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  • Ophtalmologie : la start-up française Tilak obtient un marquage CE pour son serious game Odysight

    Tilak Healthcare, une start-up française spécialisée dans les serious games et appartenant au réseau du studio de démarrage iBionext, a annoncé le 14 juin 2018 l’obtention du marquage CE pour Odysight, son premier jeu mobile médical visant à améliorer la surveillance des paramètres visuels des patients souffrant de maladies de la rétine. « Une étape clé dans le développement de la société », commente Édouard Gasser, son directeur général.

    Tilak va ainsi pouvoir lancer la phase de bêta-test auprès d’un échantillon d’ophtalmologistes en France et au Royaume-Uni.

    Odysight est désormais disponible sur l’App Store et sur Google Play, uniquement sur prescription médicale.

    La fréquence des tests réalisés via l’application est prédéfinie par l’ophtalmologiste, qui a la possibilité de suivre en temps réel l’évolution des paramètres visuels du patient par le biais d’un tableau de bord en ligne. Le spécialiste reçoit une alerte si le dispositif détecte un changement de ces paramètres.

    Odysight : Un puzzle numérique

    Odysight se présente sous la forme d’un puzzle numérique spécialement conçu pour smartphone et tablette.

    Objectif : aider le personnage Iris « à rassembler les pièces manquantes des mondes brisés et [combattre] à ses côtés pour vaincre les ombres » (site officiel). Au fur et à mesure de son avancement dans le jeu, le patient découvre un monde fantastique composé de puzzles dynamiques à recomposer.

    Caractéristiques principales du dispositif

    • L’application a été pensée par des médecins et élaborée par des professionnels du jeu vidéo ;
    • les pathologies ciblées sont les maladies de la rétine. « La rétine est composée d’un grand nombre de cônes (photorécepteurs) qui permettent une vision précise, explique Tilak sur son site. C’est cette zone centrale de l’œil qui est détériorée dans certaines pathologies comme par exemple dans le cas de la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) ou de la rétinopathie diabétique. » ;
    • le dispositif suit l’évolution de paramètres établis par l’ophtalmologiste à partir de la qualité de la vision de l’utilisateur (acuité visuelle de près, sensibilité aux contrastes, présence et évolution de scotomes – lacune dans le champ visuel en raison de l’insensibilité de certains points de la rétine – ou de métamorphopsies – trouble de la vision se manifestant par une déformation des images) ;
    • il réunit les qualités des serious games innovants : simple à appréhender et à utiliser, rythme adapté en fonction du profil de chaque patient, direction artistique novatrice, mise à jour régulière.

    Tilak, acteur prometteur sur le marché des jeux mobiles médicaux

    Fondé en 2016 à Paris, Tilak Healthcare est une entreprise de l’écosystème iBionext, qui accompagne le développement de sociétés innovantes dans le secteur de la health tech.

    Elle est spécialisée dans la santé digitale et plus précisément dans le déploiement d’une plateforme technologique disruptive de jeux mobiles prescrits par les professionnels de santé pour l’accompagnement des personnes atteints de maladies chroniques.

    En mars 2017, Tilak avait annoncé avoir recueilli 2,5 millions d’euros auprès de iBionext Growth Fund, le fonds de capital risque de iBionext. Cette somme lui avait permis d’augmenter le nombre de ses collaborateurs et de mieux préparer l’essai clinique d’Odysight.

  • RNNS

    Réseau national numérique de santénull

  • Radar de l’innovation (UE) : une plateforme unique pour booster les initiatives financées par la CE

    À l’occasion de la Journée du numérique, qui a eu lieu à Bruxelles le 10 avril 2018, la Commission européenne a annoncé le lancement du dispositif « radar de l’innovation ».

    Ce radar, qui regroupe une plateforme web et un forum de discussion, permettra aux citoyens européens mais aussi aux investisseurs, incubateurs, etc. de l’Union de découvrir sur une base numérique unique les meilleures innovations provenant d’initiatives en recherche et développement financées par la Commission européenne (FP7, CIP et H2020), notamment dans le secteur de la santé.

