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  • Australia and the US strengthen collaboration in digital health and medical AI

    Leading technology leaders in Australia and the United States will work to promote revolutionary technology in healthcare with the launch of a transnational innovation alliance announced in March 2018 by the Australian Federal Government.

    A new Australian Advisory on Technology and Healthcare Competitiveness has been set up to partner with the US Council on Competitiveness in order to improve engagement between the two nations’ businesses, research institutions and universities in the development of innovative  health tech.

    The alliance will focus on health tech, cybersecurity and AI

    Jointly announced by Australian Health Minister Greg Hunt and Australian Minister for Jobs and Innovation Michaelia Cash, the alliance will strengthen collaboration between Australia and the United States in health tech, cybersecurity and artificial intelligence (AI) areas.

    The advisory board will be led by pro bono co-chairs Charles Kiefel, distinguished fellow of the Global Federation of Competitiveness Councils, Dr Larry Marshall, the chief executive officer of CSIRO, an independent agency of the Australian Federal Government responsible for scientific research in the country, and Dr Jane Wilson, director of Sonic Healthcare, to establish a dialogue between Australia and US chief technology officers to kick off the alliance.

    Goal: To boost the presence of Australian companies in the US market

    This cooperation between the two countries will encourage Australian entrepreneurship and increase competitiveness of products in the huge US market.

    « The potential to revolutionise healthcare for Australians through this partnership is exciting. It also joins our commitment to medical research and the development of new and innovative treatments that can make a real difference to Australians, » the Australian government said in a statement (source: Healthcareit.com.au).

    Health tech : the number of jobs increased by 10% from 2015 to 2016 in Australia

    According to The Australian Medical Technologies and Pharmaceuticals Growth Centre (MTPConnect), the number of jobs supported by the medical technology, biotechnology and pharmaceutical industry increased by 10% to 62,000 from 2015 to 2016. Manufacturing exports increased by 30% to AU$5.2 (€3.3b; US$4b) during the same period of time.

    R&D investments totaling AU$1.4 billion

    The huge growth of the industry, which is the 10th largest export category for Australia, led in 2016 to 27,000 publications, 242 patent lodged and R&D investments totaling AU$1.4 billion (€876m; US$1b).

  • L’Australie et les États-Unis renforcent leur collaboration dans les domaines du digital et de l’IA

    Les principaux leaders du secteur de l’high tech en Australie et aux États-Unis travailleront à la promotion d’une technologie révolutionnaire dans le domaine de la santé avec le lancement d’une alliance transnationale d’innovation, annoncée en mars 2018 par le gouvernement fédéral australien.

    Un Conseil australien sur la compétitivité des technologies et des soins a été créé pour s’associer au Conseil américain sur la compétitivité (US Council on Competitiveness) afin d’améliorer l’engagement des entreprises, des universités et des institutions de recherche des deux pays dans le développement des technologies de pointe.

    Une alliance centrée sur la health tech, la cybersécurité et l’IA

    Conjointement annoncée par Greg Hunt, ministre de la Santé australien, et Michaelia Cash, ministre de l’Emploi et de l’Innovation australienne, l’alliance renforcera la collaboration entre l’Australie et les États-Unis dans les domaines de la health tech, de la cybersécurité et de l’intelligence artificielle (IA).

    Le conseil consultatif sera conduit par les co-présidents pro bono Charles Kiefel, membre éminent de la Fédération mondiale des conseils de la compétitivité, le Dr. Larry Marshall, chef de la direction du CSIRO – l’organisme gouvernemental australien pour la recherche scientifique – et le Dr. Jane Wilson, directrice de Sonic Healthcare. Il établira un dialogue entre les dirigeants des sociétés de technologies de l’Australie et des États-Unis.

    Objectif : booster la présence des entreprises australiennes sur le marché américain

    Cette nouvelle coopération encouragera l’entrepreneuriat australien et augmentera la compétitivité des produits australiens sur l’immense marché américain.

