Articles

  • #FASN2018 : C2Care, Implicity, Libheros, Jeconsens.fr et MaPUI LABS finalistes du start-up challenge

    La 12ème étape de la campagne « Faire avancer la santé numérique » s’est tenue le 26 juin 2018 à Paris

    L’événement a accueilli la finale d’un start-up challenge au cours de laquelle les 5 start-ups finalistes du concours, sélectionnées parmi 33 candidats, ont eu l’occasion de présenter leur produit-phare devant l’auditoire. Il s’agissait de :
    – Implicity ;
    – Libheros ;
    – Jeconsens.fr ;
    – MaPUI LABS, qui a présenté un outil nommé Hospiville ;
    – C2Care, qui a présenté ses dispositifs de réalité virtuelle.

    Le lauréat du concours, C2Care, a remporté une entrée gratuite pour deux personnes aux deux prochains rendez-vous de la campagne, prix conçu pour aider les start-ups à accroître leur visibilité.

    Critères de sélection des start-ups candidates et du lauréat

    • Caractère innovant du produit proposé : le projet présenté doit répondre à des enjeux contemporains tels que le parcours de vie à l’ère du numérique et constituer une avancée technologique profitable à la santé ;
    • Stratégie économique envisagée par l’entreprise : la viabilité du modèle économique de l’entreprise est examinée par le jury ;
    • Dimension internationale du projet présenté : les projets qui pourraient trouver un marché à l’étranger sont particulièrement appréciés ;
    • Cohérence du projet et de sa présentation : le projet, pour être sélectionné par le jury, doit être facilement compréhensible par lui ;
    • Cohérence de l’équipe porteuse du projet : une attention particulière est portée à la complémentarité des membres de l’équipe, de leurs expériences et compétences.

    Composition du jury 

    Le jury du start-up challenge de la 12ème étape du FASN compte trois membres :

    • Dr Claude BRONNER, Vice-Président de la Fédération des Médecins de France ;
    • Pascale SAUVAGE, Directrice de l’ASIP Santé ;
    • Rosalie MAURISSE, chargée de la Direction des Filières industrielles de Bpi France.

  • BOOST: a free mobile app to improve the outcomes of cataract surgery in developing countries

    A global consortium of leading eye health organizations, including the Fred Hollows Foundation (Australia), collaborated to create BOOST, a free and easy-to-use mobile app designed to help surgeons improve the outcomes of cataract surgery, especially for patients in developing countries.

    The device was launched at the World Ophthalmology Congress in Barcelona on 18 June, 2018. It is available in seven languages: English, French, Spanish, Russian, Mandarin, Vietnamese and Bahasa Indonesia.

    BOOST: a simple tool to measure and improve results

    An international project

    The BOOST project is a global collaboration between The Fred Hollows Foundation (Australia), Sightsavers (UK), the International Agency for the Prevention of Blindness, Orbis International (USA), Aravind Eye Care Systems (India) and the International Council of Ophthalmology.

    The app was developed as a result of a study (PRECOG) of 40 hospitals in 12 low and middle-income countries published in Lancet Global Health magazine that showed the benefits of measuring vision immediately after surgery.

    A remote system to improve patient follow-up after surgery

    The app provides surgeons and clinics with a simple tool to measure, benchmark and improve their results, even in places where few patients return for follow-up visits.

    The device guides users through simple steps to collect data the day after surgery, analyze their results and compare their visual performance with other patients around the world. The app also automatically suggests tailored strategies to help improve the outcomes of care.

    All data is anonymous and users can refuse to share their information at any time.

    « Effective tools to measure the outcomes of surgery are crucial »

    « Traditionally, surgeons measure outcomes six to eight weeks after surgery, but if patients don’t return for follow-up care, surgeons cannot assess, much less improve, their own surgical results, » said Pr. Nathan Congdon, BOOST project director and Ulverscroft professor of Global Eye Health at Queens University Belfast (source: Healthcareit.com.au). « BOOST solves this challenge by assessing results immediately after surgery and offering specific advice to improve outcomes. »

    « Effective tools to measure the outcomes of cataract surgery are crucial to improving quality [of care] , » Ian Wishart, CEO of the Fred Hollows Foundation said. « (…) There is great potential for BOOST to be integrated into routine care and guidance, particularly for trainees and new surgeons. »

