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  • Le CH Eure-Seine s’ouvre au numérique et initie un programme d’expérimentation en e-santé

    Le Centre Hospitalier Eure-Seine, dans un communiqué daté du 31 mai 2018, s’est affirmé comme « terrain d’expérimentation et d’expertise en e-santé ». En effet, le centre annonce le lancement d’un projet qu’il juge « majeur en terme d’aménagement du territoire, au regard des problématiques relatives à la santé, à la formation et au développement économique dans l’Eure ».

    La composante baptisée « Emergenc-e » du projet permettra notamment de mettre prochainement en place un parcours numérique du patient aux urgences. 

    Le Centre Hospitalier espère que la réalisation de ce projet permettra de répondre aux besoins des professionnels de santé eurois et de la population locale. Il souhaite également, par le caractère innovant de ce projet sur le territoire, se positionner comme précurseur et expert dans le domaine de la e-santé.

    Contexte et Partenariats

    Dans une démarche de développement et d’innovation, la récente mise en place d’un Centre d’innovation, de recherche clinique et d’innovation (CIRCE-NEV) en Normandie a fait émerger la nécessité de développer dans la région un axe numérique dans le domaine de la santé, axe de développement en cohérence avec la politique nationale de santé et les préconisations du rapport Villani.

    Pour développer des solutions numériques en santé dans la région, un partenariat a été recherché par le Centre Hospitalier Eure-Seine avec des collectivités territoriales telles que le Conseil Départemental de l’Eure, Evreux Portes de Normandie, Seine Normandie Agglomération. Le CH s’est par ailleurs associé à des établissements d’enseignement supérieur en lien avec le numérique et la santé, comme l’Université de Rouen et l’INSA de Rouen. Une collaboration avec l’union régionale des médecins libéraux a également été initiée pour développer le projet avec des professionnels de la santé.

    Un projet articulé en trois axes d’actions de e-santé 

    Le CH prévoit de déployer des outils numériques selon trois axes :

    • s’impliquer dans l’enseignement : dans le cadre de cet axe, un diplôme universitaire lié à la thématique « les soignants et l’environnement numérique » sera mis en place, à destination des étudiants du campus ébroïcien, en collaboration avec l’Université de Rouen ;
    • entretenir des liens avec le secteur économique de la e-santé : dans le cadre de cet axe, un congrès de dimension européenne dédié à la e-santé baptisé MedConnect sera organisé. Ce think thank sera mis en place en lien grâce au concours de deux agglomérations (Evreux et Vernon), et destiné aux professionnels de la santé et industriels de ce domaine. Il est prévu que ce congrès se tiendra au cadran d’Evreux, le 16 octobre 2018 ;
    • développer le projet EMERGENC-e, projet applicable aux services d’urgences, permettant d’aborder, sous un angle éventuellement expérimental et toujours ancré dans le tissu socio-économique et les besoins réels des soignants ou patients de la région, des thématiques de développement d’outils numériques et d’exploitation des données.

    Emergenc-e : développer un parcours numérique de prise en charge aux urgences

    Que permet de développer Emergenc-e dans les services d’urgences ?

    Emergenc-e est conçu pour proposer aux patients qui le souhaiteront une prise en charge numérique aux urgence, et ce de la procédure d’admission dans le service jusqu’au suivi post-urgence, a indiqué l’établissement dans le communiqué. « Une attention particulière sera portée à l’accompagnement du patient dans son parcours ainsi qu’à l’ergonomie et la facilité d’utilisation des outils numériques utilisés directement par le patient afin de faire en sorte que ce projet puisse s’adresser à la population la plus large possible », a-t-il ajouté.

    L’assise académique du projet

    « À chaque étape du parcours, il sera possible de mesurer et d’analyser les apports du numérique à l’exercice des soignants et à l’expérience des patients », a noté le CH.  En effet, ce projet comporte un volet expérimental : l’élaboration et l’étude du parcours impliqueront les laboratoires académiques de mathématique et d’informatique de l’Institut national des sciences appliquées (Insa) de Rouen (Seine-Maritime). Ainsi, le CH espère non seulement comprendre les apports éventuels du projet à la prise en charge de patients en urgence, mais également qu’Emergenc-e ait un impact sur la formation des étudiants (internes, paramédicaux), en leur donnant la possibilité d’évoluer dans un environnement atypique à la pointe de la technologie numérique.

    Emergenc-e et socio-économie

    Les interactions avec le tissu socio-économique, notamment avec des partenaires tels que des entreprises spécialistes de la e-santé à l’échelle nationale ou régionale, seront fortement privilégiées via l’accès à un living-lab, déployé tout au long du parcours.

    Par ailleurs, ce projet est déposé dans le cadre de l’appel à manifestation intitulé « e-Santé Normandie », de la région Normandie. Il fait en outre l’objet du soutien de la Société française de médecine d’urgence et d’entreprises spécialisées dans les nouvelles technologies.

  • PHW18 : La télémédecine et la fin de la T2A emportent l’adhésion des sondés – Baromètre santé Odoxa

    A l’occasion de la Paris Healthcare Week 2018, l’institut de sondage Odoxa a présenté les résultats de la 12ème vague de son « Baromètre santé 360° ». Intitulé « Perception des Français et des Européens sur l’hôpital et la santé aujourd’hui et attentes pour l’avenir », le sondage regroupe les avis de plusieurs populations : des Français, des Européens (Allemands, Britanniques, Espagnols, Italiens), des personnels hospitaliers et des médecins.

