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Un plan d’investissement innovant de 700 M € sur 10 ans lancé par l’ARS d’Île-de-France
L’ARS d’Île-de-France a annoncé le 5 juillet 2018 le lancement d’un plan d’investissement de plus de 700 millions d’euros sur les 10 prochaines années.
Ce plan peut-être considéré comme innovant à au moins trois points de vue :
• Il est fondé sur de nouvelles méthodes de désignation des projets et modalités d’accompagnement.• En concevant ce programme avec divers acteurs du territoire relevant à la fois du champ hospitalier, des soins de ville et du secteur médico-social, l’ARS veut répondre transversalement aux besoins de santé spécifiques à chaque territoire et participer à la réduction des inégalités tant sociales que territoriales.• L’hôpital dessiné au sein de cette feuille de route consiste davantage en un promoteur de santé qu’en un simple lieu de soins. Par exemple, les hôpitaux sont invités à accueillir des incubateurs en leur sein dans le cadre de leurs projets d’investissement.
Un plan sous-tendu par une pensée globale et transversale
Le plan régional d’investissement en santé Île-de-France repose sur une approche décloisonnée de la santé. La ville, l’hôpital et le secteur médico-social ne sont plus pensés comme des unités élémentaires de l’action en santé : les notions de « territoire » et de « territorialisation » deviennent au contraire centrales pour élargir le périmètre des réflexions de l’amont à l’aval des hospitalisations et renforcer le recours à l’hospitalisation à domicile.
Aussi, si l’ARS entend promouvoir les investissements en santé nécessaires à la structuration de l’offre de soins hospitalière francilienne, notamment par la mise en place des Groupements hospitaliers de territoires (GHT), elle espère également permettre :
- la transformation stratégique de l’hôpital vers une prise en charge de plus en plus ambulatoire, davantage en lien avec la ville. Le plan prévoit en particulier de renforcer l’offre de soins ambulatoires dans les territoires les plus en difficulté au regard de la démographie médicale ;
- la structuration d’un parcours de santé connectant l’ensemble des professionnels de la santé entre eux et avec les patients.
Nouvelles méthodes de désignation des projets et modalités d’accompagnement
Les 700 millions d’euros prévus par le plan seront réservés aux investissements les plus impactant pour les territoires.
- Le volet hospitalier prévoit de mobiliser 500 M€ sur 10 ans pour permettre aux établissements de santé de préserver leurs capacités à financer leurs investissements. L’ARS souhaite par ailleurs accompagner les établissements dans l’élaboration de leurs projets d’investissements immobiliers pour qu’ils relèvent d’une logique territoriale, décloisonnée et en cohérence avec les besoins ciblés par le Projet régional de santé (PRS).
- Concernant le volet soins de ville, environ 50 M€ seront consacrés sur les 5 années du PRS au développement de l’exercice coordonné en ville. Une attention particulière sera portée aux projets de santé :
- qui intégreront les organisations chargées de la continuité des soins, de l’accueil et de la formation des professionnels, des système d’information partagés, etc. ;
- qui concerneront des zones d’implantation rencontrant des difficultés particulières ou un risque de dégradation.
- Le volet médico-social mobilisera 200 M€ au travers d’appels à candidatures durant les 5 années du PRS pour accompagner la restructuration et le développement de l’offre médico-sociale. Ces aides à l’investissement cibleront préférentiellement les opérations :
- témoignant d’une logique de coopération et de rapprochement (intégration dans les GHT, GCSMS, fusion, etc.) ;
- développant des alternatives à l’hébergement en établissement ;
- améliorant la traçabilité et la coordination des soins au moyen de nouvelles technologies.
L’hôpital comme promoteur de santé acteur de l’innovation
Faire de l’hôpital un promoteur de la santé
Dans une approche visant à augmenter le bien-être de la collectivité, l’ARS a prévu de mener une expérimentation « hôpital et territoire, promoteurs de santé » au « Petit Nanterre », qui intègre le Centre d’accueil et de soins hospitaliers (CASH) de Nanterre : ce territoire accueillera en particulier un projet d’immobilier hospitalier et un projet d’aménagement urbain.
