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  • Start-ups : implicity et VitaDX parmi les 8 lauréats du Soft landing program de MedTech Boston 2018

    En mars 2018, Bpifrance, Medicen Paris Région, le French Tech Hub et le MedNest ont lancé un appel à candidatures afin d’accompagner les entreprises de la medtech (dispositifs médicaux, objets connectés et outils de diagnostic) et de la e-santé dans le Soft landing program de Medtech Boston, destiné à les aider à développer leurs solutions innovantes en Amérique du Nord.

    Huit entreprises ont été sélectionnées parmi les vingt start-ups et PME candidates, selon plusieurs critères : le caractère innovant de leur solution, l’expertise de leur équipe et leur potentiel de développement aux Etats-Unis. Les lauréats ont été dévoilés le 16 avril 2018.

    Participation au World Medical Innovation Forum à Boston

    Medtech Boston est un programme dédié aux entreprises medtech et e-santé qui a pour objectif d’accompagner les entreprises dans le développement de leurs solutions innovantes sur le marché nord-américain. Les huit lauréats de cette troisième édition ont été dévoilés à l’occasion du bootcamp préparatoire ; ils participeront à un programme intensif en marge de l’événement World Medical Innovation Forum à Boston du 23 au 27 avril 2018. Organisée par Partners Healthcare, un conglomérat d’hôpitaux de la région de Boston, la conférence sera consacrée aux avancements et opportunités créés par l’intelligence artificielle dans le domaine de la santé.

    En amont de cette mission d’immersion au cœur de l’écosystème nord-américain de la santé, les 8 start-ups bénéficient d’une journée de coaching aux pratiques du business aux Etats Unis, organisée par Bpifrance, leur permettant d’être directement opérationnelles dès leur arrivée à Boston.

    8 start-ups lauréates du MedTech Boston 2018

    Au cours du World medical Inovation Forum, les lauréats participeront à des ateliers dédiés au système de remboursement, à l’organisation du système de santé américain et aux stratégies de levée de fonds, ainsi qu’à des sessions de mentoring et de pitchs lors de deux événements dédiés aux technologies de la santé. Grâce à ce programme, les huit start-ups bénéficieront d’une meilleure visibilité sur le marché nord-américain.

  • APPI

    Act on the Protection of Personal Informationnull

  • Agnès Buzyn annonce trois mesures relatives à la réforme de la tarification des Ehpad

    Un communiqué de presse du Ministère des Solidarités et de la Santé daté du 18 avril 2018 annonce qu’un « consensus sur la nouvelle mise en oeuvre de la réforme de la tarification des établissements a été trouvé entre la ministre des solidarités et de la santé, Agnès Buzyn, et les principales fédérations d’établissements pour personnes âgées ».

    La ministre a par ailleurs annoncé trois mesures visant à réformer la tarification des Ehpad et la présentation courant avril d’une feuille de route gouvernementale sur la prise en charge des personnes âgées en établissement et à domicile.

    Agnès Buzyn s’est entretenue avec le Président de l’Assemblée des départements de France et les fédérations du secteur de l’hébergement des personnes âgées, pour leur proposer de nouvelles modalités de mise en oeuvre de la réforme de la tarification des Ehpad.

    Trois propositions pour réformer la tarification des Ehpad

    Engagée en 2016, cette réforme avait suscité de nombreuses critiques conduisant à la nomination d’un médiateur, rappelle le communiqué de presse du ministère. Ce dernier a formulé plusieurs propositions que la ministre a reprises à son compte. Agnès Buzyn a ainsi proposé : 

    • « la mise en place d’une mesure financière de neutralisation pour les années 2018 et 2019 des effets de baisse des recettes au titre de la dépendance », d’après le communiqué du ministère ;
    • « l’ouverture de réunions de travail avec les fédérations et l’Assemblée des départements de France » pour modifier d’ici l’automne 2018 le décret relatif au tarif dépendance ; 
    • vouloir « intégrer la valorisation des actions de prévention de la perte d’autonomie à la tarification des établissements ».

    Ces propositions seront examinées par le médiateur, les fédérations d’établissements et l’ADF.