    Il ressort du sondage que les sondés ont une perception globalement positive des professionnels de santé, qu’ils sont favorables à la suppression de la T2A et à l’introduction de modes de rémunération forfaitaires, et qu’ils plébiscitent l’usage de la télémédecine, du big data et des innovations en santé.

    Les professionnels et les établissements de santé bénéficient d’une image favorables auprès des patients

    Image globale des acteurs de santé 

    Le sondage montre que les personnels hospitaliers, notamment les infirmières, bénéficient d’une « excellente » réputation auprès des patients français, italiens, espagnols et allemands. En France, 94% des Français ont une bonne perception des professionnels de santé, « soit 10 points de plus que la moyenne européenne ».

    Perception des médecins et des infirmières 

    Les médecins sont jugés « privilégiés » (52%), « conservateurs » (59%), « corporatistes » (63%) et pas assez disponibles. Les infirmières bénéficient d’une meilleure réputation auprès des sondés. Mais médecins et infirmiers sont perçus par plus de 75% des Français comme des professionnels « compétents », « courageux » et « sympathique ». Ils reconnaissent à ces deux professions le fait d’être « débordées » (88% à 89%) et « insuffisamment reconnues »  (60% et 82%).

    Recommandation de la profession hospitalière

    50% des personnes interrogées envisagent de recommander à leurs enfants de s’orienter vers la profession de médecin. Les sondés sont moins favorables en ce sens à la profession hospitalière : 82% d’entre elles ne conseilleraient pas à leurs enfants de suivre cette voie professionnelle. 

    Perception quant à la rémunération des acteurs de santé 

    La majorité des sondés estiment correctement la rémunération des différents personnels de santé. Plus de 8 personnes interrogées sur 10 estiment que la rémunération des infirmières et des aide-soignantes est « largement insuffisante », rapporte Odoxa.

    Les acteurs de la santé sont « toujours très appréciés »

    • 85% des sondés disent avoir une bonne opinion des établissements de santé privés et publics ; 
    • 84% des Français jugent globalement « bonne » la qualité des soins en France ; 
    • la France se place en première position sur ces sujets.

    La nature de l’établissement, précise le sondage, « n’est pas le critère fondamental de choix des patients…c’est bien la recommandation de leur médecin qui prime, et c’est en fonction d’elle qu’ils choisissent leur établissement ».

    Interrogés sur leurs souhaits quant à l’avenir de l’hôpital, les Français « demandent toujours plus d’argent pour un hôpital toujours plus équitable plutôt que performant »

    Les sondés français se démarquent des autres sondés européens en ce qu’ils : 

    • considèrent que la justice et l’équité doivent l’emporter sur la performance (65%) ;
    • pensent que leur pays investit peu dans la santé alors la France est l’un des pays qui dépensent le plus en matière de santé ; 
    • sont convaincus qu’il faut accorder plus de moyens à la santé, « quitte à devoir réduire les investissements publics dans d’autres domaines » ; 
    • pensent que l’amélioration de la situation des établissements de santé doit passer par l’augmentation des effectifs, des moyens et des personnels ; 
    • privilégient les hôpitaux mieux dotés et regroupés (et plébiscitent en cela les GHT) ;
    • demandent un changement de gouvernance.

    Les Français sont prêts et accueillent favorablement les développements de la e-santé et l’essor du Big data en santé

    Les Français pensent que le développement de la e-santé va avoir un impact positif sur le parcours de soin du patient et sur la rémunération du médecin. Par ailleurs, les notions nouvelles de télémédecine, téléconsultation, télé-expertise et télésurveillance suscitent l’adhésion des personnes interrogées, malgré la persistance de certaines craintes concernant l’usage de la télémédecine.

    Par ailleurs, 82% des sondés approuvent l’accès en ligne à leurs données médicale, voulue par Agnès Buzyn, et 75% se disent près à y accéder dès qu’ils en auront la possibilité. 80% des répondants craignent toutefois les risques de piratage mais un peu plus de la moitié d’entre eux (55%) ont confiance dans les institutions pour protéger les donnés de santé.

    Les Français sont favorables à une évolution des modes de rémunération 

    Parmi les éléments marquants du sondage : 

    • Rémunération des médecins : 2/3 des médecins et près d’un sondé sur deux sont favorables à la fin de la tarification à l’acte et à l’introduction d’une forme de rémunération forfaitaire ;
    • Les 2/3 des sondés sont favorables à la suppression de la tarification à l’acte à l’hôpital ;
    • Une majorité de Français et de médecins sont favorables à la rémunération de la téléconsultation et de la télé-expertise.

  • La Commission européenne veut stimuler l’adoption des services numériques en santé – communication

    La Commission européenne a publié en mai 2018 un document intitulé « Communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions : permettre la transformation numérique des services de santé et de soins dans le marché numérique ; donner aux citoyens les moyens d’agir et construire une société plus saine ».

    Au « constat politique » proposé par la Commission s’ajoutent des « mesures supplémentaires à prendre par l’Union européenne » pour encourager l’adoption de solutions numériques en santé, pour garantir « l’accès sécurisé des citoyens aux données de santé et partage de ces données », pour contribuer à « l’amélioration de la qualité des données dans le but de promouvoir la recherche, la prévention des maladies et la personnalisation des soins de santé » et pour promouvoir « l’autonomie du patient » et « des soins centrés autour du patient ».

