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  • Appel à candidatures : 6e Trophées des Hauts-de-France pour l’Innovation des professionnels de santé

    Anciennement appelé Concours des professionnels de santé, THIPS (Trophées des Hauts-de-France pour l’Innovation des professionnels de santé), lancé par Eurasanté, a pour objectif de détecter et de valoriser les idées des professionnels de santé des Hauts-de-France proposant des solutions améliorant leurs conditions de travail et la prise en charge des patients au quotidien.

    La 6e édition a été lancée officiellement le 19 mars 2018.

    Produit ou service, innovations technologiques ou d’usages et quel que soit le stade de développement, le concours discerne chaque année les idées les plus innovantes en lien avec l’expérience terrain des professionnels de santé de la région Hauts-de-France.

    Les dossiers de candidature doivent être adressés avant le 20 juin 2018 à minuit, via le lien ci-contre.

    Les meilleures solutions permettant d’améliorer le quotidien des patients et/ou aidants professionnels ou familiaux seront distinguées et bénéficieront d’un accompagnement, pour en faire de véritables projets d’innovation.

    10 jours d’accompagnement à la clé

    Les lauréats sont récompensés par un accompagnement d’Eurasanté et/ou de ses partenaires permettant de développer et de concrétiser leurs idées. Ces 10 jours d’accompagnement (d’une valeur de 10 000€) comprennent entre autre :

    • Définition du concept produit / service
    • Panorama des inventions protégées sur le même sujet
    • Stratégie de valorisation du projet : développement du projet au sein d’un établissement, dépôt d’un brevet, création d’entreprise, etc.
    • Évaluation de la protection de l’idée (brevet, marque, dessin et modèle, dépôt APP, …)
    • Étude de positionnement du produit sur le marché
    • Identification du cadre règlementaire adapté
    • Mise en relation avec des partenaires académiques et/ou industriels

    Qui peut participer ?

    Les Trophées des Hauts-de-France pour l’Innovation des Professionnels de Santé sont ouverts à l’ensemble des professionnels établis en Région :

    • Les salariés d’établissements de soins : professions médicales et paramédicales, personnels administratifs et techniques, métiers supports, etc. ;
    • les professionnels de santé libéraux : médecins de ville et spécialistes, métiers paramédicaux, pompiers professionnels de santé,ambulanciers, sages-femmes, etc. ;
    • les internes et étudiants des professions de santé : étudiants en médecine, soins infirmiers, dentaire, pharmacie, kinésithérapie, sage-femme, etc.

    Parmi les gagnants des précédentes éditions :

    • Mouth Mouse : une souris pilotable par la langue afin de donner la possibilité aux patients tétraplégiques d’interagir avec le monde numérique (ordinateurs, smartphones…) ;
    • une plateforme régionale Handicap permettant la fluidité du parcours de vie des personnes en situation de handicap via notamment une plateforme numérique pour une visibilité immédiate et réelle sur les places disponibles et pour informer des dispositifs existants ;
    • un appareil dentaire amovible doté de capteurs permettant au patient tétraplégique ou paraplégique d’interagir plus facilement avec son PC et son environnement grâce à sa langue.

  • OSA

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  • AOS

    Apnée obstructive du sommeilnull

  • Big Data : le marché pourrait atteindre 56 milliards d’euros d’ici 2025 (Etude BIS Research)

    L’institut américain BIS Research a publié mi-mars 2018 un rapport sur le marché du Big Data. Global Big Data in Healthcare Market: Analysis and Forecast, 2017-2025 détaille les équipements, les services et les logiciels qui feront le marché de demain, et décrit le paysage de la gestion des données pays par pays.

    D’après cette étude, le marché pourrait passer de 11,45 milliards de dollars (9,3 milliards d’euros) en 2016 à 68,75 milliards de dollars (56 milliards d’euros) en 2025.

    Hausse du volume des données – 2 312 exabytes d’ici 2020

    Selon l’étude, la croissance attendue serait liée à l’explosion du volume de données de santé, qui devrait dépasser 2 312 exabytes d’ici 2020 (contre 700 en 2017). Le taux d’adoption en hausse des appareils connectés et des applications de santé contribue notamment à cette augmentation du volume de données.

