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  • Congrès interrégional grand âge et handicap – Autonomie 4.0, 4 juillet 2018 / 5 juillet 2018 à Reims

    Le « Congrès interrégional grand âge et handicap » est organisé par la FHF Grand-Est et la FHF Bourgogne Franche-Comté, avec l’appui de la Fédération hospitalière de France, pôle Autonomie.

    Le but de l’évènement est de proposer une offre complète ciblée sur les personnes âgées et le handicap.

    L’inscription s’effectue en ligne en cliquant le lien ci-contre.

    Mercredi 4 juillet 2018

    9h00 : 

    Accueil 

    9h30 : 

    Trois ateliers au choix : 

    • Innovation organisationnelle, transformation des pratiques d’accompagnement – l’établissement médico-social comme laboratoire d’idées au service de l’autonomie.
    • Finances et réformes Vers une tarification à l’activité dans le médico-social?
    • Les ressources humaines à l’épreuve de l’innovation – Usages, attractivité, management. Quels impacts, quels défis?

    14h00 : 

    Trois autres ateliers au choix : 

    • Innovations technologiques au service du soin – Effet de mode ou tendance durable? 
    • Psychiatrie, santé mentale, autisme, troubles cognitifs – Introduire l’innovation digitale dans l’accompagnement des troubles psychiatriques et cognitifs: un média d’accès à l’autonomie?
    • Communication – Soigner l’image de votre établissement

    Jeudi 5 juillet

    9h30 :

    Discours d’ouverture:

    Participants : 

    • Arnaud ROBINET Maire de Reims
    • Valérie JURIN Présidente de la FHF Grand-Est
    • Patrick GENRE Président de la FHF Bourgogne Franche-Comté
    • Christophe LANNELONGUE Directeur général de l’ARS du Grand-Est
    • Pierre PRIBILE Directeur général de l’ARS Bourgogne Franche-Comté
    • Frédéric VALLETOUX Président de la FHF

     11h15 :

    Grand témoin :  La responsabilité populationnelle s’applique-elle au médico-social ?

    Participant : Antoine MALONE, Directeur de projets, FHF

    11h30 :

    Table ronde : Le rôle des ESMS dans le maillage territorial : s’adapter pour subsister ?

    Modérateur : Antoine MALONE, Directeur de projets, FHF

    14h00 :

    Grand témoin : Bien vivre avec la maladie d’Alzheimer

    Participante : Colette ROUMANOFF, Auteure

    14h30 :

    Projection du court-métrage : Hier la dernière étape

    Participant : Christophe RAMAGE Réalisateur

    15h15 :

    Table ronde : Vieillir ici ou ailleurs ? Confrontation éthique et pratique d’accompagnement de l’avancée de l’âge

    Participants :

    • Christophe RAMAGE Réalisateur du documentaire « Portes Closes »
    • Dr Frédéric MUNSCH Gériatre, CHU de Reims
    • Nicole POIRIER Directrice du centre de ressources Alzheimer Carpe Diem, Trois-Rivières (Québec)
    • Chloé DELESCAILLE
    • Mickaël ARTISIEN Expérience de l’accompagnement des personnes présentant une maladie d’Alzheimer ou une maladie apparentée, La Maison Vésalle (Bruxelles)
    • Colette ROUMANOFF Auteure
  • Santé en Tunisie : un partenariat entre la Chambre de Commerce de Tunis et le réseau Convergence

    À l’occasion de la conférence organisée par le Club Afrique de la Presse Parisienne, AfricaPresse.Paris et Convergence le 20 juin 2018 sur le thème « Entreprendre en Afrique : les atouts de la Tunisie dans le domaine de la santé », une convention de partenariat a été signée entre :
    Mounir Mouhakhar, Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) de Tunis ;
    – et Jean-Pierre Mariaccia, co-fondateur et Président de la plateforme Convergence, une plateforme BtoB de mise en relation professionnelle accessible de part et d’autre de la Méditerranée.

