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  • L’ANAP publie 12 monographies sur l’organisation des soins de suite et de réadaptation (SSR)

    L’Agence nationale d’appui à la performance (ANAP) a engagé en 2016 une vaste réflexion sur l’évolution du système de santé, marquée par le virage ambulatoire et le développement de la médecine de parcours. 

    Afin d’anticiper les évolutions du secteur des soins de suite et de réadaptation (SSR), l’ANAP a documenté, à travers douze monographies publiées le 11 juin 2018, les organisations mises en place au sein de SSR dans les filières neurologique, cardiologique, locomoteur, respiratoire et polyvalente.

    La publication de l’ANAP se propose de répondre aux questions suivantes liées à l’organisation des SSR

    • Comment les équipes en soins de suite et de réadaptation (SSR) s’organisent-elles avec leurs partenaires pour inscrire les SSR dans le territoire ?
    • Comment développent-elles le virage ambulatoire et les alternatives à l’hospitalisation conventionnelle ?
    • Comment s’organisent-elles pour gérer de façon optimale les ressources humaines et techniques ?

    Ce document présente les enjeux du secteur SSR inspirés d’expériences nationales et internationales. « Il a pour objectif de contribuer à l’alignement des acteurs sur ces enjeux et propose un aperçu des organisations afférentes », explique l’ANAP dans un communiqué de presse publié le 11 juin 2018.

    Ce document s’adresse aux professionnels du SSR

    Ce document s’adresse aux professionnels du SSR – gestionnaires, médecins, paramédicaux – qui souhaitent anticiper les organisations à mettre en œuvre, se situer dans un domaine de prise en charge encore très hétérogène, et s’inspirer d’expériences engagées par leurs homologues dans d’autres régions.

    Ces douze monographies s’adressent par ailleurs aux acteurs institutionnels au niveau national ou local en contribuant à la réflexion autour du positionnement du SSR dans la chaîne de soin, en ouvrant des pistes de développement au regard de la maturité des établissements, et en identifiant les points d’appui en vue d’une harmonisation du secteur.

    Les monographies sont consultables et disponibles au téléchargement sur le site internet de l’ANAP.

  • Assurance collaborative : Otherwise reverse 17 % des cotisations perçues en 2017 à ses assurés

    Dans sa newsletter du mois de juin 2018, Otherwise a dévoilé – entre autres – avoir reversé à ses assurés 17% des cotisations perçues en 2017 en moyenne.

    L’insurtech ayant fait le pari de l’assurance collaborative revendique l’intérêt économique du modèle en mettant en avant la redistribution des premiers bonus collaboratifs à destination de deux-tiers des assurés santé Otherwise.

    Parmi les souscripteurs ayant récupéré la plus grosse part de la cotisation versée en 2017, on trouve les TSN (travailleurs non-salariés). Pour cette catégorie d’assurés, les bonus ont atteint jusqu’à 26% des cotisations versées.

  • Contribution de la CNS à la concertation sur la stratégie de transformation du système de santé

    La Conférence nationale de santé (CNS) a accueilli favorablement l’annonce de la concertation sur la stratégie de transformation du système de santé lancée le 13 février 2018 par Agnès Buzyn et Edouard Philippe.

    Elle entend participer à cette concertation – « compte tenu de l’importance des enjeux » – et a diffusé le 11 juin 2018 une contribution élaborée à la suite d’échanges au sein de la commission permanente réunie le 3 mai 2018 et adoptée par voie électronique le 25 mai 2018.

    Sa contribution reprend les cinq piliers de la stratégie de transformation du système de santé, à savoir : qualité et pertinence, financement et rémunération, numérique et santé, ressources humaines, organisation territoriale.

    Parmi ses recommandations, la CNS insiste notamment sur le fait que c’est l’offre en santé dans sa globalité dont il faut repenser l’organisation et pas seulement l’offre de soins. Elle  souligne la nécessité d’améliorer et de simplifier la gouvernance institutionnelle du système de santé pour une plus grande performance. 