    « Le potentiel [que nous avons] de révolutionner les soins pour les Australiens à travers ce partenariat est passionnant. Il est également en harmonie avec notre engagement concernant le développement de la recherche médicale et de traitements innovants qui peuvent faire une réelle différence pour [la population] », a déclaré le gouvernement australien dans un communiqué (source : Healthcareit.com.au).

    Health tech : une hausse des emplois de 10 % entre 2015 et 2016 en Australie

    Selon le Centre australien de croissance des technologies médicales et des produits pharmaceutiques (MTPConnect), le nombre d’emplois soutenus par les secteurs des technologies médicales, de la biotechnologie et de l’industrie pharmaceutique a augmenté de 10 % pour atteindre 62 000 entre 2015 et 2016. Les exportations manufacturières ont quant à elle augmenté de 30 % durant la même période, représentant ainsi 5,2 milliards de dollars (3,3 Mds € ; 4 Mds US$).

    Les investissements en R&D représentent 1,4 Md AU$

    La croissance vertigineuse de l’industrie, qui représente la dixième plus grande catégorie d’exportation de l’Australie, a été à l’origine en 2016 de 27 000 publications scientifiques, de 242 dépôts de brevets et de multiples investissements en R&D d’une valeur totale d’1,4 milliard de dollars (876 M. € ; 1 Md US$).

  • Réussir son projet en e-santé : rencontres universitaires de la santé connectée , 12/04/18 à Paris

    Les premières rencontres universitaires de santé connectée se dérouleront jeudi 12 avril 2018, à l’UFR de médecine Paris Diderot dans le cadre des journées présentielles du diplôme universitaire de santé connectée de l’Université Paris Diderot. Elles sont organisées par le centre de responsabilité santé connectée (CRSC) de l’hôpital Bichat (AP-HP), en partenariat avec l’IUT Paris Diderot et medscape.fr.

    Programme du Jeudi 12 avril 2018

    13h30 : Accueil des participants

    13h45 : Allocution du Pr Philippe Ruszniewski, doyen de l’UFR de médecine Paris-Diderot

    14h-15 h : Les grandes ruptures attendues dans la santé connectée

    Élie Lobel, Directeur Général d’Orange Healthcare, ancien Directeur du pôle des projets nationaux de e-santé au sein de l’ASIP Santé parlera de « Quel avenir pour les objets connectés en santé ? »

    Jean-François Penciolelli, Directeur secteur public de GFI Informatique parlera de « La santé connectée dans la cité – le projet Smartcity »

    Pr Raja Chatila, Directeur de l’Institut des systèmes intelligents et de robotique, Sorbonne Université abordera le sujet de « Intelligence artificielle et robotique »

    15h-16h : Perfectionner ses compétences et faire réussir son projet en santé connectée

    Pascale Sauvage, Directrice du pilotage stratégique et des affaires internationales à l’ASIP santé présentera « L’ASIP Santé au service de la santé connectée »

    Chara Louafi, Directrice du Fonds Patient Autonome à Bpifrance expliquera « Comment financer un projet en santé connectée ? »

    Gabrielle Halpern, Directrice du développement, Le programme Matrice – Ecole 42 expliquera « Comment intégrer le programme « Matrice » de l’école 42 pour monter sa start-up ? »

    16h-16h30 : Pause – rencontres interprofessionnelles dans le hall

    16h30-17h45 : Présentation des projets du DU santé connectée – Discussions interdisciplinaires

    • e-DrugsBox / Armoire à pharmacie connecté
    • Forum franco-chinois de télémédecine
    • Tonic carpet (tapis de gymnastique interactif en réalité augmentée)
    • Capteur connecté de rythme cardiaque fœtal
    • DiGiTCA (santé connectée pour le suivi des troubles du comportement alimentaire)
    • Développement d’une architecture matérielle et logicielle d’Avatar en open source pour cabinet médical/centre médical
    • ETP 2.0 (éducation thérapeutique)
    • Amélioration de la prise en charge de la maladie du patient diabétique grâce au remplissage automatique du carnet d’auto-surveillance à l’aide de capteurs connectés
    • DiagNotes (moyen rapide de prise de notes médicales)
    • Chambre connectée (chambre d’hôpital 3.0)
    • Développement d’une plateforme de téléconsultation de médecine générale en soutien aux déserts médicaux
    • Monitorer l’activité dans la perspective d’une amélioration de l’observance
    • Education thérapeutique et lombalgie chronique

    17h45-18h30 : Rencontres interprofessionnelles et discussion des projets – discours de clôture

    Inscription

    Les inscriptions se font via ce lien.