    Les entreprises utilisent des outils analytiques, des techniques d’intelligence artificielle et de Machine Learning afin de dégager des informations à partir de ces données, les objectifs étant de :

    • réduire les coûts des soins de santé ;
    • augmenter les revenus ;
    • développer une médecine personnalisée ;
    • proposer un traitement proactif des patients.

    En 2017, parmi les différents composants et services Big Data et santé, les services analytiques représentaient la plus grosse part du marché à hauteur de 5,80 milliards de dollars. Ces services devraient connaître une croissance annuelle de 22,3% jusqu’en 2025.

    L’analyse clinique va connaître un taux de croissance de près de 24 %

    L’analyse financière était l’application la plus populaire des services analytiques dans le domaine de la santé en 2017, avec 2,90 milliards de dollars de revenus générés. Mais c’est l’analyse clinique devrait croître à plus vive allure avec un taux de croissance annuelle de 23,77% d’ici 2025.

    En termes de répartition géographique, l’Amérique du Nord est le principal marché Big Data et santé, notamment parce que la population fait partie des pionniers en terme d’utilisation (« early adopters »). Cette région devrait représenter à elle seule 31,12 milliards de dollars d’ici 2025.

    Mais c’est la région de l’Asie-Pacifique sur laquelle les entrepreneurs vont miser, sachant qu’ils doivent surmonter les difficultés que représentent les problèmes de connexion Internet et d’interconnexions entre les différentes bases de données dans les pays de cette région.

    Améliorer les outils d’analyse des données

    Selon l’étude, pour améliorer l’exploitation de données et les outils d’analyse des données, il faut notamment promouvoir l’adoption des dossiers électronique des patients (EHR), mais aussi celle de mesures de sécurisation des informations sensibles, d’une terminologie clinique standardisée et encourager la recherche collaborative. 

  • Des projets pour améliorer la prise en charge du handicap primés au Hackathon de la Fondation Hopale

    Écoute collaborative patient-soignant, programmes numériques d’activité physique individualisée, télé-suivi et éducation thérapeutique pour les équipes médicales, réalité virtuelle favorisant la réalisation des soins en pédiatrie, perception tactile au service des malvoyants : autant de projets récompensés lors du premier Hackaton Santé et Autonomie organisé dans les Hauts de France à l’initiative de la Fondation Hopale.

    Le Hackaton s’est déroulé les 17 et 18 mars 2018 au Touquet.

    Plus de 100 participants se sont réunis autour de 6 thématiques liées au handicap :
    • la mobilité ;
    • les usages du numérique en rééducation ;
    • le développement de nouveaux services et modes de prises en charge ;
    • la coordination du parcours patient ;
    • le re-design de la relation patient et aidant ;
    • le retour et le maintien dans l’emploi.

    22 projets ont été présentés : 7 dans la catégorie Start-up et 15 dans la catégorie Candidat libre, et six parmi eux ont été primés.

    La Fondation Hopale s’engage à mettre en œuvre les projets primés via l’Hopale Lab et ses partenaires dans les 12 à 18 mois.

  • AI for humanity : les multiples usages de l’intelligence artificielle en santé en Israël-Ran Balicer

    Le 29 mars 2018, le sommet « AI for Humanity : l’intelligence artificielle au service de l’humain » réunissait au Collège de France plusieurs experts internationaux sur le thème de l’Intelligence artificielle. Ran Balicer, directeur de l’institut de recherche israélien Clalit, évoquait  les applications de l’intelligence artificielle en santé en Israël.

    D’après le professeur Ran Balicer, l’usage de l’intelligence artificielle et du big data en santé présente de nombreux avantages. Il permet d’adopter une approche proactive, d’individualiser les traitements, réduire la charge administrative des personnels hospitaliers, mettre en oeuvre une médecine de précision, réduire la marge d’erreurs médicales. R. Balicer illustre cela à l’aide d’exemples concrets inspirés de l’expérience hospitalière israélienne d’aujourd’hui.

    Médecin diplômé de l’Université de Tel Aviv et titulaire d’un doctorat en santé publique de l’Université Ben Gurion du Néguev, le professeur Ran D. Balicer dirige l’Institut de recherche Clalit et le département de Health Policy Planning au sein de Clalit, organisme de santé publique couvrant près de 50% de la population israélienne. Responsable de l’organisation et de la planification des soins, il est également chargé de veiller à la qualité des soins, réduire les disparités d’accès au système de santé israélien, et en améliorer l’efficience.

