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  • L’étape française du projet européen eMen interrogera l’efficacité des services de e-santé mentale

    Le prochain séminaire français du projet européen en e-santé mentale eMen aura lieu au cours du mois de décembre 2018 au centre hospitalier Guillaume Régnier, à Rennes, et aura pour problématique centrale : « Comment les solutions de e-santé mentale peuvent être efficaces pour améliorer les services de santé mentale ? ».

    Un an après le premier séminaire organisé par le Centre collaborateur de l’Organisation mondiale de la santé pour la recherche et la formation en santé mentale (CCOMS) en juin 2017 à Paris et quelques mois avant ce prochain événement français à Rennes, Health & Tech Intelligence se propose de revenir sur les objectifs et les principaux résultats attendus de ce projet européen de e-santé mentale qui :
    • regroupe six pays (les Pays-bas, la Belgique, la France, l’Allemagne, l’Irlande et le Royaume-Uni) mettant en commun une expertise technologique et clinique dans les domaines de la recherche et du développement.
    • est financé par le programme Interreg North-West Europe à hauteur de 5,36 millions d’euros ;
    • se poursuivra jusqu’au mois de novembre 2019.

    Objectifs généraux du projet

    La Commission européenne a relevé que l’utilisation moyenne en Europe du Nord-Ouest des dispositifs connectés de santé mentale n’était actuellement que de 8 % : le premier objectif du projet eMen est de faire passer cette utilisation à 15 %. Ce changement doit être promu par une première « plateforme transnationale pour l’innovation et la mise en œuvre de la e-santé mentale » formée par des partenaires privés et publics.

    Le principal bénéfice secondaire attendu de cette plus grande utilisation des produits de e-santé par la commission consiste en une augmentation de la capacité de performance et d’innovation économique de la région, qui passerait par :

    • la réduction des coûts de soins de santé ;
    • l’amélioration de la prévention ;
    • l’amélioration des soins et des traitements ;
    • la croissance des PME dans le domaine de la e-santé.

    Axes de travail 

    Le projet est articulé autour de divers axes de travail :

    • le développement et le test d’objets connectés de e-santé mentale : dans ce cadre, l’Inserm a proposé le développement de StopBlues (par ailleurs développé dans le cadre du Printemps), projet de recherche reposant sur la mise en place et l’évaluation d’une appli mobile et d’un site web de prévention de la souffrance psychique et du suicide ;
    • la formation et la sensibilisation à la e-santé mentale : dans cet axe qui relève de la communication, un cycle de 24 événements (18 séminaires et 6 conférences) est prévu dans l’ensemble des pays participants, comptant un séminaire tous les six mois dans un pays donné. Le prochain séminaire français aura lieu à Rennes en décembre 2018. La liste des séminaires passés et futurs est la suivante :
      • 06/09/2018, à Geel (Belgique) : « Wearables » ; 
      • 11/06/2018, à Düsseldorf (Allemagne) : « Mise en œuvre de la e-santé mentale : la révolution numérique dans les soins de santé mentale » ;
      • 24/05/2018, à Édimbourg (Écosse) : « Approches géocentriques de la santé mentale » ;
      • 10/04/2018, à Haarlem (Pays-Bas) : « Formation en santé mentale : maintenant et dans le futur » ;
      • 30/03/2018, à Hellemmes (France) : « Citoyenneté active et habilitation en santé mentale communautaire » ;
      • 23/02/2018, à Bruxelles (Belgique) : « Thérapie en ligne : réflexions sur les questions psychodynamiques, psychothérapeutiques et éthiques » ;
      • 16/11/2017, à Dublin (Irlande) : « Technologie pour le bien-être » ;
      • 12/10/2017, à Berlin (Allemagne) : « Entrer en contact avec les interventions numériques pour la santé mentale » ;
      • 11/07/2017, à Amsterdam (Pays-Bas) : « Confidentialité, qualité et défis techniques » ;
      • 22/06/2017, à Paris (France) : « La santé mentale en ligne : définitions, défis, expériences » ;
      • 26/04/2017, à Belfast (Irlande) : « Équité et cybersanté mentale : La technologie numérique peut-elle nous aider à atteindre une bonne santé mentale pour tous? » ;
      • 96/02/2017, à Malines (Belgique) : Conférence de lancement du projet.
    • l’élaboration de recommandations politiques à destination des décideurs européens et nationaux ;
    • la création d’une plateforme de coopération européenne favorisant la mise en œuvre et l’échange de bonnes pratiques en matière de e-santé mentale.