  • Observance thérapeutique : partenariat entre Merck et la start-up Medisafe pour développer son appli

    Le laboratoire pharmaceutique Merck a annoncé par communiqué le 27 mars 2018 avoir signé un accord avec la start-up de la e-santé israélo-américaine Medisafe, pour développer une version sur mesure de son application mobile pour le suivi des pathologies cardiométaboliques (diabète de type 2, troubles thyroïdiens et maladies cardiovasculaires).

    Selon Medisafe, un Américain meurt toutes les quatre minutes parce qu’il n’a pas suivi les instructions sur les médicaments. L’appli que l’entreprise commercialise aide les patients à se conformer à leur prescription médicamenteuse. Elle envoie, via le smartphone, des rappels, des messages de motivation et de soutien, des contenus personnalisés, etc.

    Les deux sociétés commenceront par déployer l’appli auprès des patients au Mexique, en Russie et au Brésil.

  • IA : l’Inserm s’associe avec la start-up Owkin pour accélérer la recherche en santé

    Le 4 avril 2018, dans les locaux de la start-up Owkin, un accord cadre a été signé entre Yves Lévy, le PDG de l’Inserm, et Gilles Wainrib, l’un des co-fondateurs de la start-up, devant la presse.

    L’ambition des deux acteurs est de bousculer le secteur de la recherche médicale et clinique en proposant des approches innovantes d’analyse de données. Ce partenariat s’inscrit dans la stratégie plus globale de l’Inserm de positionner la recherche biomédicale française en leader de l’intelligence artificielle en santé en misant sur son expertise dans l’analyse de données massive.

    Owkin apporte le socle logiciel nécessaire à la réalisation de ce dessein, avec des outils de machine learning (apprentissage profond) développés en interne et mis à disposition de l’ensemble de chercheurs de l’Inserm, et appliqués aux données massives de l’institut afin d’accélérer la recherche médicale.

    Owkin Socrates, plateforme de deep learning au service de la recherche biomédicale de l’Inserm

    Owkin va appuyer l’Inserm dans sa stratégie « d’utiliser l’IA pour exploiter les données existantes et trouver de nouvelles pistes de recherche, en démocratisant l’accès aux technologies de l’IA pour les chercheurs » et « permettra d’aboutir à de nouvelles stratégies thérapeutiques », a annoncé le co-fondateur d’Owkin.

    C’est le partenariat le plus large pour Owkin en termes de champs d’application dans la recherche médicale avec la perspective d’équiper des outils prédictifs et d’analyse de données qui va concerner « un nombre de chercheurs gigantesque – 13 000 -, d’ici un à deux ans ».

    Les deux acteurs vont développer des projets scientifiques collaboratifs tels la prédiction de réponse aux traitements en cancérologie et l’identification de nouvelles cibles thérapeutiques.

    La plateforme Socrates permettra à chaque chercheur qui en est utilisateur de devenir lui-même acteur de l’IA.

    Apprentissage fédéré, souveraineté des données et traduction en biomarqueurs de données massives de l’Inserm

    Grâce à la technique d’apprentissage fédéré d’Owkin, les données massives de l’Inserm ne quitteront pas l’institution. L’Inserm a une longue expérience dans l’utilisation des données caractérisée par un usage éthique et souverain, deux aspects fondamentaux en santé, et Owkin permet de transformer les big data en smart data en répondant aux exigences réglementaires du secteur.

    Les techniques technologiques d’Owkin permettront à l’Inserm d’exploiter les données éparpillées et hétérogènes et à ses chercheurs de bénéficier d’une interface personnalisable à souhait.

