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  • Chine : GSK s’associe au service d’e-santé JD pour proposer des services médicaux en ligne intégrés

    Le détaillant chinois en ligne JD.com et la multinationale pharmaceutique Glaxosmithkline (GSK) ont étendu leur partenariat stratégique actuel en Chine.

    Les deux entreprises ont signé début mai 2018 un protocole d’entente qui permettra aux deux partenaires de tirer parti des forces complémentaires des secteurs de la santé, de la pharmacie et de l’internet pour créer des solutions améliorant l’expérience des patients.

    Analyse des big data et programmes communautaires

    Une meilleure gestion des données pour mieux combattre les maladies chroniques

    GSK et JD prévoient de réfléchir à la manière d’utiliser au mieux l’information médicale et les données de santé volumineuses afin de créer de nouvelles solutions pour la gestion des maladies chroniques et proposer une meilleure éducation en matière de santé et de bien-être.

    Des programmes communautaires pour faciliter l’accès aux services de soins

    Dans le cadre de la coopération, un plan bilatéral va être déployé pour mettre en place des programmes communautaires visant à aider les citoyens à accéder plus facilement aux services médicaux en ce qui concerne des maladies comme le VIH.

    Soins en ligne : « un maillon essentiel » de la stratégie de santé de Chine

    « En travaillant avec GSK, nous pouvons trouver des moyens plus efficaces, plus clairs, plus rapides et plus transparents de fournir des médicaments et des informations médicales (…) aux personnes quand elles en ont besoin », a déclaré Lijun Xin, président de JD Home and Life (source : Enterpriseinnovation.net).

    « Les soins sur internet constituent un maillon essentiel de la stratégie nationale de santé de Chine, a commenté de son côté Thomas Willemsen, président de GSK China Investment. Grâce à notre collaboration stratégique avec JD.com, un leader pionnier dans les services de santé et pharmaceutiques en ligne en Chine, nous nous engageons à explorer et à développer des solutions [de santé sur internet] dans le contexte stratégique [du programme national] « Healthy China 2030 », et, en fin de compte, améliorer la qualité et l’accessibilité des services de santé pour les Chinois (…) »

  • « On pourrait mieux soigner et pour moins cher de nombreuses maladies grâce aux TIC » (Roland Cash)

    « Le système de soins médicaux en France n’est plus le meilleur, il est onéreux et peu efficace », expliquent Roland Cash – médecin, économiste et biologiste – et Jean de Kersvadoué – économiste de la santé-, co-auteurs de La coûteuse inégalité des soins, paru en avril 2018.

    Certes, les facteurs en faveur d’une augmentation des dépenses sont nombreux : vieillissement et augmentation de la morbidité, médicalisation croissante de la société, innovations coûteuses alors que les sources d’augmentation des recettes sont limitées. Mais selon eux, il existe une multitude de solutions pour soigner mieux et moins cher de nombreuses maladies, et notamment grâce aux nouvelles technologies. Les pharmaciens, par exemple, pourraient jouer un rôle plus stratégique dans la détection et la prévention des interactions médicamenteuses grâce aux logiciels dont ils disposent ; le suivi ambulatoire pourrait se développer grâce aux applis, etc.

    Une autre piste de réduction des coûts est de mieux former les médecins et fermer des plateaux techniques mal équipés.

    Les auteurs estiment les actes inutiles et événements indésirables évitables à 7 à 8 milliards d’euros par an dont les deux tiers au titre des prescriptions pharmaceutiques et de leurs conséquences. « Une ambition raisonnable serait d’éviter la moitié de ce montant », annoncent-ils. Interrogé par H&TI, Roland Cash argumente et livre des pistes pour réduire ces dépenses et soigner mieux.

    Le système de soins médicaux en France n’est plus le meilleur, il est onéreux et peu efficace selon vous. Vous parlez même de gaspillage. Pourquoi ?

    Nous ne parlons pas à proprement parler de « gaspillage », c’est le rapport de l’OCDE « Tacking wasteful spending on health » de 2017 qui en parle, terme utilisé pour frapper les esprits. Nous pensons plutôt qu’il y de la  « non-pertinence » dans les dépenses et des actes et des prescriptions qui sont inutiles et non-adaptés et même qui peuvent être dangereux pour la santé in fine.

    On pourrait, selon vous, mieux soigner et pour moins cher de nombreuses maladies. Pour quelles raisons ce n’est pas le cas ?

    C’est bien la question de fond. Nous déterminons plusieurs types d’explications. Il y a d’une part un manque de formation. D’autre part, il existe bien des recommandations mais celles-ci ne sont pas toujours bien appliquées, notamment parce qu’elles ne sont pas assez connues. Par ailleurs, avec le paiement à l’acte pour les honoraires libéraux, les médecins sont presque encouragés à faire plus d’actes et de prescriptions.

