Centre hospitalier sud franciliennull
Articles
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programme SIMPHONIE
programme du ministère de la Santé, d’accompagnement des établissements de santé dans la sécurisation de leurs recettes liées aux tiers débiteurs et dans la diminution de la charge administrativenull
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Innovation et stabilité économique au cœur du Conseil stratégique des industries de santé
Le huitième Conseil stratégique des industries de santé (CSIS) a eu lieu le 10 juillet 2018 à l’Hôtel Matignon à Paris et marque un tournant dans le dialogue entre l’État et les entreprises du médicament, selon le communiqué diffusé par le Leem. Il rompt avec les éditions précédentes notamment en ce qu’il a permis la prise de mesures opérationnelles à l’égard de l’industrie pharmaceutiques associée à un calendrier.
Une instance de pilotage et de suivi rattachée à Edouard Philippe, Premier ministre, incarnée par Jean-Luc Belingard, président du Conseil stratégique des industries de santé, a été mise en place afin de s’assurer de la réalisation des mesures et des décisions qui ont été arrêtées, dont le Leem se félicite, et qui visent à :
• garantir un accès plus rapide à l’innovation pour les patients ;
• donner plus de visibilité aux industriels qui ont besoin de sortir du court terme pour se projeter en fixant les planchers des dépenses et de croissance.Les engagements pris ont pour ambition également de replacer la France dans une positon de leadership international dans le domaine des sciences du vivant, alors qu’une trentaine de dirigeants mondiaux de groupes pharmaceutiques assistaient au CSIS.
Les mesures plus englobante visant l’excellence de la recherche et des industries de santé françaises seront traitées dans un deuxième article.
C’est à l’attractivité de la France et du développement des solutions de santé de demain que le CSIS de 2018 a été dédié.
Garantir un accès plus rapide à l’innovation pour les patients
Un accès plus rapide à l’innovation passe par les mesures suivantes.
Renforcement de l’accès aux produits innovants en réduisant les délais d’évaluation
Il s’agit d’œuvrer en vue de réduire les délais d’accès des patients aux nouveaux médicaments mis sur le marché. Une des condition nécessaire à cet objectif est le respect du délai de 180 jours fixé par la réglementation européenne entre l’obtention de l’autorisation de mise sur le marché (AMM) et la publication de prix au Journal Officiel qui marque l’accès réel des patients aux produits.
Le Leem souligne que la France est actuellement classée 18ème à échelle européenne avec une moyenne de 530 jours séparant l’obtention de l’AMM et la mise sur le marché (106 jours en Allemagne et 111 au Royaume-Uni).
Le Premier ministre s’engage à ce que les 180 deviennent la norme d’ici 2022.
Étendre le dispositif d’ATU aux extensions d’indications thérapeutiques
L’autorisation temporaire d’utilisation (ATU) est un dispositif français permettant aux patients d’avoir accès aux nouveaux traitements les plus innovants. Depuis le début de l’année 2018, 500 ATU ont été délivrées, mais ces autorisations sont réservé uniquement aux premières indications thérapeutiques des produits innovants.
Ayant fait ses preuves, mais n’étant plus adapté aux développements cliniques actuels notamment en cancérologie, le Premier ministre propose de l’ouvrir aux extensions d’indications, mesure qui sera inscrite dans le PLFSS de cette année. Cela donnera la possibilité à un patient de bénéficier d’un médicament présent sur le marché pour une indication donnée (cancer du poumon) pour un autre type de cancer pour lequel il s’avère efficace.
Le Premier ministre s’engage en outre à instaurer une autorisation analogue à l’ATU aux dispositifs médicaux (DM).
Renforcement du dialogue entre les pouvoirs publics et les industries de santé : visibilité avec des planchers de dépenses et de croissance
L’objectif de ce renforcement de dialogue entre l’administration, les industriels et les acteurs du système de santé, voulu par le Premier ministre et exposé lors de sons discours, vise à rendre la régulation du marché pharmaceutique plus simple et plus prévisible.