    Ce ne sont que les résultats de l’analyse, tels de nouveaux biomarqueurs, qui pourront être exportés vers l’industrie. Les modalités de partage de valeur n’ont pas été précisées pour le moment, puisque la collaboration des deux acteurs ne fait que débuter.

    La plateforme Socrates va démocratiser le deep learning pour la recherche médicale, rappelle Gilles Wainrib.

    Pour Yves Lévy, les partenariats public-privé sont un outil illustratif de la façon dont « la recherche académique et les meilleurs talents français doivent s’allier pour produire des connaissances d’excellence ».

    L’Inserm s’associe avec Owkin, car Owkin est un acteur important dans le domaine de l’IA associée à la recherche et l’Inserm a fait le choix d’être là dès le début pour capter l’innovation, car ce sont les outils puissants d’Owkin qui feront parler les données massives de l’Inserm.

    L’IA permet des actions de santé publique inimaginable autrement

    Selon lui, au vu des annonces faites par le Président de la République à la suite de la publication du rapport de la mission Villani, « il n’est nul doute que l’IA sera à l’origine de bénéfices importants pour la recherche, pour la pratique médicale, pour le système de santé national ».

    Yves Lévy citait en exemple un projet de recherche sur la base d’analyses de données émanant des feuilles de remboursements du SNDS répertoriant entre 3 et 5 millions d’hospitalisations liées à une démence précoce inhabituelle chez une population de moins de 65 ans et qui a permis de mettre en évidence la cause liées à une consommation d’alcool.

    « Sans avoir fait appel à l’analyse par l’IA, cette cause n’aurait jamais pu être identifiée même en 15 ans de recherche, affirme Yves Lévy, et on n’aurait pas pu mettre en place une politique adaptées en termes de santé publique ».

    Stratégie pour une recherche biomédicale française leader de l’IA en santé

    L’Inserm fait valoir son expertise et son expérience longue de plus de 20 ans et souhaite les exploiter en recourant aux outils de l’IA afin d’accélérer et d’orienter la recherche.

    Son PDG a rappelé lors de la conférence de presse :

    • son excellence scientifique et sa maîtrise des question biologiques et médicales à adresser ;
    • sa connaissance des données générées dans le cadre de la recherche médicale sur une cohorte de plus de 200 000 personnes et sur plus de 300 centre de recherche en France et à l’étranger ;
    • son rôle clé dans la production et l’utilisation de données majeures en biologie et santé.

    Tous ces éléments confortent la position de leader de l’institut dans la recherche biomédicale qu’il va asseoir grâce à :

    • la mobilisation des meilleures équipes déjà impliquées dans le développement de l’IA, la production et l’exploitation de données ou le suivi de cohortes ;
    • la contribution-clef à l’utilisation des données du Health Data Hub, qui s’appuiera sur les données du SNDS et les données de recherche clinique et biologique, comme annoncé par le Président de la République ;
    • la mise en place d’une infrastructure nouvelle de collecte et d’analyse des données de génomique médicale dans le cadre du plan France Médecine Génomique ;
    • l’accélération de sa politique de partenariats publics et privés avec les organismes de recherche nationaux et les industriels dans les domaines de l’intelligence artificielle (mathématiques, algorithmes, modélisation, logiciels, etc.)

    Dans le cadre des appel d’offres annoncés par le Président de République, l’Inserm et Owkin répondront conjointement à ces propositions.

  • Réforme tarifaire des hôpitaux : mise en oeuvre du financement au parcours à titre expérimental

    Le 9 mars 2018, la Ministre des Solidarités et de la santé annonçait une réforme du financement du système de santé. Le calendrier de mise en oeuvre de la réforme de la tarification des établissements hospitaliers est désormais accessible sur le site du Ministère des Solidarités et de la Santé. Jean-Marc Aubert, directeur de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) est chargé de créer en avril une  « task force » composé d’experts, de définir un périmètre d’étude et de formuler des propositions d’amélioration de la régulation de l’Ondam d’ici mai 2018 et des modèles de financement pour la PLFSS 2019.