    Les deux signataires de cet accord espèrent que le partenariat entre la Chambre de Commerce et d’Industrie de Tunis et la plateforme Convergence pourra :
    favoriser le développement des entreprises notamment du secteur de la santé et des projets qu’elles portent ;
    connecter entre eux les entreprises, établissements de santé, institutionnels et autre acteurs de toute la région afin d’optimiser les échanges.

    Ce partenariat s’inscrit dans la continuité des actions de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Tunis, qui contribue depuis plusieurs années au développement de ce type de plateformes. A titre d’exemple, citons la plateforme Tunisia Trading soutenue par la CCI de Tunis, qui réunit à l’heure actuelle environ 5 500 entreprises désireuses de cibler, de rentabiliser leurs échanges.

  • #FASN2018 : Santé numérique, les médecins sont-ils prêts à franchir le cap ?

    Le 26 juin 2018, lors de la campagne FASN 2018 dédiée au parcours de vie a eu lieu un atelier sur la problématique de l’implantation d’outils numériques au service du suivi des patients. 

    Cet atelier animé par Béatrice FALISE-MIRAT, Care Insight, a réuni les intervenants suivants :
    – le Docteur Marilucy LOPEZ-SUBLET, PH de Médecine interne, Hôpital d’Avicenne, AP-HP ;
    – Christian GOURDIN, Directeur général d’INOVELAN, groupe AGFA HealthCare ;
    – 
    Pierre MERIGAUD, Directeur d’Autonom’Lab.

    Des sujets tels que les difficultés, les limites, les modèles économiques, les projets et la finalité de l’implantation d’outils numériques dans le suivi des patients ont été abordés.

    Les objectifs de l’utilisation de l’objet connecté en médecine

    Pierre Merigaud s’est fondé sur les résultats d’une étude menée par Automn’Lab à propos des outils numériques pour dégager quatre grandes visées de l’utilisation des objets connectés en médecine, qui sont :

    • responsabiliser le patient : il s’agit d’inclure le patient dans son parcours de soins, de le rendre acteur de ses propres prises en charge ;
    • développer des outils : ni les outils connectés proposés à l’heure actuelle, ni les modèles économiques qui sous-tendent leur développement ou leur déploiement ne sont encore parfaits. Ainsi, il est question de les améliorer afin de les rendre plus efficaces et plus accessibles ;
    • faciliter l’accès au suivi : il s’agit de créer des interfaces claires et lisibles tant pour les patients que pour les professionnels de santé afin de favoriser l’accès aux soins ;
    • étendre l’objet connecté aux patients : normaliser les outils numériques en santé et atteindre une acceptation par l’ensemble des acteurs des soins (patients ou professionnels) demeure un challenge important : ces outils coûtent cher et leur utilisation n’est pas encore systématiquement intégrée aux pratiques médicales.

    La télémédecine, du point de vue des professionnels

    L’intérêt 

    • Pour les professionnels de la santé, la télémédecine permet d’éviter des déplacements au domicile du patient : cette pratique représente un gain de temps pour les professionnels de la santé.
    • Pour les patients, la télémédecine favorise l’accès aux soins notamment dans les zones isolées : elle pourrait constituer une solution au problème des déserts médicaux.

    Les limites

    D’après une étude de l’AP-HP, 99% des médecins interrogés au sujet de la télémédecine lui trouvent au moins trois limites. Les limites exprimées de façon récurrente sont les suivantes : 

    • le coût des outils connectés nécessaires à la mise en œuvre de la télémédecine : les nouvelles technologies coûtent encore cher à l’heure actuelle et la télémédecine ne fait pas exception. 
    • l’utilisation parfois difficile de ces outils connectés : l’utilisation des outils numériques n’est pas innée pour nombre de professionnels de la santé, qui demandent l’élaboration de formations à l’utilisation des objets connectés supports de la télémédecine. Ceux-ci évoluant rapidement, on conçoit la difficulté de la mise en œuvre de telles formations.
    • la réticence médicale : nombreux sont les médecins qui se montrent réticents face au changement que représente la télémédecine. Cette réticence soulève la question suivante : les médecins sont ils prêts à se lancer dans la santé numérique ? 

