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  • « Il faut laisser aux acteurs la liberté de s’organiser » A.Buzyn au 42e Congrès de la Mutualité

    Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, recensait l’ensemble des actions engagées par son ministère depuis le début du quinquennat lors d’un discours prononcé le 15 juin 2018 à l’occasion du 42ème Congrès de la Mutualité. Son discours a été diffusé par un communiqué le 18 juin 2018. La ministre a esquissé à grands traits les axes structurants de son action.

    • Choix arrêtés depuis le début du quinquennat « pour adapter notre protection sociale »
      • Suppression du RSI et du régime de Sécurité sociale étudiant ; 
      • 100% Santé : projet de reste à charge zéro sur les équipements optiques, auditifs et dentaires.

    « C’est une des premières fois, à ma connaissance, peut-être même la première fois, qu’on définit l’absence de reste à charge comme résultant de l’intervention combinée de l’Assurance maladie et de la complémentaire ». Agnès Buzyn, 15 juin 2018.

    • Mesures prises par le gouvernement en matière de prévention :
      • Tabagisme : hausse du prix du tabac et remboursement des substituts nicotiniques ; 
      • Extension de la couverture vaccinale obligatoire pour les enfants ;
      • Article 51 de la LFSS 2018 : pour soutenir l’innovation organisationnelle dans les domaines préventifs et curatifs.
    • Plan d’accès aux soins (octobre 2017) :
      • soutenir la coopération interprofessionnelle, notamment dans le cadre de l’accompagnement des pathologies chroniques aux parcours complexes.

     « Je veux encourager les dynamiques qui partent des territoires, car c’est là que se trouvent les idées qui fonctionnent et qui pourront être proposées dans d’autres endroits ». Agnès Buzyn, 15 juin 2018.

    • Plan de transformation du système de santé (13 février 2018) :
      • valoriser la qualité et la pertinence des soins ; 
      • réformer le financement de l’hôpital et des soins de ville en tenant compte, dans les modèles tarifaires à l’activité, des besoins des patients chroniques ; 
      • porter le virage numérique et mettre les systèmes d’information en santé au service de la coordination et de la continuité des soins ; 
      • attention portée aux enjeux des ressources humaines à l’hôpital ; 
      • territorialisation du système de santé.

  • Télémédecine : la CSMF signe à son tour l’avenant conventionnel n° 6

    La CSMF a signé, le mercredi 13 juin 2018 durant un point presse commun avec Nicolas Revel, directeur général de l’Assurance maladie, l’avenant n°6 à la convention de 2016 sur le déploiement de la télémédecine en France. Cette convention est ainsi désormais signé, en plus de l’Assurance maladie, par quatre syndicats représentants des médecins libéraux :
    – la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF),
    – MG France,
    – Le Bloc, 
    – le Syndicat des médecins libéraux (SML).

    Si Le Bloc met en avant sa volonté de permettre, par la signature de cet avenant, une télémédecine conventionnée de qualité et non pas commerciale, la CSMF est revenue sur 5 raisons principales l’ayant motivée à rejoindre la convention :
    – le renouvellement du dialogue entre le ministère des Solidarités et de la Santé d’une part et les médecins libéraux d’autre part ;
    – l’engagement d’Agnès Buzyn pour la fin des prises de décisions unilatérales par le directeur de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie ;
    – l’obtention d’un tiers payant généralisable, non obligatoire, plutôt que généralisé, obligatoire ;
    – la volonté de travailler à la réussite d’une politique de la pertinence des soins et de leurs tarifs ;
    – la volonté de la CSMF de participer à l’innovation en santé.

    La fédération des médecins de France (FMF), délibérera quant à sa signature de l’avenant pendant la dernière quinzaine du mois de juin 2018. La position de l’Unocam (représentant les organismes complémentaires santé, ou mutuelles, des associations de patients et des structures représentant de jeunes médecins) est par ailleurs toujours attendue.

    Dialogue renouvelé entre la CSMF et la ministre des Solidarités et de la Santé

    Cette reprise de dialogue entre le ministère et le syndicat a été permise par la désignation d’Agnès Buzyn, en mai 2017, comme ministre des Solidatités et de la Santé.

    Engagement de la ministre contre les décisions unilatérales de l’Assurance maladie

    La CSMF s’est félicitée d’avoir obtenu l’engagement du gouvernement – sous la forme d’une lettre de Mme Agnès Buzyn – pour la suppression de l’article 99 de la LFSS 2017, qui autorise le directeur de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie à décider unilatéralement de la baisse tarifaire des actes médicaux. La CSMF jugeait en effet « incompatible » avec une éventuelle signature de la convention une telle situation.