    « Plafonner à 50% la tarification à l’activité des hôpitaux » (E. Macron)

    En 2016, le candidat à l’élection présidentielle Emmanuel Macron proposait de limiter la part de la tarification à l’activité au volume d’actes (T2A) à 50% du budget de l’hôpital. Entrée en vigueur en 2004, la T2A est aujourd’hui le premier mode de financement de l’hôpital et représente deux tiers des recettes. Elle rémunère depuis 2008 l’intégralité des soins de médecine, chirurgie, obstétrique (MCO). Elle compte également pour 10% des soins de suite et de réadaptation.

    La tarification à l’activité suscite de nombreuses critiques car elle incite à multiplier les actes et les séjours « les plus rentables ». Dans un rapport consacré à « l’évolution des modes de financement des établissements de santé » (2016), le docteur et député (PS) Olivier Véran rappelait que « la T2A est parfois critiquée car elle aurait introduit au sein des établissements des exigences de rentabilité économique, exigences économiques qui iraient à l’encontre du souci de la qualité des soins et d’une prise en charge humaine des patients ».

    Mettre en oeuvre le financement au parcours à titre expérimental 

    Sous le quinquennat de François Hollande, le gouvernement a rendu les tarifs dégressifs à partir d’un certain volume. Peu utilisé, cet outil de régulation a été retiré du dispositif de financement hospitalier dans la loi de financement de la sécurité sociale pour 2018. Agnès Buzyn, la ministre de la santé a commencé à mettre en œuvre la promesse électorale du candidat E.Macron en inscrivant dans le budget de la sécurité sociale pour 2018 le principe d’expérimentation de « financement au parcours », qui inclut toutes les étapes du soin, dont la réhospitalisation, et potentiellement, les consultations de ville.

    « Repenser les modes de rémunération, de financement et de régulation »

    Le 9 mars 2018, Agnès Buzyn présentait les cinq chantiers de la stratégie ministérielle de transformation du système de santé, dont l’un des axes vise à « repenser les modes de rémunération, de financement et de régulation ». Les premières orientations sont attendues d’ici mai 2018. « L’ambition est de proposer des financements et des modes de rémunération innovants, avec des objectifs plus collectifs pour décloisonner notre organisation des soins, une meilleure valorisation de la prévention et de la qualité des pratiques, et une plus grande pertinence et efficience des financements. Ces évolutions pourront concerner l’ensemble des professionnels et structures sanitaires et médico-sociales », souligne la ministre dans une lettre de mission adressé à Jean-Marc Aubert, directeur de la DREES. Il faut permettre une rémunération à la pertinence, au parcours, au forfait. » Pour la rémunération à l’épisode de soins, la Ministre propose de s’inspirer des modèles étrangers (Suède, États-Unis). 

    La mission travaillera selon le calendrier suivant : 

    • Avril : création de la « task force » et définition du périmètre d’étude (catégories des modèles de financement)
    • Avant l’été (mai 2018) : propositions d’amélioration de la régulation de l’Ondam et premiers modèles de financement
    • PLFSS 2019 : propositions des modèles de financement sur les épisodes de soins
    • 2019 : préparation du déploiement des modèles retenus par le Gouvernement (dispositions législatives et règlementaires, etc.)

  • La France, 3e en nombre de sociétés de biotech (Panorama France Biotech)

    France Biotech, l’association des entrepreneurs en sciences de la vie a présenté à Lyon Biopôle le 15 mars 2018 la 15e édition de son Panorama France HealthTech (medtech/biotech).

    Premier enseignement : la France est le 3e pays au niveau européen en nombre de sociétés de biotech (720 entreprises, 11 000 salariés) après l’Allemagne (1 042 entreprises, 37 000 salariés) et le Royaume Uni (979 entreprises, 30 000 salariés).

    Elle compte aussi 160 medtech (40 000 salariés).

    On dénombre 386 biomédicaments en développement dans les entreprises de l’échantillon et 105 dispositifs médicaux en cours d’élaboration.