    D’autres limites telles que le cadre légal de la télémédecine et la protection des données ont été évoquées.

    L’industrie au service de la santé numérique, du point de vue des entreprises

    Christian Gourdin a exprimé un point de vue plus industriel et a abordé, en les illustrant par de nombreux exemples, les questions de la prévention, des soins et de la cohérence du parcours que les outils connectés pourraient servir.

    La prévention 

    Par l’utilisation d’objets connectés et d’autres outils comme des questionnaires en ligne ou des capteurs sensoriels, il est possible de faciliter le diagnostic de certaines affections chroniques telles que l’hypertension artérielle : des tablettes comportant des questionnaires conçue pour aider à la détection de signes d’hypertension ont par exemple été mis à disposition des artisans boulangers (profession connue pour être particulièrement sujette à l’hypertension). 

    Le suivi du traitement, des soins

    De nombreux dispositifs connectés permettent de favoriser le suivi des soins du patient. Par exemple, des outils numériques permettent aux médecins, s’ils le souhaitent, de vérifier à tout moment les constantes d’un patient sous traitement, afin d’en adapter au mieux les posologies.

    Le parcours

    • L’utilisation d’objets connectés pourrait fluidifier le parcours de soins en amont ou en aval d’une hospitalisation.

    A titre d’exemple de bénéfice à l’utilisation d’outils numériques en amont d’une hospitalisation, l’intervenant a proposé d’imaginer une application qui enverrait au patient toutes les informations relatives à sa prise en charge. En aval, la même application pourrait accompagner les professionnels dans la surveillance de l’apparition de complications et de phénomènes iatrogènes. De ce fait, un tel outil connecté libérerait les professionnels d’une part de leur charge de travail.

    • L’utilisation d’objets connectés pourrait rendre le parcours de soins des patients atteints d’affections chroniques plus cohérent.

    En effet, les outils numériques peuvent favoriser une meilleure coordination du parcours de soins des patients, en renforçant le dialogue entre les différents acteurs des soins.

    Aussi, si les outils connectés se multiplient et permettent d’appréhender les apports éventuels de la médecine numérique à la santé, des limites exprimées notamment par les professionnels de la santé freinent actuellement leur totale intégration dans les pratiques.

  • SNEC

    Singapore National Eye Centrenull

  • SERI

    Singapore Eye Research Institutenull

  • NHIC

    National Health Innovation Centrenull

  • #FASN2018 : « La santé numérique doit faire avancer la santé tout court » (M-A. Montchamp)

    La première étape de la campagne FASN 2018 (« Faire Avancer la Santé Numérique ») est consacrée au(x) parcours de vie. L’agora d’ouverture plaçait la journée sous l’impact de l’ère numérique sur les parcours de vie en questionnant les enjeux et les perspectives à moyen terme, à savoir d’ici 2022.

    Marie-Anne Montchamp, Président de la Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie (CNSA) a fait part de sa vision des parcours et de la manière dont le numérique peut les faire évoluer. Elle a ouvert l’échange en soulignant le rôle d’auxiliaire des outils et de la santé numérique dont la raison d’être est de « faire avancer la santé tout court » et contribuer à la transformation du système social en permettant de mobiliser toutes les parties prenantes et notamment le principal intéressé – le bénéficiaire final, à savoir le patient.

    La transformation du système de protection sociale passera par des réponses aux questions de l’efficience, de la performance et de la qualité. Les outils numériques peuvent en être des catalyseurs. Il reste à déterminer aujourd’hui de quelle façon. À ce titre, Marie-Anne Montchamp saluait la démarche de FASN visant à réunir l’ensemble des acteurs pour faire émerger de nouvelles idées, la citant comme la méthode la plus vertueuse.

    Le parcours dans toutes ses formes

    Le discours d’ouverture a été prononcé par Cécile Lagardère, associée chez Care Insight. Elle a expliqué que cette édition de la campagne FASN revêt un caractère national. Elle vise à mettre la personne au cœur des discussions et des préoccupations des acteurs dans l’objectif de décloisonner le sanitaire, le médico-social et le social.