    Présentation d’une feuille de route sur la prise en charge des personnes âgées au mois d’avril

    Le communiqué de presse du ministère précise qu’une feuille de route sur la prise en charge des personnes âgées en établissements et à domicile sera présentée par le gouvernement en avril 2018.

  • Etude : effet modeste d’une appli sur l’adhérence au traitement contre l’hypertension (Jama)

    Une étude* randomisée publiée dans le Jama Internal Medicine a démontré qu’une application mobile pouvait améliorer l’observance médicamenteuse chez des patients présentant une hypertension mal contrôlée. Cependant, l’amélioration est modeste et elle ne se traduit par un bénéfice clinique. Le recours à l’application ne modifiait pas la tension artérielle systolique.

    L’hypertension affecterait 34% de la population américaine de plus de 20 ans et serait responsable de 73000 décès par an. Un meilleur contrôle de la pression artérielle représente donc un enjeu de santé publique de premier ordre. Or, parmi les patients souffrant d’une hypertension mal contrôlée, la moitié d’entre eux ne suivent pas correctement leur traitement. L’amélioration de l’adhérence constitue donc un levier d’action majeur.

    Des applis au service de l’autosurveillance de la tension

    Dans ce contexte, le recours aux applications mobiles est recommandé dans la mesure où elles peuvent faciliter l’éducation thérapeutique, rappeler les prises de médicaments, assurer un suivi des résultats ou encore faciliter les interactions sociales propices à la motivation. Et les applications mobiles ne manquent pas. Il y en aurait plus d’une centaine dédiée à l’hypertension. Pourtant, d’après une étude datant de 2015, parmi les utilisateurs d’applis, seulement 20% des patients avaient été conseillés par leur médecin.

    Une étude sur 411 patients

    Des chercheurs américains de la Harvard Medical School ont donc mis sur pied une étude incluant 411 patients, entre 18 et 75 ans, ayant une hypertension artérielle mal contrôlée. Ils ont tous reçu un moniteur de pression artérielle bluetooth. Ces derniers ont ensuite été randomisés en deux groupes : un groupe bénéficiait de l’application Medisafe (Medication Adherence Improvement Support App For Engagement-Blood Pressure) et les autres n’avaient aucun suivi particulier. Les membres du groupe d’intervention devaient saisir manuellement leur liste de médicaments et à chaque qu’ils prenaient leur traitement.

    L’appli envoyait des alertes pour leur rappeler de prendre leurs médicaments et génèrait des rapports hebdomadaires d’adhérence. Le suivi de la pression artérielle est également assuré mais dans cette étude, Medisafe n’était pas synchronisée avec le brassard et ne communiquait pas avec un professionnel de santé. Enfin, les patients pouvaient désigner un « ami » qui recevait les alertes et pouvait fournir un soutien.

    Une évaluation de suivi était effectuée à :

    • – 4 semaines : mesure de la pression artérielle
    • – 8 semaines: mesure de la pression artérielle
    • – 12 semaines : mesure de la pression artérielle + de l’adhérence + de la connaissance de l’hypertension

    Des résultats mitigés

    • Résultats sur l’observance

    Au début de l’étude, le niveau d’adhérence moyen était de 6 dans le groupe d’intervention et de 5,7 dans le groupe contrôle. Après 12 semaines de suivi, l’adhérence moyenne a augmente de 0,4 dans le groupe ayant bénéficié de l’appli alors qu’elle n’a pas évolué dans le groupe contrôle.

    • Résultats sur le contrôle de la pression

    Au départ, la pression artérielle systolique moyenne était de 151,4 (9,0) mm Hg dans le bras d’intervention et de 151,3 (9,4) mm Hg chez les témoins. Après 12 semaines de suivi, elle avait diminué de 10,6 (16,0) mm Hg dans le groupe d’intervention et de 10,1 (15,4) mm Hg dans le groupe témoin.