Il s’agit là d’une réponse aux exigences de la campagne présidentielle de 2017 formulées par l’industrie pharmaceutique.
Voici les mesures phares de ce volet :
- rénovation en profondeur du dispositif de régulation lors du vote de la LFSS à l’automne 2018 : à la demande des industriels, le Premier ministre promet une seule enveloppe globale au lieu de deux, représentant l’ensemble du chiffre d’affaires, pour une meilleure lisibilité ;
- instauration d’une visibilité sur 3 ans avec la fixation du plancher de progression des dépenses de médicaments remboursés par l’Assurance-maladie : 1% par an au minimum pour la période 2019-2021 ;
- fixation d’un plancher de 3% de croissance par an sur les 3 prochaines années pour les médicaments innovants ;
- réformer l’évaluation scientifique de l’assurance maladie des produits de santé en instaurant la Valeur Thérapeutique Relative afin de rendre le mécanisme de remboursement plus prévisible pour les industriels ;
- refonte des orientations du Comité Économique des Produits de Santé responsable de la politique économique des produits de santé et notamment des prix afin de rendre notamment les critères d’accès au remboursement plus lisibles.
Patrick Errard, président du Leem, résume ainsi ce CSIS : « Le Leem salue l’esprit de réforme qui anime le gouvernement. Celui-ci a envoyé des signaux forts et encourageants pour le secteur. Ce CSIS jette les bases d’une transformation en profondeur du dialogue entre l’État et l’industrie. Ce sont bien sûr des annonces concrètes, opérationnelles rapidement mais c’est surtout une feuille de route durable en termes de politique industrielle pour refaire de la France, dans les années qui viennent, une terre d’innovation et d’excellence en santé. Nous serons attentifs aux côtés de l’État au déploiement le plus rapide et le plus efficace possible des mesures actées dans ce CSIS. Nous continuerons néanmoins à plaider sans relâche pour un retour de la croissance, condition indispensable pour que la France se repositionne dans le concert des nations innovantes. »
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Australia: Digital health group HealthEngine accused of sharing patient data with lawyers
Australia’s biggest online doctor-booking service HealthEngine announced in early July 2018 « major changes » in its business following revelations it shared medical information of users of its platform with plaintiff law firm Slater and Gordon and other third parties.
The company said it will stop sharing personal data and will remove advertising from its website. The goal is to restore trust in the company, said its CEO, Marcus Tan.
In late June, Australia’s leading source of information the ABC revealed that the company had funneled hundreds of users’ health data to the Australian multinational law firm Slater and Gordon and boasted to advertisers that it could target users with a marketing based on their symptoms and medical conditions.
Australian Health Minister Greg Hunt has ordered the country’s Information Commissioner to investigate the company and asked the Australian Digital Health Agency (ADHA) to conduct an « urgent review » of its relationship with HealthEngine, with whom it has partnered.
Slater and Gordon had a referral relationship with HealthEngine
HealthEngine’s relationship with third parties was revealed in secret documents obtained by the ABC showing that Slater and Gordon had a referral relationship with the service in 2017.
As part of its pilot program, the digital health group provided the firm with a daily list of prospective clients, based on their personal health information. It passed on details of an average of 200 users a month to Slater and Gordon between March and August last year. In total, 40 people would have become clients of the firm, yielding a projected AU$500,000 (€317,000; US$372,000) worth of legal fees.
The law firm has declined to comment to ABC about its relationship with HealthEngine.
HealthEngine is under review from the medical profession
Several doctors in the country have canceled their subscriptions to the platform
This announcement comes as HealthEngine is under scrutiny from the medical profession over its handling of patients’ sensitive medical information.
Several doctors in the country have canceled their subscriptions to the platform following these revelations.
Users have complained
ABC’s information was supported by the testimony of Australian complainants who said they have been contacted by law firms after using the HealthEngine app, encouraging them to pursue personal or workplace injury claims.