    Au cours de 7 ateliers et d’une agora, 30 intervenants réunissant des institutionnels, des industriels et des professionnels de santé se sont réunis afin de partager leur vision du parcours.

    Le parcours de vie, le parcours de santé, le e-parcours constituent un sujet d’actualité et sont rendus possibles grâce notamment au numérique et aux données favorisant l’échange entre les différentes parties prenantes et enfin une meilleure coordination entre elles.

    Le virage numérique doit être au service du patient et d’une prise en charge efficace

    Marie-Anne Montchamp présidente de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) et ancienne secrétaire d’État au Handicap a ouvert la séance. Elle a rappelé que le parcours n’a de sens que s’il sert mieux le bénéficiaire du système de santé – le citoyen qui doit être au cœur de tout.

    Selon elle, faire avancer la santé numérique revient à faire avancer la santé dans son acception la plus large, au bénéfice du patient. La question de la santé numérique se pose si on se pose la question du bénéficiaire des politiques de santé. Elle soulignait que le véritable enjeu consistait à déterminer comment le déploiement, la vulgarisation, la sophistication, l’aménagement et l’intégration des outils numériques dans des stratégies plus large allait se répercuter sur le citoyen-patient.

    Performance, efficience, coût de la non-qualité et patient-acteur

    « Nous nous trouvons à un moment crucial où notre système de protection sociale, à la croisée de chemins, doit se transformer », affirme-t-elle. De même, les organisations publiques et privées du secteur doivent réfléchir à leur transformation et à cet effet se poser la question de la performance, de l’efficience et du coût de la non-qualité.

    Par ailleurs, l’outil numérique doit être au service d’un engagement accru du patient dans le système qui est amené à devenir de plus en plus acteur de son parcours de santé et de son parcours de vie jusqu’à en devenir co-auteur.

    Quelle transformation du système de santé ?

    La transformation du système français n’obéit pas à un modèle préétabli de transformation industrielle et ceux qui produisent aujourd’hui des réponses à la question de sa transformation doivent avoir conscience du fait qu’ils sont en train de produire des réponses de demain et portent la transformation.

    En quoi l’outil numérique peut-il contribuer à la transformation du modèle de protection sociale ?

    Selon la présidente de la CNSA, l’outil numérique doit donner aux parties prenantes le sentiment d’être acteurs de la transformation en garantissant leur adhésion. Il doit en outre aider à résoudre des questions de la transversalité.

    La question que l’on doit se poser est de savoir comment opérer le basculement dans les équilibres du modèle social actuel à partir d’outils numériques qui permettront d’intégrer dans la stratégie de santé une « stratégie de prendre soin » en même temps qu’une « stratégie de soins ». Ceci est particulièrement vrai dans le cadre des pathologies chroniques, car les citoyens attendent que les années gagnées en termes d’espérance de vie soient des années qui vaillent la peine d’être vécues.

    En quoi l’outil numérique peut-il contribuer à faire émerger des réponses contingentes aux redoutables équations territoriales et sous-territoriales que la France doit résoudre demain, avec une géographie et une sociologie territoriales, mais au fonds une politique de santé publique partagée.

    Pour résumer, le système de soin doit être extrêmement « personnaliste » avec une réponse individualisée, « terriblement contingent » pour apporter une réponse localisée, s’inscrivant au sein du territoire d’un bénéficiaire, et à la fois solidaire en apportant des réponses qui se compensent les unes et les autres et créent de nouvelles solidarités.

    L’outil numérique pas générateur, mais catalyseur de la transformation

    Le numérique n’est pas une réponse en soi à toutes ces questions, mais il peut contribuer à la mise en œuvre efficace des différents aspects de la transformation.

    Il faut maintenant définir les conditions de sa contribution sur le plan de sa conception, dans son orientation, sa diffusion, son évaluation pour arriver à réaliser les conditions de la vaste transformation du système de santé.