    Objectif : encourager l’innovation en facilitant la connexion entre les innovateurs et les entrepreneurs ayant les capacités de favoriser l’introduction de leurs produits ou services sur le marché ; perfectionner le dispositif web et l’enrichir par le biais de projets d’innovation nationaux.

    Radar de l’innovation : historique

    Recensement

    La plateforme se base sur les données recueillies par des experts indépendants impliqués dans l’examen des projets financés par l’Union Européenne (FP7, CIP et H2020). Ces spécialistes ont par ailleurs présenté leur point de vue indépendant sur les innovations et leur potentiel de réussite sur le marché.

    Lancement

    Le radar de l’innovation a officiellement été lancé par la Commission européenne en avril 2018. Il met en avant les principales innovations financées par l’Union Européenne ainsi que les innovateurs qui les ont portées.

    Services pour les innovateurs référencés dans la base

    Le but de cet outil est d’apporter un soutien aux innovateurs grâce à des initiatives d’entrepreneuriat financées, entre autres, par l’Union Européenne afin de répondre aux besoins relatifs à la mise en réseau, à l’accès au financement, aux droits de propriété intellectuelle, etc.

    En ce qui concerne la Commission, l’institution a annoncé le financement du projet IRSUS (voir lien ci-contre), un service d’assistance dédié au radar d’innovation.

  • IRSUS

    Innovation Radar Support Servicenull

  • CIP

    Competitiveness and Innovation Framework Programme (programme-cadre pour la compétitivité et l’innovation de l’Union européenne)null

  • FP7

    Seventh Framework Programme (septième programme-cadre de l’Union européenne)null

  • SAD

    service d’aide à domicilenull

  • Réinventer le modèle des Ehpad : enjeu central du système de santé français

    Réinventer le modèle des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) est l’un des enjeux majeurs du système de santé français pour les années à venir et un projet au cœur de l’agenda ministériel d’Agnès Buzyn.

    Le 30 mai 2018, la ministre des Solidarités et de la Santé a présenté publiquement les principales orientations de sa feuille de route pour les personnes âgées, annonçant notamment une enveloppe de 40 millions d’euros visant à généraliser la télémédecine au sein des Ehpad.

    Health & Tech Intelligence fait le point sur les trois axes principaux du sujet, soit (en bref) :

    la télémédecine au service de la modernisation des Ehpad
    > Parmi les mesures présentées dans le cadre du plan d’accès aux soins, dévoilé le 13 octobre 2017 : l’équipement d’ici 2020 de tous les Ehpad et des zones sous-denses en matériel permettant la téléconsultation.

    les innovations organisationnelles et financières
    > Par le biais de Bernard Bonne, rapporteur de la mission d’information sur la situation des Ehpad, le Sénat a préconisé en mars 2018 la réforme complète du financement et de l’organisation des Ehpad (rapport d’information).

    l’Ehpad hors les murs (home care) ;
    > H&TI a recensé les dispositifs d’Ehpad hors les murs déployés en France.
    Ces solutions alternatives permettent aux personnes âgées dépendantes d’être maintenues à domicile par le biais d’une prise en charge complète autour d’un projet de vie personnalisé reposant sur des prestations coordonnées (HAD, SSIAD, SAD, etc.), avec une attention particulière portée sur l’aménagement du logement et l’adaptation du lieu de vie. Leur objectif est aussi d’apporter un soutien et des services aux aidants.

  • Italie : Europ Assistance lance MyClinic, plateforme de télémédecine basée sur l’IA BewellCheck-up

    Visiomed Group, entreprise française spécialisée dans l’électronique médicale, a annoncé le 17 juillet 2018 le lancement en Italie de MyClinic, la nouvelle offre de consultation médicale virtuelle d’Europ Assistance.

    Basée sur l’intelligence artificielle (IA) de BewellCheck-up (Visiomed), MyClinic est une plateforme web de santé digitale spécialement conçue pour les clients particuliers d’Europ Assistance en Italie et disponible sous forme d’abonnement (MyClinic Classic : 5,50 €/mois ; MyClinic Illimité : 9,90 €/mois).

