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  • La nouvelle feuille de route Santé mentale met à l’honneur prévention, santé 3.0 et télémédecine

    Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, a présenté la feuille de route santé mentale et psychiatrie le 28 juin 2018. Cette feuille de route s’inscrit dans la Stratégie nationale de santé et décline 37 actions selon trois axes :
    – promouvoir le bien être mental, prévenir et repérer précocement la souffrance psychique, et prévenir le suicide ;
    – garantir des parcours de soins coordonnés et soutenus par une offre en psychiatrie accessible, diversifiée et de qualité ;
    – améliorer les conditions de vie et d’inclusion sociale et la citoyenneté des personnes en situation de handicap psychique.

    Elle fait de la prévention l’un des piliers de la politique de santé mentale en France. L’usage de la télémédecine (action 10 : « mobiliser les ressources de la télémédecine ») et des technologies innovantes en santé (action 7 : « promouvoir la santé mentale 3.0 ») sont deux éléments particulièrement marquants de la feuille de route, dont la synthèse est proposée ci-dessous.

    Axe I : Promouvoir le bien-être mental, repérer précocement la souffrance psychique et prévenir le suicide

    • Action 1 : Renforcer les compétences psychosociales
      • Élaborer une stratégie de déploiement des interventions de compétences psychosociales avec production de référentiels et de guides de formation et de déploiement pour les acteurs dans le champ de l’éducation, de la santé, de la justice et du travail ;
      • Former les professionnels de la santé à la complémentarité des interventions basées sur le renforcement des compétences psychosociales et sur la pleine conscience dans tous les milieux de vie : éducation, travail, santé, justice, etc. ;
      • Sensibiliser le grand public à la complémentarité des interventions via les conseils locaux de santé mentale, les Semaines d’information en santé mentale, etc.
    • Action 2 : Développer des actions de prévention de la souffrance psychique au travail en ciblant prioritairement les professionnels de la santé en ville et en établissements, dont les établissements sociaux et médico-sociaux (ESMS)
      • Mise en place de l’Observatoire de la qualité de vie au travail ;
      • Capitaliser sur les expériences des 189 établissements de santé engagés depuis 2016 dans une démarche d’amélioration des conditions de travail au sein des clusters QVT ainsi que sur le bilan de l’appel à projet RPS relatif aux effets des démarches de prévention RPS au sein de 10 centres hospitaliers, réalisé par l’ANACT en 2018 ;
      • Identifier les facteurs de risques tout au long du cursus des étudiants en santé ;
      • Soutenir les actions engagées avec les représentants des syndicats médicaux pour améliorer la santé des professionnels de santé ;
      • Déployer une stratégie de qualité de vie au travail dans les EHPAD et les établissements accueillant des personnes handicapées.
    • Action 3 : Informer le grand public sur la santé mentale et lutter contre la stigmatisation
      • Faire évoluer les missions des conseils locaux de santé mentale vers la promotion de la santé mentale (élaboration d’un guide, atelier) ;
      • Déployer le programme YAM (Youth aware of mental health) de promotion de la santé mentale et de prévention des conduites suicidaires pour les adolescents en lien notamment avec l’éducation nationale ;
      • Organiser un évènement national (colloque) sur la déstigmatisation en santé mentale ;
      • Créer un site internet dédié à la santé mentale en lien avec Santé publique France.
    • Action 4 : Former les étudiants aux premiers secours en santé mentale
      • Adapter le programme de soutien australien « mental health first aid », lancé en 2000, au contexte français. Ce programme permet d’intervenir facilement et de façon proactive, devant toute situation nécessitant des secours en santé mentale ;
      • Produire et éditer un guide de référence pour la France à partir du guide international ;
      • Élaborer le module de formation de base pour prendre en compte le contexte français ;
      • Former des instructeurs en premiers secours en santé mentale, qui formeront des formateurs ;
      • Organiser des formations pilotes dans quatre territoires ;
      • Déployer le dispositif auprès des étudiants sur l’ensemble du territoire national.
    • Action 5 : Mettre en place l’expérimentation « Ecout’émoi » de l’organisation de repérage et prise en charge de la souffrance psychique chez les jeunes de 11 à 21 ans
      • Diffuser des outils de l’expérimentation et de la formation des professionnels ;
      • Lancer l’expérimentation et l’évaluation dans les régions en 2019.
    • Action 6 : Mettre en place dans les agences régionales de santé un ensemble d’actions intégrées de prévention du suicide
      • Généraliser dans les deux ans le dispositif de recontact des personnes ayant fait une tentative de suicide, déjà expérimenté dans six régions ;
      • Proposer aux professionnels au contact des personnes à risque suicidaire une formation actualisée ;
      • Expérimenter une formation des médecins généralistes à la prise en charge de la dépression incluant le repérage du risque suicidaire ;
      • Poursuivre les formations croisées des medias (journalistes et externes en psychiatrie) dans l’objectif de prévenir la contagion suicidaire (déploiement du programme « PAPAGENO ») ;
      • Intervenir dans les réseaux sociaux pour prévenir la contagion suicidaire ;
      • Étudier les conditions de mise en place d’un numéro national de recours pour les personnes en détresse psychique extrême.
    • Action 7 : Promouvoir la santé mentale 3.0
      • Organiser un cycle de séminaires de sensibilisations et d’échanges de pratiques sur la e-santé mentale sur le territoire français, avec le concours du Centre Collaborateur de l’OMS de Lille ;
      • Participer à la création et à l’animation d’une plateforme européenne d’échanges de connaissances et de pratiques en e-santé mentale ouverte aux chercheurs, professionnels de la santé, usagers, aidants et entreprises du secteur ;
      • Élaborer de manière participative des recommandations pour un accompagnement et une diffusion efficaces et responsables de la santé mentale 3.0 en France et en Europe ;
      • Élaborer un rapport sur l’impact de la participation des personnes concernées par les problématiques de santé mentale au développement de projets et dispositifs de santé mentale numérique, sur la qualité de ces outils ;
      • Mettre en place des actions visant la formation à la e-santé mentale des professionnels de santé, des citoyens, dont les usagers des services de santé mentale et de la population générale.