    Obtention d’un tiers payant généralisable, non obligatoire

    Depuis l’année 2014, la CSMF s’opposait au tiers payant généralisé obligatoire. L’issue de cette lutte – la mise en place d’un tiers payant généralisable, non obligatoire – a contribué à la décision de la CSMF d’adhérer à la convention.

    Travailler pour la pertinence des soins et de leurs tarifs

    La CSMF s’affirme « résolument contre la politique du rabot tarifaire » : le syndicat défend la démarche de pertinence des soins, démarche de négociation des tarifs entre les patients, les professionnels de la santé et la Caisse Nationale d’Assurance Maladie.

    Dans ce cadre, la CSMF se donne comme rôle de « travailler sur les indicateurs de l’évaluation de la pertinence, qui seront essentiels pour la réussite de cette politique ».

    Se lancer dans l’innovation en santé

    D’après la CSMF, la télémédecine (téléconsultation qui sera mise en place selon la convention à partir du 15 septembre 2018 et la téléexpertise qui sera mise en place selon la convention à partir de février 2019 et dont les tarifs doivent être revus) pour tous les Français et pour les médecins, s’accompagne de l’apparition de nouvelles pratiques professionnelles, médicales, que le syndicat veut participer à développer. De même, elle compte s’engager pour le développement et le déploiement d’outils connectés, de l’intelligence artificielle, tout « en veillant aux intérêts et aux valeurs de la médecine libérale ».

  • La manche connectée de Quantmetry au CHU de Strasbourg pour prévenir le lymphœdème (cancer du sein)

    La start-up Quantmetry, spécialisée dans le développement d’algorithmes alliant big data et IA, a collaboré avec les Hôpitaux Universitaires de Strasbourg pour mettre en place une manche connectée qui vise à prévenir les complications chez les patientes d’un cancer du sein, selon un communiqué de la start-up de fin mai 2018.

    La coopération entre les deux acteurs s’inscrit dans le projet « Lymphometry » mené depuis 2015 par le Dr Carole Mathelin dont l’objectif consiste à comprendre l’apparition du lymphœdème, conséquence d’une ablation des ganglions axillaires dans le cadre d’une chirurgie du sein à la suite d’un cancer.

    Le bénéfice de la solution va être testé au cours d’un essai clinique mené par les Hôpitaux Universitaires de Strasbourg conduit en 2018 et impliquant une cinquantaine de patientes.

    Des capteurs étirables qui veillent

    Le dispositif mis en place par Quantmetry se présente sous la forme d’une manche que les femmes ayant subi une chirurgie à la suite d’un cancer du sein enfilent à leur bras. Les capteurs connectés qui composent la manche sont étirables de façon à s’adapter à la forme du bras et prennent des mesures de la circonférence du bras en vue de détecter un éventuel gonflement.

    Il s’agit d’un complication courante, le lymphœdème, qui peut intervenir après une chirurgie associée à une ablation des ganglions axillaires et la manche doit permettre sa détection la plus précoce possible afin de mettre en place des mesures préventives.

    Big data

    Les mesures effectuées sont recueillies dans une application et servent à des analyses plus approfondies.

    L’application permet d’autres actions comme le renseignement par les patientes des activités menées pour détecter si un type d’activité peut représenter un risque aggravant du phénomène.

    Les données recueillies sont toutes cryptées, désidentifiées et stockées sur un serveur certifié pour l’hébergement de données de santé.

    Quantmetry est spécialisée dans la valorisation des données grâce à la création de solutions fondées sur le machine learning, l’IA et le big data.

  • « La révolution des SI hospitaliers doit se poursuivre » Conférence Grant Thornton – Cerner 2/2

    Les entreprises Grant Thornton et Cerner organisaient conjointement le 14 juin 2018 une conférence intitulée « Les systèmes d’information dans le domaine de la santé : réussir son virage stratégique ». 

    Les représentants des principales fédérations hospitalières – FEHAP, FHF (Fédération Hospitalière de France), FHP (Fédération de l’hospitalisation privée) et Unicancer – étaient réunis pour évoquer les défis se présentant actuellement aux établissements hospitaliers de France, en matière de système d’information et de structuration des parcours des patients notamment.

    Jacques Leglise, Directeur général de l’Hôpital Foch, Président de la conférence des DG d’hôpitaux MCO de la FEHAP

    Nous traversons actuellement une phase de « révolutions en matière d’évolution des systèmes d’information » hospitaliers, qui être illustrée à quatre niveaux :

    1. Révolution technologique : J. Leglise est convaincu de la pertinence de l’utilisation de l’intelligence artificielle en santé, dans le domaine de l’imagerie notamment. Dans 5 ans, les innovations technologiques seront telles qu’elles bouleverseront l’organisation interne des hôpitaux. Elles permettront par exemple de trier les images médicales avec un taux de fiabilité « remarquable ». 