    Constat initial : « La santé et les soins dans un monde en mutation numérique »

    Au sein de l’Union européenne, les systèmes de santé sont confrontés à de nombreux défis comme le vieillissement, la multi-morbidité, les pénuries de main-d’œuvre, les maladies non transmissibles évitables, les affections neurodégénératives, les maladies rares et la résistance accrue aux antibiotiques. Les dépenses publiques consacrées à la santé augmentent régulièrement au sein des États membres de l’UE.

    La Commission européenne associe aux services numériques en santé de nombreux bénéfices 

    • Les outils numérique en santé peuvent permettre de trouver des solutions à ces problématiques. 
    • Ils sont également susceptibles de changer radicalement la manière dont les services de santé et de soins sont fournis aux patients.
    • Ils peuvent contribuer à assurer la continuité des soins au-delà des frontières, participer à la promotion de la santé et à la prévention des maladies, y compris sur le lieu de travail.
    • Ils peuvent soutenir la réforme des systèmes de santé et faciliter le passage de systèmes hospitalo-centrés à des structures de soins plus proches des patients et mieux intégrées.

    La Commission identifie toutefois des obstacles compromettant l’adoption des services numériques en santé

    Cependant, des freins existent encore pour l’utilisation des outils numériques : « les systèmes de santé ne disposent pas des informations essentielles qui leur permettraient d’optimiser leurs services, et les prestataires éprouvent des difficultés à générer des économies d’échelle pour proposer des solutions numériques optimales dans le domaine de la santé et des soins », rappelle la Commission.

    Mesures annoncées par la Commission pour galvaniser l’adoption des outils numériques en santé

    Il convient donc, d’après la Communication de la commission européenne, de prendre des mesures supplémentaires à l’échelle de l’Union pour accélérer l’usage optimal de solutions numériques dans le domaine de la santé publique et des soins de santé en Europe. Ainsi, la Commission prévoit plusieurs actions, notamment soutenir la coopération pour stimuler l’offre et l’adoption de services de santé numérique, ainsi que soutenir l’échange de pratiques innovantes et de bonnes pratiques. 

    Elle propose également de « mettre sur pied un mécanisme de coordination volontaire des autorités et parties prenantes permettant le partage des données et des infrastructures à des fins de prévention et de recherche ». La liste exhaustive des mesures annoncées par la Commission sont accessibles en suivant ce lien.

    La Commission annonce par ailleurs « soutenir toutes les actions (…) en mobilisant des fonds au titre d’Horizon 2020 et du mécanisme pour l’interconnexion en Europe (haut débit et technologies de l’information et de la communication) issus des enveloppes actuelles, et envisager un soutien supplémentaire au titre du prochain cadre financier pluriannuel ».

  • L’Institut Droit et Santé (Paris V) publie les supports de colloques sur le Big Data et la e-santé

    L’Institut Droit et Santé de l’Université Paris-Descartes organisait en mai 2018 deux colloques portant sur le Big data en santé (« du discours aux applications pratiques ») et sur « le rôle des organisations professionnelles dans le développement de la e-santé », dont les actes et supports de présentation ont été mis en ligne sur le site de l’Institut.

    L’Institut Droit et Santé met à disposition des internautes les supports des colloques et interventions organisées au printemps 2018 sur le Big Data en Santé et le développement de la e-santé : 

    • « Big Data en Santé : du discours aux applications pratiques » : le colloque était structuré en trois tables-rondes, portant sur « les acteurs du Big data en santé », « les applications du Big data en santé », « l’encadrement juridique des pratiques d’aujourd’hui et de demain ». Le programme et les comptes-rendus des tables-rondes sont accessibles en suivant ce lien.
    • Le rôle des organisations professionnelles dans le développement de la e-santé (3 mai 2018). Le jeudi 3 mai 2018, dans le cadre des Entretiens Droit et Santé, l’Institut Droit et Santé (IDS) a reçu Armelle Graciet, secrétaire de l’Alliance eHealth France. Cet entretien a été animé par Lydia Morlet-Haïdara, Maître de conférences HDR, membre de l’Institut Droit et Santé, Inserm UMR S 1145.

    L’Institut Droit et Santé réalise également une veille juridique bimensuelle, qui recense les évolutions législatives, règlementaires et de doctrine sur les sujets concernant la santé.

  • Appels à candidatures : bourses d’étude sur l’IA ou le Big Data en santé par OpenHealth Institute

    A l’occasion de la Paris Healthcare Week 2018, le 31 mai 2018, l’OpenHealth Institute (OHI) a annoncé le lancement de deux nouveaux appels à candidature pour des bourses de recherche sur l’IA ou les Big Data en santé.

    L’institut précise que ces bourses seront exclusivement attribuées pour des projets s’inscrivant dans « le domaine de la collecte ou de l’analyse des données massives [par des approches innovantes] à des fins de santé publique » ; les projets de « travaux faisant appel à des méthodes d’études classiques en épidémiologie et recherche clinique sont hors champ de cet appel ». 

    Ces bourses s’adressent à des étudiants ou à de jeunes professionnels qui se dédient à la recherche comme :
    – des étudiants en Master 2, en stage de recherche pour une durée de 4 à 5 mois ;
    – des Doctorants à la recherche de soutiens économiques leur permettant de mener leurs travaux de thèse ;
    – des jeunes chercheurs (post-Doctorants) en besoin de financements nécessaires à des missions au sein de laboratoires de recherche à l’étrangers, ou à la présentation de leurs travaux de recherche dans des conférences internationales.

