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    Agence régionale de sécurité sanitaire des produits de santénull

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    fonds d’appui au développement de la sécurité des patients et la santé numérique en Afriquenull

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    Conférence internationale des ministres de la Santé et des ministres des TIC sur la sécurité et des soins en Afriquenull

  • Diffuser des innovations en en permettant un accès précoce aux patients, une priorté pour le Snitem

    Les leviers d’action au service de la transformation du système de santé prioritaires pour les membres du Snitem et le renouvellement du Conseil d’administration du syndicat sont les deux principaux thèmes traités à l’occasion de l’Assemblée Générale annuelle du syndicat, tenue le 26 juin 2018.

    Le président du Snitem, Stéphane Regnault, a rappelé les priorités contribuant à l’efficience du système de santé en pleine transformation, parmi lesquelles apparaissent les notions de visibilité et de prévisibilité pour les industriels, une meilleure coordination et collaboration entre acteurs de l’écosystème ainsi que des actions en faveur d’un accès précoce à l’innovation pour les patients.

    Le Conseil d’Administration du Snitem a été partiellement renouvelé avec six nouveaux administrateurs élus pour un mandat de deux ans. Quatre membres sortants ont été réélus.

    Les priorités du président du Snitem pour un système de santé efficient

    Stéphane Regnault a partagé sa vision des prérequis sous-jacents à l’efficience du système :

    • la nécessité pour l’ensemble des acteurs, et en particulier les entreprises à disposer de visibilité et de prévisibilité ;
    • la capacité à organiser un dialogue structuré entre acteurs publics et privés permettant à chacun d’apporter l’expertise nécessaire à cette transformation ;
    • un accueil et une diffusion des innovations permettant leur accès précoce aux patients ;
    • un renforcement de la simplification administrative.

    Conseil d’administration, six nouveaux administrateurs

    Lucile Blaise, Vice-Présidente Europe de l’Ouest RESMED, Gilles Chantrel, Co-Gérant DTF MEDICAL, Christophe Lala, PDG de GE Healthcare France & Benelux et Hassan Safer-Tebbi, Président SIEMENS Healthineers France ont été les administrateurs réélus.

    Les nouveaux administrateurs élus à l’Assemblée Générale sont :

    • Stéphane Cotte, Président Directeur Général CONVATEC France & Benelux ;
    • Christophe Duhayer, Président JOHNSON & JOHNSON MEDICAL ;
    • Cyrille Fleury, Directeur de filiale WRIGHT France ;
    • Anja Kleber, Vice-Présidente Marketing, accès au marché & ventes THERACLION ;
    • Bruno Regnault, Directeur Général ABBOTT MEDICAL France ;
    • François Vorms, Directeur Général CANON MEDICAL SYSTEMS France.

  • Le système de santé se dégrade d’après 65 % des Français (sondage BVA)

    D’après le sondage réalisé par BVA et les Contrepoints de la santé en juin 2018 (et publié le 28 juin 2018), la majorité des Français estime que le système de santé se dégrade. En effet :
    – 61% des personnes interrogées ont répondu « non » à la question « Pensez-vous que la politique du gouvernement va dans le bon sens en matière de santé ? » ;
    – 65% des sondés ont exprimé un sentiment « particulièrement marqué » de dégradation du système de santé.

    Par ailleurs, parmi 6 outils éventuels de transformation du système de santé, la santé en ligne et la télémédecine n’ont été citées comme « intéressantes en premier lieu » que par 6% des interrogés.

    Ces résultats doivent cependant être mis en relation avec de précédents sondages : l’opinion à ce sujet fluctue.

    Politique du gouvernement en santé : une opinion en constante évolution

    Seules 39% des personnes interrogées ont affirmé croire que la politique du gouvernement en matière de santé allait actuellement dans le bon sens.

    Ce chiffre est cependant moins important qu’au cours des précédents mois :

    • en mai 2018, 31% des sondés affirmaient être en accord avec la politique du gouvernement dans ce domaine ;
    • en avril 2018, ils étaient 37% ;
    • en mars 2018, 29%.

    Malgré un mouvement de fluctuation de l’opinion à ce sujet, le chiffre recueilli en juin 2018 tendrait à s’approcher de celui de décembre 2017 (43% des sondés avaient alors une opinion positive de la politique du gouvernement en matière de santé).