Il s’agit d’abord de penser de façon intégrée ces deux projets en promouvant une architecture et un urbanisme favorables à la santé des usagers (interfaces urbaines entre l’hôpital et les quartiers alentours, accessibilité, mobilité, qualité sanitaire des espaces, gestion durable des ressources).
Puis, l’ARS, l’hôpital et la collectivité s’impliqueront dans une stratégie coordonnée entre l’hôpital et le territoire combinant soin, prévention et promotion de la santé.
Favoriser l’innovation
L’ARS organise un appel à manifestation d’intérêt innovation à destination des porteurs de projets immobiliers hospitaliers et visant à favoriser un accès égal et précoce à l’innovation en santé. Pour créer un écosystème autour de l’établissement et renforcer l »attractivité de celui-ci auprès des patients, des professionnels et des industriels, l’hôpital pourra devenir au moyen de ce plan un incubateur d’innovations en santé.
Dans ce cadre, l’agence accompagnera les initiateurs de projets dans la conception et la réalisation de cet appel pour qu’ils puissent bénéficier d’un soutien financier allant jusqu’à 0.5 % de l’aide régionale à l’investissement.
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Université d’été de la e-santé : 12 innovations récompensées aux Trophées de la e-santé 2018
À l’occasion de la douzième édition de l’Université d’été de la e-santé (3-5 juillet 2018) qui s’est tenue comme chaque année à Castres, les Trophées de la e-santé ont récompensé le 4 juillet les meilleures innovations en santé numérique. Parmi plus de 150 projets déposés, 12 ont été couronnés.
Le concours récompense des projets innovants destinés aux patients ou aux professionnels de santé. Parmi plus de 150 dossiers reçus, 27 finalistes avaient été sélectionnés. 9 projets ont été distingués dans huit catégories et 4 ont reçu le prix des internautes, le coup de cœur du jury (2 lauréats) et le Grand Prix Pierre Fabre.
Les lauréats 2018 sont :
• Grand Prix Pierre Fabre : Lucine ;
• Coups de cœur du jury : Professeur Fizzgobble (par InconitO) et START project ;
• Prix des internautes : Efelya ;
• Prix intelligence artificielle et big data : Lucine ;
• Prix télémédecine : Deuxièmeavis et Doctrin ;
• Prix m-santé professionnels de la santé : Scientifeet ;
• Prix m-santé patients/grand public : Deepsen ;
• Prix coordination des soins : Postelo ;
• Prix autonomie/maintien à domicile : Cross Brain ;
• Prix objets connectés de santé : Meersens ;
• Prix serious game : Covirtua Cognition. -
Une alliance franco-britannique pour l’IA : mutualiser pour s’imposer à échelle internationale
L’IA et le numérique constituent un axe de collaboration franco-britannique formalisé sous forme de deux mémorandums d’entente signés par le secrétaire d’État en charge du Numérique français, Mounir Mahjoubi, et son homologue britannique, Matthew Hancock, à l’occasion du Colloque Digital France – Royaume-Uni, à Paris le 5 juillet 2018.
L’objectif de la rencontre et de l’engagement mutuel entre les deux pays est de construire ensemble des solutions visant à améliorer la gouvernance numérique et à accroître l’innovation bilatérale dans le domaine de l’IA. La coopération sera déclinée dans les sphères gouvernementale, académique et industrielle. Ainsi, le premier Mémorandum dans l’open source implique une collaboration pour une démocratie ouverte, alors que que le deuxième Mémorandum entre le Alan Turing Institute (R.-U.) et l’Institut Dataia (Inria) permettra de mutualiser les talents.
Interrogé par Health&Tech Intelligence sur l’apport de cette collaboration dans le secteur de la santé, Mounir Mahjoubi déclare que bien qu’elle ne figure pas parmi les priorités des mémorandums, elle constitue le secteur dans lequel les innovations en IA seront les plus perceptibles dans les mois à venir.