    L’appel à candidature de l’Openhealth Institute 

    L’OpenHealth Institute mène chaque année depuis trois ans une campagne d’appel à candidatures pour l’attribution de bourses de recherche, d’un montant pouvant atteindre 7 000 euros : depuis sa création l’Institut a porté une vingtaine de projets de recherche, réalisés dans des laboratoires de santé publique, d’épidémiologie, de data science et sciences sociales d’Universités françaises ou internationales.

    Ces vingt travaux relèvent de thématiques diverses (du « traitement automatisé du langage naturel » comme de l’apport de la « téléphonie mobile dans l’estimation de la diffusion spatio-temporelle des épidémies », par exemple).  D’après le communiqué de l’Institut daté du 31 mai 2018, cette diversité de sujets illustrerait « la valeur que les données de santé peuvent générer concernant l’amélioration des connaissances en santé publique et l’amélioration de l’efficience des systèmes de santé ».

    Critères d’éligibilité et processus de sélection 

    La sélection des projets est réalisée par le Conseil Scientifique de l’OpenHealth Institute, réunion d’experts issus des secteurs de la santé, des sciences sociales et des data-sciences, composé de :

    • Pr Jacques Demongeot, directeur du pôle santé publique au CHU de Grenoble, président du conseil scientifique de l’Institut OpenHealth ;
    • Noël Bonneuil, directeur d’études à l’EHESS et directeur de recherche à l’INED ;
    • Dr Philippe Combes Praticien hospitalier au CH de Montperrin Aix-en-Provence ;
    • Pr Bruno Falissard, professeur de biostatistiques à la faculté de médecine Paris-Sud, directeur d’unité Inserm ;
    • Pr Marius Fieschi, professeur honoraire de santé publique à la faculté de médecine de Marseille, président de l’Institut OpenHealth ;
    • Pr Roch Giorgi, professeur de santé publique à la faculté de médecine de Marseille, directeur du SESSTIM ;
    • Pr Christian Hervé, directeur du laboratoire d’éthique médicale de l’université René-Descartes (Paris 5) ;
    • Pr Pierre Le Beux professeur honoraire de santé publique à la faculté de médecine de Rennes ;
    • Pr Christian Roux, directeur de la recherche et de l’innovation de l’Institut Mines-Telecom ;
    • Pr Christophe Tzourio, professeur à l’université de Bordeaux, directeur d’unité Inserm ;

    La sélection est fondée sur des critères :

    • de pertinence scientifique du projet ;
    • d’innovation : les projets retenus ont un caractère innovant ;
    • de qualité : maîtrise du sujet, méthodologie proposée, rigueur ;
    • de faisabilité : objectifs réalistes, faisabilité technique, faisabilité dans les délais ;
    • concernant les résultats attendus du projet ;
    • liés au candidat : formation et cursus, publications, laboratoire d’accueil, environnement scientifique.

    Candidature

    Peuvent se porter candidats, pour l’année universitaire 2018-2019 :

    • des étudiants en thèse ou en recherche de post-doc, avant le 7 septembre 2018;
    • des étudiants en Master 2 porteurs d’une approche innovante, avant le 16 novembre 2018. 

    Les candidatures doivent être déposées en ligne sur le site de l’OpenHealth Institute avant les dates limites indiquées ci-dessus.

    Plus de détails concernant les candidatures sont consultables sur le site de l’Institut via ce lien.

  • PHW18 : Le GCS Sesan s’associe à MNH Group pour sa nouvelle plateforme régionale de télémédecine

    À l’occasion de la Paris Healthcare Week 2018, MNH Group, spécialiste de la télémédecine, a annoncé avoir remporté le marché du Groupement de Coopération Sanitaire Ile-de-France, GCS Sesan, en vue du déploiement de la nouvelle plateforme régionale de télémédecine pour la région Ile-de-France.

    C’est la solution Acetiam, née de la fusion d’Accelis et Etiam, qui a été retenue pour mettre en œuvre la plateforme ORTIF de seconde génération.

    L’appel à projet, ouvert en juin 2017 par le GCS SESAN visait à trouver une solution afin d’élargir le périmètre fonctionnel de la plateforme actuelle, Ortif. Elle permettra de couvrir de nouveaux usages dans le champ des urgences et du sanitaire, du médico-social et de l’ambulatoire pour des spécialités telles les urgences neurologiques, la télémédecine en Ehpad, l’autisme et poly-handicap, l’onco-dermato, le dépistage de la rétinopathie diabétique, etc.

    Elle permettra également d’accompagner les nouveaux usages en télémédecine des établissements sanitaires et des structures médico-sociales, des GHT, des structures publiques et privées et du secteur libéral ainsi que dans le cadre de l’ambulatoire.

  • Cap French Tech 2022 : soutenir les start-ups de la deeptech s’attaquant aux problèmes sociétaux

    Mounir Mahjoubi, le secrétaire d’État au numérique a annoncé le 25 mai 2018 les priorités de la French Tech à horizon 2022 :
    • soutenir la croissance et notamment le changement d’échelle des start-ups de la deeptech (« start-up à forte intensité technologiques ») ;
    • lancer de nouvelles instances et de nouveaux programmes ;
    • établir une nouvelle feuille de route de la French Tech avec des actions échelonnées d’ici janvier 2019.

    La nouvelle feuille de route doit être publiée en septembre 2018 et un nouvel événement en faveur de la consolidation de l’écosystème est prévu, le sommet annuel de la French Tech, dont la première édition est fixée au janvier 2019.

