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  • Etude de la DREES : personnels insuffisants et difficultés de recrutement dans les Ehpad, en chiffres

    La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) a publié, le 14 juin 2018, une nouvelle étude portant sur les personnels soignants et les difficultés de recrutement en Ehpad. Cette analyse est fondée sur les données générées par la dernière édition de l’enquête quadriennale, menée par la DREES auprès de 10 870 établissements d’hébergement pour personnes âgées (dont 7 400 Ehpad) : EHPA 2015.

    Chiffre-clé de cette étude, 49 % des établissements privés et 38 % des établissements publics font face à des difficultés de recrutement. En 2015, environ la moitié des établissements privés étaient confrontés à des difficultés de recrutement,  63 % d’entre eux ayant déclaré fonctionner avec au moins un poste non pourvu depuis six mois ou plus. « Ces difficultés de recrutement sont [néanmoins] en légère baisse depuis 2011, et ce dans le privé (-1 point) comme dans le public (-2 points) », précise la DREES.

    L’étude complète ainsi que les résultats de l’enquête EHPA sont disponible via les liens ci-contre.

    Des problématiques de recrutement différentes en milieu rural et en milieu urbain

    Dans les communes isolées

    • Chiffre-clé : environ 50% des Ehpad des communes isolées font face à des difficultés de recrutement.

    Le recrutement de médecins coordonnateurs dans ces communes est particulièrement difficile. En milieu urbain, au contraire, ce sont les aides-soignants qui manquent.

    Dans l’agglomération parisienne

    • Chiffre-clé : 47 % des Ehpad parisiens rencontrent des difficultés de recrutement

    L’unité urbaine de Paris souffre d’un nombre élevé de postes non pourvus. Les postes d’aides-soignants (12%) et d’infirmiers (10%) sont particulièrement concernés.

    Ces résultats peuvent être expliqués par le fait que l’unité urbaine de Paris compte une forte proportion d’Ehpad privés, plus concernés que les Ehpad publics par des difficultés de recrutement.

    Des difficultés de recrutement différentes en fonction des professions

    • Chiffre-clés : 10 % des Ehpad ont un poste de médecin coordonnateur non pourvu depuis au moins six mois et 9 % ont au moins un poste d’aide-soignant non pourvu depuis au moins six mois.

    Le recrutement des infirmiers semble moins problématique : 4 % des établissements ont un ou plusieurs postes d’infirmiers non pourvus depuis six mois ou plus.

    Un taux d’encadrement moyen en Ehpad tout de même plus important en 2015 qu’en 2011

    • Chiffre-clé : 430 000 soignants sont employés pour 600 400 places d’hébergement, dont plus de 585 000 sont occupées.

    Ainsi, le taux d’encadrement moyen en Ehpad est de 62,8 ETP pour 100 places, alors qu’il n’atteignait que 59,5 ETP pour 100 places en 2011. Si le niveau moyen de perte d’autonomie des résidents en établissements a lui aussi augmenté pendant ces quatre ans (98 places pour 1000 sont dédiées aux personnes âgées de plus de 75 ans), la DREES affirme que la hausse du taux d’encadrement se vérifie à niveau de dépendance comparable.

  • Les hôpitaux français, théâtres de transformations majeures – Conférence Grant Thornton & Cerner 1/2

    Les entreprises Grant Thornton et Cerner organisaient conjointement le 14 juin 2018 une conférence intitulée « Les systèmes d’information dans le domaine de la santé : réussir son virage stratégique ». 

    Catherine Greindre, Directrice général des Hospices civils de Lyon et Présidente de la Commission Innovations Technologiques et Organisationnelles au sein de la conférence des DG de CHU a ouvert cette journée de conférence en évoquant les principaux questionnements et défis se présentant actuellement aux directeurs généraux d’hôpitaux français. 

    Jean François Lefebvre, Directeur général du CHU de Limoges et Président de la Commission des Systèmes d’information et E-santé au sein de la conférence des DG de CHU lui a succédé, évoquant les cinq enjeux actuels du monde hospitalier français.

    Catherine Geindre : DG de CHU – Hôpitaux civils de Lyon, Présidente de la Commission Innovations Technologiques et Organisationnelles au sein de la conférence des DG de CHU.