    A simple monitoring for governments, NGOs and hospitals

    Pr. Congdon added that the application « not only helps individual practitioners, it also provides a platform for governments, NGOs, hospitals and training institutes to monitor cataract surgical outcomes in a simple manner. »

  • BOOST : une appli gratuite pour mieux traiter la cataracte dans les pays en développement

    Un consortium mondial des principaux organismes de santé oculaire, dont la Fondation Fred Hollows (Australie), ont collaboré pour créer BOOST, une application mobile gratuite et facile à utiliser conçue pour aider les chirurgiens à améliorer les résultats de la chirurgie de la cataracte, en particulier pour les patients dans les pays en développement.

    Le dispositif a été lancé le 18 juin 2018 au Congrès mondial d’ophtalmologie à Barcelone. Il disponible en sept langues : anglais, français, espagnol, russe, mandarin, vietnamien et indonésien (Bahasa).

    BOOST : une application simple pour mesurer et améliorer les résultats

    Un projet international

    Le projet BOOST est une collaboration mondiale entre la Fondation Fred Hollows (Australie), Sightsavers (Royaume-Uni), l’Agence internationale pour la prévention de la cécité, Orbis International (États-Unis), Aravind Eye Care Systems (Inde) et le Conseil international d’ophtalmologie.

    L’application a été développée à la suite d’une étude (PRECOG) menée par 40 hôpitaux dans 12 pays à revenu faible et intermédiaire, publiée dans le magazine Lancet Global Health, qui a montré les avantages d’une mesure de la vision immédiatement après la chirurgie.

    Un outil de télé-médecine pour améliorer le suivi des patients après l’opération

    L’outil offre aux chirurgiens et aux cliniques un outil facile à appréhender pour mesurer, comparer et améliorer leurs résultats, même dans les zones où les patients qui reviennent pour un suivi sont peu nombreux.

    Concrètement, le dispositif guide les utilisateurs à travers des étapes simples pour leur permettre de recueillir des données sur leur vision le lendemain de l’opération, analyser leurs résultats et comparer leurs performances visuelles avec d’autres patients dans le monde entier. L’application suggère également automatiquement des stratégies adaptées pour aider à améliorer les résultats des soins.

    Toutes les données sont anonymes et les utilisateurs peuvent refuser de partager leurs informations à tout moment.

    « Des outils efficaces pour mesurer les résultats de la chirurgie sont cruciaux »

    « Traditionnellement, les chirurgiens mesurent les résultats six à huit semaines après la chirurgie, mais si les patients ne reviennent pas pour des soins de suivi, [ils] ne peuvent pas évaluer et encore moins améliorer leurs résultats chirurgicaux, explique le Pr. Nathan Congdon, directeur du projet BOOST et professeur Ulverscroft de Global Eye Health à l’université Queen’s de Belfast (source : Healthcareit.com.au). BOOST surmonte ce défi en évaluant les résultats immédiatement après la chirurgie et en offrant des conseils spécifiques pour améliorer les résultats ».

    « Des outils efficaces pour mesurer les résultats de la chirurgie de la cataracte sont cruciaux pour améliorer la qualité [des soins], indique de son côté Ian Wishart, P.-D.G. de la Fondation Fred Hollows. (…) Il y a un grand potentiel pour que BOOST soit intégré dans les soins et l’orientation de routine, en particulier pour les internes et les nouveaux chirurgiens. »

    Une surveillance simplifiée pour les gouvernements, les ONGs et les hôpitaux

    Le Pr. Congdon précise que l’application « aide non seulement les praticiens individuels mais fournit également une plateforme pour les gouvernements, les ONGs, les hôpitaux et les instituts de formation pour surveiller les résultats de la chirurgie de la cataracte d’une manière simple ».

  • Global Digital Health Index: New Zealand gets an overall score of 3 out of 5

    According to the Global Digital Health Index (GDHI), New Zealand gets an overall score of three (out of a possible five) of its use of digital technology for health.

    Launched on May 22, 2018, the GDHI is an interactive digital resource that monitors and evaluates the use of digital technology for health in different countries.

    Ten countries are currently referenced in the index, including New Zealand, Malaysia, Sri Lanka and Jordan.