None of the users of the application the ABC spoke to said they were aware their information would be given to third parties.
The company said it had transmitted data only with the « express consent » of users
- The Perth-based company, which is partly owned by Australia’s leading telecommunications group Telstra and SevenWest Media, country’s biggest integrated media companies, has maintained that it has only ever passed on personal medical information with « express consent » of users (source: Abc.net.au). Therefore, its CEO Marcus Tan admitted the company had provided information to lawyers, but did not specify when they ceased that arrangement.
- The company insisted that its data usage policy is clearly explained to users via a simple pop-up form available on the app.
- It also has a data-sharing arrangement with the Federal Government’s My Health Record digital medical record system, managed by the Australian Digital Health Agency (ADHA). However, it said it was not able to directly access patient data held by My Health Record or the ADHA.
Action: HealthEngine announces changes in business model
Changes to restore trust in the company
HealthEngine, however, has recently announced that the company will stop sharing users’ data and will remove advertising from its website.
Dr. Tan said in a statement that these changes were aimed to rebuild trust in the company .
HealthEngine’s relationships with third parties were only a part of its business model
Marcus Tan emphasized that HealthEngine’s relationships with third parties only ever accounted for a portion of its broader business model. « Our core business remains centred around [sic] connecting patients and practitioners and helping Australians access health care more easily. This will not change, and will enable us to continue to be successful. »
As part of its online booking appointments system with general practitioners, dentists, physiotherapists and other medical practitioners, HealthEngine asks its users to provide details about their symptoms and medical conditions, including information on whether they have suffered a workplace injury or been in a traffic accident.
Under the changes to its business model, the company will:
- permanently remove reviews of clinics from its website, following an investigation made by the largest media companies in Australia and New Zealand Fairfax that revealed earlier in June that the firm had been tampering with negative patient reviews to make them appear positive (company has since apologized and removed the reviews from its service);
- set up an advisory group to work with health providers, consumer groups and regulators to « ensure [its] future products and services are informed by consulting more widely. »
Interviewed by the ABC, IT analyst Justin Warren believes that the company had no choice but to make changes after facing a backlash from both users and doctors. « They have been adamant that they’ve done nothing wrong, and I can’t see why they would have changed their business model unless this reaction was starting to affect that business model. »
Health Minister has ordered investigation
The Australian Medical Association backed the Minister’s decision
The Australian Medical Association (AMA) last week backed the Health Minister’s decision to order the Privacy Commission investigation. « We look forward to seeing the [Information Commissioner’s] report on HealthEngine and we will work closely with the minister and the government to ensure that patient privacy is protected, » said AMA president Tony Bartone. « There is also the serious matter of the potential of third parties to profit from having access to confidential and private patient information. »
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Le projet de la réforme du système de santé et de l’hôpital dévoilé en septembre 2018 (Agnès Buzyn)
Dans un entretien accordé au journal Libération le 3 juillet 2018, Agnès Buzyn s’engageait à entamer la réforme du système de santé et de l’hôpital, où les attentes sont très fortes, en septembre 2018. La ministre des Solidarités et de la Santé espère pouvoir présenter début septembre 2018 « un projet de grande ampleur et à la hauteur des défis ».
La ministre a déclaré que la phase de concertation se poursuivait et que les rapports des groupes de travail mandatés commençaient à être livrés. Le ministère a élaboré un projet qu’il souhaite confronter à l’avis de l’ensemble des acteurs du système de santé.
La ministre explique que la mise en œuvre de la réforme tarde du fait de la complexité de la mission et du fait qu’elle n’avait pas été programmée.
La réforme de l’hôpital, « particulièrement ambitieuse » doit apporter une réponse aux questions de l’hôpital, mais doit s’inscrire dans un cadre beaucoup plus large en englobant la ville notamment. Elle doit en outre apporter des réponses aux changements sociétaux qui sont en train de s’opérer afin de façonner un système capable de prendre en charge le vieillissement de la population et les maladies chroniques, entre autres.