    Axe II : Garantir des parcours de soins coordonnés et soutenus par une offre en psychiatrie accessible, diversifiée et de qualité ;

    • Action 8 : Mettre en place des parcours en santé mentale fondés sur une articulation territoriale entre les secteurs sanitaire, social et médico-social définie dans le cadre des projets territoriaux de santé mentale (PTSM)
      • L’instruction du 5 juin 2018 relative aux projets territoriaux de santé mentale prévoit la mise en oeuvre des Projets territoriaux de Santé Mentale (PTSM) d’ici le 28 juillet 2020 ;
      • Elle prévoit également l’accompagnement des acteurs par la mise à disposition d’une « Boîte à outils » sur le site du ministère.
    • Action 9 : Développer les prises en charge ambulatoires, y compris intensives, et les interventions au domicile du patient, y compris en établissement et service médico-social (ESMS)
      • Publier et mettre en oeuvre le cahier des charges des Hôpitaux de jour (HDJ) ;
      • Dresser le bilan des expérimentations réalisées et tracer les perspectives en matière de Soins de particulière intensité à domicile ;
      • Repréciser les missions des Centres Médico-Psycho-Pédagogiques, etc.
    • Action 10 : mobiliser les ressources en télémédecine
      • Le tarif des téléconsultations et télé expertises pourront s’appliquer pour les consultations en psychiatrie en ville et en établissement de santé privé. Il convient à cet effet de :
        • Permettre la prise en compte des avancées conventionnelles dans les établissements de santé autorisés en psychiatrie et financés en dotation annuelle de financement (DAF) ;
        • Renforcement les équipements en matériel de téléconsultation des EHPAD et structures en zones sous-denses.
    • Action 11, 14 et 15 : Mieux prendre en charge la santé somatique des personnes vivant avec des troubles psychiques
      • Inciter les personnes vivant avec des troubles psychiques à avoir un médecin traitant ;
      • Soutenir les actions d’éducation thérapeutique (ETP) visant à promouvoir une meilleure hygiène de vie et le dépistage des maladies chroniques ;
      • Saisir la haute autorité de santé pour disposer de recommandations sur l’éducation thérapeutique en psychiatrie (psychoéducation) ;
      • Développer les partenariats entre secteurs de psychiatrie ;
      • Développer les consultations en soins somatiques dédiées pour les personnes en situation de handicap.
    • Action 12 : Mettre en place des parcours de soins coordonnés pour les personnes souffrant d’une pathologie mentale grave
      • Mettre en oeuvre des parcours coordonnés sur la base d’une note de cadrage aux ARS.
    • Action 13 : Élaborer des propositions pour le développement de la pédopsychiatrie de ville
      • Élaborer, en lien avec la CNAM, des propositions pour développer l’attractivité de la pédopsychiatrie en ville.
    • Action 16 : Organiser au niveau régional une fonction de ressource et d’appui aux professionnels de proximité pour améliorer les compétences des professionnels sur l’ensemble des territoires et faciliter la continuité des parcours
      • Mise en place d’un groupe de travail pour analyser les besoins des professionnels et les ressources à mobiliser ;
      • Concevoir une fonction de ressource et d’appui en santé mentale, intégrant la diffusion des outils et référentiels de la HAS, ANAP, etc.
    • Action 17 : Poursuivre l’amélioration des connaissances et des pratiques professionnelles, ainsi que le développement de l’interconnaissance entre les acteurs des différents champs concernés
      • Diffusion, sur un site dédié, des bonnes pratiques et données probantes, issues des travaux de la HAS, l’ANESM, l’ANAP, ainsi que des travaux de recherche publiés ;
      • Développement de l’interconnaissance entre les acteurs des différents champs concernés.
    • Action 18 : Développer une offre de réhabilitation psychosociale sur les territoires
      • Rendre accessible sur l’ensemble du territoire une offre de soins de réhabilitation pour les personnes présentant des troubles mentaux sévères et persistants, ainsi que pour les personnes présentant un trouble du spectre autistique. Les jeunes sont au cœur de ce dispositif.
    • Action 19 et 20 : Mettre en place une offre de soins spécialisée dans la prise en charge du psychotraumatisme et développer une formation spécifique.
      • Identifier des dispositifs spécialisés ;
      • Rédiger des recommandations de bonnes pratiques ;
      • Former les professionnels de la fonction publique hospitalière ;
      • Former les médecins : une formation spécifique transversale (FST) pour le 3e cycle des études de médecine.
    • Action 21 : Améliorer la prise en charge des personnes détenues par le lancement de la deuxième tranche des unités d’hospitalisation spécialement aménagées
      • Identifier les évolutions nécessaires du cahier des charges techniques pour l’aménagement des Unités d’hospitalisation spécialement aménagées (UHSA) et proposer leur maillage territorial.
    • Action 22 : Réduire le recours aux soins sans consentement, à l’isolement et à la contention
      • Mettre en œuvre le plan d’actions visant la réduction du recours aux soins sans consentement, et en particulier la réduction du recours aux mesures d’isolement et de contention dans les établissements.
    • Actions 23 à 29 : Accroître le nombre de professionnels formés et favoriser l’évolution des professions sanitaires pour une meilleure complémentarité et continuité des parcours de soins
    • Action 30 : développer la recherche en psychiatrie :
      • Faire de la psychiatrie et de la pédopsychiatrie un champ privilégié de la recherche ;
      • Structurer les acteurs de la recherche en santé mentale en lien avec les dispositifs existants.
    • Action 31 à 33 : Adapter les ressources et faire évoluer le modèle de financement de la psychiatrie
      • Préserver le budget de la psychiatrie à partir de 2018 ;
      • Réduire les inégalités territoriales d’allocation de ressources ;
      • Définir avec les acteurs les objectifs que doit poursuivre le modèle de financement au regard des missions prises en charge.