    Et puis il y a la question de fond du manque de contrôle par l’Assurance maladie. Je prends comme exemple flagrant la chirurgie bariatrique pour les patients atteints d’obésité sévère ou compliquée. Les interventions mutilantes se multiplient alors que cette solution devrait se prendre en dernier ressort !  J’estime qu’on opère des patients – pose d’un anneau gastrique, by-pass ou sleeve gastrectomy –  de manière non pertinente : dans certains cas il n’y a pas eu d’abord une prise en charge médicale, diététique et psychologique bien conduite. Et surtout, sur 50 000 patients opérés chaque année, un sur deux est perdu de vue par le praticien deux ans après l’intervention – alors même que la HAS a martelé qu’un suivi nutritionnel et endocrinologique est primordial. On sait tous que lorsqu’un suivi médical est correctement fait, les complications sont évitées –  complications qui pèsent financièrement sur le système de santé. Notre livre n’est pas destiné seulement à donner des pistes pour faire des économies en soignant mieux mais avant tout à soigner mieux.

    Parmi les solutions que vous abordez, vous parlez des outils logiciels : en quoi peuvent-ils jouer un rôle dans la réduction des dépenses ?

    Je pense d’abord aux pharmaciens : ils pourraient jouer un rôle plus stratégique dans la détection et la prévention des interactions médicamenteuses grâce aux logiciels dont ils disposent. Ils peuvent avoir des alertes mais ils s’en servent très peu car il y a trop d’alertes, un tri serait nécessaire pour identifier les interactions potentiellement les plus dangereuses. La diffusion du dossier pharmaceutique informatisé, rassemblant l’ensemble des traitements d’un patient, constitue un atout majeur dans cette direction. Parallèlement des logiciels d’aide à la prescription dont disposent les médecins permettent d’alerter le prescripteur en cas de risque de surdosage, d’allergie ou d’interaction médicamenteuse. La généralisation de ces outils et des échanges d’informations entre médecins et pharmaciens devrait ainsi améliorer la qualité des prescriptions et diminuer le nombre des événements indésirables. 

    On pourrait également exploiter la base de données Sniiram, qui comporte toutes les informations de remboursement de chaque français (son utilisation étant réalisée sous réserve de l’accord de la Cnil), afin d’imaginer des algorithmes identifiant les pratiques déviantes ou à risque. Je prends un exemple simple : on prescrit facilement des benzodiazépines à demi-vie longue (des somnifères ou tranquillisants) à des personnes âgées qui ont des problèmes de sommeil. Or ces produits restent longtemps dans le sang et présentent de nombreux effets indésirables : confusion, pertes de mémoire, chute… avec le risque de fracture du col du fémur, etc. Grâce à la base de données, le pharmacien pourrait recevoir une petite alerte chaque fois qu’une personne de plus de 75 ans vient retirer ce genre de psychotrope. Il pourrait ainsi le conseiller.

    Vous dites qu’en France il y a trop de structures hospitalières disposant d’un plateau technique et qu’il faudrait les concentrer dans les grands centres départementaux offrant de bonnes conditions de sécurité, des équipements performants. Est-ce une bonne solution à l’heure où l’on tente de lutter contre les déserts médicaux ?

    C’est une nécessité car ces structures hospitalières sont trop dispersées, parfois mal équipées et ont des difficultés à réaliser l’activité suffisante pour maintenir une équipe en effectif suffisant et compétente, et cherchent donc à « garder » les malades, pas toujours dans de bonnes conditions. Certains hôpitaux ne fonctionnent qu’avec un seul chirurgien titulaire sur place, ce qui peut être insécurisant même si celui-ci est excellent. Il faudrait donc s’orienter vers un mouvement de « concentration/déconcentration » : la concentration des plateaux techniques et des compétences rares. Pour des opérations chirurgicales, qui surviennent occasionnellement, les Français seront prêts à se déplacer vers un grand centre hospitalier départemental avec des équipes médicales complètes.

    Ce qu’il faut garder en proximité ce sont les services de médecine, le suivi post-opératoire éventuellement, les soins de suite, la radiologie, etc. Ce n’est donc pas contradictoire avec la lutte contre les déserts médicaux.

    En France, écrivez-vous, les gens sont à la recherche de « la santé parfaite ». En raison de cela, des consultations sont faites pour des problèmes mineurs ou en tout cas qui ne relèvent pas de la médecine. Mais ne faut-il pas mieux « prévenir que guérir » ? 

    C’est un peu la faute de l’OMS qui définit la santé de la manière suivante : « Un état de complet bien-être physique, mental et social, qui ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité ». Cette définition à mon sens extrême, donne une assise à la diffusion de soins médicaux pour des maux qui ne relèvent pas, ou ne relevaient pas, de la médecine : on demande des médicaments dès que l’on ne peut pas dormir, que l’on perd ses cheveux, ou que l’on est trop timide. Et pour les questions de fin de vie, on observe de l’acharnement thérapeutique : quand on sait que la personne va décéder dans les 15 jours et qu’elle en a assez des traitements douloureux, mieux vaut lui prodiguer des soins palliatifs que de la chimiothérapie jusqu’au dernier jour ou administrer des médicaments contre le cholestérol. Certains médecins ont du mal à arrêter, ce n’est pas dans leur nature de baisser les bras, parfois c’est la famille qui insiste. Parfois, c’est simplement un manque de bon sens.