    2. Groupements hospitaliers de territoire : Pendant 30 ans, les DSI hospitaliers ont peiné sur les questions de l’interopérabilité, le DMP, le workflow de prescription, etc. La loi du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé qui créé les GHT c »omporte des erreurs », selon J. Leglise : l’ancrage territorial des GHT est encore lacunaire. Au delà des GHT, comment s’ouvrir aux acteurs de santé, aux patients, aux médecins, aux données de télémédecine ? La question reste entière.

    3. Place du patient : depuis 30 ans, les systèmes d’information sont conçus autour des professionnels de santé. Aujourd’hui, les patients veulent être acteurs de leur santé, notamment les malades chroniques. Les systèmes d’information ne sont pas encore suffisamment tournés autour du patient.

    4. Enjeux financiers des données de santé : la France accuse un certain retard en matière d’organisation des données de santé et gagnerait à s’inspirer d’exemples étrangers. A titre d’exemple, le Danemark est performant en matière d’essais cliniques car est parvenu à structurer les données de santé des patients, pour leur permettre d’y accéder quelque soit leur dispositif.

    Ces quatre composantes de l’évolution actuelle « comportent une part obscure »

    1. Offre de services abondante et illisible : pour les décideurs, comment choisir dans la profusion des offres, des promesses, des volumes d’investissements ? Les industriels doivent changer de paradigme et rendre leur offre de services plus lisibles.

    2. Cybersécurité : les hôpitaux sont des proies particulièrement sensibles car les données hébergées en leur sein ont une valeur importante. Il est à ce titre « étonnant » qu’ils n’aient pas encore fait l’objet de cyberattaques de grande envergure. Les outils actuels ne permettent pas encore de bien protéger les bases, d’après l’intervenant.

    3. La protection des données personnelles nécessite des investissements supplémentaires. 

    Pascal Briot : DGA, centre Unicancer Eugène Marquis, Rennes

    Quelques éléments de présentation sur Unicancer

    Unicancer est le premier promoteur d’essais cliniques en oncologie à l’échelle européenne, à l’origine des stratégies EVOLPEC 1 et 2, orientées sur l’extérieur et la prise en charge à domicile des patients avec les objets connectés.

    La cancérologie s’oriente aujourd’hui vers des soins de moins en moins invasifs, de plus en plus sophistiquées avec une présence moindre du patient à l’hôpital.

    Ce nouveau modèle de prise en charge va de paire avec l’autonomisation du patient, le recours accru à la télémédecine et la progression de la e-santé.

    « L’enjeu n’est plus la gestion du nombre de lits pour assurer des prises en charge mais la gestion du parcours du patient ». Pascal Briot.

    Pascal Briot rappelle qu’avec le développement de l’immunothérapie, on tend aujourd’hui à « ramener le patient à l’hôpital ». Il convient donc de « ne pas emprunter trop hâtivement des voies incertaines » en matière de prise en charge.

    Le patient est aujourd’hui plus informé, actif et connecté. Il convient donc de mettre en place des outils de mesures des résultats rapportés par un patient (PROMs) tout au long de sa prise en charge. Les ressentis des patients pèsent sur les décisions des dirigeants hospitaliers.

    L’avenir de la cancérologie : un patient et des soins connectés

    Une santé connectée pour des soins délivrés plus efficacement : l’enjeu actuel est triple. Il consiste à intégrer des plateformes big data pour aller jusqu’à la prise de décision clinique, adopter une approche territoriale, développer la télémédecine notamment dans les Outres-Mers (il n’y a à titre d’exemple aucune Oncologue à Saint-Pierre et Miquelon).

    Du Big Data aux objets connectés : 

    • ESME : épidémiologie couplée à une stratégie médico-économique pour améliorer la prise en charge des patients à partie des données de vie réelles. Elle compte 3 plateformes de données pour 70 000 patients attendus.
    • ConSoRe (continuum soins recherche) : ce moteur de recherche en cancérologie permettra d’accroître la connaissance en cancérologie en retrouvant des informations dans des centaines de milliers de dossiers.
    • Des outils connectés pour suivre le parcours de soins à domicile : e-DomSanté (Institut bergonié, bordeaux) ;  MyCurie (Institut Curie à Paris) ; IPCConnect, (Institut Paoli Calmettes, Marseille), CAL & YOU (Centre Antoine Lacassagne de Nice) ; Parcours « après-cancer » (Centre Oscar Lambret à Lille); Projet d’IA au Centre Béard de Lyon, CEM@Santé (Centre Eugène Maquis – Rennes).