    En guise d’introduction à sa keynote, le professeur Ran Balicer rappelle qu’au sein des pays développés, 30% des soins dispensés sont inutiles, de nombreux décès sont imputables à des erreurs médicales (3e cause de mortalité évitable au sein des hôpitaux), et 45% des prises en charges nécessaires ne sont pas assurées. R. Balicer en appelle à l’utilisation des outils de l’intelligence artificielle pour remédier aux insuffisances organisationnelles du système de santé. Israël est particulièrement actif en la matière.

    Le développement de l’IA en santé permet de mieux détecter les symptômes et de faire un suivi prédictif du développement d’une maladie, d’exploiter les résultats d’analyse (imagerie médicale), de formuler de nouvelles hypothèses de diagnostic et des propositions thérapeutiques plus personnalisés.

    Des multiples usages de l’intelligence artificielle en santé en Israël

    Reconnaissance d’image : Utilisation de l’IA en radiologie

    Les outils d’IA sont aujourd’hui performants en matière de reconnaissance d’images. L’IA peut lire des radiologies médicales. Israël souffre d’une pénurie de radiologues et certaines informations peuvent leur échapper. La fiabilité des outils d’IA en matière de lecture de radiologies est quasi-totale. D’après le prof. Balicer, « les algorithmes ne se contentent pas de lire les images de radiologies, ils peuvent également détecter ce que les médecins ne peuvent identifier ». A titre d’exemple, le diagnostic de l’ostéoporose est déjà réalisé en Israël au moyen de l’IA. 

    L’IA induit un changement de paradigme : d’un système de santé « réactif » (curatif) à « proactif » (préventif) 

    « The real paradigm shift is in the move from a reactive system to proactive care. Imagine you could see someone, and know that something bad is going to happen to them and that you can do something about it ». Ran Balicer

    L’IA permet de prévenir l’apparition d’une maladie ou de l’appréhender très précocement. Israël a adopté une approche proactive en santé. Le Prof. Ran Balicer illustre cette inflexion des modes de prise en charge en prenant l’exemple de l’insuffisance rénale. Quels peuvent être les usages de l’IA en ce domaine ? L’IA, couplée au traitement de base de données massives, permet de détecter, plusieurs années avant l’apparition de la maladie, le risque de contracter une insuffisance rénale à long terme et de prendre les mesures adaptées pour en réduire la gravité ou en prévenir le développement. 

    L’organisation Clalit, qui prend en charge la moitié de la population israélienne (soit près de 5 millions d’individus), utilise l’intelligence artificielle pour identifier les risques d’apparition d’une insuffisance rénale. L’organisme analyse les données de santé mises à leur disposition, appelle les patients, les incite à se rendre à l’hôpital, les sensibilise aux enjeux de cette pathologie et les encourage à adopter des comportements alimentaires sains. Un suivi de long terme de cette population est également assuré. Ceci, précise Ran Balicer, a permis de réduire significativement le recours aux dialyses parmi la patientèle à risque.

    Les usages de l’IA dans le suivi des maladies chroniques : médecine de précision, individual modeling et traitements proportionnées aux besoins des patients

    Médecin de formation, le Professeur Balicer rappelle que tout traitement médical doit être proportionné aux besoins spécifiques des patients : « When you give intensive treatment, too much is bad, too little is dangerous. The optimum point in the middle is individual and not average, because each patient is unique. There is a way with AI to take this data and have results for the individual person and not the average ».

    Les algorithmes sont aujourd’hui en mesure de traiter des millions de données de patients archivées au fil des décennies et d’en déduire le meilleure traitement pour un patient qui présenterait aujourd’hui les mêmes caractéristiques. Ce traitement est déjà opérationnel dans les hôpitaux israéliens, qui ont fait de la médecine de précision une priorité à l’image de leurs homologues nord-américains.

    « If it were not for the great variability among individuals, medicine might as well be a science, not an art ». William Osler, cité par Ran Balicer.

    Les préférences des patients peuvent être intégrées aux algorithmes 

    « Algorithmes are just opinions embedded in codes. We can embed in the codes the patients’ opinion and we can ask then what outcomes they are interested (…). Having the physician and the patient define what is important for them had a dramatic impact on what was recommended for intensive or non intensive cares ».

    Il est désormais possible d’intégrer les préférences des patients aux algorithmes et de définir des traitements adaptés à leurs souhaits (soins intensifs, etc.).