Il rappelle enfin qu’il est nécessaire, à l’heure actuelle, de travailler sur les modalités d’exploitation des données et d’œuvrer pour l’inclusion numérique et l’appropriation des nouvelles technologies sur le terrain.
Créer un pôle européen en IA sur l’axe franco-britannique fondé sur l’éthique
D’après les deux secrétaires d’Etat, cette association stratégique entre les deux pays est fondée sur le partage de valeurs communes, de mêmes ambitions, la propension à travailler dans une approche collaborative et à être leaders dans le domaine de l’IA.
Dans cette dynamique, les deux secrétaires d’État ne comptent pas contourner les considérations éthiques, mais en faire « un moteur de l’innovation« . « En France comme au Royaume-Uni, l’innovation rime avec éthique, inclusion et démocratie ouverte », déclare Mounir Mahjoubi. Son homologue britannique confirme ce point de vue : « Éthique robuste équivaut à des technologies robustes. Il ne s’agit pas de sacrifier l’éthique à l’innovation ou inversement. Si nous parvenons à un cadre éthique solide, l’innovation elle-même en sera renforcée. »
Les deux secrétaires d’État se sont félicités que Londres et Paris soient les deux plus grands hubs technologiques de l’Union européenne et émis le souhait de voir ces capitales devenir capitales mondiales de l’IA.
Quid de la santé ?
Les memorandums signés le 5 juillet ne visent pas la santé directement, mais celle-ci se verra impactée par l’IA et les données dans la mesure où les innovations à venir dans les prochaines années auront toutes à voir avec l’IA et les données, selon Mounir Mahjoubi : « le secteur de la santé est le secteur-clé du développement de l’IA dans les mois à venir avec un bénéfice direct et manifeste pour les citoyens », déclare-t-il.
Les données, le nerf de la guerre
Le recours à l’IA permettra de lutter contre les cancers en les diagnostiquant à un stade plus précoce. Mais y arriver suppose l’exploitation de données massives en amont. Mounir Mahjoubi souligne que la France s’est beaucoup trop longtemps dédiée à empêcher l’utilisation des données, mais qu’aujourd’hui l’enjeu est tout autre : on œuvre à comprendre comment les exploiter de la façon la plus responsable et la plus sûre possible pour construire des outils d’IA à des fins de recherche.
Les préoccupations qui ont marqué les premiers échanges ayant abouti à la signature du Mémorandum d’entente entre le Alan Turing Institute et l’Institut Dataia placé sous l’égide de l’Inria étaient d’ordre éthique.
La question centrale que se posaient ces institutions depuis une décennie était de savoir comment utiliser les données sensibles que sont les données de santé tout en ayant des exigences éthiques très élevées notamment sur le plan de la performance des outils construits, porteurs d’innovation.
Les quatre axes des deux mémorandums d’entente signés
Matthew Hancock, secrétaire d’État au Numérique, à la Culture, aux Média et au Sport du Royaume-Uni a esquissé les axes généraux qui chapeautent les deux mémorandums d’entente qu’il a signés avec son homologue français, Mounir Mahjoubi. Il s’agit de favoriser la collaboration franco-britannique dans le domaine de l’IA aussi bien sur le plan du développement des technologies qu’au regard des aspects éthiques qui y sont associés.
Voici les quatre axes poursuivis :
- numériser les services gouvernementaux et les démarches administratives en :
- proposant des services administratifs numériques de meilleure qualité ;
- développant les compétences digitales des citoyens par la formation ;
- stimulant l’écosystème des start-ups et encourageant le recours à l’innovation et aux technologies émergentes ;
- adoptant une stratégie de standards ouverts (« open standards« ) dans le domaine de l’IA, des données, des algorithmes et des logiciels afin de promouvoir l’interopérabilité des technologies les rendant internationalisables ;
- favoriser la recherche collaborative en IA notamment grâce à la coopération entre deux institutions nationales spécialisées dans la science des données et l’IA, le Alan Turing Institute du côté britannique, et l’Institut Dataia du côté français, sur les thèmes de l’équité et de la transparence dans la conception et la mise en œuvre d’algorithmes ;
- réduire l’exclusion numérique et développer des compétences numériques ;
- légiférer sur le numérique pour trouver des solutions globales répondant aux défis globaux posés par l’émergence de nouvelles technologies et la transformation digitale de la société.