    Créer un contexte favorable au changement d’échelle des start-ups françaises

    La priorité pour la mission French tech est de créer un contexte favorable à la croissance des start-ups technologiques dans l’objectif de faire de l’écosystème des start-ups français une référence en Europe et contribuer ainsi à asseoir à échelle européenne « l’Europe Tech ».

    Cela passera notamment par l’inscription dans l’action publique de mesures visant à :

    • soutenir les start-ups qui proposent de solutions aux grands défis sociétaux actuels et agissent en faveur du bien commun ;
    • accompagner les passages à échelle des start-ups à fort potentiel et capables de porter l’excellence française au niveau international.

    Les enjeux d’aujourd’hui et de demain de la French Tech

    Il y a aujourd’hui plus de 10 000 start-ups en France affichant une croissance de 30% chaque année depuis 4 ans.

    Néanmoins, les start-ups sont confrontées aux défis suivants :

    • une croissance difficile à mettre en œuvre  ;
    • une éparpillement d’acteurs et un besoin de consolidation du secteur ;
    • seulement quelques start-ups valorisées à plus d’un milliard de dollars – des « licornes ». Elles sont  extrêmement peu nombreuses en France (entre 3 et 7) alors qu’il y en a plus de 200 dans le monde ;
    • un système de financement et d’investissement peu développé comparé aux pratiques dans d’autres pays européens, bien qu’il soit en développement ;
    • un manque d’acteurs exploitant les innovations de rupture (réalité augmentée, IA, etc.).

    C’est pourquoi au sein de chaque ministère compétent, des correspondants start-up/innovation seront nommés afin d’intensifier le support des acteurs publics.

    Les acteurs de la nouvelle French Tech

    Une nouvelle organisation interne

    La mission French Tech se restructure également. Une nouvelle directrice a officiellement été nommée le 30 mai 2018 – Kat Borlongan. Elle aura pour rôle d’animer les programmes d’accompagnement public.

    Des comités des métropoles et des Hub French Tech seront organisés tous les 6 mois et portés par le secrétaire d’État au numérique.

    Par ailleurs, une concertation permanente en ligne sera ouverte afin d’encourager les initiatives et associer tous les acteurs à la définition des actions.

    Des partenaires historiques tels Bpifrance, Business France, la Caisse des dépôts et consignations, la DGE et d’autres continueront à soutenir les actions de la Mission.

    Une nouvelle feuille de route en septembre 2018

    Les grandes orientations de l’action publique étant fixées, l’élaboration d’une feuille de route détaillée de la nouvelle French Tech constitue l’étape suivante.

    Voici d’autres étapes importantes qui rythmeront le travail de la mission French Tech :

    • juin-août 2018 : des consultations et des groupes de travail seront organisés par la mission French Tech ;
    • septembre 2018 : présentation de la feuille de route French Tech 2022 ;
    • automne 2018 : relance des appels à projet pour les métropoles et les Hub French Tech ;
    • janvier 2019 : organisation du premier sommet annuel de la French Tech, un nouveau moment et un espace d’animation et de consolidation de l’écosystème.

  • PHW18 : Fluidifier le partage d’informations à l’hôpital avec JiveX Healthcare Content Management

    A l’occasion de la troisième journée de la Paris Healthcare Week, Health & Tech Intelligence a assisté à la présentation de l’outil JiveX Healthcare Content Management élaboré et commercialisé par l’entreprise Visus Health IT.

    Le système JiveX Healthcare Content Management met à disposition des établissements de santé l’ensemble des composants permettant l’intégration, la manipulation, la visualisation et la diffusion de l’ensemble des données médicale dans un système unique. JiveX est capable de s’interfacer aux autres systèmes principaux comme le SIH ce qui débouche sur une communication fluidifiée et sécurisée entre les différents services de l’hôpital.

    Fluidifier le partage d’information dans les établissements de santé

    La communication dans les établissements hospitaliers s’appuie sur une multitude de systèmes, d’outils informatiques, de logiciels et de réseaux qui doivent être interconnectés.

    Réduire la profusion de lieux de stockages d’informations médicales 

    Un patient qui se rend dans un service hospitalier de radiologie pour y réaliser une radiographie du thorax voit ses résultats stockés sur un CD. Il effectue ensuite un ECG dont les conclusions sont imprimées sur papier, lequel est intégré au dossier médical du patient. Ce dernier se rend ensuite auprès de son cardiologue, qui réalise une échographie cardiaque dont les résultats sont enregistrés dans un logiciel excel.

    Les observations médicales sont donc stockées sur différents supports de l’établissement hospitalier. La coexistence de plusieurs supports soulève des difficultés pour les médecins. Elle peut également mettre à mal la cohérence de la prise en charge du patient.

    La complexité des systèmes existants dans les hôpitaux tient à plusieurs éléments :

    • chaque spécialiste doit disposer d’un logiciel expert ; 
    • le praticien hospitalier, qui réalise une analyse globale du séjour peut rencontrer de nombreux obstacles lié au temps de recherche d’information estimé entre 20 minutes et 1h ;
    • certains examens sont réalisés à plusieurs reprises ;
    • le coût des espaces de stockage est élevé, etc. 

    Une solution permettant de faciliter le partage d’information à l’hôpital

    Visus Health IT a donc développé l’outil JiveX Healthcare Content Management, qui permet de répondre aux besoins de fluidification de l’information au sein des établissements de santé. Ce système met à disposition l’ensemble des composants permettant l’intégration, la manipulation, la visualisation et la diffusion de l’ensemble des données médicale dans un seul système. Il en résulte, du fait de sa capacité à s’interfacer aux autres systèmes principaux comme le SIH, un réseau de communication sécurisé et rapide.