Elle rappelle qu’il s’agit d’une réforme qui se veut profonde en ce qu’elle vise une métamorphose du système et ce sur le long terme.
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Le groupe australien de e-santé HealthEngine accusé de partager les données des patients
HealthEngine, le plus grand service de rendez-vous médicaux en ligne d’Australie, a annoncé début juillet 2018 des « changements majeurs » dans son fonctionnement à la suite de révélations selon lesquelles il partageait les informations médicales des utilisateurs de sa plateforme avec des cabinets d’avocats spécialisés en dommages corporels et d’autres tiers.
L’entreprise a déclaré qu’elle cesserait de partager les données des particuliers et arrêterait la publicité sur son site. Objectif : rétablir la confiance dans l’entreprise, a commenté son P.-D.G., Marcus Tan.
Fin juin, the ABC – principale source d’information en Australie – a dévoilé que la société avait canalisé des centaines de données sur la santé de ses usagers vers le cabinet d’avocats multinational australien Slater and Gordon et expliquait aux annonceurs qu’elle pouvait cibler les utilisateurs grâce à une stratégie de marketing basée sur leurs symptômes et leurs conditions médicales.
Le ministre de la Santé australien, Greg Hunt, a ordonné à la commissaire à l’information du pays d’enquêter sur l’entreprise et a demandé à l’Agence de la santé numérique australienne (ADHA) de procéder à un « examen urgent » de sa relation avec HealthEngine, avec qui elle avait établi un partenariat.
Slater and Gordon avaient une relation étroite avec HealthEngine
La relation de HealthEngine avec des tiers a été révélée dans des documents secrets obtenus par the ABC, montrant que Slater and Gordon avaient eu une relation étroite avec le service en 2017.
Dans le cadre de son programme pilote, le groupe de santé numérique transmettait au cabinet une liste quotidienne de clients potentiels, en fonction de leurs informations médicales personnelles. Elle aurait envoyé des données sur 200 utilisateurs par mois en moyenne à Slater and Gordon entre les mois de mars et d’août l’année dernière. Au total, 40 personnes seraient devenues des clients du cabinet, ce qui représente des frais juridiques estimés à 500 000 AU$ (317 000 € ; 372 000 US$).
L’entreprise d’avocats a refusé de commenter à the ABC ses liens avec HealthEngine.
HealthEngine fait l’objet d’un examen de la part de la profession médicale
Plusieurs médecins du pays ont annulé leurs abonnements à la plateforme
Cette annonce survient alors que HealthEngine fait l’objet d’un examen minutieux de la part de la profession médicale au sujet de sa gestion de l’information médicale sensible des patients.
Plusieurs médecins du pays ont annulé leurs abonnements à la plateforme à la suite des récentes révélations.
Des utilisateurs ont porté plainte
Les informations de the ABC ont été étayées par le témoignage d’utilisateurs australiens ayant porté plainte, qui assurent avoir été contactés par des cabinets d’avocats après avoir utilisé l’application HealthEngine, les encourageant à réclamer des dommages corporels ou professionnels.
Aucun des utilisateurs de l’application avec qui the ABC a échangé n’a déclaré savoir que ses informations seraient distribuées à des tiers.
L’entreprise assure qu’elle n’avait transmis des données qu’avec le « consentement exprès » des utilisateurs
- La société basée à Perth, qui appartient en partie au grand groupe de télécommunications australien Telstra et à SevenWest Media, la plus grande entreprise de médias du pays, a maintenu qu’elle n’avait transmis des informations médicales personnelles qu’avec le « consentement exprès » des utilisateurs (source : Abc.net.au). Son P.-D.G., Marcus Tan, a donc admis que la société avait fourni des informations aux avocats mais n’a pas précisé quand ils avaient cessé cet arrangement.
