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Grands prix de l’innovation 2018 : des projets de e-santé pourront être présentés pour la 1ère fois
La mairie de Paris et Paris&Co ont lancé le 15 juin 2018 la 17ème édition des Grands prix de l’innovation de la Ville de Paris. Cette année, pour la première fois, le concours compte une catégorie « e-santé » : les porteurs de projets innovants relevant de la santé numérique pourront candidater au prix.
Le concours, organisés par Paris&Co, vise à soutenir le développement de petites entreprises indépendantes et innovantes franciliennes dans des secteurs en forte croissance et de récompenser celles qui contribuent, par leur innovation, à améliorer la vie de la cité et à développer le tissu économique parisien.
Les prix, soit une dotation de 12 000 euros par catégorie, seront remis aux lauréats le 11 décembre 2018 lors d’une cérémonie.
L’inscription peut être réalisée via le lien ci-contre avant le 22 août 2018 à midi.
Candidatures et recevabilité
Dans la catégorie e-santé, toute entreprise indépendante de moins de 5 ans au 11 décembre 2018 et ayant un établissement situé en Île-de-France peut participer à ce grand prix. Les candidats des éditions précédentes peuvent concourir, à l’exclusion des entreprises lauréates. De plus, chaque société candidate ne peut présenter qu’une seule candidature par an.
Concernant les innovations de e-santé admises à concourir, ces dernières résident dans le développement de solutions ou produits contribuant notablement à une amélioration du suivi du patient, du parcours de santé, des pratiques de soins, de la relation au patient, de l’observance ou de la prévention et de l’éducation à la santé. La solution, qui doit être technologique ou de services, peut être classée dans une ou plusieurs des catégories suivantes :
- équipements médicaux ;
- instrumentation ;
- prestations de services dans le secteur de la santé ;
- dispositifs de prévention ;
- accompagnement de la dépendance, du vieillissement ou du handicap ;
- relation au patient ;
- bon usage du médicament (médicaments de prescription complexe) ;
- information, et suivi vaccinal ;
- imagerie médicale, partage de l’image et exploitation de l’image ;
- amélioration du rôle et de la place de la médecine de ville et de la pharmacie d’officine.
Critères d’évaluation
L’évaluation des projets s’appuie sur :
- le caractère innovant de la technologie ou du service proposé ;
- la viabilité économique du projet et son potentiel de création d’emplois ;
- l’apport du projet à la Ville de Paris en termes d’utilité sociale, écologique et économique ;
- la qualité (cohérence, etc.) de l’équipe.
Calendrier de l’appel à projets
- 15/06/2018 : Lancement de l’appel à projets
- 22/08/2018, à 12h : Clôture des dépôts de projets
- 15/10/2018 : Annonce des finalistes
- 11/12/2018 : Cérémonie de remise des prix
Prix
Chaque lauréat d’une catégorie recevra une dotation de 12 000 euros.
Les dotations seront remises aux lauréats issus de sociétés ou organisations encore actives au 11 décembre 2018 et lors du versement de la dotation, soit 3 mois après l’annonce de l’identité des lauréats.
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Robotics middleware framework : Singapour simplifie l’interopérabilité des appareils médicaux
Le 17 juillet 2018, le ministre singapourien de la Santé Gan Kim Yong a annoncé le développement du premier cadre intergiciel de robotique de Singapour (robotics middleware framework) à l’occasion du Sommet national sur l’IT dans la santé (National Health IT Summit), organisé par l’agence health tech IHiS.
Ce nouveau RMF dédié à l’industrie des soins est un cadre d’adoption et d’intégration de technologies qui facilitera le développement à grande échelle de systèmes intelligents et l’interopérabilité entre les appareils médicaux.
IHiS a par ailleurs présenté des plans de collaboration avec les concepteurs de chatbots pour l’expérimentation et le développement d’outils d’aide à la décision au profit des patients. Lors de l’événement ont été aussi dévoilés les finalistes du National HealthTech Challenge, des solutions novatrices visant à répondre aux besoins les plus pressants en matière de santé publique.
Toutes ces initiatives permettront d’encourager la collaboration entre les secteurs public et privé afin de stimuler l’innovation et d’adapter l’offre de soins aux nouvelles technologies. Elles s’inscrivent dans le cadre des efforts du ministère de la Santé (MOH) pour surmonter les défis relatifs au vieillissement de la population, à l’augmentation des maladies chroniques et à la réduction de la main-d’œuvre médicale.