    Emmanuel Daydon : secrétaire général de la FHP

    La FHP est en cours de finalisation du programme qui se substituera au plan « hôpital numérique » dans quelques mois (avec la DGOS). Parmi les sujets stratégiques déterminants, il faut numériser les services aux patients non encore digitalisés, sécuriser l’usage des données de santé et maîtriser la problématique de l’évolution des SI à l’hôpital.

    Alexis Thomas, directeur de cabinet, FHF

    Directeur de cabinet à la FHF, Alexis Thomas identifie les cinq priorités suivantes :

    • 1.approche populationnelle en santé : la FHF entend soutenir le développement des outils numériques qui vont de paire avec l’approche populationnelle en santé. Celle-ci vise à maintenir le bien être et la santé d’une population sur territoire donné. Elle s’inspire des modèles américains Keiser et Geisinger et consiste à identifier une population présentant un besoin de santé particulier, la stratifier, élaborer des programmes cliniques adaptés au suivi de cette population. La FHF expérimente déjà ce mode de prise en charge dans plusieurs départements dont la Nièvre.
    • 2.Intelligence artificielle et santé : La FHF a créé un fond d’innovation et de recherche pour encourager l’imagerie et le codage. La Fédération a lancé une enquête en ligne à destination des professionnels de santé, dont les résultats seront présentés le 5 septembre 2018 à l’occasion des Universités d’été de la FHF. Celle-ci annonce par ailleurs la création d’une Chaire sur le sujet.
    • 3.Mise en œuvre « intelligente et pragmatique » du RGPD et accompagnement des établissement sur le sujet (articles 43 et 48 notamment).
    • 4.Plan Ehpad numérique ou plan numérique sur le médico-social : la FHF a élaboré 22 propositions pour transformer le système de santé  : elle souhaite notamment créer des liens avec les groupements hospitaliers sur le volet « parcours et numérique » au sein des établissements pour soutenir des activités de lien sociale.
    • 5.Volet Ethique : « primum non nocere », la FHF souhaite éviter que la confiance dans le système s’érode.

    La journée de colloque s’est poursuivie avec l’organisation de trois tables-rondes consacrées aux thèmes suivants :

    • Table-ronde n°1 : « Nouveaux systèmes d’information, vers une architecture ouverte et un partage de données » ; 
    • Table-ronde n°2 : « Optimisation des systèmes d’information organisationnels » ; 
    • Table-ronde n°3 : Cybersécurité.

    Les conférences ont fait l’objet d’une captation, qui sera prochainement mise en ligne à cette adresse.

  • Silver économie : les lauréats 2018 de la Bourse Charles Foix

    Silver Valley, écosystème de 300 acteurs de la Silver économie francilienne qui se donne pour but de soutenir les initiatives dans ce domaine, a dévoilé, le 13 juin 2018, les trois lauréats de la 15ème édition de la Bourse Charles Foix.

    Le jury, constitué d’experts et de séniors, a alloué un montant total de 45 000 euros à 3 entreprises françaises dont l’offre a été jugée particulièrement innovante sur le marché de la Silver économie :
    – Courseur, qui propose un service collaboratif de livraison à domicile ;
    – Neuradom, qui développe un programme innovant conçu pour aider les personnes âgées en situation de handicap à recouvrir leur autonomie ;
    – 2 Min Ensemble!, qui propose un jeu de société censé favoriser l’interaction entre générations.

    1er lauréat de la Bourse Charles Foix

    Courseur, service de courses collaboratives entre particuliers

    Le premier lauréat de la Bourse Charles Foix est l’entreprise Courseur, qui déploie une application du même nom, un service de courses entre particuliers. Ce service collaboratif veut prendre le relais des services de livraison à domicile que les magasins n’assurent que dans un court rayon autour des lieux de vente et ainsi venir en aide aux personnes en perte d’autonomie, incapables de subvenir à leurs besoins par leurs propres moyens.

    Fonctionnement de l’application

    Plus concrètement, l’application, disponible et téléchargeable sur smartphone, permet de :

    • se faire livrer : il est possible de choisir un créneau de livraison et des produits des magasins partenaires de Courseur avant de payer en ligne ces produits et le livreur ;
    • devenir livreur : le livreur peut indiquer sur l’application un créneau de courses. Les listes de courses de particuliers voisins du livreur utilisant Courseur lui sont alors envoyées via l’application. Un livreur reçoit un dédommagement de 2,5 euros par course et une contrepartie de 10% des courses réalisées.

    Perspectives

    L’entreprise souhaite étendre ses partenariats avec des magasins autres que Leaderprice, partenaire actuel de Courseur.

    2ème et 3ème places

    2ème lauréat de la Bourse Charles Foix : Neuràdom

    La deuxième place a été décernée à Neuràdom, qui propose AutonHome, un service innovant de rééducation complexe et de remise en condition physique à domicile destiné aux personnes atteintes d’un handicap transitoire : par ce service de télé-rééducation, Neuràdom se donne pour objectif de démocratiser la rééducation.

