Articles

  • L’ANSSI publie un kit sur la sécurité des données destiné aux entreprises publiques et privées

    L’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi) a mis en ligne sur son site internet, le 5 juin 2018, un « kit de la sécurité des données » destiné aux entités publiques et privées, afin de leur apporter une aide dans leur démarche de mise en conformité au Règlement général européen relatif à la protection des données personnelles (RGPD) entrée en vigueur le 25 mai 2018.

    Le guide comporte cinq parties intitulées :
    • « comprendre le risque numérique » ;
    • « se protéger » ; « sensibiliser les collaborateurs » ;
    • « choisir des solutions et des experts de confiance » ;
    • « que faire en cas d’incident ».

    Chaque partie comprend des supports et outils (fiche, guide, vidéo, infographie, webdoc et module de formation), auxquels peuvent se référer les acteurs.

    Le guide de l’ANSSI est consultable et disponible au téléchargement en cliquant sur ce lien.

  • Néphrologie : l’APHP lance un programme d’information, prévention et accompagnement gratuit en ligne

    L’assistance publique des hôpitaux de Paris (AP-HP) a, le 7 juin 2018, lancé un programme gratuit disponible en ligne et en français de prévention et d’accompagnement passant par la diffusion d’un savoir sur les maladies rénales. Ce programme prend la forme d’un « Massive Open Online Course » (Mooc : programme gratuit en ligne destiné à tous les publics), ouvert à tous et d’une durée de 6 semaines.

    Si des néphrologues de l’Hôpital de la Pitié Salpêtrière (Paris) sont à l’initiative de ce projet, celui-ci a par ailleurs été soutenu par l’AP-HP, la Newcastle University, les Hôpitaux Universitaires Pitié Salpetrière Charles Foix et financé par eitHealth.

    Ce programme se veut avant tout connectiviste (inscrit dans une logique d’apprentissage interconnectée à un réseau d’individus via des outils numériques, en « peer-to-peer »). En effet, il propose d’apprendre en étant placé « dans le quotidien d’une personne malade, d’un proche qui accompagne un patient, de personnes à risque préoccupées de se protéger, des soignants qui cherchent traiter au mieux, d’industriels qui innovent ou de chercheurs qui se questionnent » a expliqué le Pr C. Isnard Bagnis, de l’hôpital de la Pitié Salpêtrière.

    Les quatre objectifs principaux de ce Mooc sont de transmettre des savoirs, de favoriser l’échange et le débat, de permettre la co-construction de solutions et de fédérer les personnes concernées par les affections rénales. Ces objectifs doivent être atteints à travers 6 modules d’apprentissage et d’échange, dont chacun dure une semaine.

    En outre, un projet de recherche fondé sur le traitement des données générées par ce programme est adossé au Mooc.

    Intervenants et participants au programme

    Les concepteurs de ce programme tiennent à réunir toutes les personnes potentiellement concernées par les maladies rénales, soient :

    • les patients et les personnes à risque ;
    • les aidants ;
    • le grand public (population générale) ;
    • les professionnels de la santé ;
    • les structures spécialisées dans la prise en charge des pathologies rénales et autres acteurs de la néphrologie ;
    • les institutions et les promoteurs de la santé ;
    • les start-ups et autres acteurs de l’innovation médicale ;
    • les médias.

    Les objectifs du MOOC

    Transmettre

    • Faire des maladies rénales un sujet connu et mieux compris.
    • Transmettre des connaissances et créer une intelligence collective à ce sujet.
    • Prévenir les personnes à risque et sensibiliser au dépistage.

    Echanger et débattre

    • Créer le débat et favoriser l’émergence d’idées.
    • Faciliter l’interaction entre professionnels de la santé, patients et aidants.
    • Interroger les institutions et les entreprises sur les améliorations qu’elles peuvent apporter au secteur.