    Axe III : Améliorer les conditions de vie et d’inclusion sociale et la citoyenneté des personnes en situation de handicap psychique

    • Action 34 : Améliorer les dispositifs, actions et interventions par les pairs visant à l’inclusion des personnes dans la cité ;
    • Action 35 : Améliorer l’accompagnement des personnes vers et dans l’emploi ;
    • Action 36 : Améliorer l’accès et le maintien des personnes dans un logement autonome ou accompagné ;
    • Action 37 : Améliorer l’accompagnement médico-social des personnes ayant des troubles psychiques sévères ou persistants, en situation de ruptures de parcours ou de non recours.

  • Appel à projets : la CNSA finance service, produit ou application numérique soulageant la dépendance

    Améliorer les conditions de vie des personnes âgées en perte d’autonomie et des personnes handicapées grâce à des solutions innovantes mises au point dans le cadre d’une approche collaborative entre les acteurs du handicap et de la perte d’autonomie et des designers, tel est l’objectif de l’appel à projets de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) dévoilé le 25 juin 2018.

    Les grands axes de travail sur lesquels vont se pencher les équipes engagées dans une approche d’innovation sociale par le design, dont l’objectif est de répondre à des besoins sociaux, sont notamment :
    • concevoir un accueil de jour gériatrique ;
    • améliorer l’organisation d’une maison départementale du handicap (MDPH) ;
    • développer un service, un produit ou une application numérique.

    Les dossiers de candidature sont à déposer du 3 au 28 septembre 2018 via la plate-forme de dépôt de la CNSA Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie.

    Sensibiliser aux enjeux du handicap et de la dépendance

    La CNSA souhaite grâce à ce projet favoriser la collaboration entre les acteurs du champ du handicap et de la perte d’autonomie, d’une part et designers, d’autre part.

    Les designers seront immergés dans les structures pertinentes afin d’être en capacité d’identifier les points à améliorer. Les solutions qu’ils proposeront seront testées sous forme de prototypes.

    Cette phase d’expérimentation sera l’occasion de recueillir des retours des utilisateurs afin de faire en sorte que les solutions élaborées répondent au plus grand nombre d’exigences remontées par l’ensemble des parties prenantes.

    Cap juin 2020 : une initiative pour construire des ponts avec des acteurs pouvant apporter un bénéfice aux personnes dépendantes

    Au-delà d’aboutir à des solutions concrètes, la démarche de la CNSA s’inscrit également dans un cadre pédagogique et d’étude. Voici les objectifs que se fixe la CNSA:

    • acculturer le secteur aux approches de design ;
    • intéresser les designers aux enjeux du handicap et de la perte d’autonomie ;
    • faire émerger des réponses innovantes à partir de constats de terrain ;
    • vérifier et donner à voir le potentiel du design comme mode de construction de solutions, de services et de politiques publiques dans le champ de l’autonomie.

    Afin de capitaliser sur les enseignements tirés de cette expérience, la CNSA organisera un séminaire de restitution en juin 2020.