    JiveX Healthcare Content Management s’articule autour de quatre axes

    Medical integration : intégrer les données médicales

    Les outils JiveX Gateway assurent l’intégration de tout format dans le système HCM :

    • maintien de l’infrastructure logicielle existante : mise en commun des données, pas des systèmes ;
    • intégration des données au niveau du patient, du séjour ou de l’examen au travers d’interfaces (Gateways) ;
    • prise en charge de documents, signaux, images, données structurées ou vidéos indépendamment de l’éditeur et conversion dans des formats médicaux standardisés tels DICOM, PDF/A ou HL7 CD.

    Workflow manager : classer les données médicales

    JiveX Workflow Manager regroupe les outils nécessaires pour accompagner les utilisateurs dans l’acquisition, l’exploitation et la classification des données :

    • classification automatique ;
    • création intelligente de demande d’examen (Worklists) incluant les données patient/séjour correspondantes depuis le système d’information ;
    • synchronisation des données à l’échelle de l’établissement ;
    • création et classement contextuels des données médicales ;
    • outils de démonstration intelligents pour l’échange interdisciplinaire ;
    • interconnexion des sites pour une gestion harmonisée des données.

    Medical viewing : visualiser les données pour produire des informations médicales

    La visionneuse JiveX est un dispositif médical et permet l’affichage simultané de formats différents des données liées au patient ou au à son séjour :

    • Affichage de l’ensemble des données médicales dans un Viewer ;
    • Regroupement des données médicales par patient ou par séjour patient ;
    • Représentation des données conforme au dossier médical de l’établissement ;
    • Filtres intelligents pour une représentation claire et adapté à l’utilisateur des données médicales ;
    • Ajustement individualisé des options d‘affichage ;
    • Compatibilité avec différents navigateurs Web ;
    • Sans empreinte (zero-footprint).

    Medical Archive : archiver les données médicales

    L’archive médicale JiveX est une archive neutre, garantissant le contrôle des versions pour l’ensemble des données de l’établissement :

    • Consolidation de la structure de l’archive : accès rapide, moins d’administration et de maintenance ;
    • Optimisation des processus grâce à une gestion centralisée et unique des données ;
    • Récupération de la propriété des données via l’archive neutre ;
    • Établissement d’une structure de données unique comme base pour un échange inter-établissements ;
    • Conformité avec le profil IHE-XDS.

  • PHW18 : Les patients favorables à l’IA en santé, mais en ignorent les applications réelles (Carenity)

    A l’occasion de la Paris Healthcare Week, ce 31 mai 2018, un atelier intitulé « La place du numérique dans la prise en charge des patients : résultats d’une enquête réalisée auprès de 700 patients chroniques » a été organisé.

    Health&Tech Intelligence vous rapporte les principales conclusions qui ont émergé de l’étude réalisée par la société Carenity, en partenariat avec Catel, et qui ont été présentées par Michael Chekroun, son président.

    Le sondage visait à définir la manière dont les patients appréhendent les bénéfices apportés par les outils numériques en santé. Les résultats convergent en un point : les outils numériques et digitaux sont largement plébiscités par les patients atteints de pathologies chroniques. Les patients sont favorables à l’utilisation des applications mobiles en santé, ont recours aux outils digitaux et des réseaux sociaux et aimeraient bénéficier des avantages de la télémédecine et du dossier patient sous réserve d’être accompagnés.

    Carenity, communauté en ligne de patients atteints de maladies chroniques

    Fondée en 2011, Carenity est une entreprise spécialisée dans la création de communautés virtuelles de patients souffrant d’une maladie chronique et qui réalise des études liées à la santé. Son équipe se compose d’une vingtaine de collaborateurs basés en France et aux États-Unis. Communauté de patients en ligne, elle rassemble près de 300 000 patients et leurs proches en France, aux États-Unis, en Angleterre, en Espagne, en Allemagne et en Italie. La plateforme est accessible en plusieurs langues. Les patients s’y inscrivent gratuitement. Carenity travaille de manière croissante avec les associations de patients et d’usagers du système de santé.

    Lutter contre l’atomisation des patients atteints de pathologies chroniques

    Carenity facilite la mise en relation d’hommes et de femmes concernés par les mêmes maladies en mettant gratuitement à disposition un réseau social structuré en groupes d’amis, fil d’actualité, forums de discussion, messagerie privée, etc. L’objectif de cette plateforme est d’extraire le patient d’une situation de solitude face à la maladie. S’agissant du respect des données personnelles des patients, les utilisateurs s’inscrivent avec un pseudonyme et la plateforme respecte les règles en vigueur pour respecter confidentialité.

    Mettre à disposition des patients des informations fiables sur leur maladie

    Carenity est une source d’information continue sur l’actualité scientifique et les innovations médicales. Ses utilisateurs peuvent y trouver des articles, vidéos d’experts, interviews de médecins, témoignages de patients pour les aider à mieux « gérer » leur santé.

    Contribuer au progrès de la médecine et à l’avancement de la recherche scientifique

    Les patients sont invités à exprimer leurs besoins sur leur maladie ou leurs traitements pour qu’ils soient mieux compris par celles et ceux qui développeront demain de meilleurs produits de santé pour les patients. Carenity partage systématiquement les résultats de ses enquêtes avec les membres de sa communauté, dont les résultats sont par ailleurs mis en ligne sur le site de l’entreprise.