    Lors de son intervention, Catherine Geindre a souhaité rendre compte des questionnements que se posent actuellement les directeurs généraux d’établissements hospitaliers français.

    Catherine Geindre rappelle que les hôpitaux sont aujourd’hui le théâtre de « transformations majeures ». Les innovations technologiques ont un impact immédiat et tangible sur l’organisation des établissements hospitaliers, sur la prise en charge des patients, et sur l’offre de soins.

    Ces transformations s’accompagnent d’évolutions sociétales : les patients sont de plus en plus connectés et exigeants quant à la qualité des soins et de leur prise en charge. Les directeurs d’hôpitaux doivent répondre aux nouvelles revendications et aspirations des jeunes professionnels de santé. Le contexte actuel est également marqué par des évolutions organisationnelles avec les groupements hospitaliers de territoire (GHT), et la transformation de la répartition de l’offre de soins. « La réponse aux besoins de santé doit dès lors être plus globale, transversale, décloisonnée, populationnelle ».

     Catherine Geindre relève par ailleurs les évolutions suivantes :

    • la raréfaction de l’expertise médicale ;
    • la réduction du temps des séjours hospitaliers qui nécessite de prolonger la prise en charge des patients dans leur domicile
    • l’autonomisation des patients, qui deviennent des acteurs de leur prise en charge.

    Les technologies et les systèmes d’information sont des leviers et des catalyseurs de transformations du système de santé, selon la directrice des hôpitaux civils de Lyon. Les systèmes d’informations doivent être plus communicants qu’ils ne le sont aujourd’hui, davantage sécurisés, performants, et intelligents.

    L’hôpital public doit par ailleurs s’ouvrir aux enjeux de l’intelligence artificielle. La création récente du health data hub s’inscrit dans cette dynamique. Il doit être en capacité d’intégrer les objets connectés et les enjeux de la médecine personnalisée. Enfin, dans un contexte économiquement contraint, les choix d’investissements sont majeurs et la marge d’erreurs des décideurs publics est très restreinte.

    Jean-François Lefebvre, Directeur général du CHU de Limoges, Président de la Commission des Systèmes d’information et E-santé au sein de la conférence des DG de CHU

    Les hôpitaux sont de plus en plus mobilisés dans les groupements hospitaliers de territoire. D’après Jean-François Lefebvre, les hôpitaux sont des accélérateurs de changement. En confiant la convergence des systèmes d’information hospitaliers à un établissement support la loi est également un élément clé de transformation des établissements hospitaliers. Le Programme « Hôpital numérique » est au même titre un accélérateur de changements, car il participe de l’évaluation de la performance de ces systèmes.

    Mise en garde contre le développement incontrôlé des technologies numériques

    J-F. Lefebvre met les auditeurs en garde contre le développement « débridé » du numérique, des objets connectés, dont on ignore encore tous les développements et usages possibles. Ils soulèvent des questions éthiques et juridiques, dont certaines n’ont pas encore été traitées par les chercheurs et acteurs concernées. 

    Le Directeur général du CHU de Limoges revient ensuite sur cinq enjeux actuels : 