    Co-construire des solutions

    • Résoudre des problèmes et favoriser l’émergence de solutions.
    • Favoriser l’émergence d’initiatives et de projets Medtech.
    • Identifier de nouveaux usages et innovations en intelligence collective pour promouvoir l’autonomie ainsi que le renforcement des capacités des patients dans leur propre prise en charge.

    Fédérer

    • Autour des savoirs.
    • Autour des savoir-êtres : favoriser l’intégration des malades dans la société en les aidant à être compris dans leurs difficultés et leurs attentes, améliorer le bien-être physique ou moral des patients grâce à un soutien collectif.
    • Autour des savoir-faires.
    • Sensibiliser le plus grand nombre de citoyens au don d’organes.

    Programme de la formation

    6 modules, chacun d’une semaine, abordent les thèmes suivants :

    • « A quoi servent les reins ? » ;
    • « Ce qui rend les reins malades » ;
    • « Protéger les reins » ;
    • « Bien manger pour les reins » ;
    • « Vivre la maladie au quotidien » ;
    • « Remplacer la fonction des reins ».

    Projet de recherche adossé au Mooc

    Un projet de recherche est adossé à ce Mooc, qui devient alors lui-même un projet expérimental de big data : son but est de faire évoluer les outils de prévention, voire la prise en charge des malades.

    Il est en effet prévu que les données anonymes recueillies sur la plateforme du Mooc soient analysées afin d’aider à la compréhension des attentes de toutes les personnes concernées par les affections rénales et d’adapter les programmes d’éducation à leurs besoins réels et faire évoluer la néphrologie vers une médecine plus personnalisée.

  • Suivi du cancer : l’AP-HM s’associe à Vitaris pour évaluer l’impact de dispositif de téléassistance

    Assistance Publique – Hopitaux de Marseille (AP-HM) s’est associée en mars 2018 à l’entreprise Vitaris, prestataire de solutions de téléassistance en France, pour lancer une étude clinique, selon un communiqué de l’entreprise diffusé fin mai 2018.

    Cette étude clinique intitulée « PREDOMOS » a fait l’objet d’un appel à projets remporté par Vitaris et vise en partie à évaluer l’impact des dispositifs de téléassistance sur la prise en charge des personnes âgées et isolées atteintes d’un cancer. Elle s’achèvera en 2021.

    Participants et finalités de l’étude

    Lancée en mars 2018, l’étude en question s’intitule PREDOMOS : PREcarité chez le sujet âgé atteint de cancer : Impact sur la qualité de vie d’une approche DOMOtique et par téléassistance pour les patients âgés pris en charge pour un cancer métastatique ou localement avancé et isolés Socialement.

    Cette étude multicentrique et randomisée est menée par les docteurs Daumas et Couderc du service du Pr Villani. Cette étude associe également la « plateforme méthodologique, biostatistique, data management » du Pr Auquier et les docteurs Baumstarck et Loubière.

    Mode opératoire

    L’objectif de cette étude est de faciliter le retour à domicile des patients âgés atteints de cancers traités par chimiothérapie. Pour ce faire, 160 patients seront équipés avec des solutions de téléassistance Vitaris. Dix centres, en région PACA principalement, ont engagé les inclusions en mars 2018.

    Vitaris installe chez les participants un dispositif de téléassistance connectée avancée permettant :

    • de détecter les chutes ;
    • elle contient un pack de sécurité de la maison (incluant les détecteurs connectés de fumée et de monoxyde de carbone) ;
    • un pack de suivi de l’activité et de l’inactivité (avec capteur de mouvement infrarouge) ;
    • un système d’éclairage automatique, permettant de faciliter les déplacements nocturnes ;
    • une écoute active 24h24 et 7j/7.

    Résultats escomptés

    L’objectif de cette étude est de comparer l’impact des équipements de téléassistance, couplés à la domotique et à un suivi social mensuel sur la qualité de vie des patients âgés. Une attention particulière sera accordée à la mesure de l’impact du lien social alimenté par l’écoute.