    Un sentiment de dégradation du système de soins à nuancer

    Si 65% des personnes interrogées ont exprimé un sentiment de dégradation du système de soins durant les 3 années précédentes, 73% d’entre eux ont pourtant affirmé qu’ils se trouvaient (eux et leurs proches) bien pris en charge par le système de santé.

    La santé en ligne n’est pas perçue comme une priorité

    A la question « Le système de santé est en pleine évolution. Parmi les 6 propositions suivantes, quelle est celle qui vous semble la plus intéressante, en 1er lieu ? »,

    • 50% des sondés ont cité le développement des soins de proximité ;
    • 28% le reste à charge zéro ;
    • 15% les mesures visant à éviter les gaspillages, la redondance d’examens, d’analyses, de consultations, etc.

    La réduction du nombre d’hôpitaux privés et publics par l’effet du regroupement de ces structures, la téléconsultation et le développement de la santé en ligne ont été choisis respectivement par 1%, 2% et 4% des personnes interrogées.

    Ces derniers chiffres (concernant la téléconsultation et le développement de la santé en ligne) peuvent être mis en relation avec les « vecteurs d’amélioration du système de santé » perçus en tant que tel et en premier lieu par les personnes interrogées en février 2018. En effet, à cette date :

    • 7% des sondés avaient cité en premier lieu la télémédecine parmi 8 vecteurs éventuels d’amélioration du système de santé proposés ;
    • 7% le dossier patient numérique ;
    • 8% les innovations numériques pour faciliter les rendez-vous médicaux, la coordination des soins et le suivi des patients.
  • Les Centres Unicancer ont multiplié les initiatives innovantes en santé en 2017 (rapport d’activité)

    Unicancer a publié le 28 juin 2018 son rapport d’activité pour l’année 2017 qui répertorie entre autres les démarches innovantes engagées par les 18 Centres de Lutte Contre le Cancer (CLCC) d’Unicancer au cours de l’année 2017, telles que le recours aux applications mobiles, à l’intelligence artificielle, à la réalité virtuelle, etc.

    Au cours de 2017 de nombreuses initiatives ont été conduites par les CLCC en matière d’innovations technologiques destinées à améliorer le suivi des patients et à accompagner l’exercice médical des professionnels de la santé. En voici une liste non exhaustive, consultable en détails dans le rapport d’activité du réseau hospitalier Unicancer.

    Unicancer rappelle que ses Centres de Lutte Contre le Cancer (CLCC) sont « animés par la culture de la recherche et de l’innovation dans tous les domaines. Ils investissent dans les équipements technologiques les plus innovants, testent les nouvelles possibilités de la santé connectée et misent sur la recherche ».

    Centres de Lille, Marseille, Rennes, Toulouse

    Améliorer le suivi à domicile grâce aux applications smartphone

    En 2017, plusieurs Centres ont lancé des applications mobiles destinées à faciliter la vie des malades en rassemblant rendez-vous, dossier médical et contacts avec l’équipe soignante. Ces applications sécurisent le retour à domicile via des questionnaires de suivi et la saisie de constantes médicales, un système censé alerter l’équipe soignante en cas de problème et l’aider à contacter rapidement les patients prioritaires.

    Toulouse a lancé un projet pilote de suivi à distance via un portail Web, qu’il sera possible de généraliser à potentiellement tous ses patients suivis en chirurgie ambulatoire, en sénologie.

    Centres de Dijon, Marseille, Montpellier, Nancy, Nice, Rouen

    Des équipements de pointe

    Les Centres de Marseille et de Montpellier ont acheté un accélérateur linéaire de particules avec IRM embarquée, pour une radiothérapie de précision y compris sur les tumeurs « mobiles » qui oscillent avec la respiration. A Nice, le scanner 4D permet de « filmer » les tumeurs, y compris celles qui bougent avec la respiration, pour cibler les contours à irradier.

    Pour la radiothérapie stéréotaxique, Nancy a investi dans un CyberKnife M6 de dernière génération et Rouen dans un TrueBeam Novalis STx Normand. Dijon s’est pour sa part équipé du premier TEP Scan numérique français.