RMF : un cadre commun pour faciliter l’interaction entre différents systèmes
Selon ses concepteurs, le RMF de Singapour est l’un des plus complets au monde. Il permettra à de multiples systèmes technologiques, différents et complexes, d’interagir et de travailler ensemble selon un cadre standard commun.
Une fois achevé, le RMF – hautement interopérable – réduira la complexité que peut parfois représenter l’intégration des nombreux équipements, appareils et robots dans les organisations de santé.
Cette collaboration de recherche et développement de trois ans est dirigée par le Smart Systems Program Office du MOH, soutenue par le Centre pour la technologie d’assistance et de robotique médicale (CHART) et IHiS, en partenariat avec la Government Technology Agency (GovTech) et les partenaires industriels Open Robotics (Singapour) et HOPE Technik.
Chatbots : vers le développement d’outils d’aide à la décision
Lors du sommet singapourien, IHiS a de son côté insisté sur le potentiel d’une exploitation des chatbots dans l’espace de soins.
Des start-ups locales et internationales ont participé à un exercice visant à rendre leurs plateformes disponibles pour l’expérimentation et le développement d’outils d’aide à la décision. Les différentes propositions exposées sont actuellement en cours d’évaluation.
Parmi les futurs cas d’utilisation possibles figure un système d’auto-triage pour la prise de rendez-vous médicaux des patients. Le dispositif leur permettra d’obtenir de l’aide auprès du fournisseur de soins approprié afin d’économiser du temps et de l’argent mais aussi de réduire la demande dans les hôpitaux publics.
Prévention et suivi post-traitement : 2 autres préoccupations centrales
Bruce Liang, directeur général de IHiS et directeur de l’information au ministère de la Santé singapourien, a déclaré qu’en dehors des innovations relatives à l’organisation de l’espace au sein des organisations de soins, deux autres domaines seront également développés :
- la prévention : pour inciter les citoyens à adopter des habitudes plus saines ;
- le domaine post-traitement : afin de mieux soutenir les patients et les inviter à mieux gérer leur santé dans la communauté.
Pour ce faire, il a indiqué qu’il était primordial de collaborer avec les fournisseurs de soins et les entreprises de technologies afin de s’assurer que les soins délivrés dans la communauté soient durables et efficaces, garantissant une gestion des maladies à la fois à domicile, sur le lieu de travail et dans les hôpitaux.
Des méthodes d’engagement plus efficaces doivent être utilisées pour atteindre les patients, a-t-il précisé, grâce au déploiement de technologies health tech et aux produits de consommation régulièrement utilisés par les patients (applications mobiles, montre intelligente, etc.)
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La France se dote d’une feuille de route pour faciliter le développement et le déploiement de la 5G
Mounir Mahjoubi, secrétaire d’État chargé du Numérique auprès du Premier ministre, ainsi que Delphine Gény-Stephann, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances, et Sébastien Soriano, président de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep), ont présenté le 16 juillet 2018 la feuille de route française pour le développement et le déploiement de la 5G.
Le communiqué officiel rappelait que la 5G constitue un enjeu stratégique pour l’industrie, l’économie, l’innovation et les services publics français. En effet, la 5G devrait permettre un saut de performances technologiques favorisant l’apparition de nouveaux usages dans la population et dans les entreprises.
En outre, plus que simplement en cohérence avec des actions lancées au niveau européen afin de répondre aux besoins croissants de connectivité dans l’Union Européenne, la feuille de route s’inscrit dans la continuité de l’accord du 14 janvier 2018, passé entre le Gouvernement, l’Arcep et les opérateurs mobiles, pour favoriser la généralisation à court terme sur tout le territoire d’une couverture de qualité.
La feuille de route, qui inclut le programme de travail de l’Arcep, est articulée en 4 chantiers d’envergure permettant d’atteindre 3 objectifs prioritaires, dont certains concernent plus particulièrement la e-santé. Elle prend en compte et encourage par ailleurs les expérimentations de nouveaux usages permis par la 5G.
Vue d’ensemble de la feuille de route
La feuille de route fixe 3 objectifs :
- lancer plusieurs pilotes 5G sur divers territoires et accueillir de premières applications de la 5G dans les domaines industriels ;
- attribuer de nouvelles fréquences 5G et permettre un déploiement commercial dans au moins une grande ville dès 2020 ;
- couvrir les principaux axes de transport en 5G d’ici 2025.