    Cette étude sera menée jusqu’au début de l’année 2021. Si ses résultats sont concluants, elle devrait permettre de renforcer la sécurité des personnes vivant leur maladie à domicile.

  • « La France, 1er pays européen des industries de santé »(présidents des 7 pôles de compétitivité)

    Le 5 juin 2018 est parue une tribune libre signée par les présidents de 7 pôles de compétitivité en santé :
    – Alsace Biovalley ;
    – Atlanpole Biotherapies ;
    – Cancer-Bio-Santé ;
    – Eurobiomed ;
    – Lyonbiopôle ;
    – Medicen Paris Region ;
    – Nutrition-Santé-Longévité.

    Le but de cette tribune libre commune intitulée « Il est temps de faire de la France LE pays européen des industries de santé » est d’interpeller l’État sur le futur de ce type de pôles ainsi que sur l’importance des industries de la santé en France.

    Constats de départ

    « La réalité quotidienne au sein de nos pôles de compétitivité nous force à faire le constat que la santé, ses industries et l’ensemble de ses acteurs ne sont pas suffisamment perçus par l’Etat comme un élément clef de compétitivité, d’innovation et de croissance. Dans le même temps, le caractère stratégique de notre indépendance sanitaire ne semble pas être mesuré à sa juste importance. Nous le regrettons.

    La santé, un domaine de compétitivité, d’innovation et de croissance

    Les industries de santé sont un des secteurs industriels les plus dynamiques et innovants au monde. En France, elles constituent un secteur riche en savoir-faire d’excellence, en entreprises innovantes et en valeur ajoutée. Deuxième filière industrielle française en matière de R&D, avec 11 % du PIB national pour un chiffre d’affaires annuel moyen de 65 milliards d’euros*, elles contribuent non seulement à l’essor économique du pays, mais aussi à son rayonnement international (3ème secteur exportateur). Ces industries doivent impérativement rester compétitives et pour cela la France a l’obligation d’innover en permanence. Ces innovations sont pour l’essentiel développées par des TPE/PME françaises très largement accompagnées par les pôles de compétitivité et qui participent à l’ambition française de « Start-up nation ». Ces entreprises recrutent nos diplômés français, font briller la France à l’international et sont les pourvoyeurs des solutions de santé de demain.

    Le rôle des pôles de compétitivité

    Fédérer les acteurs…

    En 12 ans, les pôles compétitivité en santé dans leur capacité à fédérer les forces industrielles et académiques autour de l’innovation ont fait la preuve de leur efficacité. Ils soutiennent la mutation structurelle des industries de santé par leurs actions à destination des entreprises innovantes, favorisent les approches pluridisciplinaires qui rendent possible l’intégration de nouvelles technologies et répondent à de nouveaux enjeux de santé.

    … pour favoriser l’innovation et améliorer la qualité des soins…

    Cet aspect économique majeur est combiné à d’autres éléments spécifiques à notre domaine d’activité : penser aujourd’hui la santé de demain afin de garantir à la population française un accès à des soins toujours plus performants. Le travail de mise en relation et de collaboration entre le monde académique, le monde hospitalier, les start-ups, les PME et les grands groupes a permis, et permettra demain, de mettre sur le marché et de rendre accessible au plus grand nombre les innovations en santé. De plus, le marché de la santé représente un débouché important pour d’autres technologies développées en France, comme le digital, le spatial, l’intelligence artificielle, les nanotechnologies… ou encore les nouveaux matériaux. Ces secteurs ont besoin de ce marché et de son dynamisme pour poursuivre leur croissance.

    … et garantir l’indépendance.