    • 1.L’informatisation des flux et des parcours : les systèmes d’information doivent embrasser une logique de parcours et gérer les flux entre les différents professionnels de santé. Les nouveaux outils numériques sont d’ores et déjà exploitables et ont contribué à refonder la structuration des parcours.
      • La stratégie nationale de santé affiche un objectif d’évaluation, de mesure et de valorisation des établissements et professionnels de santé, qui implique de recueillir les informations et de les rapprocher à des fins d’analyse et de comparaison. Il convient par ailleurs de mieux penser et organiser l’amont et l’aval de la prise en charge des patients à l’hôpital, en utilisant notamment les données de santé du patient.
      • téléexpertise et télémédecine : leur degrés d’opérationalité est désormais important. Elles facilitent l’accès aux soins dans des territoires faiblement pourvus en médecins. Pour faire de la télémédecine un facteur d’accès à des soins de qualité, il doit bénéficier de l’accompagnement de l’Etat, souligne J-F Lefebvre.  
    • 2.Décalage entre les objectifs de convergence des systèmes d’information et la réalité des pratiques : il existe un consensus aujourd’hui sur les modalités logistiques à mettre en œuvre, tels que les entrepôts et les plateformes de partage de données.
      • Une question demeure : quelle répartition des rôles entre les Agences régionales de santé et les établissements hospitaliers ? Jean-François Lefebvre propose de laisser à l’Etat le soin d’organiser la coordination entre établissements de santé et aux GHT, la tâche d’assurer la convergence interne des systèmes d’information.
      • Mr Lefebvre identifie des résistances et des freins persistants « qu’il conviendrait de lever ». Les établissements auront besoins de 12 à 18 mois de travail supplémentaires pour atteindre l’étape intermédiaire de la convergence. « Il faut accélérer nos démarches », rappelle l’orateur, cette accélération étant portée par la demande médicale, et offrir aux médecins un accès facile aux données.
      • Pour les organisateurs des soins, l‘harmonisation des systèmes d’information est essentielle : harmonisation des protocoles, des pratiques médicales, et méthodes de travail seront facteur de qualité et d’amélioration des pratiques.
    • 3.Sécurité : l’ouverture des système d’information place l’enjeu de la sécurité au cœur des préoccupations des directeurs généraux de CHU : J-F Lefebvre constate qu’une culture sur la sécurité des systèmes d’information hospitaliers s’est développée au cours des dernières années.
    • 4.l’intelligence artificielle ouvre des perspectives intéressantes : l’annonce récente de la ministre s’inscrit dans ce sens, la création d’un health data hub est « un chantier vital ». L’IA en imagerie médicale est un enjeux majeur dans un contexte de raréfaction des radiologues.
      • S’agissant des CHU, ils doivent être promoteurs de l’IA en matière d’organisation des soins notamment : Mr. Lefebvre propose de mobiliser les CHU sur la question de l’IA. 
    •  5.facteurs humains : les DSI hospitaliers doivent avoir conscience des enjeux humains des évolutions technologiques, et s’impliquer dans des projets aux cotés des médecins, data scientists, etc. Enfin, des métiers émergent pour assurer la liaison entre les différents acteurs de l’hôpital : il convient à ce titre de mettre en œuvre une nouvelle politique de ressources humaines.

  • L’incubateur Open Accelerator de ZCube lance son 3e programme international pour start-ups e-santé

    Zcube, entreprise de recherche du groupe pharmaceutique Zambon, a ouvert la troisième édition de son programme international d’accélération de start-ups dans la santé.

    Pour 2018, l’appel à candidatures porte sur les domaines du système nerveux central (SNC) et de l’appareil respiratoire et leurs maladies rares.

    L’incubateur Open Accelerator accompagnera des entreprises travaillant autour de quatre grandes thématiques :
    • Systèmes d’administration de médicaments
    • Appareils médicaux, marqueurs biologiques et diagnostics
    • Dispositifs mobiles et santé numérique
    • Big Data

    Les dépôts de candidatures sont ouverts jusqu’au 30 juin 2018 via le lien ci-contre.

    L’appel à projets 2018 vise les chercheurs, scientifiques et entrepreneurs potentiels qui, à l’issue du programme d’accélération, auront la chance de recevoir un investissement initial pouvant atteindre 100 000 euros et l’occasion de développer leurs projets en collaboration avec Zambon. Des espaces de laboratoires et de bureaux seront mis gratuitement à leur disposition dans le campus OpenZone, campus dédié aux sciences de la vie créé par Zambon.

    Les projets les plus novateurs seront sélectionnés pour participer au programme d’accélération réalisé en partenariat avec le bureau d’innovation de Deloitte et le soutien de collaborateurs et partenaires tels que Italian Angels for Biotech, Innogest, le Prix Marzotto, le StartLab Unicredit et Bird & Bird.

  • L’IA pour lutter contre le diabète : WeHealth by Servier s’allie à la fondation américaine PSDC

    WeHealth by Servier (la direction e-santé du groupe Servier) et la fondation américaine Peter Sheehan Diabetes Care Foundation (PSDC) ont annoncé le 12 juin 2018 un partenariat visant à « renforcer la lutte contre le diabète et ses complications dans les communautés souffrant d’inégalités en matière de santé et d’accès aux soins« , a indiqué le groupe Servier. 

    Ce partenariat émane d’une initiative visant à créer des solutions innovantes utilisant l’intelligence artificielle (IA) dans le but d’agir sur des facteurs notamment culturels et environnementaux à l’origine du diabète.