Inclusion et appropriation, enjeux actuels du numérique
Une stratégie à échelle supranationale visant à rendre l’accès aux technologies numériques existe, que le Royaume-Uni et la France ont traduite en stratégies nationales.
L’objectif poursuivi jusqu’à il y a peu consistait en la construction d’une infrastructure nationale donnant accès aux outils numériques à des populations résidant dans des zones qualifiées de désert numérique.
Mounir Mahjoubi et Matthew Hancock s’accordent à dire qu’aujourd’hui la priorité n’est plus portée sur l’infrastructure, mais sur l’inclusion et l’utilisation.
Mounir Mahjoubi rappelle le résultat d’un sondage réalisé à échelle nationale dont il ressort qu’un Français sur cinq, donc 20% de la population, ne sait pas utiliser une interface numérique et que les efforts à venir doivent porter sur la résolution de la problématique de l’appropriation des nouvelles technologies qui passe par la formation. Il rappelait que c’était l’objet de la Stratégie nationale pour un numérique inclusif.
Il a rappelé également que le gouvernement a missionné les départements et régions pour identifier les publics ne maîtrisant pas les outils numériques afin de mettre en place des structures de formation gratuite.
- numériser les services gouvernementaux et les démarches administratives en :
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L’Observatoire de la e-santé dans les pays du Sud récompense 6 projets asiatiques et africains
Créé en 2015 par la Fondation Pierre Fabre pour « repérer, documenter et mettre en valeur » les innovations technologiques africaines ou asiatiques dans le domaine de la santé, l’Observatoire de la e-santé dans les pays du Sud (ODESS) s’est tenu le 2 juillet 2018 à Lavaur (Tarn).
À l’occasion de cette troisième édition, la fondation a récompensé six projets de e-santé développés par des ONG, des start-ups, des entreprises sociales et des organisations publiques :
• Guinea Epilepsy project (Guinée, Bhoutan, Pérou) ;
• Operation Asha (Inde, Cambodge, Tanzanie, Afghanistan, Pérou, Ouganda, République dominicaine, Kenya, en partenariat avec les États-Unis) ;
• Bipodey Amra – TraumaLink (Bangladesh) ;
• Africa Cardiac Care (Cameroun) ;
• MoSQuIT (Inde) ;
• Blood Safety Strengthening Programme (Éthiopie, Ghana, Lesotho).Les 6 projets récompensés :
- Guinea Epilepsy project (Guinée, Bhoutan, Pérou) : l’idée est de faciliter le diagnostic d’épilepsie en pédiatrie au moyen d’un casque d’électro-encéphalogramme (EEG) relié à une application smartphone à même de communiquer les résultats d’EEG en temps réel au médecin ;
- Operation Asha (Inde, Cambodge, Tanzanie, Afghanistan, Pérou, Ouganda, République dominicaine, Kenya) : l’objectif de cette opération est d’étendre l’accès aux services et produits de santé de grande qualité pour les communautés défavorisées à travers le monde ;
- Bipodey Amra – TraumaLink (Bangladesh) : il s’agit d’un système communautaire dédié aux intervenants apportant les premiers soins d’urgences aux victimes de la route. Le service utilise un numéro d’appels d’urgences, un centre d’appels opérationnel 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, et des premiers intervenants volontaires recrutés par la communauté locale, formés aux premiers soins et à qui l’on fournit les équipements médicaux nécessaires (source: ODESS) ;
- Africa Cardiac Care (Cameroun) : les patients inscrits à ce programme peuvent bénéficier d’examens cardiaques à bas coût et de manière illimitée pendant toute l’année ;
- MoSQuIT (Inde) : la plateforme MoSQuIT automatise la surveillance de la malaria dans les zones rurales de l’Inde, généralement effectuée manuellement par des agents Asha ;
- Blood Safety Strengthening Programme (Éthiopie, Ghana, Lesotho) : le programme vise à développer une source ouverte de systèmes d’information sur la sécurité du sang (BSIS) dans les centres de don du sang disposant de peu de ressources.