    « L’apport d’Unicancer »

    Les marchés mutualisés d’Unicancer ont permis l’achat de plusieurs de ces machines.

    Institut du cancer de Montpellier

    Le supermarché virtuel, innovation au service de la prévention

    Epidaure, le département de prévention de l’Institut du cancer de Montpellier a conçu un supermarché virtuel « ludique et interactif » destiné à faire réfléchir les jeunes sur l’influence de la publicité, des techniques de vente, et leurs proches sur les choix alimentaires essentiels pour la santé et la prévention du cancer.

    Centre Henri Becquerel, Rouen

    Intelligence artificielle en imagerie médicale

    Le logiciel Body Comp AI aide à diagnostiquer la sarcopénie (perte musculaire). L’intelligence artificielle facilite l’analyse des scanners qui nécessite normalement une expertise pointue de radiologie.

    Centres de Caen, Lille, Lyon, Paris-Saint-Cloud, Rennes, Villejuif

    La recherche des Centres rayonne à l’American Society of Clinical Oncology

    Plusieurs Centres ont présenté leurs recherches au congrès de l’ASCO 2017 (American Society of Clinical Oncology), rendez-vous de la communauté internationale des cancérologues. Les résultats de l’essai Latitude sur le cancer de la prostate (Gustave Roussy) étaient présentés en conférence plénière, tout comme l’étude Profiler (Centre Léon Bérard) qui propose des traitements ciblés existant en fonction d’anomalies moléculaires détectées. Les centres de Caen, Lille, Paris-Saint-Cloud et Rennes y ont également présenté leurs travaux.

    Centres de Lyon et Saint-Cloud

    Réalité virtuelle avant les traitements

    Les traitements en oncologie peuvent être sources d’anxiété. Pour la réduire, le Centre Léon Bérard propose aux patients un casque simulant une plongée sous-marine pour une séance relaxante avant la chirurgie. A Curie, la réalité virtuelle sert avant la pose de chambre implantable, petit boîtier inséré sous la peau facilitant l’administration de la chimiothérapie.

    Centre Antoine Lacassagne, Nice

    Une fédération de recherche en radiothérapie

    Une fédération de recherche sur les interactions des radiations ionisantes de l’Université Côte d’Azur (UCA) associant le Centre Antoine Lacassagne a vu le jour en 2017. La Fédération Claude Lalanne rassemble une dizaine de structures et équipes de recherche autour de la recherche en radiothérapie.

    Le rapport d’activité 2017 est consultable et disponible au téléchargement en suivant ce lien.

  • Etude : des robots dotés d’IA personnalisent la prise en charge de l’autisme

    Le machine learning pourrait faire son apparition dans le traitement de l’autisme. Des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT) Media Lab ont équipé des robots d’un système d’apprentissage profond leur permettant d’interpréter le comportement de l’enfant lors des interactions. Ainsi, les robots captent l’attention de l’enfant et facilite les échanges, qui sont particulièrement complexes pour les autistes. Une étude* publiée le 27 juin dans Science Robotics a mis en évidence la bonne capacité de perception émotionnelle des robots.

    Le deep learning rend les robots plus intelligents

    Les enfants atteints de troubles du spectre autistique ont souvent du mal à reconnaître les états émotionnels des personnes qui les entourent. Ils ont par exemple du mal à distinguer un visage heureux d’un visage craintif. Pour remédier à cela, certains thérapeutes utilisent un robot adapté aux enfants pour montrer ces émotions et pour inciter les enfants à les imiter et à y répondre de manière appropriée. Le robot Nao, déjà utilisée dans des hôpitaux français, s’est avéré un outil intéressant pour travailler les compétences relationnelles et communicationnelles des jeunes autistes. Cependant, ce type de thérapie fonctionne encore mieux si le robot peut interpréter en finesse le comportement de l’enfant – savoir s’il est intéressé, excité ou attentif – pendant la thérapie.

    Des chercheurs du MIT Media Lab ont donc développé un type d’apprentissage automatique personnalisé qui aide les robots à estimer l’intérêt de chaque enfant au cours de ces interactions, en utilisant des données qui sont uniques à cet enfant. Les chercheurs ont utilisé des robots humanoïdes SoftBank Robotics NAO dans cette étude. Ressemblant à un super-héros blindé ou à un androïde, NAO transmet différentes émotions en changeant la couleur de ses yeux, le mouvement de ses membres et le ton de sa voix.