- L’entreprise a insisté sur le fait que sa politique d’utilisation des données étaient clairement expliquées aux utilisateurs via un simple formulaire pop-up disponible sur l’application.
- Elle a également conclu un accord de partage de données avec le système de dossiers médicaux numériques My Health Record du gouvernement fédéral, géré par l’Agence de la santé numérique australienne. Cependant, elle a affirmé qu’elle n’était pas en mesure d’accéder directement aux données sur les patients détenues par My Health Record ou l’ADHA.
Réaction : HealthEngine annonce un changement de business modèle
Des changements pour rétablir la confiance dans l’entreprise
HealthEngine a toutefois récemment annoncé que l’entreprise cesserait de partager les données des utilisateurs et supprimerait la publicité de son site web.
Dr Tan a déclaré dans un communiqué que ces changements visaient à rétablir la confiance dans l’entreprise.
Les relations de HealthEngine avec des tiers ne représenteraient qu’une partie de son business modèle
Marcus Tan a insisté sur le fait que les relations de HealthEngine avec des tiers ne représentaient qu’une partie de son business modèle. « Notre cœur de métier reste centré sur la mise en relation des patients et des praticiens et sur l’aide aux Australiens pour accéder plus facilement aux soins, ce qui ne changera pas et nous permettra de continuer à réussir. »
Dans le cadre de son système de prise de rendez-vous en ligne avec des médecins généralistes, des dentistes, des physiothérapeutes et d’autres médecins, HealthEngine demande à ses utilisateurs de renseigner des détails concernant leurs symptômes et leurs conditions médicales, y compris des informations pour savoir s’ils ont été blessés ou victimes d’un accident de la circulation.
En vertu des changements apportés à son business modèle, la société devrait :
- supprimer de façon permanente les évaluations des cliniques de son site web à la suite d’une enquête réalisée par le grand groupe médiatique australien Fairfax qui a révélé plus tôt en juin qu’elle avait modifié les avis négatifs des patients pour les faire paraître positifs (l’entreprise a depuis présenté ses excuses et retiré les commentaires de son service) ;
- mettre en place un groupe consultatif pour travailler avec les prestataires de santé, les groupes de consommateurs et les régulateurs afin de « s’assurer que [ses] futurs produits et services soient informés par le biais de consultations plus larges ».
Interrogé par the ABC, l’analyste IT Justin Warren pense que l’entreprise n’a pas eu d’autre choix que d’entreprendre des changements après avoir été confronté à de fortes critiques à la fois des utilisateurs et des médecins. « Ils ont insisté sur le fait qu’ils n’avaient rien fait de mal et je ne vois pas pourquoi ils auraient changé leur business modèles à moins que cette réaction ne commence à [l’affecter]. »
Le ministre de la Santé ordonne une enquête
La profession soutient la décision du ministre
L’Australian Medical Association (AMA) a soutenu la semaine dernière la décision du ministre de la Santé d’ordonner une enquête de la Commission de la vie privée. « Nous attendons avec impatience de voir le rapport [du Commissaire à l’information] sur HealthEngine et nous travaillerons en étroite collaboration avec le ministre et le gouvernement pour assurer la protection de la vie privée des patients, a déclaré le président de l’AMA, Tony Bartone. Se pose aussi la question sérieuse du potentiel des tiers à bénéficier de l’accès aux informations confidentielles et privées des patients. »
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Accès aux soins : point d’avancement lors de la 2ème réunion du comité national de suivi du Plan
Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, a présidé le 9 juillet 2018 la 2ème réunion du comité national de suivi du Plan d’accès territorial aux soins, lancé en octobre 2017 autour d’une vingtaine de mesures affichant les objectifs suivants :
– le développement des stages en ambulatoires pour les étudiants ;
– le développement de l’exercice coordonné ;
– l’accompagnement de la révolution numérique en santé ;
– la mise en œuvre de l’exercice médical mixte ;
– la mise en place de coopérations interprofessionnelles et de délégations de tâches ;
– la simplification de la vie des professionnels de santé.La réunion du comité national a permis de faire un point précis sur l’avancement du plan dans les territoires concernant un certain nombre de sujets dont voici une sélection.