    Elle soutient une démarche volontariste de développement du numérique tout en soulignant la nécessité de veiller à ce que tous puissent bénéficier des avantages qui en découlent.

    Pertinence et qualité

    La CNS apprécie l’intérêt d’associer dans la même réflexion pertinence et qualité, notamment en ce qui concerne la prévention/promotion de la santé et la pertinence des soins. En effet, à titre d’exemple, un parcours de soins peut être de qualité mais la question doit être de savoir s’il n’aurait pas pu être remplacé avantageusement par une meilleure démarche de prévention en amont.

    Il est prévu des indicateurs de qualité des parcours demandés à la HAS. La CNS insiste pour que la démarche auprès des patients ne consiste pas seulement à recueillir leur satisfaction quant à leur parcours mais plutôt leur analyse de la façon dont celui-ci s’est déroulé et leur vision des éléments qui pourraient être améliorés.

    Modes de financement

    Une évolution des modes de financement est nécessaire pour favoriser la coopération entre acteurs, trop de blocages résultant des modalités actuelles. La CNS est favorable à la création, à côté de l’ONDAM soins de ville, d’un ONDAM en matière de prévention.

    Virage numérique

    L’usage des technologies de l’information et de la communication est un facteur important qui doit venir faciliter la transformation du système de santé.

    La CNS soutient une démarche volontariste de développement en ce domaine tout en soulignant la nécessité de veiller à ce que tous puissent bénéficier des avantages qui en découlent, afin de ne pas accentuer les inégalités sociales et territoriales de santé qui caractérisent déjà notre pays.

    L’interopérabilité des systèmes est un impératif absolu pour permettre une meilleure communication entre les professionnels.

    Adapter les formations et les ressources humaines aux enjeux du système de santé

    Il est important dans ce domaine de décloisonner et de développer les formations multi-professionnelles.

    Organisation territoriale des soins

    La CNS insiste sur le fait que c’est l’offre en santé dans sa globalité dont il faut repenser l’organisation et pas seulement l’offre de soins.

    En région, l’extrême diversité des territoires est source de complexité. Il y a plusieurs niveaux de territoires dont la mise en cohérence se révèle difficile ; leurs logiques de définition sont différentes : parcours de la population, raisons administratives, répartition de l’offre, etc. Dans le cadre de la consultation autour de la Stratégie nationale de santé, les Conférences régionales de la santé et de l’autonomie (CRSA) et la CNS ont très fortement souligné le besoin de simplification. 

    Pour la CNS, la transformation du système de santé doit intégrer « l’impérieuse nécessité de répondre aux besoins en santé de la population, de toutes les populations ». Ceci implique de repenser fondamentalement les modèles pour que les ressources professionnelles disponibles soient utilisées au mieux (rôle des centres de santé, des hôpitaux locaux, consultations avancées, délégation de tâches,…). L’ensemble des ressources est à valoriser, comme le rôle d’acteurs de la prévention rempli par les aides à domicile ou les infirmiers.

    Le Conseil territorial de santé (CTS) devrait se voir clairement défini un rôle dans la gouvernance stratégique en santé du territoire.

    Les Communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) peuvent être le lieu de la coordination autour des parcours des usagers.

    Il y a lieu de prévoir une instance de gouvernance de territoire de proximité opérationnelle, qui permette la convergence de l’ensemble des dispositifs existants. Pour parvenir à cet objectif, les Agences régionales de santé (ARS) et l’Assurance maladie ont un rôle à jouer dans l’accompagnement des projets.

    Par ailleurs, la CNS souligne le besoin de développer des compétences au sein ou auprès des ARS en matière d’accompagnement à la gestion de projet. 

    En préalable, la CNS souligne l’importance d’inscrire toutes les réformes envisagées dans la perspective de l’amélioration du service rendu à la population, service qui doit être accessible à tous quels que soient leurs localisations géographiques, leurs niveaux d’autonomie, leurs revenus,…, et ne pas présenter de discontinuités géographique ou temporelle, enfin être de qualité.