    Critères d’éligibilité

    Les deux principes suivants doivent être satisfaits :

    • le projet innovant doit viser à améliorer l’accompagnement des personnes handicapées ou des personnes âgées en perte d’autonomie que ce soit dans le cadre d’un Ehpad ou à domicile ;
    • il est impératif que le projet soit porté par deux acteurs dont l’un du secteur médico-social et l’autre du monde du design.

    Pour tout renseignements, écrire à l’adresse suivante : innovation2018@cnsa.fr

    Modalités de soumission

    Le dépôt de candidatures se fait du 3 au 28 septembre 2018.

    La soumission de dossiers se fait via la plate-forme de dépôt de la CNSA, en sélectionnant la télé-procédure intitulée « Appel à projets thématique 2018 ».

  • #FASN2018 : Arpavie et SOS Seniors innovent en misant sur les outils numériques ou l’organisationnel

    À l’occasion de l’étape dédiée au parcours de vie dans le cadre de la campagne Faire avancer la santé numérique (FASN), qui a eu lieu le 26 juin 2018 à Paris, deux intervenants œuvrant dans le secteur de la dépendance des personnes âgées ont présenté leurs projets et les stratégies d’innovation.

    Michel Chatot, président du Groupe Arpavie a exposé les expérimentations en cours et les réalisations dans le cadre de la mise en œuvre des technologies de pointe dans les Ehpad du groupe – robotique pour le lien social, IoT pour assurer la traçabilité au sein des établissements et l’installation de cabines de télémédecine sont les priorités.

    Le groupe SOS Senior représenté par Maryse Duval, sa directrice générale, a développé un projet nommé Seniors Connect en vue de créer une porte d’entrée privilégiée pour les seniors à domicile et leur entourage vers une offre de services diversifiée et adaptée, fournie par les Ehpad et des partenaires locaux. Ce projet véhicule une vision de l’Ehpad en tant que plateforme de ressources pour les collectivités pour accompagner les personnes âgées à domicile depuis l’Ehpad.

    Arpavie intègre des outils numériques au sein de ses établissements pour une meilleure prise en charge

    Michel Chatot a affirmé que le numérique va innerver de plus en plus les établissements ancrés dans les territoires au service de leur décloisonnement. L’Ehpad du futur va devoir rayonner sur le territoire en se dirigeant vers le domicile.

    Faciliter le parcours de vie reviendra à s’orienter vers des plateformes gérontologiques qui proposeront des services nouveaux à destination des personnes âgées dépendantes et des aidants, d’une part, et des services au domicile et au sein d’établissements classiques d’accueil, d’autre part.

    Le président d’Arpavie souligne que pour le développent de ces services, les acteurs du médico-social ont besoin de financements sous forme de crédits expérimentaux et de partenaires industriels pour le déploiement.

    Stratégie d’innovation déclinée en quatre axes

    Les quatre axes stratégiques d’innovation du groupe Arpavie sont les suivants : le lien social, la e-santé, la sécurité, le bien-être et la prévention. Ils sont portés par une Direction de l’innovation créée en octobre 2017.

    Plusieurs expérimentations sont en cours dans différents établissements du groupe autour des thématiques suivantes.

    Intelligence artificielle sous la forme d’un petit robot humanoïde pour favoriser le lien social

    Nao, un petit robot humanoïde est utilisé actuellement dans l’Ehpad d’Issy-les-Moulineaux auprès de patients atteints d’Alzheimer. Il est utilisé dans le cadre d’ateliers mémoire et de gymnastique douce. Ne visant pas à remplacer le personnel soignant, il permet d’améliorer le rôle et l’activité que celui-ci peut avoir auprès des résidents, selon Michel Chatot.

    Selon le président d’Arpavie, le robot a un rôle de médiateur avec le soignant avec un caractère ludique et rassurant.

    Il a déclaré que cette expérimentation, qui doit faire l’objet d’une publication scientifique au début de 2019, a déjà permis des résultats tangibles en luttant contre l’apathie et l’isolement.

    Partenariat tripartite pour répondre aux enjeux éthiques et techniques

    Ce projet implique deux autres partenaires. Le groupe Altran est l’industriel qui a fourni le robot, alors que les équipes spécialisées en médecine cognitives de l’hôpital Broca de Paris offre son expertise médicale dans le cadre de la mise en œuvre auprès des résidents.

    Télémédecine

    Arpavie prévoit d’installer des cabines de télémédecine au sein de ses Ehpad en province ancrés dans des territoires-déserts médicaux, car l’apport des téléconsultations n’est plus à prouver pour certains actes et types de suivi : le domaine de la psychologie, pour effectuer des mesures de paramètres des résidents, etc.

    Des expérimentations sont en cours à Loudan (Vienne) et à Villiers-le-Bel en partenariat des ARS.

    Traçabilité assurée au sein de l’établissement grâce au tout connecté

    Le numérique est aussi mis à contribution pour la traçabilité qu’un directeur d’Ehpad nécessite de mettre en place. Ainsi, dans certains établissements le linge connecté grâce à des puces a été testé. Le résultat ayant été positif en matière de réduction de pertes, le projet va être généralisé aux autres établissements du groupe.