Réforme du zonage
Cette réforme conditionne l’octroi des différentes aides financières existantes pour soutenir l’installation des professionnels. Elle a élargi les territoires bénéficiaires de ces aides, qui couvrent désormais 18% de la population (contre 7% précédemment).
Déploiement des contrats incitatifs
Le déploiement des contrats incitatifs se poursuit :
- 2 800 contrats d’engagement de service public (CESP) ont été signés ;
- 400 jeunes médecins bénéficieront d’un contrat d’aide à l’installation médicale (CAIM) ;
- le contrat de solidarité territoriale médecin (CSTM) a été revalorisé pour encourager les praticiens à venir exercer de manière ponctuelle dans les zones sous-denses.
Développement des stages en ambulatoire
« Les stages constituent un levier essentiel pour faire découvrir aux étudiants et aux internes les réalités des territoires sous-dotés ainsi que la richesse des modes d’exercice ambulatoire », rappelle le ministère des Solidarités et de la Santé dans un document intitulé « Point d’avancement du plan – juillet 2018 ».
Le décret du 5 juillet 2018 créant une prime de 200 euros par mois à destination des internes réalisant un stage ambulatoire en zone sous-dense et ne bénéficiant pas sur place d’un hébergement entrera en vigueur en novembre 2018 et permettra de prendre en charge les frais occasionnés en matière de transports ou d’hébergement.
Développement de nouveaux modes d’exercice médical
Le Plan encourage le déploiement de nouveaux modes d’exercice médical, avec, par exemple, la création d’un statut d’assistant partagé ville-hôpital sur la base duquel 100 postes seront financés pour deux ans en 2018.
D’après le « Point d’Avancement » du Ministère des Solidarités et de la Santé, « les postes d’assistants partagés ville/hôpital visent à permettre à de jeunes médecins de développer un exercice mixte, partagé entre une structure hospitalière et une structure ambulatoire (maison et centre de santé, cabinet libéral notamment). Cela doit leur permettre notamment, alors qu’ils débutent leur carrière, d’appréhender les diverses formes d’exercice sous un angle différent de celui connu au cours de leurs études et dans un cadre sécurisant ».
Mise en œuvre de la pratique infirmière avancée
Le Plan d’accès aux soins entend approfondir les coopérations et les délégations de tâches entre professionnels de la santé « afin d’optimiser le temps médical et d’améliorer les conditions de prise en charge dans les zones sous-dotées en médecins », d’après le Point d’avancement.
Les textes relatifs aux conditions de formation, d’exercice et de rémunération des infirmiers en pratique avancée (IPA) sont en cours de publication afin de permettre une entrée de la première promotion en formation de niveau master en septembre 2018 et donc l’entrée en activité de 500 IPA en 2020, de 1500 IPA en 2021 et de 2000 IPA en 2022.
Essor de la télémédecine
Les négociations conventionelles relatives à la prise en charge des actes de télémédecine se sont achevées le 15 juin 2018.
La téléconsultation sera remboursée à la rentrée sur l’ensemble du territoire français et pour tous les patients. La téléexpertise entrera dans le droit commun début 2019 dans les zones sous-denses, avant une généralisation en 2020.
Faire émerger les territoires digitaux
Le programme e-parcours s’apprête à amplifier le programme Territoire de soins numérique
Ce programme s’appuiera sur le déploiement des « Services numériques de coordination et d’appui à la coordination des soins » (SNACs) qui facilitent les échanges et l’organisation des professionnels sur un territoire.
Dossier médical partagé
Le dossier médical partagé est aujourd’hui déployé par l’assurance maladie dans 9 départements expérimentateurs, avant une généralisation prévue en octobre prochain. Ce déploiement s’appuiera sur la mobilisation des infirmiers libéraux, des pharmaciens, des équipes administratives des CPAM pour la création en masse de DMP et leur alimentation systématique en données médicales.