Elle repose sur 4 chantiers prioritaires :
- attribuer les fréquences radioélectriques pour les réseaux 5G ;
- favoriser le développement de nouveaux usages, notamment industriels ;
- accompagner le déploiement des infrastructures de la 5G ;
- assurer la transparence et le dialogue sur le déploiements de la 5G.
La e-santé, un enjeu du déploiement de la feuille de route
Les apports de la 5G à la transformation numérique de la santé
La 5G permet un saut de performance en ce qui concerne le débit de la connexion à Internet (qui peut être multiplié par 10), le délai de transmission des informations (qui se trouve divisé par 10) et la fiabilité des communications. Aussi, elle est perçue comme une innovation technologique de rupture, qui n’engendrera pas qu’une augmentation des débits : elle peut constituer un moteur de la numérisation de l’économie.
En effet, si ces performances accrues peuvent favoriser la transformation numérique de nombreuses industries, la 5G peut en particulier concerner la e-santé, notamment la télémédecine, les objets de santé connectés et les dispositifs utilisant la réalité virtuelle ou augmentée. Ces deux dernières technologies risquent en effet d’être les plus impactées par le passage de la 4G à la 5G.
Chantier N°2 – Favoriser le développement de nouveaux usages
Au moyen notamment de la diminution du temps de latence et de la facilitation des connections de masse, il est attendu que la 5G provoque l’apparition de nouveaux usages, en particulier concernant les véhicules autonomes, l’internet des objets et la santé numérique. La stratégie nationale vise à soutenir le développement de ces nouveaux usages dans les secteurs identifiés comme prioritaires.
Des expérimentation sont et seront menées sous forme de projets pilotes grandeur nature, par exemple à l’échelle d’un hôpital, afin d’évaluer l’importance de ces usages inédits et de faire émerger de nouveaux modèles économiques ou partenariats entre acteurs de la 5G tels que les autorités locales, les opérateurs, les équipementiers, les acteurs verticaux, des utilisateurs tests, des start-ups innovantes.
Des expérimentations sont déjà lancées
Des premières expérimentations sont déjà en cours ou prévues à Belfort, Bordeaux, Douai, Grenoble, Lannion, Lille, Lyon, Marseille, Nantes, Toulouse, Sophia-Antipolis. Le Gouvernement et l’Arcep ont par ailleurs annoncé le 19 juillet 2018 le déploiement de onze autres expérimentations en l’Ile-de-France. Au total, ce sont donc 22 autorisations d’expérimentations qui ont été délivrées. Elles correspondent à des travaux d’expérimentations souvent techniques (tests de la technologie et de la couverture).
La liste des villes concernées par ces expérimentations n’est pas limitative : elle peut être étendue sur demande, toute réclamation transmise par un « guichet pilote 5G » étant étudiée par l’Acerp. Ce guichet pilote 5G est accessible via le site web de l’Acerp (lien ci-contre), et toute demande peut être envoyée directement à l’adresse suivante : 5G@arcep.fr
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idsMED WeDoctor : une entreprise pour mieux gérer les chaînes d’approvisionnement médicale en Chine
IDS Medical (idsMED), l’un des principaux fournisseurs de produits médicaux en Asie-Pacifique, a signé à la mi-juillet 2018 un partenariat avec la société de santé numérique WeDoctor Holdings (Tencent) afin de fonder la première entreprise chinoise dédiée aux solutions intelligentes de chaîne d’approvisionnement médicale (smart medical supply chain).
La coentreprise, baptisée « idsMED WeDoctor China », est détenue à 51 % par WeDoctor et à 49 % par idsMED.
Elle a pour but de transformer le système de distribution de dispositifs médicaux et de consommables actuellement fragmenté en Chine, de réduire les coûts et d’accroître l’efficacité de la chaîne d’approvisionnement médicale au sein des centres de santé du pays.
Dans le détail, idsMED WeDoctor China cherchera à connecter les fabricants et les fournisseurs de services médicaux aux hôpitaux et aux établissements de soins en Chine pour permettre un achat centralisé de dispositifs médicaux, de consommables et de services, à travers « une plateforme en ligne intelligente et neutre » permettant « de fournir un système d’approvisionnement transparent, ouvert et basé sur la valeur », précise Ben Chang, directeur général et associé fondateur d’idsMED Group (source : Healthcareglobal.com).