    302 entreprises participant à l’étude

    France Biotech réalise chaque année le Panorama de l’Industrie des Sciences en France, étude réalisée sur la base d’un questionnaire dédié et des publications des sociétés. Il n’a pas vocation à être exhaustif. Les informations ont été collectées jusqu’au 29 septembre 2017. Les entreprises incluses dans l’étude répondaient aux critères suivants :

    • exercer une activité dans le secteur des sciences de la vie en France ;
    • réaliser des dépenses de recherche et développement représentant au moins 15% de leurs charges totales ;
    • avoir un effectif de moins de 250 salariés.

    Pour cette édition du panorama, 302 entreprises ont participé à l’étude conduite par KPMG (contre 2016 en 2016). L’échantillon comprend 49 % de biotech, 19% de medtech, 14 % d’entreprises au modèle mixte (service + produit), 7 % de sociétés spécialisées dans le diagnostic et 5 % d’entreprises du secteur de la e-santé.

    Les biotech au niveau européen

    Avec plus de 3 000 entreprises de biotechnologie et 25 000 entreprises de technologies médicales, l’Europe est bien positionnée sur la scène internationale. De plus, le marché pharmaceutique et biopharmaceutique européen se situe au 2e rang mondial après les Etats-Unis tout comme le marché des technologies médicales.

    La France : de nombreux atouts mais des barrières à lever

    La France est le 3e pays européen en nombre de sociétés de biotech après l’Allemagne et le Royaume-Uni. Elle est deuxième en nombre de produits de biotechnologie en développement.

    Les trois aires thérapeutiques les plus investiguées par les sociétés de biotechnologie françaises sont l’oncologie (1/3 des programmes soit 110 produits), les maladies infectieuses avec 59 produits en développement et le système nerveux central avec 44 produits.

    Les dispositifs médicaux développés par les sociétés de medtech et de diagnostic de l’échantillon couvrent un large champ de technologies et d’applications. Trois catégories représentent les 2/3 des produits en développement : les dispositifs médicaux de diagnostic in vitro (26% des DM), les dispositifs de classe II b (23%) et les dispositifs de classe III (19,5%). Les aires thérapeutiques les plus investiguées sont la chirurgie orthopédique (17% des produits), la cardiologie et le vasculaire (12%) et l’imagerie (10%).

    Le pays bénéficie d’une place boursière dynamique : Euronext est le premier marché européen pour les sciences de la vie, selon France Biotech. 86 sociétés sont cotées (49 biotechs, 37 medtechs), qui totalisent une capitalisation boursière de près de 22 Mds€ sur les marchés Euronext (Paris, Bruxelles et Amsterdam)

     Cependant, plusieurs barrières restent à lever :

    • une difficulté de croissance pour les entreprises : le nombre d’employés par société est faible comparé aux autres pays européens ;
    • un retard important quant au nombre d’essais cliniques : certains freins, tels que les délais d’approbation nuisent à la compétitivité du pays ;
    • La France est en 3e position pour les financements par le capital-risque. Les tickets moyens obtenus sont les plus bas d’Europe (7,1 M€ en 2016 en France comparé à 20 M€ au Royaume-Uni et 33 M€ en Suisse)

    Levées de fonds

    Sur les 245 M€ alloués aux domaines pharma-bioindustrie/cosméto/technologies médicales par Bpifrance en 2016, 171 M€ ont été consacrés aux aides à l’innovation et 74 M€ à des investissements en fonds propres.

    Les entreprises françaises de biotech/medtech ont levé près de 800 M€ en 2016, atteignant ainsi la deuxième place du classement après le Royaume-Uni (1,3 Mds€).

    Au moment de l’étude, à l’automne 2017, 5 biotech françaises avaient été nouvellement introduites en Bourse en 2017, levant au total près de 139 M€.

    Focus sur les sociétés de la e-santé

    L’étude montre que la France propose pour le secteur de la e-santé spécifiquement, des produits matures et majoritairement orientés vers les objets connectés (27 %), le télémonitoring (20 %), le diagnostic assisté par ordinateur (16%) et le big data/analyse de données (8%).