Les professionnels médicaux sont accompagnés par les CPAM et peuvent s’équiper en logiciels métiers adaptés grâce au forfait structure de l’assurance maladie.
Développer de nouveaux modes d’exercice coordonné
Lors de la réunion du comité national de suivi du plan, Agnès Buzyn a souligné la montée en puissance des Communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS), dont 200 projets ont été recensés à ce jour. Les CPTS regroupent des professionnels de santé d’un même territoire pour répondre à des problématiques communes : attractivité médicale, organisation des soins non programmés, coordination entre ville et hôpital, etc.
Un rapport de l’Inspection générale des Affaires sociales (IGAS) est en cours de finalisation sur la stratégie de développement de ces communautés.
Le « Point d’Avancement » élaboré par le Ministère des Solidarités et de la Santé est consultable en suivant ce lien.
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Birth Beat : « un accès de 12 mois à plus de 6 modules de cours pré et postnataux » (E. Sharrock, AUS)
« De nombreuses unités de maternité ont fermé en Australie au cours des 15 dernières années, environ 41 % d’entre elles en fait, principalement dans les zones rurales, régionales et éloignées d’Australie », a déclaré le 9 juillet 2018 à Health & Tech Intelligence Edwina Sharrock, une sage-femme vivant à Tamworth (Nouvelle-Galles du Sud) qui a fondé Birth Beat, une application mobile acceptée plus tôt cette année dans le programme e-santé de Slingshot, le principal accélérateur health tech du pays.
Son outil numérique propose des séances de préparation à l’accouchement mais aussi des sessions pour maîtriser les premiers soins aux bébés et aux enfants. Les deux services sont délivrés en face à face à Tamworth ou en ligne via une plateforme web lancée en 2017. « Nos utilisateurs disposent d’un accès de 12 mois à plus de 6 modules, y compris des cours de yoga prénatal, des cours de stretching et de relaxation mais aussi des séances sur tout ce qu’il faut savoir sur la naissance, comment allaiter, faire dormir et positionner le bébé », explique-t-elle.
La femme d’affaires est revenue en détail pour H&TI sur son projet, en pleine croissance, ses projets pour les années à venir – y compris l’exploration de marchés internationaux – et les défis auxquels elle se retrouve confrontée en tant que jeune entrepreneur dans le secteur de la santé numérique.
« 41 % des maternités ont fermé en Australie au cours des 15 dernières années »
Il y a cinq ans, lorsque le service maternité de l’hôpital privé Tamara (Nouvelle-Galles du Sud) a fermé ses portes, vous avez fondé Birth Beat. Quelle était votre situation à l’époque ?
Edwina Sharrock: Je travaillais à l’hôpital public et je planifiais d’accoucher à l’hôpital public mais je crois que tout le monde devrait avoir le choix. C’est très important.
Existe-t-il une pénurie de soins dans le secteur de la maternité en Australie ou le cas de l’hôpital Tamara est-il une exception ?
Ce n’en est pas une. Beaucoup d’unités de maternité ont fermé en Australie au cours des 15 dernières années, environ 41 % d’entre elles en fait, principalement dans les zones rurales, régionales et éloignées d’Australie.
Birth Beath: une plateforme numérique de cours prénataux
Votre entreprise a débuté en proposant des cours prénataux à échelle locale avant que l’intérêt pour votre concept grandisse et que vous lanciez la plateforme numérique Birth Beat en 2017 pour que tout le monde puisse accéder à votre programme à distance. Combien de personnes utilisent actuellement la plateforme ?
Environ 125 femmes participent actuellement au programme et se préparent au mieux à la naissance de leur futur enfant.
Les utilisateurs de la plateforme semblent-ils s’inquiéter de certains aspects de votre outil, tels que le partage de leurs données?
