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  • Mise au point d’un vaccin personnalisé contre le cancer de l’ovaire – étude pilote

    La revue Science Translational Medicine a publié, le jeudi 12 avril 2018, les résultats d’une étude réalisée auprès de patientes atteintes de cancer de l’ovaire avancé.

    Fondée sur la conception d’un vaccin personnalisé, cette approche s’est avérée concluante : les chercheurs ont constaté un taux de survie de 100% parmi les patientes qui répondent au traitement. 

    Cet essai clinique s’inscrit dans un contexte marqué par le développement de traitements personnalisés et par l’avènement progressif de la médecine de précision.

    Faire évoluer le traitement du cancer de l’ovaire avancé pour prévenir les risques de récidives

    Des chercheurs de l’université de Pennsylvanie (États-Unis) et de l’hôpital universitaire de Lausanne (Suisse) ont mis au point un vaccin anticancéreux personnalisé pour soigner le cancer de l’ovaire avancé. Les résultats de leur essai clinique, mené deux années durant auprès de 25 patientes atteintes d’un cancer de l’ovaire avancé et récurrent, ont été publiés dans la revue Science Translational Medicine le 11 avril 2018.

    Le traitement standard du cancer de l’ovaire avancé repose sur une intervention chirurgicale suivie d’une chimiothérapie. Les récidives sont fréquentes, rappelle le Quotidien du Médecin qui relaye l’information dans son bulletin du 12 avril 2018. De nombreuses patientes développent une résistance aux traitements de chimiothérapie, d’où la nécessité de développer des traitements alternatifs ou complémentaires. 

    Un vaccin anticancéreux personnalisé 

    Comment concevoir un vaccin personnalisé ? Les chercheurs ont procédé de la manière suivante : les lymphocytes sanguins de la patiente ont été prélevés par leucaphérèse. Cette technique « consiste à séparer et à extraire, à l’aide d’une machine spéciale appelée appareil d’aphérèse, des globules blancs spécifiques dans un prélèvement sanguin », rappelle la Fondation contre le cancer.

    Les cellules dendritiques de la patiente – qui sont impliquées dans l’activation de réponses immunitaires adaptatives – ont été dérivées in vitro à partir des lymphocytes sanguins préalablement prélevés. Les cellules ont ensuite été exposées in vitro au lysat des cellules tumorales de la patiente. Le vaccin ainsi conçu peut être administré toutes les deux semaines à la patiente, selon ses besoins, par injection directe dans les ganglions lympathiques, précise l’étude. 

    L’essai pilote a consisté en l’injection du vaccin seul, puis du vaccin en combinaison avec le bevacizumab IV et le cyclophosphamide IV pour favoriser notamment la pénétration des cellules T dans les tumeurs.

    Le traitement améliore le taux de survie des patientes

    Les résultats de l’étude sont encourageants : chez les patientes qui répondent au traitement, la survie à deux ans est de 100% contre 25% chez celles qui ne répondent pas au vaccin. L’étude contient des précisions relative aux effets des différentes combinaisons du vaccin, du cyclophosphamide et du bevacizumab.

    Extension de l’approche par vaccin personnalisé au cancer du pancréas

    Le Quotidien rapporte que l’équipe de chercheurs va mener un nouvel essai clinique auprès de 26 patientes atteintes de cancer de l’ovaire en Suisse. Ils envisagent d’étendre cette approche au cancer du pancréas. 

  • La CNIL et Bpifrance publient un guide de mise en oeuvre du RGPD à destination des TPE et PME

    Le Règlement européen sur la protection des données (RGPD) entre en vigueur le 25 mai 2018. La CNIL et Bpifrance ont élaboré un guide pratique à destination des TPE et PME.

    D’après un communiqué de presse en date du 17 avril 2018, le guide vise à répond(r)e aux interrogations des entrepreneurs et leur propose(r) un accompagnement pragmatique et adapté pour passer à l’action.

    De « nombreuses opportunités » offertes aux TPE/PME par le RGPD

    D’après le communiqué de presse de la CNIL, le RGPD ouvre de nouvelles potentialités pour les petites et moyennes entreprises. Ces dernières doivent « profiter du RGPD » pour, en premier lieu :

    • sécuriser et protéger l’ensemble de leurs données ;
    • accélérer leur transformation digitale.

    Cette nouvelle règlementation, conclut la CNIL, constitue également un levier d’amélioration de la gestion de l’entreprise et de son efficacité commerciale. Elle peut être créatrice de valeur en ce qu’elle se traduira la création de nouveaux services au sein des entreprises.