    Des engagements permettant de faire « bouger les lignes »

    Carenity a réalisé une étude auprès de patients atteints de sclérose en plaque en partenariat avec la Ligue française contre la sclérose en plaques, pour évaluer le risque à charge des patients en ALD.

    Les résultats de l’enquête sont édifiants. Les patients concernés dépensent entre 1 et 1,5 SMIC par an pour leur traitement, l’amélioration de leur logement, etc. Les résultats, présentés à la ministre de la santé et aux parlementaires « ont permis de faire bouger les lignes », se félicite Michaël Chekroun.

    Résultats de l’étude : quelle est la perception des patients quant aux services apportés par le numérique en santé ? 

    Le sondage réalisé en partenariat avec Catel interrogeait les utilisateurs de la plateforme selon les axes suivants :

    • comment les innovations numériques peuvent-elles se transformer en usages et pratiques réels (notamment dans le cadre du suivi des maladies chroniques) ?
    • quelles sont les éventuelles résistances à l’utilisation des innovations numériques en santé et quelles en sont les causes ?

    L’objectif était d’évaluer la perception des patients quant à l’usage du numérique dans le suivi de leur maladie, de proposer un état des lieux des outils existants et d’évaluer les attentes des patients en matière d’outils numériques.

    Protocole et méthodologie de l’étude

    Le questionnaire développé a été mis en ligne pendant 15 jours sur le site de l’entreprise. L’enquête a recueilli près de 700 réponses. L’âge moyen des répondants est 56 ans, avec une légère sur-représentation de femmes. On relève par ailleurs un nombre élevé de répondants atteints de diabètes, de fibromyalgie, de sclérose en plaques, spondylarthrite ankylosante. 

    Les répondants plébiscitent l’usage des outils de la e-santé

    Parmi les résultats marquants du sondage, ont été évoqués les éléments suivants : 

    • Sur la perception du digital en santé : 35% des répondants estiment que le digital va faciliter l’accès aux soins tandis que 35% considèrent qu’il s’agit d’une « révolution » de nature à enrichir la relation entre les patients et les médecins ; les innovations digitales sont majoritairement jugées innovantes et utiles aux patients car favorisant un meilleur suivi de leur traitement ; 
    • Sur les applications et apports de l’IA en santé : 60% des sondés estiment avoir besoin d’informations supplémentaires sur l’intelligence artificielle, car ils en ignorent les applications directes au domaine de la santé ; 25% des répondants estiment qu’il s’agit d’une piste d’innovation intéressante.
    • Sur l’usage du digital et des réseaux sociaux : 7/10 patients ont déjà utilisé un outil digital ; 1/2 a utilisé un système électronique de prise de rendez-médicale (comme Doctolib). Les réseaux sociaux sont très utilisés des patients : les groupes fermés ou ouverts constitués (sur Facebook notamment) autour de pathologies sont nombreux et actifs.
    • Sur l’utilisation d’applications mobiles en santé : ce sont des services déjà adoptés par les patients. Les sondés en apprécient la simplicité d’utilisation.
    • Sur les potentialités offertes par la télémédecine : 3/4 des patients se disent intéressés par un service de téléconsultation, s’il y a un accompagnement technique.
    • Sur l’usage du dossier médical partagé (DMP) : Le DMP est peu connu des sondés (52% d’entre eux ignorent ce dont il s’agit), mais il représente tout de même une attente pour 1/4 des utilisateurs interrogés. En effet, en l’état, les malades disent devoir se répéter régulièrement lorsqu’ils s’adressent à différents professionnels et services de santé. Il leur arrive par ailleurs de perdre leurs documents et ils souhaiteraient disposer d’un dossier électronique partagé pour prévenir les risques de pertes et éviter les redondances.
    • Sur les attentes des patients quant aux nouvelles technologies et de la numérisation de leur parcours de soins : les sondés sont favorables à l’utilisation de leurs données au service la recherche médicale et clinique, pour accroître l’efficacité du système de santé et faciliter la prise de décision des médecins.
    • Sur l’association des patients au processus de décision médicale : 80% des sondés se disent par ailleurs prêts à donner leur avis pour améliorer leur prise en charge ; 8 patient sur 10 sont prêts à partager leur expérience pour aider les autres patients à mieux vivre leur maladie. Les patients accepteraient d’être associés au processus d’élaboration de dispositifs techniques de prise en charge des malades chroniques.

    Les résultats du sondage sont accessibles sur le site internet de l’entreprise Carenity, sous réserve d’une inscription (gratuite).

  • PHW18 : Urgences Chrono, une plateforme web conçue pour aider à désengorger les services d’urgences

    A l’occasion de la troisième journée de la Paris Healthcare Week 2018, le jeudi 31 mai 2018, Health & Tech Intelligence a rencontré Magali Diagne, infirmière et co-fondatrice de Focus Santé.

    Cette start-up propose une plateforme web conçue par des professionnels de l’urgence pour aider à désengorger les services d’urgences français.

    Qu’est ce qu’Urgences Chrono ?

    Urgences Chrono est la première plateforme web française destinée à donner au patient une visibilité sur l’ensemble des établissements à mêmes de prendre en charge des personnes de façon non programmée, en urgence, autour de lui. Le but est d’informer le public de l’existence de professionnels de la santé capables prendre en charge des urgences ailleurs que dans les service d’urgences des établissements hospitaliers, souvent pris d’assaut.