    Un revêtement de sol intelligent a également été testé ayant la capacité de détecter des chutes et suivre les mouvements des résidents. Il permet de lancer une alerte en absence de mouvement.

    Outiller les patients, aidants et soignants

    Michel Chatot soulignait l’importance de répondre aux exigences que pouvaient avoir les usagers des établissements du groupe et leurs familles. Ainsi, les gestionnaires ont une forte responsabilité pour faciliter leur accueil et à cet effet des outils numériques doivent être déployées, notamment sous forme de tablettes. Le groupe est à le recherche d’un partenaire industriel fournisseur de tablettes.

    Le personnel soignant dispose déjà de tablettes numériques pour la gestion et l’alimentation des dossiers médicaux et pour assurer un suivi.

    Seniors Connect : agir comme une plateforme gérontologique offrant des services intégrés

    Maryse Duval, directrice générale du groupe SOS Seniors a présenté le projet Seniors Connect développé  par le groupe.

    Le groupe SOS Seniors, c’est 85 établissements et services ; à la fois des Ehpad, des services à domicile, des résidences autonomie et des associations qui font de la colocation intergénérationnelle, un dispositif innovant récemment développé.

    Seniors Connect est né pour répondre au souhait de plus en exprimé par les seniors de rester chez eux le plus longtemps possible. L’équipe est partie du constat qu’aujourd’hui l’âge d’entrée en établissement recule et du fait qu’un Ehpad coûte très cher à la collectivité : un budget de création à hauteur d’environ 10 millions d’euros et un budget de fonctionnement d’environ 4 millions d’euros.

    Ceci a amené le groupe à adopter une stratégie d’ouverture de l’Ehpad vers l’extérieur afin de faire bénéficier les populations environnantes des services proposés par l’établissement. Dans cette vision, l’Ehpad sert de plateforme de ressources aux collectivités afin d’accompagner les personnes âgées à domicile depuis l’Ehpad.

    Des services à destination d’un public « hors radar »

    Maryse Duval soulignait que 74% des seniors à domicile auxquels le groupe propose des services n’étaient pas bénéficiaires de l’APA (allocation personnalisée d’autonomie) et que 70% d’entre eux ne disposaient pas du GIR (groupe iso-ressources qui correspond au niveau de perte d’autonomie d’une personne âgée).

    Maryse Duval souligne que l’âge moyen des personnes âgées auxquelles un service est rendu est de 80 ans, alors que l’âge moyen d’entrée en Ehpad est de 85 ans, donc toute la question est de savoir comment accompagner ces personnes qui sont fragiles et qui demeurent à leur domicile en minimisant les risques avant leur entrée en établissement.

    Utiliser au mieux ce qui existe déjà au niveau local

    L’offre de service dans le cadre de Seniors Connect, via la personne occupant le rôle de coordonnateur du programme, à savoir l’intermédiaire entre l’Ehpad, l’équipe de l’Ehpad et des partenaires locaux, comprend la coordination et l’orientation vers des services existants.

    Le principe consiste à dresser tout ce qui existe localement pour en faire bénéficier l’usager final. Le coordonnateur peut proposer des services quotidiens disponibles au sein de l’Ehpad (coiffure, aide-soignante, kiné, etc.) ou des services à domicile (artisans de confiance, aide à domicile, ergothérapeute pour l’aménagement du domicile, etc.). On peut proposer aussi des services en faveur du lien social dont les seniors à domicile ont grandement besoin pour continuer à avoir une vie sociale.

    Une organisation servicielle à trois niveaux

    Senior Connecte est une pyramide de services, connectant l’Ehpad au domicile, qui vise à :

    • au premier niveau : utiliser les moyens constants de l’Ehpad (repas, animation, transport en car, etc.) ;
    • un second niveau, mettre en place des services à construire avec les autorités de contrôle et de tarification qui nécessitent une autorisation préalable (service de soins à domicile qui rayonne, nuitée d’hospitalisation à domicile, système de portage de repas, bureau d’accueil familial) ;
    • au troisième niveau : introduire des services innovants émanant de l’article 51 tels des salles de télémédecine des Ehpad complètement ouvertes pour des consultations aux personnes des communes en vue de pallier le manque de praticiens.

    L’objectif est de passer des services de prévention délivrés de l’Ehpad vers le domicile à un véritable Ehpad hors les mûrs.

    Le numérique doit permettre de commander des services à l’Ehpad de l’extérieur, depuis le domicile. Mais, pour le permettre, on doit au préalable réduire la fracture numérique.

  • De Big Data à Big Pharma aux 13e Rencontres Convergences Santé Hôpital, 18-21/09/18, à Rennes

    Les 13èmes Rencontres Convergences Santé Hôpital se dérouleront du 18 au 21 Septembre 2018 à Rennes.

    Le thème scientifique est la neurologie de la prise en charge de la douleur dans les maladies neurodégénératives, aux neurosciences du futur jusqu’à l’intelligence artificielle.

    Extrait du programme

    Mardi 18 Septembre

    18h30: Conférence grand public – Maladies neuro-dégénératives, soigner et accompagner. 