    Enfin, certains dépistages sont excessifs. Il faut regarder au cas par cas : le dépistage organisé du cancer du sein et du col de l’utérus est très important mais pour le cancer de la prostate, il a été démontré que le rapport entre les avantages et les inconvénients n’était pas favorable, et que cela peut même créer des complications : infections après biopsie, incontinence ou impuissance après intervention sur la prostate.

    Vous être favorable au développement de la chirurgie ambulatoire. Est-ce que selon vous les applis et autres dispositifs innovants peuvent aider à son déploiement ?

    L’ambulatoire est une excellente innovation organisationnelle : c’est mieux pour le patient et pour les équipes médicales, d’autant que chez lui le patient a moins de risques d’attraper des infections nosocomiales. L’important c’est de bien préparer avant, bien expliquer aux patient ce qu’il doit faire après, bien lui dire qu’on va prendre en compte sa douleur, c’est le plus important, que l’on va maîtriser les risques. Dans ces conditions, il n’y a pas de raison que cela ne se généralise pas. Il y a un objectif de 65-70 % à l’horizon de quatre ans, c’est atteignable.

    Quant aux applications, je ne suis pas un spécialiste mais j’en ai vu des exemples et des démonstrations et je trouve cela très bien pour les patients qui peuvent rester en contact facilement avec l’équipe médicale. Cela les sécurise.

    Pour les cliniques et les hôpitaux, l’ambulatoire ne peut que les faire progresser dans leur organisation : ils améliorent ainsi le circuit de l’accueil et de la sortie.

    Sur le plan économique, la chirurgie ambulatoire ne génère pas d’économies nettes mais à terme il y a des économies attendues : un hôpital pourra fermer une aile complète de chirurgie en hospitalisation complète par exemple et redéployer le personnel dans des pôles plus tendus.

    Que pensez-vous de la télémédecine ?

    Nous n’en parlons pas dans le livre mais dans de nombreux cas, ces techniques peuvent améliorer l’accès et la continuité des soins. Cela est utilisé évidemment en dermatologie mais pourrait aussi l’être dans le cadre de la chirurgie bariatrique pour le suivi du patient : le nutritionniste, le chirurgien, la diététicienne, etc. pourraient communiquer ensemble grâce à des outils de télétransmission. Je pense que cela va faciliter les échanges mais cela ne va pas révolutionner la pratique. 

    Pour faire des économies, vous recommandez notamment de lancer des campagnes d’information au grand public via affichage ou mail mais aussi une ré-orientation des programmes  de formation continue des médecins. Pouvez-vous préciser ?

    Il y a quelques années, la campagne d’information grand public « Les antibiotiques, c’est pas automatique » avait très bien fonctionné et la consommation avait diminué. Depuis, l’assurance maladie n’a pas réitéré la même performance. Aujourd’hui les Français sont submergés d’information et cela risque d’être compliqué ; il faut confier cette tâche à des professionnels de la communication. 

    Quant aux programmes de formation continue des médecins, ils devraient peut-être être réorientés dans un sens de « médecine plus sobre ». Ce n’est pas de la médecine au rabais mais de la médecine adaptée : on fait ce qu’il faut et pas plus. Cela peut passer aussi par le développement des MOOC, qui sont plus adaptés à l’agenda des médecins que les sessions de formation in situ car c’est difficile de se dégager 3 jours pour une formation.

    Pour revenir au numérique, vous parlez de leur utilité pour mettre à jour et diffuser les recommandations de bonnes pratiques pour que chaque acteur ait accès à l’état de l’art. En quoi la santé peut-elle bénéficier du numérique ?

    C’est un sujet sur lequel la HAS travaille depuis des années sans avoir encore trouvé la bonne solution. Elle fait des recommandations de grande qualité mais celles-ci ne sont pas connues. Tous les médecins sont informatisés maintenant.

    Il faudrait mettre à jour et diffuser les recommandations de bonnes pratiques sous forme informatique pour que chaque acteur ait accès à l’état de l’art sur son poste de travail. Cette diffusion devrait bénéficier de l’utilisation des outils numériques : intégration des recommandations dans les logiciels d’aide à la prescription, systèmes experts d’aide au diagnostic et à la thérapeutique, détection pertinente des interactions médicamenteuses potentiellement graves, rappels informatiques pour signaler un problème éventuel lors de la saisie du dossier médical du patient en fonction du contexte, mise en place d’un portail public d’informations sur les médicaments, ergonomique, régulièrement mis à jour, etc.

    Vous abordez les bases de données hospitalières, grâce auxquelles il serait possible de détecter systématiquement les principaux événements indésirables graves liés aux soins (thromboses veineuses, escarres) afin de procéder à des comparaisons entre établissements de santé et dans le temps.

    En effet. La base de données PMSI regroupe tous les séjours hospitaliers. Pour chacun d’entre eux, l’hôpital doit remplir un relevé de séjour où il indique les informations complètes, diagnostic, co-morbidités, actes chirurgicaux, âge, date d’entrée et de sortie, etc. Des algorithmes développés sur cette base permettent d’identifier certains événements indésirables. On pourrait comparer les établissements sur leur taux d’événements indésirables et voir lesquels font bien ou moins bien et aider à ce qu’ils s’améliorent. Certaines start-ups se lancent sur ce créneau des indicateurs et c’est une très bonne chose.