    Le partenariat

    Le partenariat entre WeHealth by Servier et la Fondation PSDC s’inscrit dans le cadre d’un large programme : le Global Care Initiative, programme à l’initiative de la Fondation PSDC.

    De ce partenariat entre Servier et cette Fondation américaine émaneront plus concrètement deux projets :

    • CarePorts (Community-based health infrastructure) : cette partie du projet vise à encourager la création de cliniques de santé numérique dans le but d’intervenir dans la prévention du diabète et de ses complications dans les communautés ;
    • CareLabs : cette partie du projet consiste en un accélérateur pour entreprises en santé numérique collaborant avec des centres d’innovation internationaux axés sur le développement de technologies d’IA. Le but de CareLabs est de stimuler la création d’applications de prévention du diabète.

    CarePort

    Chaque « CarePort » comportera :

    • des solutions de diagnostic connectées ;
    • une équipe dédiée d’agents de santé communautaire qualifiés. Ce personnel, « entièrement formé par la Fondation PSDC, sera certifié pour l’utilisation des solutions d’IA et en compétences culturelles pour faciliter les relations entre les patients et les professionnels de santé », a précisé Servier.

    Un projet pilote débutera à l’automne 2018 pour mettre en place les premiers CarePorts. Servier et la PSDC prévoient un déploiement à l’échelle mondiale d’ici à 2020.

    Care Labs

    Il est prévu que CareLabs collabore avec des start-ups pour stimuler le développement de solutions de e-santé adaptées aux spécificités des communautés desservies par les CarePorts. Les start-ups qui s’associeront à Servier et à la fondation PSDC dans le cadre de ce projet seront déterminées par un appel à candidature pour une intégration au programme à la fin de l’année 2018. L’appel à candidature sera lancé au début du mois de juillet 2018. Des sessions de présentations auront par ailleurs lieu au mois d’octobre, à New-York, en marge du Prix Galien.

    « WeHealth by Servier accompagnera la Fondation PSDC dans le développement de son réseau CareLabs à travers le financement, le co-développement et la mise sur le marché de solutions issues de la technologie d’IA », a précisé le groupe.

  • Follow lève 1 million d’euros pour déployer sa plateforme de gestion de consultation médicale

    La start-up Follow a annoncé le 14 juin 2018 une levée de fonds à hauteur d’un million d’euros. Elle est portée par l’accélérateur West Web Valley, Kima Ventures (le fonds de Xavier Niel), Arkea et des business angels du monde de la santé.

    Follow a conçu un logiciel médical en ligne commercialisé sous forme de SaaS permettant aux praticiens de suivre l’évolution de leurs patients et d’optimiser leurs consultations. À l’origine, la solution est avant tout destinée aux chirurgiens et kinésithérapeutes.

    Les fonds réunis seront utilisés notamment pour :
    • accroître son équipe commerciale et accélérer le déploiement de sa solution ;
    • finaliser et lancer une nouvelle version de la plateforme (version 2) ;
    • développer des versions logicielles à destination de nouvelles spécialités médicales telles la chirurgie digestive ou l’ORL.

    Deux axes stratégiques  – spécialisation et fourniture aux établissements de santé

    Fondée en juillet 2015 par Roman Collin, Marie de la Rochebrochard et Antoine Magliulo, la start-up ambitionne de supplanter les logiciels médicaux traditionnels grâce à une interface ergonomique et adaptée à chaque spécialité. 20 spécialités sont couvertes actuellement.

    La start-up revendique actuellement plusieurs centaines d’utilisateurs de sa plateforme. Elle vise à devenir le fournisseur de spécialistes et d’établissements de santé.

    Il s’agit d’un solution qui permet de faciliter le diagnostic et le suivi des patients.

    Impliquer le patient

    La solution inclut un module patient qui place celui-ci dans un rôle actif, puisqu’il dispose d’un outil accessible en salle d’attente du spécialiste équipé afin de renseigner un questionnaire en vue de faire un bilan préalable à la consultation.

    Grâce à la solution, le praticien peut réaliser des bilans de consultation, ses comptes-rendus opératoires, envoyer ses courriers et les fichiers d’imagerie, etc.

    Agréée HDS, la start-up propose également un module pour exploiter les données recueillies soit pour faire des courbes de progression, soit pour les exploiter dans le cadre de la recherche médicale.