    Progress still to be made in terms of interoperability

    The Index ranks countries in seven areas of digital health and gives each of them an overall score.

    The country ranks highly for services, applications and infrastructure

    According to the GDHI, New Zealand is:

    • In phase 4 for services and applications;
    • In phase 3 for workforce; legislation, policy and compliance; as well as leadership and governance;
    • In phase 2 for standards and interoperability. This low score is due to lack of a national digital health architectural framework or health information exchange. The country is also in phase two for strategy and investment, with only 1 to 3% of annual public spending on health committed to digital health.

    In addition, New Zealand ranks highly for infrastructure, with good network readiness, but also planning and support for ongoing digital health infrastructure maintenance.

    Overall, NZ has a « relatively highly digitized health system »

    In the country summary, the GDHI says that New Zealand has a « relatively highly digitized health system, » with 97% of New Zealand GPs using electronic medical records.

    « Most health providers use information technology to support the delivery of care, make information accessible across functions within their organization, are interconnected with other health providers and routinely share information, » it says.

    An access to « trusted and consistent reference data »

    Another advantage for the country according to the Index is the role played by national foundation services such as the National Health Index, NZ Formulary and National Enrolment Service, that support the sector to provide access to « trusted and consistent reference data. »

    The Index helps the country to know its flaws and its strengths

    « The Index comes at a great time for New Zealand, as the Ministry of Health has been working on our digital health strategy, » said Dr Robyn Whittaker, clinical director of Innovation at the Institute for Innovation and Improvement, Waitemata District Health Board (North Island, New Zealand), who participated in the initial workshop to design the Index (source: Scoop.co.nz).

     » [It] helps us to take a comprehensive look across the range of indicators and identify areas where we might be falling behind, in addition to helping us measure our overall progress, » she added.

    On its website dedicated to the Digital Health Strategy, the Ministry of Health says the GDHI will be one of the measures that will be used to evaluate progress in implementing the new NZ Digital Health Strategy that is being developed.

  • Indice mondial de la santé numérique : la Nouvelle-Zélande obtient une note globale de 3/5

    Selon l’Indice mondial de la santé numérique (GDHI), la Nouvelle-Zélande a atteint la phase 3 (sur 5) au niveau de son utilisation globale de la technologie numérique dans le domaine de la santé.

    Lancé le 22 mai 2018, le GDHI est une ressource numérique interactive qui surveille et évalue l’utilisation de la technologie numérique pour la santé dans différents pays.

    Dix pays sont actuellement référencés, dont la Nouvelle-Zélande, la Malaisie, le Sri Lanka et la Jordanie.

    Des progrès restent à faire au niveau de l’interopérabilité

    L’indice classe les pays dans sept domaines de la santé numérique et délivre à chacun d’entre eux un score global.

    Le pays obtient une bonne note en terme de services, d’application et d’infrastructure

    Selon les critères du GDHI, la Nouvelle-Zélande se trouve :

    • en phase 4 en ce qui concerne les services et les applications ;
    • en phase 3 au niveau de la main-d’œuvre ; de la législation, des mesures politiques mises en place et de la conformité ; du leadership et de la gouvernance ;
    • en phase 2 concernant les normes établies et de l’interopérabilité. Ce faible score s’explique par l’absence d’un cadre national d’architecture numérique de la santé ou d’un échange d’informations sur la santé. Le pays se situe également en phase deux en termes de stratégie et d’investissement, avec seulement 1 à 3 % des dépenses publiques annuelles dans le secteur de la santé dédiées à la santé numérique.

    Par ailleurs, la Nouvelle-Zélande se classe à un haut niveau en ce qui concerne l’infrastructure du secteur de la e-santé, avec une bonne préparation du réseau, une planification réussie et un bon soutien pour la maintenance continue de l’infrastructure de la santé numérique.

    Globalement, la NZ a un « système de santé relativement hautement numérisé »

    Dans le résumé consacré au pays, les auteurs de l’évaluation indique que la Nouvelle-Zélande a un « système de santé relativement hautement numérisé », avec 97 % des généralistes néo-zélandais qui utilisent des dossiers médicaux électroniques.