Un an de soutien financier et stratégique
Pendant un an, les lauréats 2018 pourront :
- bénéficier du soutien financier et opérationnel de la fondation via une enveloppe globale de 100 000 euros, accessible au fur et à mesure de l’année ;
- participer au siège de la fondation (Lavaur) à des ateliers animés par des experts internationaux afin de renforcer leurs compétences.
L’Observatoire vise à rapprocher les acteurs de la santé
L’objectif de l’Observatoire est de rapprocher les acteurs de la santé et de les intégrer dans un écosystème global afin de soutenir puis d’adapter aux différents marchés les dispositifs qui fonctionnent.
« Repérer et documenter toutes les initiatives, trier les informations, mettre en valeur les programmes, c’est une tâche que nous accomplissons toute l’année, en réseau avec des experts du Nord et du Sud et des scientifiques de la fondation Pierre Fabre, insiste sa directrice générale. Pour le concours, nous avons reçu 450 candidatures et avons mené, après un premier processus de sélection, une quinzaine d’études de terrain, tant aux côtés des porteurs de projets que des patients. »
Prévention, formation et accès aux soins : les nouvelles technologies sont porteuses d’espoir
Le concours organisé dans le cadre de cet Observatoire a pour but d’encourager le déploiement de la e-santé dans les pays en développement d’Afrique et d’Asie.
« On remarque une appropriation rapide et massive de la technologie [dans ces régions], analyse Béatrice Garrette. En quelques années, le téléphone portable est devenu un bien essentiel. En matière de santé, ce ne sont encore que des promesses mais ces nouvelles technologies pourraient résoudre en partie les problèmes de prévention, de formation et de faible accès à la santé que l’on constate notamment pour les zones rurales, les spécialistes médicaux s’installant en grande majorité dans les grandes villes. »
Elle note, par ailleurs, que les innovations de ces derniers mois portaient sur tous les secteurs de la médecine et non plus uniquement sur les thématiques de base, telles que la santé maternelle et infantile, au centre des premiers projets en e-santé dans ces régions. Actuellement, le nombre d’objets connectés focalisés sur la health tech se multiplie, permettant de recueillir divers types d’informations sur la santé de la population.
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A.Buzyn crée un observatoire national de la qualité de vie au travail des professionnels de la santé
Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, a lancé le 2 juillet 2018 un observatoire national de la qualité de vie au travail des professionnels de la santé et du secteur médico-social exerçant en établissement, en ambulatoire ou au domicile des patients.
Il a été confié à cet observatoire deux missions :
– recueillir et développer des connaissances disponibles en matière de qualité de vie au travail des professionnels de la santé ;
– produire des recommandations et diffuser les sources d’information, les outils pratiques, les initiatives nationales ou régionales « innovantes et probantes » à mêmes d’aider les acteurs à améliorer la qualité de vie au travail des professionnels.Concernant la méthode de travail de l’observatoire, celui-ci travaillera en étroite collaboration avec la mission nationale mise en place en février 2017 dans le cadre de la stratégie nationale de la qualité de vie au travail.
En outre, les membres de l’observatoire se sont donnés jusqu’à la rentrée de septembre 2018 pour définir :
– des thématiques prioritaires de réflexion ;
– les modalités de fonctionnement des groupes de travail thématiques censés être « ouverts aux acteurs de terrain et concrets dans les contributions qui seront produites ».Un colloque est prévu pour 2019 afin de débattre des avancée qui auront été proposées par l’observatoire depuis sa création.