    En oncologie, rappelle le Professeur Balicer, 1/3 des traitements prescrits échouent à la première tentative. « L’usage de données individuelles permet de réduire la marge d’erreur et de soulager le travail des personnels hospitaliers ».

    L’usage de l’IA en santé n’est pas sans risque

    Les risques liés à l’utilisation de l’IA en santé sont de trois ordres : 

    • Respect des règles de confidentialité : au marché noir, les données de santé sont mieux valorisées que les données bancaires, concède R. Balicer. Il faut ainsi promouvoir des technologies de santé respectueuses de la confidentialité des données mais qui permettent toutefois de réaliser de réelles avancées en santé. La cybersécurité sera prochainement amenée à jouer un rôle centrale pour sécuriser l’utilisation des données. Israël est particulièrement actif en ce domaine.
    • Déficit de confiance : la culture médicale doit embrasser les nouvelles technologies. Il est indispensable de familiariser les médecins avec l’IA et d’encourager leur utilisation pour neutraliser les doutes et méfiances éventuelles suscités par cette technologie. 
    • Risques liés au maintient du statu quo : il faut aller au delà du statu quo. Ran Balicer rappelle que la médecine actuelle est perfectible et que l’usage de l’IA permet de réduire la mortalité évitable : « It is not risk free to stay where we are, people die everyday ».

  • Mission Villani : l’IA pour une médecine prédictive et personnalisée et un système de santé efficace

    Cédric Villani a livré le 28 mars 2018 son rapport dans le cadre de la mission de réflexion, confiée en septembre 2017 par le Premier ministre, Edouard Philippe, sur l’intelligence artificielle pour proposer une stratégie française en la matière.

    Le rapport comporte un volet santé dans lequel Cédric Villani souligne la capacité de l’IA à permettre une médecine prédictive et personnalisé au service d’une prise en charge plus efficace adossée à la maîtrise de leurs données de santé par les patients.

    Les professionnels de santé sont concernés par l’IA en termes de formation, mais également d’usage afin de valider par le biais d’expérimentations en conditions réelles avec les patients. De façon plus générale, le système de santé aurait à profiter de l’IA dans le cadre de l’élaboration élaboration d’outils de pilotage économique et médical plus précis, ou en aval de politiques de préventions sanitaires prédictives.

    « L’IA au service de la médecine » 

    Vers une médecine prédictive et personnalisée

    L’intelligence artificielle permet d’assurer un « suivi personnalisé et en temps réel du patient, un préalable pour une médecine personnalisée et prédictive ».

    Les auteurs du rapport rappellent que l’identification des symptômes du patient ne se fait plus seulement lors de la consultation médicale, mais à travers divers capteurs intégrés (objets de quantified self, apps de santé sur smartphone), ou à son environnement (objet de mesure du stress sonore, de relevé de chutes, etc.). Ces outils permettent d’agréger une grande quantité de données et de les exploiter à l’aide de traitements automatisés. L’analyse de ces informations permet d’établir une image précise du patient (Deep Patient), de prédire l’apparition ou l’évolution d’une maladie et ainsi, d’adapter sa prise en charge par les professionnels de santé.

    L’avènement de l’intelligence artificielle en santé impose de repenser les modes de transmission des données par le patient. « L’enjeu est d’impliquer et d’encapaciter les individus dans la production de ces informations tout en veillant à limiter les risques d’intrusion dans la vie privée ». L’émergence de la médecine prédictive, poursuit le rapport, nécessite que l’on « surveille et analyse en permanence notre état physiologique à la recherche d’un pré-symptôme ou d’une prédisposition à une maladie ». Les patients doivent être accompagnés dans la collecte et le décryptage de ces informations. La mission Villani propose à cette fin de :

    • lancer un nouveau chantier accompagnant le Dossier Médical Partagé (DMP) : production d’informations et de données de santé utilisables à des fins d’IA pour améliorer les soins, leurs coordinations et participer à des projets de recherche et d’innovation d’IA en santé ;
    • faire évoluer l’usage du DMP : ce dernier serait élargi et deviendrait un espace sécurisé où les individus peuvent stocker leurs données, en ajouter, autoriser leur partage à d’autres acteurs (médecins, chercheurs, membres de l’entourage, etc.) et de les récupérer pour créer d’autres utilisations ;
    • déployer des outils techniques d’automatisation de la codification des informations produites par les patients en données pertinentes pour le suivi médical ;
    • sensibiliser les patients à la maîtrise de leurs données de santé (data literacy appliquée en santé).