    « La plupart des fournisseurs de soins utilisent la technologie de l’information pour soutenir la prestation des soins et rendre l’information accessible à toutes les divisions au sein de leur organisation, précisent-ils. [Une majorité d’entre eux sont] interconnectés avec d’autres fournisseurs de soins et partagent régulièrement des informations [entre eux] ».

    Un accès assuré à des données de référence fiables et cohérentes

    Autre point fort selon l’indice : les services de base nationaux, tels que l’Index national de la santé (National Health Index), le Formulaire NZ (NZ Formulary) et le Service national des inscriptions (National Enrollment Service), qui aident le secteur à favoriser l’accès à des données de référence fiables et cohérentes.

    L’indice aide le pays à identifier ses failles et ses points forts

    « [La mise en place de l’indice] arrive à un bon moment pour la Nouvelle-Zélande car le ministère de la Santé a travaillé sur notre stratégie de santé numérique », indique le Dr. Robyn Whittaker, directrice clinique de l’innovation au Conseil de santé du district de Waitemata (île du Nord, Nouvelle-Zélande), qui a participé à l’atelier initial pour concevoir le GDHI (source : Scoop.co.nz). 

    « [Il] nous aide à jeter un regard global sur la gamme d’indicateurs et à identifier les domaines dans lesquels nous pourrions être en retard, en plus de nous aider à mesurer nos progrès globaux », a-t-elle ajouté.

    Sur son site web dédié à la stratégie en matière de santé numérique, le ministère de la Santé indique que le GDHI sera l’un des outils utilisés pour évaluer les progrès accomplis dans la mise en œuvre de la nouvelle stratégie numérique de la Nouvelle-Zélande (NZ Digital Health Strategy) en cours d’élaboration.

  • La Commission européenne lance l’Alliance Européenne pour l’IA et crée un groupe d’experts associés

    La Commission européenne annonce le lancement d’une Alliance européenne pour l’Intelligence artificielle (European AI Alliance) et la création conjointe d’un groupe d’experts dédié à l’intelligence artificielle, chargé de conforter sa stratégie européenne en matière d’IA annoncée le 25 avril 2018.

    Les noms des 52 membres du High Level Group on Artificial Intelligence ont été rendus publics le 14 juin 2018 sur le site internet de la Commission européenne. Le groupe, composé d’universitaires, de personnalités reconnus dans le champ de l’IA issues de l’industrie et de la société civile, est chargée de mettre en oeuvre la Communication on Artificial Intelligence de la Commission européenne.

    Les attributions de ce groupe d’experts et de l’Alliance ont été explicitées dans un communiqué de presse publié le 14 juin 2018 sur le site internet de l’institution.

    Ces annonces s’incrivent dans un nouveau cadre stratégique de l’Union européenne en matière d’IA

    La Création du High-Level Expert Group on Artificial Intelligence constitue le dernier jalon d’un virage stratégique engagé par la Commission européenne depuis plusieurs mois. Un appel à candidatures, lancé le 9 mars 2018 sur le site de la Commission, suivi de la publication de la Commission Communication on Artificial Intelligence for Europe le 25 avril 2018 ont donné lieu à la sélection de 52 experts européens parmi 500 candidats.

    Rôle et attributions du High-Level Expert Group 

    Les membres du groupe ont été sélectionnés aux termes d’un processus de sélection « ouvert ». Sa composition est détaillée sur le site internet de la Commission. Il compte plusieurs membres français ou personnalités associées à des instituts de recherche français, dont :

    • Yann Bonnet, ancien Secrétaire Général du Conseil National pour le Numérique (2015-2018) ;
    • Nozha Boujemaa, Directrice de Recherche à l’INRIA ;
    • Raja Chatila, Professeur de robotique et d’intelligence artificielle à l’Université Paris-Sorbonne ;
    • Jean-François Gagné, CEO d’Element AI ;
    • Mari-Noëlle Jégo-Laveissière, Innovation, Marketing & Technologies Executive Vice-President chez Orange ;
    • Pierre Lucas, responsable d’Orgalime, association européenne des industries de technologie ;
    • Raoul Mallart, directeur technique de Sigfox ;
    • Françoise Soulié Fogelman, consultante en IA et big data, ancienne directrice de thèse de Yann LeCun ;
    • Thierry Tingaud, président de STMicroelectronics France ;
    • Cécile Wendling, directrice de la prospective d’Axa ;
    • Thiébaut Weber, secrétaire confédéral de la Confédération européenne des syndicats.