    • Un bon contrôle de la pression artérielle à 12 semaines a été atteint par 35,8% dans le groupe intervention et 37,9% dans le groupe témoin

    La nécessaire implication des professionnels de santé

    «L’étude MedISAFE-BP est, à notre connaissance, la première étude clinique randomisée à rapporter l’effet d’une plateforme mobile autonome sur l’observance du traitement et le contrôle de la pression artérielle, ont déclaré les auteurs de cet essai. Nous avons constaté une amélioration significative de l’adhésion au traitement, mais aucune différence de pression artérielle systolique entre les groupes d’intervention et de contrôle. « 

    Pour améliorer l’impact clinique de telles applications, les chercheurs préconisent de personnaliser encore davantage ces outils. Ils émettent, par ailleurs, l’hypothèse que les résultats seraient meilleurs si l’autosurveillance de la tension était liée à un contrôle par des professionnels de santé. Ils rappellent, enfin, que l’étude n’a évalué que Medisafe et qu’il ne faut pas généraliser ces résultats à l’ensemble des applications mobiles.

  • IA : Sophia Genetics créé un pôle R&D en France pour développer son outil d’aide au diagnostic

    Sophia Genetics, spécialiste de la médecine basée sur les données (Data-Driven Medicine), a annoncé dans un communiqué du 12 avril 2018 l’ouverture d’un premier centre R&D en France, dans la technopole Izarbel de Bidart (Nouvelle-Aquitaine).

    Avec l’IA SOPHiA qui a déjà aidé au diagnostic de 200 000 patients dans le monde, la start-up suisse compte sur les talents français pour muscler encore davantage sa technologie. Plus de 30 postes seront prochainement créés.

    Sophia Genetics utilise l’IA afin d’aider plus de 420 hôpitaux dans 60 pays. Elle propose des solutions numériques pour analyser les données génétiques générées par le séquençage de l’ADN de leurs patients. Il fournit ainsi un diagnostic précis et rapide dans les domaines de l’oncologie et des maladies héréditaires.

    L’entreprise a déjà réalisé trois levées de fonds depuis sa création en 2011, pour un total de 60 millions d’euros.

    Un centre R&D au sein du campus d’une école d’ingénieurs

    Jurgi Camblong, CEO et co-fondateur de la start-up commente l’ouverture du centre de recherche et développement : « La France est un territoire historique pour Sophia Genetics dont la technologie accompagne au quotidien des cliniciens dans plus de 45 CHU et Centres de Lutte Contre le Cancer (CLCC). De plus, les experts français en informatique et mathématiques appliquées sont reconnus au niveau mondial. Fin 2017 déjà, nous avions investi dans une technologie développée par l’équipe du Pr Thierry Colin à l’INRIA/INP de Bordeaux. Avec l’ouverture de ce pôle R&D dans le campus de l’école d’ingénieurs ESTIA, nous allons pouvoir accélérer le développement de notre plateforme IA. »

  • PTA : organisation des dispositifs d’appui à la coordination des situations complexes (guide ANAP)

    L’Agence nationale d’appui à la performance des établissements de santé et médico-sociaux (Anap) a mis en ligne le 11 avril 2018 un nouveau guide sur les « organisations territoriales au service de la coordination » consacré à la mise en oeuvre des missions et organisation d’une plateforme territoriale d’appui (PTA).

    Ce document traite, à partir des enseignements issus du retour d’expériences des cinq projets TSN – Ile-de-France, Océan indien, Bourgogne-Franche-Comté, Nouvelle-Aquitaine et Auvergne-Rhône-Alpes -, des problématiques, enjeux questions-clés et facteurs de succès à prendre en considération pour un fonctionnement efficient d’un dispositif d’appui à la coordination de type PTA.

    Il s’agit du tome 2. L’ANAP recommande de lire au préalable le premier tome, paru en août 2017, relatif à la construction de dispositifs d’appui à la coordination des situations complexes.

    Le document, disponible gratuitement sur inscription sur le site web de l’Anap, s’adresse principalement aux acteurs des territoires : ARS, GCS e-santé, Groupements régionaux d’appui au développement de la e-santé, professionnels du premier recours, réseaux de santé, MAIA, Communautés professionnelles territoriales de santé, etc., qui sont amenés à concevoir et déployer des dispositifs organisationnels d’appui à la coordination pour les situations complexes, de type plateforme territoriale d’appui.

    Ce document peut aussi contribuer à la réflexion et l’action des décideurs institutionnels en charge de l’action publique de santé et du développement des parcours coordonnés : directions d’administration centrale, Assurance maladie, agences nationales, conseils départementaux, CNSA, etc.