    Une réorganisation des pratiques médicales autour du patient

    Le développement de l’IA va faire évoluer les pratiques des professionnels de santé, qu’il s’agisse de l’aide au diagnostic, à l’élaboration d’un traitement ou du suivi du patient. 

    « S’il n’est pas question de remplacer les médecins par la machine, l’enjeu est bien d’organiser des interactions vertueuses entre l’expertise humaine et les apports de l’IA dans l’exercice quotidien de la médecine » Mission Villani, p.197

    D’après la mission Villani, les évolutions récentes de l’IA laissent à penser que les professions médicales les plus impactées seront les spécialités fondées sur l’analyse de signaux et d’imagerie médicale comme la radiologie et la dermatologie. Les professionnels de santé seront amenés à « jouer un rôle fondamental dans l’expérimentation et l’entraînement des IA à des fins médicales dans des conditions réelles ». Avant d’envisager le déploiement de l’IA dans un contexte médical, la mission Villani propose de : 

    • transformer les voies d’accès aux études de médecine : diversifier les profils étudiants, intégrer dans les formations médicales des étudiants spécialisés en informatique et en IA (création de double cursus, reconnaissance d’équivalence). La mission Villani en appelle également à la fin de la « logique de compétition » tout au long du cursus universitaire, qui peut s’avérer préjudiciable au développement de coopérations interdisciplinaires et « structure les postures d’autorité médecins – patients » ;
    • former les professionnels de santé aux usages de l’IA, de l’IoT et du Big Data en santé : la mission propose de valorise les compétences d’empathie avec les missions (telles que les expériences virtuelles permettant de mieux comprendre la vie des patients).
    • clarifier la responsabilité médicale des professionnels de santé en cas d’utilisation des technologies fondées sur l’IA : la responsabilité médicale peut être actuellement engagée en raison d’une faute ou d’un manquement déontologique. Pour la mission, « en l’absence de la reconnaissance de la personnalité juridique autonome pour l’algorithme et le robot, il serait envisageable de tenir le médecin pour responsable de l’utilisation des programmes, algorithmes et systèmes d’IA, sauf défaut de construction de la médecine ».

    Fluidifier les expérimentations en temps réel avec les patients et les professionnels de santé

    La mission Villani préconise de faciliter les expérimentations de technologies IA en temps réel et au plus près des usagers du système de santé en « créant les conditions règlementaires et organisationnelles nécessaires ». Les expérimentations sont nécessaires car elles permettent « d’améliorer la pertinence du système et son adéquation avec les besoins de terrain ». Elles permettent également de « faciliter son appropriation et à terme, de sécuriser le marché ». Il convient ainsi de : 

    • permettre les expérimentations en conditions réelles pour les technologies d’IA en santé, au sein des CHU et des lieux d’expérimentations locaux en santé, voire jusqu’aux professionnels ;
    • s’appuyer sur les organisations et communautés professionnels de santé pour identifier des partenaires potentiels.

    L’IA au service des politiques de santé

    « L’automatisation va entraîner une recomposition des missions et des interactions des acteurs engagés dans la conduite des politiques de santé ».

    Mieux anticiper et cibler les politiques de santé pour renforcer l’efficience du système

    L’IA constitue un levier d’action de la puissance publique pour : 

    • mener des politiques de préventions sanitaires prédictives, plus ciblées et plus individualisées ;
    • mieux gérer et anticiper les demandes de soin sur le territoire ;
    • mieux prévoir les situations d’affluence aux urgences ou les taux d’hospitalisation et faciliter la gestion des flux hospitaliers ;
    • élaborer des outils de pilotage économique et médical plus précis.

    Ceci nécessite d’instaurer une véritable gouvernance des données de santé et d’accompagner la transformation des métiers (médicaux et administratifs).

    Assurer une veille de la donnée de santé et réformer sa gouvernance

    Le pilotage des données de santé est actuellement assuré par plusieurs acteurs, dont l’Institut national des données de santé, l’ASIP Santé, l’Administrateur général des données, la mission Etalab, etc.