    Quels sont modèles internationaux que vous trouvez plus performants ?

    Au regard des comparaisons d’indicateurs de qualité, les pays les plus performants sont les Pays-Bas, la Suisse, le Danemark, la Norvège…

    Enfin, quelle est votre vision de la prise en charge de la dépendance ? Vous parlez essentiellement du sanitaire dans l’ouvrage mais avez vous des idées pour réduire les coûts dans le médico-social ?

    La prise en charge de la dépendance ne s’analyse pas de la même façon que le secteur sanitaire ; il y a là manifestement de nombreux besoins non ou mal couverts, et il ne s’agit pas dans ce domaine de réduire les coûts. Il reste qu’il y a encore une marge (en termes d’organisation, de services proposés) pour améliorer les procédures de maintien à domicile afin d’éviter ou retarder l’institutionnalisation en Ehpad.

    La coûteuse inégalité des soins – Soigner mieux, soigner moins cher – Ed. Economica. Disp. via ce lien.

  • Orkyn déploie son offre de télésuivi de l’insuffisance respiratoire chronique

    L’entreprise Orkyn a conçu un dispositif médical de télésuivi de l’insuffisance respiratoire chronique. Elle annonce dans un communiqué du 14 mars 2018 la création d’une cellule experte d’infirmiers pour analyser les données des patients, gérer les alertes et suivre l’efficacité du traitement en temps réel.
    Orkyn entend ainsi renforcer l’accompagnement du patient dès l’initiation du traitement, améliorer son traitement et sa qualité de vie.

    Un algorithme d’alertes spécifique à la ventilation a été élaboré en partenariat avec des pneumologues pour identifier les problèmes liés au traitement (alertes techniques, d’observance ou lié à un événement médical). S’ils constatent un élément anormal, les experts d’Orkyn contactent immédiatement le patient pour le lui signaler et envisager d’éventuelles modifications à apporter dans l’usage de son dispositif. Le télésuivi se traduit ainsi par un accompagnement du patient, mais vise également à éviter les infections pulmonaires et les hospitalisations.

    Orkyn est, selon le communiqué, le seul acteur à proposer cette solution. En mai 2018, l’entreprise devient le premier prestataire de santé à domicile à s’inscrire dans l’expérimentation lancée par l’Assurance Maladie pour analyser l’impact de la télémédecine dans la prise en charge des patients atteints d’insuffisance respiratoire.

  • Le CHU de Nîmes s’associe avec MonDocteur pour proposer la prise de rendez-vous en ligne

    Le Centre Hospitalier Universitaire de Nîmes propose depuis le 17 mai 2018 un service de prise de rendez-vous en ligne via la plateforme de MonDocteur.

    Ce partenariat permet aux patients du CHU de prendre rendez-vous en ligne 24h/24 et 7j/7 pour quatre spécialités : l’ORL, la chirurgie orthopédique et traumatologique, l’ophtalmologie et l’immunisation.

    Une généralisation est prévue pour l’été 2018.

    Modernisation, fluidification des liens hôpital-ville et optimisation de la gestion des agendas médicaux

    Il s’agit d’une phase pilote impliquant ces quatre services qui doit prendre fin au début de l’été 2018 et déboucher sur la généralisation du service de prise de rendez-vous électronique pour l’ensemble des services du CHU.

    Cette initiative s’inscrit dans le cadre plus global d’une démarche de modernisation et de fluidification du parcours de soins de l’établissement qui accueille près de 400 000 patients en consultation chaque année. Elle illustre également la volonté du CHU de donner plus facilement accès à ses spécialistes aux patients adressés par leur médecin traitant auxquels des créneaux spécifiques seront réservés.

    Les patients pourront accéder à la plateforme de prise de rendez-vous en ligne via le site du CHU ou bien via le site de MonDocteur et auront accès aux créneaux disponibles des spécialistes.

    Avec le recours à un système de prise de rendez-vous en ligne, le CHU espère :

    • diminuer de 50% les appels téléphoniques entrants et faciliter la gestion des agendas médicaux des praticiens ;
    • réduire les nombre de rendez-vous non honorés et les retards grâce à l’envoie systématique de mails et de sms de rappel par la plateforme.

    Créé en 2014, MonDocteur réunit aujourd’hui 200 salariés et gère tous les mois environ 4 millions de consultations.

  • Les hôpitaux privés s’engagent dans la transformation du système de santé

    Lamine Gharbi, président de la Fédération de l’hospitalisation privée (FHP) a rendu publiques jeudi 17 mai 2018 douze propositions visant à transformer le système de santé en France, dans le cadre de la consultation ouverte par Agnès Buzyn. 

    « Nos propositions s’appuient sur une vision politique claire, explique-t-il. Pour transformer le système de santé en profondeur, il faut substituer une approche fondée sur l’expertise des acteurs de terrain à l’approche centralisée qui a longtemps prévalu. Ce qui compte, ce sont les besoins des patients sur les territoires, les acteurs qui s’organisent pour répondre à ces besoins, la qualité des prestations de soins dispensées et l’information des patients sur le sujet, avec comme lignes directrices l’excellence, la pertinence et la qualité prouvée des soins, la proximité, le parcours, l’évolution de la tarification en fonction de l’activité et un traitement pleinement équitable des acteurs de santé ».