    Le document de la CNS est consultable et disponible au téléchargement en suivant ce lien.

  • Etats généraux de la bioéthique : le CCNE pointe des craintes liées aux innovations en santé

    Lancée en janvier 2018, la première phase des Etats généraux de la Bioéthique s’est achevée en janvier 2018. Ils ont donné lieu à l’organisation de rencontres par les Espaces de réflexion éthique régionaux (ERER) et à une consultation en ligne sur un site web participatif. Le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) a par ailleurs auditionné 400 organisations.

    Le rapport de synthèse de la consultation a été rendu public le 5 juin 2018 et rend compte des craintes des citoyens liés à l’usage frauduleux de l’IA, du Big data et des nouvelles technologies en santé.

    L’IA, le Big data et la robotique, au nombre des thématiques des Etats généraux

    Neuf thématiques ont été soumises à l’examen des citoyens dans le cadre des États généraux de la bioéthique :

    • recherches sur l’embryon et les cellules souches embryonnaires,
    • examens génétiques et médecine génomique,
    • dons et transplantations d’organes,
    • neurosciences,
    • données de santé,
    • intelligence artificielle et robotisation,
    • santé et environnement,
    • procréation et société,
    • accompagnement de la fin de vie.

    Le rapport de synthèse des Etats généraux de la bioéthique rendu public le 5 juin 2018, présente pour chacune de ces thématiques, le contexte, cadre légal, les questions en débat, une synthèse des positions exprimées lors des débats régionaux, sur la plateforme internet collaborative ou lors des auditions.

    Les conclusions du CCNE en matière d’IA, de Big Data et de robotique en santé

    Le Comite consultatif national éthique constate que plusieurs principes sont consensuels, à savoir :

    • le respect de la gratuité du don, de la non patrimonialité et de la non commercialisation du corps humain ;
    • le respect de la liberté et de l’autonomie des personnes ; 
    • l’appropriation d’une information libre et complète des sujets liés à la bioéthique.

    La place du patient dans le système de santé apparaît de manière transversale dans les conclusions du CCNE

    • le soin ne se réduit pas un acte technique et les techniques liées à l’intelligence artificielle, à la télémédecine ne doivent pas déshumaniser la médecine ;
    • les craintes d’utilisation frauduleuse ou abusive des données de santé sont partagées par de nombreux acteurs ;
    • le respect du droit à la différence et la protection des plus vulnérables est une préoccupation largement partagée ;
    • l’accès à la santé est un droit essentiel.

    En revanche, sur d’autres sujets comme l’assistance médicale à la procréation ou la fin de vie, le CCNE a relevé des positions parfois difficilement conciliables.

    Le rapport de synthèse des Etats généraux de la Bioéthique est consultable et disponible au téléchargement en suivant ce lien. 

  • 86,5 M€ : Bilan des levées de fonds des start-ups françaises de la e-santé en mai 2018

    Au cours du mois de mai 2018, 5 entreprises de la e-santé ont levé un total de 86,5 millions d’euros.

    Voluntis, qui avait annoncé courant mai 2018 son introduction en bourse a réussi à lever par voie d’augmentation de capital 30,1 millions d’euros pour favoriser sa croissance aux États-Unis.

  • Data : Bilan des levées de fonds de mai 2018

    Au cours du mois de mai 2018, 5 entreprises de la e-santé ont levé un total de 86,5 millions d’euros.

    L’ensemble des transactions est détaillé dans la rubrique Data du site Health&Tech Intelligence dans l’article publié mercredi 14 juin 2018 et accessible via ce lien.

  • EAS

    Espace Autonomie Seniorsnull

  • PTMR

    praticien territorial médical de remplacementnull

  • CTA

    Coordination territoriale d’appuinull

  • Le GCS e-santé Bretagne s’équipe d’un nouvel outil régional numérique partagé baptisé GWALENN

    GWALENN est le nouvel outil régional numérique partagé du Groupement de Coopération Sanitaire e-santé Bretagne, fruit d’une co-construction régionale et pluridisciplinaire, destiné à faciliter la prise en charge des personnes dans le cadre de leur parcours. L’annonce de son déploiement est parue au mois de juin 2018 dans la lettre d’information n°25 du GCS.