    La mission Villani en appelle à la clarification de cette gouvernance pour « énoncer des lignes directrices fortes et proposer une offre de services lisibles ».

    Mettre en place une plateforme pour le système de santé adaptée aux usages liés à l’IA

    Unique au monde, le Système national des données de santé (SNDS) « n’est pas adapté au développement de l’IA dans le secteur de la santé » à plus d’un titre. Les raisons de cette inadéquation sont explicitées dans le rapport aux pages 200 et 201. Ainsi, pour développer le potentiel de l’IA en santé, la France doit se doter de nouvelles infrastructures d’information sur un modèle de plateforme. À cette fin, la France doit :  

    • créer une plateforme d’accès et de mutualisation des données pertinentes pour la recherche et l’innovation en santé, ayant vocation à se substituer à terme au socle du SNDS ;
    • mettre en place des procédures d’accès fluides à cette plateforme pour développer de nouvelles approches fondées sur l’IA ;
    • développer une offre lisible d’accès aux bases de données hospitalières (Hospital as a Platform) et inciter les hôpitaux à organiser des data science bowl ou challenge autour des jeux de données à l’image de ce qu’organise le National Cancer Institute ou le projet national patient-centered clinical research network américain ;
    • étendre les données recueillies par la plateforme au-delà des données médico-administratives.

  • French Assurtech, un accélérateur qui accompagne les start-ups aux solutions numériques innovantes

    La ville de Niort, qui rassemble un nombre important de mutuelles d’assurance, a été le théâtre de la naissance de l’association Niort Tech fin février 2018. Les acteurs historiques de l’assurance – Groupama, IMA (Inter Mutuelles Assistance), MAAF, MACIF, MAIF et le MEDEF Deux-Sèvres – se sont associés autour de la volonté commune de dynamiser le développement numérique du territoire et permettre l’émergence de solutions capables d’apporter une réponses aux enjeux de l’assurance de demain.

    La première réalisation du collectif est l’ouverture d’un accélérateur, French Assurtech, à destination des start-ups françaises de l’AssurTech, imaginé comme point névralgique d’un futur écosystème censé apporter de l’agilité au secteur de l’assurance. Le premier appel à projets a été ouvert à destination des start-ups opérant dans l’IA, le big data ou la blockchain dans quatre champs prioritaires :
    • santé et dépendance ;
    • silver economy ;
    • auto et mobilité ;
    • habitation et gestion de l’habitat.

    Faire émerger un écosystème numérique dans l’assurance pour relever les défis posés par l’évolution de la société

    Dans une contexte de l’essor de la technologie, du développement de l’IoT et du « tout connecté », les assureurs mutualistes ont décidé de s’associer pour chercher ensemble des réponses à l’évolution des métiers de l’assurance en collaboration avec les start-ups spécialisées dans les nouvelles technologies telles l’IA, le big data ou la blockchain.

    Les fondateurs et membres de Niort Tech pourront bénéficier de l’agilité et de la créativité des start-ups et d’un accès privilégié aux services créés, sans parler de l’accès privilégié à l’investissement dans ces jeunes entreprises.

    Dans le cadre du premier appel à projets, Niort Tech est à la recherche de start-ups développant des solutions innovantes qui permettent de forger l’assurance de demain et de répondre en anticipant les futurs besoins des assurés.

    L’appel à projets : IA et big data

    L’accélérateur propose un programme d’accompagnement de 9 mois pour 5 à 6 start-ups sélectionnées sur le critère de synergies avec les métiers de l’assurance. L’appel à projets en cours prend fin le 5 avril 2018.

    Quatre axes prioritaires et thématiques variables

    La santé et la dépendance, la silver economy, l’auto et la mobilité, et l’habitation et la gestion de l’habitat sont les champs d’action définis comme prioritaires, alors que les thématiques visées par ce premier appel à projets sont :

    • le big data pour développer des solutions et services orientés vers la prévention (prédictivité comportementale, téléassistance, télésurveillance, télémédecine) ;
    • l’IA pour lutter contre les nouveaux risques ;
    • la blockchain comme moyen d’améliorer la traçabilité et l’intégrité des processus (data collection, transaction, etc.) ;
    • l’amélioration du parcours client qui doit être simplifié et permettre d’avantage d’interactions avec les clients.

    Parfaire les projets des start-ups

    L’accompagnement dont bénéficieront les start-ups leur permettra d’activer ou d’améliorer les différents leviers de développement : le business model, la segmentation client, le pilotage financier, les activités commerciales et le développement du produit.