    Le guide pratique de la CNIL – Bpifrance répond aux besoins des TPE/PME

    Le guide élaboré conjointement par la CNIL et Bpifrance affiche donc plusieurs objectifs : 

    • mettre « l’entrepreneur au centre de la mise en œuvre du RGPD » ;
    • organiser « de manière simple les actions à mettre en œuvre pour se conformer au règlement européen »;
    • permettre « à l’entrepreneur d’organiser la valorisation des données de l’entreprise, au service de son développement ». 

    À cette fin, le guide comprend plusieurs outils :

    • des fiches thématiques rappelant les grands principes du RGPD ;
    • un plan d’action en quatre étapes pour élaborer un registre de traitements des données (1) ; trier les données (2) ; veiller au respect des droits des personnes (3) ; sécuriser les données (4).
    • des fiches pratiques qui potent sur les principaux fichiers mis en œuvre dans la plupart des TPE et PME à savoir la vente et/ou la communication en ligne, l’amélioration et la maîtrise des relations clients et enfin, la protection des données des collaborateurs ;
    • enfin, le guide énumère les « 6 bons réflexes de la protection des données personnelles ».

    Le guide et les fiches qui lui sont annexées sont consultables et disponibles au téléchargement sur le site internet de la CNIL.

  • LimFlow annonce une levée de fonds de 27 millions d’euros menée par Sofinnova Partners

    LimFlow, société française fabriquant des dispositifs médicaux visant à contrecarrer les effets de l’ischémie critique des membres inférieurs (ICMI) en restaurant la circulation sanguine, a annoncé le 16 avril 2018 avoir bouclé une levée de fonds de série C à hauteur de 27 millions d’euros (soit 33,5 millions de dollars).

    La levée de fonds a été principalement menée par Sofinnova Partners, et notamment son récent  fonds d’investissement « Sofinnova Crossover » dédié aux sciences de la vie, aux côtés des investisseurs historiques Bpifrance et Balestier.

    Les fonds réunis serviront le déploiement sur 2 ans de la stratégie de l’entreprise qui vise notamment:
    • la conduite d’une étude clinique pivot américaine ;
    • la soumission du dossier d’approbation auprès de la Food and Drug Agency (FDA) ;
    • la mise en œuvre d’une stratégie commerciale internationale.

    Le système LimFlow permet de renouveler l’irrigation vasculaire dans les membres inférieurs

    La technologie de LimFlow consiste en un système d’artérialisation percutanée du réseau veineux profond pour lutter contre les ischémies critiques des membres inférieurs (ICMI), causées notamment par les maladies chroniques telles le diabète et les maladies cardiaques, ainsi que par le vieillissement de la population.

    Le dispositif est conçu pour contourner les artères bloquées dans la jambe et redistribuer le sang oxygéné vers le pied.

    La restauration de la perfusion des membres inférieurs vise à soulager la douleur chronique, à favoriser une amélioration de la qualité de vie et à contribuer à la cicatrisation des plaies afin d’éviter les amputations.

    Procédures d’autorisation internationales

    Le dispositif a obtenu le marquage CE en octobre 2016 et est commercialisé en Europe, alors qu’il bénéficie du statut de dispositif expérimental approuvé aux États-Unis.

    Afin d’obtenir l’agrément de la FDA, LimFlow est en train de recruter des participants pour son étude de faisabilité américaine « PROMISE I ». Elle recrute également pour son autre étude clinique post-commercialisation « PROMISE International ».

  • Nateo healthcare enchaîne deux levées de fonds pour sa ceinture de surveillance de la grossesse

    La start-up toulousaine Nateo healthcare a levé 400 000 euros début février 2018 auprès d’investisseurs locaux et a décroché, le 11 avril 2018, 250 000 euros du volet régionalisé du PIA 3 (Programme d’Investissement d’Avenir) en Occitanie.

    L’entreprise développe un prototype de ceinture mobile et connectée pour la surveillance du bien-être fœtal.

    Deux nouveaux tours de tables sont prévus en juin puis en novembre 2018 auprès de Bpifrance et de fonds nationaux.

    La levée de fonds de février 2018 a permis de développer le programme de R&D grâce au recrutement de 4 personnes – un professeur de gynécologie-obstétrique, deux experts des technologies médicales et un spécialiste du business development.

    Une innovation pour le domaine de la gynécologie et de l’obstétrique

    Compact et léger, le dispositif conçu par Nateo Healthcare est une ceinture connectée destinée au suivi des grossesses à risques. Elle améliore le monitoring fœtal en permettant un suivi à distance en temps réel de la santé du fœtus en tous lieux et toute mobilité.