    Intervenants : Pr Marc VERIN et Dr Anne SALMON 

    Mercredi 19 Septembre

    15h-19h:

    • Parcours 1:  Conférence technologies du futur en Santé. Intervenants : Pr Marc VERIN, Dr Jean Yves ROBIN, Dr Hervé MAISONNEUVE.
    • Parcours 2: Ateliers (Développement Professionnel Continu). Intervenants : Dr Foudil LAMARI, Dr Stéphane EPELBAUM, Dr Marie-Odile HABERT, Dr Claire BOLOT, Myriam QUERMONE, Dr Vincent CAHAGNE, Dr Astrid BACLE.

    Jeudi 20 Septembre

    9h20-10h: Conférence de prestige Big Data de l’algorithme à l’éthique. Intervenants : Thomas DAUTIEU, Directeur adjoint au CNIL

    14h30-16h:

    • Showtime pharmacie 3.0. Mon pharmacien, ce héros ! Utopie ou Dystopie ?
    • Table ronde interactive, transformation numérique de l’hôpital. 

    Intervenants : Maitre Frédéric LAURIE, Pr Pierrick BEDOUCH, Pr Yannick MALLEDANT, Geoffroy MAQUIN, Dr Majid TALLA.

    16h30 – 18h : Swot numérique, de Big Data à Big Pharma, jusqu’où digitaliser l’exercice du pharmacien?

    Intervenants : Maitre Frédéric LAURIE, Pr Pierrick BEDOUCH, Pr Yannick MALLEDANT, Geoffroy MAQUIN, Dr Majid TALLA.

    Vendredi 21 Septembre

    9h-10h : La révolution de l’impression 3D en Santé 

    Intervenants : Pr Philippe ARNAUD, Dr Carole METZ

    10h30 – 12h : Sessions parallèles : E-Santé et Radiopharmacie. 

    • E-Santé : Parcours et territoires. La politique et sa déclinaison – Dr Anne BRIAC BILI
    • E-Santé : Les outils pour le pharmacien – DMP, PEM2D, Messageries sécurisées. Intervenante : Dr Marie-Hélène BERTOCCHIO
    • Radiopharmacie : Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les qualifications des équipements sans jamais avoir osé le demander. Modératrice : Dr Sandy BLONDEEL.

    Inscriptions via ce lien

  • 35 millions d’euros en faveur du sommeil, c’est la somme levée par Dreem (ancien Rythm)

    Dreem, la start-up dédiée au sommeil anciennement connue sous le nom de Rythm, a fait une levée de fonds à hauteur d’environ 30 millions d’euros (35 millions de dollars). L’information a été diffusée dans un communiqué de Bpifrance le 26 juin 2018.

    Parmi les principaux porteurs de la levée de fonds, on dénombre Johnson & Johnson Innovation, Bpifrance et des ses investisseurs historiques de la start-up, Laurent Alexandre et MAIF Avenir, le fonds d’investissement de la MAIF visant à financer des partenariats avec des start-ups dans l’innovation et le digital notamment.

    La start-up a par la même occasion souhaité associer son nom à celui de son produit, Dreem, le bandeau visant à améliorer la qualité du sommeil et la durée du sommeil profond.

    Cette levée de fonds sert un double objectif :
    • permettre à DreEm de s’exporter à l’international ;
    • fournir la capacité financière nécessaire à la R&D en vue de développer une nouvelle génération de produits technologiques dans son domaine.

    Relever les défis grâce à l’appui des investisseurs

    Ce sont au total 49 millions d’euros (57 millions de dollars) que la start-up a levés depuis sa création.

    Bpifrance est investisseur via son Fonds PSIM doté de 150 millions d’euros dans le cadre du Programme d’Investissements d’Avenir. L’ensemble des investisseurs auront également un rôle de conseil dans le développement du bandeau afin de relever les défis liés à la réglementation et sensibiliser les consommateurs.

    Pendant les quatre ans d’existence, la start-up a pu concevoir un produit capable de mesurer précisément l’EEG, de détecter automatiquement et de manière autonome les différents cycles de sommeil. Ceci a nécessité des innovations dans plusieurs domaines technologiques et scientifiques et a débouché sur le dépôt de plus de 20 brevets.

    La start-up compte aujourd’hui 70 collaborateurs et entend poursuivre le recrutement de nouveaux collaborateurs à l’échelle internationale pour développer de nouvelles technologies de pointe qui permettront d’améliorer l’expérience utilisateur.

  • La question de la convergence des CTA (Paerpa) et des PTA à l’étude

    Faut-il faire converger les Coordinations territoriales d’appui (CTA) des Parcours de santé pour les personnes âgées en risque de perte d’autonomie (Paerpa) et les Plateformes territoriales d’appui (PTA) ?

    La société de conseil Alcimed le pense, et s’en explique dans un communiqué relayé par le site internet Hospimedia le 26 juin 2018. L’article ne précise toutefois pas les modalités d’un tel rapprochement.