    Il intéressera enfin les industriels dans la mesure où il peut permettre de mieux appréhender les besoins et services nécessaires en matière d’appui à la coordination des parcours afin de les traduire dans le système d’information de manière appropriée.

    Enjeux et enseignements des PTA

    La publication comprend une première partie consacrée aux enjeux et enseignements de l’appui à la coordination des parcours de santé. Pour rappel, il s’agit :

    • d’aboutir à un dispositif d’appui lisible pour l’ensemble des acteurs des territoires, non redondant avec l’existant, en phase avec son environnement ;
    • de passer d’une approche par filière ou par structure à une prise en charge globale du patient, centrée sur celui-ci, avec une approche en termes de missions partagées ;
    • d’être accessible à l’ensemble de la population, sans distinction d’âge, ni de pathologie.

    Fiches pratiques : les principaux points d’attention

    Le guide de l’Anap a été élaborée en lien étroit avec les porteurs des cinq projets TSN et les acteurs de leurs PTA. Le recueil du matériau a été réalisé sous deux formes : d’une part au travers d’un groupe de travail dédié au fonctionnement des PTA TSN, d’autre part par des visites d’immersion in situ qui ont permis d’appréhender au plus près la mise en œuvre des missions et l’organisation des PTA. Au-delà des caractéristiques propres à chaque projet, l’analyse de ces éléments a conduit à identifier neuf sujets essentiels, communs à tous. Ils sont traités sous forme de fiches-actions.

    Pour chacun de ces sujets, les fiches-actions abordent successivement la problématique, les enjeux, les questions-clés à se poser et des éléments de réponse, les points essentiels à retenir, les facteurs de succès et les documents associés. Cohérentes et se complétant entre elles, elles peuvent néanmoins être lues indépendamment les unes des autres.

    En ce qui concerne les principaux point d’attention :

    Définir le périmètre des missions d’appui à la coordination :

    • le contenu des missions doit être précisé même si leurs frontières sont parfois floues ;
    • les PTA doivent systématiquement pratiquer une analyse du besoin implicite que peut recouvrir la demande ;
    • l’évaluation de la situation peut être réalisée exclusivement par l’opérateur ou une composante ou bien simultanément par les deux ;
    • la mission 3 est à construire, voire à inventer : les actions d’appui aux pratiques professionnelles répondent à des objectifs multiples (formation, soutien, partage, etc.), se destinent à des acteurs divers (grand public, intervenants à domicile, collectivités) et épousent des modalités différentes (échanges, groupes de travail,rencontres, outils, formalisation…) ;
    • l’articulation entre les fonctionnements de l’opérateur et des composantes est nécessaire.

    Qualifier une sollicitation adressée à l’opérateur de la PTA :

    • la multiplicité des sollicitations de l’opérateur par les professionnels de santé exige la mise en place d’un processus clair de réception de la demande ;
    • qualifier la demande, c’est savoir identifier, à travers le questionnement du coordonnateur, de quel type d’appui le professionnel de santé ou le patient a besoin.

    Traiter une sollicitation adressée à l’opérateur de la PTA :

    • l’information préalable du patient est exigée pour toute demande d’appui à la coordination et suppose donc de l’anticiper et l’organiser dans le respect du cadre juridique ;
    • une évaluation globale de la situation du patient est nécessaire pour comprendre les motifs de complexité et apporter une réponse adaptée à la situation ;
    • la réponse apportée peut être immédiate, notamment dans le cas d’une demande d’information, ou différée (et c’est généralement le cas), en fonction du temps nécessaire au recueil d’information, à l’évaluation de la situation, à la recherche de solutions.

    Organiser les relations entre la PTA et l’hôpital :

    • l’opérateur de la PTA a un rôle à jouer en tant que facilitateur dans l’organisation des entrées et des sorties d’hospitalisation ;
    • des engagements réciproques sont nécessaires pour une collaboration efficiente entre l’opérateur et l’hôpital : communication sur l’organisation interne de chacun, repérage croisé des situations complexes, temps d’échanges réguliers.

    Constituer l’équipe de l’opérateur :

    • devenir polyvalent ne se décrète pas : l’opérateur de la PTA doit s’entourer d’une équipe aux compétences et profils divers ; 
    • pour atteindre cette polyvalence, une politique de recrutement et de formation dédiée est nécessaire.