Ce genre de préoccupations n’a jamais été identifié. Mais nous en sommes bien conscients et ne partagerons jamais la moindre donnée. Nous sommes en train de devenir une communauté de confiance pour les mamans et les personnes qui les soutiennent.
« Les cours prénataux de Birth Beat sont conçus pour (…) préparer à la naissance et aux premières semaines [suivant la naissance du] bébé en fournissant des informations factuelles, à jour et fondées sur des données probantes », expliquez-vous sur votre site web. Vos cours de premiers secours « fournissent aux parents et aux soignants les connaissances nécessaires pour agir en cas d’urgence pédiatrique. [Vous] couvrez les urgences infantiles les plus courantes, y compris la réanimation cardio-respiratoire, l’étouffement, les brûlures [,etc.] »
Toutes ces sessions sont-elles uniquement dédiées aux femmes ou les pères peuvent-ils également s’y inscrire ?Les deux sessions sont pour les mamans et les papas. Cependant, celle dédiée aux premiers soins n’est pas inclus dans le cours de formation à l’accouchement.
Comment fonctionnent les sessions en ligne ?
Nos utilisateurs disposent d’un accès de 12 mois à plus de 6 modules, y compris :
• des cours de yoga prénatal,
• des cours de stretching et de relaxation,
• des séances sur tout ce qu’il faut savoir sur la naissance, comment allaiter, faire dormir et positionner le bébé.Combien coûte une session?
297 AU$ (189 € ; 222 US$).
Vos services peuvent-ils être couverts par l’assurance maladie ?
Oui, c’est une formidable nouvelle.
Les cours sont donnés par des ambulanciers paramédicaux et des infirmières d’urgence. Combien de personnes travaillent pour Birth Beat ?
Nous avons une petite équipe et externalisons souvent nos activités pour des projets plus importants.
Avez-vous l’intention d’améliorer ou de modifier certains aspects de votre dispositif dans les mois/années à venir ?
Nous passons actuellement à un LMS plus sophistiqué et nous explorons d’autres façons d’utiliser les technologies pour améliorer l’expérience de l’utilisateur.
Entrepreneuriat : HCF pourrait financer Birth Beat via son fonds dédié à la santé
Quels sont les principaux obstacles auxquels vous vous êtes retrouvée confrontée en tant qu’entrepreneur sur le marché de la e-santé ?
Éduquer le marché et les prestataires de santé mais aussi trouver des canaux de distribution de qualité.
Vous avez récemment été acceptée dans le programme Catalyst via lequel vous avez passé quatre jours par semaine pendant douze semaines au sein de l’accélérateur, à Sydney. Avez-vous perçu une évolution en termes de progression ?
Cela a été une expérience incroyable au niveau de l’amélioration de notre stratégie et de nos produits. Nous sommes également très heureux des relations que nous avons établies avec HCF, l’un des plus grands assureurs de santé en Australie.
L’un des résultats possibles est que HCF finance Birth Beat par le biais de son fonds dédié à la santé.
Quelle somme avez-vous besoin de recueillir pour continuer à développer votre entreprise ? Prévoyez-vous des initiatives telles que le lancement d’une campagne de financement participatif ?
Nous ne prévoyons pas de financement participatif. Nous en sommes à cette épisode de Shark Tank* où vous devrez attendre pour voir ce qu’il se passera ensuite !
Quels sont vos projets pour Birth Beat pour les mois/années à venir?
Croître et s’étendre en Australie, continuer à fournir un service supérieur à toutes nos incroyables mamans et commencer à explorer des marchés internationaux. Nous étudions actuellement différents endroits.
Pensez-vous que l’Australie soit un lieu intéressant pour se développer sur le marché de la e-santé ?
La taille de notre pays est telle qu’il est logique d’y utiliser davantage d’innovations de santé technologiques et numériques.
* Shark Tank est une série télévisée de téléréalité américaine qui présente un panel d’entreprises à succès devant faire le choix d’investir ou non dans des entrepreneurs en herbe.