    Le MIT mène l’étude sur des enfants autistes

    Les 35 enfants atteints d’autisme qui ont participé à cette étude, 17 du Japon et 18 de Serbie, avaient entre 3 et 13 ans. Ils ont réagi de diverses manières aux robots pendant leurs sessions de 35 minutes, de l’air ennuyé et endormi dans certains cas sautant dans la pièce avec excitation, battant des mains en riant ou en touchant le robot. La plupart des enfants de l’étude ont réagi au robot ne le considérant pas comme un simple jouet, mais avec le respect que l’on doit à une personne réelle.

    Une fillette de 4 ans s’est cachée derrière sa mère tout en participant à la séance mais est devenue beaucoup plus ouverte au robot et a fini par rire à la fin de la thérapie. Un autre a donné un câlin et a dit: « Robot, je t’aime! »

    «Les thérapeutes disent que l’engagement de l’enfant pendant quelques secondes peut représenter un grand défi pour eux, et les robots attirent l’attention de l’enfant», explique Oggi Rudovic, premier auteur de l’étude. « De plus, les humains manifestent leurs expressions de différentes façons, mais les robots le font toujours de la même manière, ce qui est moins frustrant pour l’enfant car il apprend de manière très structurée. »

    Les robots décodent les émotions

    Les résultats publiés le 27 juin dans Science Robotics montrent que la perception des robots a été conforme aux évaluations des experts humains, avec un score de corrélation de 60%. Les auteurs de l’étude estiment que les robots formés sur les observations humaines, comme dans cette étude, pourraient un jour fournir des estimations plus cohérentes que celles des humains.

    L’équipe de recherche du MIT a réalisé que le deep learning pourrait donc être utile pour que le robot puisse percevoir le comportement des enfants. D’autant que l’apprentissage profond a déjà été utilisé dans les programmes automatiques de reconnaissance de la parole et des objets. Il devrait donc être particulièrement adapté à un décryptage plus complexe, tel que l’engagement d’un enfant dans l’interaction humaine au travers des multiples facettes du visage, du corps et de la voix. L’apprentissage en profondeur permet au robot d’extraire directement les informations les plus importantes de ces données sans que les humains aient besoin de créer manuellement ces fonctionnalités.

    Un apprentissage profond ultra-personnalisé

    Pour les robots thérapeutiques, les chercheurs du MIT ont poussé l’idée de l’apprentissage en profondeur un peu plus loin et ont construit un cadre personnalisé qui permet d’apprendre à partir des données recueillies sur chaque enfant individuellement. Les chercheurs ont filmé les expressions faciales de chaque enfant, les mouvements de la tête et du corps, les poses et les gestes, les enregistrements audio et les données sur la fréquence cardiaque, la température corporelle et la transpiration de la peau. Formée sur ces données personnalisées codées par les humains, les robots ont sensiblement amélioré l’estimation automatique du comportement de l’enfant, au-delà des espérances des chercheurs.

     » L’objectif à long terme n’est pas de créer des robots qui remplaceront les thérapeutes humains, a déclaré Oggi Rudovic, mais de les enrichir d’informations clés que les thérapeutes pourront utiliser pour personnaliser le contenu thérapeutique et aussi faire des interactions plus attrayantes et naturelles entre les robots et les enfants autistes. »

  • Le Livre Bleu des outre-mer propose d’y mener une « stratégie en santé numérique ambitieuse »

    Annick Girardin, ministre des outre-mer, a dévoilé le 29 juin 2018 la synthèse des Assises des outre-mer dans un document intitulé « Livre Bleu des outre-mer » qui vise à définir la politique gouvernementale à destination des outre-mer.

    La santé constitue l’un des principaux axes thématiques portés par les concepts tels que le recours à la télémédecine, l’usage de l’intelligence artificielle et de la robotique en santé dans les territoires ultramarins.

    Cet axe comporte quatre objectifs explicités ci-dessous : actions de santé publique, médecine de proximité, la transformation de l’écosystème sanitaire ultra-marin et l’accompagnement de la résilience et de l’intégration régionale.