    Principaux résultats attendus 

    Les pays pilotes de eMEN attendent de lui qu’il mène :

    • au développement de 5 produits connectés de e-santé mentale : 2 dispositifs concerneront la dépression et les troubles de l’humeur, 2 autres l’anxiété et un dernier la prise en charge des états de stress post-traumatique. Un de ces produits (StopBlues) est développé en France ;
      • Ce développement doit être conduit avec un coût raisonnable.
      • Les produits doivent répondre à des besoins clairement exprimés par les usagers.
      • Ces dispositifs doivent être élaborés à partir des bonnes pratiques de e-santé mentale.
      • Les produits développés doivent par ailleurs être testés dans les pays partenaires du projet.
    • à la mise en place d’une plateforme de coopération transnationale qui permettra de favoriser la connaissance, l’innovation, la réalisation de tests et l’échange de savoirs dans le domaine de la e-santé mentale ;
    • à l’élaboration d’une méthodologie de recherche économiquement efficiente et reposant sur des données probantes (evidence based) afin d’évaluer au mieux la qualité des produits de e-santé mentale ;
    • au soutien de 15 PME proposant des services de e-santé mentale dans les 6 pays partenaires du projet ;
    • à l’émission de recommandations politiques transnationales pour une utilisation efficace et mieux cadrée à grande échelle des applications de e-santé mentale en Europe ;
    • à une sensibilisation des professionnels et du public suffisante pour atteindre 4 000 professionnels et 70 000 utilisateurs.
  • Prix HIMSS-Elsevier Asia Pacific Digital Healthcare : appel à candidatures pour la 6e édition

    HIMSS Asia Pacific et Elsevier a lancé en juin 2018 l’appel à candidatures pour le sixième Prix HIMSS-Elsevier Digital Healthcare 2018 en Asie-Pacifique.

    Depuis la création du prix en 2013, le concours a attiré des participants issus de 119 organisations provenant de 30 pays différents avec des projets impactant environ 41 millions de patients dans le monde.

    Les TIC au cœur du concours

    Les deux catégories ouvertes aux candidatures sont :

    • Application exceptionnelle des TIC (Outstanding ICT Achievement) : cette catégorie se concentre sur les entrepreneurs ayant exploité les technologies de l’information dans l’optique de faire progresser la qualité des soins et la sécurité des patients.
    • Innovation exceptionnelle des TIC (Outstanding ICT Innovation) : cette division met quant à elle l’accent sur celles et ceux qui ont utilisé de manière créative les technologies existantes ou développé de nouvelles solutions afin d’améliorer significativement les soins et les résultats pour les patients mais aussi de favoriser une plus grande adoption des TIC au sein de l’industrie de santé.

    Des projets d’une envergure plus importante

    « Depuis la création du prix, les candidatures ont évolué avec des projets de plus grande envergure, a déclaré Simon Lin, directeur exécutif de HIMSS Asie-Pacifique (source : Elsevier.com). L’année dernière, nous avons également reçu un plus grand nombre de candidatures provenant des ministères, d’entreprises privées, d’organisations nationales, etc. Nous espérons que cette tendance se poursuivra et nous attendons avec impatience une plus grande participation de l’APAC et de notre pays hôte, l’Australie. »

    En 2017, le concours a connu une forte participation (18 organisations de soins de l’APAC étaient représentées), récompensant ainsi cinq nouveaux participants :

    • Le Royal Children’s Hospital de Melbourne (Australie) et le Fudan University Huashan Hospital (Chine) ont décroché le prix Outstanding ICT Achievement ;
    • Le Aravind Eye Hospital (Pondichéry, Inde), le Mackay Memorial Hospital (Taïwan) et le Princess Alexandra Hospital (Australie) ont remporté le prix Outstanding ICT Innovation.