    Des missions consultatives

    Diverses missions ont été assignées au groupe d’experts de haut niveau, d’après le Communiqué de presse publié le 14 juin 2018 :

    • Rôle consultatif 
      • Le groupe est chargé de « formuler des recommandations pour répondre aux défis de moyen et long terme et aux opportunités » suscités par l’intelligence artificielle ; 
      • Ces recommandations seront intégrées au processus d’élaboration des politiques européennes, au processus d’évaluation législative et à l’élaboration de la prochaine stratégie digitale de l’Union européenne ; 
    • Elaboration d’un guide sur l’éthique et l’IA
      • Le groupe est également chargé de préparer un guide éthique sur le fondement des travaux du European Group on Ethics in Science and New Technologies (EGE) et de l’Agence de l’Union européenne pour les droits fondamentaux (FRA). 
      • Ce guide couvrira les thématiques suivantes : justice, sécurité, transparence. Il présentera une dimension prospective.
      • Le guide sera présenté à la Commission européenne au début de l’année 2019.

    Soutien apporté à la European AI Alliance (l’Alliance européenne pour l’IA)

    La Commission européenne annonce le lancement de l’alliance européenne pour l’IA

    L’Alliance européenne pour l’IA et sa plateforme en ligne ont vocation à stimuler en Europe le débat sur l’intelligence artificielle, rappelle la commission. L’Alliance sera également un lieu de partage et de mutualisation des bonnes pratiques en matière d’IA, à travers des guides, publications et évènements dont le détail sera communiqué au cours des prochains mois.

    Ses travaux s’inscriront dans le cadre de :

    • la récente Charlevoix Common Vision for the Future of Artificial Intelligence annoncée lors de la réunion du G7 au Canada ; 
    • la European approach on AI ; 
    • la Declaration of Cooperation on AI signée par les 28 Etats membres.

    Travail partenarial entre la European AI Alliance et le High-Level Expert Group

    Le High-Level Expert Group est par ailleurs chargé d’appuyer les travaux la Commission européenne et l’Alliance européenne pour l’Intelligence artificielle. L’Alliance et sa plateforme internet ont été dévoilées le 14 juin 2018. Toute personne intéressée ou au fait des enjeux de l’IA peut alimenter les discussions de l’alliance sur son site internet, participer aux évènements qu’elle organisera et commenter ses futures publications. Le groupe se réunira pour la première fois le 27 juin 2018. 

    Les travaux de l’Alliance seront intégrées aux recommendation du High-Level Expert Group et inversement, le guide éthique élaboré par le Groupe sera soumis à l’examen des membres de l’alliance à travers une plateforme internet et des ateliers participatifs.

  • COAG

    Council of Australian Governmentsnull

  • Microsoft consolide ses ressources IA avec l’acquisition de Bonsai

    Le 20 juin 2018, Microsoft a annoncé avoir fait l’acquisition de Bonsai, une start-up spécialisée dans l’intelligence artificielle déjà soutenue par plusieurs grandes entreprises telles que Samsung ou Siemens.

    L’intérêt porté à cette start-up s’explique par l’activité de celle-ci, qui propose aux entreprises une aide pour intégrer des capacités d’apprentissage automatique et d’intelligence artificielle dans leurs systèmes informatiques.

    Microsoft prévoie ainsi pour la start-up une place centrale dans sa stratégie de développement et d’implantation d’IA dans des systèmes déjà conçus : le groupe annonce que la solution élaborée par Bonsai sera par exemple intégrée à la plateforme Cloud Azure.

    Les conditions financières de l’opération n’ont pas été dévoilées.

  • Urgences : l’IGAS publie son enquête sur les circonstances ayant conduit au décès de Naomi Musanga

    L’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) a publié, le 22 juin 2018, un rapport intitulé « Enquête sur les circonstances ayant conduit au décès d’une jeune patiente suite aux sollicitations du Samu de Strasbourg le 29 décembre 2017 ». La publication du rapport coïncide avec le lancement d’une réflexion nationale sur la réorganisation des services d’urgence.

    Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, a chargé par une lettre du 9 mai 2018 l’Inspection générale des affaires sociales d’enquêter sur les circonstances du décès de la jeune femme.