    Deux dispositifs aux finalités convergentes

    Déployé depuis 2014 sur plusieurs territoires pilotes, le dispositif Paerpa (parcours de santé des aînés) vise à maintenir les personnes âgées à domicile le plus longtemps possible, améliorer la coordination des intervenants et des aidants, sécuriser la sortie de l’hôpital des aînés, éviter les hospitalisations inutiles et mieux utiliser les médicaments. Les coordinations territoriales d’appui (CTA) proposent un appui aux démarches du PAERPA pour accompagner et assister les professionnels dans la mise en œuvre du Parcours santé des aînés.

    Introduites par l’article 74 de la loi du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé, les Plateformes territoriales d’appuis (PTA) ont pour mission d’orienter les professionnels de santé vers les ressources sanitaires et médico-sociales nécessaires à la prise en charge de patients complexes (pathologies chroniques notamment), de leur fournir un appui à l’organisation des parcours complexes, et de soutenir les initiatives professionnelles en matière de sécurisation des parcours (décret du 4 juillet 2016).

    Ces deux entités présentent « des similitudes » pour Alcimed, notamment au regard de leurs objectifs : « les deux dispositifs comportent indubitablement de nombreux points communs, à commencer par leurs objectifs, offrir aux professionnels de santé une coordination lisible et intégrée des parcours, et les moyens à mettre en œuvre pour l’atteindre ».

    Malgré des éléments de différenciation

    Faire converger Paerpa et PTA pour « pérenniser les dispositifs » d’aide aux professionnels selon des modalités encore inconnues

    Interrogée par Hospimedia, Marie-Sophie Ferreira, responsable de mission en politiques publiques de santé chez Alcimed, considère qu’une convergence doit se faire entre Paerpa et PTA, sans négliger les autres dispositifs de coordination territoriale (MAIA, CLIC, etc.). Que recouvre précisément la notion de convergence ? Prendra-t-elle la forme d’une fusion, d’un rapprochement, d’une mutualisation des moyens et/ou des ressources humaines ?

    Si l’intégration des dispositifs Paerpa et PTA est plébiscitée par divers acteurs institutionnels (dont des directeurs d’ARS, d’après l’article), les modalités et leviers d’intégration demeurent encore imprécis.

  • Télémédecine : la Fédération des Médecins de France (FMF) décide de signer l’avenant n° 6

    Le conseil d’administration de la FMF a décidé de signer l’avenant N°6, telle est l’annonce faite le 23 juin 2018 par un communiqué signé par le Dr Jean-Paul Hamon, président FMF et diffusé sur le site de la fédération.

    Cette décision a été motivée par la volonté de faire profiter des avantages apportés par la télémédecine à certaines catégories de populations ou professionnels de santé : les patients ultramarins, les patients résidant dans les déserts de spécialistes ou pour appuyer les pédo-psychiatres, spécialité démographiquement sinistrée selon la FMF.

    La FMF explique cette signature tardive, comparé aux autres syndicats, comme le reflet de sa volonté de tenter jusqu’au bout d’améliorer cet avenant. Le président ne manque d’exprimer son regret quant au manque de solidarité des autres syndicats qui aurait pu selon lui permettre aux professionnels de santé d’obtenir de meilleurs conditions de mise en œuvre d’activités de télémédecine. 

    Le point noir de l’avenant selon la FMF est un tarif d’expertise « inadmissible » (12 €) et l’impossibilité de réaliser des actes complexes, en particulier des APC (avis ponctuel de consultant au cabinet du médecin spécialiste, selon la nomenclature du médecin généraliste).

    Enfin, la FMF rappelle qu’elle s’attachera à lutter contre les plateformes de téléconsultation à but exclusivement commercial et demande des actions du gouvernement en ce sens. 

  • Big Data et IA inscrits à l’ordre du jour de la nouvelle Mission parlementaire sur la bioéthique

    Le député LR Xavier Breton est désormais chargé de présider la mission d’information parlementaire sur la bioéthique, dont le député LREM Jean-Louis Touraine (professeur de médecine) sera par ailleurs le rapporteur.

    Xavier Breton est à l’origine de la création de cette mission d’information. Il préside par ailleurs l’Entente familiale parlementaire pour la famille. Il s’oppose ouvertement à l’extension de la PMA aux couples de femmes et femmes célibataires, et à la légalisation de l’euthanasie.

    Jean-Louis Touraine est pour sa part favorable à la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté. Il s’intéresse de près aux questions liées à la procréation et a organisé, lundi 25 juin 2018, un colloque à l’Assemblée nationale autour de l’extension des techniques de procréation et des enjeux éthiques liés à ces débats.

    Dans le sillage des États généraux de la bioéthique, les travaux de la Mission parlementaire porteront sur :
    • l’ouverture de la procréation médicalement assistée aux couples de femmes ;
    • la génétique ;
    • le Big data ;
    • l’intelligence artificielle ;
    • les greffes ;
    • les neurosciences.

    La question de la fin de vie sera a priori exclu du champ de réflexion de la mission.

    Le Conseil consultatif national d’éthique (CCNE) en définira le périmètre exact dans un avis rendu début septembre 2018.