Les missions de l’observatoire
Pour conduire ses missions, l’observatoire travaillera avec :
- la direction générale de l’offre de soins (DGOS) ;
- la direction générale de la cohésion sociale (DGCS) ;
- l’agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (ANACT).
1. Rendre opérationnelles l’ensemble des connaissances disponibles
La réalisation d’une veille bibliographique devrait permettre de recueillir et de capitaliser sur les données existantes (résultats d’études, données de la HAS, de la DREES, de l’IRDES, de la CNAM, de la Dares, de l’observatoire des violences en santé, etc.) afin d’améliorer le suivi de la QVT.
Il incombera à l’observatoire de diffuser et de partager ces connaissances au moyen d’un colloque annuel : l’observatoire constitue également un centre de diffusion des ressources.
2. Produire des recommandations
L’observatoire doit mener des réflexions et des analyses en confrontant les données existantes aux résultats des enquêtes et expérimentations réalisées sur le terrain, à la qualité des soins et à l’efficience du système de santé.
L’objectif de ces études est d’identifier les facteurs influençant la qualité de vie au travail des professionnels de la santé afin de produire des recommandations aidant les acteurs de la QVT à améliorer leur pratique tant individuellement que collectivement.
Les professionnels visés
L’observatoire s’intéresse à la qualité de vie au travail des professionnels des secteurs sanitaire et médico-social :
- quel que soit leur statut : par exemple, les étudiants en santé sont également pris en compte par l’observatoire ;
- quelle que soit leur fonction (médicale, paramédicale ou administrative) ;
- quel que soit leur mode d’exercice (en ambulatoire, en établissement ou au domicile).
Les membres de l’observatoire
Présidé par le Pr Philippe Colombat, chef du pôle cancérologie-urologie du CHRU de Tours ayant travaillé sur le management participatif et la conduite du changement, l’observatoire est composé de 12 professionnels de santé ou universitaires reconnus pour leur engagement dans le champ des ressources humaines et des conditions de travail.
Leur expertise couvre tous les thèmes prioritaires de la QVT : sécurité des soins, médecine du travail, addictions, exercice ambulatoire, établissements médico-sociaux, attractivité des personnels, parcours des étudiants en santé, psychologie au travail, management, formation et prise en compte des enjeux de transformation du système de santé.
La liste complète des membres de l’observatoire est disponible via ce lien.
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Télémédecine : le groupe britannique Medopad lève 24M€ et s’exporte aux États-Unis
Le groupe health tech Medopad (Londres) – qui a récemment levé 28 millions USD (24M€) dans un tour de financement de série A – ouvrira un bureau à New York au sein du laboratoire en innovation JLABS de Johnson & Johnson (J&J) au cours du mois de juillet 2018, a récemment annoncé le co-fondateur et P.-D.G. de la société, Dan Vahdat.
Dans le cadre de ce lancement aux États-Unis, Medopad embauchera des talents spécialistes du secteur de la santé d’ici la fin de l’année et bénéficiera pour le développement de ses activités d’un écosystème dynamique dans le domaine de l’industrie des sciences de la vie.
Développer la télésurveillance pour améliorer les résultats en santé
« C’est une opportunité fantastique pour Medopad car nos valeurs et notre vision sont en adéquation avec le leadership de J&J [avec l’objectif central commun d’aider à] créer un monde où les gens peuvent vivre plus longtemps. Nous travaillons en partenariat avec des sociétés pharmaceutiques, des fournisseurs de soins et des établissements universitaires américains tels que l’université Johns Hopkins, où Medopad est utilisée pour connecter à distance les cliniciens aux patients et recueillir des preuves concrètes. Nous sommes impatients de renforcer ces liens et de conduire des changements plus innovants pour obtenir de meilleurs résultats en santé. »
Medopad exploite l’intelligence artificielle sur sa plateforme de recueil de données et cherche à connecter les patients avec les professionnels de la santé en temps réel.