  • Réguler l’IA et la robotisation en santé : le sujet au cœur du colloque d’Ethik-IA, 02/07/18, à Paris

    Ethik-IA, initiative citoyenne et académique française qui se donne pour but de « proposer une série d’outils et de notes de cadrage pour garantir un regard humain sur les algorithmes en santé » et de « dépasser le débat entre surprotection et dérèglementation », organise un colloque prenant pour problématique centrale la régulation de l’IA et de la robotisation en santé.
    Ce colloque, qui se tiendra à Paris le 2 juillet 2018, sera organisé en partenariat avec la chaire santé de Sciences Po Paris et l’Institut Droit et Santé de l’Université Paris-Descartes.

    « Le temps est contraint. Si nous ne déployons pas un cadre en France, les standards des autres pays sur l’IA nous seront imposés », expliquait David Gruson – de la chaire santé Sciences Po Paris – lors de la création d’Ethik-IA. Ce colloque s’inscrit dans ce contexte d’urgence selon les trois principaux axes de travail définis par le groupe pour 2018 :
    – poursuivre le « travail de sensibilisation sur les opportunités de régulation de l’IA auprès des professionnels du sanitaire et médico-social » ;
    – proposer des outils de ‘régulation positive’ de l’IA en France, en établissant « des grands principes clairs », mais « assez ouverts pour favoriser le développement de l’innovation » ;
    – s’attaquer au chantier des ressources humaines car l’IA en santé.

    13h30 : Accueil des participants

    14h00 : Ouverture

    Par le Pr Jean-François DELFRAISSY, Président du Conseil consultatif national d’éthique

    14h30-15h30 : IA, robotisation, certification et normalisation : quelles clés de régulation ?

    Session coordonnée

    Par Maître Delphine JAAFAR (Cabinet Vatier) et Julia PETRELLUZZI (Ethik IA), avec l’intervention de :

    • Dr Isabelle ADENOT, Membre du Collège de la HAS
    • Dr Jacques LUCAS, Vice-Président chargé du Numérique, Conseil national de l’Ordre des médecins
    • Thomas LONDON, Directeur Santé de Mc Kinsey
    • Pr Anne LAUDE, de l’Institut Droit Santé Paris-Descartes
    • Pr Lydia MORLET, del’Institut Droit Santé Paris-Descartes
    • Fabien WAECHTER, Président de l’ADIJ
    • Michel BALLEREAU, Président COS AFNOR et Délégué général FHP
    • Yann MAZENS, de France Assos Santé
    • Yvanie CAILLE, Directrice générale de l’INDS
    • Jérôme CHEVILLOTE, Marketing Director GE Healthcare France et Benelux

    Présentation du projet pilote sur les applications de l’IA en génétique avec l’IHU Imagine

    Par :

    • le Pr Stanislas LYONNET ;
    • le Pr Anita BURGUN ;
    • Nicolas GARCELON

    15h30 : Pause

    15h45-16h45 : IA, robotisation et accompagnement à la transformation des métiers du champ sanitaire et médico-social : comment mettre en œuvre une RSE digitale en santé ?

    Session coordonnée

    Par Judith MEHL et Adrien DEUDON (Ethik IA), avec l’intervention de :

    • Dr Stéphanie RIST, Députée ;
    • Pr Antoine TESNIERE, Vice Doyen Paris-Descartes, chargé d’une Mission ministérielle sur l’évolution de la formation des professionnels de santé ;
    • Pr Salima BENHAMOU, de France Stratégie, auteur du rapport Intelligence artificielle et travail ;
    • Dr Philippe DENORMANDIE, copilote du rapport du « Groupe des 26 » sur l’avenir de l’hôpital ;
    • Gérard VINCENT, Président du CRAPS, délégué général honoraire de la FHF ;
    • Jean-François GOGLIN, Directeur des systèmes d’information et e-santé, FEHAP ;
    • Patrick MALLEA, Directeur IA pour MNH GROUP ;
    • Julien MERAUD, Directeur produit et marketing à Doctolib ;
    • Rodolphe BOURRET, Directeur du Centre hospitalier de Valenciennes ;
    • Mathias DUFOUR, Président de l’association Leplusimportant

    Présentation du projet pilote d’évaluation des impacts RH de l’IA et de la robotisation sur les métiers du champ sanitaire et médico-social

    Par :

    • Angèle MALATRE, Directrice Santé de l’Institut Montaigne

    16h45-17h45 : IA, robotisation et innovation en santé : comment prendre le tournant de la médecine algorithmique et valoriser l’expertise française dans un contexte mondialisé ?