  • HPB

    Health Promotion Boardnull

  • France Stratégie interroge les usages et les limites de la blockchain (Rapport)

    France Stratégie publiait le 21 juin 2018, un rapport intitulé « Les enjeux des Blockchains » présidé par Joëlle Toledano, professeur émérite d’économie à l’université Paris-Dauphine. Le rapport interroge les enjeux actuels de la Blockchain, ses usages et limites, et le rôle de l’État en la matière.

    Une question sous-tend le document : « quels sont les vrais enjeux de la Blockchain à ce stade et comment l’action publique peu-elle accompagner son passage de l’expérimentation à la maturité, en combinant régulation et soutien à l’innovation? ».

    La Blockchain, une manière inédite de stocker de l’information

    La blockchain est « une nouvelle façon de stocker de l’information, de la préserver sans modification, d’y accéder et d’intégrer de nouvelles informations qui deviennent infalsifiables. Ces nouvelles données peuvent résulter de l’exécution d’une opération, d’une transaction ou de l’exécution « automatique » d’un programme informatique. Elles sont inscrites sur l’équivalent d’un vaste registre « distribué », c’est-à-dire partagé par tous les membres du réseau un système qui permet transparence et auditabilité ».

    Un potentiel d’utilisation prometteur

    Ses applications sont nombreuses dans le domaine de l’assurance, de la banque et de la logistique.

    « En tant que registre mémorisant sans possibilité de falsification toutes les opérations effectuées, la blockchain pourrait se révéler un outil révolutionnaire en matière de logistique. C’est tout le cycle de vie d’un produit qui peut être ainsi certifié », souligne le rapport.

    Deux usages possibles

    La blockchain n’est pas circonscrite aux seules activités financières. Le rapport identifie deux types d’usages opérationnels à moyen terme :

    • les applications de type notarial liées à la tenue d’un registre partagé ;
    • les « smart contracts », des programmes informatiques conçus dans le but d’exécuter les termes d’un contrat d’assurance par exemple, de façon automatique.

    L’utilisation de la Blockchain se heurte encore à des obstacles

    • « les cas d’usage réellement opérationnels sont rares » souligne le rapport.
      • des freins de nature « technique ».
      • « Le mécanisme de validation historique de la blockchain, avec ses procédés cryptographiques, est source de lenteur. »
      • la consommation en électricité des opérations de cryptographie est importante ;
      • la question de l’identité électronique des biens ou des personnes dont la blockchain enregistre les transactions ou tout simplement celle du « choix du protocole de consensus », c’est-à-dire des modalités d’accès à la blockchain.
    • Deuxième type de limites identifiées par le rapport : celles qui touchent aux enjeux monétaires et financiers.
    • La question juridique et fiscal reste ouverte :
      • Puisque la blockchain revendique une fiabilité totale sans intervention d’un tiers de confiance, les certifications qu’elle enregistre doivent avoir une portée probatoire avérée. À défaut « d’un droit de la preuve de type blockchain », l’insécurité juridique risque de freiner le développement de la technologie.
      • Même défaut de réglementation côté fiscal : « la nature juridique des actifs numériques reste imprécise » – ce qui explique notamment que les établissements bancaires refusent de gérer les comptes des entreprises ayant des cybermonnaies à leur patrimoine – ; il manque « une politique fiscale claire et adaptée aux cryptomonnaies ».

    Le rapport formule sept recommandations pour lever ces difficultés

    Ces recommandations « doivent être considérées comme de premières orientations au niveau national ». 

    • promouvoir des travaux de recherche et développement interdisciplinaires notamment dans les domaines de la formalisation, la sécurité, la qualité de service et la gouvernance ;
    • développer la formation, sans se cantonner aux spécialistes, c’est-à-dire aller au-delà de la nécessité de former de (bons) développeurs, en investissant aussi dans l’appropriation des systèmes complexes, condition nécessaire au développement des usages ;
    • préciser les règles fiscales et comptables, statut juridique des jetons, valeur de preuve d’une inscription sur une blockchain, lutte contre les usages illicites… ;
    • instituer « des régulations de base qui soient raisonnablement attractives » ;
    • contribuer au financement des projets d’infrastructure logicielle pour construire « les infrastructures blockchain publiques de demain » ;
    • soutenir des secteurs d’excellence ou d’intérêt stratégique en France – logistique, lutte contre la contrefaçon, traçabilité, banque et assurance, santé ;
    • tester, expertiser, former et équiper au sein des pouvoirs publics, en développant notamment une cellule d’agents publics ayant une expertise dans le domaine des blockchains, capables d’intervenir en appui des services de l’État.