Medopad multiplie les connexions avec les États-Unis
Plus tôt cette année, Medopad a rejoint Plug and Play, une plateforme d’innovation mondiale basée dans la Silicon Valley (Californie).
Grâce au programme, axé sur le développement des affaires, Medopad sera en mesure de sécuriser les pilotes, les POC et les investissements issus du vaste réseau de Plug and Play (plus de 220 partenaires commerciaux).
« Le secteur de la santé est hautement réglementé et profondément complexe, le changement est plus lent que nécessaire, analyse Dan Vahdat. Notre solution de surveillance des patients (…) aidera à faire évoluer de bonnes idées [de leur conception en laboratoire à leur développement sur le marché]. »
New York : un marché considérable en télésurveillance
la ville abrite la plus grande concentration d’institutions académiques au monde, ce qui en fait un tremplin idéal pour intégrer le marché américain ; elle compte également le plus grand nombre de sociétés spécialisées dans le secteur des biosciences à travers le pays (plus de 120 entreprises). »Le marché de la télésurveillance des patients est au moins huit fois plus important aux États-Unis qu’au Royaume-Uni », note par ailleurs Dan Vahdat (communiqué).
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Cinq textes réglementaires relatifs aux innovations en santé publiés à la fin du mois de juin 2018
Health & Tech Intelligence propose un inventaire non exhaustif des principaux textes réglementaires de valeur infra-décrétale publiés au Journal officiel ou pris lors de la seconde quinzaine du mois de juin 2018, liés aux thématiques suivantes : données de santé, fond d’intervention régional et prise en charge à domicile.
- Données de santé
- Arrêté du 11 juin 2018 portant approbation du référentiel d’accréditation des organismes de certification et du référentiel de certification pour l’hébergement de données de santé à caractère personnel
- Instruction n° 230191/DEF/SGA/SR-RH/SDFM relative au traitement de données par l’observatoire de la santé des vétérans pour la mise en place d’un processus de veille sanitaire au profit des militaires quittant l’institution
- Fonds d’intervention régional
- Arrêté du 22 juin 2018, pris par la Ministre des solidarités et de la santé et le Ministre de l’action et des comptes publics, modifiant l’arrêté du 2 mai 2018 fixant pour l’année 2018 le montant des crédits attribués aux agences régionales de santé au titre du fonds d’intervention régional et le montant des transferts prévus à l’article L.174-1-2 du code de la sécurité sociale
- Arrêté du 22 juin 2018, pris par la Ministre des solidarités et de la santé et le Ministre de l’action et des comptes publics, fixant le taux plafond des reports de crédits du fonds d’intervention régional autorisés prévu à l’article D.1435-36-1 du code de la santé publique
- Prise en charge à domicile
- Instruction n° DGOS/R4/DGCS/3A/2018/136 du 4 juin 2018 relative à l’articulation entre les SSIAD-SPASAD et les établissements d’HAD pour assurer la prise en charge continue du patient à son domicile
- Données de santé
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Le 3 novembre institué comme Journée africaine de la sécurité des patients et de la e-santé
Le 3 novembre sera institué à partir de l’an 2019 comme Journée africaine de la sécurité des patients et de l’e-santé, a recommandé la 2e conférence internationale des ministres de la Santé et des ministres des Technologies de l’information et de la communication sur la sécurité des soins en Afrique (CIMSA 2018) à Cotonou au Bénin le 22 Juin 2018.
Outre l’institution de la Journée africaine de la sécurité des parents et de l’e-santé, les ministres ont également décidé de créer un fonds d’appui au développement de la sécurité des patients et de l’e-santé en Afrique.
Les participants ont, par ailleurs, souligné la nécessité de faciliter la formation continue des professionnels de santé dans le domaine de l’e-santé. Cela se fera notamment par l’octroi de bourses d’études, la création d’un environnement institutionnel et réglementaire approprié à l’utilisation des Technologies de l’information et de la communication (TIC) dans la gouvernance, ainsi que les prestations des structures de la santé.