  • HIMSS-Elsevier Asia Pacific Digital Healthcare Awards: Call for submissions for the 6th edition

    HIMSS Asia Pacific and Elsevier announced in June 2018 the call for submissions for the sixth Asia Pacific HIMSS-Elsevier Digital Healthcare Award 2018.

    Since the creation of the award in 2013, the contest has attracted participants from 119 organizations across 30 countries with projects impacting more than 41 million patients worldwide.

    The ICT at the heart of the contest

    The two categories opened for submissions are:

    • Outstanding ICT Achievement: this category focuses on those who have harnessed information and technology to successfully advance patient care and safety.
    • Outstanding innovation ICT: this category focuses on those who have creatively exploited existing technology or developed ground-breaking new solutions, to significantly improve patient care and outcomes, and drive greater ICT adoption.

    Submissions have evolved with more large-scale projects

    « Since the inception of the Award, submissions have evolved with more large-scale projects, » said Simon Lin, executive director of HIMSS Asia-Pacific (source: Elsevier.com). « Last year, we also received a wider range of submissions from department-wide to enterprise and national-level. We hope this trend continues and look forward to greater participation from APAC and our host country Australia. »

    In 2017, the program witnessed strong participation (18 health care organizations across APAC represented), rewarding first-time recipients:

    • The Royal Children’s Hospital Melbourne (Australia) and Fudan University Huashan Hospital (China) won the Outstanding ICT Achievement Award ;
    • Aravind Eye Hospital – Pondicherry (India), Mackay Memorial Hospital (Taiwan) and Princess Alexandra Hospital (Australia) won the Outstanding ICT Innovation Award.

    Deadline for applications: August 31 2018

    Judges for this year’s award are:

    • Bill Le Blanc, executive director and chief information officer at SA Health (Australia);
    • John Sutherland, chief information officer at Ramsay Health Care (Australia);
    • John Daniels, global vice president at HIMSS Analytics (USA);
    • Dr. Korpong Rookkapan, director of Paknampo Hospital (Thailand);
    • Robert Nieves, vice president of health informatics (Clinical Solutions) at Elsevier (USA);
    • Dr. Aamir Ali, health informatics consultant for the Ministry of Health and Prevention (United Arab Emirates).

    The list of winners will be announced in November

    Applications can be submitted via the event website or by email to pheung@himss.org.

    Deadline for submissions is Friday, August 31, 2018.

    Winners will be honored on Monday, November 5, 2018 at the HIMSS-Elsevier Awards Dinner Reception at HIMSS AsiaPac18 in Brisbane, Australia.

  • Marchés : le GHT Santé 41 s’associe avec Orange Healthcare pour harmoniser ses outils informatiques

    Orange Healthcare, la filiale santé d’Orange Business Services, a annoncé dans un communiqué du 20 juin 2018 avoir été retenue par le GHT Santé 41, réunissant six établissements publics de santé du Loir-et-Cher, pour harmoniser les systèmes d’information et de communication de ces derniers.

    Dans le cadre de la centrale d’achat du Resah, le GHT Santé 41 a lancé un appel d’offres afin de faire converger l’ensemble de ses services de données et de téléphonie sur un réseau haut débit dédié et sécurisé. C’est  l’architecture réseau définie par Orange Healthcare, positionnée comme opérateur-intégrateur, qui a été retenue.

    L’architecture réseau d’Orange Healthcare sera déployée au sein des six établissements et leurs 44 sites physiques dès le mois de juin 2018. Une solution cloud multimédia a déjà été déployée en mettant à la disposition des établissements une solution de rappel de rendez-vous pour les usagers.

    Sécurité et flexibilité comme priorités

    Le GHT Santé 41 regroupe autour de l’établissement support, à savoir le Centre Hospitalier Simone Veil de Blois, les 5 centres hospitaliers suivants : Vendôme-Montoire, Romorantin-Lanthenay, Montrichard, Saint-Aignan-sur-Cher et Selles-sur-Cher.

    Orange Healthcare fournira aux établissements un même réseau sur lequel ils pourront partager des informations comme les dossiers des patients. Il sera protégé par Orange Cyberdefense, l’entité qui regroupe l’ensemble des activités de cybersécurité d’Orange dédiées aux entreprises, afin de permettre des flux sécurisées de données des patients comme des employées.

    La solution d’Orange Healthcare est flexible afin de pouvoir accueillir de nouveaux services ou d’intégrer de nouveaux logiciels métiers au gré des besoins.

    Une solution pour les rappels de rendez-vous déployée et d’autres services à venir

    Au préalable de l’harmonisation et de la sécurisation des infrastructures réseau et téléphonie des établissements du GHT, un outil de rappel de rendez-vous par sms et un courriel à destination des patients ont déjà été déployés.

    Il permettra au GHT de générer une masse annuelle supérieure à un million de sms afin de proposer un service supplémentaire aux patients.

    Par ailleurs, Olivier Servaire-Lorenzet, DG du CH Simone Veil de Blois et président du comité stratégique du GHT, a annoncé l’arrivée d’autres services numériques via notamment des bornes électroniques.