    D’ici trois ans, ce sont 25 à 30 start-ups qui seront accélérées et pourront bénéficier des services et avantages suivants :

    • un soutien managérial des fondateurs : chacune d’entre elle sera accompagnée par 2 parrains, désignés parmi les membres ou les proches du comité de direction de 2 entreprises différentes, qui s’engagent à les suivre une journée par mois ;
    • un accompagnement sur mesure par Startup Palace via des ateliers individuels et collectifs, et un coaching hebdomadaire.

    Pour y répondre, il faut remplir sa candidature en ligne via ce lien.

  • Appel à projet : La Poste lance la 4e édition de son concours French IoT

    Le programme « French IoT » de La Poste, initié en 2015, est un programme de soutien à l’innovation dans l’Internet des Objets associant des start-ups, des PME innovantes, des grands groupes et des écosystèmes territoriaux.

    La 4e édition du concours, lancée le 27 mars 2018, récompensera une quinzaine de start-ups qui accéderont au programme d’accélération French IoT, accompagnement complet et sur-mesure de 6 mois avec une participation au CES 2019 avec La Poste.

    Ces futurs lauréats French IoT 2018 doivent disposer d’un objet ou un service connecté innovant, en phase de pré-commercialisation dans l’une des thématiques du concours : Santé, Smart city, Mobilité –ou Services de proximité.

    Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 30 avril 2018 via le lien ci-contre.

    Le programme French IoT

    Le programme French IoT offre chaque année l’opportunité à une soixantaine de nouvelles start-ups de profiter du dispositif mis en place par La Poste, pour accélérer l’innovation dans les services connectés :

    • Bénéficier d’un écosystème complet d’acteurs clés de l’IoT : partenaires et experts sont mobilisés au niveau national et dans les régions, pour soutenir les start-ups et leur faciliter l’accès à de nouveaux marchés ;
    • rejoindre une communauté dynamique de 180 start-ups porteuses de solutions innovantes pour bénéficier des synergies entre entrepreneurs de l’IoT ;
    • accéder à la plateforme IoT de La Poste, le Hub Numérique, pour héberger les données en toute confiance et accélérer la conception de nouveaux services en ligne.

    Critères d’éligibilité

    Pour devenir futur lauréat French IoT 2018, les start-ups et PME candidates doivent disposer d’un objet ou un service connecté innovant, en phase de pré-commercialisation dans l’une des thématiques du concours :

    • Santé – Tous les dispositifs et solutions connectés pour développer les services dans les établissements de santé (hôpitaux), dans les entreprises, et à distance pour les particuliers dans une perspective de mieux-être, de prévention ou encore de surveillance médicale spécifique. Par exemple :
      • Coordination des acteurs de santé autour du patient et partage de données, d’informations et de connaissances
      • Recueil de données des patients
      • Sociabilisation de l’état de santé des patients
      • Traçabilité des parcours de soins et/ou des médicaments
      • Développement de bâtiments intelligents, pour l’aide à la gestion de workflow des hôpitaux
      • Captation de données environnementales et épidémiologiquesSanté : Tous les dispositifs et solutions connectés pour développer les services dans les établissements de santé (hôpitaux), dans les entreprises, et à distance pour les particuliers dans une perspective de mieux-être, de prévention ou encore de surveillance médicale spécifique. par exemple :  
      • Services e-santé connectés au Carnet de santé digital de La Poste
      • Télésurveillance des malades chroniques et en sortie d’hôpital
      • Pré-hospitalisation et post-hospitalisation à domicile
      • Téléconsultation
      • Observance et éducation autour de la santé, nutrition, activité physique
      • Préservation de l’autonomie à domicile
      • Prévention, qualité de vie, santé et bien-être, y compris au travail
      • e-dépistage et e-coaching
      • Solutions facilitant l’accès aux soins et à l’emploi des personnes en situation de handicap
    • Smart city – les solutions connectées destinées aux commerces, entreprises et habitants contribuant à la création de la ville de demain, belle, vivante, pratique et durable ;
    • Mobilité – les innovations pour faciliter l’expérience voyageurs et favoriser une mobilité pratique, interactive et connectée ;
    • Services de proximité – nouvelle thématique 2018 ouverte aux solutions qui simplifient le quotidien des entreprises, des commerces et des particuliers (familles, enfants, étudiants, seniors, etc.).