    Session coordonnée

    Par Guillaume DE DURAT (patient et spécialiste e-santé) et Dr Victor de CASTRO (Ethik IA), avec l’intervention de :

    • Jérôme NOUZAREDE, PDG d’Elsan
    • Pr Jean SIBILIA, Président de la Conférence des Doyens de facultés de médecine ;
    • Bernard HAMELIN, Directeur Médical d’Evidence Generation, Sanofi ;
    • Dr Thierry GODEAU, Président de la Conférence des Présidents de CME de Centres hospitaliers ;
    • Olivier CLATZ, Président de Therapixel ;
    • Etienne GRASS, Directeur de Citizen Services, Cap Gemini ;
    • Emmanuelle PIERGA, Directrice générale Orange Healthcare ;
    • Sandrine DEGOS, Présidente de Care Insight ;
    • Pr Jean-François MEDER, Président de la Société française de radiologie ;

    Présentation du projet pilote sur la télémédecine de garantie humaine de l’IA

    Par le Pr Nathalie SALLES, Présidente de SFT-ANTEL, et le Dr Pierre SIMON

    Clôture 17h45

    Par le Pr Guy VALLANCIEN, membre de l’Académie nationale de médecine

    Inscription dans la limite des places disponibles par retour de mail : mehljudith@gmail.com

  • Ramsay Générale de Santé confirme son virage ambulatoire et numérique

    Le numérique, la chirurgie ambulatoire, la télémédecine et l’organisation des services d’urgences pour raccourcir les délais de prise en charge font partie des innovations mises en avant par la Ramsay Générale de Santé (RGDS) lors de la conférence de presse organisée le 14 juin 2018.

    Les principales initiatives du groupe et les développements à venir ont été mis en avant :
    • le portail d’admission numérique pour gérer de bout en bout une hospitalisation et qui va être déployé dans 84% des établissements de la RGDS ;
    • l’affichage multicanal des temps d’admission et de passage aux urgences ;
    • l’expérimentation de télémédecine menée depuis 18 mois au sein de 13 services d’urgences des établissements RGDS en région Île-de-France ;
    • la réorganisation des services d’urgences.

    Les initiatives innovantes ont du mal à trouver leur chemin au sein du système de santé car les financements actuels sont dédiés aux parcours de soins et formes de prises en charges formalisés. La priorité selon lui est de « sortir de l’impasse financière ».

    Concernant les actions futures, Pascal Roché, directeur général de RGDS, a fait savoir que comme le reste de acteurs de la santé, la RGDS était en suspens des annonces du Président de la République prévues « à l’été 2018 » et du ministère de la Santé, mais qu’elle comptait exploiter les possibilités de financement de l’Article 51.

    Le numérique – une priorité au bénéfice du patient

    Portail patients : 30% des admissions se font via le portail

    Olivier Tarneaud, directeur marketing et digital, a présenté le portail patient Ramsay Services lancé en juin 2017 qui rend possible un parcours de soin numérique de bout en bout et déployé au sein de 12 établissements pilotes. Au cours de l’été 2018, le portail sera déployé dans plusieurs dizaines d’établissements et le taux d’admission en ligne visé pour fin 2018 est de 50%.

    Il accompagne les patients avant, pendant et après l’hospitalisation avec les fonctionnalités suivantes :

    • création de compte et inscription/admission en ligne ;
    • choix hôtelier ;
    • prise en charge mutuelle (calcul du reste à charge) ;
    • contractualisation de services à l’hôpital ;
    • demande de services d’accompagnement ;
    • conseils pratiques ;
    • délivrance d’un pass sous forme de QR code ;
    • questionnaires de satisfaction.

    Deux nouvelles fonctionnalités disponibles depuis peu ont été ajoutées : la signature électronique de l’ensemble des documents par les patients, avec un taux d’utilisation de 45% et le paiement en ligne.

    Le portail est également accessible via l’application RGDS qui propose les fonctionnalités suivantes :

    • faire son admission ;
    • trouver un service d’urgences ;
    • trouver un médecin ;
    • trouver un établissement.