    L’offre proposée par MyClinic :
    • consultations gratuites avec des médecins généralistes et spécialistes ;
    • accès illimité à BewellCheck-up (système d’analyse des symptômes) ;
    • accès à des tarifs préférentiels pour des consultations et des examens médicaux ;
    • stockage des données de santé actuelles et passées (antécédents médicaux) sur un seul dossier numérique, disponible sur la plateforme.

    Visiomed avait annoncé en octobre 2017 un accord avec Europ Assistance en Italie, qui avait choisi d’exploiter l’expertise technologique du groupe pour mettre en œuvre son nouveau service digital.

    Europ Assistance propose 2 types d’abonnement en Italie

    1. MyClinic Classic : 5,50 €  par mois

    Comprend :

    • 1 profil ;
    • 3 consultations avec un médecin généraliste ;
    • 3 consultations avec un spécialiste ;
    • l’accès illimité à BewellCheck-up ;
    • un carnet de santé numérique ;
    • l’accès à des tarifs préférentiels pour des consultations et examens médicaux.

    2. MyClinic Illimité : 9,90 € par mois

    Comprend :

    • jusqu’à 6 profils ;
    • 100 consultations avec un médecin généraliste ;
    • 100 consultations avec un spécialiste ;
    • l’accès illimité à BewellCheck-up ;
    • un carnet de santé numérique ;
    • l’accès à des tarifs préférentiels pour des consultations et examens médicaux.

    Europ Assistance domine actuellement le marché italien de l’assurance avec plus de 650 000 personnes protégées et plus de 21 millions de personnes assistées depuis 1968, année de création de la filiale italienne du groupe français.

    La succursale italienne propose également ce nouveau service de e-santé à d’autres secteurs d’activité.

    BewellCheck-up : une IA pour analyser rapidement les symptômes

    En 2014, Visiomed Group – basé à Paris et à Boston – est devenu le premier laboratoire d’électronique médicale à intégrer le marché de l’IoT en lançant une série unique d’objets de santé connectés sous la marque BewellConnect®.

    Un système reposant sur 1 100 diagnostics

    BewellCheck-up est un système d’intelligence artificielle et de médecine algorithmique qui repose sur 350 diagnostics de médecine d’urgence et 750 diagnostics de médecine générale. Il a été développé avec une équipe de médecins urgentistes spécialisés dans l’aide à la décision médicale depuis plus de trente ans.

    L’intelligence artificielle de BewellCheck-up permet aux clients d’Europe Assistance d’obtenir des réponses rapides sur leur état de santé. Par le biais d’un questionnaire médical personnalisé en ligne accessible via smartphone, tablette ou ordinateur, ils peuvent faire analyser leurs symptômes (symptom checker Check-up) en cas de besoin. Le système mesure le degré de gravité de la situation et propose une orientation diagnostique, grâce à laquelle l’utilisateur saura s’il a besoin de consulter un médecin en urgence ou non.

  • La stratégie nationale en e-santé du Bénin présentée à l’Africa CIMSA 2018

    À l’occasion de la deuxième Conférence internationale des ministres de la santé et des ministres des TIC sur la sécurité des soins en Afrique (CIMSA 2018) qui s’est tenue du 17 au 22 juin à Cotonou (Bénin), le ministre de la santé béninois, le Dr Benjamin Hounkpatin, a présenté la stratégie nationale en e-santé du pays : le Bénin compte parmi les 26 pays africains dotés d’un tel plan.

    Adoptée en novembre 2017 après un processus d’élaboration initié par la définition de la vision, des missions principales et des objectifs, cette stratégie prévoit au cours de la période 2018-2022 d’identifier, d’harmoniser et de planifier les actions à mettre en place pour agir sur le système de santé. Elle vise par ailleurs à mutualiser les moyens financiers, humains et matériels.