    Le dispositif a fait l’objet du dépôt d’un brevet en octobre 2016 et d’une extension internationale en octobre 2017. Les premières études cliniques de ce dispositif sur les patientes démarreront fin 2018 au CHU de Tours.

    La commercialisation devrait commencer courant 2020. 

    En PIA 3 en régions

    Pour rappel, le PIA est un plan d’investissements public national lancé pour la première fois en 2010, d’une enveloppe de 5 milliards d’euros, au bénéfice de l’enseignement supérieur, la recherche, la valorisation et l’innovation dans des secteurs stratégiques de l’économie française (industrie, numérique, transport, énergie, santé). Une deuxième enveloppe de 12 milliards d’euros (PIA 2) avait été débloqué en 2014. Deux ans plus tard, François Hollande avait annoncé un troisième volet à ce programme d’investissement avenir pour un montant de 10 milliards, afin de soutenir les progrès de l’enseignement et la recherche, valoriser la recherche et accélérer la modernisation des entreprises.

    C’est donc dans le cadre de ce PIA 3 que l’État et la Région Occitanie s’associent pour une durée de trois ans (2018 à 2020). Ce PIA 3 territorialisé sera doté d’un montant de 42 millions d’euros, financé à parts égales par le Conseil régional et les services de l’État. Pour assurer l’objectif de départ, à savoir se rapprocher de l’écosystème local, les deux financeurs ont décidé de nouer un partenariat avec Bpifrance afin qu’il soit l’opérateur du projet.

    Ainsi, les antennes de Toulouse, Montpellier et Perpignan de Bpifrance ont pour mission de sélectionner et accompagner les projets. Les 42 millions d’euros seront attribués à des porteurs de projet individuels, des start-ups, des TPE et PME répartis en trois volets : Projets d’innovation (21M€), Filières (15M€), Ingénierie de formation (6M€).

    Pour le premier volet, l’objectif est de financer un projet de développement de nouveaux produits et services ou un projet innovant d’expérimentation industrielle avec des aides pouvant aller de 100 000 à 500 000 euros, par avance remboursable ou subventions.

    Nateo healthcare a répondu à l’appel à projets lancé en décembre 2017. L’enveloppe de 250 000 euros lui a été remise mercredi 12 avril 2018 au Conseil régional.

  • Tele-radiology: Philips partners with Digital China Health to improve access to care in China

    Philips announced on April 12, 2018 a partnership with Digital China Health (DC Holdings), the largest provider of cloud-based healthcare services in China, to launch Shinefly, a tele-radiology application and services platform co-created by the two firms to meet the demands of China’s rapidly expanding healthcare system.

    Collaboration between radiologists and clinicians located in different parts of the country, aided by Philips’ image, information and analysis tools, will help remotely located hospitals in China to improve access and quality of care.

    Shinefly aims to make up for the lack of radiologists and financial resources

    Medical imaging combined with advanced informatics enables rapid detection, accurate diagnosis, and effective treatment of disease, Philips said on its website. However, the volume of imaging procedures in China is increasing faster than the number of radiologists.

    In addition, many of the country’s primary (township) and secondary (county/district) hospitals don’t have the necessary financial resources or access to qualified staff to provide adequate radiology services.

    A cloud-based system for remotely analyzing medical images

    One of the main priorities in China’s healthcare reform is to optimize the allocation of quality medical resources through a new healthcare system, in which large and small hospitals can share their resources and expertise to provide quality care at lower cost.

    With Shinefly, Philips and Digital Health China offer a scalable, customizable cloud-based medical image management solution for remotely storing, retrieving, viewing and analyzing these images.

    The platform will include advanced clinical applications for cardiology, neurology and oncology. These will be deployed as cloud-based tele-radiology services and will pioneer pay-per-use arrangements to reduce costs for healthcare institutions.

    Via this technology, radiological images and associated patient information can be remotely viewed and analyzed by clinical experts anywhere in the country, so that patients can receive optimal treatment at their local hospital, wherever they are.

    A customizable platform

    Shinefly platform can be customized to fit different radiological service models. For example, it can be used:

    • in tiered hospital alliances to make medical images and clinical applications available at all levels;
    • by national medical centers to provide disease-specific radiology services;
    • to create commercial on-demand doctors’ group services that individual hospitals can subscribe to.

    « Such initiatives are regarded as important elements in expanding China’s healthcare system to meet the needs of its population, » Philips said.