    Date limite de dépôt des candidatures : le 31 août

    Les juges qui délibèreront pour décerner le prix 2018 sont :

    • Bill Le Blanc, directeur exécutif et chef de l’information à SA Health (Australie) ;
    • John Sutherland, responsable principal de l’information à Ramsay Health Care (Australie) ;
    • John Daniels, vice-président mondial à HIMSS Analytics (États-Unis) ;
    • Dr. Korpong Rookkapan, directeur du Paknampo Hospital (Thaïlande) ;
    • Robert Nieves, vice-président de l’informatique de la santé (solutions cliniques) à Elsevier (États-Unis) ;
    • Dr. Aamir Ali, consultant en informatique de la santé au ministère de la Santé et de la Prévention (Émirats arabes unis).

    La liste des gagnants sera dévoilée en novembre

    Les candidatures peuvent être envoyées via le site de l’événement ou par email à pheung@himss.org.

    La date limite pour la soumission des dossiers est le vendredi 31 août 2018.

    Les lauréats seront récompensés le lundi 5 novembre 2018 lors du dîner de remise des prix HIMSS-Elsevier, organisé à l’occasion du salon HIMSS AsiaPac18 à Brisbane (Australie).

  • Childhood myopia: Singapore launches a screening and parental management app

    Plano, a myopia screening tool and parental management app, established a partnership in June 2018 with the Singapore Health Promotion Board (HPB) to reduce the onset and progression of childhood myopia.

    As part of the HPB’s annual screening of vision in schools under the National Myopia Prevention Program, students and parents are encouraged to use Plano to develop good eye care habits that can prevent the onset or progression of myopia.

    Live interventions to correct unhealthy usage of devices with screen

    Singapore has one of the highest prevalence rates for childhood myopia in the world.

    This new partnership is an example of HPB intensifying the use of technology to expand the reach and impact of its health promotion programs.

    Plano was first designed and developed by the Ophthalmic Technologies Incubator Program of the SERISNEC, with support from the National Health Innovation Centre (NHIC).

    Extensive feedback was also sought from more than 2,000 parents and children to ensure that plano is fit for purpose. This has resulted in plano being the first of its kind to have live interventions to correct unhealthy device usage, including active monitoring of how close the screen is to the eyes, prompts to adjust the user’s posture and reward-based nudges on device management.

    Educational programs for children

    These points would be awarded for good device-use, and can be used to request for an « adventure », which is an educational program for children. Parents can then use the points to redeem monetary discounts applicable to the program.

    Plano also uses artificial intelligence to ensure that children make regular eye checks and detect early signs of myopia. The tool also provides eye check recommendations and tips to improve the use of the device.

    Premium users would also receive a customized report to provide feedback on their child’s progress.

    Eye care: Singapore wants to involve parents more

    « Beyond our vision screening in schools and public education efforts to promote good eye care habits, we can now involve parents more actively in cultivating good eye care habits in their children, said Dr. Veronica Tay, deputy director of the National Myopia Prevention Program and Student Health Centre of Health Promotion Board (source: Enterpriseinnovation.net). Parents will now have the ability for smart monitoring of their children’s usage of electronic devices, at their convenience. »

  • Myopie infantile : Singapour lance une application de dépistage et de gestion parentale

    Plano, une application de gestion parentale et de dépistage de la myopie, a établi en juin 2018 un partenariat avec le Conseil de promotion de la santé (Health Promotion Board, HPB) de Singapour afin de participer à la réduction de l’apparition et de la progression de la myopie infantile.