Le big data et l’IA au centre des activités de la nouvelle entreprise
Le partenariat apportera une valeur stratégique aux deux parties : la nouvelle entreprise exploitera diverses technologies numériques, dont des systèmes basés sur le big data et l’intelligence artificielle, pour fournir des services de soins de pointe à plus de 2 700 hôpitaux, 240 000 médecins et 160 millions d’utilisateurs en Chine.
« WeDoctor est le partenaire idéal pour développer et mettre en œuvre une plateforme en ligne intelligente et neutre afin de fournir un système d’approvisionnement transparent, ouvert et basé sur la valeur, a déclaré Ben Chang, directeur général et associé fondateur d’idsMED Group (source : Healthcareglobal.com). Ensemble, nous avons l’opportunité unique de simplifier et de moderniser le modèle de distribution de dispositifs médicaux et de consommables [mais aussi] de rendre les soins encore plus abordables pour les habitants du continent chinois. »
La nouvelle entreprise mettra également en place des académies d’éducation médicale et de formation à travers l’ensemble du territoire pour fournir et promouvoir des produits médicaux et des formations cliniques ainsi que des cours de formation médicale et des séminaires éducatifs à destination des médecins et des infirmières.
WeDoctor et idsMED : deux acteurs influents de la e-santé en Asie
idsMED : un réseau de plus de 10 000 établissements de santé
IDS Medical Systems, membre du groupe commercial hongkongais Fung, est la première société centrée sur les solutions intégrées de gestion de la chaîne d’approvisionnement médicale en Asie. Le groupe jouit d’un vaste réseau de distribution en Asie-Pacifique, bénéficiant d’un accès à plus de 10 000 établissements de santé et représentant plus de 200 marques médicales mondiales en équipements et consommables médicaux, dont GE Healthcare (États-Unis), Philips (Pays-Bas), Maquet (Allemagne), Smiths Medical (États-Unis), Teleflex (États-Unis) et Ansell (Australie).
WeDoctor : une société soutenue par le mastodonte chinois Tencent
Soutenu par le géant chinois Tencent, WeDoctor offre des services de soins en ligne et hors ligne. L’entreprise exploite quatre principaux secteurs d’activité : santé (WeDoctor Healthcare), assurance (WeDoctor Assurance), pharmacie (WeDoctor Pharma) et cloud (WeDoctor Cloud).
Changting : le gouvernement va lancer une plateforme de dispositifs médicaux
Par ailleurs, le gouvernement du canton de Changting, dans la province du Fujian (sud-est de la Chine), a récemment signé un accord de coopération stratégique pour conduire la mise en place d’une plateforme innovante de dispositifs médicaux à Ting Zhou, en Chine.
Elle a pour rôle la création de nouveaux canaux de distribution pour les dispositifs médicaux et les consommables afin de réaliser des transferts de technologie, des demandes de licence, l’établissement d’entreprises mais aussi la coordination des investissements et des marchés de capitaux. L’objectif est de soutenir et d’attirer des fournisseurs de dispositifs médicaux nationaux et internationaux dans le canton de Changting.
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Une étude clinique menée avec eCO suggère un intérêt pour les applis d’accompagnement en oncologie
Les résultats de l’étude menée sur l’application e-Cediranib-Olaparib (eCO) et publiés dans la revue JCO Clinical Cancer Informatics le 16 juillet 2018 suggèrent un intérêt grandissant pour les solutions digitales d’accompagnement en oncologie.
eCO, dispositif d’accompagnement des patientes souffrant d’un cancer de l’ovaire platino-sensible récidivant de haut grade traité par l’association Cediranib-Olaparib, a été développé par Voluntis en partenariat avec AstraZeneca et l’Institut national du cancer (INCA). L’application a été conçue pour faciliter le suivi et la notification des effets indésirables liés au traitement par cette nouvelle bi-thérapie. L’immunothérapie par ces deux molécules, dont l’association est encore en phase de test, peut en effet entraîner l’apparition d’une hypertension artérielle et de diarrhées profuses causant une baisse de l’observance et nécessitant parfois une modification de la posologie ou un arrêt du traitement.
L’étude visait en particulier à évaluer la faisabilité, la facilité d’utilisation et la satisfaction des patientes utilisant eCO. Aussi, au cours de l’investigation, les utilisatrices ont saisi leurs données puis reçu en temps réel des recommandations de traitement de leurs symptômes. Leurs données étaient simultanément transmises à l’équipe soignante alors à même de suivre l’évolution du traitement par l’intermédiaire d’un portail web.