    Propositions « Financement » et « Qualité »

    • Garder la tarification à l’activité en l’adaptant
    • Modifier l’évaluation de la qualité
    • Stopper une activité donnée quand le niveau de qualité est insuffisant

    « Gardons la tarification en fonction de l’activité en l’adaptant, fait valoir Lamine Gharbi. Il convient d’augmenter la part de financement à la qualité. Les tarifs doivent être basés sur l’évaluation du service médical rendu plutôt que sur les coûts constatés. D’un autre côté, quand un établissement de santé ne répond pas aux normes de compétence et de qualité, il est logique de fermer le domaine d’activité concerné. » 

    Propositions « Organisation »

    • Faire bénéficier les patients de l’intégralité de l’offre de soins publique et privée
    • Créer des centres médicaux de premier recours

    « La pluralité de l’offre de soins est une chance pour les patients, affirme le président de la FHP. L’ensemble des services et filières de soins existants, publics et privés, doit être pris en compte sur le territoire. Par ailleurs, créons un nouveau type de centres médicaux, des centres de premier recours intégrant l’imagerie et la biologie médicale. Ils répondront aux attentes des patients et aux exigences des professionnels. De tels centres médicaux de premiers recours seront des outils de lutte contre les déserts médicaux tels qu’ils sont ressentis et permettront de désengorger les urgences. »

    Propositions « Confiance »

    • Informer et impliquer davantage les patients
    • Faire confiance aux acteurs de santé a priori
    • Transformer la gouvernance de la santé

    « Je propose de prendre davantage en compte l’expérience patient en développant les questionnaires de satisfaction. Les acteurs de santé aussi ont besoin de confiance, fait valoir Lamine Gharbi. Il faut aussi modifier la gouvernance. Aujourd’hui, l’État est juge et partie. Il est le régulateur en même temps qu’il gère les établissements de santé publics. Ce n’est pas sain. » 

    Autres propositions

    • Développer la culture de la prévention
    • Faire entrer le financement de l’innovation dans le droit commun
    • Faire évoluer la formation des médecins 
    • Garantir l’interopérabilité et la cohérence des systèmes d’information

    « Le défi de demain, c’est d’être bon en prévention primaire. Par ailleurs, je propose de faire entrer le financement de l’innovation dans le droit commun. Enfin, il est important de faire évoluer la formation des médecins en rendant obligatoire un stage en établissement privé pour les étudiants », conclut Lamine Gharbi, qui rappelle que « le numérique, c’est l’actualité avec l’entrée en vigueur la semaine prochaine du RGPD. Mais au-delà de la protection des données, le numérique est une formidable opportunité pour la santé, comme l’a dit Cédric Villani dans son rapport sur l’intelligence artificielle ».

    Pour télécharger le document complet, suivre ce lien.

  • SI : le GIP Sant& numérique Hauts-de-France mutualise les SI santé avec Option Service Télécom

    Le GIP Sant& numérique Hauts-de-France a annoncé dans un communiqué du 7 mai 2018 avoir choisi la société Option Service Télécom, opérateur de télécommunication, pour la mise en œuvre d’un réseau haut débit sécurisé en région Hauts-de-France dans le cadre de son appel d’offre lancé fin 2017.

    L’objectif de l’appel d’offre était la fourniture d’un réseau sécurisé permettant l’échange sécurisé de données entre les établissements de santé de la région Hauts-de-France dans le cadre des activités des télémédecine.

    Un réseau sécurisé pour l’échange d’information médicale

    Le GIP Sant& numérique Hauts-de-France est né de la transformation du groupement de coopération sanitaire MATISS et du groupement de coopération sanitaire e-Santé Picardie en janvier 2018.

    Selon le GIP, le réseau vise notamment à sécuriser l’échange de données provenant d’imagerie médicale, de visioconférences et d’applications métiers dans l’objectif de faciliter la prise en charge des patients, l’accès à internet, aux messageries sécurisées et à des services multimédias.

    La prestation fournie par Option Service Télécom comprend :

    • la fourniture d’une solution de réseau managé sécurisé multipoints ;
    • l’exploitation et maintenance de la solution comprenant la gestion des incidents et des demandes ;
    • la supervision ;
    • l’hébergement.

    Elle sera proposée aux adhérents de la centrale d’achats du GCS e-santé Picardie et du GIP Sant& numérique qui réunit environ 120 structures.

  • « Faire des réseaux de soins l’un des leviers d’amélioration du système de santé » (Note Terra Nova)

    Le principe de liberté structure le système de santé : en France, les patients sont libres de choisir leur médecin. Ce libre choix se fonde sur des informations limitées, voire parcellaires, rappelle une note publiée par le think tank Terra Nova le 14 mai 2018 : « sans accès à une information de qualité, cette liberté risque cependant de se retourner contre son titulaire, d’être facteur de surcoûts, voire de risques ». Comment, dès lors, concilier « autonomie des parties prenantes, qualité des soins, accès à l’information et maîtrise de la dépense ? ».