    Dans le cadre du contrôle annuel de la vue effectué par le HPB dans les écoles du programme national de prévention de la myopie, les élèves et les parents sont encouragés à utiliser Plano afin de développer de bonnes habitudes à même de prévenir l’apparition ou la progression de ce trouble de la vision.

    Des interventions en direct pour corriger l’utilisation des appareils avec écran

    Singapour a l’un des taux de prévalence de la myopie infantile les plus élevés au monde.

    Ce nouveau partenariat est un exemple de l’intensification de l’utilisation des nouvelles technologies par le HPB pour élargir la portée et l’impact de ses programmes de promotion de la santé.

    Plano a initialement été conçu et développé par le Programme d’incubation des technologies ophtalmiques de l’Institut de recherche ophtalmique et le Centre national ophtalmique de Singapour (SERI-SNEC), avec le soutien du Centre national d’innovation en santé (NHIC).

    Un retour détaillé a été demandé à plus de 2 000 parents et enfants afin de s’assurer que l’outil était adapté à l’objectif recherché. L’application est ainsi devenue le premier dispositif du genre à proposer des interventions en direct afin de corriger l’utilisation d’appareils nuisibles pour la vision. Elles surveillent par exemple la distance séparant les yeux de l’utilisateur et l’écran, la posture de l’usager et délivrent des points pour une bonne utilisation de l’appareil.

    Des programmes pédagogiques à destination des enfants

    Ces points peuvent être utilisés pour demander une « aventure », soit un programme pédagogique à destination des enfants. Les parents peuvent ensuite se servir des points accumulés pour les échanger contre des remises applicables au programme en question.

    Plano utilise également l’intelligence artificielle pour s’assurer que les enfants effectuent des tests oculaires réguliers mais aussi pour détecter les signes précoces de la myopie. L’outil fournit aussi des recommandations et des astuces de contrôle de la vue pour aider à améliorer l’utilisation de l’appareil.

    Les utilisateurs Premium recevront également un rapport personnalisé afin de partager leurs retours sur les progrès de leur enfant.

    Soins oculaires : Singapour souhaite impliquer davantage les parents

    « Au-delà de notre contrôle de la vue dans les écoles et des efforts d’éducation publique pour promouvoir de bonnes habitudes oculaires, nous pouvons maintenant impliquer les parents plus activement dans la culture des bonnes habitudes oculaires chez leurs enfants, a déclaré le Dr. Veronica Tay, directrice adjointe du programme national de prévention de la myopie et du Conseil de promotion de la santé des étudiants (source : Enterpriseinnovation.net). Les parents auront désormais la possibilité de surveiller intelligemment l’utilisation de leurs appareils électroniques par leurs enfants, à leur convenance. »

  • ECL

    endomicroscopie confocale lasernull

  • EE

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  • CCIN

    Commission monégasque de contrôle des informations nominativesnull

  • Monaco : « un cloud souverain » pour faciliter le partage des données de santé

    La principauté de Monaco envisage de créer « un coffre-fort numérique d’État » afin de rendre techniquement possible la circulation de l’ensemble des données liées à la santé au sein des différents établissements de soins de la principauté, selon une déclaration du 9 juin 2018 de Didier Gamerdinger, ministre des Affaires Sociales et de la Santé de la Principauté.

    Le but est d’encourager les patients à devenir acteurs de leur santé et de les placer au centre des réflexions sur le développement de la e-santé.

    Ce « cloud souverain » pourrait être créé dès 2019. Chaque patient ne disposerait que d’un seul dossier de type DME, protégé par un identifiant et un mot de passe, pour avoir accès à ses informations de santé personnelles.