    « Avec plus d’un tiers des produits commercialisés, les sociétés bénéficient de temps de développement et d’un accès au marché plus rapide que les sociétés de biotechnologies ou de technologies médicales« , pointe l’étude France Biotech. 

    Concevoir les solutions médicales de demain

    « Ce Panorama 2017 témoigne d’une autre tendance de fond : l’innovation est désormais multi-technologique. Les projets sur lesquels travaillent les PME et les start-ups innovantes combinent de plus en plus souvent biologie, Internet des objets, big data, 3D, etc… C’est en mixant tous ces outils et ces technologies que nous concevrons les solutions médicales de demain et que la médecine deviendra plus efficace, personnalisée et préventive », conclut Maryvonne Hiance, présidente de France Biotech.

    L’intégralité de l’étude est disponible via ce lien.

  • Bilan des levées de fonds des start-ups françaises de la e-santé : 16,9 millions d’euros en mars 2018

    Plus de 16,9 millions d’euros, tel est le montant levé par les start-ups françaises de la e-santé en mars 2018.

    Un total qui ne comprend pas le somme levée par PandaLab, non communiquée. L’entreprise compte compléter cette levée de fonds en ce mois d’avril 2018.

    C’est la medtech grenobloise Surgivisio qui effectue la plus importante levée de fonds du mois de mars 2018 avec 10,7 millions d’euros, destinés à la commercialisation de ses appareils d’imagerie radiologique 2D/3D. 

    Bpirance est l’un des principaux investisseurs.

  • Data : Bilan des levées de fonds de mars 2018

    16,9 millions d’euros – tel est le montant levé par des start-ups françaises de la e-santé en mars 2018.

    L’ensemble des transactions est détaillé dans la rubrique Data du site, publié mercredi 4 avril 2018 via ce lien.

  • L’application Santé d’Apple, désormais utilisée par une cinquantaine d’établissements de santé US

    Une cinquantaine d’établissements de santé américains utilisent désormais l’application de santé Apple, qui permet d’extraire et d’agréger les données de santé des patients issues de sources multiples à la manière d’un dossier médical partagé. L’entreprise américaine espère généraliser l’utilisation de son application mobile à l’échelle du territoire américain.

    Faire de l’application santé d’Apple le dossier médical de demain

    Apple annonce le 2 avril 2018 une mise à jour de son application mobile santé (Health app), qui permet aux patients admis au sein d’hôpitaux partenaires d’accéder à leurs dossiers médicaux à partir de leur Iphone. L’entreprise américaine annonçait le 24 janvier 2018 une refonte de son application santé, dont elle espère à termes faire un véritable dossier médical. 

    En janvier 2018, douze établissements de santé d’envergure internationale, dont Cedars-Sinaï, Johns Hopkins Medicine et Penn Medicine ont accepté de prendre part à la version initiale du projet. Entre janvier et mars 2018, leurs patients ont pu consulter l’intégralité de leurs données de santé (en mode lecture) sur l’application santé de leur iphone. 

    39 nouveaux établissements partenaires

    Le 2 avril 2018, l’entreprise américaine annonce avoir établi de nouveaux partenariat avec 39 établissements de santé américains, dont Geisinger Health System, Yale New Haven and Yale Medicine, Cerner Health Clinics, The University of Chicago Medicine, The Duke University Health System, Vanderbilt University Medical Center, Stanford Medicine, etc. 

    Leurs patients peuvent désormais télécharger la nouvelle version IOS 11.3 de l’application. Leurs données de santé sont cryptées et « protégées » par le mot de passe permettant d’ouvrir le téléphone. Les données sont extraites de plusieurs sources et agrégées au sein de l’application. Les patients reçoivent des notifications électroniques leur signalant l’ajout ou la modification d’informations. 

    Apple précise que la fonctionnalité est destinée aux établissements de santé américains. La mise en oeuvre du partenariat est gratuite et ouverte à tous.