    Organiser la gouvernance de la PTA :

    • la multiplicité des acteurs à mobiliser rend nécessaire la mise en place d’une gouvernance territoriale, au besoin par des instances existantes ; 
    • la mise en œuvre de la gouvernance doit clarifier les rôles de chacun et donner des orientations à la PTA.

    Définir et suivre la file active de la PTA :

    • il n’y a pas de définition univoque de la file active d’une PTA, néanmoins chaque PTA devra être transparente sur ses choix de définition au moment de communiquer sur des chiffres de sa file active ; 
    • la file active doit être utilisée comme un outil de pilotage qui permet de suivre l’activité de la PTA et d’organiser ses ressources.

    Mettre en place un tableau de pilotage de la PTA :

    • la mise en place d’un tableau de pilotage de la PTA doit répondre à un objectif d’amélioration continue de la performance interne et de la qualité du service rendu ;
    • la méthodologie de construction des indicateurs doit être claire et partagée ;
    • une démarche d’analyse des résultats doit en découler afin de mettre en place des ajustements éventuels.

    Évaluer les coûts de fonctionnement de l’opérateur et ceux des services numériques régionaux de coordination :

    • les phases stratégiques du projet (construction du pilote, montée en charge, fonctionnement en routine) doivent bénéficier d’une analyse des coûts de fonctionnement. Elle repose sur quatre principaux postes de dépenses : locaux, personnel, structure et pilotage ;
    • cette analyse doit être complétée de l’analyse des coûts des composantes dans leurs missions d’appui à la coordination qui leur sont déléguées, afin d’avoir une vision globale du coût de la coordination ;
    • les coûts du système d’information de la coordination sont à appréhender de façon globale, à l’échelle régionale selon trois phases :construction, déploiement, usage.

    Fiches pratiques : les principaux enseignements

    Des enseignements dans la mise en œuvre des missions et l’organisation des PTA ont été identifiés pour chacune des 9 fiches.

    Définir le périmètre des missions d’appui à la coordination :

    • apporter une réponse pertinente, pouvant parfois nécessiter de mettre en lien le patient et les professionnels de santé ;
    • apporter une réponse aux professionnels de santé dans les meilleurs délais ;
    • assurer un partage d’informations et de documents en temps réel en utilisant un système d’information doté de fonctions de gestion de processus ;
    • faire participer l’équipe des coordonnateurs de la PTA à la définition des besoins fonctionnels des services numériques et du système d’information de coordination ;
    • faire valoir la dimension d’écoute et d’empathie dans la mission d’information et d’orientation.

    Qualifier une sollicitation adressée à l’opérateur de la PTA :

    • disposer d’une fiche de recueil papier-type à renseigner par le coordonnateur au moment du recueil d’information, si le module de gestion de demande dans le système d’information n’est pas finalisé ;
    • définir un circuit d’appel entrant en fonction des ressources disponibles ;
    • définir clairement des motifs de refus, qui peuvent évoluer dans le temps en fonction de l’activité ;
    • analyser le volume et les types de sollicitation afin de définir un processus de réception en regard.

    Traiter une sollicitation adressée à l’opérateur de la PTA :

    • définir dans les services numériques de coordination des niveaux de confidentialité par intervenant afin de différencier l’accès à certaines informations ;
    • favoriser la décision collégiale avec des revues de dossier ou réunions de concertation en équipe ;
    • évaluer le service de suivi/veille pour l’ajuster si besoin en termes de délai notamment ;
    • définir les fonctionnalités métier de la PTA au plus tôt et les intégrer dans les services numériques à l’usage de la PTA.

    Organiser les relations entre la PTA et l’hôpital :

    • cibler des services de soin dans lesquels la prévalence de patients complexes est plus importante, comme la gériatrie, les SSR ou la psychiatrie par exemple ;
    • développer des liens étroits avec les assistants sociaux de l’hôpital ;
    • mettre en place une interface entre le système d’information de l’hôpital qui gère les mouvements d’entrées/sortie et les services numériques de coordination à l’usage de la PTA ;
    • se donner des lieux et des temps d’échanges et de rencontres entre l’opérateur et l’hôpital.