    Actuellement, un frein d’ordre légal empêche le développement du projet : le droit monégasque interdit la transmission ou l’échange d’informations de santé. Le cadre législatif devra donc être modifié pour être conforme aux exigences de la Commission monégasque de contrôle des informations nominatives (CCIN), l’autorité monégasque de protection des données personnelles.

    Un « cloud souverain » pour les données de santé prévu pour 2019

    À l’heure actuelle, il n’existe aucune connexion entre les établissements de soins de Monaco, ni entre les professionnels de santé et les patients. La principauté a confié à Frédéric Genta, son délégué interministériel chargé de la transition numérique depuis mars 2018, de proposer des solutions pour pallier ce manque.

    « En matière de e-santé, l’idée est qu’on aille vite et fort car on est un peu en retard, a déclaré début juin Didier Gamerdinger, conseiller-ministre des Affaires sociales et de la Santé (source : Nicematin.com). Nous avons missionné une société spécialisée pour faire la restitution des attentes des différents acteurs du secteur : caisses sociales, médecins, pharmaciens, infirmières, etc. »

    Vers une prise des rendez-vous médicaux sur mobile

    L’objectif de la principauté : établir un état des lieux du secteur de la e-santé à Monaco puis définir les attentes des professionnels afin d’établir « un plan d’action à court, moyen et long terme, et lancer, dès que possible, des initiatives très concrètes ».

    Exemple : mettre en place la prise de rendez-vous médicaux sur smartphone.

    Afin de faire circuler facilement les données de santé, il faut tout d’abord rendre l’opération possible au niveau technique, d’où la création prochaine d’« un coffre-fort numérique d’État ».

    Ce « cloud souverain » devrait, à terme, recueillir toutes les données informatiques utiles.

    Le cadre juridique pose problème

    Cette mise en place d’un système de santé numérique unique pose cependant problème d’un point de vue juridique.

    « Nous partons de zéro, explique Didier Gamerdinger. Aujourd’hui, le droit nous impose de ne pas transmettre ou échanger les informations. Il va donc falloir changer le droit et être en accord avec la CCIN. À Monaco, il y a des initiatives et nous allons consacrer les moyens pour répondre aux attentes des professionnels de santé. En matières scientifique et médicale il y a énormément à apprendre. Cela va être le big-bang du numérique dans la e-santé. »

  • Trophées du prix OCIRP Handicap 2018 : deux dispositifs de télémédecine parmi les lauréats

    La 11ème édition du Prix OCIRP Handicap s’est achevée par l’annonce des lauréats du prix le mercredi 27 juin 2018 à l’auditorium de la Maison de la Radio (Paris).

    Dix lauréats ont été choisis par un jury composé d’environ 30 membres parmi 280 dossiers de candidature et selon 8 thématiques :
    • accompagnement personnalisé ;
    • communication, citoyenneté et loisirs ;
    • création d’activités économiques, emploi et sensibilisation ;
    • parcours scolaire et enseignement ;
    • pratiques et initiatives des branches professionnelles ;
    • réalisations et partenariats territoriaux ;
    • recherche appliquée et innovations technologiques ;
    • vie affective et sexualité.

    C’est respectivement dans les catégories « accompagnement personnalisé » et « réalisations et partenariats territoriaux » que deux dispositifs de télémédecine ont été primés : la plateforme de téléconsultation en santé mentale de Doctoconsult et le programme PEGASE de l’association A tire d’ailes.

    Plateforme de consultation de Doctoconsult (accompagnement personnalisé)

    La start-up spécialisée dans la télémédecine Doctoconsult a été primée dans la catégorie « accompagnement personnalisé » pour sa plateforme de consultation à distance en psychiatrie, addictions et nutrition.

    Depuis mars 2018, ce site permet aux internautes de choisir un psychiatre partenaire de Doctoconsult puis de prendre rendez-vous avec lui pour une télé-consultation médicale par vidéo.