    « Les actions de prévention et de promotion de la santé représentent dans ces territoires des enjeux majeurs et l’apport de réponses adaptées aux Outre-mer est nécessaire. La Stratégie nationale de santé (SNS) 2018-2022, la plan nationale de santé publique (PNSP) et les projets régionaux de santé (PRS) en constitueront le cadre ». Livre Bleu des Outre-mer 2018.

    • Ambition 1 : Créer un fonds dédié aux actions de santé publique outre-mer
      • Renforcement des actions de prévention et de promotion de la santé, menées par les Agences régionales de santé (ARS) dans les territoires ultramarins (en matière de lutte contre l’alcoolisme et de nutrition, notamment). Ce renforcement se fera par l’attribution de financement supplémentaires au sein du fonds d’intervention régional (FIR) et la création d’un fonds spécifique dédié aux financements des actions de santé adaptées aux enjeux des territoires ;
      • Les outre-mer bénéficieront du service sanitaire dès 2019 ;
    • Ambition 2 : développer la médecine de proximité
      • Création dès 2019 de 100 postes d’assistants spécialistes « outre-mer » dotés d’un statut attractif pour pallier le manque de personnel dans certaines spécialités médicales (réanimation, anesthésie, obstétrique, néonatalogie, etc.) ;
      • Favoriser l’installation des professionnels de santé dans les territoires à faible intensité médicale à l’aide de contrats d’installation ou de mobilités spécifiques ;
      • Expérimenter de nouvelles répartitions de tâches entre professionnels de santé, comme la « pratique avancée en santé » (consistant à déléguer certains actes médicaux) ;
      • Développer des maisons de santé adaptées aux territoires ;
        • Une maison médicale itinérante sera créée, pour faciliter l’accès aux soins des populations des quartiers très isolés :
      • Développer les conventions de partenariat entre centres hospitaliers ultramarins et hexagonaux pour faciliter les échanges entre professionnels ;
        • L’établissement référent sera le partenaire privilégié dans un parcours de soins ;
        • Renforcement de la publicité et de la communication autour des postes offerts aux étudiants de troisième cycle dans les Outre-mer ;
      • La délégation interministérielle à l’égalité des chances des Français d’Outre-mer mettra en place un dispositif d’accompagnement des familles des patients en évacuation sanitaire dans l’Hexagone.
    • Ambition 3 : transformer l’écosystème sanitaire ultra-marin
      • Le ministère des Solidarités et de la Santé créera en lien avec le ministère des Outre-mer, un centre de ressources national en appui des ARS ultramarines, capable d’intervenir de façon continue et réactive, en soutien aux ARS sur les missions le nécessitant ;
      • Renouveler le financement des hôpitaux d’Outre-mer : « une concertation est en cours avec les professionnels de santé et les fédérations hospitalières pour définir les modalités d’un nouveau modèle de financement pour ces établissements » ;
      • Mener une stratégie en santé numérique ambitieuse :
        • des majorations outre-mer s’appliqueront aux tarifs de téléconsultation, comme elles s’appliquent aux téléconsultations classiques ;
        • un soutien à des projet d’IA spécialisée sur les thématiques de recherche de pointe sur lesquelles concentrer l’effort dans les outre-mer ;
        • une utilisation de l’IA et de la robotisation comme appui à la transformation des structures de soins.
    • Ambition 4 : accompagner la résilience et l’intégration régionale
      • Un plan spécifique ORSAN DOM (organisation de la réponse du système de santé en situations sanitaires exceptionnelles) permettra de renforcer la résilience des DOM face aux menaces climatiques et épidémiques ;
        • Les ARS poursuivront les actions de formation de leurs agents à la gestion des alertes et des crises, le pilotage des autres acteurs sanitaires et le développement des systèmes d’information ;
      • Développer les coopérations régionales ;
      • Encadrer le recrutement dans le bassin régional de médecins étrangers das les territoires volontaires.

  • Maladies rares : Sanofi-Genzyme et 23 acteurs de la e-santé mobilisés contre l’errance diagnostique

    Sanofi-Genzyme, unité opérationnelle de médecine de spécialités (maladies rares, sclérose en plaques, oncologie, hématologie et immunologie) de Sanofi, a annoncé par communiqué le 28 juin 2018 le lancement d’une démarche d’innovation visant à l’amélioration du parcours de diagnostic des maladies rares.