    Constituer l’équipe de l’opérateur :

    • établir une cartographie des compétences disponibles et des compétences nécessaires à l’exercice des missions ;
    • veiller à une diversité de profils pour assurer la pluralité des missions et faire face aux différentes situations ;
    • ne pas sous-estimer la dimension managériale pour l’efficience du dispositif.

    Organiser la gouvernance de la PTA :

    • engager l’ARS dans l’accompagnement des initiatives des professionnels ;
    • assurer une représentation de tous les acteurs du territoire, et pas seulement des institutionnels ;
    • arbitrer, pour le portage de la PTA, entre la souplesse apportée par une charte d’engagement et la pérennité favorisée par une entité juridique.

    Définir et suivre la file active de la PTA :

    • définir clairement le périmètre de la file active : opérateur seulement ou opérateur et composantes ;
    • s’assurer de la traçabilité de toute sollicitation et de l’actualisation des statuts en temps réel ;
    • partager un tableau de bord commun de suivi de la file active au sein de la PTA ;
    • homogénéiser les statuts des dossiers pour le suivi de la file active entre l’opérateur et les composantes ou entre PTA.

    Mettre en place un tableau de pilotage de la PTA :

    • définir des indicateurs «SMART», en privilégiant ceux dont le recueil est automatisable ;
    • réactualiser le tableau de bord pour l’adapter aux évolutions de l’activité et de l’organisation.

    Évaluer les coûts de fonctionnement de l’opérateur et des services numériques de coordination :

    • viser l’exhaustivité des données, incluant les coûts de l’opérateur et des composantes, pour permettre l’évaluation du dispositif d’appui à la coordination dans son ensemble ;
    • expliciter les postes de dépenses pour intégrer les particularités propres à chaque dispositif ;
    • décrire précisément le contenu et la nature des coûts saisis, pour favoriser l’analyse.
  • La HAS publie un guide pratique de coordination du parcours des personnes en situation de handicap

    La Haute Autorité de Santé a publié, le 26 mars 2018, des recommandations de bonnes pratiques rédigées par l’Anesm (Agence nationale de l’évaluation et de la qualité des établissements et services sociaux et médico-sociaux) portant sur les « Pratiques de coopération et de coordination du parcours de la personne en situation de handicap ». Pour rappel, la HAS a repris les missions et les travaux de l’Anesm depuis le 1er avril 2018.

    Ces recommandations ont été élaborées dans le but d’améliorer la qualité de vie des personnes en situation de handicap, dans un contexte marqué par l’évolution et la transformation de l’offre médico-sociale. Ces recommandations comportent deux axes principaux : les évaluations préventives devant être mises en place et les outils proposés.

    D’après un communiqué de presse en date du 26 mars 2018, les recommandations de l’Anesm comportent deux volets : 

    • Le premier volet aborde en priorité les évaluations préventives à mettre en place et à renforcer lors de toute transition, le recueil des attentes et aspirations de la personne en situation de handicap et de son entourage. Il identifie d’une part les acteurs ressources permettant de fluidifier le parcours de vie de la personne et d’autre part il définit l’acteur ressource assurant une fonction de coordination. Il s’attache également à construire et mettre en œuvre un dispositif ressource permettant de répondre à l’ensemble des besoins de la personne.

    • Le second volet est composé d’outils, de zooms sur la réglementation et des fiches acteurs. Ces fiches ont pour but d’améliorer le repérage des dispositifs et acteurs présents sur le territoire et de faciliter l’identification de leur rôle et de leurs missions. 

    Les recommandations de l’Anesm sont consultables et disponibles au téléchargement sur le site internet de la HAS.

  • Silver éco : Zembro et Amazon s’associent pour la distribution de la montre connectée Zembro

    Zembro, start-up spécialisée dans les dispositifs d’aide à l’autonomie et au maintien à domicile de la personne, a annoncé le 17 avril 2018 avoir conclu un partenariat de distribution avec Amazon.

    Le partenariat implique les montres d’alarme personnelle fabriquées par Zembro qui sont d’ores et déjà accessibles via le site internet de cet acteur majeur du e-commerce en France.