    La start-up, par l’intermédiaire de cette plateforme, se donne pour objectif de compléter l’offre de soins, notamment pour des patients :

    • à mobilité réduite, incapables de se déplacer jusqu’à un médecin ;
    • vivant dans des déserts médicaux ;
    • obligés de s’éloigner géographiquement (par exemple lors d’un déménagement) de leur médecin.

    L’entreprise cite comme moteurs de la conception et du déploiement de sa plateforme :

    • la volonté de favoriser l’accès aux soins pour tous : la start-up veut aider la détection rapide des symptômes et la prise en charge immédiate des personnes en situation de handicap ;
    • le désir de participer à la lutte contre l’errance médicale en facilitant l’accès à certaines spécialités ou modalités de prise en charge en santé mentale telles que la pédopsychiatrie, la TCC, la psychologie du sommeil, la psychologie du travail, etc. ; 
    • la volonté d’œuvrer en faveur de l’observance du patient à son traitement.

    Concernant les professionnels partenaires de la plateforme, Doctoconsult s’est engagé à « travailler prioritairement avec des relais sociaux, des structures publiques de soins, des associations de patients, des foyers d’hébergement de personnes souffrant de handicap ».

    La société compte parmi ses partenaires actuels des établissements de santé, des Ehpad, des services d’urgences, des médecins généralistes, la MCATMS 94 (Maison commune des addictions des troubles mentaux et de la santé).

    À travers cette variété de collaborateurs, l’entreprise souhaite faciliter la mise en relation des acteurs de la santé, notamment mentale, et fluidifier le réseau de soins.

    PEGASE (réalisations et partenariats territoriaux)

    Le programme de télémédecine PEGASE a été lancé par l’association A tire d’aile en 2015 en réponse à l’absence de médecins neurologues et de psychologues dans l’établissement qu’elle avait à gérer dans l’Indre (région Centre) : la Maison des oiseaux-MAS autisme.

    Ce programme permet de planifier des consultations virtuelles entre des patients de la Maison des oiseaux et des professionnels de la santé exerçant au CHRU de Tours. Ainsi, les 24 adultes autistes accueillis reçoivent un suivi similaire à celui dont les patients peuvent bénéficier dans une métropole.

    PEGASE a par ailleurs pour objectif de faciliter la communication entre les professionnels et aidants intervenant dans le parcours de soins d’une personnes autiste comme le médecin, l’infirmière du centre, le référent, la famille, etc. Une « autoroute télémédecine » permet en outre de communiquer à chacun des acteurs les résultats des diverses analyses réalisées de façons sécurisée.

    Ce projet a notamment reçu le soutien de l’action sociale de Malakoff Médéric.

  • Cimsa 2018 : 8 résolutions pour soutenir le déploiement de la e-santé en Afrique

    La Conférence internationale des ministres de la Santé et des ministres des TIC sur la sécurité et des soins en Afrique (Cimsa) s’est tenue à Cotonou (Bénin) du 17 au 22 juin 2018.

    Les intervenants, issus d’une trentaine de pays d’Afrique, d’Europe et d’Amérique, sont parvenus à un accord comprenant huit résolutions visant à accélérer le développement de la e-santé en Afrique, dont :
    • la création de la déclaration de Cotonou sur l’accélération de la sécurité des patients et de la transformation digitale dans le secteur de la santé en Afrique ;
    • un appel au renforcement du partenariat public-privé relatif à la performance des systèmes de santé et de la sécurité des soins sur le continent.

    Ces mesures tentent de répondre aux défis auxquels doivent faire face les États africains sur les plans institutionnel, stratégique et opérationnel.

    Le Bénin souhaite se positionner en tant que leader et encourager les autres nations africaines à entamer une révolution numérique en santé.