    La note de synthèse porte sur les réseaux de soins, les critiques qui leurs sont régulièrement adressées et les « bénéfices » qui leur sont associés. Terra nova « plaide pour une plus large reconnaissance des vertus et bénéfices des réseaux de soins » et esquisse des pistes pour « restaurer la confiance dans les réseaux de soins » qui suscitent encore de nombreuses résistances.

    Des réseaux de soins capables d’offrir « de meilleurs rapports qualité-prix » aux patients

    Les réseaux de soins ont été développés par les assureurs privés pour mettre les patients en relation avec des professionnels de santé répertoriés, inscrits au sein de réseaux capables d’offrir « de meilleurs rapports qualité-prix » aux assurés. L’adhésion des professionnels de santé, des établissements ou des services se fonde sur plusieurs critères objectifs et transparents, dont le rapport rappelle la nature.

    On distingue par ailleurs les réseaux « ouverts » des réseaux « fermés ». Les premiers accueillent indifféremment tout professionnel de santé demandeur auprès des assureurs santé privés (ou des plateformes agissant pour leur compte) et remplissant les conditions définies conventionnellement. Les seconds limitent l’accès au réseau à un nombre limité de professionnels par zone géographique, choisis selon des critères qualitatifs et tarifaires.

    Les réseaux de soins suscitent de nombreuses critiques de la part des professionnels de santé. Ces derniers jugent que les réseaux portent atteinte à la liberté de choix du professionnel pour le patient ; à la liberté du professionnel de proposer et de prescrire un acte, une prestation, un produit ou un équipement à son patient ; à la liberté de fixer les tarifs des prises en charge en question.

    Près de 50 millions de personnes y ont accès en 2018, contre 30 millions en 2010. Terra Nova pense que les réseaux de soins participent de l’amélioration du système de santé.

    L’opportunité des réseaux de soins pour le système de santé

    Le renoncement aux soins demeure important

    Le renoncement aux soins dentaires pour raisons financières concerne 17% des bénéficiaires de l’assurance maladie âgées d’au moins 18 ans, 10% pour les soins d’optique, 5% pour les consultations de médecins, et 4,5% pour les autres soins (selon les résultats de l’enquête EHIS-ESPS 2014). Ainsi, en 2014, 25% des personnes interrogées déclarent avoir renoncé à au moins un soin pour des raisons financières.

    Malgré l’existence de la couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C) et de l’aide au paiement d’une complémentaire santé (ACS), plus de 12% des personnes du premier quintile de revenus restent non couvertes, contre 5% de celles du deuxième quintile de revenus, 3% de celles du troisième, 2% de celles du quatrième et du cinquième.

    L’orientation vers la bonne prise en charge toujours recherchée

    « La production et la publication d’indicateurs (comme ceux qui ont trait aux soins inutiles ou à faible valeur thérapeutique, à la sur-prescription d’antibiotiques ou aux sorties d’hôpital retardées) sont indispensables (…) ».

    Le rapport Terra nova propose à ce titre : « d’instaurer un environnement qui récompense la pertinence des services dispensés plutôt que leur quantité – il s’agit par exemple de passer à des systèmes de paiement qui encouragent des soins utiles aux patients, à tous les niveaux (…) », et de « favoriser la coordination entre prestatares, en vue de réduire les dépenses inefficientes ». 

    Les réseaux de soins présentent à ce titre plusieurs « avantages », d’après Terra Nova

    Les réseaux de soins permettent de répondre à une triple demande sociale : 

    • l’accessibilité financière (baisse du reste à charge et tiers payant) et l’optimisation du rapport qualité/prix des biens et des services, en orientant les patients vers les meilleurs professionnels ;
    • le choix de produits (analyse de devis et de demandes de prise en charge) en temps réel grâce à l’industrialisation des procédures et les systèmes d’information des plateformes ; 
    • le besoin de sécurité et d’orientation dans un système de santé jugé trop complexe et incertain, où les pratiques commerciales abusives ou frauduleuses demeurent.

    Le think tank recommande aux pouvoirs publics de soutenir les réseaux de soins, lesquels pourront soutenir les initiatives portées par les acteurs publics ou privés : 

    • proposer de nouveaux modes de rémunération, en adoptant des paiement forfaitaires ou fondés sur la population ; 
    • mieux prendre en charge les pathologies chroniques : 
    • renforcer l’accessibilité de services de santé en les adaptant aux spécificités des populations traitées (fragilité, perte d’autonomie) ; 
    • imaginer de nouvelles organisations, en capitalisant sur l’expérience des Accountable Care Organizations (ACO) ou les Medizinische Vershorgungszentren (MVZ) allemandes, ou sur des modèles prédictifs, pour éviter les recours aux hospitalisations non programmées par exemple (tels les programmes d’hôpital virtuel – virtual ward – du NHS) ;
    • favoriser l’engagement des patients dans leur prise en charge ;
    • expérimenter de nouvelles solutions.