    Parallèlement, assurer son indépendance sanitaire consiste pour la France et pour l’Europe à continuer de maîtriser sa politique de santé publique. Dans cette optique, le réseau industriel doit être structuré et innovant. Les pôles de compétitivité en santé ont pris toute leur part dans le développement et la consolidation de ce réseau de plus en plus efficient. L’indépendance sanitaire signifie, non seulement, l’accès à certaines innovations développées sur le territoire national, mais aussi le maintien de capacités de R&D fortes et d’une partie de la production industrielle (pharmaceutique, biotechnologique, medtech…) en France afin de pallier au maximum les ruptures d’approvisionnement. Les pôles de compétitivité en santé, en accompagnant les entreprises dans la production et la mise sur le marché de nouvelles solutions, jouent ce rôle de catalyseur et de développeur de l’écosystème national. Les projets labellisés par les pôles ont ainsi permis la mise sur le marché de 400 nouveaux produits ou services depuis leur création.

    L’importance stratégique des pôles de compétitivité

    A l’heure actuelle, la place des pôles de compétitivité est réinterrogée. Régulièrement évaluées, ces structures, utiles et performantes, porteuses d’innovation sur le territoire national, visibles et très bien identifiées au niveau mondial, sont aussi modestes économiquement et légères en termes d’organisation. Extrêmement agiles, elles ont une réelle capacité à travailler ensemble. Les membres de nos réseaux reconnaissent et comprennent l’intérêt des pôles et de leurs actions – apporter de la stabilité au paysage et des clefs de lecture des enjeux – ce qui leur permet d’être focalisés sur leurs objectifs spécifiques tout en participant à une vision collective de l’innovation en santé. La constance et la structuration dans l’action ne sont-elles pas un moyen simple et efficace de favoriser l’innovation ?

    Nous voulons continuer à porter cette vision des industries innovantes de la santé dans un paysage complexe et en mouvement et être force de proposition auprès de l’Etat, des Régions et de l’ensemble des pouvoirs publics. La santé ce n’est pas seulement un coût, c’est aussi un secteur économique à forte valeur ajoutée, qui participe de la compétitivité et de l’attractivité de notre pays, en même temps qu’un enjeu de souveraineté ».

  • Etape de l’innovation : la mobilité au service du bien veillir, le 2 juillet 2018 à Guéret

    Cette journée organisée par la Communauté d’Agglomération du Grand Guéret, la Région Nouvelle-Aquitaine et le réseau Innovez en Nouvelle-Aquitaine – ADI N-A, permettra d’explorer les technologies et les solutions innovantes développées pour favoriser l’autonomie et la mobilité des seniors.

    Elle se déroulera le lundi 2 juillet 2018 de 10h à 16h.

    Programme : 

    10h – 10h30 :

    Accueil des participants

    10h30 – 11h :

    Ouverture par Éric Correia, Président de la Communauté d’Agglomération du Grand Guéret et Anne-Laure Bedu, Conseillère régionale déléguée au transfert, à l’innovation et à l’accélération.

    11h – 11h45 :

    Conférence et débat avec Frédéric Serrière,  Dirigeant de GlobalAgingConsulting, sur :

    • les relais de croissance du vieillissement démographique;
    • les nouveaux besoins des baby boomers
    • les différentes stratégies du développement de produits et services
    • Innovation et génération : quel timing ?

    11h45 – 12h30 : Première session d’ateliers 

    Trois ateliers sont proposés en alternance par groupes : 

    • Mobilité des services et des technologies Témoignages croisés sur les services à la personne et leur modèle économique : quels usages des nouvelles technologies ? Avec la participation de Latitude Services, Elisad, Omnidom, Life Design Sonore, Facil’iti et la CCI de la Creuse (Portail Seniority Pro 23)
    •  Mobilité dans l’habitat et vers l’extérieur :  Trouver des solutions pour améliorer le quotidien et permettre le maintien à domicile des Seniors et répondre à la question suivante : quelles initiatives pour préserver la mobilité et le lien social ? Interventions de AEL Avenir Electrique de Limoges, Alogia, Bluelinea, et Ecosyst’M  
    • La réalité virtuelle au service des entreprises : Démonstration du cube immersif du Pôle Domotique et Santé et présentation des solutions développées par Independance Royale, Legrand, Domalys Intervention d’Immersion sur les technologies de l’espace 3D, présentation des actions du pôle Calyxis dédié à la prévention des risques à la personne et démonstration de solutions complémentaires au bien vieillir par ReSanté-Vous, Rev’Lim et Nutri-Culture