    Télémédecine

    Pour lutter contre la pathologie constituant la première cause de handicap en France, à savoir l’AVC, la RGDS a lancé une expérimentation il y a un an et demi à l’Hôpital privé d’Antony, pilote du projet. En mars 2018, Ramsay Générale de Santé a généralisé cette expérimentation dans ses 13 services d’urgences en région Île-de-France en partenariat avec l’Outil Régional de Télémédecine en Ile-de-France (ORTIF) qui permet de mettre en lien les urgentistes avec les équipes d’unités neurovasculaires.

    Le Dr Philippe Souchois, directeur des opérations adjoint, a rappelé que le prérequis à la réussite de ce projet résidait dans la coordination des professionnels de santé et la constitution d’équipes pluridisciplinaires.

    Concernant la poursuite du projet, le Dr Philippe Souchois annonçait :

    • avant l’été ou au cours de l’été 2018, le lancement d’une application Ortif pour smartphone ;
    • un élargissement de la télémédecine, et surtout de la téléconsultation et de la télé-expertise, à d’autres spécialités comme la radiologie avec un pilote dans la clinique Maussins du 19e arrondissement de Paris ; les urgences en psychiatrie sont également une priorité, suivies par la télé-expertise en soins de suite et de réadaptation ; certaines réunions de concertation pluridisciplinaires ont déjà lieu via l’outil ORTIF ; la cancérologie dermatologique, déjà en place à l’Hôpital Paul d’Égine ; enfin des discussion sont en cours avec un opérateur d’Ehpad pour la gériatrie.

    La priorité aujourd’hui reste la création d’un réseau de professionnels entre les différents établissements de la RGDS en vue de la généralisation du dispositif à l’ensemble des établissement du groupe.

    Application mobile pour suivre les délais d’admission en urgences et les temps de passage

     

    Le groupe a décidé de communiquer en toute transparence sur les délais d’attente en service d’urgences pur répondre à une demande forte des patients.

    Le groupe a décidé de franchir le cap s’obligeant à améliorer les indicateurs qui y sont associés : de bons processus d’organisation et une pratique médicale optimale.

    Le groupe a pris le parti d’afficher le temps d’attente entre l’admission et le 1er contact avec un soignant dans 20 de ses établissements.

    Fin 2017, le groupe est allé plus loin en affichant également le temps moyen passé aux urgences qui représente le délai entre l’admission et la sortie des urgences. Actuellement, 11 services d’urgences diffusent le temps de passage.

    Ces informations font l’objet d’une diffusion multicanale : site internet de l’établissement, l’écran de la salle d’attente, application mobile.

    L’ambulatoire bien inscrit dans la stratégie du groupe

    L’ouverture d’un établissement en avril 2018 reposant sur un modèle hospitalier basé sur l’ambulatoire est l’initiative la plus illustre de la stratégie du Groupe dans le champs de l’ambulatoire.

    L’Hôpital privé Dijon Bourgogne est un établissement récemment inauguré qui a nécessité un investissement de 70 millions d’euros. Il est entièrement pensé autour d’un parcours du patient en ambulatoire. En 2018, ce sont 67 % d’actes chirurgicaux qui sont effectués en ambulatoire (52 % pour la moyenne nationale 2017).

    La Clinique Monticelli-Vélodrome du groupe, spécialisée en chirurgie ophtalmologique et orthopédique affiche un taux de chirurgie ambulatoire de 94,4%.

    Une batterie d’outils communs à l’ensemble des établissements du groupe existe :

    • le dossier patient commun qui est maintenant informatisé ;
    • le « passeport ambu’ » remis au patient ;
    • le système informatique dédié au parcours de soins en ambulatoire notamment dans la phase post-opératoire.

    Les axes de développement concernant le volet ambulatoire de la RGDS sont :

    • progression du taux dans toutes les activités et traitement de pathologies de plus en plus lourdes en ambulatoire ;
    • développement de la récupération rapide/améliorée après chirurgie ;
    • développement de services proposés aux patients via le portail Ramsay Services, notamment pour sécuriser le retour au domicile.

    La prise en charge de la douleur est au cœur des préoccupations du groupe et le Dr Philipe Souchois a annoncé à ce titre des publications à venir.