    Le rapport, établi par le docteur Anne-Carole. Bensadon et Juliette Roger, traite conformément à la demande de la ministre :

    • des procédures de régulation des appels mises en place au SAMU de Strasbourg et des modalités de traitement des appels reçus concernant Mme Naomi Musenga ;
    • des conditions de prise en charge de Mme Naomi Musenga par les Hôpitaux universitaires de Strasbourg  ;
    • de l’accompagnement de la famille par l’établissement  ;
    • des modalités de signalement auprès de l’agence régionale de santé.

    Le rapport de 61 pages de l’IGAS est consultable et disponible au téléchargement en suivant ce lien. Il met en évidence « de graves dysfonctionnements » dans le traitement des appels au Samu 67.

    Réorganiser la prise en charge des patients dans les services d’urgence

    La publication de ce rapport s’inscrit dans un contexte général marqué par la volonté affichée du gouvernement et du parlement de faire évoluer l’organisation des services d’urgence français. En atteste à titre d’exemple, un rapport remis le 22 mai 2018 à Agnès Buzyn dans lequel le député Thomas Mesnier (LREM) examine la situation des soins non programmés en France, définis comme « exprimant une demande de réponse en 24 heures à une urgence ressentie relevant prioritairement de la médecine de ville ». Le rapport parlementaire est consultable en cliquant ici.

  • Les infrastructures et les TIC sont à la base du potentiel de développement de la Tunisie en santé

    Organisée par le Club Afrique de la Presse Parisienne (CAPP) en collaboration avec l’agence d’information AfricaPresse.Paris et la plateforme d’affaires et de recrutement Convergence, la conférence « Entreprendre en Afrique : les atouts de la Tunisie dans le secteur de la santé » s’est tenue à Paris, le 20 juin 2018.
    Cinq orateurs étaient invités à y prendre la parole, modérée par Alfred Mignot, directeur de AfricaPresse.Paris et Président du Club Afrique de la Presse Parisienne :
    – Philippe de Fontaine Vive Curtaz, Vice-Président honoraire de la BEI ;
    – Mounir Mouakhar, Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Tunis ;
    – Monder Khanfir, Vice-Président du Tunisia-Africa Business Council ;
    – Dr Maher Zahar, PDG de MIRE ;
    – Dr Khaldoun Bardi, Chirurgien et membre de l’Académie européenne de médecine.

    Ces cinq orateurs ont unanimement déclaré que la Tunisie était un « pays du seuil », soit un pays riche de nombreux atouts présentant de ce fait un potentiel de développement intéressant. D’après les intervenants, la Tunisie veut prochainement devenir une plateforme régionale de santé éventuellement numérique et de recherche : pour soutenir le développement de la santé en Tunisie, 7% du PIB sont dépensés dans le système de santé (pour un profil sanitaire comparable aux pays de l’OCDE), 43 % étant délivrés par le secteur privé.

    L’objectif est à la fois de rendre la Tunisie attractive pour les entreprises de la santé et les investisseurs d’une part, et pour les patients africains et européens d’autre part.

    L’attractivité de la Tunisie vis-à-vis des entreprises et des investisseurs

    La santé et la recherche en santé en Tunisie : des secteurs réunissant des professionnels recherchés

    D’après les intervenants, le système d’éducation et d’enseignement tunisien forme un personnel médical, paramédical et technique très qualifié et d’autant plus recherché que moins coûteux qu’en France, par exemple.

    Par ailleurs, concernant les domaines de la recherche et du développement, la Tunisie a, selon les intervenants, un profil intéressant du fait de ses 6 000 chercheurs, de son technopôle et de ses 111 laboratoires qui lui permettent d’occuper le 46ème rang dans le classement des pays publiant le plus de travaux de recherche scientifique. En outre, la Tunisie est associée à l’UE dans le programme Horizon 2020 : dans ce cadre, ses équipes peuvent postuler et prendre part aux mêmes programmes de recherche que les laboratoires européens.