    Une déclaration sur la sécurité des patients et la transformation digitale en santé

    Les huit résolutions présentées dans le rapport de synthèse établi à l’issue de l’événement sont :

    • la création de la déclaration de Cotonou sur l’accélération de la sécurité des patients et de la transformation digitale dans le secteur de la santé en Afrique ;
    • la signature de la Charte africaine sur l’amélioration de la qualité des soins, de la gestion des risques et de la sécurité des patients dans les établissements de santé ;
    • la mise en place d’une journée annuelle sur la gestion des risques et de la e-santé en Afrique ;
    • la création d’un fonds d’appui au développement de la sécurité des patients et de la santé numérique en Afrique (Faspes) ;
    • un appel au renforcement du partenariat public-privé relatif à la performance des systèmes de santé et de la sécurité des soins en Afrique ;
    • l’instauration d’un cadre de collaboration permanent entre les ministres de la Santé et les ministres des TIC en Afrique ;
    • la création d’une Agence régionale de sécurité sanitaire des produits de santé (Aressaps) ;
    • l’intensification d’une action pour la lutte contre les infections liées aux soins.

    E-santé et TIC : les défis à relever sur le continent africain

    Ces mesures ont été pensées en réponse aux recommandations énoncées lors de la conférence au niveau institutionnel, stratégique et opérationnel et à l’échelle des organisations sous-régionales, régionales et internationales afin de répondre aux défis du marché africain.

    « Les travaux ont permis de mettre en évidence l’existence d’une situation alarmante du développement de la sécurité des patients et de l’introduction des TIC dans les établissements de santé », a indiqué Dorothée Akoko Kindé-Gazard, présidente du Comité scientifique international (source : Lanouvelletribune.info).

    Sur le institutionnel, cette situation « alarmante » est liée :

    • à l’absence de programmes spécifiques pour traiter les sujets de santé numérique, a précisé Mme Kindé-Gazard.
    • à la pauvreté de l’environnement institutionnel et réglementaire approprié à l’utilisation des TIC dans la gouvernance des structures de santé ;
    • à l’inexistence d’un système de veille sanitaire sur les indicateurs relatifs à la sécurité des patients afin d’améliorer la collecte de données sur la santé.

    Sur le plan stratégique, les travaux issus de la conférence ont relevé :

    • l’absence de développement de référentiels communs pour la mise en place de technologiques du numérique dans le secteur de la santé ;
    • le manque d’accès, pour les citoyens, à l’information sur l’utilisation des réseaux sociaux, des dossiers électroniques mais aussi sur la sécurité en ligne et la confidentialité des données de santé.

    Sur le plan opérationnel, les participants à la conférence ont souligné :

    • l’utilisation insuffisante du numérique pour le suivi des données factuelles sur la prévalence des infections nosocomiales et les événements indésirables dans les établissement de soins ;
    • le manque de ressources humaines spécialisées en e-santé dans les États africains ;
    • le manque d’infrastructures adaptées pour traiter les questions relevant de la e-santé (au niveau des États africains).

    Le Bénin, moteur de la e-santé en Afrique ?

    « Le défi fondamental qui s’impose à nos États aujourd’hui, c’est comment utiliser dans un contexte d’extrême pauvreté et de rareté de ressources humaines et financière, le développement du numérique pour construire des systèmes de santé résilients de manière à pouvoir atteindre la couverture sanitaire universelle », a analysé le représentant résident de l’OMS au Bénin, le Dr Jean-Pierre Baptiste.

    Il estime que les résultats de la Cisma 2018 sont la preuve que le bon chemin est en train d’être pris pour le continent. Il souhaite que « le Bénin soit le flambeau de la e-santé [en Afrique] et puisse porter les messages de la présente conférence au niveau de l’Union africaine pour que [son] engagement soit aussi l’engagement de [toute] la région africaine ».

    « Nous venons de mettre les balises pour l’union entre les ministères des TIC et de la santé de tous les pays d’Afrique », a résumé de son côté le ministre béninois de la santé, le Dr. Benjamin Hounkpatin.

    Le prochain rendez-vous « e-santé » en Afrique se tiendra en août 2018 au Sénégal avec la réunion du Comité régional des ministres de la Santé.