  • Télé-radiologie : Philips s’unit à Digital China Health pour améliorer l’accès aux soins en Chine

    Philips a annoncé le 12 avril 2018 qu’il s’associait à Digital China Health, le plus grand fournisseur de services de santé sur le cloud de Chine, pour lancer Shinefly : une plateforme d’applications et de services de radiologie co-créée par les deux entreprises pour répondre aux exigences du système de santé de la Chine, actuellement en pleine mutation.

    La collaboration entre les radiologues et les cliniciens situés à différents endroits du pays, assistés par les outils d’imagerie, d’information et d’analyse de Philips, aidera les hôpitaux de Chine éloignées des centres à améliorer l’accès aux soins et la qualité de leurs services.

    Shinefly vise à pallier le manque de radiologues et de ressources financières

    L’imagerie médicale combinée à l’informatique de pointe permet une détection rapide, un diagnostic précis et donc un traitement efficace de la maladie, rappelle Philips sur son site officiel.

    Cependant, le volume de procédures d’imagerie en Chine augmente plus rapidement que le nombre de radiologues.

    De plus, de nombreux hôpitaux primaires (cantonaux) et secondaires (comté/district) du pays ne disposent pas des ressources financières nécessaires ou n’ont pas accès a du personnel qualifié pour offrir des services de radiologie adéquats.

    Un système basé sur le cloud pour analyser à distance les images médicales

    L’une des principales priorités du gouvernement chinois mises en avant dans la réforme de santé est d’optimiser l’allocation de ressources médicales de qualité grâce à un nouveau système de soins, dans lequel les grands et petits hôpitaux partagent leurs ressources et leurs expertises pour fournir des soins de qualité à moindre coût.

    Avec Shinefly, Philips et Digital Health China (DC Holdings) offrent une solution de gestion d’images médicales évolutive et personnalisable basée sur le cloud pour stocker, récupérer, visualiser et analyser ces images à distance.

    La plateforme Shinefly comprendra des applications cliniques avancées en cardiologie, en neurologie et en oncologie. Elles seront déployées en tant que services de téléradiologie basés sur le cloud et permettront de réduire les coûts des établissements de santé.

    Grâce à cette technologie, les images radiologiques et les informations des patients associées peuvent être consultées et analysées à distance par des experts partout dans le pays pour que les patients puissent recevoir un traitement optimal au sein de leur hôpital local, peu importe où il se situe.

    Une plateforme personnalisable

    La plateforme Shinefly peut être personnalisée pour s’adapter à différents modèles de services radiologiques. Par exemple, elle peut être utilisée :

    • dans les groupes hospitaliers pour rendre disponibles à tous les niveaux les images médicales et les applications cliniques ;
    • par les centres médicaux nationaux pour fournir des services de radiologie spécifiques à certaines maladies ;
    • pour créer des services de groupe de médecins à la demande auxquels les hôpitaux peuvent s’abonner.

    « Ces initiatives sont considérées comme des éléments importants dans l’expansion du système de santé chinois pour répondre aux besoins de sa population », insiste Philips.

  • Evidence-based medicine: Roche is looking for startups to develop Flatiron activities in India

    Swiss healthcare group Roche is looking for startups in India that will help the company to bring evidence-based medicine (EBM) in India through the technology developed by Flatiron Health, an EHR software expert, said in mid-April 2018 Lara Bezerra, the new managing director of Roche in India.

    Roche wants to develop Flatiron’s EHR software in the Indian market

    Ms. Bezerra said in a statement that as part of its long-term strategy, the firm wanted to bring in India applications of Flatiron Health, a New York-based health tech company acquired in February 2018 by the Swiss group for US$1.9 billion (€1.5 billion).

    A platform based on machine learning

    Flatiron is one of the market leaders in oncology-specific electronic health record (EHRs) software as well as the curation and development of real-world evidence for cancer research.

    The company has developed a platform designed to learn from the experience of every patient, allowing doctors to make more accurate diagnoses.

    « (…) We realized that whatever you do in India you can’t do in short term. So we have to think something long term. So we are looking how we should bring Flatiron tech to India, » said Lara Benzerra (source: The Economic Times – India ). « Maybe there is startup in India that can work with Flatiron so we are looking at all these options. »

  • Médecine factuelle : Roche recherche des start-up pour développer les activités de Flatiron en Inde

    La multinationale suisse Roche recherche des start-up en Inde pour aider l’entreprise à introduire la médecine factuelle (EBM) au sein du pays grâce à la technologie développée par Flatiron Health, expert en DSE, a indiqué à la mi-avril 2018 Lara Bezerra, la nouvelle directrice générale de Roche en Inde.