    Un programme co-sponsorisé par 4 grands groupes

    Le programme French IoT est co-sponsorisé par quatre grands groupes engagés dans l’innovation et la transformation digitale de leurs services : Altarea-Cogedim, le Fonds Innovation & Recherche de la Fédération Hospitalière de France, Malakoff Médéric et le Groupe RATP.

    L’appel à candidatures est ouvert aux start-ups à l’international. L’écosystème de partenaires French IoT basés au Canada, en Israël, dans l’Est de l’Europe et l’Ouest américain est mobilisé.

  • Numérique et santé : la place des données dans la médecine du futur ?, le 24 avril 2018 à Lorient

    Le 24 avril 2018, Atlanpole biothérapies, Images & Réseaux et ID2Santé, avec le soutien d’Atlanpole et de Lorient Technopole, organisent une journée thématique autour des enjeux et des défis numériques pour la santé.

    L’événement est conçu pour permettre aux acteurs du numérique du Grand Ouest de rencontrer ceux de la santé autour de la transformation numérique du système de santé français.

    Au programme – des témoignages d’experts, des rendez-vous d’affaires et des pitchs, un showroom et des visites du laboratoire électronique de Kerpape, basé à Ploëmeur, qui est un centre de rééducation et réadaptation fonctionnelles possédant un laboratoire biomédical pour la conception et l’adaptation d’aides techniques.

    Les données de santé comme moyen d’améliorer la recherche médicale et les soins, leurs utilité dans le cadre de la formation ou aux fins de prédiction seront à l’honneur et des acteurs industriels de la donnée en santé apporteront leurs témoignages.

    Programme

    • 8h30 : Accueil
    • 9h00 : Ouverture par Bernard Pouliquen, vice-président de la Région Bretagne, chargé de l’enseignement supérieur, la recherche et la transition numérique
    • 9h10 : Keynote introductive par un représentant de l’Institut national des données de santé (sous réserve)
    • 9h45 : Les données massives au service de la recherche médicale :
      • Mieux valoriser les données de cohortes, l’exemple de Plug-Stat – par Cyrille Loncle et Yohann Foucher du LabCom RISCA
      • Données de vie réelle : enjeux et usages en santé publique – par Catherine Commaille-Chapuis, Directrice de la stratégie de OpenHealth Company, big data santé
    • 10h15 : Séquence de pitchs :
      • Enancio – Une plate-forme logicielle simplifiée pour extraire et interpréter l’information contenue dans des données biologiques massives (Jennifer Del Giudice)
      • Simango – La formation des professionnels de santé grâce à la réalité virtuelle (Vincent-Dozhwal Bagot)
      • NFSave – Le secourisme à l’ère numérique (Antoine Ouvrans)
    • 10h30 : Collecter les données du patient pour diagnostiquer et prédire des pathologies :
      • Comment un dispositif connecté facilite la prescription médicale, le retour au domicile et la prédiction d’épisodes cliniques graves avant leur apparition ? par Marie Pirotais, Biosency
      • L’intelligence artificielle pour la détection précoce du cancer de la vessie par Allan Rodriguez, VitaDX
    • 11h30 : Comment les données assistent la chirurgie ?
      • La prothèse connectée capable de détecter une infection ou un défaut mécanique, focus sur le projet « FollowKnee » – Par Guillaume Dardenne, Laboratoire LaTIM, CHU de Brest
      • Le projet CONDOR (Connected Optimized Network & Data in Operating Rooms), nouveau standard mondial de la vidéo chirurgicale – Par Emmanuel Cordonnier, IRT B<>com
    • 12h00 : Éclairage règlementaire : Le RGPD et sa mise en application en mai 2018, quel impact pour les entreprises et établissements qui traitent des données de santé ? – Par Nicolas Buchi, Cabinet Mazars
    • 12h15 : Focus sur l’accès au marché des dispositifs e-santé, par Armelle Graciet – Directrice des Affaires Industrielles au SNITEM
    • 12h45 – 13h00 : Séquence de pitchs : Méthodomics – Coaching R&D, analyse des données biologiques grâce aux outils mathématiques (Olivier Breillacq) et 2 autres startups

    Inscription

    L’inscription se fait moyennant 50 euros et via ce lien.