    Notez qu’Urgences Chrono n’est pas une application : c’est un site internet responsive, capable de s’adapter au format smartphone.

    Pouvez-vous détailler les fonctionnalités proposées par Urgences Chrono ?

    Urgences Chrono est une plateforme d’information qui propose en particulier deux fonctionnalités

    • une fonctionnalité de géolocalisation : le patient peut-être géolocalisé, visualiser où il se trouve par rapport aux structures d’urgences sur une carte ; Urgences Chrono peut lui indiquer tous les lieux proches de lui où il peut être accueilli par un professionnel de santé en urgence (maisons médicales de garde, centres de soins non programmés, services d’urgences publics ou privés, etc.) ;
    • une fonctionnalité d’indication de disponibilité : cette fonctionnalité indique au patient utilisateur d’Urgences Chrono les délais d’attente de prise en charge dans les structures recensées (délais indiqués par des vignettes colorées : vignette verte – si le délai d’attente est court – ou rouge – si le temps d’attente prévu est important). Cette information est donnée en temps réel : les établissements partenaires sont reliés au site web, ce qui permet à une infirmière d’accueil et d’orientation de renseigner le délai d’attente de prise en charge dans l’établissement où elle travaille toutes les heures, et de faire apparaître ce délai sur le site internet et sur un écran placé dans la salle d’attente de l’établissement concerné.

    Ces deux fonctionnalités principales ont pour but de guider les patients dans le choix du praticien ou de l’équipe soignante la plus disponible pour lui, à la fois en terme de situation spatiale et en terme de temps.

    Et puisqu’une personne en souffrance est sujette à l’angoisse et à la confusion, nous avons ajouté d’autres fonctionnalités destinées à faciliter la compréhension des informations mises à disposition sur le site et la prise de contact avec l’établissement choisi. Ainsi, en cliquant sur un établissement, l’utilisateur peut accéder à une fiche qui indique les principales caractéristiques de cet établissement : son adresse, les spécialités médicales ou chirurgicales pratiquées, etc. En touchant, sur son smartphone, le numéro de téléphone indiqué, l’utilisateur peut directement appeler l’établissement.

    Par ailleurs, un bouton rouge permet d’appeler directement le 15.

    Pouvez vous raconter la genèse de ce projet ?

    L’idée de cette plateforme a germé dans deux têtes : dans celle du Dr Céline Jardy Triola, médecin urgentiste, et dans la mienne. 

    A l’époque, nous travaillions ensemble au service d’urgences du centre hospitalier de Bagnols-sur-Ceze. Aussi, nous étions toutes deux quotidiennement confrontées à un service d’urgences surpeuplé de patients, dont certains ne relevaient pas toujours de la médecine d’urgences. 43 % des consultations réalisées dans des services d’urgences devraient être pris en charge en médecine générale !

    Ce chiffre alarmant dont nous devions nous accommoder dans notre pratique professionnelle ne pouvait convenir ni à nous, ni aux patients. Ainsi, nous avons réfléchi à un outil qui permettrait de mieux informer les patients, dans le but de soulager les services d’urgences de ces 43 % de patients surnuméraires, de permettre aux professionnels de l’urgence de travailler dans de meilleures conditions et aux patients de recevoir une prise en charge appropriée plus rapidement.

    Qui est intervenu dans le développement de cette plateforme d’information ?

    Nous avons travaillé en effectif très réduit et pluridisciplinaire.

    Le Dr Jardy Triola et moi-même étions déjà médecin et infirmière spécialistes de l’urgence. Nous avons par ailleurs fait appel à deux développeurs informatiques. Nous nous sommes notamment associées avec mon frère, lui-même développeur, qui fait partie, avec le Dr Jardy Triola et moi-même, de la start-up Focus Santé que nous avons créée pour mieux soutenir le développement d’Urgences Chrono.

    En outre, nous avons pu rejoindre, pour aider à la conception de notre plateforme, un accélérateur de start-ups.

    La plateforme a-t-elle été testée ? Est-elle aujourd’hui utilisée, en service ?

    Oui, la plateforme est déjà utilisable et utilisée :

    • la première fonctionnalité, de géolocalisation et de recensement des structures d’urgences, a été déployée dans toute la France métropolitaine ;
    • la deuxième fonctionnalité, d’indication des disponibilités et des délais d’attente dans les établissements, est en cours de mise en place mais fonctionne déjà avec 9 établissements, dont l’hôpital de Bagnols-sur-Ceze.

    Mais avant cette mise en ligne, la plateforme a évidemment été testée, à Bagnols-sur-Ceze. La première phase de test a duré 10 mois. L’hôpital de Bagnols-sur-Ceze demeure par ailleurs notre hôpital pilote pour le test des nouvelles fonctionnalités que nous ajoutons progressivement à Urgences Chrono.

    Quelles évolutions prévoyez-vous pour cette plateforme ?

    Nous comptons pour le moment faire évoluer notre plateforme d’information selon trois axes principaux :

    • l’étendre aux départements d’Outre-mer, afin que toute la France puisse bénéficier du service d’information proposé par Urgences Chrono ;
    • déployer la seconde fonctionnalité, de renseignement sur les disponibilités des établissements d’urgences, afin qu’elle atteigne un maximum d’établissements sur tout le territoire français ;
    • ajouter à Urgences Chrono une fonctionnalité supplémentaire, qui consisterait en un carnet de prise de RDV avec les médecins généralistes recensés.