    Neuràdom s’adresse en particulier :

    • aux personnes victimes d’AVC présentant des séquelles telles que la paralysie, afin de faciliter leur rééducation ;
    • aux patients atteints par la maladie de Parkinson, pour favoriser le contrôle des mouvements ;
    • aux personnes souffrant de maladie d’Alzheimer afin de ralentir la progression de la pathologie et l’apparition de complications cognitives, motrices ou perceptives ;
    • aux personnes présentant des syndromes post-chutes pour améliorer leur autonomie, leurs facultés déambulatoires, et lutter contre les facteurs de rechute.

    Cette solution prend la forme d’un logiciel de vision 3D personnalisable, commandé par ordinateur et connecté au praticien, fondé sur les protocoles médicaux qui définissent les prises en charge dans les centres de soins.

    3ème lauréat de la Bourse Charles Foix : 2 Min Ensemble !

    Le jury a décerné la troisième place à l’entreprise 2 Min Ensemble, qui propose un jeu de société conçu pour favoriser les interactions entre les générations.

    Il comprend 52 cartes (associées à des souvenirs, des expériences, etc.), et ses règles sont censées aider les jeunes ou les anciens à rendre plus intelligibles aux oreilles de l’autre des éléments de leur vie passée ou présente.

    La récompense

    La récompense est d’abord financière :

    • 10 000 euros sont accordés au 3ème lauréat.
    • 15 000 euros sont accordés au 2ème lauréat.
    • 20 000 euros sont accordés au 1er lauréat.

    Il est également accordé aux lauréats :

    • une adhésion gratuite à Silver Valley pendant deux ans ;
    • un accès à 6 mois d’hébergement gratuits au sein de la plateforme Silver Innov.
  • Etude : pourquoi les applis mobiles de santé mentale sont sous-utilisées

    Les applications mobiles offrent un fort potentiel d’amélioration des soins de santé mentale mais sont sous-utilisées.
    Des chercheurs américains et australiens ont mené une revue de la littérature* afin de connaître les causes de ce faible engagement.
    Les résultats publiés le 5 juin dans Evidence Based Mental Health Month (groupe British Medical Journal, BMJ) mettent en évidence une conception médiocre des applis et des problèmes de confidentialité.

    L’intérêt de la psychiatrie pour la e-santé

    Deux-tiers des applications mobiles dédiées à une maladie portent sur un trouble psychologique. La grande majorité des applications mobiles qui s’adressent aux dépressifs relèvent du bien-être et non de la prise en charge médicale. Cependant, face au manque cruel de psychiatres, ces derniers s’intéressent de près aux applis mobiles d’aide au diagnostic ou de prévention. Contre les troubles anxieux par exemple, des conseils simples pour affronter des situations de stress permettent à chacun de renforcer ses défenses. De même, les carnets de jour sur lequel le patient répond régulièrement à des questions sur son humeur ou encore son sommeil permettent de faire une évaluation écologique instantanée (EEI), autrement dit de retranscrire la réalité de l’instant.

    Et même si ces outils ne remplacent pas la consultation en face à face, ils sont porteurs d’espoir à l’heure où la dépression est principale cause d’invalidité dans le monde et les taux de suicide augmentent. En dépit des preuves scientifiques de la pertinence de ces outils et des besoins croissants, l’utilisation clinique de ces applis reste limitée. C’est pour comprendre cette situation paradoxale que des chercheurs américains et australiens ont mené une étude de la littérature.

    Tout d’abord, les chercheurs soulignent que cette faible adhérence touche l’ensemble des applications mobiles de santé. Selon les études menées par les industriels eux-mêmes, 74% des utilisateurs cessent de se servir de leur appli après 10 usages.

    Résultats : 5 freins

    L’étude de la littérature a ensuite permis d’identifier plusieurs causes à ce manque d’intérêt sur la durée pour les applications mobiles de santé mentale. Les résultats ont été publiés le 5 juin dans Evidence Based Mental Health Month (groupe BMJ)

    • Des applis pas très « user friendly »

    La difficulté d’utilisation constitue un frein majeur. Une étude nationale a par exemple fait ressortir que le temps nécessaire pour rentrer les données personnelles était la raison la plus souvent avancée pour abandonner l’utilisation. Dans une autre étude, plus de 50% des personnes qui souffraient de dépression éprouvaient des difficultés à rentrer les informations concernant leur humeur. Globalement, les utilisateurs déclarent qu’ils avaient sous-estimé le temps nécessaire pour faire ces notifications.