    L’outil permet pour l’instant de :
    • créer le dossier d’une personne (données administratives, qualifier le statut du dossier dans la structure) ;
    • associer des événements, rendez-vous sous forme de fiche de suivi ;
    • ajouter les professionnels et ou structures travaillant autour de la personne, en lien direct avec l’annuaire régional ;
    • ajouter les coordonnées de l’entourage de la personne ;
    • créer un projet de coordination : liste de problématique, et plan d’action associé ;
    • générer automatiquement un Plan de Soins Individualisé (PSI), et un document de type Plan Personnalisé de Soins (PPS) ;
    • possibilité de partager le dossier, ou des éléments du dossier avec d’autres dispositifs de coordination ;
    • un agenda.

    Ces éléments servent à l’inclusion, à l’évaluation et au suivi du parcours de la personne.

    L’outil sera abondé de nouvelles fonctionnalités au fil du temps

    L’objectif de Gwalenn est de renforcer les liens entre acteurs issus de secteurs différents (medico-social, sanitaire et social) participant à la prise en charge des personnes dans le cadre de leur parcours.

    Ce service est déployé de manière itérative, les fonctionnalités arrivent au fil de l’eau en fonction des besoins exprimés d’après le cahier des charges initial et les groupes de travail. Le parti pris de cette méthode est de pouvoir fournir au plus vite l’outil sur un premier périmètre aux Dispositifs de Coordination, et de l’abonder au fur et à mesure de fonctionnalités complémentaires en cours de développement, et définies au travers de groupes de travail régionaux constitués d’acteurs de la coordination.

    Les fonctionnalités prévues dans le futur sont un guichet d’orientation pour le repérage, la pré-évaluation et l’orientation ou encore un portail web partenaire, version light de GWALENN, à destination notamment des professionnels libéraux, ou des structures intervenants dans le parcours de la personne, et souhaitant accéder aux informations essentielles de son dossier pour faciliter sa prise en charge.

    5 dispositifs de coordination

    L’entrée en Vérification de Service Régulier (VSR) de Gwalenn sur le premier périmètre est effective depuis le 5 mars 2018. Quatre dispositifs pilotes, plus un dispositif ayant candidaté dans le cadre du projet SNACs ont pu commencer à travailler sur cet outil en rentrant les dossiers de leur file active :

    • PTA Appui Santé du pays de Fougères
    • PTA Cap Santé Trégor- Goélo
    • MAIA Pays de Morlaix
    • EAS Centre Ouest Morbihan
    • PTA Territoire de santé n° 4 – Saint-Avé.

    Après quelques semaines d’utilisation, l’usage est bien réel : 319 dossiers créés, 3 228 fiches de suivis créées associées pour 43 utilisateurs. (Chiffres au 5 juin 2018)

    La phase de VSR d’une durée de 1 mois s’est soldée par un bilan regroupant les utilisateurs et a permis de régler les différents paramétrages, et définir les évolutions éventuelles nécessaires.

    A la suite de la VSR, et au-delà des sites pilotes utilisateurs, la priorité de l’ARS est d’équiper GWALENN au sein des MAIA et des PTA (existantes ou en construction) sur l’année 2018. Un travail va également être lancé sur l’utilisation de cet outil par les réseaux spécifiques.

    C’est dans ce cadre que l’ARS a lancé le 2 mars 2018 un Appel à Manifestation d’Intérêt pour pouvoir recueillir la liste des dispositifs souhaitant utiliser GWALENN ainsi que la date de déploiement souhaitée afin de planifier un calendrier régional de déploiement pour 2018. Ce calendrier a été présenté lors du dernier comité de pilotage GWALENN, le 27 avril 2018.