    Innovation organisationnelle des services d’urgences

    Afin de faire face à un nombre grandissant de patients accueillis au sein du service des urgences de l’hôpital de l’Ouest Parisien à Trappes – en moyenne 50 000 personnes par an – et notamment assurer une prise en charge des patients qui se présente au service tout en ne nécessitant pas des soins immédiats, Ramsay Générale de Santé a réfléchi à une organisation innovante qui repose sur l’optimisation de la gestion des flux.

    Romain M’Bow Wolny, médecin urgentiste de l’hôpital de l’Ouest Parisien à Trappes, a insisté sur le levier organisationnel dont l’objectif principal consiste à maîtriser les flux, qui vient compléter une réorganisation de l’infrastructure fondée sur le principe de la « marche en avant ».

    L’établissement a notamment mis en place :

    • un protocole de prise en charge avec prise de sang et examens effectués dès l’accueil pour une certain nombre de consultations ;
    • un parcours post-urgences avec des consultations à effectuer dans le jours suivant la présentation du patient au service d’urgences ;
    • sectorisation de l’activité en fonction du motif de consultation avec des équipes dédiées.

    Le financement est le ressort de la percée de l’innovation

    Parce que les urgences doivent rester réservées au vital, Pascal Roché a déclaré que la RGDS croit beaucoup en fonction des besoins à d’autres formes d’organisation adaptée. Il cite l’existence de 7 accueils non programmés, des services qui accueillent des patients entre 8h et 22h, week-end compris, avec sur place des services de biologie ou d’imagerie pour répondre à un besoin réel au sein des hôpitaux ancrés dans des territoires avec des besoins spécifiques.

    Il soulignait à ce titre la difficulté de mise en œuvre de l’innovation organisationnelle en déclarant l’absence de financement pour ce genre de structure : « tout ce qui n’est pas tarifé n’existe pas aux yeux de l’assurance maladie ». 

  • TCC

    Thérapie cognitivo-comportementale null

  • Levée de fonds de 4,6 M€ pour Sensome afin de lancer son dispositif connecté du traitement de l’AVC

    La start-up Sensome, qui développe un petit capteur capable d’identifier les tissus biologiques, a annoncé par communiqué le 11 juin 2018 avoir finalisé un nouveau tour de financement de 4,6 millions d’euros pour lancer son premier produit, le guide neurovasculaire intelligent Clotild.

    Kurma Partners a mené le consortium de capitaux-risqueurs (Paris Saclay Seed Fund, Idinvest Partners) et d’investisseurs historiques, et le fonds BNP Paribas Développement les a rejoints.

    “Ce tour de financement nous permettra de réaliser un essai clinique et de lancer Clotild™ sur le marché européen, mais également d’explorer de nouvelles applications de notre technologie”, a déclaré Franz Bozsak, président et co-fondateur de Sensome. 

    La start-up Sensome, anciennement Instent, avait bouclé une première levée de fonds en juillet 2017 .

  • La société de télémédecine suédoise Kry lève 53M€ pour se lancer en France et au Royaume-Uni

    Kry annonce avoir bouclé une série B de 66 millions de dollars, soit 53 millions d’euros.

    Ce tour de table est mené par Index Venture, aux côtés de ses investisseurs actuels Accel, Creandum et Project A.

    La priorité de ce nouveau financement est donnée à l’expansion internationale du service : la société indique vouloir utiliser cet investissement pour « renforcer ses équipes internationales et poursuivre son développement géographique, notamment en France et au Royaume Uni. » Mais il s’agira aussi d’élargir l’offre médicale sur les marchés existants, constitués actuellement de la Suède, de la Norvège et de l’Espagne. 

    En 2017, la plateforme avait déjà réuni près de 23 millions de dollars (20 millions d’euros), lors d’une série A.

    Plus de 300 médecins adhérents

    Kry est une application disponible sur mobiles et tablettes, proposant des consultations en vidéo. La société promet un accès simple à des professionnels de santé en moins de 15 minutes et a enregistré plus de 350 000 consultations en moins de deux ans. En Suède, Kry revendique 3% des visites médicales et collabore avec plus de 300 médecins. La société opère également en Norvège et en Espagne.

    La start-up a été fondée en Suède en 2014, pays pionnier en Europe dans le développement de la médecine numérique.