    Les supports du profil R&D de la Tunisie : infrastructures et TIC

    • Les infrastructures tunisiennes

    Outre ses nombreux laboratoires, la Tunisie dispose d’environ 2 000 centres de médecine, parmi lesquels 167 hôpitaux dont 23 CHU. Ces centres sont répartis dans le territoire d’une façon relativement homogène, de façon à ce que tout Tunisien puisse avoir accès à un centre de soins à moins de 30 km de chez lui. Ce réseau d’établissements auxquels sont associées des équipes de recherches dessine un système de petites localités réunissant soignants, chercheurs et population locale : du point de vue du Dr Maher Zahar, cette facilité d’accès à la population permet de mesurer facilement l’impact de tel ou tel nouveau dispositif ou phénomène et contribue à rendre le profil R&D de la Tunisie intéressant. 

    •  Maîtrise des techniques d’information et de communication

    Le Président de la chambre de commerce de Tunis a rappelé que la Tunisie « est à la pointe des techniques d’information et de communication (TIC) » : ce domaine représente à l’heure actuelle 11 % du PIB de la Tunisie, pays ayant exporté en 2017 1 milliard de dinars de logiciels et de services informatiques.

    Pour faire de la Tunisie une référence internationale, « l’objectif de la Tunisie […] est de créer 80 000 emplois dans ce secteur des TIC » a indiqué Mounir Mouakhar.

    Investissements et santé numérique

    Les intervenants ont indiqué que la Tunisie bénéficie d’un système de « législation souple » dans le domaine de la finance. L’objectif de cette souplesse est d’encourager les investissements étrangers dans le domaine de la santé et de la recherche en santé, investissements en majorité drainés par la santé numérique.

    Le tourisme médical en Tunisie, miroir de l’attractivité du système de santé du pays

    Constat : un pays relativement attractif pour les patients

    Le tourisme médical mène, à l’heure actuelle, environ 400 000 patients étrangers (dont 3% européens) en Tunisie.

    La Tunisie est notamment la deuxième destination africaine la plus prisée dans le cadre du tourisme de la santé, et la deuxième destination mondiale dans le tourisme de la santé pour des soins de thalassothérapie, après la France.

    Cependant, la Tunisie reste classée 36ème sur 41 destination mondiale en santé, les pays comparables à la Tunisie en termes de développement économique et de situation géographique (Liban, Jordanie) étant toutefois moins bien classés que la Tunisie.

    Différents types de tourisme médical

    D’après le Dr Khaldoun Bardi, le terme de « tourisme médical » réunit au moins trois phénomènes qui expliquent le classement de la Tunisie et son attractivité pour les patients :

    • le tourisme du bien-être, représenté par la thalassothérapie, la balnéothérapie, etc. : dans ce cadre, la Tunisie jouit d’une situation géographique intéressante (proche de l’Europe, donc facile d’accès pour les patients européens) et de nombreuses infrastructures disponibles. De plus, la médecine, qui du fait des avancées technologiques devient de plus en plus préventive et associée au bien-être d’après le Dr Maher Zahar, pourrait dans le futur mener vers la Tunisie de plus en plus de touristes à la recherche de « bien-être » ;
    • le tourisme pour les soins dentaires, ophtalmologiques et esthétiques : de même que le précédent tourisme, il concerne des patients atteints par des pathologies peu invalidantes et peu prises en charge par les systèmes d’assurance maladie et de sécurité sociale étrangers. Le caractère bon marché de ces soins en Tunisie attire donc fortement la patientèle étrangère, et elle pourrait l’attirer plus encore si les établissements tunisiens obtenaient des accréditations nécessaires pour devenir une destination de tourisme médical pour les assurances plus que simplement pour les ménages ;
    • le tourisme de la santé menant à la prise en charge de patients très malades. Dans ce cadre, un alignement des procédures tunisiennes de prise en charge des pathologies lourdes sur les protocoles européens ou américain demeure à mettre en œuvre afin de développer ce dernier type de tourisme médical en Tunisie.

    Finalement, un dernier point a été soulevé lors de la clôture de la conférence : la satisfaction des Tunisiens vis-à-vis de leur propre système de santé.  D’après les intervenants, la population tunisienne serait satisfaite de son système de santé, comparable, pour des raisons historiques, au système de santé français. Cependant, ces dernières années, de nombreux mécontentements auraient été exprimés. Ceux-ci seraient explicables, selon le Dr Zahar, par la baisse du pouvoir d’achat en Tunisie, qui rendrait difficile l’accès aux soins.