Les résultats ont montré que la solution eCO a permis aux soignants de répondre rapidement aux symptômes rapportés par les patientes, d’où l’expérience positive (statistiquement significative) exprimée par celles-ci. Elles ont en outre précisé que l’utilisation de l’application leur donnait l’impression de pouvoir davantage participer à leur prise en charge et communiquer avec l’équipe médicale.
« La publication de ces résultats cliniques dans la revue JCO Clinical Cancer Informatics suggère qu’il existe un intérêt grandissant pour les solutions digitales d’accompagnement des patients en oncologie. […] Nous sommes certains que les thérapies digitales feront un jour partie des pratiques standards en oncologie clinique », a ainsi déclaré Pierre Leurent, directeur général de Voluntis (communiqué). -
IA : Nvidia va épauler le gouvernement luxembourgeois pour former les citoyens en IA et informatique
Le gouvernement du Luxembourg a signé un accord avec la société Nvidia, acteur majeur de l’intelligence artificielle (IA) appliquée à l’informatique, afin de mettre en place des actions de formation dans le domaine de l’IA, apprend-on selon un communiqué du Service des médias, des communications et du numérique placé sous la tutelle du ministère d’État du 4 juillet 2018.
Le mémorandum d’entente a été signé entre Xavier Bettel, Premier ministre luxembourgeois, et Jaap Zuiderveld, vice-président des ventes et marketing de Nvidia pour l’EMEA et l’Inde. Selon le communiqué, Nvidia doit aider les scientifiques et les ingénieurs luxembourgeois à appréhender les défis sociétaux majeurs en recourant à l’IA et au calcul haute performance.
La formation en question va irradier de nombreux secteurs d’activité dont la santé.
Digital Luxembourg, une initiative englobante
Ce mémorandum d’entente s’inscrit dans le cadre du projet Digital Luxembourg du gouvernement du Grand Duché lancé en 2015.
Le jour de l’annonce du partenariat avec Nvidia, une réunion entre les représentants du gouvernement et les industriels du secteur des technologies de l’information (TIC) du Luxembourg a eu lieu afin de faire le bilan des avancées.
C’était l’occasion de rappeler les étapes réussies du projet, telles :
- la création du Digital Tech Fund ;
- le développement de la FinTech ;
- l’adoption d’une philosophie de l’open data ;
- la mise en place de projets tels que le Luxembourg Digital Skills Bridge ;
- le rapprochement entre le secteur de la recherche et le monde des entreprises.
Le gouvernement luxembourgeois a également une stratégie de déploiement des réseaux 5G et va définir des zones prioritaires pour des déploiements pilotes.
Ces actions ont permis un bon classement au Luxembourg établi par le Digital Economy and Society Index et le Digital Transformation Scoreboard 2018, mais les efforts restent à poursuivre dans les années à venir.
Objectif : former les acteurs de la santé
« L’IA et le calcul de haute performance sont au cœur de la transformation actuelle des sciences de la vie et de la médecine. Nous sommes très enthousiasmés par la coopération avec Nvidia, car cela rendra le Luxembourg encore plus attractif pour la recherche biomédicale et l’entrepreneuriat », a déclaré Rudi Balling, directeur du Centre de biologie des systèmes du Luxembourg, un centre de recherche de l’Université du Luxembourg.
La collaboration avec Nvidia, quant à elle, visera notamment à améliorer la formation des étudiants, des scientifiques, des employés de l’industrie et des start-ups issus de divers domaines de recherche parmi lesquels les soins, la santé, la robotique, les services financiers, l’énergie et l’environnement et puis la conduite autonome et les transports.
Xavier Bettel a déclaré : « L’IA est une technologie horizontale et nous voulons nous assurer que les chercheurs et les entreprises d’IA luxembourgeoises aient accès à une technologie de pointe. Nous voulons former les formateurs en IA et développer des compétences cruciales pour l’avenir de notre écosystème ».
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CHU de Tours : une conciergerie pour améliorer l’expérience patient et le quotidien des soignants
Le CHU de Tours a ouvert le 28 juin 2018 un service de conciergerie pour les patients, leurs proches et les professionnels de l’établissement afin d’améliorer le séjour des usagers et simplifier le quotidien de ses employés.
Conçu par la start-up française Happytal, le dispositif va être instauré sur les sites de Bretonneau (ouverture le 28 juin 2018) et de Trousseau (ouverture le 29 juin 2018), où deux comptoirs seront à disposition des utilisateurs.