    Ainsi, l’auteur du rapport conclut : « les réseaux de soins peuvent être l’une des clés de l’amélioration du système de santé, sans jamais être la seule et unique solution possible ». Mais il convient pour cela de « restaurer la confiance dans les réseaux de soins ».

    Trois mesures pour renforcer la confiance dans les réseaux de soins

    Le rapport propose de les doter de moyens nécessaires à l’évaluation de la qualité des soins ; de rendre la gouvernance plus transparente et responsable, d’ouvrir des possibilités de contractualisation dérogatoires ». Le rapport en explicite les modalités précises de mises en oeuvre. 

    La note de Terra Nova est consultable et disponible au téléchargement sur le site internet de la fondation.

  • Zentrum Überleben (Allemagne) développe 2 applis pour le soutien médico-psychologique des réfugiés

    L’association allemande Zentrum Überleben (littéralement, « centre de survie »), basée à Berlin et spécialisée dans le soutien médical et psychologique des personnes en provenance de zones de conflit, a développé deux applis mobiles dédiées au public qu’elle accompagne, annonce-t-elle dans un communiqué publié mi-avril 2018 sur son site internet.

    La première, ALMHAR, propose un soutien aux réfugiés face aux problèmes psychiques qu’ils rencontrent les plus fréquemment (troubles du sommeil, symptômes dépressifs, sentiment de culpabilité, stress, etc.) et leur donne des conseils pratiques. Elle est disponible gratuitement en anglais, en arabe et en farsi, sur Google Play.

    La seconde, SMILERS s’adresse aux réfugiés arabophones présentant de signes dépressifs. Il s’agit d’une application d’auto-surveillance en sept étapes contenant des informations sur l’origine et la persistance des symptômes. Elle permet également une mise en contact rapide avec des intervenants en cas de crise. Elle n’est disponible que sur l’AppStore pour le moment.

    Les développeurs de l’application expliquent que ce projet a vu le jour en réponse au nombre croissant de réfugiés provenant de zones de conflit et qu’il constitue une réponse économique à la prise en charge thérapeutique. « De plus, les réfugiés peuvent accéder à ce soutien depuis n’importe quel lieu, du moment qu’ils ont leur smartphone », indique le communiqué. Mais ces applis ne constituent pas un substitut à la psychothérapie, et elles ne doivent pas empêcher les personnes atteintes de graves troubles de se rendre à l’hôpital.

    Plus d’infos sur http://almhar.org/ et http://ilajnafsy.bzfo.de/portal/en/

  • HAD : l’ANAP publie un guide des besoins et attentes en matière de système d’information

    L’Agence nationale d’appui à la performance des établissements de santé et médico-sociaux (ANAP) publie, le 16 mai 2018, un guide intitulé « Usage des systèmes d’information en santé – Étude de définition du Système d’Information de l’hospitalisation à domicile (HAD) ».

    Ce document revient sur les besoins fondamentaux en matière de systèmes d’information des établissements de santé ayant une activité d’hospitalisation à domicile, et met en lumière la corrélation entre ces besoins et les caractéristiques particulières de l’HAD.

    L’étude de définition du SI HAD couvre l’ensemble du champ : dossier patient et soins, activités support aux soins, système d’information de gestion, système d’information pour l’exploitation de données, le pilotage et l’aide à la décision.

    La démarche qui a conduit à la réalisation de cette étude a été initiée sous l’impulsion de la Fédération nationale des établissements d’hospitalisation à domicile (FNEHAD). L’objet de cette étude, disponible en suivant ce lien, est de porter une attention particulière aux domaines sur lesquels les systèmes d’information de l’HAD appellent les progrès les plus significatifs, que ce soit en matière de réponse aux besoins fonctionnels, de prise en compte des évolutions technologiques, d’intégration et d’interopérabilité.

    Au sommaire

    • Modélisation de l’activité

    La prise en charge du patient en HAD s’organise en trois grands processus successifs : la pré-admission, la programmation et la réalisation des soins et services au patient mettant en œuvre le projet thérapeutique, la préparation, la réalisation et la sortie d’hospitalisation.

    • Exigences technologiques

    Le système d’information HAD doit impérativement reposer sur un système technologique de gestion de données à l’état de l’art, robuste, fiable, performant en termes de volumes et de temps d’accès aux données.

    Il devra proposer différents supports mobiles permettant d’intervenir au chevet ou en déplacement: ordinateurs portables, tablettes, smartphone,… et des applis spécialement développées et paramétrées pour garantir un niveau d’ergonomie élevé aux utilisateurs.

    • Exigences d’interopérabilité

    Le système d’information HAD doit disposer d’une large palette de fonctions afin de favoriser le partage et l’échange d’informations dématérialisées (numérisées) entre les professionnels et les acteurs du système de santé : le DMP, la Messagerie Sécurisée Santé (MSS), le cadre d’interopérabilité des systèmes d’information de santé et l’identifiant du patient

    • Sécurité – Confidentialité – Hébergement du SI HAD
    • Le domaine prise en charge du patient

    Le système d’information HAD doit permettre de programmer et d’exécuter l’ensemble des tâches (workflow) relatives à la préparation matérielle ou logistique du séjour, notamment l’aménagement du domicile du patient et l’installation des matériels et équipements nécessaires aux soins.