    Roche veut développer les logiciels de DSE Flatiron sur le marché indien

    Mme Bezerra a précisé que dans le cadre de sa stratégie à long terme, la société souhaitait développer sur le marché indien l’activité de Flatiron Health, une société health tech basée à New York et acquise en février 2018 par le groupe suisse pour 1,9 milliard de dollars (1,5 Md €).

    Une plateforme basée sur le machine learning

    Flatiron est l’un des leaders du marché des logiciels de dossiers de santé électroniques (DSE) spécifiques à l’oncologie et fait également figure d’expert dans le domaine de la conservation et du développement de données probantes pour la recherche sur le cancer.

    L’entreprise a mis au point une plateforme conçue pour apprendre de l’expérience de chaque patient, permettant ainsi aux médecins d’établir des diagnostics plus rapidement et avec plus de précision.

    « (…) Nous avons réalisé que tout ce qui était entrepris en Inde ne pouvait être mener à bien sur le court terme. Nous devons donc penser sur le long terme. Nous cherchons donc de quelle manière nous pouvons développer au mieux la technologie Flatiron en Inde, a déclaré Mme Benzerra (source : The Economic Times – India). Peut-être qu’une start-up basée en Inde pourrait travailler avec Flatiron. Nous examinons toutes les options. »

  • scale-ups

    La scale-up n’est plus vraiment une start-up – car plus mature – ni tout à fait une société pleinement établie, puisqu’en pleine croissancenull

  • Krys Group crée un protocole de télémédecine dédié à la vue en partenariat avec MedecinDirect

    Le spécialiste de l’optique Krys Group, annonce, dans un communiqué du 16 avril 2018, avoir « inventé la première solution de télé-ophtalmologie ». L’objectif de ce dispositif mis en place en partenariat avec MédecinDirect est d’accélérer le délai de délivrance d’équipements optiques adaptés et de désengorger les cabinets des ophtalmologistes.

    Ce protocole, expérimenté depuis mars 2018 coordonne des ophtalmologistes, des orthoptistes et des opticiens.

    En France, le délai d’obtention d’un rendez-vous chez un ophtalmologiste est estimé à 117 jours en moyenne et peut atteindre un an dans certaines régions, selon Krys Group. « Ces délais font ressortir une situation alarmante face à laquelle, nous devions réagir. Nous avons donc investi massivement dans un parcours de soin digitalisé qui doit faire évoluer la filière toute entière, au bénéfice de tous les Français », argumente Patrice Camacho, directeur santé et réglementation de Krys Group. 

    Une prescription en 15 jours au lieu de 6 mois

    Le nouveau service de télé-ophtalmologie est proposé par l’opticien qui oriente son client vers cette solution s’il est éligible et détermine la correction du patient. Le protocole fait ensuite intervenir un ophtalmologiste par téléconsultation et un orthoptiste pour réaliser les examens physiques de fond de l’œil et de tension oculaire qui permettront à l’ophtalmologiste de faire la prescription nécessaire puis à l’opticien de délivrer l’équipement.

    En tout, ce protocole prend 15 jours contre 6 mois aujourd’hui, principalement en raison des délais d’obtention de rendez-vous. Ce protocole de télé-ophtalmologie s’adresse aux porteurs de correction déjà équipés, mais n’ayant plus de prescription en cours de validité ou dont la vue a évolué.

    Il a été validé par plusieurs séries de tests et les toutes premières corrections viennent d’être télé-prescrites par l’intermédiaire des magasins pilotes de Taverny et Franconville (95). Le service sera enrichi en continu des retours d’expérience et déployé progressivement à travers le territoire, en premier lieu à Strasbourg (67).

    « Ce protocole initie un cercle vertueux. Les porteurs de correction n’ont plus besoin d’attendre leur rendez-vous pour changer d’équipements et gagnent ainsi un temps précieux. Mécaniquement, les cabinets des ophtalmologistes sont désengorgés et s’ouvrent à l’accueil de nouveaux patients dans des délais devenus plus raisonnables », explique Patrice Camacho.

    La mise au point de ce protocole de télémédecine a nécessité 24 mois d’études, d’échanges avec les acteurs du secteur de l’optique et un investissement significatif – mais non dévoilé – de la part de Krys Group.

    Un service expérimental pris en charge à 100% par Krys Group

    Le protocole de télé-ophtalmologie s’appuie sur les réglementations actuellement en vigueur, notamment les délégations de tâches qui s’appliquent entre ophtalmologistes, orthoptistes et opticiens. Krys Group annonce qu’il va prendre en charge l’intégralité du coût de ce service pendant sa phase de lancement.