    • Des applis éloignées des besoins des utilisateurs

    Ces outils qui visent l’autonomisation des patients ne répondent pas toujours à leurs attentes. Plusieurs études montrent que le suivi des symptômes – souhaité par les médecins- peut avoir une influence négative sur l’humeur des patients. Et ces derniers ne sont pas toujours désireux de remplir ce carnet de bord. Les patients sont demandeurs de fonctionnalités les aidant à résoudre des problèmes quotidiens tels qu’être capable de repérer des signes d’alerte précoce pour les bipolaires. Ils réclament aussi plus de soutien émotionnel.

    • Des applis peu respectueuses de la vie privée

    Les chercheurs ont constaté que beaucoup d’applis n’offrent aux utilisateurs aucune protection de leurs informations personnelles de santé et que certaines les vendent. Ils citent une enquête menée en 2017 qui révélait que seulement 30% des applications appliquaient une vraie politique de confidentialité. Une étude australienne, menée quant à elle en 2015, a montré que sur les 79 applis certifiées fiables par le NHS 89% transmettaient des données à un tiers et aucune ne disposait d’un système de cryptage… « 

    • Le manque de preuves d’efficacité

    Si les patients abandonnent leur appli de santé mentale rapidement, c’est sans doute aussi par défiance. Les auteurs de l’étude ont constaté que des publicités vantant les mérites de ces outils suscitaient un scepticisme certain chez les utilisateurs. « Bien que les preuves cliniques pour les applications soient minimes, le nombre d’applications directement téléchargeables aujourd’hui est énorme, plus de 10 000 applications rien que pour la santé mentale, » écrivent les auteurs de cette revue de la littérature.

    • L’inutilité en période de crise

    Les chercheurs notent également que ces outils ne sont d’aucune aide lors de moments de crises, tels que des pensées suicidaires. Les applications consacrées à l’automutilation seraient abandonnées pour ce manque d’efficacité au moment crucial. Les agents conversationnels ne sont pas suffisamment conçus non plus pour gérer ces crises.

    Comment favoriser l’adoption des applications

    Les auteurs de cette étude fournissent donc plusieurs pistes pour améliorer l’utilisation des applications mobiles de santé mentale.

    • impliquer les utilisateurs dans la conception de ces applis
    • concevoir des applis qui ne remplacent pas les professionnels de santé mais qui complètent la prise en charge
    • éduquer les patients aux technologies mobiles de la santé
    • développer des applis capables d’offrir un soutien en période de crise 

    Cependant, les auteurs de cette étude sont conscients que l’application la mieux conçue ne sera jamais utilisée si les usagers ne parviennent pas à faire leur marché. Ils appellent donc de leurs voeux une régulation du marché afin d’orienter les utilisateurs vers les meilleurs dispositifs.

  • « Il y a une continuité entre e-learning et supports de formation en VR » (J-E Lucas, Santé Formapro)

    Le 6 juin 2018, Santé Formapro, spécialiste des formations en e-learning médical, annonçait un partenariat entre sa filiale 2J Process et le Centre Hospitalier Sainte-Marie Nice.

    Cette collaboration vise à concevoir et développer un nouveau support de formation à la gestion de la violence en psychiatrie utilisant la réalité virtuelle (VR) afin d’offrir une expérience pédagogique immersive au personnel soignant, en particulier aux infirmiers.

    Health & Tech Intelligence a rencontré Jean-Eric Lucas, CEO de Santé Formapro, qui s’est, à cette occasion, exprimé sur son activité de conception, développement et déploiement de supports de formation en e-learning et maintenant également en réalité virtuelle.

    Le groupe Santé Formapro a développé de nombreuses formations en e-learning : pourquoi se lancer dans la réalité virtuelle ?

    Pour nous, la réalité virtuelle, c’est l’étape qui suit naturellement le e-learning : il y a continuité entre e-learning et supports de formation en réalité virtuelle.

    D’abord, la réalité virtuelle permet, comme les supports de e-learning devenus habituels, de former des professionnels de santé éventuellement à distance des enseignants, par l’intermédiaire d’exercices, de vidéos, etc.

    Puis, la réalité virtuelle est particulièrement utile dans les enseignements qui nécessitent des exercices de simulation : la réalité virtuelle permet une simulation particulièrement efficace, plus efficace encore que lors de formations classiques (en présence de formateurs). En effet, les techniques de réalité virtuelle « trompent le cerveau » en lui imposant l’environnement virtuel, de simulation, comme seule réalité : il est pertinent de recourir à des techniques de réalité virtuelle pour des modules d’enseignement de simulation car la réalité virtuelle permet une totale immersion dans la situation simulée.