    Le SI HAD doit intégrer l’ensemble des éléments nécessaires pour garantir l’authenticité et la traçabilité des prescriptions d’une part, pour faciliter le traitement des prescriptions dans une logique de processus d’autre part.

    Il doit permettre aux effecteurs de saisir, en temps réel ou en temps différé, sur un dispositif mobile, les données relatives à la réalisation et à la traçabilité des actes, et les consolider avec le SI.

    Le SI HAD doit permettre d’enregistrer les courriers et comptes-rendus d’hospitalisation, et de tracer leur transmission aux correspondants. Les documents de synthèse et les comptes rendus doivent pouvoir être transmis aux correspondants par messagerie MSS, avec traçabilité de l’envoi et de la réception.

    • Le domaine des activités support et des ressources

    Le SI HAD doit assurer la gestion et le suivi des relations entre l’établissement HAD et les prestataires qu’il sollicite, ainsi que la gestion des matériels, équipements, dispositifs, etc. qui sont utilisés.

    • Le domaine gestion
      •  Le SI HAD doit permettre de gérer avec précision les dates d’entrée et de sortie du patient (bornes du séjour) ainsi que les éventuelles suspensions ou sorties temporaires durant un séjour, et de faire coïncider ces bornes temporelles avec la valorisation et la facturation de l’activité.
      • La gestion des équipements, matériels et dispositifs médicaux utilisés au domicile doit être réalisée en assurant la liaison entre les mouvements de stock et le workflow des tâches effectuées pour le patient. Le SI HAD permet de suivre les différentes étapes liées à la commande et sa validation, la pré-paration, la livraison, l’état du matériel et son enlèvement. 
    • L’exploitation de données et le pilotage

    Compte tenu du rôle particulier des établissements d’HAD en tant que coordonnateurs de soins multiples, et afin de renforcer l’efficience de l’établissement d’HAD, il importe de disposer d’outils performants pour l’exploitation des données.

    • Les établissements de santé multi-activités

    À la différence des établissements de santé mono-activité HAD, les établissements multi-activités doivent prendre en compte la problématique de la construction d’un système d’information adapté à l’ensemble de leurs activités. Cette problématique oblige à osciller entre deux options :

    – la mutualisation des fonctions de même nature (par exemple une seule fonction Dossier Patient Informatisé) en faisant l’hypothèse que cette fonction conviendra globalement à l’ensemble des types d’activités, des disciplines, des modèles d’organisation dans lesquels elle sera mise en œuvre ;

    – la spécialisation, qui consiste à apporter à chaque catégorie d’utilisateurs la fonction la mieux adaptée à ses besoins et spécificités propres.

  • 3 projets e-santé et handicap primés au 2e Tunisia e-health Challenge

    L’Institut Supérieur des Technologies Médicales (ISTM) de Tunis sous l’égide de l’Université de Tunis El Manar et en partenariat avec le Pôle Elgazala des Technologies de la Communication a lancé en septembre 2017 la deuxième édition de Tunisia e-Health Challenge dans le but d’encourager la recherche et de récompenser l’innovation dans le domaine de la e-santé.

    25 candidatures ont été reçues parmi lesquelles 19 projets ont été retenus après la première phase de pré-sélection mettant en compétition 12 institutions tunisiennes académiques et de recherches. Lors de la finale du 25 avril 2018 qui s’est déroulée au Technopark Elgazala de Tunis, des prix ont été attribués à trois projets portant sur une main articulée, un système de pilotage de chaise roulante et un autre projet de chaise roulante pilotée via smartphone et dont les roues ont été fabriquées grâce à la technique d’impression en 3D.

    Les thématiques des projets retenus :

    • Système d’information clinique et hospitalier
    • Système médical embarqué
    • Télémédecine
    • Assistance médicale à distance
    • Mobile Health
    • Robotique médicale
    • IOT
    • Application médicale.

    Remise de prix

    Près de 200 personnes ont pu assister à trois sessions plénières assurées par des experts de renommées internationales. L’opportunité a ainsi été offerte aux sept finalistes d’exposer leurs projets devant un public réunissant des professionnels de santé, des académiciens et chercheurs universitaires, des industriels et des acteurs politiques.

    Les trois équipes gagnantes de la finale sont :

    • 1er prix (675 € ou 2 000 dinars) : la main articulée de Automatic reeducation system, portée par l’équipe Team Xseem de l’ISTMT composée de Fedia Ayari, Khawla Ben Gaied et Aymen Ben Allela ;
    • 2e prix (500 € ou 1 500 dinars) : le système de pilotage de chaise roulante via smartphone et les roues imprimées 3D de The Smart Wheelchair porté par l’équipe FwzTeam de l’ISTMT composée de Fedia Torkhani, Warda Jlassi et Zoubeida Ghorbal ;
    • 3e prix (340€ ou 1000 dinars) : le système de pilotage de chaise roulante MooVoBrain porté par l’équipe GeWinner de l’ISTMT composée de Khaoula Ben Ahmed, Souleima Ben Temime, Sirine Ayari et Ghofrane Ayari.