    12h30 – 14h :

    Déjeuner

    14h – 14h45 : Deuxième session d’ateliers

    14h45 – 15h30 : Troisième session d’ateliers

    15h30 – 16h : 

    Conclusion et clôture par Frédéric Serrière de GlobalAgingConsulting et Marie-Emmanuelle Fréour du réseau Innovez en Nouvelle-Aquitaine – ADI N-A

    Inscription : 

    Pour s’inscrire, cliquer sur ce lien. 

    Date limite d’inscription : 27 juin 2018

  • Appel à projets : iPEPS Biotech cherche des start-ups spécialisées dans les maladies nerveuses

    Lancé conjointement par l’accélérateur d’innovation iPEPs (Incubateur et Pépinière d’Entreprise Paris-Salpétrière) et Scientist.com, l’appel à projet s’adresse aux start-up développant des dispositifs thérapeutiques ou diagnostiques en rapport avec les maladies liées au système nerveux central. 

    Le vainqueur et la start-up arrivée deuxième pourront bénéficier des services disponibles sur la plateforme Scientist.com pendant an, pour une valeur de respectivement 8 600 euros (10 000 dollars) et 5 180 euros (6 000 dollars).

    Les candidatures doivent être soumises avant le 16 juillet 2018.

    Modalités de candidature

    Les candidatures peuvent être déposées du 28 mai au 16 juillet 2018. 

    Douze start-up seront sélectionnées par un jury pluridisciplinaire en septembre 2018.Elles seront départagées lors d’un second tour organisé à la mi-septembre.Les prix seront décernés à la fin du mois de septembre.

    Prix offerts au vainqueur 

    Le vainqueur :

    • se verra remettre un chèque de 10 000 euros à utiliser sous forme de crédits sur la plateforme Scientist.com pendant un an ;
    • pourra louer gratuitement les locaux de iPEPS à Paris pendant 6 mois ;
    • bénéficiera de l’aide d’experts en phase de développement pré-clinique et clinique.

    L’entreprise classée seconde recevra un chèque de 6 000 euros à utiliser selon les mêmes modalités et pourra louer gratuitement les locaux d’iPEPS pendant 3 mois.

    Soumission

    Le dépôt des candidatures se fait via Internet. De plus amples renseignements sont disponibles ici.

    Pour accéder au formulaire de soumission, cliquez ici.

  • IA : dernière préoccupation d’ordre bioéthique chez les Français (Contrepoints de la Santé-BVA)

    Les résultats du sondage réalisé par les Contrepoints de la Santé et BVA, fin mai 2018, montrent que l’intelligence artificielle (IA) et la robotisation se trouvent en queue de peloton des préoccupations des Français dans le domaine bioéthique : 14% des personnes interrogées, sur un contingent de 1 000 adultes, à qui ont été proposées huit autres thématiques ont citée l’IA.

    À noter que pour seulement 3% des Français, l’IA apparait comme le principal sujet de préoccupation, autrement dit qu’il s’agit de la thématique citée en premier.

    Parmi les premières préoccupations, les Français mentionnent en priorité :
    • la prise en charge de la fin de vie est citée par 74% des interrogés ;
    • la santé liée à l’environnement est citée par 65% des interrogés ;
    • le don et la transplantation d’organes sont cités par 42% des interrogés.

    Manque de sensibilisation aux sujets bioéthiques

    Le sondage fait ressortir que de façon générale les Français considèrent être mal informés des questions bioéthiques et ne se sentent pas vraiment concernées. À la question de savoir s’ils ont entendu parler des États-généraux de la bioéthique, les Français répondent comme suit :

    • 7% des interrogés affirment que oui ;
    • 48% en ont « un peu » entendu parler ;
    • 45% n’ont pas du tout entendu parler.