    En se dotant d’une telle stratégie, le pays se conforme aux recommandations exprimées à propos de la santé numérique en mai 2016 à Genève par l’OMS, validées au conseil des ministres, a expliqué le ministre au quotidien béninois l’Evénement précis.

    Un dessein général, une mission et sept objectifs pour plan d’action

    La finalité ultime de la stratégie

    Selon le Dr Hounkpatin, la finalité de la stratégie est qu’à l’horizon 2022 « le système de santé béninois puisse offrir une meilleure prise en charge sanitaire à tous les citoyens, en levant toutes les barrières de qualité, d’équité, d’égalité, d’accessibilité, de disponibilité et de rapidité grâce à la contribution de la [e-santé] ».

    Une mission globale pour atteindre cette finalité

    Pour atteindre une amélioration de la qualité du système de santé d’ici 2022 par la mise en œuvre de la e-santé, le ministre de la santé béninois a présenté une mission concernant « l’utilisation des technologies d’information et de communication (TIC) à tous les niveaux du système de santé ».

    En effet, selon le Dr Hounkpatin, la systématisation de l’utilisation de ces TIC devrait permettre d’optimiser l’échange d’informations sanitaires et médicales fiables, d’améliorer ainsi la qualité des soins et de rendre plus performante la gestion des ressources sanitaires du pays.

    Une mission déclinée plus précisément en 7 objectifs stratégiques

    Les sept objectifs stratégiques identifiés sont :

    • la formation de professionnels suffisamment nombreux à l’utilisation des TIC ;
    • le renforcement des capacités des professionnels de la santé par l’utilisation  de la e-santé ;
    • la constitution d’informations médicales plus complètes et récentes sur la santé des patients ;
    • une contribution à la prévention et à la lutte contre les maladies infectieuses ou non transmissibles ainsi qu’à la lutte contre la mortalité maternelle et infantile ;
    • l’extension et la consolidation de la télémédecine ;
    • la promotion de l’éducation à la santé auprès des communautés, de la transparence sur les coûts de prestations et les alternatives de traitement ;
    • une amélioration de l’information managériale et de gestion du système de santé, notamment pour une plus grande maîtrise de l’évolution des dépenses au sein du secteur.

    ~ 18 millions d’euros pour 3 programmes et 12 projets prioritaires

    Ces sept objectifs ont été déclinés dans un plan d’action déployé sur 5 ans, axé sur 10 composantes réparties en 3 programmes et dont le coût est estimé à environ 21 millions de dollars américains (environ 18 M €).

    Les 3 programmes

    Le 1er programme est lié aux infrastructures TIC, avec comme composante essentielle la mise en place d’un Réseau national numérique de santé (RNNS).

    Le 2ème programme est relatif aux applications et services. Parmi ses 5 composantes figurent : le déploiement d’une plateforme d’information et de communication harmonisée, de systèmes d’information hospitaliers et sanitaires ainsi que de la télémédecine par un renforcement du projet actuel.

    Le 3ème programme concerne la création d’un environnement propice au développement de la santé numérique. Ses 4 composantes sont la mise en place de dispositions légales et administratives liées à la problématique de la sécurité des données, de normes techniques et d’interopérabilité, un renforcement des capacités et la promotion de la e-santé.

    Ces programmes et composantes sont eux-même déclinés en 26 projets dont 12 sont considérés comme prioritaires.

    12 projets prioritaires

    Ces projets concernent notamment la connexion des structures sanitaires entre elles, la facilitation de la communication entre ministère de la Santé et structures sanitaires, la promotion de l’accès aux soins obstétricaux et néonataux d’urgence par la téléphonie mobile, la mise à jour et l’adaptation des textes juridiques et réglementaires encadrant l’exercice de la e-santé, le renforcement des capacités des professionnels de la santé par l’e-formation.

    Organiser la gouvernance de la stratégie pour en assurer la mise en œuvre

    La Stratégie nationale en santé numérique du Bénin a prévu un cadre de gouvernance placé sous la double tutelle du ministère de l’Économie numérique et de la Communication, et du ministère de la Santé.