    Pour rappel, la montre connectée de Zembro permet à la fois à son porteur de lancer une communication vocale avec des personnes de son entourage et d’être géolocalisé en cas de besoin. La version « Plus » permet notamment de lancer une alerte automatique auprès des aidants lors d’une phase d’égarement (Alzheimer, démence, etc.). La montre est susceptible en outre de faciliter un retour post-opératoire, une convalescence à risque, ou encore prévenir d’une absence de mouvement prolongée grâce aux capteurs de mouvements intégrés.

    Grâce à ce partenariat, l’offre de téléassistance de Zembro est disponible sur l’ensemble du territoire français. Le fabricant continue à diversifier ainsi ses canaux de distributions, puisque cette association intervient après l’annonce fin février 2018 de son partenariat avec Hexa Plus Santé.

  • Appel à projets : l’Ambassade de France aux États-Unis attribue la Bourse iGEM 2018

    L’Ambassade de France aux États-Unis a publié le 11 avril 2018 un appel à candidature aux start-ups biotech françaises spécialisées dans la biologie synthétique à qui elle propose un soutient financier dans le cadre de leur participation à la compétition internationale de biologie synthétique International Genetically Engineered Machine (iGEM), initiée par le MIT en 2004.

    La bourse sera attribuée à un projet porté par une équipe, ce qui exclut les projets individuels.

    Les projets retenus seront dotés d’une bourse d’une valeur entre 800 et 1 600 euros (soit 1 000 à 2 000 dollars).

    Les dossiers doivent être soumis avant le 4 mais 2018 à 18 h (heure française) et les équipes sélectionnées seront dévoilées en juin 2018.

    Ambassade de France engagée dans la promotion de l’enseignement supérieur et de la recherche français 

    C’est le service de la Mission pour la Science et la Technologie de l’Ambassade de France aux États-Unis, qui via sa bourse Life sciences : inventing – creating- having fun propose un soutien aux équipes françaises prenant part aux compétitions américaines dans le domaine des sciences de vie.

    Critères d’éligibilité

    Les dossiers soumis seront évalués selon les critères suivants :

    • clarté de la présentation des objectifs, ainsi que des éléments de contexte ;
    • originalité et pertinence du projet ;
    • qualité rédactionnelle ;
    • réalisme du plan budgétaire ;
    • participations antérieures à iGEM et résultats obtenus.

    Modalités de soumission

    Un dossier décrivant le projet doit être soumis et doit tenir sur 4 pages en incluant les éléments suivants :

    • Page 1 : titre du projet, coordonnées du chef d’équipe et du coordinateur, et liste des membres de l’équipe avec leurs affiliations ;
    • Page 2 : description du projet ;
    • Page 3 : plan budgétaire ;
    • Page 4 : toute information pertinente (historique de la participation à l’iGEM, implications pour les recherches à venir, potentiel de collaboration à long-terme avec d’autres chercheurs, etc.).

    Le modèle préétabli est à télécharger ici.

    Une fois complété, le document doit être envoyé à l’adresse suivante : attache-sdv.la@ambascience-usa.org

  • HAD : le décret du 13 avril 2018 introduit le principe d’une minoration des forfaits

    Le Décret n° 2018-271 du 13 avril 2018 relatif à l’intervention des établissements d’hospitalisation à domicile auprès des personnes bénéficiant de prestations réalisées par un service de soins infirmiers à domicile ou un service polyvalent d’aide et de soins à domicile a été publié au Journal Officiel du 15 avril 2018 et introduit le principe d’une minoration des forfaits.

    Il vise les établissement d’hospitalisation à domicile, les services de soins infirmiers à domicile, le service polyvalent d’aide et de soins à domicile, les Agences régionales de santé et la Caisse de sécurité sociale.

    Il introduit le principe d’une minoration des forfaits correspondant aux prestations d’hospitalisation à domicile lorsque l’établissement d’hospitalisation à domicile prend en charge un patient faisant l’objet d’un suivi par un service de soins infirmiers à domicile ou un service polyvalent d’aide et de soins à domicile. Les conditions et les modalités de cette intervention conjointe seront définies par un décret ultérieur. 

    Le décret modifie par ailleurs les dispositions relatives à l‘intervention des établissements d’hospitalisation à domicile dans les établissements sociaux ou médico-sociaux avec hébergement afin de prendre en compte l’abrogation de l’arrêté d’application prévoyant les conditions de prise en charge et il procède à des améliorations légistiques.