    Les points marquants : les données de santé et la génétique ex-æquo

    Au total, 9 thématiques ont été proposées aux interrogés. En plus de celles déjà mentionnées, on trouve dans l’ordre d’importance:

    • les examens génétiques et médecine génomique : au total 22% des Français se sentent concernés ;
    • les cellules souches et recherche sur l’embryon : 22% des Français citent cette thématique ;
    • les données de santé : 21% des Français sont préoccupés par l’utilisation de celles-ci ;
    • les neurosciences : 20 % des interrogés s’en préoccupent ;
    • la procréation et société avec 19% de citations ;
    • à la neuvième et dernière place, l’IA et la robotisation citées par 14% : 5% des interrogés qui citent la thématique la placent en seconde position (3% en première position) dans le classement des thématiques les plus préoccupantes pour eux, alors qu’elle vient en troisième pour 6%.

  • Etude : la réalité virtuelle lutterait efficacement contre la phobie des aiguilles

    L’utilisation de casques de réalité virtuelle pourrait être une bonne option non-pharmacologique pour lutter contre la phobie des injections. D’après une étude* publiée en mai 2018 dans le journal Pain Management, plus de 94% des enfants équipés de casques de réalité virtuelle éprouvent moins de peur et de douleur lorsqu’ils sont vaccinés. Cette étude pilote met en évidence le caractère simple et peu coûteux d’une telle solution.

    Plus de 60% des enfants auraient peur des aiguilles. D’après certaines études, la phobie serait telle que 7% des parents ne se conformeraient aux recommandations vaccinales à cause de la peur des aiguilles qu’éprouvent leurs enfants. A ce jour, il n’est cependant pas prouvé que cette phobie joue un rôle dans l’incidence des maladies évitables grâce à la vaccination. Cependant, « tout doit être fait pour augmenter le nombre d’enfants vaccinés à temps », estiment des chercheurs américains de l’Université Florida Atlantic, à Boca Raton.

    La réalité virtuelle, un outil anti-douleur

    Ces derniers ont donc mis sur pied une étude pilote pour évaluer la faisabilité de l’utilisation de la réalité virtuelle pendant des actes de vaccination pédiatrique. Des études récentes ont déjà mis en évidence l’efficacité de la réalité virtuelle pour réduire la douleur et l’anxiété dans de nombreux actes de soins, tels que des chimiothérapies et des ponctions lombaires. Comparé à des jeux vidéos traditionnels, la réalité virtuelle a déjà montré qu’elle augmentait davantage le niveau de distraction chez des enfants. En fait, des recherches précédents ont révélé que les humains ont une capacité limitée d’attention et donc, si une personne suit un autre stimulus, différent d’un stimulus nociceptif, ils percevront le stimulus douloureux comme moins sévère.

    Lunettes et casque VR contre aiguille

    Les chercheurs américains de l’Université Florida Atlantic ont donc mené une étude pilote auprès de 17 enfants, âgés de 6 à 17 ans, et de leurs parents (ou accompagnateurs). Lors d’une piqûre de vaccination, ils devaient porter des lunettes et un casque de réalité virtuelle. Une application mobile d’immersion en VR était lancée sur un smartphone. Les patients pouvaient choisir entre un vol en hélicoptère, un vol en montgolfière et une expérience de montagnes russes. Pendant l’immersion, le professionnel de santé pratiquait l’injection. Avant et après la piqûre, les enfants et les parents répondaient à deux échelles de la douleur.

    Les résultats de leurs travaux ont été publiés en mai dans le journal Pain Management.

