’important degrés de règlementation ». Si des progrès « ont été réalisés depuis 2017 avec la création d’un système national de données de santé », « le cadre permettant de répondre aux besoins croissants de protection en matière d’accès, de partage et de protection ou de garantie de fiabilité n’est pas encore abouti ».

    Ainsi, conclut France stratégie, « la difficulté d’accès aux données a été identifié comme un frein au développement de l’intelligence artificielle, notamment dans les possibilités de transfert des travaux de recherche », ce qui a été mis en avant dans le rapport remis par Cédric Villani au Président de la République.

    Toutefois, relève France Stratégie, « la règlementation n’empêchera pas la diffusion de l’IA là où les acteurs prévoient des gains importants ».

    « Les conditions qui pourraient conduire à une scénario disruptif »

    Les acteurs placés en situation de concurrence et de dimension internationale – comme l’industrie du médicament et des dispositifs médicaux et le secteur de l’assurance complémentaire santé – peuvent conduire à l’émergence d’un « scénario disruptif » et servir de vecteur de la diffusion de l’IA dans le secteur de la santé.

  • Eurekam lève 1,5 M€ auprès de Sofimac Innovation et de Poitou Charentes Innovation

    Eurekam a annoncé le 4 mars 2018 avoir finalisé une levée de fonds fin janvier 2018. Celle-ci a été réalisée auprès de Sofimac Innovation et de Poitou Charentes Innovation dans le cadre du programme national des investissements d’avenir et s’élève à 1,5 million d’euros.

    Il s’agit du deuxième tour de table pour l’entreprise créée en 2012.

    Cette levée de fonds va servir au fabricant du dispositif DRUGCAM, système d’assistance vidéo et de contrôle des préparations de médicaments anticancéreux, de développer une gamme de solutions dédiées aux autres spécialités médicales présentes dans l’hôpital (pédiatrie, soins, anesthésie), et d’accélérer son développement à l’international (Allemagne et Amérique du Nord en priorité).

    Pour les années 2018 et 2019, Eurekam prévoit de recruter une trentaine de personnes afin de poursuivre sa croissance.

  • Singapore: New course in health economics to boost health tech sector

    As part of the Government of Singapore’s efforts to develop ICT capabilities in the healthcare sector, the Singapore Management University (SMU) will soon offer a major in health economics and management.

    Within this training course, students will learn about healthcare care administration, politicy, economics, management and analytics, with work-based learning in hospitals and other healthcare institutions of the city-state.

    Singapore to boost the health tech workforce

    As healthcare costs increase and population ages rapidly, Singapore is stepping up its efforts to strengthen the health tech workforce by providing more training, education and job opportunities, the national daily newspaper The Straits Times said.

    500 job opportunities offered at Health Tech Day

    The new university course was presented in March 2018 on the occasion of Health Tech Day, which was organized by the Info-Communications Media Development Authority and Integrated Health Information Systems (IHiS), a company that provides ICT solutions for the public health sector.

    Health Tech Day brought together more than forty organizations, including healthcare institutions, health tech companies and training partners, to showcase the latest product innovations in the sector. More than 500 job opportunities in the health tech sector were offered during the event.

    IHiS will train 50 professionals in the health tech sector

    To support mid-career professionals in their transition to the healthcare sector, IHiS has set a target to place and train fifty professionals, managers, executives and technicians over the next two years. They will be trained over a period of three to nine months for jobs such as mobile application developer, software developer and network engineer.

    TeSA: an initiative to help ICT professionals improve their skills

    Information and communication technology professionals will also benefit from training in in-demand skills in cyber security, data analytics, cloud computing and software development, with global biopharmaceutical company MSD joining the TechSkills Accelerator (TeSA), an initiative driven by Infocomm Media Development Authority (IMDA).

    TeSA offers a variety of programs to support current ICT professionals and non-ICT professionals to upgrade and acquire new skills that are in demand, and to stay competitive in the fast-moving digital landscape.

    MSD will provide more than 90 ICT professionals with on-the-job training and overseas attachments over the next three years. Approximately 27,000 people have been trained since the initiative started in April 2016.

    Health tech: 1,200 jobs should be created by 2021

    « Health tech is an exciting space to be in now. Investments in this sector grew by 7 % over the last three years, » said Bruce Liang, chief information officer of the Ministry of Health (MOH) and chief executive officer of IHiS (source: The Straits Times). « (…) The growth is expected to double and grow by some 13 per cent in the next three years. The trajectory growth would translate to a demand of approximately 1,200 more health IT jobs. »

    National HealthTech Challenge: To seek innovative health solutions

    A new initiative, called the National HealthTech Challenge, which aims to identify and solve healthcare challenges through technology on a national scale, was launched in mid-March.

    Organized by IHiS, the National HealthTech Challenge brings together healthcare professionals, research institutes and tech industry players to come up with solutions to the industry’s most pressing challenges. Ten will be selected for pilots in the third quarter of 2018.

    The challenge is themed to align with MOH’s three shifts:

    • 1. Beyond healthcare to health;
    • 2. Beyond hospital to community;
    • 3. Beyond quality to value.