    C’est par ailleurs une technologie que nous ne pouvions utiliser plus tôt car elle n’était pas encore assez avancée. Nous pouvons enfin y recourir puisqu’elle a, ces dernières années, rapidement évolué. Elle permet enfin des coûts matériels acceptables pour les établissements, des images d’une résolution suffisante pour une immersion optimale.

    Au fond, proposer des modules d’enseignement en réalité virtuelle, c’est servir les professionnels de santé par la technologie, rester à la pointe de l’enseignement à distance.

    Le support de formation à la gestion de la violence en psychiatrie que vous mettez en place en ce moment en collaboration avec l’hôpital Sainte-Marie de Nice relève-t-il vraiment du e-learning ?

    Pour répondre, il faut d’abord rappeler que le terme de « e-learning » peut être défini par « enseignement en ligne, à distance ».

    Dans le cadre des formations destinées aux professionnels de la santé, le e-learning peut donc se manifester par :

    • des modules d’enseignement pouvant être suivis en ligne par des professionnels libéraux depuis l’ordinateur d’un cabinet ;
    • des formations sur site pour les professionnels salariés des établissements de santé.

    Dans ce dernier cas, les plateformes de formation en réalité virtuelle peuvent encore être appelées « formations en e-learning » dans la mesure où elles sont connectées à un réseau. Par ailleurs, comme un dispositif de e-learning classique, les supports en réalité virtuelle que nous concevons permettent au professionnel se former quand il le désire, pendant un intervalle de temps qui peut varier d’un individu à l’autre, sans que l’établissement ait à banaliser des journées entières de formation.

    Finalement, la réalité virtuelle demeure un dispositif de e-learning par son caractère connecté et la souplesse de formation qu’elle permet.

    Concrètement et brièvement, comment fonctionne ce support de formation ?

    Ce support fonctionne à l’aide d’un casque de réalité virtuelle. Le casque immerge l’apprenant dans divers modules de formation correspondant à plusieurs environnements différents (géronto-psychiatrie, coucher des autistes, etc.). L’apprenant, dans cet environnement particulier, est confronté à plusieurs patients éventuellement violents, comme dans une situation réelle. Il devra par exemple détecter les prémisses d’un comportement agressif chez ces patients.

    En fonction de la réaction de l’apprenant à ces prémisses ou à une violence plus manifeste, des choix lui seront proposés, dessinant une arborescence de scénarios, comme dans un jeu vidéo.

    Des règles, techniques et concepts théoriques sont ensuite rappelés à l’apprenant. Le principe pédagogique qui sous-tend le support de formation est le learning by doing, selon lequel il faut expérimenter avant de passer à la théorie. Cependant, les établissements qui disposeront de notre support pourront inverser module pratique et module théorique, en fonction des habitudes d’apprentissage des apprenants.

    Comment choisissez-vous les pathologies à propos desquelles vous développez de nouvelles formations ? Comment ciblez-vous les professionnels à qui s’adressent ces formations ?

    Les besoins exprimés par les professionnels de santé constituent toujours le point de départ de nos projets, c’est pourquoi nous tenons à maintenir un contact au moins téléphonique permanent avec ces professionnels.

    Par exemple, récemment, suite à des demandes d’infirmiers libéraux, nous avons développé une nouvelle formation (e-learning classique) à propos de la BPCO (l’incidence de cette pathologie est en augmentation et sa prise en charge à domicile qui tend à se développer est complexe). De même, les kinésithérapeutes nous ont suggérer d’élaborer une formation (e-learning classique) aidant à la prise en charge de la rupture des ligaments croisés du genou. Ainsi, nous interagissons continuellement avec les professionnels de la santé tant pour développer des nouveaux thèmes que pour améliorer nos formations déjà existantes.

    Concernant plus particulièrement le dispositif (en réalité virtuelle) de formation à la gestion de la violence en psychiatrie, il répond à une demande des infirmiers travaillant dans des services de psychiatrie. En effet, le diplôme d’infirmier en psychiatrie n’existe plus depuis 1992 : les nouvelles générations d’infirmiers se sentent moins bien formés à la psychiatrie que leurs aînés et réclament des formations complémentaires afin de mieux exercer auprès de ces patients hospitalisés longtemps, régulièrement.

    Comment les professionnels de santé et les formateurs perçoivent-ils les formations que vous proposez (avez-vous rencontré des résistances ou uniquement des réactions positives) ?

    Après chaque formation que nous proposons, qu’ils soient libéraux ou salariés, il est proposé aux professionnels de répondre à un sondage permettant d’évaluer leurs satisfaction (le dispositif de formation est-il assez interactif ? le temps indiqué pour la formation semble-t-il cohérent ? etc.). La moitié des professionnels répond au sondage, et environ 90% d’entre eux s’affirment satisfaits des formations que nous proposons.