L’initiative s’inscrit dans le cadre de la poursuite de la politique d’amélioration du confort hôtelier entreprise par le CHU de Tours.
De manière générale, l’offre élaborée par Happytal vise à améliorer le confort du patient avant, pendant et après (retour à son domicile) sa prise en charge à l’hôpital. Ainsi, l’usager peut, par exemple, remplir sa préadmission en ligne, signer les accords de prise en charge et accéder à différents services de conciergerie pendant son séjour hospitalier.
Selon Pierre Lassarat, co-fondateur de la société, l’ensemble des dispositifs proposés par son entreprise permet d’économiser environ 700 000 euros net par hôpital (source : APMnews).
Services proposés par la conciergerie du CHU de Tours :
- accès à une trousse d’hygiène ;
- alimentation ;
- aide à domicile ;
- coiffure ;
- esthétique ;
- réflexologie ;
- pressing ;
- presse et livres ;
- jeux ;
- garde d’enfants et d’animaux.
La particularité de l’offre établie par le CHU de Tours est que « l’établissement a fait le choix de ne pas financer cette prestation par les recettes des chambres particulières », précise le centre hospitalier dans un communiqué.
Les avantages des services Happytal pour les hôpitaux
Happytal aide les établissements de soins :
- à améliorer la qualité de vie de leurs employés ;
« Nous commençons à aller sur des prestations destinées aux agents hospitaliers (food truck, relais colis, pressing). Nous réfléchissons aussi à l’attractivité des hôpitaux ; [nous envisageons] de travailler avec des mairies pour proposer des guides de la ville aux agents hospitaliers qui viennent d’emménager et des prestations pour faciliter l’emménagement. » (Pierre Lassarat, APMnews)
- à optimiser leur gestion, en particulier sur l’utilisation des chambres individuelles (facturées plus chères aux patients que les autres chambres), et la facturation : le dispositif d’Happytal permet de recueillir les demandes signées de chambre particulière, de gérer de manière prévisionnelle les lits et les placements en chambre individuelle.
« Nous aidons les hôpitaux à répertorier les chambres individuelles, c’est bénéfique pour le patient en termes de confort et de réduction du risque de maladie nosocomiale, et aussi pour l’hôpital qui facture un supplément. À l’aide d’un algorithme, [nous faisons] des recommandations aux hôpitaux vis-à-vis de l’utilisation des chambres individuelles. » (Pierre Lassarat, APMnews)
Selon le cofondateur de la société, tous ces services permettent aux hôpitaux d’économiser 1 million d’euros par an, soit 700 000 euros net par établissement.
« Nous créons des ponts ville-hôpital »
« 700 prestataires locaux travaillent avec nous (coiffeur, boulanger, fleuriste, etc.), a détaillé Pierre Lassarat. Nous créons des ponts ville-hôpital, pour le patient, mais aussi entre les patients et les prestataires de proximité qui ne sont pas armés pour collaborer avec des hôpitaux. Nous facilitons donc la relation entre ces prestataires locaux et les hôpitaux. Ces ponts bénéficient au le patient, à l’économie locale et à nous-mêmes car nous avons trouvé un modèle de développement pérenne et stable sur les territoires. »
Happytal entend servir 300 hôpitaux publics et 400 institutions privées d’ici 2021
- Prestataire français de services et de conciergerie, Happytal a déployé ses services dans 57 établissements publics de santé et 4 Ehpad depuis sa création en 2013.
- Elle envisage de servir 300 hôpitaux publics et 400 institutions privées d’ici 2021 « mais sur un modèle un peu différent », a déclaré Pierre Lassarat, co-fondateur de l’entreprise, lors d’une interview réalisée début juillet par APMnews. « Nous souhaitons vendre nos outils en mode SaaS à des structures privées, qui opéreraient les solutions avec leurs propres salariés. »
- La société souhaite également se développer à l’étranger. Elle a récemment ouvert ses services au CHU Saint-Pierre, à Bruxelles, et vise un déploiement plus large en Europe en 2019, puis à échelle internationale en 2021.
Une croissance de 200 % entre 2015 et 2016
Happytal a enregistré une croissance de 200 % entre 2015 et 2016 puis de 100 % entre 2016 et 2017.
En 2015, l’entreprise a été sélectionnée par le Resah pour la mise en place d’une prestation de services de type « conciergerie d’hôpital ». En 2016, elle a conclu un accord-cadre avec l’UniHA pour intégrer son catalogue.