    To export Singaporean products internationally

    « If we can innovate new solutions to tackle our healthcare challenges, not only can we provide better care for our people, we also create economic opportunities for our companies to export their solutions to other cities around the world that are also experiencing similar demographic shifts, » Minister of State for Communications and Information and Health Chee Hong Tat said at Health Tech Day.

  • Singapour : une formation en économie de la santé pour stimuler le secteur de la health tech

    Dans le cadre des efforts du gouvernement singapourien visant à développer les capacités des TIC dans le secteur de la santé, la  (SMU) va prochainement ouvrir une section en économie et en gestion de la santé.

    Au sein de cette formation, les étudiants pourront suivre des cours sur l’administration des soins, les règlementations, l’économie, la gestion et l’analyse dans le domaine de la santé, mais aussi mener un apprentissage au sein d’hôpitaux et d’autres établissements de santé de la cité-État.

    Singapour cherche à renforcer la main-d’œuvre dans le domaine de la health tech

    Face à l’escalade des coûts des soins et au vieillissement rapide de la population, Singapour redouble d’efforts pour renforcer la main-d’œuvre dans le secteur de la health tech en offrant plus de possibilités de formation, d’éducation et d’emploi, note le quotidien national The Straits Times.

    500 offres d’emploi présentées lors du Health Tech Day

    Ce nouveau parcours universitaire a été présenté en mars 2018 à l’occasion du Health Tech Day, organisé par l’Info-communications Media Development Authority (IMDA) et Integrated Health Information Systems (IHiS), une entreprise qui fournit des solutions TIC pour le secteur de la santé publique.

    Le Health Tech Day a réuni plus de quarante organisations, y compris des établissements de santé, des entreprises health tech et des partenaires de formation, afin de présenter les dernières innovations du secteur. Plus de 500 offres d’emploi dans le domaine des technologies de la santé ont été proposées au cours de l’événement.

    IHiS va former 50 professionnels du secteur

    Afin de soutenir les professionnels en milieu de carrière dans leur transition vers le secteur des soins, IHiS s’est fixé comme objectif de placer et de former cinquante professionnels, gestionnaires, cadres et techniciens au cours des deux prochaines années. Ils seront formés sur une période de trois à neuf mois pour des emplois tels que ingénieur réseau, développeur d’applications mobiles et développeur de logiciels.

    TeSA : une initiative pour aider les professionnels des TIC à se perfectionner

    Les professionnels des technologies de l’information et de la communication bénéficieront également d’une formation en cyber-sécurité, en analyse de données, en cloud computing et en développement de logiciels avec la société bio-pharmaceutique mondiale MSD, qui rejoint pour l’occasion l’initiative TechSkills Accelerator (TeSA), pilotée par l’IMDA.

    TeSA propose divers programmes pour aider les professionnels actuels des TIC et les non-professionnels du secteur à acquérir de nouvelles compétences et connaissances dans leur domaine et à rester compétitifs dans un environnement numérique à l’évolution rapide.

    MSD offrira à plus de 90 professionnels des TIC une formation et des stages à l’étranger au cours des trois prochaines années. Environ 27 000 personnes ont été formées depuis le début de l’initiative en avril 2016.

    Health tech : 1 200 emplois devraient être créés d’ici 2021

    « La technologie de la santé est un domaine passionnant où les investissements dans ce secteur ont augmenté de 7 % au cours des trois dernières années, précise Bruce Liang, directeur de l’information du ministère de la Santé singapourien (MOH) et responsable de la direction d’IHiS (source : The Straits Times). (…) La croissance [de l’industrie] devrait doubler et augmenter d’environ 13 % au cours des trois prochaines années, ce qui devrait se traduire par une demande d’environ 1 200 emplois supplémentaires dans le domaine de la santé. »

    National HealthTech Challenge : rechercher des solutions de santé innovantes

    Une nouvelle initiative, baptisée le « National HealthTech Challenge », a été lancée à la mi-mars 2018. Son objectif est d’identifier et de résoudre les problèmes de santé à travers les nouvelles technologies à l’échelle nationale.

    Organisé par IHiS, le National HealthTech Challenge rassemble des professionnels de la santé, des instituts de recherche et des acteurs de l’industrie high tech dans l’optique de faire émerger des solutions permettant de résoudre les défis les plus pressants du secteur. Les dix meilleures d’entre elles seront sélectionnées pour développer des pilotes au troisième trimestre de l’année 2018.

    Ces solutions devront être en adéquation avec les trois évolutions du secteur recherchées par le MOH :

    • 1. développer un système de santé allant au-delà des soins pour se concentrer davantage sur les résultats et donc la santé de la population ;
    • 2. agir au-delà de l’hôpital en se tournant davantage vers la communauté ;
    • 3. aller au-delà d’une offre de soins de qualité pour se concentrer sur la valeur des soins délivrés.

    Objectif : exporter les solutions singapouriennes à l’international

    « Si nous pouvons mettre en place des solutions innovantes pour relever nos défis de santé, non seulement nous pourrons offrir de meilleurs soins à notre population mais nous créerons également des opportunités économiques pour nos entreprises, leur permettant ainsi d’exporter leurs solutions vers d’autres villes du monde qui connaissent elles aussi des changements démographiques similaires [au nôtre] », a déclaré lors du Health Tech Day le ministre d’État chargé des Communications et de l’Information et de la Santé, Chee Hong Tat.