    Les formations interactives sont particulièrement appréciées des professionnels. En outre, toutes les formations, à part celles en réalité virtuelle, commencent par des rappels théoriques avant de proposer des exercices pratiques d’étude de cas cliniques : ce modèle semble plaire aux professionnels qui suivent nos formations.

    Les réticences que nous avons rencontrées ont plutôt émergé dans les établissements de santé, dans lesquels le e-learning a pris du retard en comparaison du secteur libéral. Cependant, concernant notre nouveau dispositif en réalité virtuelle, l’Hôpital Sainte-Marie de Nice, pionnier du e-learning en établissement de santé, a montré une très grande ouverture d’esprit.

    Concernant les formateurs par exemple des centres de simulation, nous collaborons peu avec eux : 2JProcess, notre filiale, développe nos outils de simulation. C’est en fait une filiale de simulation très en pointe sur la gestion des risques alors que Santé Formapro est initialement plus experte dans le domaine de la santé : il en découle une complémentarité entre Santé Formapro et notre filiale 2JProcess.

    Concernant le support de formation à la gestion de la violence, prévoyez-vous de le proposer à d’autres professionnels que les infirmiers des services de psychiatrie ? Prévoyez-vous d’autres collaborations qu’avec l’hôpital Sainte-Marie de Nice ?

    Une éventuelle collaboration avec un autre hôpital est actuellement en discussion. En fait, beaucoup d’établissements sont intéressés par notre dispositif en réalité virtuelle car le problème de la gestion de l’agressivité en psychiatrie mais aussi dans d’autres services tels que les urgences est très important.

    En outre, si, pour une immersion optimale, les développeurs de ce support ont utilisé des photographies de l’hôpital Sainte-Marie de Nice, ces photographies concernent des installations communes à la plupart des services de psychiatrie français. Aussi, notre support de formation en réalité virtuelle est facilement adaptable, utilisable dans de nombreux établissements.

  • AMI : l’IA sera expérimentée par le gouvernement pour un meilleur service public

    La direction interministérielle du numérique et du système d’information et de communication de l’État (DINSIC) et la direction interministérielle de la transformation publique (DITP) lancent un appel à manifestation d’intérêt (AMI) pour expérimenter l’intelligence artificielle dans les services publics, selon un communiqué diffusé le 15 juin 2018.

    Cette initiative s’inscrit dans le cadre du programme d’investissements d’avenir (PIA) et fait écho à la mission AI for humanity dont les conclusions ont été publiées en mars 2018. L’AMI sera opéré par la Caisse des dépôts et consignations (CDC).

    L’objectif du dispositif est d’intégrer et d’exploiter le potentiel de l’IA dans les missions de l’État.

    Le délai pour soumettre les candidatures est fixé au 14 septembre 2018 à 23h59 (heure de Paris).

    Mounir Mahjoubi, secrétaire d’État auprès du Premier ministre en charge du Numérique commente cette initiative comme suit : « Avec cette expérimentation, nous montrons que l’État aussi est prêt à se saisir du potentiel de l’Intelligence artificielle pour transformer l’administration en profondeur et libérer la créativité de ses agents, afin d’offrir aux citoyens un service public plus performant et proche de leurs besoins ».

    Acteurs visés

    L’AMI concerne avant tout les acteurs publics désireux d’expérimenter des techniques d’intelligence artificielle, donc des approches innovantes, associées aux modes de travail innovants, à l’instar des méthodes « agiles » pour appréhender différemment leurs problématiques métier.

    Critères d’éligibilité

    Les acteurs souhaitant candidater seront jugés selon les critères suivants :

    • bénéfices potentiels internes et externes pour l’action publique, liés à l’utilisation de l’IA sur le périmètre métier proposé ;
    • pertinence technique du projet ;
    • composition de l’équipe d’agents publics impliqués dans le projet ;
    • existence et accessibilité des données nécessaires ;
    • prise en compte des risques éthiques.

    Issue de l’AMI : une preuve de concept

    Pendant une période de 10 mois à cheval sur 2018 et 2019, les lauréats bénéficieront d’un accompagnement technique, afin de développer des compétences liées aux technologies d’IA, et stratégique au service de la transformation des métiers associée aux technologies d’IA.

    L’accompagnement se fera sous forme d’un preuve de concept d’utilisation de l’iA dans un processus métier. Ce prototype fonctionnel sera expérimenté auprès d’utilisateurs réunissant à la fois des agents et des administrés.

    Contact

    L’adresse suivante : ami-intelligence-artificielle@data.gouv.fr.

    Soumission de l’AMI

    L’appel à manifestation d’intérêt peut être soumis via le site https://www.demarches-simplifiees.fr/.

  • PEM2D

    Prescription électronique de médicaments 2Dnull