    23 acteurs français de la e-santé participeront, dans le cadre de cette démarche ouverte ayant vocation à s’inscrire dans la durée et avec le laboratoire 39BIS (laboratoire e-santé de Sanofi), au développement de solutions innovantes fondées sur les nouvelles technologies.
    Il est en outre prévu que ces solutions soient :
    – testées afin d’en évaluer l’efficience en particulier « là où les pertes de chances sont aujourd’hui les plus importantes » ;
    – partagées « avec le plus grand nombre ».

    Cette initiative anticipe par ailleurs l’annonce officielle d’un 3ème Plan National Maladies Rares destiné à améliorer la prise en charge des malades.

    Les membres impliqués dans cette démarche d’innovation ouverte

    Sanofi-Genzyme a révélé dans son communiqué qu’une « vaste démarche participative s’inspirant de méthodes d’innovation ouvertes avec différentes parties prenantes » avait déjà été engagée fin 2017 en collaboration avec Orange Healthcare. Dès lors, 23 entités telles que des associations de patients, des filières de santé et des acteurs du numérique ont été impliquées, notamment :

    • Sanofi-Genzyme, en collaboration avec Orange Healthcare ;
    • l’Alliance Maladies Rares, Maladies Rares Info Service, Vaincre les Maladies Lysosomales, l’Association Francophone des Glycogénoses ; 
    • Les Filières de Santé Maladies Rares (FAI2R, FILNEMUS, FIMARAD, AnDDI-Rares, MaRIH, DefiScience) ;
    • le pôle de compétitivité Medicen ;
    • l’INRIA, l’Institut national de recherche dédié au numérique ;
    • des médecins hospitaliers experts et non experts, des médecins généralistes et spécialistes libéraux, un médecin du travail, un médecin scolaire, des professions para et périmédicales (kinésithérapeutes, biologistes, psychologues) ;
    • les start-ups Anamnèse et Semeia.

    Une démarche qui veut répondre aux enjeux de santé publique attendus du 3ème Plan National Maladies Rares

    Si le 1er Plan National Maladies Rares a structuré une offre de soins de haut niveau (en permettant la labellisation de 131 centres de référence nationaux et de 500 centres de compétence régionaux) et si le 2ème Plan National Maladies Rares a complété cette offre par la création de 23 filières de santé réunissant tous les acteurs participant à la prise en charge des malades et à la recherche, un 3ème Plan National Maladies Rares 2018-2022 devrait s’attacher particulièrement au problème de l’errance diagnostique. Ainsi la démarche de Sanofi-Genzyme anticipe-t-elle les priorités de ce futur plan.

  • La CNAM préconise de soutenir les expérimentations organisationnelles (« Charges et produits » 2018)

    La Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CNAM) présente au Gouvernement et au Parlement ses propositions relatives à l’évolution des charges et produits au titre de l’année suivante et aux mesures nécessaires pour atteindre l’équilibre prévu par le cadrage financier pluriannuel des dépenses d’assurance maladie, dans un rapport intitulé « Améliorer la qualité du système de santé et maîtriser les dépenses » publié le 29 juin 2018.

    À partir d’analyses réalisées sur l’évolution des dépenses et des pratiques, et en s’appuyant sur les recommandations françaises et internationales, le rapport Charges et produits pour l’année 2018 présente des propositions et des pistes de réflexion visant à améliorer la qualité et l’efficience des soins, et à optimiser les dépenses de santé.

    Parmi ces propositions :
    – Poursuivre le virage ambulatoire et l’adaptation des prises en charge en établissement ;
    – Renforcer les actions de pertinence des produits de santé et favoriser une adoption plus large des médicaments génériques et biosimilaires ;
    – Améliorer la pertinence et le bon usage des soins ;
    – Lutter contre la fraude et les abus en ville et à l’hôpital ;
    – Créer un dispositif d’appui à l’expérimentation et à la diffusion d’innovations organisationnelles ;
    – Soutenir le système d’innovation français ;
    – Soutenir la recherche et les actions d’évaluation dans des services de santé.

    L’édition 2018 du rapport est consultable et disponible au téléchargement sur le site internet de la CNAM.