    Résultats

    • Dans 94% des cas, les niveaux de peur et de douleur se sont améliorés grâce à la réalité virtuelle. Les niveaux étaient plus faibles dans la réalité que ceux qui avaient été anticipés.
    • Le niveau de peur perçue par le parent diminuait de 77%
    • Le niveau de douleur perçue par le parent diminuait de 83%
    • Le niveau de peur perçue par l’enfant était réduit de 90%
    • Le niveau de douleur perçue par l’enfant était réduit de 77%
    • 94% des enfants ont déclaré vouloir utiliser la réalité virtuelle pour leur prochaine vaccination

    Le besoin d’études randomisées

    Les résultats de cette étude pilote sont encourageants en terme d’efficacité. Les auteurs soulignent par ailleurs que la faisabilité d’un tel dispositif. D’une part, un équipement de réalité virtuelle coûte moins de 50$ et l’application moins de 1$. D’autre part, l’utilisation de la VR pendant un acte de vaccination ne nécessite pas de personnel soignant supplémentaire. En revanche, l’utilisation des lunettes et du casque rallonge un peu le temps de consultation, même si dans l’étude les enfants étaient déjà initiés à ce maniement.

    Bien sûr, le nombre limité de participants limite la portée de cette étude pilote. Des études contrôlées et randomisées devront être menées pour comparer la VR à d’autres techniques de distraction. Elles devront aussi tenter de déterminer l’âge limite pour recourir à la réalité virtuelle.

    « J’espère que cette technique de distraction se répandra dans d’autres services de pédiatrie, car toute méthode qui augmente le pourcentage d’enfants vaccinés dans les délais est cruciale en soins primaires pédiatriques, a déclaré Rudnick Chad, professeur associé à l’université Florida Atlantic et premier auteur de l’étude. Beaucoup d’enfants pleurent et se débattent dans la salle d’examen pour éviter une injection. Cela vaut la peine de poursuivre les études sur les avantages de l’utilisation de casques de réalité virtuelle si les enfants reçoivent les vaccins préconisés. »

  • BOOST

    Better Operative Outcomes Software Toolnull

  • La Normandie lance la plateforme ViaTrajectoire Handicap, outil d’aide à l’orientation personnalisée

    Le GCS Normand’e-santé a annoncé dans un communiqué du 12 juin 2018 le lancement de la plateforme ViaTrajectoire Handicap dans le département du Calvados pour être ensuite déployée à l’échelle de toute la Normandie au premier trimestre 2022.

    Il s’agit du troisième module, celui dédiée au handicap, de ViaTrajectoire, outil d’aide à l’orientation personnalisée dans le domaine de la santé, qui est à destination des :
    • Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) ;
    • établissements et services médico-sociaux (ESMS) ;
    • personnes en situation de handicap et leur famille à terme.

    Cet outil digital est proposé aux ESMS et MDPH pour dématérialiser les demandes d’orientation en aval des décisions prises par la Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDPAH), afin d’optimiser les parcours et les flux des établissements et services médico-sociaux.

    Une offre mutualisée et mieux coordonnée d’ici 2022

    Le partage des demandes d’orientation entre l’ensemble des établissements de l’offre médico-sociale et des  MDPH doit permettre une meilleure maîtrise et gestion de l’offre et de la demande. La collaboration ainsi rendue possible renforce par ailleurs la relation de partenariat qui existe entre les deux types de structures.

    L’équipe orientation parcours du GCS Normand e-santé est responsable de guider la mise en œuvre du module dans les établissements médico-sociaux du département du Calvados. Il s’agit du premier territoire normand à bénéficier de la plateforme avant qu’elle ne soit déployée progressivement dans l’Eure, l’Orne, la Manche et enfin la Seine-Maritime.

    Selon les estimation du GCS Normand e-santé, la durée de la phase initiale de déploiement est de l’ordre de 18 mois. L’usage de la plateforme sera généralisé entre les cinq départements de Normandie d’ici 2022.

    Pour rappel, c’est le GCS SISRA qui est l’éditeur de la plateforme ViaTrajectoire.