    Le rapport est consultable et disponible au téléchargement sur le site internet de France Stratégie.

  • L’ARS Centre-Val de Loire publie le PRS deuxième génération assorti de 50 objectifs opérationnels

    Anne Bouygard, Directrice générale de l’ARS Centre-Val de Loire a signé, le lundi 25 juin 2018 l’arrêté de publication du nouveau Projet régional de santé. Le PRS définit la politique régionale de santé pour la période 2018-2027. Il résulte d’un travail mené avec l’ensemble des partenaires de l’ARS dans le courant de l’année 2017 et d’une consultant citoyenne à laquelle ont participé près de 8 000 personnes.

    La principale préoccupation exprimée par les personnes interrogées est centrée sur l’accès à un médecin, près de chez soi et dans un délai raisonnable. Les priorités identifiées par 30% des sondés portent sur le soutien aux personnes qui s’occupent d’un proche malade ou en situation de handicap, la souffrance psychique, la gestion des médicaments, et les liens entre la ville et l’hôpital.

    Cette réflexion s’est poursuivie en 2018 pendant une phase de consultation de 3 mois (de janvier à avril 2018), à travers la Conférence régionale de la santé et de l’autonomie, le travail des collectivités territoriales et des Conseils départementaux de la citoyenneté et de l’autonomie. Le document final a été rendu public le 24 juin 2018 et intègre les propositions de l’ensemble des acteurs sollicités dans le cadre de cette réflexion partenariale.

    Le PRS affiche plusieurs objectifs : réduire les ISS, améliorer la qualité de vie, favoriser l’inclusion des malades et personnes en situation de handicap.

    Le projet régional de santé de l’ARS Centre-Val de Loire comporte trois documents

    • Le Cadre d’Orientation Stratégique (COS) – 2018-2027
      Il détermine les objectifs généraux de la politique régional de santé et les résultats attendus pour les dix années à venir, fondés sur les caractéristiques de la population et des attentes exprimées lors de la phase de consultation. Les axes structurants du COS peuvent être résumés ainsi :
      • Orientation 1 : « Préserver et améliorer l’Etat de santé de la population » ;
      • Orientation 2 : « Favoriser la qualité de vie, l’autonomie, l’inclusion des personnes malades et en situation de handicap » ;
      • Orientation 3 : « Réduire les inégalités sociales et territoriales de santé » ;
        • Sources : le document est disponible au téléchargement en suivant ce lien.
    • Le Schéma régional de Santé (SRS) – 2018-2022
      Il constitue la déclinaison opérationnelle du COS à 5 ans.
      • Le SRS s’appuie sur les spécificités de la région Centre-Val de Loire et de ses territoires.
      • Il a été construit autour de quatre axes transverses : Inégalités sociales, territoriales et environnementales de santé ; Accès au système de santé ; Efficience du système de santé ; Continuité des parcours de santé ;
      • Il comporte vingt-trois chapitres et six parcours spécifiques : personnes âgées, handicap, autisme, cancer, addiction, santé mentale ;
        • Sources : le document est disponible au téléchargement en suivant ce lien.
    • Le Programme régional relatif à l’accès à la prévention et aux soins des personnes les plus démunies (PRAPS).
      • Le  PRAPS 2018-2022, décline les programmes d’actions transversaux et spécifiques visant les difficultés rencontrées par les personnes les plus démunies, généralement les plus éloignées du soin.
        • Sources : le document est disponible au téléchargement en suivant ce lien.

    Ces orientations sont déclinés en 50 objectifs opérationnels, traduits par des résultats à atteindre au cours des cinq prochaines années.